Scheda di revisione: Pathologies mammaires : diagnostic et classification

📋 Plan du Cours

  1. Présentation clinique des pathologies mammaires
  2. Inflammation mammaire : mastite aiguë
  3. Abcès rétroaréolaire récidivant
  4. Stase des canaux galactophores
  5. Nécrose graisseuse et mastopathie lymphocytaire
  6. Tumeurs épithéliales bénignes et risques
  7. Tumeurs épithéliales avec atipies
  8. Tumeurs stromales : fibroadénome et phyllodes
  9. Carcinomes : épidémiologie et facteurs de risque
  10. Classification moléculaire et gradation histologique
  11. Carcinome in situ : CDIS et CLIS
  12. Carcinomes infiltrants et types spéciaux

📖 1. Présentation clinique des pathologies mammaires

🔑 Notions clés & Définitions

  • Douleur mammaire : La douleur mammaire regroupe des douleurs liées au cycle, des douleurs localisées et des douleurs d’origine inflammatoire ou tumorale.
  • Douleur cyclique : La douleur cyclique correspond à des gênes qui varient avec le cycle menstruel, souvent liées à un œdème.
  • Douleur non cyclique : La douleur non cyclique est une douleur localisée à une zone précise du sein, sans lien typique avec le cycle.
  • Galactorrhée : La galactorrhée est une sécrétion lactée du mamelon, considérée comme bénigne dans ce contexte clinique.
  • Carcinome inflammatoire : Le carcinome inflammatoire est une forme maligne pouvant se manifester par un tableau d’inflammation du sein.

📝 Points essentiels

  • La douleur cyclique s’accompagne de malaises avec le cycle menstruel et d’un œdème plutôt généralisé.
  • La douleur non cyclique est localisée à une zone du sein et oriente vers une cause inflammatoire ou tumorale.
  • Les pathologies inflammatoires (rupture de kystes, infections, traumatismes) sont la cause la plus fréquente de douleur mammaire.
  • La pathologie tumorale représente environ 5% des cas de douleur mammaire.
  • L’inflammation se manifeste par œdème et érythème, et les infections surviennent surtout en période de post-partum et d’allaitement.
  • La malignité peut se présenter sous forme de carcinome inflammatoire, tableau inflammatoire du sein.

💡 Astuce mémo

Cyclique = cycle + œdème ; Non cyclique = localisé.

📖 2. Inflammation mammaire : mastite aiguë

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mastite aiguë : Inflammation aiguë du sein, souvent liée à une atteinte initiale du système canalaire, pouvant s’étendre ou former un abcès sans prise en charge.
  • Abcès rétroaréolaire récidivant : Forme chronique d’inflammation rétroaréolaire associée à une obstruction canalaire, pouvant mimer un abcès et entraîner des complications cutanées ou du mamelon.
  • Stase des canaux galactophores : Accumulation de sécrétions dans les canaux galactophores, responsable d’une inflammation chronique péricanalaire et d’un tableau clinique évocateur.
  • Nécrose graisseuse : Lésion du tissu adipeux mammaire pouvant simuler un cancer, avec douleur variable, rétraction cutanée et calcifications à l’imagerie.
  • Mastopathie lymphocytaire : Affection caractérisée par des nodules ou densités radiologiques, nécessitant un diagnostic différentiel avec le cancer et associée à certaines maladies auto-immunes.

📝 Points essentiels

  • La mastite aiguë débute souvent dans un système canalaire et, sans traitement, peut s’étendre au reste du sein ou se compliquer en abcès.
  • Traitement de la mastite aiguë : antibiothérapie, expression du lait (tire-lait/soutien à l’allaitement) et chaleur locale.
  • L’abcès rétroaréolaire récidivant est associé au tabagisme et se manifeste par douleur et masse rétroaréolaire pouvant simuler un abcès.
  • En formes chroniques, l’évolution peut entraîner une fistulisation cutanée ou une inversion du mamelon par fibrose.
  • Histologie de l’abcès rétroaréolaire : obstruction du retour lymphatique et diagnostic évoqué sur l’imagerie ; PAAF avec squames cornées ; biopsie avec métaplasie malpighienne du canal, rupture du tissu et mastite péridُ
  • La stase des canaux galactophores survient surtout chez des femmes multipares vers la 5e-6e décennie et n’est pas associée au tabagisme selon la source.

💡 Astuce mémo

Mastite = Canaux d’abord → sans soin = extension/abcès ; Rétroaréolaire = Tabac + “mimique abcès” ; Stase = Sécrétion épaisse + canaux dilatés ; Nécrose = “tumeur qui calcifie” ; Lymphocytaire = “nodules à éliminer cancer”.

📖 3. Abcès rétroaréolaire récidivant

🔑 Notions clés & Définitions

  • Abcès rétroaréolaire récidivant : Infection/inflammation mammaire localisée derrière l’aréole, avec épisodes qui reviennent, nécessitant une évaluation diagnostique.
  • Diagnostic différentiel cancer : Démarche imposée quand un abcès récidive, car une tumeur peut mimer une inflammation et doit être exclue.
  • Diabète de type 1 : Maladie métabolique associée à un risque accru d’abcès rétroaréolaires récidivants chez les femmes.
  • Maladie thyroïdienne auto-immune : Affection auto-immune de la thyroïde fréquemment retrouvée chez des patientes présentant des abcès rétroaréolaires récidivants.
  • Étiologie auto-immune incertaine : Lien causal non clairement établi entre ces abcès et les maladies auto-immunes, malgré leur association fréquente.

📝 Points essentiels

  • Le diagnostic différentiel doit inclure un cancer car une lésion maligne peut se présenter comme un abcès.
  • L’étiologie est fréquemment observée chez des femmes avec diabète de type 1.
  • L’étiologie est aussi fréquemment associée à une maladie thyroïdienne auto-immune.
  • Le lien causal avec l’auto-immunité n’est pas clairement démontré dans le cours.
  • La dilatation puis la rupture entraînent une inflammation, décrite comme un mécanisme de survenue des épisodes.

💡 Astuce mémo

Récidive derrière l’aréole = penser cancer à exclure + terrain DM1/thyroïde auto-immune (lien causal incertain).

📖 4. Stase des canaux galactophores

🔑 Notions clés & Définitions

  • Stase galactophorique : Altération du drainage des canaux galactophores entraînant une accumulation de sécrétions et une distension ductale.
  • Papillome du mamelon : Papillome solitaire développé dans un grand canal galactophore, associé à une sécrétion du mamelon.
  • Papillome périphérique : Papillome multiple et profond du système canalaire, constitué de petites lésions.
  • Adénose : Augmentation du nombre d’acini par lobule, correspondant à une prolifération lobulaire.
  • Fibrose : Tissu conjonctif cicatriciel qui peut résulter de lésions kystiques et entretenir une inflammation chronique.

📝 Points essentiels

  • La stase peut s’accompagner d’une sécrétion du mamelon, parfois sanguinolente, ou d’une sécrétion liée à l’obstruction du canal.
  • Le papillome du mamelon est typiquement unique et situé dans un canal galactophore de calibre important.
  • Le papillome du mamelon s’associe à une sécrétion du mamelon (sanguinolente ou par obstruction du canal).
  • Le papillome périphérique correspond à des lésions multiples et petites, plus profondes dans le système ductal.
  • La rupture de kystes peut déclencher une inflammation chronique puis une fibrose.
  • L’adénose correspond à une augmentation du nombre d’acini par lobule, traduisant une prolifération lobulaire.

💡 Astuce mémo

Stase = « bouchon » : obstruction du canal → sécrétion (souvent sanguinolente) ; papillome du mamelon = 1 gros canal, papillomes périphériques = multiples petits plus profonds.

📖 5. Nécrose graisseuse et mastopathie lymphocytaire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Nécrose graisseuse : Altération lésionnelle du tissu adipeux mammaire, pouvant mimer une lésion maligne en imagerie et à l’examen.
  • Mastopathie lymphocytaire : Atteinte mammaire caractérisée par une infiltration lymphocytaire, pouvant poser un diagnostic différentiel avec des lésions tumorales.
  • Carcinome in situ : Lésion épithéliale maligne limitée aux canaux ou aux lobules, sans franchissement de la membrane basale.
  • Diagnostic différentiel : Démarche consistant à distinguer une lésion suspecte d’autres entités ayant des aspects proches en histologie ou en imagerie.

📝 Points essentiels

  • Le diagnostic différentiel est nécessaire car certaines lésions peuvent présenter des traits compatibles avec un carcinome in situ.
  • La nécrose graisseuse et la mastopathie lymphocytaire peuvent être des diagnostics alternatifs quand l’aspect évoque une lésion in situ.
  • La mastopathie lymphocytaire repose sur l’identification d’une infiltration lymphocytaire comme élément clé d’orientation.
  • La nécrose graisseuse doit être reconnue pour éviter une surinterprétation comme carcinome in situ.
  • En cas de doute, la confrontation imagerie–histologie est déterminante pour trancher entre lésion in situ et lésions inflammatoires/adipeuses.

📖 6. Tumeurs épithéliales bénignes et risques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Patrón intracanalicular : Forme de croissance où le stroma s’épaissit, comprime et déforme le canal (ducte) en regard.
  • Postménopause : Période après la ménopause où le stroma peut s’hyaliniser et l’épithélium devenir atrophique.
  • Tumeur phyllode : Tumeur mammaire à architecture en “feuillets” faite de nodules stromaux prolifératifs recouverts par un épithélium.
  • Croissance pericanalliculaire : Type de croissance où le stroma prolifère autour des canalicules, recouvrant les structures canalaires.
  • Carcinomes (tumeurs épithéliales malignes) : Tumeurs malignes issues de l’épithélium mammaire, dont l’incidence et le profil varient avec l’âge et le sous-type.

📝 Points essentiels

  • Patrón intracanalicular : le stroma augmente tellement qu’il comprime et distord le ducte.
  • En postménopause, le stroma peut s’hyaliniser et l’épithélium devient atrophique.
  • Tumeur phyllode : plus fréquente à la 6e décennie de vie.
  • Clinique de la tumeur phyllode : masse palpable, et seulement quelques lésions détectées radiologiquement.
  • Histologie de la tumeur phyllode : taille variable (de quelques cm à occuper toute la glande).
  • Histologie : nodules de stroma prolifératif recouverts par l’épithélium, pouvant projeter vers des espaces kystiques.

💡 Astuce mémo

Intracanalaire = “stroma qui serre le canal” ; Phyllode = “feuillets” + masse palpable.

📖 7. Tumeurs épithéliales avec atipies

🔑 Notions clés & Définitions

  • Carcinome mammaire luminal : Sous-type moléculaire caractérisé par des récepteurs hormonaux positifs et Her2neu négatif, avec une prolifération variable selon la sous-catégorie.
  • Carcinome mammaire HER2 : Sous-type moléculaire caractérisé par Her2neu positif, avec récepteurs hormonaux et indice de prolifération non discriminants (souvent élevés).
  • Carcinome mammaire triple négatif : Sous-type moléculaire caractérisé par récepteurs hormonaux négatifs et Her2neu négatif, avec un indice de prolifération souvent élevé.
  • Microarray : Technique de biologie moléculaire qui mesure l’expression de nombreux gènes simultanément dans des séries de cas pour comparer des profils.
  • Gradation de Nottinghamm : Système de gradation histologique du cancer du sein basé sur le pléomorphisme nucléaire, la formation tubulaire et l’activité mitotique.

📝 Points essentiels

  • Environ 50% des tumeurs surviennent chez les femmes jeunes, contre moins de 20% chez les femmes plus âgées.
  • Le risque de décès a diminué d’environ 1–2% par an, pour atteindre ~20% actuellement.
  • Facteurs de risque : sexe féminin, âge, exposition aux œstrogènes (ménarche précoce, ménopause tardive, retard de maternité, moins d’enfants, moins de lactation, THS, obésité).
  • Facteurs de risque : héritage génétique présent dans jusqu’à 1/4 à 1/3 des cas, et facteurs de style de vie/environnement (organoclorés, pesticides, plastiques).
  • Facteurs protecteurs : grossesse précoce (<20 ans), lactation prolongée, et mastectomie bilatérale prophylactique avec diminution d’environ 90% du risque.
  • Classification moléculaire : tous les types peuvent être regroupés selon RE, RO, Her2neu et l’indice prolifératif en luminal, HER2 et triple négatif.

💡 Astuce mémo

Luminal = RE/RO +, Her2 = Her2 +, Triple négatif = RE/RO − et Her2 −.

📖 8. Tumeurs stromales : fibroadénome et phyllodes

🔑 Notions clés & Définitions

  • FISH HER2/neu : Technique de biologie moléculaire utilisant des sondes fluorescentes pour rechercher une amplification ou réarrangement de HER2/neu dans des cas difficiles ou limites.
  • Cas douteux ou borderline : Situation diagnostique où les critères morphologiques ou immunohistochimiques ne permettent pas de trancher clairement et où des tests complémentaires peuvent être demandés.
  • Tumeurs héréditaires : Tumeurs liées à des mutations transmises, avec pénétrance modérée à élevée, expliquant une partie des cancers du sein.
  • Tumeurs sporadiques : Tumeurs sans mutation héréditaire identifiée, où la mutation initiale et la cellule de départ influencent le sous-type moléculaire et le comportement.
  • Pénétrance modérée à élevée : Niveau de probabilité qu’une mutation génétique entraîne la maladie, utilisé pour estimer la part des cancers attribuables à des formes héréditaires.

📝 Points essentiels

  • Le FISH pour HER2/neu se réalise en cas douteux ou borderline.
  • Les tumeurs héréditaires représentent une fraction des carcinomes mammaires estimée à 8–17% lorsque la mutation a une pénétrance modérée à élevée.
  • Dans d’autres situations (15–20%), une histoire familiale positive peut impliquer un gène à faible pénétrance ou une combinaison de gènes interagissant.
  • Les tumeurs sporadiques dépendent à la fois de la mutation initiatrice et de la cellule initialement atteinte, ce qui modifie le sous-type moléculaire, l’histologie et le comportement biologique.
  • La majorité des tumeurs sporadiques sont luminales (RRHH+, Her2-), soit 50–65% des cas.

💡 Astuce mémo

FISH = “Frontière” : si c’est borderline, on fait le FISH (HER2/neu).

📖 9. Carcinomes : épidémiologie et facteurs de risque

🔑 Notions clés & Définitions

  • Carcinome mammaire luminal : Sous-type tumoral caractérisé par une positivité aux récepteurs hormonaux et une absence de surexpression de HER2, associé à un profil plutôt prolifératif variable selon A ou B.
  • Luminal A : Sous-type luminal à prolifération plus faible, correspondant à des tumeurs de bas grade et à un comportement plutôt indolent.
  • Luminal B : Sous-type luminal à prolifération plus élevée, associé à des tumeurs de haut grade et à une charge mutationnelle plus importante.
  • HER2 : Récepteur à activité tyrosine-kinase qui favorise la prolifération et freine l’apoptose via des voies de signalisation comme RAS et PI3K-AKT.
  • Triples négatifs : Sous-type de carcinome mammaire défini par l’absence de marqueurs hormonaux et de HER2, avec un profil d’expression dit basal et souvent des mutations de p53.

📝 Points essentiels

  • Le sous-type moléculaire influence l’histologie et le comportement biologique du carcinome mammaire.
  • La majorité des cancers mammaires sont luminales (RE+ et HER2−), soit environ 50–65% des cas.
  • Le principal facteur de risque évoqué est l’exposition aux œstrogènes, qui augmente le risque de mutations via des signaux de croissance.
  • Les œstrogènes peuvent transformer une population clonale de cellules RE+ en cellules malignes.
  • Luminal A : gains 1q, pertes 16q et mutations activatrices de PIK3CA, avec une prolifération plus faible et un bas grade.
  • Luminal B : prolifération plus forte, plus grande charge mutationnelle et p53 plus souvent impliquée, avec des tumeurs de haut grade.

💡 Astuce mémo

Œstrogènes → RE+ → prolifération → mutations : Luminal A (calme) vs Luminal B (agité).

📖 10. Classification moléculaire et gradation histologique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Hiperplasia ductal usual : Altération bénigne des canaux galactophores caractérisée par une architecture plutôt désorganisée et une population cellulaire non uniformisée.
  • Hiperplasia ductal atípica : Lésion canalaire à atypies, considérée comme un continuum avec le carcinome canalaire in situ, avec une organisation cellulaire plus régulière.
  • Carcinome canalaire in situ : Prolifération intra-canalaire de cellules atypiques, très ordonnée, sans invasion stromale, servant de diagnostic différentiel avec l’hyperplasie ductale atípique.
  • Carcinome lobulaire in situ : Prolifération lobulaire discohésive de cellules uniformes, souvent découverte fortuitement, liée à une perte de cohésion cellulaire.
  • Discohésivité E-cadhérine : Mécanisme de perte d’adhésion entre cellules épithéliales, pouvant résulter d’une dysfonction de l’E-cadhérine (CDH1) et favoriser une croissance discohésive.

📝 Points essentiels

  • Diagnostic différentiel HDU vs hyperplasie ductale atípique/CDIS : la HDU montre une cellularité polymorphe et désorganisée, alors que l’atypie/CDIS est monomorphe et très ordonnée.
  • Diagnostic différentiel HDU vs hyperplasie ductale atípique/CDIS : les espaces périphériques sont des fentes ovalaires aplaties dans l’atypie/CDIS, tandis que la HDU présente des fentes plus irrégulières.
  • Diagnostic différentiel HDU vs hyperplasie ductale atípique/CDIS : les cellules myoépithéliales sont entremêlées et en couche basale dans la HDU, mais en couche basale dans l’atypie/CDIS.
  • Diagnostic différentiel HDU vs hyperplasie ductale atípique/CDIS : les noyaux sont superposés dans l’atypie/CDIS et séparés dans la HDU.
  • Carcinome lobulaire in situ : prolifération clonal discohésive, liée à une dysfonction de l’E-cadhérine, protéine transmembranaire impliquée dans l’adhésion épithéliale.
  • Carcinome lobulaire in situ : diagnostic souvent incidentiel, sans détection radiologique et sans association à des calcifications ni à une réaction stromale.

💡 Astuce mémo

HDU = désordre + myoépithéliales entremêlées ; CDIS = ordre + noyaux superposés ; CLIS = discohésif (E-cadhérine).

📖 11. Carcinome in situ : CDIS et CLIS

🔑 Notions clés & Définitions

  • Lésions blanches indurées stellaires : Les lésions blanches indurées stellaires correspondent à des foyers suspectés au sein du sein, souvent d’aspect irrégulier et à surface rugueuse à la coupe.
  • Aspect crujiente à la coupe : L’aspect crujiente décrit une surface rugueuse qui “craque” à la section, évocatrice d’une lésion épithéliale maligne.
  • Carcinome lobulaire : Le carcinome lobulaire est un carcinome de type spécial caractérisé par une infiltration en cellules isolées et des alignements en “fila india”.
  • Carcinome mucineux coloïde : Le carcinome mucineux (coloïde) est un carcinome de type spécial où les cellules forment des groupes dans un stroma mucineux.
  • Carcinome tubulaire : Le carcinome tubulaire est un carcinome de type spécial dont les cellules forment des structures tubulaires, parfois avec métaplasie apocrine et calcifications.

📝 Points essentiels

  • Les lésions peuvent être bien délimitées et mimer des lésions bénignes si elles n’entraînent pas de desmoplasie.
  • Au plan macroscopique, il est difficile de déterminer précisément les limites entre début et fin de la lésion.
  • Microscopiquement, on distingue un type “non spécial” et des types spéciaux avec implications cliniques et un patron histologique spécifique.
  • Carcinome lobulaire : infiltration par cellules isolées en files (“fila india”) ou en “regueros”, parfois avec cellules en anneau de scellle, sans association à une desmoplasie.
  • Carcinome mucineux coloïde : masse gélatineuse grisâtre, bien délimitée, avec cellules en groupes/nids sur un stroma mucineux.
  • Carcinome tubulaire : cellules en tubules, ± métaplasie apocrine et calcifications, diagnostic différentiel avec une lésion scléreuse bénigne.

💡 Astuce mémo

Limites floues + “mimique bénin” si pas de desmoplasie : CDIS/CLIS = frontières difficiles à tracer.

📖 12. Carcinomes infiltrants et types spéciaux

🔑 Notions clés & Définitions

  • Carcinome sécréteur : Carcinome mammaire rare touchant surtout des femmes jeunes, avec peu de mitoses et un pronostic généralement favorable.
  • Aspect lactescent sécrétoire : Aspect histologique d’un carcinome sécréteur où des espaces sont remplis par un matériel de sécrétion éosinophile, mimant une tumeur sécrétrice.
  • Carcinome inflammatoire : Carcinome mammaire agressif se manifestant par une inflammation cutanée diffuse sans masse palpable, avec dissémination lymphatique.
  • Lymphangite carcinomateuse : Invasion extensive des vaisseaux lymphatiques dermiques par des cellules tumorales, expliquant la présentation inflammatoire.
  • Carcinome de la femme (mammaire) chez l’homme : Carcinome mammaire chez l’homme, dont l’incidence est faible mais dont les facteurs de risque et le pronostic sont globalement comparables à ceux des femmes.

📝 Points essentiels

  • Carcinome sécréteur : clinique typique chez des femmes jeunes, avec mitoses rares et bon pronostic.
  • Carcinome sécréteur : au microscope, il simule les changements lactationnels par des espaces remplis de sécrétion éosinophile.
  • Carcinome inflammatoire : tableau d’« inflammation » cutanée (peau d’orange, érythème, œdème) sans masse palpable.
  • Carcinome inflammatoire : diagnostic différentiel avec de vraies mastites, mais le pronostic est mauvais car la dissémination se fait par les lymphatiques.
  • Carcinome inflammatoire : au diagnostic, on observe souvent des mitoses fréquentes et une invasion étendue des vaisseaux lymphatiques dermiques (lymphangite carcinomateuse).
  • Carcinome inflammatoire : tumeurs souvent de haut grade et sans type moléculaire spécifique décrit ici.

💡 Astuce mémo

Sécréteur = « peu de mitoses, bon pronostic » ; Inflammatoire = « peau d’orange sans masse » + « lymphangite ». Comparaison : Sécréteur mime la lactation ; Inflammatoire mime une mastite mais se dissémine par les lymphatiques.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
5%Douleur mammaire d’origine tumorale (≈ 5% des cas)
1-2%Diminution annuelle du risque de décès (≈ 1–2% par an)
20%Risque de décès actuel (≈ 20%)

📊 Tableaux de synthèse

Douleur mammaire : cyclique vs non cyclique

TypeCaractéristiqueOrientation étiologique
CycliqueGênes avec le cycle menstruel, souvent avec œdème (plutôt généralisé)Liée au cycle
Non cycliqueDouleur localisée à une zone précise du seinOriente vers cause inflammatoire ou tumorale

Abcès rétroaréolaire récidivant : clinique et diagnostics

ÉlémentCe que ça évoqueÀ ne pas oublier
CliniqueDouleur + masse rétroaréolaire qui SIMULE un abcèsÉvaluer un cancer car récidive
Terrain associéTabagisme ; association fréquente à DM1 et maladie thyroïdienne auto-immuneLien causal auto-immun incertain

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre douleur cyclique et non cyclique : la première varie avec le cycle et s’accompagne d’œdème plutôt généralisé, la seconde est localisée.
  2. Croire que toute inflammation mammaire = mastite : le carcinome inflammatoire mime une mastite mais sans masse palpable et avec dissémination lymphatique.
  3. Oublier le diagnostic différentiel cancer devant un abcès rétroaréolaire récidivant : une tumeur peut mimer une inflammation.
  4. Interpréter la galactorrhée comme inquiétante : dans ce cours elle est toujours bénigne, liée notamment à hyperprolactinémie/causes médicamenteuses/thyroïde/ACO.
  5. Surinterpréter la nécrose graisseuse comme carcinome in situ : elle peut simuler un cancer en imagerie (calcifications, rétraction) mais a une histologie propre.
  6. Mélanger HDU et CDIS : HDU = désordre + cellularité polymorphe, CDIS = monomorphe très ordonnée avec noyaux superposés.
  7. Confondre CLIS et CDIS : CLIS est discohésif (E-cadhérine) et souvent incidentiel, sans détection RX ni calcifications/réaction stromale décrites ici.

✅ Checklist Examen

  1. Définir douleur mammaire, douleur cyclique (cycle + œdème) et douleur non cyclique (localisée).
  2. Citer les causes les plus fréquentes de douleur mammaire (inflammatoires : rupture de kystes, infections, traumatismes) et la part tumorale (~5%).
  3. Expliquer la sécrétion du mamelon : galactorrhée toujours bénigne et critères d’inquiétude pour une sécrétion hémorragique (unilatérale, spontanée, âge).
  4. Décrire la mastite aiguë : contexte (post-partum/allaitement, surtout 1er mois), clinique (sein hinché, érythémateux, douloureux, fièvre), étiologie (S. aureus/peau) et évolution (système canalaire puis extension/abcès).
  5. Donner le traitement de la mastite aiguë (antibiothérapie, expression du lait/sacaleches-lactation, chaleur locale) et la place rare du drainage chirurgical.
  6. Décrire l’abcès rétroaréolaire récidivant : association tabagique, clinique (douleur + masse rétroaréolaire mimant un abcès), complications chroniques (fistulisation cutanée, inversion du mamelon).
  7. Expliquer l’histologie et la démarche diagnostique de l’abcès rétroaréolaire récidivant (PAAF : escamas cornées ; biopsie : métaplasie malpighienne, obstruction, rupture, mastite périductale) et le traitement (drainage,/
  8. Citer les associations de l’abcès rétroaréolaire récidivant (DM1 et maladie thyroïdienne auto-immune) et préciser que le lien causal n’est pas clairement établi.
  9. Décrire la stase des canaux galactophores : terrain (femmes multíparas, 5-6e décennie), clinique (sécrétion épaisse blanchâtre, rétraction), imagerie (différentiel lésions infiltratives) et histologie (dilatation, macróf
  10. Décrire la nécrose graisseuse : clinique (peut simuler cancer : lésion palpable indolore, rétraction, calcifications), étiologie (traumatisme local, chirurgie) et histologie (aiguë : hémorragie/necrose licuefactive ; ch
  11. Décrire la mastopathie lymphocytaire : présentation (nodule(s) ou densités radiologiques), nécessité du diagnostic différentiel cancer, association DM1/thyroïde auto-immune et mécanisme proposé (dilatation/rupture → infl
  12. Décrire les lésions épithéliales bénignes et leur risque : non prolifératives (changements fibro-kystiques, risque <3%) vs prolifératives sans atypie (risque 5-7%) vs prolifératives avec atypie (risque 13-17%) et citer 1
  13. Décrire les critères histologiques clés du continuum HDU vs hyperplasie ductale atypique/CDIS (cellularité polymorphe désorganisée vs monomorphe très ordonnée ; fentes périphériques ovalaires aplaties vs fentes irréguli
  14. Décrire CLIS : discohésivité (E-cadhérine), diagnostic souvent incidentiel sans détection RX ni calcifications/réaction stromale, et histologie (cellules uniformes, parfois en anneau de scellle, extension pagetoïde).

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