📋 Plan du Cours
- Conventions et notations standards
- Ensembles, applications et notations
- Fonctions et application sign
- Polices de caractères et alphabet grec
- Rappels algébriques et factorisation
- Équations, inéquations et valeurs absolues
- Limites et dérivabilité des fonctions
- Systèmes linéaires et méthode du pivot
- Sommes, produits et changements d’indice
- Partie entière et partie fractionnaire
- Langage logique et quantificateurs
- Nombres complexes : module, argument et équations
📖 1. Conventions et notations standards
🔑 Notions clés & Définitions
- Ensembles N, Z, Q, R, C : Ensemble de référence : N, Z, Q, R et C désignent respectivement les entiers naturels, relatifs, rationnels, réels et complexes.
- Corps K : Corps générique : K désigne l’un des corps Q, R ou C, avec $K\in{Q,R,C}$.
- Intervalle d’entiers [n,p]∩N : Ensemble borné d’entiers : $\llbracket n,p\rrbracket$ désigne $[n,p]\cap N$ pour des entiers $n\le p$.
- Ensemble d’applications F^E : Espace des fonctions : pour des ensembles E et F, $F^E$ (ou $F(E,F)$) est l’ensemble des applications de E vers F.
- Somme indicée $a+\sum_{i\in I} a_iE_i$ : Ensemble somme : $a+\sum_{i\in I} a_iE_i$ regroupe les valeurs $a+\sum_{i\in I} a_i z_i$ avec $z_i\in E_i$ pour tout i.
📝 Points essentiels
- Les symboles N, Z, Q, R, C sont utilisés dans cet ordre pour les ensembles usuels.
- On note $K$ un corps parmi $Q$, $R$ ou $C$, donc $K\in{Q,R,C}$.
- Pour $n\le p$, on a $\llbracket n,p\rrbracket=[n,p]\cap N$.
- On autorise aussi l’écriture ${n,\dots,p}$ pour désigner le même ensemble d’entiers bornés.
- Si $n>1$, alors $N^n$ désigne $\llbracket 1,n\rrbracket$, c’est-à-dire les entiers de 1 à n.
- Exemples d’ensembles obtenus par la somme indicée : $2\mathbb N$ (pairs), $1+2\mathbb Z$ (impairs), $\pi^3+\pi\mathbb Z={\pi^3+k\pi}$, $\pi^2\mathbb Z={k\pi^2}$, et $i\mathbb R$ (imaginaires purs).
💡 Astuce mémo
N-Z-Q-R-C : naturels→relatifs→rationnels→réels→complexes (dans l’ordre).
📖 2. Ensembles, applications et notations
🔑 Notions clés & Définitions
- Signe : Application qui associe à tout réel $x$ non nul son signe, et qui peut être prolongée en posant $sign(0)=0$.
- Fonction indicatrice : Fonction qui encode l’appartenance d’un élément à un sous-ensemble $Y$ d’un ensemble $X$ en renvoyant $1$ ou $0$.
- Fonction indicatrice de $\mathbb{Q}$ : Fonction indicatrice du rationnel, notée $1_{\mathbb{Q}}$, qui vaut $1$ sur $\mathbb{Q}$ et $0$ sur $\mathbb{R}\setminus\mathbb{Q}$.
- Symbole de Kronecker : Application $\delta: \mathbb{N}\times\mathbb{N}\to{0,1}$ qui vaut $1$ quand les indices sont égaux et $0$ sinon.
- Solution complexe $i$ : Lettre $i$ désignant une solution complexe de l’équation $x^2+1=0$.
📝 Points essentiels
- Pour tout réel $x\neq 0$, la valeur de $\mathrm{sign}(x)$ est $-1$ si $x<0$ et $+1$ si $x>0$, et on définit $\mathrm{sign}(0)=0$.
- Si $Y\subset X$, la fonction indicatrice de $Y$ est notée $1_{Y|X}$ (ou $1_Y$ si aucune ambiguïté) et vaut $1$ pour $x\in Y$ et $0$ sinon.
- La fonction indicatrice $1_{\mathbb{Q}}$ fournit un exemple d’application réelle définie partout et continue en aucun point.
- Le symbole de Kronecker est $\delta(i,j)=1$ si $i=j$ et $\delta(i,j)=0$ si $i\neq j$, avec notations possibles $\delta_{i,j}$ ou $\delta_{j,i}$.
- Le symbole de Kronecker sert à simplifier des sommes ou des produits et à définir certaines matrices.
- La lettre $i$ vérifie $i^2=-1$ car elle est solution de $x^2+1=0$.
💡 Astuce mémo
Signe : $+$ à droite, $-$ à gauche, et $0$ au milieu ; Kronecker : égalité $→1$, différence $→0$.
📖 3. Fonctions et application sign
🔑 Notions clés & Définitions
- Fonction polynomiale : Une fonction polynomiale associe à $x$ une expression construite avec des puissances de $x$ et des coefficients réels.
- Fonction rationnelle : Une fonction rationnelle est le quotient de deux polynômes, avec des valeurs de $x$ exclues quand le dénominateur s’annule.
- Fonction exponentielle : Une fonction exponentielle associe à $x$ une expression de la forme $e^{u(x)}$, définie pour tout réel $x$.
- Fonction logarithme : Le logarithme $\ln(u(x))$ n’est défini que si $u(x)>0$, ce qui impose des contraintes sur $x$.
- Valeur absolue : La valeur absolue $|u|$ mesure la distance à $0$ et vaut $u$ si $u\ge 0$ et $-u$ sinon.
📝 Points essentiels
- Développer une expression consiste à multiplier et regrouper les termes de même degré pour obtenir un polynôme réduit.
- Réduire une expression revient à simplifier en regroupant les termes semblables et en utilisant les identités algébriques.
- Pour une fonction rationnelle, le domaine exclut les $x$ qui annulent le dénominateur.
- Pour une fonction avec racine carrée, le domaine impose l’expression sous la racine $\ge 0$.
- Pour une fonction logarithme, le domaine impose l’argument strictement positif : $u(x)>0$.
- Pour résoudre des équations avec valeur absolue, on traite les cas $u(x)\ge 0$ et $u(x)<0$ (ou on utilise $|u|=a\Rightarrow u=\pm a$ quand $a\ge 0$).
💡 Astuce mémo
Cas à gérer : rationnel → dénominateur ≠ 0 ; racine → radicande ≥ 0 ; ln → argument > 0 ; valeur absolue → ± selon le signe.
📖 4. Polices de caractères et alphabet grec
🔑 Notions clés & Définitions
- Alphabet grec : L’alphabet grec regroupe des lettres utilisées en mathématiques pour nommer des paramètres, des variables et des angles.
- Paramètres réels : Les paramètres réels sont des lettres (souvent grecques) considérées comme constantes lors d’un calcul ou d’une résolution de système.
- Variables (x, y, z) : Les variables x, y, z désignent les inconnues d’un problème, notamment dans les systèmes linéaires à résoudre.
- Fonctions trigonométriques : Les fonctions trigonométriques (cos, sin, tan) décrivent des relations périodiques et apparaissent dans les expressions des exercices.
📝 Points essentiels
- Les lettres grecques apparaissent comme inconnues ou paramètres selon l’énoncé, par exemple α, β, γ dans des coefficients de cos(2α), cos(α), etc.
- Dans les systèmes linéaires, x, y, z sont les inconnues à déterminer, tandis que les autres lettres (a, b, c, α, β, γ, m) servent de données ou de paramètres.
- Les expressions cos(2θ) et cos(θ) sont utilisées ensemble dans les équations, ce qui impose de traiter θ comme un angle/paramètre dans les coefficients.
- Les notations p, ϕ, θ, u, y (selon les exercices) peuvent changer de rôle : elles peuvent être des variables d’entrée d’une fonction ou des paramètres d’un système.
- Les limites et dérivées (dans la section précédente du chapitre) utilisent aussi des lettres comme x et des constantes, donc la lecture correcte des symboles est essentielle avant de calculer.
- Comparaison : x, y, z vs α, β, γ : x,y,z sont les inconnues d’un système, alors que α,β,γ sont des paramètres fixant les coefficients trigonométriques. | x,y,z : inconnues | α,β,γ : coefficients/paramètres.
💡 Astuce mémo
α, β, γ = coefficients cosinus ; x, y, z = inconnues à résoudre.
📖 5. Rappels algébriques et factorisation
🔑 Notions clés & Définitions
- Système de Cramer : Un système de Cramer est un système linéaire dont la résolution par déterminants est possible grâce à des déterminants non nuls.
- Méthode du pivot de Gauss : La méthode du pivot de Gauss est une technique de résolution par transformations élémentaires qui élimine progressivement les inconnues.
- Changement d’indice : Un changement d’indice est une réécriture d’une somme en remplaçant l’indice par une nouvelle variable pour simplifier le calcul.
- Partie entière : La partie entière $E(x)$ est le plus grand entier inférieur ou égal à $x$.
- Partie fractionnaire : La partie fractionnaire $\mathrm{Frac}(x)$ est la partie de $x$ après retrait de sa partie entière.
📝 Points essentiels
- Un système est de Cramer lorsque le déterminant de la matrice des coefficients est non nul, ce qui permet d’utiliser les déterminants pour obtenir l’unicité de la solution.
- Pour résoudre un système de Cramer par pivot de Gauss, on applique des opérations élémentaires pour transformer la matrice augmentée en forme échelonnée puis extraire les inconnues.
- Si le système n’est pas de Cramer, la résolution par pivot de Gauss conduit à étudier les cas possibles (solution unique, infinité, ou aucune) via le rang.
- Pour le système (S) de l’exercice 29, le paramètre $a$ influence l’existence et l’unicité des solutions, donc le pivotage doit être suivi jusqu’à conclure selon $a$.
- Dans l’exercice 31, l’unicité du polynôme de degré 2 vient du fait que trois conditions $P(a)=\alpha$, $P(b)=\beta$, $P(c)=\gamma$ fixent complètement les coefficients quand $a,b,c$ sont deux à deux distincts.
- Formules de sommes utiles : $\sum_{i=1}^n(\alpha+a_i)=n\alpha+\sum_{i=1}^n a_i$ et $\sum_{i=1}^n(a_i+b_i)=\sum_{i=1}^n a_i+\sum_{i=1}^n b_i$.
💡 Astuce mémo
Cramer = déterminant non nul ; Pivot = on transforme la matrice ; Indice = on remplace k pour faire tomber les bornes ; $E$ = plancher, $\mathrm{Frac}$ = reste.
📖 6. Équations, inéquations et valeurs absolues
🔑 Notions clés & Définitions
- Partie entière : Fonction qui associe à tout réel x le plus grand entier inférieur ou égal à x.
- Partie fractionnaire : Fonction qui associe à tout réel x la différence entre x et sa partie entière.
- Changement d’indice : Technique de réécriture d’une somme en remplaçant l’indice de sommation par une expression équivalente.
- Valeur absolue : Fonction qui mesure la distance à 0 et vérifie |x|≥0 et |x|=x ou |x|=−x selon le signe de x.
📝 Points essentiels
- Identité binomiale : pour 0≤p≤k≤n, on a (n k)(k p)=(n p)(n−p n−k).
- Somme S1 : S1=∑_{p=0}^{k} (n p)(n−p n−k).
- Somme S2 : S2=∑_{k=p}^{n} (−1)^{n−k}(n k)(k p).
- Somme Sn : avec j=k−1, on réécrit ∑_{k=1}^{n} k·2^{k} sous une somme en j pour simplifier.
- Somme Tn : ∑_{k=0}^{n} cos(2·(kπ/(2n))) se calcule en exploitant la périodicité des cosinus.
- Inégalités avec partie entière : pour tous réels x,y, E(x)+E(y)≤E(x+y)≤E(x)+E(y)+1.
💡 Astuce mémo
E(x+y) est “presque” E(x)+E(y) : ça peut déborder d’au plus 1.
📖 7. Limites et dérivabilité des fonctions
🔑 Notions clés & Définitions
- Limite d’une fonction : Notion d’analyse qui décrit la valeur vers laquelle une fonction tend quand la variable s’approche d’un point ou de l’infini.
- Dérivabilité : Propriété locale d’une fonction qui admet une dérivée en un point, c’est-à-dire une pente limite des taux d’accroissement.
- Fonction majorée : Fonction pour laquelle il existe un réel qui est supérieur ou égal à toutes ses valeurs.
- Fonction bornée : Fonction pour laquelle il existe deux réels $m$ et $M$ tels que $m\le f(x)\le M$ pour tout $x$.
📝 Points essentiels
- Une fonction majorée vérifie l’existence d’un réel $M$ tel que $\forall x\in\mathbb R,\ f(x)\le M$.
- Une fonction bornée vérifie l’existence de réels $m$ et $M$ tels que $\forall x\in\mathbb R,\ m\le f(x)\le M$.
- La paire se traduit par $\forall x\in\mathbb R,\ f(-x)=f(x)$ et l’impair par $\forall x\in\mathbb R,\ f(-x)=-f(x)$.
- « Ne s’annule jamais » se traduit par $\forall x\in\mathbb R,\ f(x)\ne 0$.
- « N’a jamais les mêmes valeurs en deux points distincts » se traduit par $\forall x_1\ne x_2,\ f(x_1)\ne f(x_2)$.
- « Atteint toutes les valeurs de $\mathbb N$ » se traduit par $\forall n\in\mathbb N,\ \exists x\in\mathbb R,\ f(x)=n$.
💡 Astuce mémo
Majorée = une seule borne au-dessus (haut), Bornée = deux bornes (haut et bas).
📖 8. Systèmes linéaires et méthode du pivot
🔑 Notions clés & Définitions
- Négation d’une assertion quantifiée : Une négation d’énoncé quantifié s’obtient en inversant les quantificateurs et en niant la propriété interne.
- Disjonction des cas : Une preuve par disjonction des cas consiste à traiter séparément toutes les situations possibles qui couvrent l’énoncé.
- Contraposée : La contraposée d’une implication échange le rôle de l’hypothèse et de la conclusion en les niant.
- Récurrence : La récurrence prouve une propriété pour tous les entiers en combinant un cas initial et un pas d’hérédité.
📝 Points essentiels
- Pour une assertion de type ∀x∈R, f(x)≤1, sa négation est ∃x∈R tel que f(x)>1.
- Pour une assertion de type f croissante, sa négation s’écrit comme l’existence de x<y avec f(x)≥f(y).
- Pour une assertion de type ∃x∈R+, f(x)≤0, sa négation devient ∀x∈R+, f(x)>0.
- Pour une assertion de type ∃x∈R tel que ∀y∈R, (x<y ⇒ f(x)>f(y)), sa négation est ∀x∈R, ∃y∈R tel que x<y et f(x)≤f(y).
- Pour une assertion de type ∀ε>0, ∃N∈N, ∀n>N, |u_n|<ε, sa négation est ∃ε>0, ∀N∈N, ∃n>N tel que |u_n|≥ε.
- Dans les preuves par récurrence, on utilise un cas initial puis une étape où P(n) entraîne P(n+1).
💡 Astuce mémo
Quantificateurs : négation = ∀↔∃ et on inverse le signe logique (≤↔>, <↔≥, etc.).
📖 9. Sommes, produits et changements d’indice
🔑 Notions clés & Définitions
- Continuité uniforme : Propriété de continuité où un même seuil ε suffit pour tous les points de l’ensemble, sans dépendre du point choisi.
- Quantificateurs : Outils logiques qui expriment des affirmations universelles ou existentielles sur des variables, comme ∀ et ∃.
- Ensemble des applications : Ensemble noté F(E,F) qui regroupe toutes les fonctions de E vers F.
- Produit cartésien : Ensemble formé des couples (x,y) tels que x appartient au premier ensemble et y au second.
- Différence symétrique : Opération sur deux parties A et B qui regroupe les éléments appartenant à exactement une des deux parties.
📝 Points essentiels
- Pour dire qu’une fonction n’est pas uniformément continue sur R, on écrit : ∃ε>0, ∀δ>0, ∃x,y∈R tels que |x−y|<δ et |f(x)−f(y)|≥ε.
- Sur [1,+∞[, la fonction f(x)=1/x est uniformément continue car elle est continue sur un intervalle fermé et borné à gauche, et sa variation devient contrôlable quand x→+∞.
- Sur ]0,+∞[, la fonction f(x)=ln(x) n’est pas uniformément continue car elle varie de façon non contrôlée près de 0.
- Sur [0,+∞[, la fonction f(x)=√x est uniformément continue car sa pente se stabilise et les différences peuvent être bornées par une même relation pour tout x≥0.
- Pour l’ensemble des couples rationnels dont la somme est nulle, on décrit : {(p,q)∈Q×Q | p+q=0}.
- Pour l’ensemble des réels dont la racine carrée est rationnelle, on décrit : {x∈R | ∃r∈Q, r^2=x}.
💡 Astuce mémo
ε-δ sans fin : si tu peux toujours trouver x,y proches mais avec une différence ≥ε, alors pas de continuité uniforme.
📖 10. Partie entière et partie fractionnaire
🔑 Notions clés & Définitions
- Partie entière : La partie entière d’un réel est l’entier relatif le plus grand qui ne dépasse pas ce réel.
- Partie fractionnaire : La partie fractionnaire d’un réel est la différence entre le réel et sa partie entière, donc un réel dans [0,1[.
- Encadrement par la partie entière : La partie entière permet d’encadrer un réel entre deux entiers consécutifs, avec l’entier inférieur égal à la partie entière.
- Décomposition d’un réel : Tout réel se décompose de façon unique en somme de sa partie entière et de sa partie fractionnaire.
📝 Points essentiels
- Pour tout réel $x$, on a $\lfloor x\rfloor \le x < \lfloor x\rfloor +1$.
- Pour tout réel $x$, la partie fractionnaire vaut ${x}=x-\lfloor x\rfloor$ et vérifie $0\le {x}<1$.
- La décomposition $x=\lfloor x\rfloor+{x}$ est unique.
- Si $x$ est un entier, alors ${x}=0$ et $\lfloor x\rfloor=x$.
- Si $x<0$, la partie entière reste l’entier inférieur (plus petit) qui vérifie $\lfloor x\rfloor\le x$, ce qui peut donner une partie fractionnaire non nulle (ex. $x=-1{,}3$).
- Comparaison : $\lfloor x\rfloor$ est un entier (fonction “inférieur”), tandis que ${x}$ est un réel dans $[0,1[$ (reste “fractionnel”).
💡 Astuce mémo
Pense à la “marche” : $\lfloor x\rfloor$ est la marche juste en dessous, et ${x}$ est la hauteur restante jusqu’à la marche suivante.
📖 11. Langage logique et quantificateurs
🔑 Notions clés & Définitions
- Quantificateur universel : Le quantificateur universel affirme que la propriété est vraie pour tous les éléments d’un ensemble donné.
- Quantificateur existentiel : Le quantificateur existentiel affirme qu’il existe au moins un élément pour lequel la propriété est vraie.
- Implication logique : L’implication relie deux propositions et n’est fausse que si la première est vraie et la seconde est fausse.
- Ensemble des solutions : L’ensemble des solutions regroupe tous les objets qui rendent une assertion ou une équation vraie.
📝 Points essentiels
- Pour évaluer une assertion du type ∀x∈R,∃(y,z)∈R×C, il faut construire (ou prouver l’existence de) des valeurs dépendant de x qui satisfont l’égalité demandée.
- Pour une assertion du type ∃z∈C,∀x∈R, l’existence de z doit rendre la condition vraie pour chaque x simultanément.
- Dans une implication (A⇒B), si A est fausse alors l’implication est vraie quel que soit B.
- Dans l’exercice 5, l’assertion 1 est vraie car pour tout x réel on peut choisir y=0 et z=x (avec z∈C) pour obtenir z=x+yi.
- Dans l’exercice 5, l’assertion 2 est fausse car une valeur fixe de Im(z) ne peut pas être égale à tous les réels x à la fois.
- Dans l’exercice 5, l’assertion 5 est fausse car |z| n’est pas borné sur C : pour tout d réel on peut prendre z de module >d.
💡 Astuce mémo
∀ = pour tous, ∃ = pour au moins un ; A⇒B faux seulement quand A vrai et B faux.
📖 12. Nombres complexes : module, argument et équations
🔑 Notions clés & Définitions
- Module d’un nombre complexe : Le module d’un nombre complexe est la distance du point image à l’origine dans le plan complexe, donc une valeur réelle positive.
- Argument d’un nombre complexe : L’argument d’un nombre complexe est un angle qui repère la direction du point image depuis l’origine, à $2\pi$ près.
- Forme exponentielle : La forme exponentielle d’un complexe s’écrit $\rho e^{i\theta}$, reliant module $\rho$ et argument $\theta$ via la formule d’Euler.
- Équation complexe : Une équation complexe est une égalité où l’inconnue est un nombre complexe, souvent résolue en utilisant la forme exponentielle ou la factorisation.
📝 Points essentiels
- Pour tout $a\in\mathbb R$, on a $e^{ia}=\cos a+i\sin a$ et donc $e^{2ia}=\cos(2a)+i\sin(2a)$, ce qui permet d’obtenir $\cos(2x)$ et $\sin(2x)$ par développement.
- Les formules de double/triple/quadruple angle se déduisent de $\Re(e^{ikx})$ et $\Im(e^{ikx})$ pour $k\in{3,4,5}$ en développant $e^{ikx}$.
- Si $a$ et $b$ ont pour modules $1$ et vérifient $ab\neq -1$ (condition source : $ab\neq -1$ et $ab\in\mathbb C$), alors $\dfrac{a+b}{1+ab}$ appartient à $\mathbb R$.
- Il n’existe pas de complexe $z$ tel que $z$, $\dfrac{1}{z}$ et $z-1$ aient tous le même module, car les contraintes sur les distances à l’origine sont incompatibles.
- Pour $P(z)=z^4-1$, on factorise $P(z)=(z-1)(z+1)(z^2+1)$, ce qui donne les racines $4$-ièmes de $1$.
- Les solutions de $\left(\dfrac{z+1}{z-1}\right)^4=1$ se déduisent en posant $\dfrac{z+1}{z-1}=\omega$ avec $\omega^4=1$, puis en résolvant $z=\dfrac{1+\omega}{1-\omega}$ (avec les valeurs de $\omega$ issues de la factor.
💡 Astuce mémo
Euler : $e^{ix}$ = direction (argument) + longueur (module) → $\cos$ = partie réelle, $\sin$ = partie imaginaire.
📊 Tableaux de synthèse
Inconnues vs paramètres (polices/lettres)
| Type | Exemples | Rôle en calcul |
|---|
| Inconnues | x, y, z | à déterminer dans un système |
| Paramètres/coefficients | α, β, γ, a, b, c, m | fixent les coefficients (ex. cos(2α), cos(α)) |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre Nn avec [1,n] : dans le cours, si n>1 alors N^n désigne l’ensemble des entiers de 1 à n, pas N×…×N.
- Mélanger la notation de l’intervalle : ⟦n,p⟧ signifie [n,p]∩N (et non un simple segment réel).
- Oublier les domaines : pour une fonction rationnelle, on exclut les x qui annulent le dénominateur ; pour ln, on impose u(x)>0.
- Se tromper sur la valeur absolue : résoudre |u|=a impose des cas u≥0 et u<0 (ou u=±a quand a≥0), pas une seule équation.
- Inverser la négation des quantificateurs : ∀ devient ∃ et on inverse la propriété interne (ex. f(x)≤1 ↔ ∃x f(x)>1).
- Confondre majorée et bornée : majorée = une borne supérieure M ; bornée = deux bornes m et M.
- Pour la partie entière, oublier que pour x<0, ⌊x⌋ est l’entier inférieur (plus petit) et la partie fractionnaire {x}=x-⌊x⌋ reste dans [0,1[.
✅ Checklist Examen
- Savoir écrire et interpréter N, Z, Q, R, C et K∈{Q,R,C}, ainsi que ⟦n,p⟧=[n,p]∩N et N^n=⟦1,n⟧ (si n>1).
- Manipuler F^E (ou F(E,F)) comme ensemble des applications, et la somme indicée a+∑_{i∈I} a_i E_i avec la définition ensembliste.
- Construire des exemples de sommes indicées (2N, 1+2Z, π^3+πZ, π^2Z, iR) et savoir ce que cela signifie concrètement.
- Utiliser sign(x) : sign(x)=1 si x>0, -1 si x<0, et sign(0)=0 ; savoir prolonger la définition.
- Savoir définir et utiliser la fonction indicatrice 1_{Y|X} (ou 1_Y) et l’exemple 1_Q ; connaître la définition du symbole de Kronecker δ(i,j).
- Savoir distinguer fonction polynomiale, rationnelle (quotient avec dénominateur non nul), exponentielle e^{u(x)}, logarithme ln(u(x)) avec u(x)>0, et valeur absolue |u|.
- Savoir “développer” vs “réduire” une expression, et traiter les cas de domaine (rationnel, racine carrée radicande ≥0, ln argument >0, valeur absolue).
- Lire correctement les lettres grecques et comprendre leur rôle : α,β,γ comme paramètres/coefficients (ex. dans cos(2α), cos(α)) tandis que x,y,z sont les inconnues.
- Résoudre/raisonner avec Cramer : système de Cramer ⇔ déterminant non nul, et savoir que pivot de Gauss mène à échelons puis conclusions via rang si non-Cramer.
- Savoir utiliser les changements d’indice et les identités de sommes données (ex. formules de sommes utiles, réécritures de S1/S2/Sn/Tn) quand le sujet le demande.
- Maîtriser la logique des quantificateurs et implications : négation (∀↔∃ + inversion de la propriété), contraposée, disjonction des cas, récurrence.
- Savoir traduire des phrases en langage mathématique (∀/∃, implications) et inversement, y compris pour des assertions du type “f est majorée/bornée/paire/impair/ne s’annule jamais”.
- En analyse : savoir écrire la définition de majorée/bornée, paire/impair, et la négation de “uniformément continue” sous forme quantifiée ε-δ.
- Savoir manipuler la partie entière et fractionnaire : encadrement ⌊x⌋≤x<⌊x⌋+1, {x}=x-⌊x⌋∈[0,1[, et unicité de la décomposition x=⌊x⌋+{x}.
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