Hoja de repaso: Organisation et acteurs du système de santé

📋 Plan du Cours

  1. Organisation du système de santé
  2. Usagers et professionnels
  3. Établissements de santé publics
  4. Établissements privés non lucratifs
  5. Établissements privés lucratifs
  6. Groupements Hospitaliers de Territoire
  7. Structures sociales et médico-sociales
  8. Protection sociale en France
  9. Aide sociale et action sociale
  10. Le 100% Santé France

📖 1. Organisation du système de santé

🔑 Notions clés & Définitions

  • Offre de soins : Ensemble des biens et services fournis pour améliorer la santé de la population, comprenant la médecine, la chirurgie, la prévention, la réadaptation, etc.
  • Demande de soins : Besoin exprimé par les usagers pour accéder à des services de santé, qui peut être influencé par des facteurs démographiques, sociologiques ou épidémiologiques.
  • Usager : Personne ayant recours au système de soins, incluant le malade, le patient, ou toute personne sollicitant une prestation de santé.
  • Principes fondamentaux et missions des établissements de santé : Incluent le droit au libre choix, la qualité de la prise en charge, la confidentialité, la prise en charge de la douleur, et l’évaluation régulière de leur activité (voir aussi "la légitimité" en référence à la section 3).
  • Système de santé : Composé de quatre sous-systèmes : demande, offre, politique, financier, permettant une organisation cohérente pour répondre aux besoins de santé de la population.

📝 Points essentiels

  • La demande de soins est influencée par des facteurs démographiques (âge, genre), sociologiques (catégorie socio-professionnelle, revenu, précarité) et épidémiologiques.
  • La l'offre de soins comprend tous les biens et services fournis pour améliorer la santé, tels que les soins curatifs, préventifs, de réadaptation, et de longue durée.
  • Les établissements de santé ont pour missions principales la garantie du droit au libre choix, la qualité de la prise en charge, la confidentialité, la gestion de la douleur, et l’évaluation de leur activité, conformément aux principes fondamentaux.
  • La hiérarchie et le niveau de spécialisation des établissements varient selon leur statut juridique (public, privé non lucratif, privé lucratif) et leur fonction (hôpital, CHRU, CH, SSR, SLD).
  • La structure du système de santé est organisée autour de ces quatre sous-systèmes pour assurer une réponse cohérente aux besoins de la population.

💡 À retenir

Le système de santé français repose sur une organisation structurée en quatre sous-systèmes, visant à coordonner la demande, l’offre, la politique et le financement pour répondre efficacement aux besoins de santé de la population.

📖 2. Usagers et professionnels

🔑 Notions clés & Définitions

  • Usager : personne ayant recours au système de soins, c’est-à-dire qui sollicite ou bénéficie des services de santé pour répondre à ses besoins de soins.
  • Malade : personne dont l’état de santé est altéré, nécessitant une intervention curative.
  • Patient : personne qui consulte un médecin, impliquant une demande de soins émanant de la population, souvent évaluée par des experts selon ses besoins.
  • Professions de santé : ensemble des métiers réglementés par le code de Santé Publique, comprenant médecins, pharmaciens, infirmiers, kinésithérapeutes, etc., organisés en 6 Ordres professionnels.
  • Organisation professionnelle : structures telles que les 6 Ordres professionnels, les URPS (Unions Régionales des Professionnels de Santé), syndicats, et conventions, qui régissent, organisent et représentent les professionnels de santé.
  • Facteurs influençant la demande de soins : éléments démographiques (âge, genre), sociologiques (catégorie socio-professionnelle, revenu, précarité), qui modulent la fréquence et la nature des recours aux soins.

📝 Points essentiels

  • La distinction entre usager, malade et patient est fondamentale : l’usager sollicite le système, le malade présente une altération de santé, et le patient est celui qui consulte un professionnel pour une prise en charge.
  • Les professions de santé sont encadrées par la réglementation du code de Santé Publique, avec une organisation structurée en 6 Ordres professionnels, garantissant la qualité et la déontologie.
  • Les URPS jouent un rôle clé dans l’organisation de l’offre de soins, notamment en contribuant à l’élaboration des schémas régionaux d’organisation des soins (SROS).
  • La demande de soins est fortement modulée par des facteurs démographiques (par exemple, l’âge accru augmente la demande en soins gériatriques) et sociaux (revenu ou précarité pouvant limiter ou augmenter l’accès).
  • La compréhension de ces notions permet d’analyser la dynamique du système de santé, notamment en termes d’organisation et d’adaptation à la population.

💡 À retenir

Les usagers, en tant que bénéficiaires du système de soins, sont influencés par des facteurs démographiques et sociaux, tandis que les professionnels de santé, encadrés par des structures réglementaires, organisent l’offre de soins pour répondre à ces besoins.

📖 3. Établissements de santé publics

🔑 Notions clés & Définitions

  • Établissements de santé publics : établissements gérés par une personne morale de droit public, assurant la mission de service public hospitalier (SPH). Parmi eux, on trouve les CHRU, CH, HIA. AUTEUR (date) : gestion par personne morale de droit public, contrôle de l’État.
  • CHRU (Centre Hospitalier Régional Universitaire) : établissement public de santé de niveau régional, doté d’une vocation universitaire, intégrant des missions de soins, d’enseignement et de recherche.
  • Hôpital d’Instruction des Armées (HIA) : établissement public sous l’autorité du chef d’état-major des armées, considéré comme un CHU par le ministère de la Santé, avec une mission spécifique pour la santé militaire.
  • Contrôle de l’État : surveillance exercée par l’État sur les établissements publics de santé, garantissant leur conformité aux missions de service public, leur gestion financière et leur organisation.
  • Rôle des hôpitaux publics : fournir des soins de qualité, garantir le droit au libre choix, assurer la confidentialité, la prise en charge de la douleur, et contribuer à la formation et à la recherche dans le cadre du système de santé.
  • Service Public Hospitalier (SPH) : ensemble des établissements publics assurant la mission de service public hospitalier, avec gestion par une personne morale de droit public, sous contrôle de l’État.

📝 Points essentiels

Les établissements publics de santé, notamment les CHRU, CH, et HIA, jouent un rôle central dans le système de santé français en assurant une mission de service public hospitalier (SPH). Leur gestion est confiée à des personnes morales de droit public, ce qui leur confère une autonomie administrative tout en étant sous le contrôle de l’État, notamment pour garantir la conformité aux missions de service public.

Les CHRU ont une vocation régionale et universitaire, intégrant des missions de soins, de formation et de recherche, tandis que les HIA, sous l’autorité du chef d’état-major des armées, assurent la santé des militaires et leur famille. La gestion et le contrôle de ces établissements visent à assurer la qualité des soins, la confidentialité, la prise en charge de la douleur, et la conformité aux principes fondamentaux du service public hospitalier.

Le contrôle de l’État s’exerce notamment via des inspections et des évaluations régulières, garantissant que ces établissements remplissent leurs missions dans le cadre réglementaire et financier. La gestion par personne morale de droit public permet une organisation adaptée à la mission de service public tout en assurant une certaine autonomie administrative.

💡 À retenir

Les établissements publics de santé, gérés par une personne morale de droit public et sous contrôle de l’État, constituent le pilier du système hospitalier français, assurant une offre de soins accessible, de qualité et conforme aux principes du service public hospitalier.

📖 4. Établissements privés non lucratifs

🔑 Notions clés & Définitions

  • ESPIC (Établissements de Santé Privés d’Intérêt Collectif) : établissements de santé privés à but non lucratif, gérés par une personne morale de droit privé (association, fondation…) et qui réinvestissent intégralement leurs bénéfices dans l’innovation et le développement de services, avec un mode de financement similaire à celui des hôpitaux publics (Loi HPST 2009).
  • Gestion par personne morale de droit privé : mode de gestion des ESPIC, où l’établissement est administré par une structure juridique privée, distincte de l’État ou des collectivités publiques.
  • Non soumission aux règles des marchés publics : ces établissements ne sont pas soumis aux contraintes réglementaires des marchés publics, leur permettant une gestion plus flexible et orientée vers l’intérêt collectif.
  • Réinvestissement intégral des bénéfices : principe selon lequel tous les excédents financiers sont réinvestis dans l’amélioration des services, l’innovation et la qualité des soins, plutôt que distribués sous forme de dividendes.
  • Mode de financement similaire aux hôpitaux publics : leur financement repose principalement sur des dotations publiques, des tarifs de soins et des financements publics, assurant une stabilité économique comparable à celle des établissements publics.

📝 Points essentiels

Les ESPIC, créés par la loi HPST de 2009, constituent une catégorie spécifique d’établissements de santé privés à but non lucratif, gérés par des personnes morales de droit privé telles que des associations ou des fondations. Leur particularité réside dans leur mode de gestion, qui leur permet de réinvestir intégralement leurs bénéfices dans l’innovation et l’amélioration des services, sans distribuer de dividendes. Contrairement aux établissements à but lucratif, ils ne sont pas soumis aux règles strictes des marchés publics, ce qui leur confère une gestion plus souple. Leur mode de financement est comparable à celui des hôpitaux publics, principalement basé sur des financements publics et des tarifs de soins, ce qui leur assure une stabilité financière. Leur vocation est d’assurer une offre de soins de qualité, accessible et orientée vers l’intérêt collectif, tout en respectant les principes de gestion privée.

💡 À retenir

Les ESPIC sont des établissements de santé privés à but non lucratif, gérés par des structures de droit privé, qui réinvestissent leurs bénéfices dans l’innovation et les services, avec un mode de financement proche de celui des hôpitaux publics.

📖 5. Établissements privés lucratifs

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sociétés de personnes ou de capitaux : Structures juridiques dans lesquelles l’activité est organisée par des associés (personnes physiques ou morales) qui partagent les bénéfices, les risques et la gestion, permettant la réalisation d’établissements de santé à but lucratif.
  • Activité libérale des praticiens : Pratique médicale exercée de manière indépendante ou en partenariat dans ces établissements, sous un régime de profession libérale, permettant aux praticiens d’exercer leur activité en toute autonomie.
  • Contrats avec médecins associés ou non : Accords formels entre l’établissement et des praticiens, qu’ils soient partenaires ou employés, pour la réalisation des soins, la gestion ou la répartition des bénéfices.
  • Exemples : CAP SANTE, OC SANTE, CLINIPOLE : structures concrètes d’établissements privés à but lucratif, illustrant la diversité de ces organisations dans le secteur de la santé.

📝 Points essentiels

Les établissements privés lucratifs sont constitués sous forme de sociétés de personnes ou de capitaux, permettant une gestion commerciale orientée vers la maximisation des bénéfices. L’activité principale y est souvent libérale, avec une activité médicale exercée par des praticiens en partenariat ou en individuel, via des contrats formalisés (avec ou sans associés). Parmi ces structures, on trouve des exemples comme CAP SANTE, OC SANTE et CLINIPOLE, qui illustrent la variété de formes et de stratégies dans le secteur privé lucratif. Ces établissements jouent un rôle important dans l’offre de soins, en complémentarité avec le secteur public et privé non lucratif, en proposant des services souvent spécialisés ou innovants. La gestion repose sur des contrats précis avec les praticiens, permettant une organisation flexible et adaptée aux enjeux commerciaux et médicaux.

💡 À retenir

Les établissements privés lucratifs sont des structures commerciales où l’activité médicale est exercée par des praticiens en régime libéral, sous forme de sociétés ou de contrats, avec pour objectif la rentabilité et la croissance, illustrées par des exemples comme CAP SANTE, OC SANTE et CLINIPOLE.

📖 6. Groupements Hospitaliers de Territoire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) : dispositif créé par la loi de modernisation du système de santé en 2016, régissant la coopération entre plusieurs établissements publics de santé d’un même territoire, afin d’organiser une offre de soins cohérente et mutualisée.
  • Création par la loi de modernisation du système de santé (2016) : loi qui a instauré le cadre législatif pour la mise en place des GHT, en imposant leur obligation depuis juillet 2016.
  • Projet médical partagé : document formalisant la stratégie commune des établissements membres du GHT, visant à coordonner leurs activités pour répondre aux besoins de la population locale.
  • Organisation territoriale de l’offre de soins : principe selon lequel les GHT structurent l’offre de soins en fonction des spécificités régionales, favorisant la complémentarité et la mutualisation des ressources.
  • Mutualisation des équipes médicales : processus par lequel les établissements membres partagent leurs ressources humaines, notamment les équipes médicales, pour optimiser la prise en charge des patients et réduire les redondances.

📖 7. Structures sociales et médico-sociales

🔑 Notions clés & Définitions

  • Structures sociales et médico-sociales : Personnes morales de droit public ou privé gestionnaires d’établissements et services destinés à aider les personnes fragiles, en situation de précarité, handicapées ou âgées, conformément à l’article L.311-1 du CASF.
  • Mission principale : Aider les personnes dites "fragiles", notamment celles en précarité, en situation d’exclusion, handicapées ou âgées, en leur fournissant un accompagnement adapté.
  • Références légales : L’article L.311-1 et L.312-1 du CASF, ainsi que la loi n°2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale, qui précisent le cadre et les missions de ces structures.
  • Diversité des statuts : Ces structures peuvent être publiques, privées ou associatives, avec des modes de gestion variés, permettant une organisation adaptée aux besoins locaux et aux missions sociales.
  • Objectifs : Favoriser l’inclusion sociale, l’autonomie et la qualité de vie des personnes fragiles, tout en respectant les principes de continuité, de confidentialité et de qualité de l’accompagnement.

📝 Points essentiels

  • La loi n°2002-2 (2002) a clarifié la mission des établissements et services sociaux et médico-sociaux, en insistant sur leur rôle d’aide aux personnes en situation de vulnérabilité.
  • Selon l’article L.311-1 du CASF, ces structures peuvent être gérées par des personnes morales de droit public ou privé, ce qui leur confère une grande diversité statutaire.
  • Leur mission principale consiste à accompagner les personnes fragiles, en leur proposant des services adaptés, dans un cadre qui respecte leurs droits fondamentaux.
  • La loi de modernisation du système de santé de 2016 a renforcé la coopération entre ces établissements, notamment via la création des GHT, pour une meilleure organisation territoriale.
  • La gestion de ces structures doit respecter les principes de permanence, de neutralité, de non-discrimination et d’adaptation aux besoins spécifiques de chaque bénéficiaire.

💡 À retenir

Les structures sociales et médico-sociales, régies par le cadre légal du CASF, jouent un rôle essentiel dans l’aide aux personnes fragiles, en proposant une diversité de statuts et de missions pour répondre aux besoins sociaux et médico-sociaux de la population.

📖 8. Protection sociale en France

🔑 Notions clés & Définitions

  • Protection sociale : ensemble des mécanismes de prévoyance collective permettant aux individus ou ménages de faire face financièrement aux risques sociaux, tels que la maladie, la vieillesse, le chômage, ou la pauvreté. (source : introduction)
  • Risques sociaux : situations pouvant provoquer une baisse des ressources ou une hausse des dépenses, notamment la santé, la vieillesse, la famille, l’emploi, le logement, la pauvreté, et la dépendance. (source : introduction)
  • Institutions paritaires : organismes gérés par des représentants des employeurs et des salariés, jouant un rôle clé dans la gestion de la protection sociale, comme la caisse nationale d’assurance maladie ou la caisse d’allocations familiales. (source : organisation de la protection sociale)
  • Objectifs matériels et sociaux : la protection sociale vise à assurer la survie et le bien-être matériel des individus (objectifs matériels) tout en réduisant les inégalités et en favorisant l’intégration sociale (objectifs sociaux). (source : introduction)
  • Financement : la protection sociale est financée par divers acteurs, notamment l’État, les collectivités territoriales, le secteur privé, les mutuelles, et les associations, selon des modalités variées. (source : organisation de la protection sociale)

📝 Points essentiels

  • La protection sociale couvre principalement sept risques : santé, vieillesse, famille, emploi, logement, pauvreté, et dépendance, chacun étant financé et géré par différents acteurs.
  • Elle repose sur des mécanismes de prévoyance collective, visant à garantir un minimum de ressources et à réduire les inégalités face aux risques de la vie.
  • Les institutions impliquées sont multiples : l’État exerce une tutelle et finance directement ou indirectement, les collectivités territoriales interviennent dans des domaines spécifiques comme la dépendance, et les institutions paritaires, gérées par des représentants des employeurs et salariés, jouent un rôle central dans la gestion.
  • Le secteur privé, notamment les mutuelles et associations, participe également au financement et à la gestion des dispositifs de protection sociale.
  • La loi n°2002-2 du 2 janvier 2002 a renforcé la définition et la mission des établissements sociaux et médico-sociaux, qui aident les personnes fragiles.
  • La couverture du risque dépendance a été créée pour financer la prise en charge des personnes âgées ou handicapées, mais elle reste encore fragmentée.

💡 À retenir

La protection sociale en France constitue un système complexe de mécanismes collectifs visant à réduire les inégalités et à assurer la sécurité financière face aux risques sociaux, grâce à une organisation multi-acteurs et une couverture étendue.

📖 9. Aide sociale et action sociale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Prestations sociales : ensemble des aides financières (en espèces) ou des services (en nature) versés par les institutions de protection sociale pour soutenir les bénéficiaires face aux risques sociaux (vieillesse, maladie, famille, etc.). AUTEUR (date) : « prestations en espèces ou en nature »
  • Rôle du département : en France, il est le « chef de file de l’action sociale », responsable de la coordination et de la mise en œuvre des politiques sociales locales, notamment en matière d’aide sociale.
  • Distinction entre aide sociale et action sociale : l’aide sociale concerne principalement les prestations versées aux personnes en situation de précarité ou d’exclusion (ex. : RSA, aide aux personnes âgées ou handicapées), tandis que l’action sociale englobe l’ensemble des dispositifs visant à prévenir, accompagner et accompagner socialement (ex. : accompagnement social, prévention).
  • Lien avec la protection sociale : l’aide et l’action sociales sont des composantes de la protection sociale, qui couvre l’ensemble des mécanismes de prévoyance collective face aux risques sociaux, et s’adressent à des bénéficiaires souvent en dehors ou en complément de la protection sociale classique.

📝 Points essentiels

  • Les prestations sociales se divisent en en espèces (revenus de remplacement comme les indemnités journalières) et en nature (remboursements de dépenses ou financement direct de services, par exemple, les soins ou l’hébergement).
  • Le département joue un rôle central en tant que « chef de file » dans la mise en œuvre de l’action sociale, coordonnant notamment l’aide sociale départementale pour les personnes en difficulté.
  • La différence entre aide sociale et action sociale réside dans leur portée : l’aide sociale est souvent centrée sur le versement de prestations pour répondre à des besoins immédiats, alors que l’action sociale vise aussi la prévention, l’accompagnement et la réinsertion sociale.
  • La protection sociale est un système global qui inclut la sécurité sociale, l’aide sociale et l’action sociale, avec pour objectif de couvrir les risques sociaux et d’assurer un minimum vital aux populations bénéficiaires.

💡 À retenir

L’aide sociale, sous la responsabilité du département, constitue une composante essentielle de la protection sociale, visant à soutenir financièrement et socialement les personnes en difficulté, en complément des dispositifs de protection sociale en espèces ou en nature.

📖 10. Le 100% Santé France

🔑 Notions clés & Définitions

  • Objectifs du 100% Santé : garantir l’accès aux soins optiques, dentaires, et audioprothèses sans reste à charge pour les usagers, permettant ainsi une couverture intégrale des dépenses dans ces domaines (source : vidéo mentionnée).
  • Mécanismes de financement et mise en œuvre : dispositifs permettant de financer le dispositif 100% Santé, notamment via des ajustements tarifaires, des accords avec les professionnels de santé, et des financements publics ou mutualistes, afin d’assurer la gratuité ou la prise en charge complète des soins concernés (source : vidéo).
  • Impact sur les usagers et professionnels de santé : amélioration de l’accès aux soins, réduction des coûts directs pour les patients, et adaptation des pratiques professionnelles pour respecter les nouvelles modalités de prise en charge sans reste à charge (source : vidéo).

📝 Points essentiels

  • Le dispositif 100% Santé a été instauré pour répondre aux enjeux d’égalité d’accès aux soins en supprimant le reste à charge dans les secteurs optique, dentaire et audioprothèses, en s’appuyant sur des mécanismes de financement spécifiques (source : vidéo).
  • La mise en œuvre implique une coordination entre les acteurs publics, les complémentaires santé, et les professionnels de santé, avec des accords tarifaires et des référentiels de qualité pour garantir la qualité des soins et leur accessibilité financière (source : vidéo).
  • Ce dispositif a un impact significatif sur la relation entre usagers et professionnels, en favorisant la prévention, la fidélisation, et une meilleure prise en charge globale, tout en nécessitant une adaptation des pratiques professionnelles et une communication renforcée (source : vidéo).

💡 À retenir

Le 100% Santé vise à rendre certains soins entièrement pris en charge, améliorant ainsi l’accès aux soins et réduisant les inégalités, tout en impliquant une coordination renforcée entre acteurs publics, privés et professionnels de santé.

📊 Tableaux de Synthèse

CritèreÉtablissements publicsÉtablissements privés non lucratifsÉtablissements privés lucratifs
Statut juridiquePersonne morale de droit publicPersonne morale de droit privé à but non lucratifPersonne morale de droit privé à but lucratif
ContrôleContrôle de l’ÉtatContrôle de l’association ou fondationContrôle des actionnaires ou propriétaires
Missions principalesService public hospitalier, recherche, formationSoins, prévention, missions d’intérêt collectifSoins, rentabilité, développement commercial
ExemplesCHRU, CH, HIAESPIC, associations, fondationsCliniques privées, centres spécialisés
AutonomieMoyenne, sous contrôle administratif et financierMoyenne, gestion associative ou fondationÉlevée, gestion commerciale
CritèreGroupements Hospitaliers de Territoire (GHT)Structures sociales et médico-socialesProtection sociale en FranceAide sociale et action socialeLe 100% Santé France
Objectif principalCoopération et mutualisation entre établissementsAccompagnement social, médico-socialSécurité sociale, couverture maladieAssistance aux populations vulnérablesAccès aux soins sans reste à charge
CompositionPlusieurs établissements publics ou privésStructures sociales, EHPAD, IME, etc.Sécurité sociale (CNAM, URSSAF)Centres d’action sociale, CCASRéforme pour améliorer l’accès et la qualité
Fonction principaleCoordination des soins, parcours de santéAccompagnement social, insertionFinancement des soins et prestationsSoutien social, aide financièreGarantir un reste à charge zéro

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre Établissements publics et Établissements privés non lucratifs : gestion par personne morale différente, missions distinctes.
  2. Assimiler Hôpital d’Instruction des Armées (HIA) à un CHU, alors qu’il a une mission spécifique pour la santé militaire.
  3. Croire que tous les établissements privés lucratifs ont une mission de service public, ce qui n’est pas le cas.
  4. Confondre Offre de soins (biens et services) et Demande de soins (besoin exprimé par les usagers).
  5. Oublier que les professionnels de santé sont encadrés par le code de Santé Publique, notamment par les 6 Ordres professionnels.
  6. Confusion entre usager, malade et patient : usager sollicite, malade présente une altération, patient consulte.
  7. Penser que tous les établissements publics sont sous contrôle direct de l’État, alors que certains ont une autonomie administrative.

✅ Checklist Examen

  1. Connaître la définition de l’offre de soins selon l’OMS et ses composantes principales.
  2. Savoir distinguer entre usager, malade et patient avec leurs rôles dans le système.
  3. Identifier les missions principales des établissements publics de santé (ex. CHRU, HIA) et leur mode de gestion.
  4. Comprendre le rôle et la composition des Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT).
  5. Maîtriser les différences fondamentales entre établissements privés non lucratifs (ESPIC, associations) et privés lucratifs (cliniques privées).
  6. Connaître la structure et le contrôle des professions de santé (médecins, pharmaciens, infirmiers) et leur organisation en 6 Ordres.
  7. Identifier les principes fondamentaux et missions des établissements de santé publics (droit au libre choix, confidentialité, gestion de la douleur).
  8. Savoir ce qu’est une structure sociale et médico-sociale (EHPAD, IME) et leur rôle dans le parcours de soins.
  9. Connaître le fonctionnement de la Protection sociale en France (Sécurité sociale, URSSAF, CNAM).
  10. Comprendre le rôle de l’Aide sociale et action sociale (CCAS, centres d’action sociale).
  11. Maîtriser les objectifs et enjeux de la réforme "100% Santé" (accès sans reste à charge).
  12. Connaître la définition et les missions du Système de santé français selon Perroux et ses quatre sous-systèmes.

Pon a prueba tus conocimientos

Pon a prueba tus conocimientos sobre Organisation et acteurs du système de santé con 10 preguntas de opción múltiple con correcciones detalladas.

1. Qu'est-ce que le système de santé tel que défini dans le contexte de l'organisation du système de santé français ?

2. Selon le contenu, comment sont gérés les établissements publics de santé en France ?

Realiza el cuestionario →

Repasa con tarjetas de memoria

Memoriza los conceptos clave de Organisation et acteurs du système de santé con 19 tarjetas de memoria interactivas.

Organisation du système de santé

Coordonne demande, offre, politique, financement

Usager — définition ?

Personne sollicitant ou bénéficiant des soins

Établissements publics — exemples ?

CHRU, CH, HIA

Ver tarjetas de memoria →

Similar courses

Crea tus propias hojas de repaso

Importa tu curso y la IA genera hojas, cuestionarios y tarjetas de memoria en 30 segundos.

Generador de hojas