★ À maîtriser
📌 L’aphagie correspond à l’impossibilité d’avaler, tandis que l’odynophagie correspond à une déglutition douloureuse.
Compléments
★ À maîtriser
L’interrogatoire recherche le mode d’installation et l’intensité des symptômes, le terrain héréditaire, le mode de vie, les signes associés et l’existence de fausses routes.
Le transit œso-gastro-duodénal se réalise chez un patient à jeun qui ingère de la baryte afin d’étudier les parois et le temps de transit, notamment en cas de sténose ou de hernie hiatale.
La manométrie œsophagienne mesure le péristaltisme, la tonicité de l’œsophage et la fonctionnalité de ses sphincters.
Compléments
📌 Lors d’une pH-métrie œsophagienne, un reflux gastrique est détecté lorsque le pH enregistré est inférieur à 4, puis sa périodicité est relevée.
★ À maîtriser
📌 La dysphagie oropharyngée se situe au niveau du cou et de la région cervicale, tandis que la dysphagie œsophagienne se manifeste dans la région rétrosternale.
Les causes œsophagiennes comprennent des lésions organiques, des infections à Candida, CMV ou herpès, des médicaments, des œsophagites caustiques, des cancers et des troubles moteurs.
Le diagnostic de l’achalasie repose généralement sur la manométrie, qui montre une absence ou une diminution du péristaltisme.
Compléments
Les causes oropharyngées comprennent notamment la pharyngite, l’angine, le diverticule de Zenker, le cancer, l’AVC et les maladies du système nerveux.
Les traitements de l’achalasie comprennent les médicaments relaxants du muscle lisse, les injections de toxine botulique, la dilatation par ballonnet et la cardiomyotomie de Heller.
Les aphtes récidivants peuvent être associés à un déficit en vitamine B12, à une carence en fer ou à une intolérance au gluten.
Un aphte guérit généralement spontanément en moins de 10 jours, avec la possibilité d’utiliser des bains de bouche.
La candidose buccale se manifeste par des lésions blanchâtres, parfois associées à une langue rouge et douloureuse, et se traite par des antifongiques et des bains de bouche.
★ À maîtriser
📌 La prise en charge des troubles de l’oralité doit être rapide et multidisciplinaire, avec notamment un orthophoniste, un médecin et un diététicien.
Compléments
Les enfants et les personnes âgées sont plus susceptibles de présenter un trouble de l’oralité.
Sans prise en charge, les troubles de l’oralité peuvent entraîner un retard de croissance, une déshydratation, une dénutrition ou un isolement social.
Traumatisme ou affection → refus alimentaire → dénutrition
★ À maîtriser
La hernie hiatale est fréquente, son incidence augmente avec l’âge et elle s’accompagne principalement d’un reflux gastro-œsophagien.
Le pyrosis est le symptôme typique du reflux gastro-œsophagien, souvent accentué après les repas, en position penchée en avant ou en décubitus nocturne.
Le traitement du reflux associe selon sa gravité des mesures hygiéno-diététiques, des antiacides ou alginates, des inhibiteurs de la pompe à protons, des traitements de la motricité et parfois une chirurgie ou une intervention endoscopique.
Compléments
Le diagnostic de la hernie hiatale repose notamment sur l’endoscopie ou le transit baryté, et ses complications peuvent comprendre une anémie par saignement ou un ulcère.
Le reflux gastro-œsophagien touche environ 10 à 20 % de la population.
Les principaux facteurs favorisant le reflux sont l’obésité, la hernie hiatale, la grossesse et certains médicaments, notamment la théophylline et certains traitements cardiovasculaires.
Relâchement du sphincter → reflux acide → lésions œsophagiennes
★ À maîtriser
L’œsophagite peptique résulte de l’action corrosive des sucs gastriques et siège généralement dans le tiers inférieur de l’œsophage.
L’œsophagite médicamenteuse est favorisée par la prise de médicaments, notamment les anti-inflammatoires non stéroïdiens, le soir, hors repas et sans boisson.
Une œsophagite peptique non traitée peut évoluer vers une sténose, une anémie, une hémorragie digestive, un endobrachyœsophage ou un cancer de l’œsophage.
Compléments
Les œsophagites infectieuses peuvent être dues à Candida albicans, à l’herpès, au cytomégalovirus, à Helicobacter pylori ou au tréponème pâle.
L’œsophagite médicamenteuse provoque une dysphagie douloureuse et une odynophagie, avec des lésions endoscopiques surtout dans les tiers moyen et supérieur de l’œsophage.
★ À maîtriser
📌 Les bases fortes dissolvent les protéines jusqu’à la musculeuse, tandis que les acides provoquent principalement des nécroses.
L’échelle endoscopique de Zargar classe les lésions en stade 0 normal, stade 1 avec œdème et érythème, stade 2 avec ulcérations et hémorragies, et stade 3 avec nécroses.
La prise en charge des œsophagites caustiques est urgente et peut comprendre une hospitalisation, une nutrition entérale et, dans les cas graves, une œso-gastrectomie avec jéjunostomie et coloplastie.
Compléments
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
L’infection à Helicobacter pylori est une condition possible mais non suffisante au développement d’un ulcère, auquel participent aussi le stress et certains médicaments.
Les sécrétions acides sont élevées ou normales dans l’ulcère duodénal, tandis qu’elles sont inférieures ou normales dans l’ulcère gastrique.
Helicobacter pylori est retrouvée dans 95 % des cas d’ulcères duodénaux.
L’ulcère duodénal peut récidiver dans plus de la moitié des cas et provoquer une hémorragie ou une sténose du pylore, mais il ne se transforme jamais en cancer.
Compléments
★ À maîtriser
Les gastrites érosives peuvent être provoquées par le stress, l’alcool ou les médicaments, tandis que les gastrites non érosives sont notamment liées à Helicobacter pylori.
Les gastrites chroniques sont notamment liées à l’anémie de Biermer, à la maladie de Ménétrier, à Helicobacter pylori ou à l’alcoolisme chronique.
Le diagnostic de la gastrite repose essentiellement sur l’endoscopie et la biopsie, qui peuvent montrer une infiltration inflammatoire, une atrophie des glandes fundiques ou une métaplasie intestinale.
Compléments
Les gastrites aiguës peuvent être toxiques, médicamenteuses, infectieuses ou immunitaires, notamment après prise d’AINS, de corticoïdes à forte dose ou d’aspirine.
Les gastrites chroniques peuvent évoluer vers des ulcères, une dysplasie épithéliale ou un adénocarcinome gastrique.
★ À maîtriser
Ses manifestations comprennent les douleurs abdominales, les diarrhées, les saignements rectaux, les lésions anales, la fièvre, la perte de poids et des atteintes oculaires, articulaires ou cutanées.
Le diagnostic de la maladie de Crohn repose sur des analyses sanguines, un examen des selles, une radioscopie et une endoscopie avec biopsie pouvant montrer des granulomes épithélioïdes.
Non traitée, la maladie de Crohn peut provoquer une occlusion, des ulcères, des abcès, des fistules, des carences, des hémorragies et une augmentation du risque de cancer intestinal ou colique.
Compléments
La maladie de Crohn survient généralement entre 15 et 40 ans, touche environ 0,1 % de la population et évolue par poussées.
Le traitement de la maladie de Crohn peut associer mézalamine, corticoïdes, anti-TNF alpha, anti-interleukines, supplémentation nutritionnelle, prise en charge diététique et chirurgie des lésions.
Le syndrome du côlon irritable semble résulter de l’association d’une hypersensibilité viscérale et de troubles de la motricité digestive, avec parfois une perturbation de la flore intestinale et des facteurs psychologiques.
★ À maîtriser
📌 La diverticulose non compliquée est généralement asymptomatique, tandis que la diverticulite peut provoquer des douleurs de la fosse iliaque, des troubles du transit, de la fièvre et une hyperleucocytose.
Les complications comprennent la sigmoïdite, la péritonite, la rupture d’un diverticule, l’hémorragie et la formation d’un abcès.
Le scanner est privilégié pour diagnostiquer une diverticulite, car la coloscopie peut augmenter l’inflammation.
Compléments
La diverticulose est très rare avant 30 ans et touche environ 50 % des personnes de plus de 70 ans.
Le traitement peut associer antibiotiques, antispasmodiques, régime sans résidus et réhydratation, avec ponction-drainage des abcès et chirurgie après au moins deux poussées.
Diverticule infecté → inflammation → abcès ou péritonite
★ À maîtriser
📌 Le carcinome épidermoïde de l’œsophage siège surtout dans ses parties moyenne et supérieure, tandis que l’adénocarcinome siège plutôt dans sa partie inférieure et provient de cellules glandulaires.
Les principaux facteurs de risque du cancer de l’œsophage sont l’alcool, le tabac, l’obésité et, pour l’adénocarcinome, l’œsophage de Barrett.
Le diagnostic du cancer de l’œsophage repose sur l’endoscopie avec biopsie et analyse anatomopathologique, complétée par un bilan d’extension.
Selon le stade, le traitement du cancer œsophagien comprend une résection endoscopique, une chirurgie de résection avec reconstruction, une radiochimiothérapie ou une chimiothérapie au stade métastatique.
Le cancer de l’estomac est un adénocarcinome dans 90 % des cas et Helicobacter pylori est présente dans 80 % des cas.
Le traitement de référence du cancer gastrique est la gastrectomie partielle ou totale selon la localisation, associée si nécessaire à une chimiothérapie ou une radiothérapie et à une prise en charge nutritionnelle.
Compléments
Le cancer de l’œsophage touche environ 4 500 personnes en France et concerne préférentiellement les hommes, qui représentent les trois quarts des cas.
Après gastrectomie, des complications nutritionnelles peuvent comprendre un dumping syndrome, des carences en vitamines B9, B12 et D, une malabsorption du fer et du calcium, une hypoglycémie post-prandiale et une satiété précoce.
Le cancer colorectal représente environ 40 000 cas par an en France, touche le côlon dans 60 % des cas et le rectum dans 40 % des cas.
La dégénérescence d’un polype adénomateux en cancer se fait généralement en 8 à 10 ans, et le risque augmente avec sa taille et son nombre.
Les facteurs de risque comprennent un âge supérieur à 50 ans, un antécédent familial, les prédispositions génétiques, le surpoids, une alimentation riche en graisses et viande rouge, l’alcool, le tabac, la sédentarité et le diabète de type 2.
Le dépistage sans risque repose sur une recherche dans les selles tous les deux ans chez les personnes de plus de 50 ans, tandis qu’une coloscopie annuelle est pratiquée en cas de risque très élevé.
Le traitement des polypes repose sur leur exérèse endoscopique et leur analyse anatomopathologique, avec chirurgie, chimiothérapie ou thérapie ciblée selon l’extension du cancer.
Polype adénomateux → adénocarcinome en 8 à 10 ans
| Type | Localisation | Causes ou diagnostic |
|---|---|---|
| Oropharyngée | Cou et région cervicale | Bilan ORL ; pharyngite, AVC, diverticule de Zenker |
| Œsophagienne | Région rétrosternale | Endoscopie, manométrie, radiographie ; reflux, sténose, achalasie |
| Type | Localisation | Facteurs ou origine |
|---|---|---|
| Carcinome épidermoïde | Parties moyenne et supérieure | Alcool et tabac |
| Adénocarcinome | Partie inférieure | Cellules glandulaires ; œsophage de Barrett |
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1. Quelle est la fonction principale de l’œsophage lors de la déglutition ?
2. Quel est le rôle des sphincters œsophagiens supérieur et inférieur ?
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Quelle est la longueur de l'œsophage humain ?
L'œsophage mesure 25 cm de long.
Quelles sont les parties anatomiques de l'œsophage ?
L'œsophage comprend une partie cervicale, thoracique et abdominale.
Quels sphincters contrôlent le passage du bol alimentaire dans l'œsophage ?
Les sphincters œsophagiens supérieur et inférieur contrôlent ce passage.
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