Hoja de repaso: Les Fondements de l'Organisation

📋 Plan du Cours

  1. Double sens du terme organisation
  2. Définition et propriétés des organisations
  3. Typologie des organisations privées publiques tiers-secteur
  4. Structure organisationnelle : définition et coordination
  5. Hiérarchie et organigramme dans les organisations
  6. Structures fonctionnelle divisionnelle et leurs limites
  7. Structure matricielle : principes et arbitrages
  8. Structure en réseau et régulation de type marché
  9. Configurations de Mintzberg : adhocratie et contrôle
  10. Organisation missionnaire et standardisation des valeurs
  11. Théorie de la contingence : congruence et fit
  12. Modèle de Greiner : crises et évolution des structures

📖 1. Double sens du terme organisation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Organisation (sens 1) : Une organisation désigne un groupe de personnes étudié par la théorie des organisations, avec ses frontières et sa coordination durable.
  • Organisation (sens 2) : Une organisation désigne la manière dont un groupe est constitué et fonctionne, c’est-à-dire son mode d’organisation ou sa structure.
  • Organiser : Organiser signifie rendre apte à la vie, ce qui relie le fonctionnement d’un groupe à sa capacité d’exister et d’agir.
  • Structure : La structure (ou mode d’organisation) correspond au second sens du terme organisation, c’est-à-dire l’agencement du fonctionnement du groupe.

📝 Points essentiels

  • Le mot organisation a deux sens distincts : le groupe de personnes et le mode de fonctionnement du groupe.
  • Les deux sens sont liés : un groupe devient actif parce qu’il se dote d’un mode de fonctionnement.
  • Le risque d’ambiguïté vient du fait que « organisation » peut renvoyer soit à la théorie des organisations, soit à la théorie de l’organisation.
  • Dans ce cours, organisation est utilisé pour le sens 1, et structure (ou mode d’organisation) pour le sens 2.
  • La théorie des organisations porte sur le premier sens, tandis que « théorie de l’organisation » renvoie plutôt au second sens.
  • Le choix de vocabulaire vise à clarifier l’objet d’étude : entité coordonnée vs agencement du fonctionnement.

💡 Astuce mémo

Organisation = Entité (sens 1) ; Structure = Fonctionnement (sens 2).

📖 2. Définition et propriétés des organisations

🔑 Notions clés & Définitions

  • Organisation hiérarchique : Organisation structurée par niveaux de commandement où les communications et ordres passent par paliers successifs.
  • Principes de gestion de Fayol : Ensemble de principes de management formulés par Henri Fayol pour organiser l’autorité, la discipline et la circulation des ordres.
  • Organigramme : Document qui résume la structure hiérarchique d’une organisation et rend visibles les relations de commandement.
  • Structure fonctionnelle : Structure qui regroupe l’organisation en directions spécialisées par grandes fonctions (production, marketing, RH, etc.).
  • Structure divisionnelle : Structure qui regroupe l’organisation par segments stratégiques, marchés ou zones géographiques, avec un directeur par division.

📝 Points essentiels

  • Une organisation militaire romaine est décrite comme une hiérarchie en cohortes, manipules, centuries et décuries, unité de base commandée par un décurion.
  • Le principe d’autorité correspond au droit de commander et au pouvoir de se faire obéir.
  • Le principe de discipline impose le respect de conventions liées à l’obéissance, l’assiduité, l’activité, la tenue et les signes extérieurs de respect.
  • Le principe d’unité du commandement impose qu’un agent ne reçoive d’ordres que d’un seul supérieur hiérarchique.
  • Le principe hiérarchique impose que les communications passent palier par palier entre autorités et vers l’autorité supérieure.
  • L’organigramme concrétise la structure hiérarchique en montrant la façon dont les principes de Fayol s’appliquent dans l’organisation.

💡 Astuce mémo

Autorité + Discipline + Unité + Hiérarchie = ADUIH (les ordres montent/descendent par paliers, sans double commandement).

📖 3. Typologie des organisations privées publiques tiers-secteur

🔑 Notions clés & Définitions

  • Maison d’édition : Une organisation privée qui produit et commercialise des contenus, et qui peut choisir entre mutualisation interne et prestataire externe pour certaines fonctions.
  • Service transversal mutualisé : Un dispositif organisationnel qui regroupe des fonctions communes entre plusieurs entités et fournit un service interne facturé via une logique de PCI.
  • Prestataire externe : Un fournisseur externe choisi par une entité pour réaliser une fonction lorsque la mutualisation ne convient pas en tarif ou en qualité.
  • Structure fonctionnelle-divisionnelle : Une structure hybride combinant des fonctions support et des divisions organisées par types de produits ou d’activités.
  • Organigramme : Une représentation simplifiée de la structure formelle qui ne capture pas les relations informelles entre personnes ou services.

📝 Points essentiels

  • Les maisons d’édition de Sejer sont en concurrence entre elles, ce qui influence leurs choix d’organisation des fonctions.
  • Les fonctions mutualisées (ex. informatique) sont fournies par des services transversaux et donnent lieu à des facturations sous forme de PCI.
  • Une maison d’édition est un client du service informatique mutualisé lorsqu’elle utilise ce service.
  • Par exception (rare), une maison d’édition peut préférer un prestataire externe si elle n’est pas satisfaite du tarif ou de la qualité.
  • Certaines fonctions jugées stratégiques (notamment commerciales) ne sont pas mutualisées pour éviter la diffusion d’informations sensibles vers un concurrent.
  • Chaque maison d’édition dispose de son propre prestataire pour limiter le risque de transmission d’informations à une maison concurrente au sein de Sejer.

💡 Astuce mémo

Concurrence + sensibilité = mutualisation limitée (PCI possible, prestataire si stratégique).

📖 4. Structure organisationnelle : définition et coordination

🔑 Notions clés & Définitions

  • Division du travail : La division du travail consiste à répartir les tâches entre différents acteurs de l’organisation.
  • Besoin de coordination : Le besoin de coordination désigne la nécessité d’organiser les interactions entre les tâches séparées pour que l’ensemble fonctionne.
  • Supervision directe : La supervision directe est un mécanisme où un supérieur donne des ordres et contrôle l’exécution de ses subordonnés.
  • Ajustement mutuel : L’ajustement mutuel est un mécanisme où la coordination se fait par échanges informels entre acteurs, sans hiérarchie directe.
  • Standardisation des procédures : La standardisation des procédures est un mécanisme où des procédures décrivent précisément comment réaliser les tâches.

📝 Points essentiels

  • La structure organisationnelle sert à répartir le travail, et cette division rend la coordination indispensable.
  • Mintzberg distingue six mécanismes de coordination assimilables à des modes de contrôle.
  • La supervision directe crée une relation asymétrique chef-subordonné, efficace surtout dans les petites structures et en période de crise.
  • L’ajustement mutuel repose sur une coordination par communication informelle, par exemple via un brainstorming en équipe créative.
  • La standardisation des procédures est conçue par la technostructure qui formalise la meilleure façon de faire et décompose le travail en étapes.
  • La standardisation des procédures soutient le contrôle budgétaire et peut aussi encadrer des tâches complexes via protocoles, check-lists ou manuels.

💡 Astuce mémo

Division du travail → coordination : « qui fait quoi » impose « comment s’aligner ».

📖 5. Hiérarchie et organigramme dans les organisations

🔑 Notions clés & Définitions

  • Standardisation par les procédures : Mécanisme de coordination où l’on oriente l’action grâce à des étapes prescrites et répétables.
  • Standardisation par les qualifications : Mécanisme de coordination où l’on affecte les tâches selon le niveau de compétence ou le type de spécialisation requis.
  • Standardisation par les résultats : Mécanisme de coordination où l’on pilote l’organisation en évaluant et en contrôlant les performances obtenues.
  • Standardisation par les normes : Mécanisme de coordination où l’on oriente les comportements à partir de valeurs et de règles partagées par le groupe.
  • Configurations structurelles de Mintzberg : Typologie des organisations décrivant, pour chaque forme, une partie dominante et un mode de coordination principal.

📝 Points essentiels

  • La standardisation par les procédures consiste à suivre une liste et à appeler le prochain disponible si le précédent ne répond pas.
  • La standardisation par les qualifications consiste à orienter un client vers un spécialiste correspondant au type de dossier (ex. droit pénal).
  • La standardisation par les résultats consiste à diriger un client vers l’avocat jugé le plus efficace du cabinet quand l’enjeu est présenté comme très élevé.
  • La standardisation par les normes consiste à orienter le client vers une personne jugée la plus appropriée au regard des valeurs internes du cabinet.
  • Mintzberg propose six configurations structurelles de base, chacune combinant une partie dominante et un mode de coordination dominant.
  • Structure simple : la supervision directe du patron domine et l’organisation n’a pas besoin de déléguer via une ligne hiérarchique inexistante ou très réduite, ce qui limite l’usage utile de procédures lourdes de gestion

💡 Astuce mémo

Procédures → Qualifications → Résultats → Normes : qui fait quoi, selon quoi, pour quoi, et selon quelles valeurs.

📖 6. Structures fonctionnelle divisionnelle et leurs limites

🔑 Notions clés & Définitions

  • Idéaux-types de Weber : Les idéaux-types sont des modèles théoriques purs qui servent à comprendre et classer des organisations, même s’ils sont rarement observés tels quels.
  • Hybridation organisationnelle : L’hybridation organisationnelle désigne le fait que, dans la réalité, plusieurs configurations structurelles coexistent ou se combinent au sein d’une même organisation.
  • One best way : Le one best way est l’idée qu’il existe une structure « optimale » unique pour organiser efficacement le travail.
  • Division du travail : La division du travail est le principe qui consiste à répartir les tâches en opérations distinctes afin d’augmenter la productivité.
  • Organisation scientifique du travail : L’organisation scientifique du travail est une approche qui cherche la meilleure méthode de travail grâce à une analyse scientifique et à des procédures standardisées.

📝 Points essentiels

  • Les configurations structurelles issues de typologies sont des idéaux-types au sens de Weber, donc rarement observées en état « pur ».
  • Dans la plupart des organisations, on observe plutôt une hybridation ou une coexistence de configurations structurelles.
  • La typologie de Mintzberg sert d’abord au diagnostic organisationnel, sans jugement de valeur sur les configurations.
  • Le one best way vise à identifier une structure la plus adaptée, et les premiers théoriciens cherchent une « meilleure » organisation possible.
  • Adam Smith justifie la division du travail par un accroissement de la puissance productive du travail.
  • L’accroissement chez Adam Smith provient de l’habileté individuelle, de l’économie de temps entre tâches et de l’invention de machines qui abrègent le travail.

💡 Astuce mémo

Idéaux-types = « modèles propres » rarement vus ; Réalité = « mélange » pour diagnostiquer.

📖 7. Structure matricielle : principes et arbitrages

🔑 Notions clés & Définitions

  • Autorité traditionnelle : L’autorité traditionnelle est une forme de légitimité fondée sur des coutumes anciennes, respectées par habitude et validées par leur ancienneté.
  • Autorité charismatique : L’autorité charismatique est une légitimité basée sur la grâce personnelle d’un individu, perçue comme exceptionnelle et inspirant un dévouement aux qualités du chef.
  • Autorité rationnelle-légale : L’autorité rationnelle-légale est une légitimité fondée sur la validité de statuts légaux et sur des compétences définies par des règles rationnellement établies.
  • Bureaucratie weberienne : La bureaucratie weberienne est un mode d’organisation caractérisé par des règles, une hiérarchie de contrôle, et une séparation entre fonction et personne.
  • Cercles vicieux bureaucratiques : Les cercles vicieux bureaucratiques sont des enchaînements où des buts deviennent des fins, la rigidité crée des tensions, puis de nouvelles règles aggravent le problème.

📝 Points essentiels

  • Weber distingue trois sources de légitimité de l’autorité : traditionnelle, charismatique et rationnelle-légale.
  • Dans la bureaucratie, les compétences sont fixées par des lois ou règlements et une hiérarchie peut contrôler le travail des subordonnés.
  • La bureaucratie impose une séparation entre la fonction et l’homme qui l’occupe.
  • Le statut des fonctionnaires protège l’emploi à vie, avec un recrutement par concours/examens/diplômes et une rémunération par salaire fixe.
  • L’avancement repose sur des critères objectifs, et l’autorité s’exerce via la règle plutôt que via la personne.
  • Weber considère que l’autorité rationnelle-légale rend possible le refus d’un ordre non légitime, grâce aux garanties statutaires et aux règles encadrant l’ordre.

💡 Astuce mémo

Légitimité = Tradition (habitude) / Charisme (personne) / Rationnel-légal (règle).

📖 8. Structure en réseau et régulation de type marché

🔑 Notions clés & Définitions

  • Entreprise virtuelle : Une entreprise virtuelle est une forme de coopération où des partenaires produisent ensemble des services complexes, souvent dématérialisés, sans dépendre d’une localisation unique.
  • Chaîne de valeur : Une chaîne de valeur désigne l’enchaînement des activités qui transforment et font circuler la production, chaque acteur apportant une expertise spécifique.
  • Communautés open source : Une communauté open source regroupe des développeurs qui collaborent à distance via Internet pour construire un logiciel, malgré l’absence de rencontres physiques.
  • Théorie de la contingence : La théorie de la contingence affirme qu’aucune structure n’est optimale en toutes circonstances, car la performance dépend de l’adéquation aux conditions.
  • Congruence organisationnelle : La congruence (fit) est l’alignement entre un facteur de contingence et la structure choisie, qui rend l’organisation plus performante que des alternatives.

📝 Points essentiels

  • Une structure en réseau peut dépasser une logique de partenariat classique en s’appuyant sur des coopérations distribuées et spécialisées.
  • L’entreprise virtuelle se rapproche d’une production de services complexes dématérialisés, rendue possible par les technologies de l’information.
  • La comparaison implicite avec Benetton souligne que la coopération peut être géographiquement contrainte ou au contraire affranchie par le numérique.
  • Dans l’esprit de Davidow et Malone, la collaboration à distance évoque les communautés open source où des développeurs coordonnent leurs contributions via Internet.
  • La théorie de la contingence remplace l’idée de one best way par l’idée qu’une structure est optimale seulement dans certaines circonstances.
  • Les facteurs de contingence incluent des éléments internes (taille, âge, stratégie) et externes (environnement).

💡 Astuce mémo

Réseau = « virtuel » : services dématérialisés + partenaires spécialisés + coordination via Internet.

📖 9. Configurations de Mintzberg : adhocratie et contrôle

🔑 Notions clés & Définitions

  • Adhocratie : Configuration organisationnelle où la coordination repose surtout sur l’ajustement mutuel et l’adaptation, plutôt que sur des règles stables.
  • Contrôle de gestion : Mécanisme de pilotage qui organise la mesure et la régulation des activités, en s’appuyant sur des dispositifs formalisés ou non.
  • Standardisation : Mode de contrôle fondé sur des références fixes qui encadrent l’exécution des tâches répétitives.
  • Ajustement mutuel : Mécanisme de coordination où les acteurs se coordonnent directement entre eux pour résoudre les problèmes au fil de l’activité.
  • Structure informelle : Ensemble de règles et de pratiques non écrites qui coexistent avec la structure formelle et influencent le travail réel.

📝 Points essentiels

  • Il n’existe pas de système de contrôle universel « idéal » : les dispositifs sont des assemblages hétérogènes adaptés aux contraintes de l’activité.
  • On identifie souvent un mécanisme de contrôle dominant pour caractériser la configuration structurelle d’une organisation.
  • La typologie de Woodward relie la technologie au contrôle : plus on se rapproche de la production en continu, plus la chaîne hiérarchique s’allonge et la proportion de cadres augmente.
  • La production de masse se prête davantage à des standards classiques, alors que ces standards sont peu adaptés à l’artisanat ou à la gestion de projet.
  • La taille accroît la différenciation structurelle : grandes entreprises = postes plus spécialisés, plus de composants structurels et composants plus grands.
  • Dans les petites structures, la polyvalence rend difficile la fixation de standards chiffrés (ex. rythme de dactylographie) car les interruptions perturbent l’exécution.

💡 Astuce mémo

Contrôle = Technologie × Taille : continu et grandes tailles → hiérarchie et formalisation ; masse → standards ; projet/artisanat → moins de standards, plus d’adaptation.

📖 10. Organisation missionnaire et standardisation des valeurs

🔑 Notions clés & Définitions

  • Structure informelle : La structure informelle désigne des formes d’organisation qui coexistent avec la structure formelle et influencent la division du travail et la coordination.
  • Groupe de travail : Un groupe de travail est un collectif interne qui développe ses propres normes de comportement et peut orienter les efforts de ses membres.
  • Sentiment d’appartenance : Le sentiment d’appartenance correspond à l’attachement ressenti, souvent davantage lié au groupe de travail qu’à l’organisation entière.
  • Leadership autocratique : Le leadership autocratique est un style où les décisions sont principalement imposées par le dirigeant plutôt que construites avec le groupe.
  • Leadership démocratique : Le leadership démocratique est un style où les décisions sont davantage partagées ou construites avec les membres du groupe.

📝 Points essentiels

  • La direction ne détient pas toujours le monopole de la division du travail et de la coordination, car des groupes de travail structurent aussi l’organisation.
  • Mayo a observé qu’un groupe de travailleurs pouvait réduire volontairement sa production malgré l’existence de primes.
  • Dans de nombreuses organisations, l’appartenance au groupe de travail domine l’appartenance à l’organisation entière.
  • Likert voit l’organisation en groupe de travail comme un moyen d’impliquer plus de personnes dans la décision et de réduire les tensions liées à un contrôle trop hiérarchique.
  • Lewin et des chercheurs associés ont étudié des formes de leadership optimales, notamment autocratique, démocratique et laisser-faire.
  • Des paramètres culturels peuvent expliquer des différences entre organisations, au-delà des facteurs strictement structurels.

💡 Astuce mémo

Groupe d’abord : normes du groupe → effort ajusté (même avec primes) ; puis styles de leadership à tester (auto/démo/laissez-faire).

📖 11. Théorie de la contingence : congruence et fit

🔑 Notions clés & Définitions

  • Congruence organisationnelle : La congruence organisationnelle désigne l’alignement entre la structure, les responsabilités et les mécanismes de contrôle pour éviter les dysfonctionnements.
  • Fit structure-contrôle : Le fit structure-contrôle correspond à l’adéquation entre le type de structure (centralisée, décentralisée, coordonnée) et le système de gestion/contrôle associé.
  • Croissance par délégation : La croissance par délégation est une phase où l’entreprise décentralise les décisions vers des entités responsables de leurs résultats.
  • Croissance par coordination : La croissance par coordination est une phase où l’entreprise combine autonomie opérationnelle et coordination par des dispositifs centraux.
  • Crise de contrôle : La crise de contrôle est la dégradation qui survient quand le contrôle à distance devient illusoire et que l’organisation se fragmente en fiefs.

📝 Points essentiels

  • Quand les performances baissent, les responsables fonctionnels peuvent se renvoyer la responsabilité, ce qui révèle une crise d’autonomie liée au manque d’autonomie décisionnelle.
  • La crise d’autonomie se résout par une structure plus décentralisée, avec des entités dirigées par des managers responsables de résultats et d’un ensemble de responsabilités (technique, commerciale, etc.).
  • Dans la croissance par délégation, la direction générale gère un portefeuille d’activités et tranche surtout via le choix et le remplacement des managers selon les résultats.
  • La décentralisation exige un système comptable orienté centres de profit, avec facturation interne et reporting pour mesurer les résultats des entités.
  • À un certain stade, le contrôle à distance peut dégénérer en féodalités ou balkanisation, avec des frais généraux discrétionnaires qui réduisent la rentabilité remontant au siège.
  • Une crise de rentabilité peut déclencher une défiance des actionnaires et faciliter une OPA, puis un raider peut « vider » les barons pour restaurer la rentabilité financière.

💡 Astuce mémo

Délégation = centres de profit + contrat résultats ; si ça dérape → féodalités → crise de rentabilité.

📖 12. Modèle de Greiner : crises et évolution des structures

🔑 Notions clés & Définitions

  • Croissance par la direction : La croissance par la direction correspond à une phase où l’entreprise se développe en renforçant l’encadrement et en formalisant des procédures administratives et comptables.
  • Crise d’autonomie : La crise d’autonomie désigne le moment où des responsables fonctionnels se renvoient la responsabilité et manquent de prise en charge claire.
  • Divisionnalisation : La divisionnalisation est une structuration par unités autonomes, souvent organisée en centres de profit, pour mieux piloter la performance.
  • Structure de groupe : La structure de groupe regroupe plusieurs entités sous une logique de coordination, avec consolidation et reporting au niveau du groupe.
  • Isomorphisme institutionnel : L’isomorphisme institutionnel décrit le fait que des organisations d’un même champ adoptent des structures de plus en plus semblables pour gagner en légitimité.

📝 Points essentiels

  • Le modèle de Greiner décrit une succession de phases de croissance, chacune suivie d’une crise qui pousse à changer de structure.
  • Phase 2 : l’apparition d’un encadrement intermédiaire et de procédures administratives et comptables formalisées accompagne la croissance par la direction.
  • Crise d’autonomie : les responsables fonctionnels manquent de responsabilité et créent des jeux de renvoi entre fonctions.
  • Phase 3 : la divisionnalisation met en place des centres de profit, avec facturation interne et importance du contrôle de gestion.
  • Crise de contrôle : la division peut mener à une balkanisation, c’est-à-dire une fragmentation nuisible des logiques de pilotage.
  • Phase 4 : la croissance par coordination s’appuie sur une structure de groupe, avec consolidation, reporting groupe et rentabilité du capital investi comme logique de pilotage.

💡 Astuce mémo

Greiner = Direction → Autonomie (crise) → Division (centres de profit) → Contrôle (balkanisation) → Groupe (coordination) ; Néo-institutionnel = Légitimité par imitation/coercition/normes.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1971Etzioni (1971) : citation sur la vie immergée dans les organisations et l’État comme organisation
1916Fayol (1916) : définition de 14 principes de gestion (autorité, discipline, unité du commandement, hiérarchique)
1987Robbins (1987) : définition de l’organisation comme entité de coordination à frontières identifiables et durable

📊 Tableaux de synthèse

Typologie des structures (Mintzberg) et mécanisme dominant

ConfigurationPartie dominanteMécanisme dominant
Structure simpleSommet stratégiqueSupervision directe
Bureaucratie mécanisteTechnostructureStandardisation des procédés
Bureaucratie professionnelleCentre opérationnelStandardisation des qualifications
Structure divisionnaliséeLigne hiérarchiqueStandardisation des résultats
AdhocratieSupport logistiqueAjustement mutuel
Organisation missionnaireIdéologieStandardisation des normes

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre le double sens : « organisation » (entité de coordination) vs « structure/mode d’organisation » (façon de fonctionner).
  2. Croire que l’organigramme décrit tout : il ne capture pas les relations informelles (appartenances, proximité spatiale, etc.).
  3. Mélanger les mécanismes de coordination : supervision directe (chef ordonne) n’est pas ajustement mutuel (coordination informelle).
  4. Inverser standardisation des procédures et des résultats : procédures = comment faire ; résultats = niveau de performance attendu.
  5. Penser qu’il existe un « one best way » universel : la théorie de la contingence affirme qu’une structure n’est optimale que selon les circonstances.
  6. Confondre crise de contrôle et crise d’autonomie dans Greiner : contrôle = balkanisation/féodalités ; autonomie = renvoi de responsabilités et absence de prise en charge claire.
  7. Croire que la bureaucratie est toujours efficace : les cercles vicieux bureaucratiques montrent comment la rigidité engendre de nouvelles règles aggravantes.

✅ Checklist Examen

  1. Définir l’organisation (entité de coordination à frontières identifiables, durable, orientée vers des objectifs partagés) et expliquer le double sens du mot organisation.
  2. Expliquer pourquoi la structure est nécessaire : division du travail et besoin de coordination.
  3. Lister et caractériser les principes de Fayol (autorité, discipline, unité du commandement, hiérarchique) et relier-les à l’organigramme.
  4. Comparer structure fonctionnelle et structure divisionnelle : logique (fonctions vs segments/marchés/zones) et conséquences sur la coordination.
  5. Décrire la structure matricielle et l’arbitrage qu’elle impose (combinaison de deux dimensions) ainsi que le problème d’unité du commandement.
  6. Expliquer la structure (en) réseau : régulation de type marché, mutualisation via services transversaux et logique de facturation (PCI) dans l’exemple Sejer.
  7. Présenter les six mécanismes de coordination de Mintzberg et donner pour chacun un exemple d’orientation/contrôle.
  8. Relier les configurations de Mintzberg à leur partie dominante et au mécanisme de coordination dominant (structure simple, bureaucratie mécaniste, bureaucratie professionnelle, divisionnalisée, adhocratie, missionnaire).
  9. Expliquer pourquoi les configurations de Mintzberg sont des idéaux-types (rarement observées « en pur ») et pourquoi l’hybridation est fréquente.
  10. Expliquer l’idée « one best way » et résumer la division du travail chez Adam Smith (habileté, économie de temps, machines) puis l’organisation scientifique du travail chez Taylor (étude scientifique, instructions écrite
  11. Décrire la bureaucratie weberienne : sources de légitimité (traditionnelle/charismatique/rationnelle-légale) et caractéristiques (règles, hiérarchie, séparation fonction/homme, statut, recrutement, avancement).
  12. Expliquer l’entreprise virtuelle : définition (entité de coordination, spécialisée, coordonnant des entreprises, technologies de l’information) et l’idée de réseau dynamique/chaîne de valeur.
  13. Expliquer la théorie de la contingence : facteurs internes/externes, congruence/fit, et pourquoi il n’y a pas d’optimisation universelle.
  14. Décrire l’influence de l’environnement (stable vs turbulent) et l’idée de différenciation-intégration (coexistence de mécanismes bureaucratiques et organiques).

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1. Dans quel sens le terme « organisation » désigne-t-il un groupe de personnes doté de frontières et d’une coordination durable ?

2. Que désigne le mot « structure » lorsqu’il est employé comme synonyme de mode d’organisation ?

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Organisation — double sens ?

Groupe de personnes vs mode de fonctionnement

Propriétés des organisations

Durables, structurées, orientées vers des objectifs

Typologie privée-publique-tiers-secteur

Différenciation selon but, financement, statut

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