Hoja de repaso: Introduction aux Formes Pharmaceutiques

📋 Plan du Cours

  1. Histoire de la pharmacie et médicament
  2. Dessiccation
  3. Broyage et tamisage
  4. Mélange et dissolution
  5. Filtration et stérilisation
  6. Formes solides orales
  7. Formes liquides orales
  8. Formes parentérales
  9. Formes oculaires et rectales
  10. Formes vaginales et cutanées
  11. Voies buccopharyngée et pulmonaire
  12. Législation et déontologie pharmaceutiques

📖 1. Histoire de la pharmacie et médicament

🔑 Notions clés & Définitions

  • Émergence de la pharmacie : La pharmacie débute dans les sociétés anciennes par l’usage de remèdes issus de la nature, avant toute organisation technique structurée.
  • Théorie des humeurs : La théorie des humeurs explique la cause des maladies par l’équilibre ou le déséquilibre de quatre humeurs décrites par Hippocrate.
  • De materia medica : De materia medica est l’ouvrage de référence de Dioscoride qui a continué d’influencer les connaissances jusqu’au XVe siècle.
  • Hôpital bimaristan : Le bimaristan est l’hôpital du monde arabo-musulman qui contribue à organiser la prise en charge et la spécialisation de la pharmacie.
  • Caducée pharmaceutique : Le caducée pharmaceutique est un symbole où un serpent s’enroule autour d’un élément associé à Hygie et à la médecine d’Asklépios.

📝 Points essentiels

  • Les premières pratiques de l’art de guérir sont décrites entre 8500 av. J.-C. et 3000 av. J.-C. avec l’usage de décoctions végétales et d’extraits animaux.
  • À Sumer, les recettes thérapeutiques sont recueillies, codifiées et transmises, avec les premières ébauches de pharmacopées.
  • Le Papyrus d’Ebers (1552 av. J.-C.) présente des centaines d’ordonnances, prescriptions et drogues, facilitant la transmission des connaissances.
  • La médecine hippocratique adopte une approche naturaliste : la maladie a une cause naturelle et la nature participe à la guérison via la natura medicatrix.
  • Galien établit des correspondances entre les 4 humeurs, les 4 tempéraments et les 4 éléments, et oriente la thérapeutique vers une action plus active.
  • Le caducée se fixe en Grèce vers le IXe siècle av. J.-C. autour d’Asklépios, avec un serpent lié à la guérison et à la vie.

💡 Astuce mémo

Caducée = Hygie et la coupe : le serpent d’Asklépios boit dans la santé.

📖 2. Dessiccation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dessiccation : Opération pharmaceutique de séchage destinée à éliminer partiellement ou totalement un liquide volatil (solvant) contenu dans un substrat non volatil.
  • Eau libre : Eau libre correspond à l’eau qui imprègne la substance à sécher et s’enlève selon les conditions de séchage.
  • Eau d’adsorption : Eau d’adsorption est une humidité en équilibre avec l’humidité atmosphérique, difficile à éliminer complètement.
  • Lyophilisation : Technique de dessiccation par sublimation à basse température en deux étapes successives : congélation puis sublimation.

📝 Points essentiels

  • La dessiccation est une étape préalable rencontrée lors de la fabrication de certaines formes galéniques pour faciliter la conservation.
  • L’eau de constitution ou de cristallisation est liée chimiquement et s’élimine difficilement sans dénaturer le produit.
  • La chaleur se transmet par convection, conduction, rayonnement, et aussi par perte diélectrique via un chauffage en micro-ondes entre deux plaques.
  • Le séchage à l’air libre concerne surtout les plantes à principes actifs non fragiles et se fait en couches minces dans des hangars aérés.
  • Le séchage à l’air chaud se fait pour poudres et granulés avec des séchoirs discontinus (étuves) ou continus (alimentation continue).
  • La lyophilisation transforme d’abord l’eau en glace, puis la glace en vapeur sans passage par l’état liquide.

💡 Astuce mémo

Eau en trois temps : libre (part vite) puis adsorption (selon conditions), constitution/cristallisation (difficile sans abîmer).

📖 3. Broyage et tamisage

🔑 Notions clés & Définitions

  • Broyage : Le broyage est une opération de fragmentation mécanique d’une matière solide pour réduire la taille des particules et obtenir une poudre quand il s’agit d’une pulvérisation.
  • Mondation : La mondation est l’étape préliminaire qui consiste à retirer les parties inutiles de la matière première avant de la broyer.
  • Concassage : Le concassage est une division grossière réalisée pour traiter des produits volumineux avant un broyage plus fin.
  • Tamisage : Le tamisage est l’opération réalisée après la pulvérisation pour séparer les particules trop grossières nécessitant un nouveau traitement.
  • Analyse granulométrique : L’analyse granulométrique est le contrôle des dimensions des particules d’une poudre par des méthodes comme les tamis superposés ou l’observation au microscope.

📝 Points essentiels

  • La pulvérisation correspond à une fragmentation menant à une poudre et elle nécessite un apport d’énergie, avec un faible rendement et une production de chaleur pouvant nuire aux poudres thermosensibles.
  • Le broyage est précédé d’opérations préliminaires, notamment la mondation, la division grossière par concassage et parfois la dessiccation pour faciliter la pulvérisation des drogues.
  • Les appareils de laboratoire incluent le mortier et pilon pour petites quantités, ainsi que les broyeurs à hélices ou à couteaux, les tamis/cribles et les moulins.
  • Le tamisage utilise des tamis variés agités manuellement ou mécaniquement et un couvercle pour éviter la dissémination de la poudre.
  • Avec les tamis superposés, un tamis est caractérisé par une ouverture (maille) dont le numéro correspond au côté en μm du carré formé par le vide intérieur.
  • Le contrôle par tamis produit une pesée des fractions sur chaque tamis et une courbe du poids ou du % de refus en fonction de l’ouverture de maille.

💡 Astuce mémo

Avant de broyer : mondation → concassage (si gros) → dessiccation si besoin ; après : tamisage, puis contrôle granulométrique (tamis superposés ou microscope).

📖 4. Mélange et dissolution

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mélange homogène : L’homogénéité d’un mélange signifie que chaque prélèvement au hasard contient tous les constituants avec les mêmes proportions.
  • Ténuité des composants : La ténuité correspond à la finesse des particules et conditionne l’aptitude à former un mélange homogène plutôt que de provoquer une ségrégation.
  • Solubilité : La solubilité exprime la quantité de liquide nécessaire (en volume) pour dissoudre une quantité donnée de substance (en masse).
  • Dissolution extractive : La dissolution extractive consiste à extraire des principes actifs avec un solvant adapté, en laissant un résidu (marc) éliminé ensuite par filtration.

📝 Points essentiels

  • Le mélange consiste à disperser un ou plusieurs principes actifs dans une masse inerte d’excipients pour obtenir un résultat homogène.
  • La ségrégation augmente quand l’écart de taille entre particules est grand, car les grosses particules tendent à remonter lors de vibrations.
  • Une dissolution simple est dite complète quand, avec une proportion suffisante de solvant, on n’obtient qu’une seule phase liquide homogène.
  • La dissolution extractive s’applique aux drogues d’origine végétale ou animale et produit une solution médicamenteuse avec un résidu (marc) éliminé par filtration.

💡 Astuce mémo

Soluté + solvant = solution ; mélange homogène = mêmes proportions à chaque prélèvement.

📖 5. Filtration et stérilisation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Filtration : Opération qui sépare un solide d’un fluide en retenant des particules en suspension grâce à un réseau poreux et une surface filtrante.
  • Filtrat : Liquide ou gaz obtenu après filtration, exempt de particules en suspension selon l’objectif de l’opération.
  • Filtration clarifiante : Filtration visant à retenir des particules visibles supérieures à 450 μm afin d’obtenir un liquide plus clair.
  • Filtration stérilisante : Filtration destinée à éliminer les microorganismes présents dans une préparation afin d’obtenir une zone de préparation stérile.
  • NAS : Niveau d’assurance de stérilité correspondant à une probabilité de 10-6 d’obtenir une unité non stérile, soit 1 sur 1 000 000.

📝 Points essentiels

  • Après dissolution, la filtration sert à obtenir une solution limpide en retirant les particules en suspension destinées au conditionnement.
  • Le mécanisme de rétention dépend de la taille : le criblage retient les particules plus grandes que les pores et l’adsorption retient des particules plus petites par forces électrostatiques.
  • Le colmatage fait varier le débit : l’accumulation d’un gâteau augmente l’épaisseur et obstrue aussi les canaux, réduisant la porosité disponible.
  • La stérilisation détruit ou élimine les microorganismes présents dans une préparation ou portés par un objet parfaitement nettoyé.
  • Stérilisation par chaleur sèche : elle se fait à 180°C dans des fours à air chaud (ex. Poupinel).
  • Stérilisation par filtration : elle utilise des filtres stérilisants avec une porosité de 0,22 μm pour retenir les microorganismes.

📖 6. Formes solides orales

🔑 Notions clés & Définitions

  • Poudres : Préparations orales solides faites de particules sèches et libres, pouvant être simples ou composées, destinées à une prise unitaire ou à un conditionnement multidoses.
  • Paquets : Forme solide orale constituée d’une feuille de papier pliée contenant une dose unitaire de poudre simple ou composée.
  • Gélules : Capsules à enveloppe dure en gélatine, formées de deux parties cylindriques emboîtées (coiffe et corps) qui renferment généralement une substance active solide.
  • Capsules molles : Préparations à enveloppe souple, de forme variable, contenant généralement une dose unitaire de substance active sous forme de solution, suspension ou émulsion.
  • Comprimés : Préparations solides renfermant une unité de prise de une ou plusieurs substances actives, obtenues par compression d’un volume constant de particules ou par un autre procédé adapté.

📝 Points essentiels

  • Les poudres simples correspondent à une seule substance active, tandis que les poudres composées associent 2 ou plusieurs poudres simples avec une ou plusieurs substances actives et excipients.
  • La préparation des poudres simples repose généralement sur la pulvérisation puis le tamisage, et celle des poudres composées ajoute une étape de mélange pour obtenir une homogénéité.
  • Les gélules enveloppe dure sont composées d’une coiffe (courte et plus large) et d’un corps (long et plus étroit), puis les deux parties s’emboîtent après remplissage.
  • Le numéro des gélules va de 000 (plus grande) à 5 (plus petite) et se choisit à partir du volume apparent mesuré avant tassement, via une table de remplissage.
  • Les comprimés sont généralement de forme cylindrique à bords biseautés, peuvent être avalés, croqués ou dissous selon le type, et environ 50% des médicaments sont administrés sous cette forme.
  • Les comprimés à libération modifiée sont enrobés ou non et conçus avec des excipients ou procédés pour modifier la vitesse, le lieu ou le moment de libération des substances actives.

📖 7. Formes liquides orales

🔑 Notions clés & Définitions

  • Formes orales liquides : Ce sont des solutions, émulsions ou suspensions contenant une ou plusieurs substances actives dans un excipient approprié.
  • Sirops : Ce sont des préparations aqueuses sucrées à consistance visqueuse, utilisées avec une base de saccharose ou des polyols/édulcorants.
  • Potions : Ce sont des préparations liquides à saveur sucrée obtenues par dissolution ou dispersion dans un véhicule aqueux ou hydroalcoolique à prendre par cuillerées.
  • Émulsions : Ce sont des dispersions d’un liquide en globules dans un autre liquide non miscible, stabilisées par des émulsifiants.
  • Suspensions : Ce sont des préparations où des solides finement divisés sont dispersés dans un milieu liquide, généralement nécessitant une agitation avant emploi.

📝 Points essentiels

  • Les formes orales liquides peuvent contenir des conservateurs (antimicrobiens, antioxydants) et des agents de dispersion, suspension, épaississement, émulsion, édulcoration et aromatisation.
  • En multidoses, chaque prise est mesurée avec un dispositif gradué (cuillère mesure ou godet doseur en ml, seringue graduée en ml/mg/gouttes, compte-gouttes pour petits volumes).
  • Un sirop est généralement formulé avec un saccharose à concentration minimale de 45% m/m et vers 65% m/m, le saccharose assure une protection antimicrobienne.
  • Une émulsion orale est une forme « lait », généralement laiteuse avec éventuellement reflet bleuté, et elle se déstabilise par coalescence ou par crémage/sédimentation.
  • Les suspensions orales contiennent des particules solides généralement < 50 μm et exigent une agitation au moment de l’emploi pour redisperser le dépôt.
  • La sédimentation des suspensions suit une relation de Stokes dépendant du rayon rr, de η\eta et de la différence de densité (D1D2)(D1-D2), et peut être freinée par réduction de rr ou hausse de la viscosité.

💡 Astuce mémo

Sirops : 45% sucre (base) puis 65% sucre (protection antimicrobienne).

📖 8. Formes parentérales

🔑 Notions clés & Définitions

  • Voie parentérale : Les formes parentérales sont des préparations stériles destinées à être injectées, perfusées ou implantées dans le corps humain ou animal.
  • Préparations injectables : Les préparations injectables sont des solutions, émulsions ou suspensions stériles préparées par mise en solution, émulsion ou dispersion des substances actives avec des excipients.
  • Préparations pour perfusion : Les préparations pour perfusion sont des solutions aqueuses ou des émulsions à phase externe aqueuse stériles, normalement rendues isotoniques au sang.
  • Poudres pour injection/perfusion : Les poudres pour injection ou perfusion sont des substances solides stériles réparties dans leurs récipients définitifs, reconstituées ensuite avec un liquide stérile spécifié.
  • Isotonie : L’isotonie correspond à une préparation ayant une pression osmotique la plus proche possible de celle du sang, obtenue via des substances isotonisantes.

📝 Points essentiels

  • Les excipients des préparations parentérales doivent, aux concentrations utilisées, éviter toute toxicité ou irritation locale notable.
  • Les préparations parentérales sont conditionnées si possible dans des récipients transparents pour vérifier visuellement l’aspect du contenu.
  • Les préparations pour perfusion ne sont pas additionnées de conservateurs antimicrobiens.
  • Les poudres pour injection/perfusion reconstituent rapidement, après agitation, soit une solution limpide pratiquement exempte de particules, soit une suspension uniforme.
  • Une préparation parentérale doit être stérile, c’est-à-dire dépourvue de micro-organismes.
  • Le pH des préparations est à viser proche du pH plasmatique (environ 7,35–7,40) pour limiter les écarts de neutralité.

💡 Astuce mémo

Stérile + sans pyrogènes + pH proche du sang + limpide + isotone : 5 exigences « 5S ».

📖 9. Formes oculaires et rectales

🔑 Notions clés & Définitions

  • Voie oculaire : Préparations stériles liquides, semi-solides ou solides destinées à être appliquées sur le globe et/ou les conjonctives ou introduites dans le sac conjonctival.
  • Collyre : Solution, émulsion ou suspension stérile destinée à l’instillation oculaire, aqueuse ou huileuse, contenant une ou plusieurs substances actives.
  • Insert ophtalmique : Préparation solide ou semi-solide stérile, conditionnée individuellement, insérée dans le sac conjonctival pour libérer une substance active pendant une durée déterminée.
  • Suppositoire : Préparation rectale solide unidose, de forme et consistance adaptées à l’administration par voie rectale, avec une base soluble/dispersible dans l’eau ou fondant à la température du corps.
  • Capsule rectale : Capsule molle unidose, contenant une substance active dispersée dans un excipient pâteux ou liquide, souvent huileux, avec un émulsionnant pour diffusion rectale.

📝 Points essentiels

  • Les collyres doivent être stériles, ne pas se contaminer pendant l’utilisation, neutres (pH 6,4 à 7,8) et isotoniques aux larmes.
  • Pour les collyres en suspension, la taille de particule est le plus souvent < 25 μm et ne doit jamais dépasser 90 μm.
  • Les collyres peuvent être en unidoses ou multidoses (≤ 10 mL), avec une durée d’utilisation après ouverture limitée à 4 semaines sauf exception justifiée et autorisée.
  • Les suppositoires rectaux ont une masse liée à l’âge : 1 g (jusqu’à 30 mois), 2 g (30 mois à 15 ans) et 3 g (adultes, parfois 2 g).
  • Lors de la préparation des suppositoires, la S.A est incorporée après fusion des excipients puis homogénéisée avant la coulée et le refroidissement jusqu’au durcissement.
  • Les suspensions et émulsions rectales doivent être suffisamment stables après agitation pour permettre l’administration de la dose voulue.

💡 Astuce mémo

Oculaire = pH 6,4–7,8 et particules ≤ 90 μm ; Rectal = âge→masse 1/2/3 g (≤30 mois/≤15 ans/adultes).

📖 10. Formes vaginales et cutanées

🔑 Notions clés & Définitions

  • Préparations vaginales : Préparations liquides, semi-solides ou solides destinées à la voie vaginale, généralement pour une action locale, contenant 1 ou plusieurs substances actives dans un excipient adapté.
  • Ovules : Préparations vaginales unidose solides, le plus souvent ovoïdes, dont la forme et la consistance sont adaptées à l’administration vaginale et qui contiennent des substances actives dissoutes ou dispersées dans une base appropriée.
  • Mousses vaginales : Formes vaginales qui répondent aux exigences de la monographie Mousses médicamenteuses et sont destinées à être administrées par voie vaginale.
  • Préparations semi-solides cutanées : Préparations semi-solides pour application cutanée, à usage local ou transdermique et/ou pour un effet émollient ou protecteur, présentant un aspect homogène.
  • Pâtes cutanées : Préparations semi-solides pour application cutanée contenant de fortes proportions de poudres finement dispersées dans l’excipient, avec un pourcentage de poudres supérieur à 50%.

📝 Points essentiels

  • Les préparations vaginales se déclinent notamment en ovules, comprimés vaginaux, capsules vaginales, solutions/émulsions/suspensions vaginales, préparations semi-solides, mousses vaginales et tampons vaginaux médicamenteux.
  • Les ovules sont le plus souvent préparés par moulage et leur excipient le plus utilisé est la masse gélatine-glycérine-eau.
  • Les préparations semi-solides cutanées destinées à être appliquées sur une peau gravement lésée doivent être stériles.
  • Les crèmes cutanées sont des préparations multiphases composées d’une phase lipophile et d’une phase aqueuse, soit lipophiles (H/L) soit hydrophiles (L/H).
  • Les gels cutanés peuvent être des oléogels (excipient généralement paraffine liquide + polymère ou huiles gélifiées) ou des hydrogels (eau/glycérol ou propylène glycol gélifiés).
  • Les mousses cutanées sont des dispersions d’un volume important de gaz dans une préparation liquide avec au moins un tensioactif, et celles pour plaies ouvertes importantes ou peau gravement atteinte doivent être stériles.

💡 Astuce mémo

Vagin = “formes à insérer” (ovules, comprimés, capsules, solutions, semi-solides, mousses, tampons) ; Peau = “semi-solides et gaz” (pommades/crèmes/gels/pâtes, ou mousses stériles sur lésions sévères).

📖 11. Voies buccopharyngée et pulmonaire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Préparations buccopharyngées : Les préparations buccopharyngées sont des formes liquides, semi-solides ou solides contenant une ou plusieurs substances actives destinées à la cavité buccale et/ou la gorge pour une action locale ou systémique.
  • Préparations muco-adhésives : Les préparations muco-adhésives sont des formes destinées à rester dans la cavité buccale grâce à l’adhérence à l’épithélium, ce qui peut modifier l’absorption systémique du médicament.
  • Solutions pour gargarisme : Les solutions pour gargarisme sont des solutions aqueuses destinées à être utilisées pour une action locale dans le cadre du gargarisme.
  • Préparations pour inhalation : Les préparations pour inhalation sont des formes liquides ou solides destinées aux poumons sous forme de vapeurs ou d’aérosols pour une action locale ou systémique.

📝 Points essentiels

  • Les préparations buccopharyngées visent une action locale ou systémique, et les formes pour une action systémique sont conçues pour une absorption sur un ou plusieurs sites de la muqueuse buccale.
  • Les solutions pour gargarisme ne doivent pas être avalées et peuvent être prêtes à l’emploi ou à diluer, avec un pH aussi proche que possible de la neutralité.
  • Les préparations muco-adhésives sont prévues pour être maintenues en bouche par adhérence et peuvent influencer l’absorption systémique.
  • Les préparations pour inhalation peuvent être conditionnées en récipients multidoses ou unidoses et sont administrées via nébuliseur, inhalateur pressurisé à valve doseuse ou inhalateur à poudre.
  • Pour les nébuliseurs, la rétention le long du tractus dépend de la taille des particules : >30 μm (parois nasale/pharyngée/larryngée), 20–30 μm (trachée), 10–20 μm (bronches), 3–10 μm (bronchioles), <3 μm (alvéoles).
  • Les inhalateurs pressurisés à valve doseuse nécessitent une coordination main-poumons parfaite pour délivrer la dose correctement au patient.

📖 12. Législation et déontologie pharmaceutiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Déontologie : La déontologie désigne l’ensemble des devoirs professionnels qu’une personne doit respecter dans l’exercice de son métier, avec des valeurs partagées par un groupe.
  • Code de déontologie pharmaceutique : Le code fixe les obligations applicables aux pharmaciens et encadre les rapports entre confrères et avec le public, avec un volet disciplinaire.
  • Conseil de l’Ordre : Le conseil de l’ordre des pharmaciens reçoit l’engagement écrit du pharmacien inscrit au tableau et traite les infractions via la juridiction disciplinaire.
  • Ministère de la Santé : Le ministère de tutelle intervient notamment par la Direction de la Pharmacie et du Médicament et la Direction de l’Inspection Pharmaceutique.

📝 Points essentiels

  • Le code de déontologie pharmaceutique s’impose à tous les pharmaciens inscrits au tableau de l’Ordre et les infractions relèvent de la juridiction disciplinaire, sans préjudice des poursuites pénales éventuelles.
  • Lors de l’inscription au tableau, le pharmacien doit affirmer avoir eu connaissance du code et s’engager par écrit à le respecter devant le conseil de l’Ordre.
  • Les devoirs généraux incluent le respect de la vie et de la personne humaine, la probité et la dignité de la profession, ainsi qu’un exercice personnel encadré par des règles de remplacement.
  • Les relations avec les pairs sont gouvernées par le devoir de confraternité et interdisent notamment les ententes, le compérage médico-pharmaceutique et la concurrence déloyale.
  • Les sanctions disciplinaires peuvent aller de l’avertissement au blâme avec inscription au dossier, à l’interdiction temporaire d’exercice (jusqu’à 3 ans) ou définitive (radiation), et peuvent être contestées en appel puis en cassation.

💡 Astuce mémo

Déontologie = Devoirs + Sanctions : inscription au tableau = engagement écrit, puis juridiction disciplinaire en cas d’infraction.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
8500 ans avant JC – 3000ans avant JCÉmergence de l’art de guérir dans les sociétés primitives (débuts des pratiques thérapeutiques)
1552 av JCPapyrus d’Ebers (centaines d’ordonnances, prescriptions et drogues)
IXème siècle avant J.CÉtablissement du culte d’Asklepios en Grèce et fixation du caducée (culte d’Asklepios)

📊 Tableaux de synthèse

Dissolution simple vs dissolution extractive

Type de dissolutionCe que devient le produitRésultat attendu
Dissolution simpleSubstance divisée et dissoute par un solvant en proportion suffisanteUne seule phase liquide homogène (dissolution complète)
Dissolution extractiveExtraction avec solvant adapté des drogues d’origine végétale ou animaleSolution médicamenteuse avec résidu (marc) éliminé par filtration

Allopathie vs homéopathie

DoctrinePrincipeExemple cité
AllopathieTraitement par substance provoquant des symptômes contraires à ceux de la maladie (loi des contraires)L’opium calme et entraîne l’endormissement
HoméopathieTraitement par substance capable de déclencher chez le sujet sain des symptômes semblables (loi des similitudes)Le quinquina détruit la fièvre et peut provoquer la fièvre chez un sujet sain

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre l’eau libre (éliminée selon conditions) avec l’eau de constitution/cristallisation (liée chimiquement et difficile à enlever sans dénaturer).
  2. Mélanger broyage et tamisage : le broyage fragmente (pulvérisation) puis le tamisage sépare les particules trop grossières pour un nouveau traitement.
  3. Croire que la filtration retient uniquement “les grosses particules” : le réseau retient aussi des petites particules par adsorption (forces électrostatiques).
  4. Inverser les mécanismes de dissolution : dissolution extractive laisse un résidu (marc) éliminé par filtration, alors que la dissolution simple vise une phase unique homogène.
  5. Confondre voie buccale et voie orale : la voie buccale vise la cavité buccale et/ou la gorge, et une partie peut être une voie d’action systémique (absorption muqueuse) avec des formes spécifiques.
  6. Oublier l’exigence stérilisante liée à la voie parentérale/oculaire : stérilité, pH proche du plasmatique (≈ 7,35–7,40) et absence de particules en suspension pour les solutions injectables/collyres.
  7. Mal retenir la classification déontologique/administrative : les sanctions disciplinaires relèvent de la juridiction disciplinaire de l’Ordre, sans préjudice de poursuites pénales éventuelles.

✅ Checklist Examen

  1. Décrire l’émergence de la pharmacie (sociétés primitives) et donner les pratiques citées (décoctions végétales/extraits animaux).
  2. Expliquer la thérapeutique dans l’Antiquité (approche naturaliste, théorie des humeurs d’Hippocrate, natura medicatrix).
  3. Citer et interpréter l’origine du caducée (serpent + coupe + Hygie/Asklépios) et la période d’établissement du culte en Grèce.
  4. Définir la dessiccation (but, substrat non volatil, élimination de l’eau) et distinguer eau libre vs eau d’adsorption vs eau de constitution.
  5. Lister les modes de transmission de la chaleur et conclure pourquoi la lyophilisation évite le passage par l’état liquide.
  6. Définir le broyage/pulvérisation et rappeler l’enchaînement opératoire (mondation → concassage/dessiccation si besoin → broyage → tamisage → contrôle granulométrique).
  7. Décrire le tamisage et le contrôle granulométrique par tamis superposés (maille, pesées, courbe poids ou % de refus).
  8. Définir le mélange homogène et citer les facteurs défavorables au mélange (écart de taille/ténuité, densité, faible proportion d’un constituant).
  9. Définir la dissolution (soluté + solvant → solution) et distinguer dissolution simple vs extractive (phase unique vs marc/filtration).
  10. Définir la filtration et expliquer criblage vs adsorption, puis donner les conséquences du colmatage sur le débit.
  11. Définir la stérilisation et citer au moins une méthode par chaleur sèche (180°C, Poupinel) et une par filtration (0,22 μm).
  12. Classer les formes et voies : solides orales (poudres, paquets, gélules, comprimés) puis formes liquides orales (sirops, potions, émulsions, suspensions) puis voies parentérales/oculaires/rectales/vaginales/cutanées/buccopharyngée/pulmonaire en rappelant leurs exigences clés (stérilité, pH, isotonie, tailles de…
  13. En législation/déontologie : définir la déontologie, rappeler l’obligation d’engagement écrit à l’inscription au tableau, et citer les sanctions disciplinaires (jusqu’à interdiction temporaire ≤ 3 ans ou radiation) et leur caractère “sans préjudice” des poursuites pénales.

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1. Quelle théorie explique les maladies par l’équilibre ou le déséquilibre de quatre humeurs ?

2. Quel ouvrage de Dioscoride a continué d’influencer les connaissances jusqu’au XVe siècle ?

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Repasa con tarjetas de memoria

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Histoire de la pharmacie — début ?

Pratiques anciennes avec remèdes naturels

Théorie des humeurs — rôle ?

Expliquer l’équilibre des maladies selon Hippocrate

De materia medica — auteur ?

Dioscoride, ouvrage de référence antique

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