Obligation juridique : AUTEUR (date) : lien de droit entre deux personnes par lequel l'une (le débiteur) doit quelque chose à l'autre (le créancier). Ce lien impose au débiteur une conduite précise, que ce soit de donner, faire ou ne pas faire.
Contrat : Un contrat est un accord entre deux (ou plusieurs) personnes qui crée des obligations juridiques. C’est une entente volontaire qui, une fois conclue, engendre des effets contraignants pour les parties signataires.
Force obligatoire : La force obligatoire d’un contrat signifie que celui-ci doit être respecté par ses signataires. Une fois le contrat conclu, les parties sont tenues de respecter leurs engagements, sous peine de sanctions.
Effet relatif : L’effet relatif indique que le contrat n’engage que ses parties signataires. Un tiers, même intéressé par le contenu du contrat, ne peut être contraint ou bénéficier de ses effets s’il n’en est pas partie.
Liberté contractuelle : La liberté contractuelle confère aux parties la faculté de choisir librement avec qui elles contractent, pour quoi faire, et sous quelles conditions. Elle garantit la liberté de négociation et de détermination du contenu du contrat.
Force du consensualisme : La force du consensualisme veut dire qu’un simple accord verbal suffit à former un contrat. Il n’est pas toujours nécessaire de rédiger un écrit pour que le contrat soit valable, sauf exception prévue par la loi.
Un contrat est un accord entre deux ou plusieurs personnes qui crée des obligations juridiques. Cela signifie que, dès qu’un contrat est formé, les parties sont tenues de respecter ce qu’elles ont convenu, sous peine de sanctions légales.
Un contrat peut être formé oralement, sans nécessité d’écrit, grâce à la force du consensualisme. En effet, la majorité des contrats se concluent simplement par un accord verbal, ce qui facilite la liberté de négociation et la rapidité des échanges.
Le contrat lie uniquement les parties qui l’ont signé. C’est ce qu’on appelle l’effet relatif. Cela veut dire qu’un tiers, même s’il est intéressé par le contrat ou en bénéficie indirectement, ne peut pas être contraint ou libéré par ce contrat s’il n’en est pas partie.
Une obligation peut prendre différentes formes : elle peut consister à donner quelque chose (par exemple, transférer la propriété d’un bien), à faire quelque chose (exécuter une prestation), ou à ne pas faire quelque chose (s’abstenir d’agir, comme respecter un secret).
Le contrat est un lien juridique fondamental qui crée des obligations contraignantes entre des parties libres et consentantes. Sa force réside dans la liberté de négociation, la simplicité de sa formation par consensualisme, et son caractère obligatoire pour ses signataires.
Capacité juridique
La capacité juridique désigne l'aptitude d'une personne à exercer ses droits et à s'engager valablement dans un contrat. Elle dépend de l'âge, de la santé mentale et de la situation juridique de la personne. La capacité est présumée pour toute personne majeure, mais peut être limitée ou suspendue par une mesure de protection (curatelle, sauvegarde de justice). Par exemple, un mineur ou une personne sous curatelle ne peut pas, en principe, conclure seul un contrat valable sans assistance ou représentation.
Consentement
Le consentement est l'accord de volontés entre les parties, formé par une offre et une acceptation. Il doit être libre, éclairé et non vicié pour que le contrat soit valable. Le consentement implique que chaque partie dit « oui » en connaissance de cause, sans erreur, dol ou violence. Il constitue la manifestation de volonté qui lie juridiquement les parties.
Vices du consentement
Les vices du consentement sont des défauts qui peuvent compromettre la validité du consentement. Ils comprennent l'erreur, le dol et la violence. Lorsqu'ils sont établis, ils rendent le contrat susceptible d'être annulé. Ces vices concernent la manière dont le consentement a été donné, et leur existence doit être prouvée pour faire annuler le contrat.
Objet licite
L'objet du contrat correspond à ce sur quoi porte l'accord : le bien vendu, le service rendu ou la prestation promise. Pour être valable, l'objet doit remplir trois conditions : il doit exister, être déterminé ou déterminable, et être licite. Par exemple, on ne peut pas vendre une chose qui n'existe pas ou un produit illégal.
Cause licite
La cause est la raison ou le motif qui pousse une partie à conclure le contrat. Elle doit être licite, c'est-à-dire conforme à la loi et à l'ordre public. Une cause illicite, comme une finalité criminelle ou frauduleuse, entraîne la nullité du contrat.
Offre ferme
L'offre ferme est une proposition précise, sans ambiguïté, qui engage son auteur. Elle doit comporter tous les éléments essentiels du contrat (objet, prix, conditions) et être exprimée de manière claire. Elle doit également être ferme, c’est-à-dire qu’elle ne peut pas être rétractée librement une fois faite, si elle remplit ces qualités. L'offre doit être expresse, c’est-à-dire formulée clairement, par écrit, oralement ou par comportement.
Pour qu’un contrat soit valide, il faut réunir plusieurs conditions essentielles :
Concernant l’offre, elle doit remplir quatre qualités : être précise (tous les éléments essentiels), ferme (engage son auteur), univoque (sans ambiguïté) et expresse (formulée clairement). La simple silence ne vaut généralement pas acceptation, sauf dans certains cas précis comme l’usage professionnel, la force de l’habitude ou l’intérêt exclusif du destinataire.
Pour qu’un contrat soit juridiquement valable, il doit réunir la capacité juridique, un consentement libre et éclairé, un objet licite et une cause licite. L’offre doit être précise, ferme, univoque et expresse, tandis que le silence ne vaut généralement pas acceptation sauf exceptions. Ces conditions essentielles garantissent la validité du contrat et la protection des parties.
Transfert de propriété
Le transfert de propriété désigne le moment à partir duquel l’acheteur devient officiellement propriétaire du bien vendu. Selon le droit français, ce transfert est immédiat dès la conclusion du contrat, sauf clause contraire. Il implique que l’acheteur supporte désormais les risques liés au bien, même si la livraison n’a pas encore eu lieu.
Clause de réserve de propriété
Il s’agit d’une clause insérée dans le contrat de vente qui prévoit que le vendeur reste propriétaire du bien jusqu’au paiement intégral du prix. Cette clause permet au vendeur de se protéger contre le risque de non-paiement, en conservant la propriété du bien jusqu’à ce que l’acheteur ait rempli ses obligations financières.
Clause d’individualisation
Cette clause concerne principalement les biens fongibles (ex : farine, grains). Elle stipule que le transfert de propriété n’a lieu qu’après une opération spécifique de pesage, comptage ou mesure du bien précis. Elle permet d’individualiser le bien dans un ensemble, différant ainsi le transfert de propriété jusqu’à cette étape.
Vice caché
Un vice caché est un défaut grave d’un bien, existant avant la vente, qui n’était pas visible lors de l’achat. Pour engager la garantie, le vice doit être antérieur, grave et non détectable par un examen attentif. Il doit également rendre le bien impropre à l’usage ou diminuer considérablement sa valeur.
Garantie légale de conformité
Il s’agit d’une garantie obligatoire qui couvre les défauts existants au moment de la livraison du bien. Elle s’applique uniquement aux biens achetés par des consommateurs et dure deux ans. Elle permet à l’acheteur de demander la réparation, le remplacement ou la réduction du prix en cas de défaut de conformité.
Le transfert de propriété est immédiat dès la conclusion du contrat, sauf clause contraire. Cela signifie que, dès que les deux parties sont d’accord, l’acheteur devient propriétaire du bien sans attendre la livraison ou le paiement. En conséquence, il supporte aussi les risques liés au bien, sauf faute du vendeur. Par exemple, si une voiture achetée brûle dans le garage du vendeur avant la livraison, c’est l’acheteur qui en supporte la perte, car le transfert de propriété a déjà eu lieu.
Certaines clauses peuvent retarder ou modifier ce transfert :
En ce qui concerne la garantie contre les vices cachés, pour qu’un défaut puisse être invoqué, trois conditions doivent être réunies :
L’acheteur peut agir en cas de vice caché par deux moyens :
Enfin, la garantie légale de conformité est une obligation pour le vendeur, couvrant les défauts présents à la livraison. Elle dure deux ans, avec une présomption de conformité pour les biens neufs durant 12 mois, où c’est au vendeur de prouver que le défaut n’était pas présent à la livraison. Au-delà de cette période, c’est à l’acheteur de prouver l’existence du défaut.
Le transfert de propriété est immédiat dès la conclusion du contrat, ce qui implique que l’acheteur supporte les risques dès ce moment, sauf clause contraire. La garantie légale de conformité, obligatoire et protectrice, couvre les défauts existants à la livraison pendant deux ans, tandis que la garantie contre les vices cachés permet à l’acheteur de se prémunir contre des défauts graves et antérieurs à la vente.
Dommage
Le dommage désigne le préjudice subi par le créancier du fait de l'inexécution ou de la mauvaise exécution du contrat par le débiteur. Il peut prendre plusieurs formes : matériel, moral ou corporel. Le dommage matériel correspond à une perte financière ou à la destruction d’un bien, comme un entrepreneur endommageant un carrelage lors de travaux. Le dommage moral concerne une atteinte à la réputation ou une souffrance psychologique, par exemple une rupture brutale d’un contrat nuisant à l’image du partie concernée. Le dommage corporel inclut toute atteinte à l’intégrité physique, comprenant la douleur (pretium doloris), le préjudice esthétique ou d’agrément, ainsi que les préjudices futurs. La réparation du dommage est limitée à ce qui était prévisible au moment de la signature du contrat, excluant toute demande de réparation pour des préjudices imprévus ou postérieurs.
Faute
La faute constitue la violation d’une obligation contractuelle. Elle dépend du type d’obligation souscrite : obligation de résultat ou obligation de moyens. La faute est présumée en cas d’obligation de résultat si le résultat n’est pas atteint, ce qui entraîne une responsabilité automatique. En revanche, pour une obligation de moyens, la partie doit prouver qu’elle n’a pas mis en œuvre les moyens nécessaires pour atteindre le résultat attendu. La faute peut ainsi être une négligence, une erreur ou un manquement à une obligation spécifique, selon la nature du contrat.
Lien de causalité
Le lien de causalité est la relation directe entre la faute et le dommage. Il doit être prouvé que la faute est la cause immédiate du préjudice subi. Deux approches existent : l’équivalence des conditions, où toutes les causes ayant contribué au dommage sont retenues, et la causalité adéquate, qui privilégie la cause principale sans laquelle le dommage ne se serait pas produit. La responsabilité ne peut être engagée sans établir ce lien causal.
La responsabilité contractuelle exige la réunion simultanée de trois éléments : un dommage, une faute et un lien de causalité direct. Le dommage doit être certain, personnel et prévisible au moment de la conclusion du contrat. La faute doit résulter d’un manquement à une obligation contractuelle, qu’elle soit de résultat ou de moyens. La distinction est cruciale : une obligation de résultat entraîne une faute automatique en cas d’échec, tandis qu’une obligation de moyens nécessite la preuve que le débiteur n’a pas déployé les efforts ou compétences requis. Le lien de causalité doit être direct : la faute doit être la cause immédiate du dommage, sans quoi la responsabilité ne peut être engagée. La réparation vise à compenser intégralement le préjudice prévisible au moment du contrat, en nature ou en dommages et intérêts. En cas de manquement, la victime doit d’abord adresser une mise en demeure par LRAR, puis, en cas de refus ou d’échec, saisir le tribunal compétent (tribunal de proximité ou judiciaire). Le juge a pour objectif d’accorder une réparation intégrale, ni plus ni moins, en tenant compte des clauses limitatives ou exonératoires de responsabilité, qui doivent respecter un cadre strict et ne peuvent exclure la responsabilité en cas de faute intentionnelle ou de dommage corporel.
La responsabilité contractuelle repose sur la réunion simultanée d’un dommage, d’une faute et d’un lien de causalité direct, la réparation visant à compenser le préjudice prévisible au moment du contrat. La distinction entre obligation de résultat et obligation de moyens influence la charge de la preuve en cas de manquement.
Entreprise individuelle (EI)
L'entreprise individuelle est une forme d'entreprise qui permet à une personne d'exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale sans créer de société. Elle n'a pas de personnalité morale distincte de celle de l'entrepreneur. Selon le contenu source, l'entreprise individuelle est un statut juridique dans lequel l'entrepreneur travaille seul, sous son propre nom, avec une comptabilité réelle. Elle ne nécessite pas la constitution d’un contrat de société ni la présence d’associés. La responsabilité de l’entrepreneur est engagée sur l’ensemble de son patrimoine personnel, sauf déclaration d’insaisissabilité.
Micro-entreprise
La micro-entreprise est une forme spécifique d'entreprise individuelle bénéficiant d’un régime fiscal et social simplifié. Elle correspond à une EI qui a choisi le régime micro-fiscal, avec des règles allégées tant que le chiffre d’affaires reste sous certains seuils. La micro-entreprise est donc une EI qui opte pour un régime fiscal simplifié, permettant notamment une gestion administrative allégée. Elle se distingue par ses seuils de chiffre d’affaires, ses obligations en matière de TVA, et ses modalités de déclaration.
Seuils TVA
Les seuils de franchise en base de TVA déterminent si une micro-entreprise doit facturer la TVA ou non. Selon le contenu source, pour une activité relevant du BIC ou BNC, si le chiffre d’affaires ne dépasse pas 85 000 € (pour le négoce/hébergement) ou 37 500 € (pour les services), l’entreprise bénéficie de la franchise de TVA, c’est-à-dire qu’elle est exonérée de TVA. Au-delà de ces seuils, l’entreprise doit facturer la TVA, tout en restant sous le régime micro si le plafond du chiffre d’affaires ne est pas dépassé. En cas de dépassement, elle passe automatiquement au régime réel de l’EI.
Patrimoine de l’entrepreneur
Le patrimoine de l’entrepreneur individuel est en principe engagé pour les dettes professionnelles. Cela signifie que ses biens personnels peuvent être saisis en cas de dettes professionnelles, sauf déclaration d’insaisissabilité. La responsabilité est donc illimitée, ce qui implique que le patrimoine personnel n’est pas séparé de celui de l’activité, sauf mesures spécifiques pour le protéger.
Immatriculation
L’immatriculation est une étape obligatoire pour exercer légalement une activité commerciale en tant qu’entreprise individuelle ou micro-entreprise. Elle consiste à enregistrer l’activité auprès des autorités compétentes, ce qui permet d’obtenir un numéro d’identification officiel. L’immatriculation garantit la légalité de l’exercice et la reconnaissance de l’activité par les administrations.
L’entreprise individuelle permet d’exercer une activité sans créer de société, ce qui simplifie grandement la démarche administrative et juridique. Elle est adaptée aux entrepreneurs souhaitant travailler seul, sans la complexité d’un contrat de société ou d’une personnalité morale distincte. La micro-entreprise, quant à elle, bénéficie d’un régime simplifié, avec des seuils de chiffre d’affaires précis : 85 000 € pour le négoce ou l’hébergement, et 37 500 € pour les services. Ces seuils déterminent si l’entreprise peut bénéficier de la franchise de TVA ou doit la facturer, tout en restant sous le régime micro si les plafonds ne sont pas dépassés. La responsabilité de l’entrepreneur individuel est en principe engagée sur l’ensemble de son patrimoine personnel, sauf déclaration d’insaisissabilité, ce qui limite la protection de ses biens personnels. Enfin, l’immatriculation est obligatoire pour exercer légalement, permettant d’obtenir un numéro d’identification et de garantir la légalité de l’activité.
L’entreprise individuelle et la micro-entreprise offrent des formes simples d’exercice sans personnalité morale ni contrat de société, mais la responsabilité de l’entrepreneur est engagée sur l’ensemble de son patrimoine, sauf mesures spécifiques. La micro-entreprise bénéficie d’un régime fiscal et social allégé, sous réserve du respect de seuils précis, avec une obligation d’immatriculation pour une activité légale.
Apports
Les apports désignent ce que chaque associé contribue à la société lors de sa constitution. Ces contributions peuvent prendre différentes formes : argent, biens matériels ou incorporels, ou encore travail ou savoir-faire. En échange de leurs apports, les associés reçoivent des parts sociales ou des actions, qui représentent leur participation dans la société. La diversité des apports permet de constituer le capital social et d’assurer le fonctionnement de la société.
Associés
Les associés sont les personnes physiques ou morales qui participent à la création et au fonctionnement de la société. La loi impose un minimum d’associés selon la forme juridique choisie : par exemple, une société unipersonnelle comme l’EURL ou la SASU ne nécessite qu’un seul associé, tandis que d’autres formes exigent au moins deux. Les associés ont des droits et des responsabilités liés à leur participation, notamment en ce qui concerne la gestion, la répartition des bénéfices ou la responsabilité.
Personnalité morale
La personnalité morale est la capacité juridique que possède la société une fois sa constitution achevée. Elle se traduit par une entité juridique distincte de ses associés. La société peut ainsi signer des contrats, acquérir un patrimoine, ester en justice, et être responsable de ses actes. La personnalité morale est acquise après le dépôt des statuts, leur publication, et la reconnaissance officielle par le registre compétent. Elle confère à la société une existence juridique autonome.
Statuts
Les statuts constituent l’acte fondateur de la société. Il s’agit d’un document écrit qui formalise l’accord entre les associés et fixe toutes les règles essentielles de fonctionnement. Ils précisent notamment l’objet social, le montant du capital, la répartition des parts, la gestion, et les modalités de prise de décision. Les statuts sont déposés au greffe du tribunal de commerce et jouent un rôle central dans la vie juridique et opérationnelle de la société.
Objet social
L’objet social désigne l’activité ou l’ensemble des activités que la société a pour but d’exercer. Il doit être licite, c’est-à-dire conforme à la loi, et doit être précisément défini dans les statuts. La délimitation claire de l’objet social est essentielle pour déterminer le champ d’action de la société, ses responsabilités, et ses possibilités d’expansion ou de modification future.
Le contrat de société repose sur des apports effectués par les associés. Ces apports peuvent prendre différentes formes : numéraire (argent), biens corporels (matériel, immeubles), biens incorporels (brevets, marques, fonds de commerce), ou industrie (travail, savoir-faire). Chaque associé doit apporter quelque chose à la société, et en échange, il reçoit des parts sociales ou des actions, qui représentent sa participation dans le capital social.
La société acquiert une personnalité morale distincte des associés. Cette personnalité morale, une fois reconnue, lui confère une autonomie juridique lui permettant de signer des contrats, d’avoir un patrimoine propre, et d’engager des actions en justice. La personnalité morale est officiellement acquise après plusieurs étapes : dépôt des statuts au greffe, publication dans un journal d’annonces légales, puis dans le Bulletin Officiel des Annonces Civiles et Commerciales (BODACC). La constitution de la société formalise ainsi l’accord entre associés et crée une entité juridique autonome, distincte des personnes qui la composent.
Les statuts jouent un rôle fondamental dans la définition des règles de fonctionnement de la société. Ils déterminent notamment l’objet social, qui doit être licite et clairement défini, ainsi que la répartition des parts, la gestion, et les modalités de prise de décision. La rédaction précise et conforme des statuts est essentielle pour assurer la stabilité et la légalité de la société.
Le contrat de société constitue la base juridique qui crée une entité distincte, dotée de sa propre personnalité morale, avec des règles précises régissant son fonctionnement et son objet social. Il formalise l’accord entre associés et lui confère une existence juridique autonome, essentielle pour la pérennité et la légalité de la société.
Société en nom collectif (SNC) : La SNC est une société commerciale dans laquelle tous les associés sont indéfiniment et solidairement responsables des dettes sociales. La responsabilité des associés n’est pas limitée à leurs apports, ce qui signifie qu’en cas de dettes, chaque associé peut être poursuivi sur l’ensemble de son patrimoine personnel. La gestion de la société est généralement confiée à tous les associés, sauf disposition contraire dans les statuts.
Société à responsabilité limitée (SARL) : La SARL est une société commerciale dont la responsabilité des associés est limitée au montant de leurs apports. Elle possède une structure encadrée par la loi, avec des règles précises concernant la gestion, la cession de parts, et la tenue des assemblées. La SARL est souvent choisie pour sa simplicité de gestion et sa responsabilité limitée, adaptée aux PME.
Société par actions simplifiée (SAS) : La SAS est une société commerciale caractérisée par une grande liberté statutaire. Les associés peuvent organiser librement la gouvernance, notamment en choisissant entre un président unique, un conseil d’administration ou un directoire. La responsabilité des associés est limitée à leurs apports. La SAS est souvent privilégiée par les start-up et les entreprises en croissance pour sa flexibilité.
Responsabilité des associés : La responsabilité des associés varie selon la structure. En SNC, elle est illimitée et solidaire, ce qui expose leur patrimoine personnel. En SARL et SAS, la responsabilité est limitée au montant de leurs apports, protégeant ainsi leur patrimoine personnel contre les dettes sociales.
Capital social : Le capital social représente la somme des apports des associés dans la société. Il conditionne notamment les droits des associés, leur participation aux bénéfices, et leur responsabilité. Le montant et la nature du capital social varient selon la structure juridique choisie, avec une importance particulière dans la SAS où la liberté de fixation est grande.
La SNC implique une responsabilité illimitée et solidaire des associés, ce qui signifie que si la société a des dettes, n’importe quel créancier peut poursuivre un seul associé pour la totalité de la dette, en utilisant ses biens personnels (maison, voiture…). La société est fermée : il est impossible de vendre ses parts sans l’accord de tous les associés, ce qui peut transformer la société en une « prison » si certains refusent de racheter. Un avantage notable est l’absence d’obligation de publication des comptes, ce qui garantit une certaine confidentialité. La gestion est souple, notamment pour les assemblées. La fiscalité en IR est avantageuse en phase de démarrage, car les déficits remontent dans la déclaration d’impôt des associés, réduisant leur imposition personnelle.
La SARL est une structure très encadrée : la loi impose de nombreuses règles, limitant la liberté dans la rédaction des statuts. La gestion est assurée par un ou plusieurs gérants, qui peuvent être majoritaires (> 50%), minoritaires (< 50%) ou égalitaires (50%). La cession de parts à un tiers nécessite l’accord de la majorité (50%) des associés, avec un droit de préemption pour ces derniers. Les assemblées générales ordinaires requièrent une majorité de 50%+ des voix, tandis que les assemblées extraordinaires nécessitent 2/3 des voix avec un quorum de 25%. La nomination d’un commissaire aux comptes devient obligatoire si certains seuils financiers ou d’effectifs sont dépassés.
La SAS offre une liberté maximale dans l’organisation de la gouvernance : les statuts peuvent prévoir diverses structures (conseil, président, directoire). La présence d’un président est obligatoire, qui représente la société vis-à-vis des tiers. La responsabilité des associés est limitée à leurs apports. La SAS permet d’insérer dans ses statuts des clauses spécifiques comme la préemption, l’inaliénabilité (max 10 ans), ou l’agrément pour toute cession. Les décisions importantes (approbation des comptes, modification du capital, nomination du commissaire aux comptes, transformation, dissolution) nécessitent une assemblée. Les dividendes sont soumis au PFU de 30% (12,8% IR + 17,2% prélèvements sociaux).
La responsabilité diffère selon la structure : la SNC expose les associés à une responsabilité illimitée et solidaire, tandis que la SARL et la SAS limitent cette responsabilité aux apports, protégeant ainsi leur patrimoine personnel.
Le capital social varie selon la structure et conditionne les droits des associés. La SNC ne met pas en avant cette notion dans le même sens, tandis que dans la SARL et la SAS, il est un élément central pour la participation et la responsabilité.
La SNC se caractérise par une responsabilité illimitée et solidaire des associés, ce qui peut représenter un risque important mais offre une gestion souple et une confidentialité. La SARL limite la responsabilité des associés à leurs apports, avec une gestion encadrée par la loi, idéale pour les PME. La SAS offre une grande liberté statutaire et une responsabilité limitée, adaptée aux entreprises en croissance ou innovantes, avec une gestion flexible et des clauses spécifiques selon les besoins des associés.
(aucune date explicitement mentionnée dans le contenu fourni, cette section est omise)
| Thème | Notions clés | Définition / Points essentiels | Auteur / Source |
|---|---|---|---|
| Obligation juridique | Lien de droit entre deux personnes | Le débiteur doit quelque chose au créancier, obligation de donner, faire ou ne pas faire | Non spécifié |
| Contrat | Accord créant des obligations juridiques | Accord volontaire entre parties, effets contraignants | Non spécifié |
| Force obligatoire | Respect du contrat | Le contrat doit être respecté sous peine de sanctions | Non spécifié |
| Effet relatif | Effet limité aux parties signataires | Le contrat ne lie pas les tiers, sauf exceptions | Non spécifié |
| Liberté contractuelle | Choix des parties | Libre négociation et détermination du contenu du contrat | Non spécifié |
| Force du consensualisme | Formation par accord verbal | Un simple accord suffit, sauf exceptions légales | Non spécifié |
| Capacité juridique | Aptitude à contracter | Aptitude dépend de l'âge, santé mentale, protection juridique | Non spécifié |
| Consentement | Accord volontaire et éclairé | Doit être libre, non vicié (erreur, dol, violence) | Non spécifié |
| Vices du consentement | Erreur, dol, violence | Peuvent entraîner nullité du contrat si prouvés | Non spécifié |
| Objet licite | Ce sur quoi porte le contrat | Doit exister, être déterminé/déterminable, licite | Non spécifié |
| Cause licite | Raison du contrat | Conforme à la loi et à l’ordre public, sinon nullité | Non spécifié |
| Offre ferme | Proposition précise et engageante | Doit comporter tous éléments essentiels, être ferme et expresse | Non spécifié |
| Transfert de propriété (vente) | Moment de transfert légal de propriété | En principe immédiat sauf clause contraire, risques transférés à l’acheteur dès la conclusion sauf clause spécifique | Non spécifié |
Metti alla prova le tue conoscenze su Introduction aux Contrats et Structures Juridiques con 7 domande a scelta multipla con correzioni dettagliate.
1. Selon le contenu fourni, qui ou quoi est crédité de la description de l'entreprise sans société ?
2. Selon le contenu, à quel moment la majorité des contrats se conclut-elle dans le cadre juridique ?
Memorizza i concetti chiave di Introduction aux Contrats et Structures Juridiques con 14 flashcard interattive.
Obligation juridique — définition ?
Lien de droit entre deux personnes, devoir de faire ou ne pas faire.
Contrat — rôle ?
Créer des obligations juridiques entre parties.
Force obligatoire — signification ?
Le contrat doit être respecté par ses signataires.
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