📋 Plan du Cours
- Arbitrage décisionnel
- Méthode DMAIC
- Analyse coûts-bénéfices
- Robustesse et résilience
- Gestion de la variabilité
- Indicateurs de performance
- Supply Chain SCOR
- KPI logistique
- Automatisation et risques
- Amélioration continue
📖 1. Arbitrage décisionnel
🔑 Notions clés & Définitions
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Matrice de décision pondérée : Outil permettant d’évaluer et comparer plusieurs options en attribuant à chaque critère un poids spécifique, puis en calculant un score global pour chaque option en fonction de leur notation (de 1 à 5). Elle facilite la prise de décision en intégrant l’importance relative des critères.
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Critères de choix avec poids : Critères utilisés pour évaluer des options, chacun étant associé à un coefficient de importance (poids) reflétant sa priorité dans la décision. Par exemple, dans l’exercice Safran, l’investissement, la flexibilité, la productivité, etc., ont des poids spécifiques.
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Notation des options de 1 à 5 : Système d’évaluation qualitative où chaque option se voit attribuer une note allant de 1 (très mauvais) à 5 (très bon) pour chaque critère. Ces notes sont ensuite combinées avec les poids pour obtenir un score global.
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Limites de la méthode d’aide à la décision : La méthode peut être influencée par la subjectivité dans l’attribution des notes et des poids, ne prend pas toujours en compte la complexité humaine ou les incertitudes, et peut conduire à des choix simplifiés ou biaisés.
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Processus de sélection de scénario : Étapes structurées permettant de choisir la meilleure option parmi plusieurs, en utilisant des outils comme la matrice pondérée ou l’analyse AHP, en intégrant la pondération des critères, la notation, puis la comparaison des scores.
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Importance de la flexibilité et acceptabilité humaine : La décision doit considérer la capacité d’adaptation du système (flexibilité) et la perception ou l’acceptation par les acteurs humains impliqués, pour assurer la réussite et la pérennité du choix.
📝 Points essentiels
- La matrice de décision pondérée permet une synthèse quantitative des critères, en intégrant leur importance relative via des poids (voir "Critères de choix avec poids").
- La notation de 1 à 5 facilite la comparaison qualitative des options selon chaque critère.
- La limite principale réside dans la subjectivité de l’attribution des notes et des poids, qui peut biaiser le résultat final.
- La méthode doit être complétée par une analyse qualitative, notamment l’évaluation de la flexibilité et de l’acceptabilité humaine, pour une décision équilibrée.
- Le processus de sélection de scénario doit inclure une étape de discussion et de validation pour garantir la cohérence avec les objectifs stratégiques et humains.
💡 À retenir
La méthode de décision pondérée, en combinant critères, poids et notation, est un outil efficace pour arbitrer entre plusieurs options, mais doit être utilisée avec conscience de ses limites subjectives et de l’importance de la dimension humaine.
📖 2. Méthode DMAIC
🔑 Notions clés & Définitions
- Définir : étape initiale où l’on précise le problème, les objectifs, le périmètre du projet, et les parties prenantes. Elle permet d’établir une compréhension claire du besoin à satisfaire.
- Mesurer : phase qui consiste à collecter des données pertinentes pour quantifier le problème, évaluer la performance actuelle, et établir une ligne de base.
- Analyser : étape où l’on identifie les causes racines du problème à partir des données recueillies, en utilisant des outils statistiques et analytiques.
- Innover : phase d’amélioration où l’on développe et teste des solutions pour éliminer ou réduire les causes racines identifiées, en s’appuyant sur l’expérimentation et l’optimisation progressive.
- Contrôler : étape finale visant à standardiser et maintenir les améliorations, en utilisant des indicateurs de performance et des boucles de feedback pour assurer une amélioration continue.
📝 Points essentiels
- La méthode DMAIC repose sur une démarche structurée pour piloter des projets d’amélioration continue, en suivant un cycle logique : définir, mesurer, analyser, innover, contrôler.
- Elle s’appuie sur l’utilisation de données pour orienter la prise de décision et garantir la robustesse des solutions (voir notions de contrôle statistique des processus).
- La phase d’analyse permet d’identifier les causes racines, en évitant les solutions superficielles, ce qui est essentiel pour une amélioration durable (voir analyse des causes racines).
- L’étape d’innover doit intégrer une optimisation progressive, en testant et ajustant les solutions pour maximiser leur efficacité tout en minimisant les risques.
- La boucle de feedback en phase de contrôle assure une amélioration continue, en ajustant les processus en fonction des résultats obtenus et des nouvelles données.
💡 À retenir
La méthode DMAIC est une démarche structurée et itérative qui utilise les données pour définir, mesurer, analyser, innover et contrôler, garantissant une amélioration durable des processus par une optimisation progressive et une boucle de feedback continue.
📖 3. Analyse coûts-bénéfices
🔑 Notions clés & Définitions
- Analyse coûts-bénéfices : Méthode d’évaluation permettant de comparer les gains attendus d’un investissement ou d’une option à ses coûts, afin de déterminer la solution la plus avantageuse économiquement.
- Évaluation des gains de productivité vs coûts : Approche qui mesure l’amélioration de la performance (productivité) par rapport aux investissements ou dépenses nécessaires pour l’obtenir, afin d’optimiser la rentabilité.
- Prise en compte des risques techniques : Intégration dans l’analyse des incertitudes liées aux défaillances ou dysfonctionnements techniques, en évaluant leur probabilité et leur impact potentiel (voir aussi "acceptabilité humaine").
- Comparaison des scénarios selon critères financiers : Analyse comparative des différentes options d’investissement en utilisant des indicateurs financiers (coût, ROI, délai de récupération) pour orienter la décision.
- Impact des investissements sur la flexibilité : Évaluation de la capacité d’adaptation et de changement qu’un investissement confère ou réduit au système, influençant la résilience et l’agilité opérationnelle.
- Acceptabilité humaine dans l’analyse économique : Considération des aspects liés à l’acceptation par les opérateurs ou utilisateurs, qui peuvent influencer la réussite ou l’échec d’un projet, intégrée dans l’évaluation globale.
📝 Points essentiels
L’analyse coûts-bénéfices constitue une étape cruciale pour arbitrer entre différentes options d’investissement en intégrant plusieurs dimensions. PERROUX (date) souligne l’importance d’évaluer non seulement les gains financiers mais aussi leur compatibilité avec la flexibilité et l’acceptabilité humaine, facteurs souvent déterminants dans la réussite d’un projet. La prise en compte des risques techniques permet d’intégrer l’incertitude dans la décision, en évitant une vision purement optimiste. La comparaison des scénarios selon des critères financiers, tels que le coût initial, la rentabilité ou le délai de récupération, guide le choix de l’option la plus rentable. Enfin, l’impact des investissements sur la flexibilité doit être analysé pour assurer une adaptation efficace aux variations futures, tout en tenant compte de l’acceptabilité humaine, essentielle pour la mise en œuvre réussie.
💡 À retenir
L’analyse coûts-bénéfices intégrée aux risques techniques, à la flexibilité et à l’acceptabilité humaine permet une décision équilibrée, orientée vers la solution la plus rentable et adaptée aux contraintes réelles du système.
📖 4. Robustesse et résilience
🔑 Notions clés & Définitions
- Robustesse : Capacité d’un système à continuer de fonctionner malgré des perturbations ou des perturbations externes, en maintenant ses performances sans changement significatif.
- Résilience : Capacité d’un système à revenir rapidement à un état stable après avoir subi une perturbation, en limitant le temps de dysfonctionnement (voir aussi "retour à l’état stable").
- Antifragilité : Concept développé par Nassim Nicholas Taleb (2012) : capacité d’un système à s’améliorer et à devenir plus performant suite à des chocs ou perturbations, en tirant parti du désordre.
- Différence entre résilience et antifragilité : La résilience vise à limiter l’impact des perturbations en revenant à l’état initial, tandis que l’antifragilité permet au système de s’améliorer et de se renforcer grâce aux chocs (voir aussi "amélioration après choc").
- Exemples de systèmes robustes et résilients : Un système robuste résiste aux perturbations sans changer, comme une structure solide ; un système résilient reprend rapidement sa performance après une perturbation, comme une entreprise dotée de stocks tampons ou de plans de reprise.
- Gestion des perturbations et incertitudes : Approche visant à préparer, protéger ou adapter le système face à des événements imprévus, en utilisant notamment la diversification, la redondance ou la simulation de scénarios extrêmes.
📝 Points essentiels
- La robustesse permet au système de fonctionner malgré des perturbations, en limitant l’impact sans nécessairement changer sa structure (voir aussi "fonctionnement malgré perturbations").
- La résilience est essentielle pour réduire la durée de dysfonctionnement et assurer une reprise rapide, notamment via des stocks de sécurité ou des plans de contingence.
- La conceptualisation de l’antifragilité introduit une nouvelle dimension : la capacité à tirer profit du chaos et des chocs, en améliorant la performance et la structure du système (Taleb, 2012).
- La distinction entre résilience et antifragilité est fondamentale : la première vise à limiter les effets négatifs, la seconde à transformer les perturbations en opportunités d’amélioration.
- La gestion des incertitudes doit intégrer ces notions pour concevoir des systèmes capables de faire face à la variabilité et aux événements extrêmes, en utilisant des stratégies comme la diversification, la redondance ou la simulation.
- Un système antifragile se caractérise par une capacité à apprendre et à s’adapter en permanence, en exploitant la volatilité et les petits chocs pour évoluer.
💡 À retenir
La robustesse assure la continuité face aux perturbations, la résilience permet une récupération rapide, tandis que l’antifragilité transforme le chaos en avantage, rendant le système plus performant après chaque choc.
📖 5. Gestion de la variabilité
🔑 Notions clés & Définitions
- Variabilité : L'ensemble des fluctuations aléatoires ou structurelles affectant les flux logistiques dans le temps, touchant notamment les volumes, délais, ressources et qualité. (source)
- Sources de variabilité : Facteurs externes ou internes comme le transport, les fournisseurs, la météo, la saisonnalité, ou encore les erreurs humaines, qui génèrent des fluctuations dans la supply chain. (source)
- Effet coup de fouet : Phénomène où une petite variation de demande entraîne une grande variation de production, amplifiant les déséquilibres dans la supply chain. (source)
- Gestion des perturbations : Approche visant à anticiper, absorber ou réagir face à des événements non prévus dégradant le fonctionnement du système, qu'ils soient internes ou externes. (source)
- Simulation logistique : Outil permettant de tester la variabilité et l’impact des perturbations via la simulation d’événements discrets, jumeaux numériques ou modélisation de flux pour optimiser la résilience. (source)
- Flexibilité face à la variabilité : Capacité d’un système à s’adapter rapidement et efficacement aux fluctuations et perturbations, en maintenant ou en améliorant ses performances. (source)
📝 Points essentiels
- La variabilité représente l’ensemble des fluctuations affectant la supply chain, qu’elles soient aléatoires ou structurelles, et concerne aussi bien les flux physiques que l’information.
- Les principales sources de variabilité incluent le transport, les fournisseurs, la météo, la saisonnalité, les erreurs humaines, ou encore les prévisions inexactes, ce qui complexifie la gestion opérationnelle.
- L’effet coup de fouet amplifie ces fluctuations, rendant la gestion de la demande et de la production plus difficile, et nécessite des stratégies de mitigation.
- La gestion des perturbations doit intégrer des outils comme la simulation logistique pour tester la robustesse et la résilience du système face à l’incertitude.
- La flexibilité est une réponse clé pour faire face à la variabilité, permettant d’ajuster rapidement les ressources ou les processus pour limiter l’impact des fluctuations.
💡 À retenir
La maîtrise de la variabilité par la simulation et la flexibilité est essentielle pour assurer la résilience et la performance d’une supply chain face aux incertitudes.
🔑 Notions clés & Définitions
- Indicateurs de performance logistique : Mesures quantitatives permettant d’évaluer l’efficacité et l’efficience des opérations logistiques, telles que le suivi des délais, volumes ou taux de défauts.
- Mesure de productivité et qualité : Évaluation de la performance en termes de volume produit ou service par unité de ressource, tout en intégrant la qualité du résultat, afin d’identifier les écarts et améliorer les processus.
- Utilisation des KPI pour pilotage : Application de Key Performance Indicators (indicateurs clés de performance) pour orienter la prise de décision, suivre l’atteinte des objectifs et ajuster les stratégies en temps réel.
- Évaluation des risques techniques : Analyse systématique des risques liés aux aspects techniques d’un projet ou d’un processus, permettant d’anticiper et de réduire les défaillances potentielles.
- Acceptabilité humaine comme indicateur : Notion qui considère la perception, l’acceptation et la satisfaction des opérateurs ou utilisateurs comme un critère de succès d’un système ou d’un changement, en lien avec la légitimité (voir section 3).
📝 Points essentiels
- La performance logistique doit être mesurée à l’aide d’indicateurs précis, tels que le taux de respect des délais, la capacité à gérer les volumes ou le taux de défauts, pour assurer une gestion efficace des flux.
- La mesure de productivité et de qualité permet d’identifier les écarts entre la performance attendue et la réalité, facilitant ainsi l’amélioration continue.
- Les KPI sont des outils indispensables pour le pilotage stratégique et opérationnel, permettant une vision claire des progrès et des points d’amélioration.
- L’évaluation des risques techniques doit intégrer une analyse proactive pour limiter les défaillances et garantir la fiabilité des systèmes.
- L’acceptabilité humaine, en tant qu’indicateur, est essentielle pour assurer la légitimité et la pérennité des solutions, en prenant en compte la perception des opérateurs et leur confort.
- La combinaison de ces indicateurs permet une gestion intégrée, orientée vers la performance globale et la résilience du système logistique.
💡 À retenir
Les indicateurs de performance logistique, en intégrant la productivité, la qualité, les risques techniques et l’acceptabilité humaine, constituent un levier essentiel pour piloter efficacement et améliorer continuellement les opérations.
📖 7. Supply Chain SCOR
🔑 Notions clés & Définitions
- Modèle SCOR (Supply Chain Operations Reference) : Cadre de référence développé par le Supply Chain Council permettant d’analyser, mesurer et améliorer la performance de la supply chain en structurant ses processus clés.
- Flux logistiques : Circulation physique et informationnelle des produits, composants, et données tout au long de la supply chain, depuis les fournisseurs jusqu’aux clients, en passant par la gestion des stocks et la distribution.
- Processus clés : Activités fondamentales de la supply chain identifiées par le modèle SCOR, telles que Planifier, Source, Fabriquer, Livrer, Retour, qui structurent la gestion opérationnelle.
- Mesure de performance selon SCOR : Indicateurs de performance (KPIs) spécifiques au modèle SCOR, permettant d’évaluer la qualité, la rapidité, la fiabilité, la flexibilité et le coût des processus logistiques.
- Gestion des risques dans la supply chain : Approche proactive visant à identifier, évaluer et atténuer les vulnérabilités et incertitudes pouvant impacter la performance et la résilience de la supply chain.
- Optimisation des opérations logistiques : Processus d’amélioration continue visant à réduire les coûts, augmenter la vitesse, la fiabilité et la flexibilité des flux logistiques, en s’appuyant sur la mesure et l’analyse des processus (voir SCOR).
📝 Points essentiels
- Le modèle SCOR offre une approche structurée pour analyser et améliorer la supply chain en se concentrant sur ses processus clés, ses flux logistiques, et ses indicateurs de performance.
- La gestion des flux logistiques doit assurer une circulation fluide des produits et des informations, en intégrant la planification, l’approvisionnement, la production, la distribution et la gestion des retours.
- La mesure de performance via SCOR permet de suivre des KPIs tels que la fiabilité, la rapidité, la flexibilité, la qualité et le coût, facilitant la prise de décision stratégique.
- La gestion des risques dans la supply chain doit anticiper les perturbations potentielles (ex : rupture fournisseur, perturbations logistiques) et mettre en place des stratégies de résilience et d’anticipation.
- L’optimisation des opérations logistiques repose sur l’analyse continue des processus, la réduction des gaspillages, et l’adaptation aux variations de la demande et aux incertitudes, conformément aux principes de la supply chain agile et résiliente.
💡 À retenir
Le modèle SCOR structure la gestion de la supply chain autour de ses processus clés, permettant une évaluation précise de la performance et une démarche d’amélioration continue axée sur la maîtrise des flux logistiques et la gestion proactive des risques.
📖 8. KPI logistique
🔑 Notions clés & Définitions
- Taux de défauts : Pourcentage de produits ou colis présentant des erreurs ou non-conformités, permettant d’évaluer la qualité du processus logistique.
- Suivi des retards et délais : Mesure du temps écoulé entre la planification et la réalisation effective d’une opération logistique, essentiel pour respecter les engagements clients.
- Évaluation de la disponibilité des équipements : Indicateur qui mesure la proportion du temps durant lequel un équipement (ex : robot, machine) est opérationnel et prêt à l’emploi, selon PERROUX (date).
- Mesure de la flexibilité opérationnelle : Capacité d’adaptation rapide des ressources et processus logistiques face à des variations de volume ou de demande, notion clé pour la résilience.
- Indicateurs de productivité robotique : KPI qui quantifie la performance des robots (ex : nombre de missions par heure), permettant d’optimiser leur utilisation dans la chaîne logistique.
📝 Points essentiels
- La mesure du taux de défauts permet d’identifier rapidement les sources de non-qualité et d’initier des actions correctives pour réduire les erreurs.
- Le suivi des retards et délais est crucial pour assurer la satisfaction client et respecter les engagements de livraison, en intégrant des indicateurs comme le délai moyen ou le taux de livraison à l’heure.
- L’évaluation de la disponibilité des équipements doit tenir compte des temps d’arrêt planifiés ou imprévus, pour optimiser la maintenance et la planification des opérations.
- La mesure de la flexibilité opérationnelle est essentielle pour ajuster rapidement les ressources face aux fluctuations, en lien avec la résilience de la supply chain.
- Les indicateurs de productivité robotique permettent de suivre la performance des robots, d’identifier les goulots d’étranglement et d’orienter les investissements technologiques.
💡 À retenir
Les KPI logistiques permettent de suivre la performance opérationnelle en mesurant la qualité, la ponctualité, la disponibilité des équipements et la flexibilité, essentiels pour une gestion efficace et résiliente.
📖 9. Automatisation et risques
🔑 Notions clés & Définitions
- Automatisation partielle : Mise en place de systèmes automatisés sur certains processus ou postes spécifiques, permettant de réduire la main-d'œuvre tout en conservant une intervention humaine pour d’autres tâches (voir concepts réservés).
- Risques techniques liés à l’automatisation : Probabilités de dysfonctionnements, pannes ou défaillances des équipements automatisés, pouvant entraîner des interruptions ou des coûts supplémentaires (voir concepts réservés).
- Dimensionnement des robots : Processus de détermination du nombre et de la capacité des robots nécessaires pour couvrir la charge de travail, optimiser la performance et limiter les coûts (voir concepts réservés).
- Gestion des pannes et maintenance : Organisation des interventions pour réparer ou entretenir les robots, afin de minimiser les temps d’arrêt et garantir la disponibilité opérationnelle (voir concepts réservés).
- Limites et contraintes de l’automatisation : Facteurs limitant la mise en œuvre, tels que la flexibilité réduite, les coûts initiaux élevés, ou la dépendance technologique, qui peuvent impacter l’acceptabilité et la performance globale (voir concepts réservés).
📝 Points essentiels
- L’automatisation complète ou partielle doit être arbitrée en tenant compte des risques techniques, notamment la probabilité de dysfonctionnements et leur impact sur la production (voir CRITIQUE).
- Le dimensionnement des robots doit s’appuyer sur une analyse précise des flux et des besoins pour éviter sous ou sur-dimensionnement, ce qui pourrait nuire à la flexibilité ou à la rentabilité (voir CRITIQUE).
- La gestion des pannes et la maintenance prédictive sont cruciales pour assurer la disponibilité des équipements automatisés, en limitant les coûts et en évitant les arrêts imprévus (voir CRITIQUE).
- Les limites de l’automatisation résident notamment dans sa rigidité face aux variations imprévues ou aux évolutions rapides, ce qui peut réduire l’acceptabilité par les opérateurs et limiter la flexibilité globale (voir CRITIQUE).
- La mise en œuvre doit également considérer les contraintes techniques, financières et organisationnelles pour assurer une intégration réussie et durable (voir CRITIQUE).
💡 À retenir
L’automatisation partielle ou complète doit être soigneusement dimensionnée et gérée pour équilibrer gains de productivité et risques techniques, tout en respectant les limites liées à la flexibilité et à l’acceptabilité.
📖 10. Amélioration continue
🔑 Notions clés & Définitions
- Principe d’amélioration continue : Approche systématique visant à améliorer constamment les processus, produits ou services par des ajustements progressifs, favorisant l’efficacité et la qualité.
- Boucles de feedback rapide : Mécanismes permettant de recueillir rapidement des retours d’information pour ajuster en temps réel les actions ou processus, favorisant l’expérimentation et l’apprentissage systématique.
- Expérimentation et apprentissage systématique : Mise en place d’essais contrôlés pour tester des modifications, en tirant des leçons pour améliorer durablement les processus, conformément à la culture d’innovation.
- Adaptation aux perturbations : Capacité du système à ajuster ses opérations face à des événements imprévus ou perturbations, en s’appuyant sur une culture d’amélioration et d’innovation.
- Optimisation progressive des processus : Amélioration continue des processus par de petites modifications successives, permettant d’atteindre une performance optimale sans rupture majeure.
- Culture d’amélioration et innovation : Attitude organisationnelle favorisant la recherche constante d’améliorations et la mise en œuvre d’idées innovantes pour répondre aux enjeux opérationnels et stratégiques.
📝 Points essentiels
- La démarche d’amélioration continue repose sur l’expérimentation et l’apprentissage systématique, en utilisant des boucles de feedback rapide pour ajuster rapidement les actions (voir aussi la démarche DMAIC).
- La capacité d’adaptation aux perturbations est essentielle pour maintenir la performance face à l’incertitude, en intégrant une culture d’innovation qui encourage la recherche de solutions nouvelles.
- L’optimisation progressive des processus permet d’éviter les ruptures et de favoriser une amélioration durable, en intégrant des ajustements réguliers plutôt que des changements radicaux.
- La culture d’amélioration et d’innovation doit être ancrée dans l’organisation, en valorisant l’expérimentation, la prise de risques mesurés et la remontée d’informations pour alimenter la boucle d’amélioration.
💡 À retenir
L’amélioration continue repose sur une culture d’expérimentation, de feedback rapide et d’adaptation progressive, permettant à l’organisation de s’améliorer constamment face aux perturbations et aux défis.
📊 Tableaux de Synthèse
| Critère / Méthode | Objectif / Fonctionnement | Limites / Précautions | Auteur / Référence |
|---|
| Matrice de décision pondérée | Comparer options en intégrant critères, poids, notation (1-5) | Subjectivité dans l’attribution des notes et poids | Non spécifié |
| Méthode DMAIC | Cycle d’amélioration continue : Définir, Mesurer, Analyser, Innover, Contrôler | Nécessite une collecte de données fiable, peut être long | Non spécifié |
| Analyse coûts-bénéfices | Évaluer rentabilité en comparant gains et coûts, risques techniques, flexibilité | Difficulté à quantifier certains bénéfices intangibles | PERROUX |
| Robustesse vs Résilience | Robustesse : fonctionnement malgré perturbations, Résilience : récupération rapide | Nécessite une évaluation précise des perturbations possibles | Non spécifié |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre la notation 1-5 avec une échelle qualitative sans lien avec la pondération réelle.
- Sous-estimer l’impact subjectif dans l’attribution des poids et notes dans la matrice.
- Croire que la méthode DMAIC garantit une solution immédiate sans phase d’analyse approfondie.
- Négliger l’importance de la dimension humaine dans l’analyse coûts-bénéfices, notamment l’acceptabilité.
- Confondre robustesse (résistance aux perturbations) et résilience (capacité de récupération).
- Surestimer la précision des données dans la phase de mesure du DMAIC.
- Ignorer la limite de la subjectivité dans l’évaluation des risques techniques.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de la matrice de décision pondérée et ses applications.
- Maîtriser la méthode DMAIC : phases, objectifs, outils principaux.
- Savoir expliquer l’analyse coûts-bénéfices et l’intégration des risques techniques.
- Comprendre la différence entre robustesse et résilience d’un système.
- Identifier les indicateurs de performance (KPI) en logistique et leur rôle.
- Connaître le cadre Supply Chain SCOR et ses processus clés.
- Savoir définir et utiliser les KPI logistique pour le pilotage.
- Connaître les risques liés à l’automatisation et stratégies d’atténuation.
- Maîtriser les principes d’amélioration continue et leur application.
- Identifier les limites de la méthode d’aide à la décision pondérée.
- Savoir analyser la flexibilité et l’acceptabilité humaine dans les projets.
- Connaître les auteurs clés : PERROUX pour la rentabilité, et autres références mentionnées.
- Être capable de comparer la robustesse et la résilience dans un contexte industriel.
- S’assurer de maîtriser la terminologie spécifique à chaque concept.
- Vérifier la compréhension des outils statistiques dans l’analyse DMAIC.
- Connaître les étapes clés du processus de sélection de scénario.
- Comprendre l’impact de l’automatisation sur la gestion des risques.
- Vérifier la maîtrise des indicateurs de performance dans la supply chain.
- Assimiler la relation entre coûts, bénéfices, risques et acceptabilité humaine.
- Connaître la définition et la fonction des KPIs logistiques.
- S’assurer de la maîtrise des principes fondamentaux de l’amélioration continue.
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