📋 Plan du Cours
- Définition de la littérature engagée
- Engagement et responsabilité de l’écrivain
- Littérature et contemporanéité des sujets
- Rousseau et le Contrat social
- Autodafé et censure du Contrat social
- Soumission, loi du plus fort et esclavage
- Liberté par le pacte social et volonté générale
- Éducation et émancipation intellectuelle
- Force, égalité et stabilisation politique
- Diderot et le Voyage de Bougainville
- Dialogue A et B et question du langage
- Victor Hugo et la dénonciation de la misère
📖 1. Définition de la littérature engagée
🔑 Notions clés & Définitions
- Littérature engagée : La littérature engagée est une écriture qui prend position et met l’auteur au service d’une cause ou d’enjeux de son époque.
- S’engager : S’engager est le fait de se lier par une promesse et de se mettre en jeu concrètement dans la société, notamment par l’écriture.
- Jean-Paul Sartre : Jean-Paul Sartre est l’auteur dont l’idée centrale affirme que l’essence de la littérature réside dans l’acte d’engagement au moment d’écrire.
- Mise au service d’une cause : La mise au service d’une cause est l’orientation de l’écriture vers des enjeux politiques ou sociaux qui concernent les lecteurs.
📝 Points essentiels
- Le terme « s’engager » renvoie à l’idée de mettre en gage, de se lier par une promesse, puis de commencer une entreprise nouvelle.
- Pour Sartre, on ne conçoit pas un écrivain qui n’accomplit pas l’acte d’engagement au moment même où il écrit.
- Sartre relie l’engagement à la formation de la personnalité : les actes posés façonnent ce que devient l’auteur.
- L’écrivain engagé doit traiter des sujets qui concernent les lecteurs pour éviter un sentiment de décalage.
- L’engagement exige une proximité vécue avec la vie des contemporains : l’auteur écrit à partir de ce qu’il partage avec son époque.
- L’écrivain engagé assume une responsabilité totale : il répond de ses opinions et accepte d’être jugé sur ses écrits.
💡 Astuce mémo
Sartre = « écrire = s’engager » : pas de littérature sans acte, et pas d’acte sans responsabilité.
📖 2. Engagement et responsabilité de l’écrivain
🔑 Notions clés & Définitions
- Destruction rituelle des livres : Acte de brûler ou d’effacer des écrits pour éliminer des traces jugées impures, souvent au nom d’une purification culturelle, politique ou religieuse.
- Censure culturelle : Pratique visant à contrôler ou supprimer des écrits pour orienter la culture, la politique ou la religion selon une norme dominante.
- État de nature : Idée selon laquelle l’homme vivrait sans société organisée, mais que Rousseau juge devenu difficile à maintenir à cause de la sédentarisation et des possessions.
- Contrat social : Organisation politique fondée sur une autorité légitime où le citoyen devient souverain et peut choisir les règles communes.
- Convention : Terme de Rousseau pour désigner une forme de dépendance ou de soumission, dont il critique plusieurs formes hors du Contrat social.
📝 Points essentiels
- La destruction par le feu d’écrits est présentée comme une censure visant une « purification » culturelle, politique ou religieuse.
- Rousseau relie la fin de l’état de nature à la sédentarisation et à l’apparition des possessions, qui créent peur de perdre et besoin de conserver.
- Dans le Contrat social, la question centrale formulée est : comment ne plus avoir peur, en s’appuyant sur l’appartenance à un groupe.
- Rousseau affirme que l’auteur/citoyen n’est pas contre la société : il défend l’organisation en vue du bien commun et la coexistence.
- Le citoyen, parce qu’il appartient à la société, a le droit de choisir les règles et devient souverain, donc responsable de la politique.
- Écrire sur la politique en tant que citoyen est présenté comme une nouveauté au XVIIIe siècle, par rapport à des auteurs qui parlent de politique depuis d’autres positions (gouverner, légiférer, principes moraux).
💡 Astuce mémo
Peur → Possessions → Besoin de groupe : le Contrat social répond à « comment ne plus avoir peur ».
📖 3. Littérature et contemporanéité des sujets
🔑 Notions clés & Définitions
- Loi du plus fort : La loi du plus fort désigne l’idée que la force pourrait fonder une soumission durable, alors que Rousseau insiste sur le caractère changeant de la force.
- Esclavage : L’esclavage est une forme de domination condamnable pour Rousseau car elle supprime la réciprocité et ne peut pas être librement consentie sans contrepartie.
- Association : L’association est un regroupement fondé sur un libre accord des volontés communes, permettant d’établir une loi acceptée par tous.
- Agrégation : L’agrégation est un regroupement structuré par un chef ou un mâle dominant, qui ne repose pas sur la discussion commune des lois.
- Volonté générale : La volonté générale est la volonté à laquelle le peuple doit se soumettre, et elle prime sur les volontés particulières.
📝 Points essentiels
- Rousseau distingue la force, changeante et non durable, d’un droit qui doit rester stable et durable dans chaque situation.
- La Révolution française illustre l’usage de la force (prise de la Bastille) et de la peur (Terreur), mais la stabilisation a exigé un référendum.
- L’inégalité des richesses peut nourrir un sentiment de supériorité et menacer l’idée de bien commun.
- Dans l’esclavage, il n’y a pas de réciprocité : on ne peut pas donner sa liberté sans obtenir quelque chose en retour, sauf pour le bien commun.
- Rousseau affirme qu’aucun individu ou peuple n’est naturellement plus soumis qu’un autre par la naissance.
- La liberté rousseauiste consiste à obéir à une loi qu’on s’est prescrite soi-même, ce qui implique d’accepter aussi la punition en cas de manquement.
💡 Astuce mémo
Force changeante ≠ droit stable : Bastille/Terreur puis référendum ; liberté = loi qu’on s’est donnée.
📖 4. Rousseau et le Contrat social
🔑 Notions clés & Définitions
- Contrat social : Le contrat social est l’idée selon laquelle l’entrée dans la société transforme la liberté naturelle en une liberté civile fondée sur des règles communes.
- État civil : L’état civil désigne la condition sociale nouvelle qui remplace l’existence naturelle et introduit des obligations morales et juridiques.
- Bien commun : Le bien commun est la finalité collective qui oriente la vie en société et passe avant les ambitions individuelles.
- Soumission à la loi : La soumission à la loi est présentée comme compatible avec la liberté, car elle résulte d’un accord social plutôt que d’une domination arbitraire.
📝 Points essentiels
- Rousseau distingue la liberté naturelle et la liberté civile : le passage à la société change le statut des individus.
- Le contrat social fait basculer vers une dimension morale plus forte, liée à la justice et à la moralité.
- La société se fonde sur des valeurs communes qui priment sur les ambitions personnelles.
- L’esclavage n’est pas justifié, car il contredit l’idée d’une liberté fondée sur l’accord social.
- Si l’on refuse de se soumettre et qu’on ne vote pas, on admet qu’on peut être contraint, ce qui relie participation et obligation.
- Le respect d’accords tacites est illustré par l’idée qu’on peut être libre d’assister aux cours tout en devant respecter les règles implicites du cadre.
💡 Astuce mémo
Contrat social = passage du naturel au moral : on gagne la liberté civile en acceptant la loi commune (sinon, contrainte).
📖 5. Autodafé et censure du Contrat social
🔑 Notions clés & Définitions
- Autodafé : Événement public de destruction d’écrits jugés dangereux, utilisé pour marquer la censure et dissuader la diffusion des idées.
- Censure : Contrôle ou suppression d’un texte par une autorité, pour empêcher sa lecture ou sa circulation.
- Contrat social : Œuvre politique de référence associée à la pensée révolutionnaire, souvent visée quand le pouvoir craint des effets politiques.
- Olympe de Gouges : Autrice et militante féministe liée à la Révolution française, connue pour ses textes et pour sa condamnation sous la Terreur.
📝 Points essentiels
- Le texte évoque une logique de censure par destruction publique, présentée comme un moyen de contrôler ce qui circule.
- La section relie la censure à la peur politique : certains écrits sont jugés menaçants pour l’ordre établi.
- Olympe de Gouges illustre le sort réservé aux textes non acceptés : ses écrits ne sont pas d’abord lus ni publiés, puis elle est arrêtée et guillotinée.
- La Révolution est décrite comme décevante pour Olympe : le refus de son texte à l’Assemblée législative la convainc que la révolution attendue n’est pas réalisée.
- Le pouvoir sous la Terreur est présenté comme dominé par la peur et la loi du plus fort, ce qui rend la contestation dangereuse.
- La section met en avant l’idée que la censure ne touche pas seulement les idées, mais aussi les personnes qui les portent.
💡 Astuce mémo
Censure = peur → suppression (autodafé) ; sous la Terreur, la peur rend les textes et leurs auteurs vulnérables.
📖 6. Soumission, loi du plus fort et esclavage
🔑 Notions clés & Définitions
- Olympe de Gouges : Auteure de textes politiques et juridiques qui défendent l’égalité des sexes et critiquent l’exclusion des femmes.
- Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne : Texte d’Olympe de Gouges qui corrige la Déclaration des droits de l’Homme en intégrant les femmes et leurs droits.
- Déclaration des droits de l’Homme : Référence politique du XVIIIe siècle qui proclame des droits universels mais reste incomplète sur les femmes, les esclaves et les pauvres.
- Questions rhétoriques : Procédés qui posent des interrogations pour capter l’attention et faire réagir l’auditoire sans attendre une réponse.
- Futur programmatique : Forme d’emploi du futur qui annonce une obligation à réaliser, comme un programme à établir plutôt qu’une simple prédiction.
📝 Points essentiels
- Olympe de Gouges s’adresse à un homme, et non à l’humanité entière, ce qui oriente la cible de son argumentation.
- Le texte utilise des questions rhétoriques pour piquer l’orgueil et renvoyer aux erreurs de la Déclaration des droits de l’Homme.
- Deux autorités soutiennent l’argumentation : une autorité religieuse (Dieu comme référence) et une autorité scientifique (Condorcet, et rapprochement avec Rousseau).
- Olympe construit une antithèse entre la lumière et la sagacité d’un côté, et l’ignorance la plus crasse de l’autre.
- La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne reprend la logique d’objectifs introduits par « afin que » et les décline en égalité, place politique et bonheur de tous.
- L’universalité proclamée est présentée comme non effective : les femmes ne sont pas nommées, et les esclaves et les pauvres ne sont pas inclus dans les droits ou la liberté.
💡 Astuce mémo
Rappelle-toi : « afin que » = 3 objectifs (égalité, politique, bonheur) ; et « universel » = universel… sauf femmes, esclaves, pauvres.
📖 7. Liberté par le pacte social et volonté générale
🔑 Notions clés & Définitions
- Pacte social : Notion politique qui fonde l’organisation de la société à partir d’un accord commun entre les individus.
- Volonté générale : Notion politique qui désigne la volonté collective orientée vers l’intérêt commun plutôt que vers des intérêts particuliers.
- Contrat social : Notion associée à l’idée que la liberté existe dans l’ordre social, mais qu’elle peut être contredite par les pratiques réelles.
- Champ lexical de la nature : Ensemble d’expressions qui renvoie à l’idée de liberté « naturelle » et sert de point d’appui pour critiquer la société.
- Violences coloniales : Ensemble d’actes de contrainte et de domination décrits comme incompatibles avec les principes de liberté proclamés en Europe.
📝 Points essentiels
- Olympe de Gouges reprend l’idée d’un contrat social où la liberté existe dans la nature, mais la société transforme cette liberté en logique de propriété.
- Le décalage entre discours et réalité sert d’argument : même si la France progresse, la liberté n’est pas effective partout, notamment dans les colonies.
- Olympe critique les violences faites aux autochtones : ils sont contraints de travailler et de cultiver sous la domination.
- Les révolutions sont présentées comme nécessaires : on ne peut pas reprocher aux colonies de se révolter alors que les Français l’ont fait.
- Le champ lexical religieux fonctionne comme argument d’autorité au XVIIIe siècle, car la religion fait consensus.
- Lors du procès de Valladolid, la question de l’humanité des habitants des terres nouvelles est discutée et la décision finale affirme qu’ils sont bien des hommes, ce qui nourrit la critique d’Olympe.
💡 Astuce mémo
Contrat social = liberté « nature » ; colonies = contradiction « propriété + violence » : si ça contredit la liberté, la révolte devient légitime.
📖 8. Éducation et émancipation intellectuelle
🔑 Notions clés & Définitions
- Violences familiales : Ensemble des agressions subies dans la famille, qui peuvent expliquer des comportements et une vision critique de l’éducation.
- Critique de l’éducation : Démarche qui met en cause les limites de l’éducation reçue et ses effets sur la vie et la liberté de penser.
- Victor Hugo : Écrivain et homme politique français né en 1802 et mort en 1885, engagé contre la peine de mort.
- Claude Gueux : Récit de Victor Hugo publié en 1834, inspiré d’un fait réel et lié à la réflexion sur la peine de mort.
- Abolition de la peine de mort : Processus historique en France allant des débats du XIXe siècle à l’inscription constitutionnelle en 2007.
📝 Points essentiels
- Suzanne est présentée comme victime de violences paternelles et du manque de communication familiale, ce qui nourrit une critique de son éducation.
- Le texte relie aussi la violence à un contexte social frustrant, ce qui sert à comprendre le comportement de religieuses.
- Victor Hugo perd sa fille Léopoldine en 1843, noyée à 19 ans, et publie ensuite un recueil de poésie consacré à sa fille.
- Victor Hugo est exilé sous le Second Empire (1852-1873) et condamné à mort par Napoléon III, avant son retour après 1870.
- En 1764, Beccaria remet en question l’utilité de la peine de mort, et en 1791 la tête tranchée devient la peine unique pour tous les condamnés.
- Au XIXe siècle, les débats sur l’abolition de la peine de mort se poursuivent sans aboutir, puis en 1907 il n’y a plus de condamnés depuis des décennies avant l’affaire Soleilland qui relance le sujet via la presse et l’
💡 Astuce mémo
Cause→effet : violences + absence de communication → éducation défaillante → critique sociale ; Hugo : de l’exil à l’engagement → abolition.
📖 9. Force, égalité et stabilisation politique
🔑 Notions clés & Définitions
- Abolition de la peine de mort : Décision politique et juridique supprimant la peine capitale, d’abord par la loi puis inscrite dans la Constitution.
- Badinter : Personnalité politique associée à la défense d’un condamné et à l’abolition de la peine de mort en tant que ministre de la Justice.
- Claude Gueux : Récit de Victor Hugo fondé sur un fait d’actualité, centré sur la misère, la prison et la condamnation à mort.
- Apostrophe finale : Interpellation directe du lecteur à la fin du récit, utilisée pour appeler à une réforme de la société.
- Sobriété stylistique : Choix d’un vocabulaire simple et peu d’effets de style pour rendre le récit compréhensible au plus grand nombre.
📝 Points essentiels
- À partir du moment où l’exécution devient « privée », les exécutions changent de forme et de mise en scène.
- En 1977, Badinter défend Patrick Henry et obtient une condamnation à la perpétuité plutôt qu’à mort.
- En 1981, l’Assemblée nationale vote l’abolition de la peine de mort, Badinter étant alors ministre de la Justice.
- En 2007, l’abolition de la peine de mort est intégrée à la Constitution.
- Claude Gueux est présenté comme une histoire vraie basée sur un fait d’actualité.
- Claude, ouvrier parisien sans éducation et ne sachant pas lire, vole pour nourrir sa famille recomposée et est condamné à 5 ans de prison.
💡 Astuce mémo
Abolition = 1977 (défense) → 1981 (loi) → 2007 (Constitution).
📖 10. Diderot et le Voyage de Bougainville
🔑 Notions clés & Définitions
- Claude Gueux : Personnage de l’œuvre de Diderot dont l’histoire sert de support à une critique sociale et judiciaire.
- Peine de mort : Sanction suprême que Diderot critique en montrant son inefficacité et son inadéquation avec la justice attendue.
- Guillotine : Procédé d’exécution que Diderot présente comme ne réduisant pas durablement la criminalité.
- Prison école du crime : Idée selon laquelle l’incarcération aggrave la délinquance au lieu de permettre une réinsertion.
- Légitimité de la résistance : Principe défendu par Diderot pour comprendre la lutte contre l’oppression, même quand elle passe par un acte violent.
📝 Points essentiels
- Le récit insiste sur l’idée que Claude n’est pas délinquant par nature, mais poussé par le manque de ressources (nourriture, argent).
- Diderot critique la justice en affirmant que la guillotine ne règle rien et qu’après l’exécution, il n’y a pas moins de vols ni de meurtres.
- La prison est décrite comme un lieu où l’humain ne compte pas, avec un directeur disposant d’un pouvoir arbitraire.
- Diderot insère un temps de réflexion avant l’action de Claude, pour montrer que le meurtre n’est pas un acte impulsif.
- La résistance à l’oppression est rendue compréhensible par le texte, mais l’acte de Claude soulève une question morale sur la manière de résister.
- Contre-arguments : la justice doit rendre aux victimes ce qu’elles ont subi, et ne pas punir peut sembler une injustice envers elles et une indulgence envers le criminel.
💡 Astuce mémo
Cause→effet : misère (nourriture/argent) → crime ; puis prison/justice → aggravation au lieu de réparation.
📖 11. Dialogue A et B et question du langage
🔑 Notions clés & Définitions
- Mise en abyme : La mise en abyme est une construction où une œuvre contient une autre scène ou un autre texte qui la reflète.
- A et B : A et B sont deux lecteurs ordinaires qui découvrent le récit de Bougainville dans le cadre du supplément.
- Aotourou : Aotourou est le jeune Tahitien arrivé en France pour étudier, dont l’histoire sert de point d’appui au dialogue.
- Relativité de la langue française : La relativité de la langue française est l’idée que la compréhension et la communication ne dépendent pas uniquement du français.
- Communication non verbale : La communication non verbale regroupe les échanges par gestes, sons ou onomatopées plutôt que par la parole.
📝 Points essentiels
- Dans le supplément, A et B lisent le Voyage de Bougainville, ce qui crée une structure « pièce dans la pièce ».
- A est présenté comme optimiste, tandis que B incarne un esprit plus sceptique et rationnel.
- Le dialogue se déroule dans un contexte de brouillard qui « coince » les personnages, renforçant l’idée d’échange réflexif.
- A et B discutent d’Aotourou, jeune Tahitien venu en France pour étudier et rapportant une fleur.
- Diderot remet en cause l’idée qu’un peuple ne pourrait communiquer qu’avec la langue française.
- Diderot insiste sur le fait que la communication peut passer par d’autres vecteurs que la parole, comme les gestes et les onomatopées.
💡 Astuce mémo
Mise en abyme = « miroir du récit » : A et B lisent le livre qui les fait réfléchir, et le langage ne se limite pas aux mots (gestes/sons).
📖 12. Victor Hugo et la dénonciation de la misère
🔑 Notions clés & Définitions
- Victor Hugo : Auteur majeur du XIXe siècle, souvent associé à une écriture engagée contre la misère et l’injustice sociale.
- Dénonciation de la misère : Démarche littéraire qui met en évidence la souffrance sociale pour provoquer une prise de conscience et une critique.
- Misère sociale : Condition de vie marquée par la pauvreté, la privation et les atteintes à la dignité humaine.
- Engagement littéraire : Attitude d’un écrivain qui utilise ses textes pour défendre des valeurs et contester des injustices.
📝 Points essentiels
- La section fournie ne contient aucun élément spécifique sur Victor Hugo ni sur la dénonciation de la misère : elle traite surtout de Diderot et de Tahiti.
- Le contenu source porte sur la colonisation, ses effets physiques et psychologiques, et la mise en cause de la crédibilité de certains récits.
- Les effets évoqués incluent des maladies (liées à des rapports sexuels) et des souffrances mentales, présentées comme conséquences des Européens.
- Le texte décrit aussi des normes imposées (mariage, monogamie, pudeur) et des formes de culpabilisation liées à la sexualité et à la parentalité.
- La critique passe par des procédés de décalage : un personnage censé être « véridique » est contredit par sa gestuelle et son comportement.
- Le passage insiste sur une condamnation extérieure de la colonisation via des mots comme « malheureux », « châtiment » et « lâche ».
💡 Astuce mémo
Aucun : la source ne relie pas Victor Hugo à la misère, elle ne traite que Diderot/Tahiti.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 10 février | Autodafé : Le Contrat social est brûlé à la place de Grève |
| 1712 | Naissance de Rousseau à Genève |
| 1778 | Décès de Rousseau |
| 1728 | Accueil de Rousseau chez Madame de Warens |
| 1736 | Rousseau quitte Madame de Warens (environ) |
| 1742 | Rousseau se rend à Paris |
| 1762 | Monarchie absolue de droits divins (repère du cours) |
| 1755 | Discours sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes (Rousseau) |
| 1703 | Lahontan, Dialogues de M. le baron de Lahontan et d’un sauvage |
| 1721 | Montesquieu, Lettres persanes (Lettre XIV) |
📊 Tableaux de synthèse
Repères de l’abolition de la peine de mort
| Date | Acteur/Institution | Étape |
|---|
| 1977 | Badinter | Défense de Patrick Henry : perpétuité plutôt que mort |
| 1981 | Assemblée nationale | Vote de l’abolition de la peine de mort |
| 2007 | Constitution | Intégration de l’abolition à la Constitution |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre « s’engager » (promesse et mise en jeu par l’écriture) avec le simple fait d’écrire sur des sujets politiques sans responsabilité personnelle.
- Croire que Rousseau rejette la société : il défend l’organisation en vue du bien commun et la coexistence, tout en critiquant certaines formes de soumission.
- Mélanger « force » et « droit » : la force est changeante et non durable, alors que le droit doit rester stable et durable dans chaque situation.
- Penser que la liberté rousseauiste consiste à faire ce qu’on veut : elle consiste à obéir à une loi qu’on s’est prescrite soi-même, avec acceptation de la punition.
- Interpréter l’« universalité » d’Olympe de Gouges comme réellement universelle : le cours insiste sur l’absence d’effectivité pour femmes, esclaves et pauvres.
- Croire que la censure ne vise que les idées : la section montre qu’elle touche aussi les personnes qui portent ces idées (ex. Olympe).
- Confondre les objectifs temporels dans la Déclaration d’Olympe : « afin que » (objectifs) n’est pas la même logique que le futur programmatique « cesserez-vous ».
✅ Checklist Examen
- Définir la littérature engagée et expliquer pourquoi, selon Sartre, l’essence de la littérature est l’acte d’engagement au moment d’écrire.
- Expliquer ce que Sartre exige de l’écrivain engagé : proximité vécue avec les contemporains, mise à nu des opinions, et responsabilité totale (assumer et être jugé).
- Définir censure culturelle et autodafé, et relier la destruction publique des écrits à la peur politique et à la vulnérabilité des auteurs.
- Présenter la logique du Contrat social chez Rousseau : transformation de la liberté naturelle en liberté civile, état civil, bien commun, et compatibilité liberté/soumission à la loi.
- Citer et distinguer les « conventions » critiquées par Rousseau (famille, loi du plus fort, esclavage) et expliquer pourquoi seule la dépendance du Contrat social est légitime.
- Expliquer la volonté générale : primat sur les volontés particulières, importance de chaque voix, et conséquence de ne pas voter (admettre qu’on peut être contraint).
- Expliquer la liberté rousseauiste par l’exemple du code de la route : obéir à des règles sans se sentir arbitrairement contraint.
- Présenter Olympe de Gouges : cible masculine du texte, usage de questions rhétoriques, deux autorités (religieuse et scientifique), et antithèse lumière/sagacité vs ignorance.
- Expliquer la structure « afin que » dans la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (égalité, place politique, bonheur de tous) et montrer pourquoi l’universalité proclamée reste non effective.
- Relier les violences coloniales au contrat social : contradiction « liberté nature » vs « propriété + violence », légitimité de la révolte, et rôle des champs lexicaux religieux et de la nature.
- Expliquer la critique de l’éducation et l’émancipation intellectuelle (violences familiales, critique de l’éducation) et situer Victor Hugo et Claude Gueux dans la réflexion sur la peine de mort.
- Maîtriser la chronologie de l’abolition de la peine de mort (1977, 1981, 2007) et les arguments du cours sur la justice, la prison école du crime, et la légitimité de la résistance (avec la question morale posée par l’hy
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