Hoja de repaso: Conflits et Mémoire Internationales

📋 Plan du Cours

  1. Définition du conflit et échelle de conflictualité
  2. Conflits armés et conflictualités contemporaines diffuses
  3. Conflits interétatiques gelés et conflits internes asymétriques
  4. Guerre de Trente Ans : clivage religieux et rivalités politiques
  5. Négociations de Westphalie et diplomatie moderne
  6. Conflit israélo-arabe et traités de paix
  7. Question palestinienne et radicalisation du mouvement
  8. Évolution des mémoires et débats sur la responsabilité
  9. Justice transitionnelle et réconciliation après les violences
  10. Mémoire du génocide des Juifs et des Tsiganes
  11. Lieux de mémoire et reconnaissance progressive des crimes
  12. Politique forestière française et gestion publique des forêts

📖 1. Définition du conflit et échelle de conflictualité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Conflit : Un conflit est une opposition entre deux ou plusieurs acteurs, née quand un comportement est perçu comme contraire aux intérêts d’autrui.
  • Conflictualité : La conflictualité désigne le degré d’intensité d’un affrontement entre acteurs, du désaccord jusqu’à la violence maximale.
  • Conflit armé : Un conflit armé correspond à la guerre, c’est-à-dire une forme de conflit centrée sur l’affrontement violent organisé.
  • Rivalité : La rivalité est une forme de conflit où les acteurs s’opposent surtout par la compétition plutôt que par l’affrontement direct.
  • Tension : La tension est une forme de conflit où l’opposition reste latente et peut évoluer vers l’hostilité ou l’affrontement.

📝 Points essentiels

  • Le mot conflit vient du latin conflictus, lié à l’idée de choc, affrontement ou lutte.
  • Un conflit apparaît quand un individu ou un groupe adopte un comportement jugé contraire aux intérêts d’un autre acteur.
  • L’antagonisme peut se manifester par rivalité, tension, hostilité ou affrontement armé.
  • L’échelle de conflictualité va du simple désaccord à la guerre ouverte, avec des degrés intermédiaires de violence.
  • Dans ce thème, « conflit » est surtout restreint au conflit armé, mais l’étude inclut aussi des conflictualités contemporaines diffuses pouvant produire de la violence sans guerre classique.
  • Les conflits contemporains peuvent être plus nombreux, plus complexes et moins faciles à classer, ce qui pose la question d’un « retour » de la guerre ou d’une transformation de ses formes.

💡 Astuce mémo

Échelle = Désaccord → Rivalité → Tension → Hostilité → Guerre (du latent au létal).

📖 2. Conflits armés et conflictualités contemporaines diffuses

🔑 Notions clés & Définitions

  • Guerre irrégulière : Conflit contemporain mené par des combattants non officiels, sans armée régulière financée par un État, et donc hors des cadres classiques du droit de la guerre.
  • Guérilla : Tactique de guerre irrégulière fondée sur des actions mobiles comme l’embuscade et le harcèlement, souvent utilisée par des forces en infériorité.
  • Terrorisme : Forme de violence ciblée visant à produire la peur dans la population afin d’exercer une pression politique sur un État.
  • Al-Qaïda : Réseau islamiste fondé en 1987, revendiquant un djihad contre les puissances occidentales et revendiquant des attentats à portée mondiale.
  • Daech : Acronyme d’État islamique en Irak et au Levant, organisation djihadiste sunnite issue d’al-Qaïda, fondée en 2013 et cherchant à instaurer un État au Proche-Orient.

📝 Points essentiels

  • La modernisation des armements au XXᵉ siècle transforme la guerre en guerre de position avec tranchées et no man’s land, augmentant fortement les pertes humaines.
  • La Seconde Guerre mondiale brouille la frontière entre front et arrière via des bombardements de masse, illustrés par le Blitz (1941), Dresde (février 1945) et Hiroshima (août 1945).
  • La fin de la guerre froide et la multiplication des conflits intra-étatiques conduisent certains analystes à contester la pertinence des concepts clausewitziens face aux guerres irrégulières du XXIᵉ siècle.
  • La guerre irrégulière se caractérise par l’absence de règles suivies comme dans les guerres classiques et par l’usage de tactiques flexibles, notamment la guérilla.
  • Le terrorisme accompagne souvent la guérilla en visant des attentats ou des exécutions ciblées pour créer la peur et peser sur un État.
  • Al-Qaïda revendique les attentats du 11 septembre 2001 et justifie ses actions par l’idée d’un djihad contre les puissances occidentales intervenant dans les affaires des États musulmans.

💡 Astuce mémo

Guérilla = embuscades; Terrorisme = peur; Al-Qaïda = réseau mondial; Daech = État territorial.

📖 3. Conflits interétatiques gelés et conflits internes asymétriques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Droit de veto à l’ONU : Le droit de veto est la capacité d’un membre permanent du Conseil de sécurité de bloquer une résolution en s’y opposant seul.
  • Politique de la chaise vide : La politique de la chaise vide est une forme de protestation diplomatique où un État refuse de siéger pour empêcher ou contester des décisions.
  • Casques bleus : Les casques bleus sont des forces fournies par des États membres de l’ONU pour observer ou interposer des moyens lors de missions de maintien de la paix.
  • Guerre de Corée : La guerre de Corée est un conflit (1950-1953) où l’ONU obtient une intervention malgré le contexte de guerre froide.
  • Conflits interethniques : Les conflits interethniques sont des affrontements entre groupes définis par l’appartenance ethnique, souvent liés à des discriminations et à des violences de masse.

📝 Points essentiels

  • La SDN échoue à enrayer les violations du droit international, ce qui conduit à la Seconde Guerre mondiale.
  • L’ONU est fondée en 1945 avec un Conseil de sécurité doté de cinq membres permanents et du droit de veto.
  • Les résolutions du Conseil de sécurité peuvent être contraignantes et inclure sanctions économiques ou déploiement de forces de maintien de la paix.
  • Pendant la guerre froide, les rivalités entre blocs paralysent souvent le Conseil de sécurité par l’usage du veto.
  • Seule la guerre de Corée (1950-1953) constitue une exception notable : l’URSS pratique la chaise vide et les États-Unis obtiennent une intervention sous mandat onusien.
  • Après 1991, la fin de la guerre froide permet à l’ONU de retrouver un rôle plus proche de l’objectif initial de sécurité collective, mais les conflits changent de nature.

💡 Astuce mémo

Veto = blocage ; Chaise vide = contournement ; Casques bleus = action sur le terrain ; Corée = exception ; Après 1991, l’ONU affronte surtout des conflits internes et interethniques.

📖 4. Guerre de Trente Ans : clivage religieux et rivalités politiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Traité de paix israélo-égyptien de 1979 : Traité de paix conclu entre Israël et l’Égypte qui met fin aux guerres interétatiques israélo-égyptiennes.
  • Naqba : Catastrophe nationale palestinienne désignant l’exode massif des Palestiniens lors de la guerre de 1948.
  • Organisation de Libération de la Palestine : Organisation créée pour porter la lutte palestinienne contre Israël, d’abord orientée vers la lutte armée.
  • Septembre noir : Événement de 1970 au cours duquel le roi Hussein chasse l’OLP de Jordanie pour apaiser les tensions avec Israël.
  • Intifada : Soulèvement palestinien déclenché en 1987 puis en 2000, dirigé contre l’occupation israélienne.

📝 Points essentiels

  • La visite de Sadate à la Knesset en novembre 1977 précède le traité de paix israélo-égyptien de 1979, négocié avec l’aide des États-Unis et de Jimmy Carter.
  • Le traité de 1979 provoque une rupture diplomatique avec plusieurs pays arabes tout en mettant fin aux guerres interétatiques israélo-égyptiennes.
  • Après 1991, le conflit israélo-arabe se déplace surtout vers le conflit israélo-palestinien, en centrant les relations sur les mouvements palestiniens plutôt que sur les États voisins.
  • En 1948, la guerre israélo-arabe produit une indépendance pour les Juifs et une catastrophe nationale pour les Arabes, appelée Naqba, avec un exode massif des Palestiniens.
  • La loi du retour (juillet 1950) garantit à tout Juif le droit de s’installer en Israël, renforçant le sentiment arabe d’être colonisé et marginalisé.
  • La création de l’OLP s’inscrit dans une logique de résistance, avec un choix de lutte armée contre Israël.

💡 Astuce mémo

1979 = Sadate → Knesset → paix, mais rupture arabe ; 1948 = Naqba = exode massif.

📖 5. Négociations de Westphalie et diplomatie moderne

🔑 Notions clés & Définitions

  • Procès d’Adolf Eichmann : Procès tenu à Jérusalem en 1961 qui met en lumière le processus d’extermination et marque un tournant mondial dans la reconnaissance publique du génocide.
  • Imprescriptibilité des crimes contre l’humanité : Principe juridique qui permet de juger des crimes contre l’humanité même longtemps après les faits, car le délai de prescription ne s’applique pas.
  • Charte de Nuremberg : Document annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945 qui fonde la mise en place du Tribunal militaire international de Nuremberg et encadre sa juridiction.
  • Procès de Klaus Barbie : Procès français de 1987 visant Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo à Lyon, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.
  • Procès de Maurice Papon : Procès français de 1998 qui reconnaît la culpabilité de Maurice Papon pour sa participation à la déportation de Juifs en Gironde.

📝 Points essentiels

  • Le procès Eichmann (1961) est un tournant car il bénéficie de nombreux témoignages de survivants et a un retentissement mondial.
  • La loi française du 26 décembre 1964 reconnaît explicitement l’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité en l’intégrant au droit national en référence à la charte de Nuremberg.
  • Après cette évolution juridique, des procès peuvent être menés plusieurs décennies après les faits, comme ceux de Klaus Barbie (1987), Paul Touvier (1994) et Maurice Papon (1998).
  • Le procès de Klaus Barbie aboutit à une condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité après son extradition de Bolivie en 1983.
  • Dans le débat sur le rôle des historiens au procès Papon (1997), Robert Paxton accepte de témoigner tandis qu’Henry Rousso refuse en distinguant histoire et témoignage juridique.
  • Les procès tardifs montrent que la justice peut intervenir très longtemps après les événements, avec une place croissante des historiens dans l’espace public.

💡 Astuce mémo

Eichmann 1961 → loi 1964 → procès tardifs : « plus le temps passe, plus la justice s’active ».

📖 6. Conflit israélo-arabe et traités de paix

🔑 Notions clés & Définitions

  • Guy Mollet : Guy Mollet : chef du gouvernement français qui annonce une politique fondée sur le cessez-le-feu et l’ouverture de négociations en Algérie.
  • FLN : FLN : mouvement indépendantiste algérien créé pour mener la lutte armée et exercer le pouvoir après l’indépendance.
  • GPRA : GPRA : Gouvernement provisoire de la République algérienne, formé en 1958 pour représenter le FLN dans les négociations.
  • OAS : OAS : organisation créée en 1961 pour empêcher l’indépendance de l’Algérie française, par des actions violentes et des attentats.
  • Accords d’Évian : Accords d’Évian : accords signés le 12 mars 1962 qui prévoient l’indépendance de l’Algérie, y compris le Sahara.

📝 Points essentiels

  • Guy Mollet lance une politique de cessez-le-feu et de négociations, mais intensifie ensuite l’action militaire en Algérie pour renforcer la « pacification ».
  • Le FLN mène attentats et guérilla, tandis que l’armée française multiplie arrestations, répression et torture, notamment lors de la bataille d’Alger en 1957.
  • Le 13 mai 1958, une insurrection éclate à Alger avec l’appui de responsables militaires et menace un coup de force en métropole si de Gaulle ne revient pas.
  • De Gaulle s’oriente vers l’autodétermination et engage des négociations avec le FLN, devenu en 1958 le GPRA, sous pression internationale notamment de l’ONU.
  • La semaine des barricades en janvier 1960 et le putsch des généraux d’avril 1961 freinent le processus, menant à la création de l’OAS.
  • L’attentat du Petit-Clamart en 1962 illustre la volonté de l’OAS de viser de Gaulle, malgré les négociations en cours avec le FLN/GPRA.

💡 Astuce mémo

Cessez-le-feu puis « pacification » : Mollet → violence ; barricades puis putsch : crise → OAS ; Évian : indépendance le 12 mars 1962.

📖 7. Question palestinienne et radicalisation du mouvement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Justice transitionnelle : La justice transitionnelle désigne des mécanismes judiciaires ou non mis en place après des violences de masse pour restaurer l’État de droit, rétablir la paix et accompagner la transition politique.
  • Impunite : L’impunite correspond à l’absence de sanctions pour les responsables de crimes, ce qui alimente la répétition des violences.
  • Competence universelle : La competence universelle permet à un État de juger, dans ses propres tribunaux, des personnes étrangères pour des crimes internationaux commis à l’étranger.
  • Tribunal penal international pour l’ex-Yougoslavie : Le TPIY est une juridiction internationale créée par l’ONU pour poursuivre et juger des responsables de crimes commis en ex-Yougoslavie.
  • Tribunal penal international pour le Rwanda : Le TPIR est une juridiction internationale créée par l’ONU pour juger des responsables du génocide des Tutsis au Rwanda.

📝 Points essentiels

  • Le temps retarde souvent les procès car les faits sont jugés plusieurs décennies après, ce qui réduit le nombre de témoins et renforce le rôle des historiens.
  • Le TPIY a été le premier tribunal international à recourir à des historiens comme témoins experts, dont James Gow sollicité par le procureur.
  • La justice transitionnelle vise aussi à éviter le chaos après la fin d’un régime violent, car les victimes peuvent chercher à se venger et relancer une spirale de violences.
  • En Argentine, une commission sur les disparitions forcées établit les faits et identifie les victimes sans juger, puis des procès peuvent suivre malgré des lois d’amnistie.
  • En Afrique du Sud, la Commission Vérité et Réconciliation accorde une amnistie si les responsables reconnaissent publiquement leurs actes et témoignent devant les victimes.
  • Quand l’action nationale est jugée insuffisante, l’ONU peut créer des juridictions internationales pour lutter contre l’impunité, comme en ex-Yougoslavie et au Rwanda.

💡 Astuce mémo

Temps erode les preuves e: historiens + contexte pour juger; justice transitionnelle = paix + reconstruction; impunite = moteur de violences; competence universelle = juger même loin du lieu du crime.

📖 8. Évolution des mémoires et débats sur la responsabilité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Grand silence : Période d’après-guerre où la parole des survivants reste peu présente dans l’espace public, ce qui freine la reconnaissance du génocide.
  • TPIY : Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie chargé de juger les responsables de crimes commis lors des conflits des années 1990 dans les Balkans.
  • Purification ethnique : Politique de déplacements forcés visant à rendre un territoire culturellement plus homogène, par destruction et terreur.
  • Gacaca : Cour de justice villageoise rwandaise mise en place entre 2002 et 2012 pour juger des acteurs locaux du génocide de 1994 contre les Tutsi.
  • Devoir de mémoire : Ensemble de politiques publiques et d’actions éducatives visant à transmettre durablement la mémoire des génocides et à lutter contre l’oubli.

📝 Points essentiels

  • La justice après les crimes de masse sert aussi à permettre le travail de deuil et la reconstruction sociale et mémorielle, pas seulement à sanctionner les coupables.
  • Le TPIY est créé pour juger les responsables des crimes commis lors de l’éclatement de la Yougoslavie, en s’appuyant sur des catégories comme crimes contre l’humanité, crimes de guerre et génocide.
  • Le TPIY s’organise hors de la zone de conflit pour éviter un risque de déni de justice ou de reprise des violences sur place.
  • Le procès de Karadžić illustre une responsabilité politique et non ethnique : les accusés sont jugés comme ordonnateurs d’actes contre des civils.
  • Le cas de Srebrenica montre que des victimes peuvent être tuées malgré une protection onusienne, et que la responsabilité peut être établie par le lien politique et l’autorité supposée.
  • La comparaison ex-Yougoslavie/Rwanda oppose une justice internationale centrée sur des responsables majeurs et des gacaca fondées sur la justice de proximité et la réconciliation locale.

💡 Astuce mémo

Grand silence = « peu de voix » après 1945 ; TPIY = « juger loin du front » ; gacaca = « juger au village ».

📖 9. Justice transitionnelle et réconciliation après les violences

🔑 Notions clés & Définitions

  • Accords de Potsdam : Accords signés en août 1945 qui fixent les grandes orientations de l’avenir de l’Allemagne vaincue autour des « 4 D ».
  • Procès de Nuremberg : Procès tenus de novembre 1945 à octobre 1946 qui jugent les principaux dirigeants nazis devant un tribunal international.
  • Chasseurs de nazis : Personnes et organisations qui traquent des criminels nazis ayant échappé à la justice en fuyant à l’étranger.
  • Banalité du mal : Notion formulée par Hannah Arendt pour expliquer comment un individu ordinaire peut participer à un système criminel.
  • Imprescriptibilité des crimes contre l’humanité : Principe juridique qui permet de poursuivre certains crimes sans limite de temps, même longtemps après les faits.

📝 Points essentiels

  • En 1945, l’Allemagne vaincue est occupée par les Alliés et divisée en quatre zones, perdant toute souveraineté politique.
  • Les « 4 D » des accords de Potsdam visent la démilitarisation, la décartellisation, la dénazification et la démocratisation via des élections libres.
  • Les procès de Nuremberg (novembre 1945-octobre 1946) jugent 22 accusés et introduisent des accusations inédites, dont les crimes contre l’humanité.
  • Dans les procès militaires en zones d’occupation, la spécificité du génocide est souvent moins mise en avant et les condamnations portent surtout sur des crimes contre des civils.
  • À partir des années 1960, une nouvelle génération relance l’interrogation du passé, notamment avec les procès d’Auschwitz à Francfort (1963-1965).
  • Le procès d’Eichmann (Jérusalem, 1961) est très médiatisé et contribue à faire reconnaître la spécificité du génocide des Juifs, tout en renforçant l’idée de responsabilité individuelle.

💡 Astuce mémo

Potsdam = 4D (Démilitariser, Décartelliser, Dénazifier, Démocratiser).

📖 10. Mémoire du génocide des Juifs et des Tsiganes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Ordonnance de 1669 : Ordonnance royale encadrant l’usage des eaux et des forêts avec une logique utilitariste au service des besoins humains.
  • Code forestier de 1827 : Recueil réglementaire instauré en 1827 pour organiser l’exploitation et la protection des forêts, en limitant fortement les usages traditionnels.
  • Fonds forestier national : Fonds créé en 1946 pour soutenir la régénération des forêts et la relance économique après la guerre.
  • Office national des forêts (ONF) : Établissement public chargé de gérer les forêts publiques, avec des missions de production, d’accueil, de prévention des risques et de préservation de la biodiversité.
  • Anthropocène : Période géologique proposée où l’impact des activités humaines devient déterminant pour l’évolution de l’écosystème planétaire.

📝 Points essentiels

  • La politique forestière d’Ancien Régime vise surtout un approvisionnement régulier en bois, notamment le chêne, pour la construction navale.
  • La gestion centralisée place l’ensemble des forêts du royaume sous l’autorité du roi, y compris les forêts privées, avec des règles strictes d’usage.
  • La Révolution française adopte en 1791 une loi rétablissant la liberté d’exploitation, entraînant une surexploitation rapide et un fort recul des surfaces boisées.
  • En 1827, le premier Code forestier limite fortement les droits d’usage ruraux, ce qui provoque résistances et révoltes paysannes.
  • En 1857, la loi vise à assécher les marécages des Landes, conduisant à une plantation massive de pins maritimes et à une grande forêt artificielle.
  • Après 1946, l’État renforce l’action publique car les forêts sont fragilisées par la guerre et le manque d’entretien lié à l’exode rural, d’où la création du Fonds forestier national.

💡 Astuce mémo

Forêt = Objectif changeant : 1669 (utilité royale) → 1791 (liberté, surexploitation) → 1827 (contrôle, conflits) → 1946-ONF (régénération + protection).

📖 11. Lieux de mémoire et reconnaissance progressive des crimes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Transition démographique : La transition démographique désigne le passage d’un régime démographique ancien (natalité et mortalité élevées) à un régime moderne (natalité et mortalité basses), avec une forte croissance de la population.
  • Anthropocène : L’Anthropocène est une période géologique récente où les activités humaines ont un impact déterminant sur l’évolution de l’écosystème planétaire.
  • Anthropisation : L’anthropisation correspond à l’action des sociétés qui transforment les milieux naturels.
  • Climat : Le climat regroupe les caractéristiques atmosphériques et météorologiques d’une région, observées sur une longue durée.
  • Météorologie : La météorologie étudie l’état du temps et de l’atmosphère sur une durée courte.

📝 Points essentiels

  • Le changement climatique correspond à une évolution durable des caractéristiques statistiques du climat, à l’échelle mondiale et régionale.
  • Le changement climatique ne s’étudie pas isolément : il se lit à la fois par une approche historique et par une approche géopolitique.
  • Le climat se distingue de la météorologie : la confusion sert parfois à contester la réalité du réchauffement climatique.
  • Depuis au moins deux millions d’années, la température moyenne varie avec des cycles glaciaires et interglaciaires.
  • Le changement climatique contemporain se caractérise par une accélération liée aux activités humaines, avec des effets économiques, sociaux et politiques.

💡 Astuce mémo

Climat = long terme, Météo = court terme ; Anthropocène = l’humain change la planète.

📖 12. Politique forestière française et gestion publique des forêts

🔑 Notions clés & Définitions

  • Wilderness : La wilderness désigne une nature perçue comme intacte, peu transformée par l’action humaine, et qui devient un repère culturel et politique.
  • Destinée manifeste : La Destinée manifeste est une idéologie du XIXᵉ siècle qui présente l’expansion des États-Unis comme une mission quasi divine sur des terres jugées sauvages.
  • Courant de la préservation : Le courant de la préservation défend la protection intégrale des espaces naturels, en cherchant à sanctuariser la wilderness.
  • Courant de la conservation : Le courant de la conservation prône un usage raisonné des ressources, avec une gestion publique et scientifique pour assurer le renouvellement.
  • National Park Service : Le National Park Service est l’agence fédérale chargée de gérer les parcs nationaux en conciliant protection des milieux et accueil du public.

📝 Points essentiels

  • La conquête de l’Ouest s’accompagne de déforestation et de drainage de zones humides pour convertir les espaces en terres agricoles exploitables.
  • La logique productiviste est renforcée par l’industrialisation : le bois soutient la construction urbaine et les hydrocarbures/industries alimentent la croissance.
  • La création du parc national de Yellowstone en 1872 marque l’émergence d’une protection institutionnelle à grande échelle.
  • Le Sierra Club est fondé en 1892 par John Muir et incarne la défense de la wilderness contre toute exploitation humaine.
  • Le National Forest Service est créé en 1905 sous Theodore Roosevelt pour placer de vastes espaces forestiers sous contrôle fédéral.
  • Les États-Unis comptent 61 parcs nationaux couvrant environ 210 000 km², avec une fréquentation proche de 400 millions de visiteurs par an.

💡 Astuce mémo

Wilderness = « sanctuaire » (Muir) vs conservation = « usage raisonné » (Pinchot).

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1991Fin de la guerre froide et effondrement de l’URSS, rendant les guerres entre États plus rares
1648Traités de Westphalie, fondements d’un nouvel ordre international
1997-2006Mandat de Kofi Annan à la tête de l’ONU

📊 Tableaux de synthèse

Types de conflits et exemples

Type de conflitActeursExemples
InterétatiqueÉtat ou coalition d’États contre État ou coalition d’ÉtatsGuerre israélo-libanaise 2006
Intra-étatiqueÉtat contre acteurs non conventionnels contestant l’autorité de l’ÉtatGuerre civile sud Soudan depuis 2013
AsymétriqueÉtat ou coalition d’États contre un État largement plus faible ou contre des acteurs non conventionnelsGuerre Afghanistan depuis 2011

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre conflit (opposition perçue contraire aux intérêts d’autrui) et conflit armé (guerre) : le cours restreint « conflit » à la guerre dans l’étude.
  2. Croire que les guerres entre États ont disparu : elles deviennent plus rares, mais des exemples existent encore (ex. Cachemire).
  3. Mélanger guérilla et terrorisme : la guérilla vise des actions mobiles (embuscades/harcèlement), le terrorisme vise surtout à créer la peur pour peser sur un État.
  4. Se tromper sur le rôle de l’ONU pendant la guerre froide : le veto bloque souvent le Conseil de sécurité, avec l’exception notable de la guerre de Corée.
  5. Confondre histoire et mémoire : la mémoire est sélective et affective, l’histoire vise une connaissance critique fondée sur des sources.
  6. Penser que la justice internationale juge « tout » : elle dépend des rapports de force et de l’adhésion des États (compétence limitée de la CPI).
  7. Confondre climat et météorologie : le climat décrit des caractéristiques sur la durée longue, la météorologie sur une durée courte.

✅ Checklist Examen

  1. Définir un conflit, la conflictualité et distinguer rivalité, tension, hostilité et affrontement armé, puis situer l’échelle du désaccord jusqu’à la guerre.
  2. Expliquer pourquoi les guerres entre États (interétatiques) deviennent plus rares après 1991, tout en citant des exemples et la notion de conflits gelés.
  3. Décrire l’essor des conflits internes et asymétriques après la guerre froide, en mobilisant au moins un exemple (Rwanda 1994 ou Printemps arabes).
  4. Classer les types de conflits (interétatique, intra-étatique, asymétrique) en précisant les acteurs et en reliant à des exemples du cours.
  5. Présenter les formes de paix (d’hégémonie, d’équilibre, de directoire, de droit international) en reliant structure du système de puissance et exemples.
  6. Expliquer la logique de résolution des conflits armés : victoire militaire, négociation, rôle de l’ONU (casques bleus) et des alliances régionales (OTAN).
  7. Exposer le modèle clausewitzien (guerre comme continuation de la politique, brouillard de la guerre, montée aux extrêmes) et le confronter aux guerres irrégulières contemporaines.
  8. Définir guerre irrégulière, guérilla et terrorisme, puis montrer comment Al-Qaïda et Daech illustrent des logiques différentes (réseau mondial vs État territorial).
  9. Rappeler les mécanismes de construction de la paix : paix de Westphalie (souveraineté/non-ingérence/équilibre) puis sécurité collective via l’ONU et le Conseil de sécurité (veto, résolutions contraignantes).
  10. Expliquer pourquoi l’ONU est limitée pendant la guerre froide et citer l’exception de la guerre de Corée, puis décrire les réformes associées à Kofi Annan (développement, CPI, consolidation de la paix).
  11. Traiter le Moyen-Orient comme espace de tensions : mosaïque ethnique et religieuse, ressources stratégiques (eau/pétrole), instabilité des frontières et rôle de l’islamisme politique.
  12. Expliquer la construction des mémoires et la place de la justice : distinguer histoire/mémoire/justice, puis relier procès (Nuremberg/Eichmann) et justice internationale (TPIY/TPIR/CPI).
  13. Décrire la justice transitionnelle (commission vérité, amnistie sous conditions) et montrer comment elle vise réconciliation et restauration de l’État de droit.
  14. Présenter les lieux de mémoire du génocide des Juifs et des Tsiganes : « Grand silence », tournant des années 1960, puis enjeux actuels (devoir de mémoire, tourisme, inégalités de reconnaissance).

Pon a prueba tus conocimientos

Pon a prueba tus conocimientos sobre Conflits et Mémoire Internationales con 24 preguntas de opción múltiple con correcciones detalladas.

1. Qu’est-ce qu’un conflit au sens le plus général ?

2. Quelle suite décrit le mieux l’échelle de conflictualité présentée ?

Realiza el cuestionario →

Repasa con tarjetas de memoria

Memoriza los conceptos clave de Conflits et Mémoire Internationales con 24 tarjetas de memoria interactivas.

Conflit — définition ?

Opposition entre acteurs, comportement contraire aux intérêts

Conflictualité — rôle ?

Mesure de l’intensité d’un affrontement

Conflit armé — exemple ?

Guerre organisée, violence organisée

Ver tarjetas de memoria →

Similar courses

Crea tus propias hojas de repaso

Importa tu curso y la IA genera hojas, cuestionarios y tarjetas de memoria en 30 segundos.

Generador de hojas