Hoja de repaso: Les mutations : origines et impacts

Plan du Cours

  1. Origine des mutations
  2. Mutations spontanées
  3. Mutations induites
  4. Types de mutations ponctuelles
  5. Mutations chromosomiques
  6. Réparation de l’ADN
  7. Contrôle du cycle cellulaire
  8. Conséquences des mutations
  9. Mutations somatiques
  10. Mutations germinales
  11. Mutations et biodiversité

1. Origine des mutations

Notions clés & Définitions

  • Origine des mutations : Processus par lequel des modifications de la séquence d’ADN apparaissent, pouvant résulter de mutations spontanées ou induites.
  • Mutations spontanées : Mutations qui surviennent naturellement, sans intervention extérieure, lors de la réplication de l’ADN ou par dégradation aléatoire de nucléotides (ex : dégradation de C en T ou U).
  • Mutations induites : Mutations provoquées par des agents mutagènes, c’est-à-dire des facteurs externes capables d’augmenter la fréquence de mutations (ex : rayons UV, X, Gamma, substances chimiques).

Points essentiels

  • Les erreurs lors de la réplication de l’ADN, telles que l’oubli, l’ajout d’un nucléotide supplémentaire ou non complémentaire, sont des mutations spontanées, rares (environ 1 par 100 000 nucléotides).
  • La dégradation naturelle de certains nucléotides, comme la dégradation de C en T ou U, constitue une autre source de mutations spontanées.
  • Les agents mutagènes, comme les rayons UV, X ou Gamma, ou des substances chimiques (intercalants comme l’acridine ou benzène), peuvent provoquer des mutations induites en altérant la structure ou la séquence de l’ADN.
  • Les UV B et C, filtrés par la couche d’ozone, peuvent induire la formation de dimères de Thymine, perturbant la réplication et provoquant des mutations.
  • Les mutations ponctuelles comprennent :
    • Substitutions : remplacement d’un nucléotide par un autre, pouvant être silencieuses, faux-sens ou non-sens.
    • Délétions : suppression d’un nucléotide.
    • Additions : ajout d’un nucléotide.
  • Les mutations chromosomiques, plus rares, impliquent des modifications de portions entières de chromosomes (délétion, translocation).

À retenir

Les mutations naissent soit spontanément lors de la réplication ou par dégradation naturelle de l’ADN, soit sous l’effet d’agents mutagènes externes, augmentant la fréquence de modifications génétiques.

2. Mutations spontanées

Notions clés & Définitions

  • Mutations spontanées : Modifications de la séquence d’ADN qui surviennent naturellement, sans intervention d’un facteur extérieur, lors de la réplication ou en dehors de celle-ci. Selon M POURCHER (maj : 21/11/2023), elles résultent d’erreurs faites par l’ADN polymérase ou de dégradations naturelles des nucléotides.

  • Mutations induites : (voir section 3) ; ce sont des mutations provoquées par des agents mutagènes, contrairement aux mutations spontanées qui apparaissent sans facteur extérieur.

  • Agents mutagènes : (voir section 3) ; facteurs capables d’induire des mutations en augmentant leur fréquence par rapport aux mutations spontanées.

  • Mutations ponctuelles : (voir section 4) ; modifications localisées d’un seul nucléotide dans la séquence d’ADN, pouvant être une substitution, une déletion ou une addition.

Points essentiels

  • Les mutations spontanées surviennent lors de la réplication de l’ADN, notamment à cause d’erreurs de l’ADN polymérase, avec une fréquence d’environ 1 erreur pour 100 000 nucléotides. Elles peuvent aussi résulter de dégradations naturelles de nucléotides, comme la dégradation de C en T ou U, bien que ce phénomène soit rare.

  • Ces mutations sont rares et souvent réparées par des systèmes enzymatiques, notamment lors de la phase G2 du cycle cellulaire, grâce à des enzymes qui identifient et corrigent les erreurs.

  • La majorité des mutations spontanées se produisent dans des régions non codantes (environ 95%), ce qui limite leur impact sur le phénotype. Lorsqu’elles affectent des séquences codantes, elles sont souvent silencieuses ou peu graves.

  • Les mutations chromosomiques, plus rares, concernent des modifications de portions de chromosomes, comme des destructions ou des translocations.

  • La fréquence de mutations dans l’organisme est très élevée (de l’ordre de 10 millions dans tout l’organisme), mais leur impact est généralement faible en raison de leur localisation dans des régions non codantes ou silencieuses.

À retenir

Les mutations spontanées sont des erreurs naturelles qui surviennent lors de la réplication ou par dégradation de l’ADN, mais leur fréquence reste faible grâce aux mécanismes de réparation, limitant leur influence sur le phénotype.

3. Mutations induites

Notions clés & Définitions

  • Mutations induites : modifications de la séquence d’ADN provoquées par des agents mutagènes, c’est-à-dire des facteurs capables d’augmenter le taux de mutations par rapport aux mutations spontanées (source : Chapitre 4).
  • Agents mutagènes : facteurs qui induisent des mutations en altérant la structure ou la séquence de l’ADN. Exemples : rayons UV, rayons X, Gamma, benzène, acridine, tabac (source : Chapitre 4).
  • Rayons UV : rayonnements ultraviolets présents sous trois formes (UV A, B, C). Sur Terre, UV B et C sont filtrés par la couche d’ozone. Les UV provoquent la formation de dimères de Thymine (T=T), qui perturbent la réplication de l’ADN et peuvent induire des mutations (source : Chapitre 4).

Points essentiels

  • Les agents mutagènes, tels que les rayons UV, peuvent augmenter significativement la fréquence de mutations par rapport aux mutations spontanées.
  • Les rayons UV, en particulier, provoquent la formation de dimères de Thymine, empêchant une réplication correcte de l’ADN.
  • La dose et la capacité mutagène du facteur déterminent le taux d’induction de mutations.
  • Les mutations induites peuvent être de différents types, notamment ponctuelles (substitutions, délétions, additions) ou chromosomiques (translocations, déletions).
  • La majorité des mutations induites ne modifient pas nécessairement le phénotype, car elles peuvent se produire dans des régions non codantes ou être silencieuses.

À retenir

Les mutations induites, principalement causées par des agents mutagènes comme les rayons UV, augmentent le taux de mutations dans l’ADN, pouvant entraîner des modifications génétiques importantes ou des désordres cellulaires.

4. Types de mutations ponctuelles

Notions clés & Définitions

  • Mutations silencieuses : Mutations ponctuelles où le changement d’un nucléotide n’entraîne pas de modification de l’acide aminé lors de la traduction, souvent parce que le codon modifié code toujours pour le même acide aminé (ex : changement du 3ème nucléotide du codon).
  • Mutations faux-sens : Mutations ponctuelles qui modifient un nucléotide et entraînent un changement d’acide aminé dans la protéine produite, pouvant altérer sa fonction.
  • Mutations non-sens : Mutations ponctuelles qui transforment un codon en codon STOP, interrompant prématurément la synthèse de la protéine.
  • Mutations déletions : Suppression d’un ou plusieurs nucléotides dans la séquence d’ADN, pouvant décaler le cadre de lecture de l’ARNm.
  • Mutations additions : Ajout d’un ou plusieurs nucléotides dans la séquence d’ADN, pouvant également décaler le cadre de lecture.

Points essentiels

  • Les mutations ponctuelles incluent principalement les substitutions, délétions et additions.
  • Les substitutions peuvent être silencieuses, faux-sens ou non-sens, selon leur impact sur la traduction de l’ADN en protéine.
  • Les mutations déletions et additions modifient la séquence en supprimant ou ajoutant des nucléotides, ce qui peut entraîner un décalage du cadre de lecture (mutations frameshift).
  • Les mutations non-sens provoquent l’arrêt prématuré de la synthèse protéique, souvent délétère.
  • La gravité des mutations dépend de leur type et de leur localisation dans la séquence génétique.

À retenir

Les mutations ponctuelles modifient une seule unité de l’ADN et peuvent avoir des effets variés, allant de l’inoffensif au très délétère, selon leur nature et leur impact sur la protéine.

5. Mutations chromosomiques

Notions clés & Définitions

Mutations chromosomiques : Altérations affectant la structure ou le nombre de chromosomes, impliquant plusieurs gènes ou segments chromosomiques. Ces mutations peuvent résulter de dégradations ou de transferts de portions de chromosomes.

Translocation chromosomique : Mutation chromosomique dans laquelle une portion d’un chromosome est transférée sur un autre chromosome, modifiant la structure chromosomique sans changer le nombre total de chromosomes. Elle résulte souvent de ruptures chromosomiques suivies d’un échange de segments.

Délétion chromosomique : Mutation chromosomique caractérisée par la perte d’un ou plusieurs segments de chromosome. Elle entraîne la disparition de certains gènes, pouvant provoquer des désordres ou des syndromes spécifiques.

Points essentiels

  • Les mutations chromosomiques sont rares mais peuvent avoir des conséquences importantes, notamment par destruction ou transfert de portions chromosomiques.
  • La translocation chromosomique implique un transfert de segments entre chromosomes différents, souvent suite à des ruptures.
  • La délétion chromosomique correspond à la suppression d’un segment chromosomique, pouvant entraîner la perte de plusieurs gènes.
  • Ces mutations affectent plusieurs gènes simultanément, modifiant la structure du génome à l’échelle chromosomique.
  • Elles peuvent résulter de phénomènes comme la dégradation ou la rupture de chromosomes, souvent sous l’effet de facteurs comme la radioactivité ou des agents mutagènes.

À retenir

Les mutations chromosomiques, telles que la translocation et la délétion, modifient la structure du génome à l’échelle des chromosomes et peuvent avoir des impacts importants sur la santé ou la variabilité génétique.

6. Réparation de l’ADN

Notions clés & Définitions

Réparation de l’ADN : Ensemble des mécanismes permettant de corriger les erreurs ou dommages survenus dans la molécule d’ADN, afin de maintenir l’intégrité génomique (source : contenu source).

Systèmes enzymatiques de réparation : Ensemble d’enzymes spécialisées qui détectent, coupent, et réparent les segments endommagés ou incorrects de l’ADN. Ces enzymes interviennent principalement lors de la phase G2, après la réplication, pour éliminer les erreurs (source : contenu source).

Cycle cellulaire : Processus de croissance et de division de la cellule, comprenant plusieurs phases (G1, S, G2, M). La réparation de l’ADN se déroule principalement lors de la phase G2, juste après la réplication (source : contenu source).

Points essentiels

  • La réparation de l’ADN intervient principalement lors de la phase G2, après la réplication de l’ADN, pour vérifier et corriger les erreurs détectées (source : contenu source).
  • Lorsqu’une erreur est identifiée, une enzyme appelée endonucléase coupe le fragment anormal, puis l’ADN polymérase le reforme sans erreur (source : contenu source).
  • Si trop d’erreurs sont présentes, le cycle cellulaire peut être bloqué pour éviter la transmission de mutations, notamment par l’action de la protéine p53, qui vérifie l’ADN durant G2 (source : contenu source).
  • En cas d’erreurs non réparées, une mutation peut apparaître et être transmise si la cellule se divise, mais la majorité des mutations sont réparées ou silencieuses, limitant leur impact (source : contenu source).
  • La majorité des erreurs de l’ADN sont corrigées par ces systèmes enzymatiques, ce qui explique le faible taux d’erreurs après la réplication (environ 1 pour un milliard de nucléotides) (source : contenu source).

À retenir

La réparation de l’ADN, via des systèmes enzymatiques, joue un rôle crucial dans la prévention des mutations en corrigeant les erreurs lors du cycle cellulaire, notamment en phase G2, et en évitant ainsi la transmission de modifications génétiques indésirables.

7. Contrôle du cycle cellulaire

Notions clés & Définitions

Contrôle du cycle cellulaire : Ensemble de mécanismes permettant de réguler la progression des différentes phases du cycle cellulaire afin d'assurer la division cellulaire correcte et la maintenance de la stabilité génétique.

Protéine p53 : Protéine qui joue un rôle crucial dans la régulation du cycle cellulaire en vérifiant l’intégrité de l’ADN durant la phase G2. Si des erreurs ou mutations sont détectées, p53 peut bloquer la progression du cycle ou déclencher l’apoptose pour éviter la transmission de mutations.

Apoptose : Mort cellulaire programmée, processus contrôlé permettant d’éliminer les cellules endommagées ou présentant des mutations non réparables, notamment sous l’action de la protéine p53. Elle évite la propagation de mutations et préserve l’intégrité de l’organisme.

Points essentiels

  • Le contrôle du cycle cellulaire intervient principalement lors de la phase G2, après la réplication de l’ADN, pour vérifier l’absence d’erreurs ou de mutations.
  • La protéine p53 agit comme un « gardien du génome » en détectant les anomalies de l’ADN. En cas de détection, elle peut arrêter le cycle en bloquant la progression vers la phase M ou induire l’apoptose.
  • La réparation de l’ADN est effectuée par des enzymes qui identifient et corrigent les erreurs. Si la réparation échoue ou si les erreurs sont trop nombreuses, la cellule peut être détruite par apoptose.
  • La régulation du cycle cellulaire et la mise en œuvre de l’apoptose permettent d’éviter la transmission de mutations et la formation de cellules cancéreuses.

À retenir

Le contrôle du cycle cellulaire, notamment via la protéine p53, est essentiel pour maintenir la stabilité génétique et prévenir le développement de maladies comme le cancer, en éliminant ou en bloquant les cellules endommagées.

8. Conséquences des mutations

Notions clés & Définitions

  • Mutations somatiques : Mutations qui se produisent dans les cellules du corps (autres que les cellules germinales). Elles ne sont pas transmises à la descendance et peuvent entraîner la formation de cancers si la cellule mutée devient immortelle (source : document 1, 3, 4).
  • Mutations germinales : Mutations qui surviennent dans les cellules reproductrices (spermatozoïdes ou ovules). Elles sont transmises à la descendance, pouvant conduire à des modifications héréditaires (source : document 1, 3, 4).
  • Conséquences des mutations : Elles peuvent modifier le phénotype en affectant la séquence d’ADN, ou rester silencieuses si elles n’impactent pas la protéine produite. Certaines mutations peuvent provoquer des désordres cellulaires ou contribuer à la biodiversité (source : document 1, 3, 4).
  • Biodiversité : La diversité génétique issue des mutations, qui constitue la base de la diversité des allèles dans une population. Les mutations aléatoires peuvent être conservées si elles confèrent un avantage ou éliminées si elles sont défavorables (source : document 2, 3, 4).

Points essentiels

  • Les mutations peuvent être spontanées (erreurs lors de la réplication ou dégradation de l’ADN) ou induites par des agents mutagènes (rayons UV, X, Gamma, substances chimiques).
  • Les mutations ponctuelles incluent : substitutions (remplacement d’un nucléotide), délétions (suppression d’un nucléotide) et additions (ajout d’un nucléotide).
  • Les mutations chromosomiques concernent des modifications de portions entières de chromosomes, comme la destruction ou la translocation.
  • La majorité des mutations se produisent en dehors des régions codantes ou sont silencieuses, donc peu impactantes phénotypiquement.
  • La réparation de l’ADN, principalement lors de la phase G2, limite l’accumulation de mutations. La protéine p53 joue un rôle clé dans le contrôle du cycle cellulaire et la prévention de la transmission de mutations (source : document 1, 4).
  • Les mutations dans les cellules somatiques ne sont pas transmises, sauf si elles deviennent cancéreuses. Les mutations dans les cellules germinales sont héréditaires, contribuant à la diversité génétique et à la biodiversité (source : document 3, 4).
  • La diversité génétique issue des mutations est essentielle à la biodiversité, permettant l’évolution et l’adaptation des populations (source : document 2, 4).

À retenir

Les mutations, qu’elles soient somatiques ou germinales, ont des conséquences variables sur l’organisme, allant de modifications silencieuses à des désordres graves, tout en étant à l’origine de la diversité génétique essentielle à la biodiversité.

9. Mutations somatiques

Notions clés & Définitions

  • Mutations somatiques : Modifications de la séquence d’ADN qui se produisent dans les cellules du corps (autres que les cellules germinales). Ces mutations peuvent entraîner des désordres cellulaires ou des cancers, mais ne sont pas transmises à la descendance (source : "Les mutations et leurs effets sur les organismes" de M POURCHER).
  • Mutations dans les cellules du corps : Changements génétiques qui surviennent dans les cellules somatiques, c’est-à-dire toutes les cellules de l’organisme à l’exception des cellules reproductrices. Ces mutations peuvent apparaître lors de la réplication de l’ADN ou suite à des dommages causés par des agents mutagènes (source : même référence).
  • Mutations non transmises à la descendance : Mutations qui se produisent dans les cellules somatiques et ne touchent pas les cellules germinales, donc ne peuvent pas être héritées par la descendance. Elles restent confinées à l’organisme où elles sont apparues (source : même référence).

Points essentiels

  • Les mutations somatiques apparaissent principalement lors de la réplication de l’ADN, en raison d’erreurs de l’ADN polymérase ou de dommages extérieurs (agents mutagènes comme rayons UV, X, gamma).
  • Ces mutations peuvent prendre la forme de substitutions, délétions ou additions de nucléotides, ou de mutations chromosomiques (délétion ou translocation).
  • La majorité des mutations somatiques ne modifient pas le phénotype de l’individu, car la majorité de l’ADN est non codant ou la mutation est silencieuse.
  • Lorsqu’une mutation somatique entraîne une cellule devenue immortelle, cela peut conduire à un cancer.
  • La réparation de l’ADN intervient principalement lors de la phase G2, avec des mécanismes enzymatiques qui corrigent les erreurs. La protéine p53 joue un rôle clé en bloquant le cycle cellulaire ou en déclenchant l’apoptose si des erreurs sont détectées.
  • Les mutations somatiques ne sont pas transmises à la descendance, contrairement aux mutations germinales.

À retenir

Les mutations somatiques sont des modifications génétiques dans les cellules du corps qui, bien que pouvant entraîner des maladies comme le cancer, ne sont pas héritables car elles ne touchent pas les cellules reproductrices.

10. Mutations germinales

Notions clés & Définitions

Mutations germinales : Modifications de la séquence d’ADN qui surviennent dans les cellules reproductrices (spermatozoïdes ou ovules) et qui peuvent être transmises à la descendance. Elles sont à l’origine de la variation génétique entre les individus (source : contenu source).

Transmission héréditaire : Passage des mutations, notamment germinales, des cellules reproductrices à la descendance, permettant la transmission des caractères modifiés ou nouveaux (source : contenu source).

Cellules reproductrices : Cellules spécialisées dans la reproduction sexuée, telles que les spermatozoïdes et les ovules, qui contiennent la moitié du patrimoine génétique de l’individu et dans lesquelles peuvent survenir des mutations germinales (source : contenu source).

Points essentiels

  • Les mutations germinales se produisent dans les cellules reproductrices, contrairement aux mutations somatiques qui concernent les cellules du corps.
  • Si une mutation germinale survient, elle peut être transmise à la descendance, influençant ainsi le patrimoine génétique de la génération suivante.
  • La majorité des mutations dans l’organisme sont silencieuses ou se produisent en dehors des gènes, mais celles dans les cellules reproductrices ont un potentiel de transmission.
  • La mutation dans une cellule germinale peut contribuer à la diversité génétique et à la biodiversité, en créant de nouveaux allèles.
  • La transmission héréditaire des mutations germinales est un phénomène fondamental pour l’évolution et la sélection naturelle.

À retenir

Les mutations germinales, survenant dans les cellules reproductrices, sont la principale source de variation génétique transmissible à la descendance, jouant un rôle clé dans l’évolution et la biodiversité.

11. Mutations et biodiversité

Notions clés & Définitions

Mutations : Modifications de la séquence d’ADN pouvant entraîner des changements dans le phénotype ou causer des désordres cellulaires. Elles peuvent survenir spontanément lors de la réplication ou être induites par des agents mutagènes (source : M POURCHER, 2023).

Diversité génétique : Variabilité des gènes au sein d’une population, résultant notamment des mutations. Elle constitue la base de la biodiversité et permet l’évolution des espèces (source : M POURCHER, 2023).

Allèles : Variantes différentes d’un même gène, issues de mutations, qui contribuent à la diversité génétique. La diversité allélique correspond à la variété des allèles présents dans une population (source : M POURCHER, 2023).

Sélection naturelle : Processus par lequel les mutations avantageuses sont conservées dans une population, tandis que les mutations défavorables disparaissent. Elle participe à l’évolution et à la biodiversité (source : M POURCHER, 2023).

Points essentiels

  • Les mutations peuvent être spontanées, dues à des erreurs lors de la réplication de l’ADN, ou induites par des agents mutagènes comme les rayons UV, X ou Gamma, ou des substances chimiques (intercalants, benzène, etc.).
  • Les mutations ponctuelles comprennent les substitutions, délétions et additions, pouvant modifier ou non la protéine produite. Les mutations chromosomiques touchent de plus grandes portions de chromosomes, modifiant plusieurs gènes.
  • La majorité des mutations se produisent en dehors des gènes (ADN non codant) ou sont silencieuses, donc peu ou pas d’impact phénotypique.
  • La réparation de l’ADN lors de la phase G2, notamment par des enzymes, limite l’accumulation de mutations.
  • Les mutations dans les cellules somatiques ne sont pas transmises, contrairement à celles dans les cellules germinales, qui peuvent être héréditaires.
  • Les mutations sont la source aléatoire de diversité génétique, permettant la formation de nouveaux allèles.
  • Si une mutation confère un avantage, elle est conservée par la sélection naturelle ; si elle est défavorable, elle disparaît.
  • La diversité génétique, notamment via les allèles, est essentielle à la biodiversité et à l’adaptation des populations.

À retenir

Les mutations, en étant à l’origine de la diversité génétique, jouent un rôle fondamental dans l’évolution des espèces, sous l’action de la sélection naturelle.

Tableaux de Synthèse

Type de mutationDescriptionExempleImpactAuteur / Source
Mutations spontanéesSurviennent naturellement, lors de la réplication ou par dégradationDégradation de C en T ou UFaible, souvent réparéeM POURCHER
Mutations induitesProvoquées par agents mutagènes (UV, X, chimie)Formation de dimères de ThymineVariable, dépend de la doseChapitre 4
Mutations ponctuellesModification d’un seul nucléotideSubstitution, déletion, additionSilencieuse, faux-sens, non-sensChapitre 4
Mutations chromosomiquesModifications de portions entières de chromosomesDélétion, translocationEffets variés, souvent gravesChapitre 2

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre mutations spontanées et mutations induites : spontanées sans agent extérieur, induites par mutagènes.
  2. Négliger la fréquence très faible des mutations chromosomiques par rapport aux ponctuelles.
  3. Confusion entre mutations silencieuses et mutations faux-sens : la première ne modifie pas la protéine, la seconde oui.
  4. Oublier que les mutations déletions ou additions peuvent entraîner un décalage du cadre de lecture (frameshift).
  5. Sous-estimer le rôle des mécanismes de réparation de l’ADN dans la limitation des mutations spontanées.
  6. Confondre mutation chromosomique et mutation ponctuelle : impact et échelle différents.
  7. Croire que toutes les mutations induites ont un impact délétère : certaines peuvent être silencieuses ou réparées.

Checklist Examen

  • Connaître la définition de la mutation spontanée selon M POURCHER.
  • Identifier les agents mutagènes mentionnés (rayons UV, X, Gamma, substances chimiques).
  • Expliquer la formation de dimères de Thymine sous UV et leur impact.
  • Distinguer mutation ponctuelle, chromosomique, silencieuse, faux-sens, non-sens, déletion, addition.
  • Comprendre la différence entre mutations spontanées et induites.
  • Savoir que la fréquence de mutation lors de la réplication est d’environ 1 par 100 000 nucléotides.
  • Maîtriser les types de mutations ponctuelles et leur impact sur la synthèse protéique.
  • Connaître les mécanismes de réparation de l’ADN, notamment lors de la phase G2.
  • Identifier les effets possibles des mutations chromosomiques (délétion, translocation).
  • Savoir que les mutations dans les régions non codantes sont souvent silencieuses.
  • Connaître la définition de mutations somatiques et germinales.
  • Comprendre le rôle des mutations dans la biodiversité.
  • Vérifier la maîtrise du vocabulaire : mutation, mutation spontanée, mutation induite, mutation ponctuelle, mutation chromosomique, délétion, translocation, faux-sens, non-sens, déletion, addition.

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1. Quelle est la cause principale de la formation de dimères de thymine lors de l'exposition aux rayons UV ?

2. Qu'est-ce qu'une mutation spontanée ?

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Origine des mutations — définition ?

Modifications de la séquence d’ADN.

Mutations spontanées — survenance ?

Naturellement, sans agent extérieur.

Mutations induites — cause ?

Agents mutagènes externes.

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