📋 Plan du Cours
- Indicateurs d’activité hôtelière
- EBE : performance économique et usages
- RBE : résultat brut d’exploitation et retraitements
- Chaîne des résultats : exploitation à net
- Présentation des résultats en ETS hôteliers
- Frais généraux : décomposition et leviers
- Évolution du chiffre d’affaires par activité
- Analyse des coûts et marges par ratios
- Seuil de rentabilité et compte différentiel
- Charges financières et structure du compte
- Charges et produits : stocks et achats
- Apports des associés et répartition du résultat
🔑 Notions clés & Définitions
- Taux d’occupation : Le taux d’occupation mesure la part des chambres disponibles effectivement louées sur une période donnée.
- Taux de fréquentation : Le taux de fréquentation exprime la proportion de clients présents (via les nuitées) par rapport à la capacité totale de l’hôtel.
- Indice de fréquentation : L’indice de fréquentation indique le nombre moyen de personnes par chambre louée à partir des nuitées-clients et des chambres louées.
- Prix moyen par chambre louée : Le prix moyen par chambre louée relie le chiffre d’affaires hébergement au volume de chambres effectivement louées.
- Durée moyenne du séjour : La durée moyenne du séjour mesure le nombre moyen de nuitées (ou clients logés) par rapport aux arrivées de clients.
📝 Points essentiels
- T.O. = (Nombre de chambres louées × 100) / Nombre de chambres disponibles, calculé pour le jour, le mois et en cumul.
- Le T.O. est présenté comme l’indicateur principal d’activité de l’hôtel.
- Repères donnés : 65% moyenne nationale, 65 à 82% pour Paris, 56% pour les indépendants, 66% pour les chaînes.
- T.F. = (Nombre de nuitées (clients logés) × 100) / Nombre de clients logeables, et reflète la présence de clients vs capacité.
- Indice de fréquentation = (Nombre de nuitées-clients logés) / (Nombre de chambres louées), utile pour estimer le potentiel de clientèle.
- P.M.C. = (Chiffre d’affaires hébergement) / (Nombre de chambres louées), et sert à comparer le niveau de prix réalisé au prix affiché et au marché.
💡 Astuce mémo
T.O. = Occupation (chambres louées / chambres dispo) ; T.F. = Fréquentation (nuitées / clients logeables).
🔑 Notions clés & Définitions
- GOPPAR : Indicateur de performance hôtelière qui mesure le revenu par chambre disponible en intégrant aussi des dépenses fixes.
- ARPAR : Indicateur de performance hôtelière basé sur des dépenses variables, utilisable pour la prévision comme pour le suivi.
- RevPASH : Indicateur de gestion de capacité du restaurant qui rapporte le revenu moyen par couvert et par heure.
- Marge commerciale : Solde de gestion propre aux entreprises commerciales, fondé sur l’écart entre prix d’achat et prix de vente.
- Valeur ajoutée : Indicateur de richesse nette créée par l’entreprise, calculée comme la différence entre ce qui est produit et ce qui est consommé auprès de l’extérieur.
📝 Points essentiels
- Le GOPPAR inclut des dépenses fixes, alors que l’ARPAR se limite aux coûts variables.
- Le GOPPAR sert à évaluer la performance générale de l’hôtel de façon rétroactive, tandis que l’ARPAR peut aussi être utilisé pour prévoir.
- Le taux de fréquentation (remplissage) du restaurant se calcule comme le nombre de couverts servis multiplié par 100, divisé par la capacité multipliée par le nombre de services.
- Le ticket moyen (ou recette moyenne par couvert) se calcule comme le chiffre d’affaires restaurant divisé par le nombre de couverts servis.
- Le taux de captage de la clientèle de l’hôtel se calcule comme le nombre de couverts servis aux clients de l’hôtel multiplié par 100, divisé par le nombre de clients présents à l’hôtel.
- Le RevPASH se calcule par service et par période (jour, semaine, mois) et mesure ce que rapporte chaque couvert à l’heure.
💡 Astuce mémo
GOPPAR = Général (rétro) + Fixes ; ARPAR = Prévision (variable).
🔑 Notions clés & Définitions
- Résultat brut d’exploitation : Le résultat brut d’exploitation est un indicateur de performance opérationnelle calculé à partir de l’activité, non « pollué » par des choix fiscaux ou de financement.
- Résultat brut d’exploitation retraité : Le résultat brut d’exploitation (RBE) est une version adaptée du résultat opérationnel, construite à partir du tableau de gestion hôtelier avec certaines charges retraitées.
- Tableau de gestion hôtelier : Le tableau de gestion hôtelier sert de base au calcul du RBE et permet d’identifier les charges à retraiter pour refléter la réalité de l’exploitation.
- Locations en crédit-bail : Les locations en crédit-bail sont traitées comme un coût d’occupation dans le calcul du RBE, ce qui les exclut du périmètre du RBE.
📝 Points essentiels
- Le RBE correspond à ce qui reste du chiffre d’affaires après déduction des charges nécessaires à l’exploitation.
- Le RBE est présenté comme le chiffre le plus fiable pour évaluer la rentabilité d’une exploitation.
- L’EBE est jugé pertinent car il n’est pas influencé par le rythme d’amortissement fiscal ni par les décisions de financement.
- L’EBE sert notamment à rémunérer les préteurs, couvrir les dotations aux amortissements et dégager un résultat pour les actionnaires.
- Le RBE sert à mesurer la gestion opérationnelle en hôtellerie-restauration, avec des retraitements de certaines charges.
- Exemple de retraitement : les locations en crédit-bail sont comptées en coût d’occupation pour le RBE, alors que l’EBE les inclut.
💡 Astuce mémo
RBE = « ce qui reste » après charges d’exploitation (CA − charges d’exploitation), donc plus « fidèle » pour l’hôtel que l’EBE.
🔑 Notions clés & Définitions
- Consommation de matières : La consommation de matières correspond aux matières réellement utilisées pour produire l’ensemble des ventes réalisées sur l’exercice.
- Variation de stocks de matières : La variation de stocks ajuste les achats pour obtenir la consommation effective de matières sur la période.
- Coût principal : Le coût principal est la somme du coût matières et des charges de personnel, base de calcul de la marge sur coût principal.
- Marge brute : La marge brute mesure la différence entre le chiffre d’affaires et le coût des produits/denrées consommées (matières) liées à l’activité.
- Frais généraux : Les frais généraux regroupent les dépenses d’exploitation nécessaires au fonctionnement, mais non directement rattachées à la production vendue.
📝 Points essentiels
- La consommation de matières se calcule à partir des achats, corrigés par la variation des stocks (+SI - SF) et par les factures non parvenues (fin de mois) moins les factures non parvenues (début de mois).
- La consommation de matières diffère des achats car elle reflète l’emploi réel des matières pour produire, tandis que les achats incluent des matières encore en stock.
- En hôtellerie, la décomposition des charges montre typiquement une part importante du coût matières et des charges de personnel dans la structure des coûts.
- Les charges de personnel incluent notamment salaires et traitements, charges sociales, personnel extérieur et frais de recrutement, et peuvent aussi contenir des éléments classés ailleurs (ex. intérim).
- La marge brute = chiffre d’affaires (prestations vendues) - coût des produits d’accueil et denrées boissons consommées (matières).
- La marge sur coût principal = marge brute - charges de personnel, puis le résultat brut d’exploitation (RBE) = marge sur coût principal - frais généraux.
💡 Astuce mémo
Consommation = Achats + Stocks (SI→SF) + Factures non parvenues (fin) − Factures non parvenues (début).
🔑 Notions clés & Définitions
- Tableau de bord standard : Tableau récapitulatif des indicateurs financiers et d’activité d’un établissement hôtelier, comparés à N-1.
- CAHT : Chiffre d’affaires hors taxes, présenté séparément pour la restauration et l’hébergement dans le tableau de bord.
- REVPAR : Indicateur de performance lié à la capacité et au revenu par chambre disponible, calculé et suivi dans le tableau.
- Prime Cost : Ensemble des coûts de base (notamment matières et produits) utilisé pour mesurer la marge sur les coûts directs.
📝 Points essentiels
- Le tableau de bord standard compare les montants et pourcentages entre N et N-1 pour repérer les évolutions.
- Le CAHT est détaillé en restauration et hébergement, avec des lignes de matières consommées et de produits d’accueil pour la restauration.
- Les indicateurs d’activité incluent nombre de repas servis, taux d’occupation, addition moyenne, prix moyen et marge brute restauration.
- Les indicateurs de performance incluent REVPAR, marge brute hébergement et marge sur Prime Cost, ainsi que des charges et frais d’occupation.
- Les frais généraux sont ventilés notamment en énergie, nettoyage extérieur, blanchissage extérieur, impôts et taxes et autres frais généraux.
- Le résultat est présenté via R.B.E., coûts d’occupation, résultat courant avant impôt, résultat exceptionnel, impôts sur les bénéfices et résultat net.
💡 Astuce mémo
CAHT = Recettes (Restauration/Hébergement) ; REVPAR = Revenu par chambre dispo ; Prime Cost = Coûts directs ; R.B.E. = Résultat avant impôt (avant lecture du net).
🔑 Notions clés & Définitions
- Frais généraux : Postes de charges qui ne sont pas directement rattachés à une prestation précise mais qui soutiennent l’activité de l’entreprise.
- Coûts d’occupation : Charges liées à l’utilisation des locaux et des moyens matériels nécessaires à l’exploitation.
- R.B.E. : Résultat brut d’exploitation, indicateur de performance opérationnelle avant certains éléments comme l’exceptionnel et l’impôt.
- Impôts et taxes : Charges fiscales supportées par l’entreprise, distinctes des autres frais généraux.
- Autres frais généraux : Regroupement de charges indirectes non détaillées ailleurs dans la décomposition des frais généraux.
📝 Points essentiels
- La décomposition des frais généraux distingue notamment énergie, nettoyage extérieur, blanchissage extérieur, impôts et taxes, et autres frais généraux.
- Les frais de personnel figurent dans la structure de charges et pèsent fortement dans l’évolution des résultats entre deux périodes.
- Les marges (marge brute hébergement et marge sur Prime Cost) servent de base pour analyser l’impact des frais généraux sur la performance.
- Le R.B.E. (résultat brut d’exploitation) agrège l’effet des postes d’exploitation, dont les frais généraux, sur la rentabilité opérationnelle.
- Les coûts d’occupation apparaissent comme un poste séparé, permettant d’identifier si la pression vient des locaux plutôt que des consommations ou services externes.
- Le résultat courant avant impôt et le résultat net permettent de relier l’évolution des frais généraux à l’issue finale (avant impôt puis après impôt).
💡 Astuce mémo
Décompose : Énergie + Prestations extérieures (nettoyage/blanchissage) + Fiscalité (impôts et taxes) + Autres + Occupation → impact sur R.B.E. puis résultat.
🔑 Notions clés & Définitions
- Performance commerciale : La performance commerciale évalue l’évolution du chiffre d’affaires généré par les ventes de l’entreprise, notamment par activité et par rapport aux objectifs ou aux années précédentes.
- Chiffre d’affaires global : Le chiffre d’affaires global correspond à la somme du CA des différentes activités (par exemple hébergement et restauration) sur une période donnée.
- Taux de répartition du CA : Le taux de répartition du CA mesure la part de chaque activité dans le chiffre d’affaires global.
- Taux d’évolution du CA : Le taux d’évolution du CA compare le CA d’une période à celui de la période précédente (N-1) ou à des prévisions pour mesurer la variation.
- REVPAR : Le REVPAR mesure le revenu généré par une chambre disponible sur une période, qu’elle soit effectivement louée ou non.
📝 Points essentiels
- Pour analyser l’évolution du CA, calcule d’abord le CA global (ex. hébergement + restauration) puis compare-le à N-1 et/ou aux prévisions via un taux d’évolution.
- Décompose ensuite le CA global avec un taux de répartition pour quantifier l’apport de chaque activité (hébergement vs restauration) à la variation totale.
- Pour l’hébergement, explique l’évolution du CA par les quantités vendues (TO) et par le prix des chambres (PMC), en les comparant à N-1, aux prévisions ou aux normes.
- Vérifie le lien entre TO et PMC : une baisse du PMC peut coexister avec une hausse du TO (ou l’inverse), et l’analyse doit chercher la cause de la combinaison observée.
- Cite l’indice de fréquentation (ou autres indicateurs) si l’évolution est suffisamment significative pour étayer l’explication.
- Pour l’hébergement, utilise le REVPAR : il peut varier avec TO et/ou PMC, et un REVPAR stable ou en hausse peut masquer une faiblesse si la fréquentation baisse mais les prix montent progressivement.
💡 Astuce mémo
CA = (TO × PMC) : si TO baisse, un REVPAR stable peut venir d’une hausse du PMC.
🔑 Notions clés & Définitions
- Matières consommées restauration : Matières utilisées en restauration, dont l’évolution du ratio (souvent 25–35%) influence directement la marge brute restauration.
- Matières consommées hébergement : Produits d’accueil et matières liées à l’hébergement, dont la stabilité ou variation du ratio impacte la marge brute totale.
- Charges de personnel : Dépenses liées aux effectifs, analysées via un ratio par rapport au CA (R : 30–40%, H : 20–40%) pour expliquer la marge sur coût principal.
- Frais généraux : Dépenses de fonctionnement non directement rattachées à la production, suivies par ratio (R : 10–15%, H : 20–27%) pour expliquer le résultat brut d’exploitation.
- Coûts d’occupation : Charges fixes liées aux décisions d’investissement et de financement (10–12%), qui pèsent sur le résultat courant avant impôt.
📝 Points essentiels
- Pour la performance économique, l’analyse des coûts et marges par ratios doit relier chaque ratio à son impact sur la marge ou le résultat correspondant.
- Matières restauration : si le ratio baisse, c’est plutôt positif mais cela peut aussi cacher une baisse de qualité (MP moins chères, portions plus petites, non-respect des fiches techniques) ou un effet achats (négocier,
- Matières restauration : si le ratio augmente, cela signale souvent une mauvaise application des procédures/fiches, une hausse des prix des MP, du gaspillage/coulage, ou un changement de fournisseurs, avec effet négatif
- Matières hébergement : vérifier si le ratio est stable ou s’il traduit un changement de qualité, car cela modifie la marge brute totale.
- Charges de personnel : le ratio reste relativement proportionnel au CA ; s’il augmente, les charges montent plus vite que le CA ou le CA baisse sans baisse des charges, ce qui exige de rendre les charges plus flexibles (
- Charges de personnel : si le ratio diminue, le CA a augmenté plus vite que les charges ou l’entreprise a mieux maîtrisé ses charges par rapport au CA, améliorant la marge sur coût principal (MCV).
💡 Astuce mémo
Matières→Marge, Personnel→MCV, Frais généraux→RBE, Occupation→RCAI.
🔑 Notions clés & Définitions
- Compte d'exploitation différentiel : Méthode de calcul qui relie un niveau de résultat à un chiffre d’affaires prévisionnel en séparant charges variables et charges fixes.
- Marge sur charges variables : Montant restant après déduction des charges variables du chiffre d’affaires, utilisé pour couvrir les charges fixes.
- Taux de MCV : Ratio qui exprime la marge sur charges variables en pourcentage du chiffre d’affaires.
- Chiffre d’affaires critique : Chiffre d’affaires qui permet d’atteindre le seuil de rentabilité, c’est-à-dire un résultat nul (ni bénéfice ni perte).
📝 Points essentiels
- Le seuil de rentabilité correspond au chiffre d’affaires qui équilibre les comptes : résultat nul (pas de bénéfice, pas de perte).
- Le compte différentiel sert à déterminer le chiffre d’affaires prévisionnel pour obtenir un niveau de résultat donné, notamment en création/reprise ou projet d’investissement.
- Les consommations de matières et produits d’accueil sont traités comme proportionnels au nombre de prestations vendues (donc charges variables).
- Les charges de personnel se décomposent en partie fixe (direction, services fonctionnels, personnel permanent) et partie variable (production et service selon l’activité).
- Dans les restaurants traditionnels, le personnel de production et service est majoritairement fixe, tandis que la petite variable correspond aux extras, CDD pour surcroît et heures complémentaires.
- En cafétéria/restauration rapide et en hôtellerie (nettoyage), le recours au temps partiel rend les charges de personnel majoritairement variables et augmente la variabilité.
💡 Astuce mémo
MCV couvre d’abord, puis le fixe : CA → (MCV) → Charges fixes → Résultat.
🔑 Notions clés & Définitions
- Marge sur charges variables : La marge sur charges variables mesure la part du chiffre d’affaires qui reste après les charges variables pour couvrir les charges fixes.
- Taux de MCV : Le taux de MCV est le ratio entre la marge sur charges variables et le chiffre d’affaires.
- Charges fixes : Les charges fixes regroupent les coûts qui ne varient pas avec le niveau d’activité sur la période étudiée.
- Seuil de rentabilité : Le seuil de rentabilité correspond au niveau d’activité où la marge sur charges variables couvre exactement les charges fixes, donnant un résultat nul.
- Compte de résultat : Le compte de résultat présente, sur une période, les charges et les produits classés par nature pour déterminer le résultat.
📝 Points essentiels
- Au seuil de rentabilité, la marge sur charges variables est égale aux charges fixes, ce qui donne un résultat de 0.
- Pour obtenir un résultat courant avant impôts (RCAI) ou un résultat net égal à 0, il faut que MCV = charges fixes.
- Le chiffre d’affaires critique (CAC) se calcule par CAC = CF / (MCV/CA), avec le taux de MCV comme dénominateur.
- Exemple donné : si le taux de MCV vaut 54,54% et les charges fixes 380 000 €, alors CAC = 380 000 / 0,5454 = 696 736 €.
- Le seuil de rentabilité peut être exprimé en nombre de couverts ou de chambres : SR = (SR en valeur) / ticket moyen (ou PMC).
- Le seuil de rentabilité peut aussi être exprimé via le taux de remplissage : TO = (nombre vendu au SR / capacité totale) × 100.
💡 Astuce mémo
MCV = CF : au seuil, la marge “fait le pont” vers les charges fixes, donc résultat nul.
🔑 Notions clés & Définitions
- Stocks et en-cours : Les stocks et en-cours regroupent les matières, produits intermédiaires et finis, ainsi que les marchandises détenus avant consommation ou vente.
- Matières premières et autres approvisionnements : Les matières premières et autres approvisionnements correspondent aux biens achetés destinés à être incorporés dans la production ou consommés pour l’activité.
- Produits intermédiaires et finis : Les produits intermédiaires et finis représentent les biens déjà partiellement fabriqués ou prêts à être vendus, mais pas encore écoulés.
- Valeur de cession des immobilisations : La valeur de cession est le montant lié à la vente d’immobilisations, qui impacte les comptes de résultat et le bilan selon le cas.
- Production consommée : La production consommée correspond à ce qui est effectivement consommé, notamment par le personnel (avantages en nature) et par les clients (boissons, repas, nuitées).
📝 Points essentiels
- La production consommée correspond aux consommations réelles : avantages en nature pour le personnel et prestations offertes aux clients.
- Les stocks sont rares en restauration-hébergement, car la production est souvent consommée rapidement plutôt que stockée.
- Les produits peuvent inclure des subventions d’investissement, des pénalités perçues et des dégrèvements d’impôts.
- La valeur de cession des immobilisations cédées constitue un élément à prendre en compte lors de la cession.
- Les stocks se distinguent en matières premières, produits intermédiaires et finis, et stocks de marchandises selon leur stade et leur nature.
- Le bilan fonctionnel classe l’actif circulant d’exploitation en stocks + créances d’exploitation, et l’actif circulant hors exploitation en valeurs mobilières de placement + créances hors exploitation.
💡 Astuce mémo
Stocks = Stade de fabrication (matières → intermédiaires → finis) ; Production consommée = ce qui est réellement servi/consommé (personnel + clients).
🔑 Notions clés & Définitions
- Mobilières de placement : Actifs financiers détenus par l’entreprise, classés dans la trésorerie active ou assimilés selon le bilan fonctionnel.
- Créances hors exploitation : Créances rattachées à des activités non liées au cycle d’exploitation, intégrées dans les emplois/actifs hors exploitation.
- Dettes financières : Dettes liées au financement (emprunts), incluses dans les ressources stables du FRNG, avec des exclusions précisées par le bilan fonctionnel.
- Trésorerie nette : Solde entre trésorerie active et trésorerie passive, noté TN, qui complète la relation avec FRNG et BFR.
📝 Points essentiels
- Le bilan fonctionnel classe les emplois et ressources en trésorerie active (banque, caisse) et trésorerie passive (concours bancaires courants, solde débiteur de banque).
- Les ressources stables du FRNG regroupent capitaux propres, amortissements, provisions et dettes financières (tous les emprunts y compris CCA, sauf CBC et solde débiteur de banque).
- Les emplois stables du FRNG correspondent au montant total des immobilisations en brut.
- Le BFR se décompose en BFRE (exploitation) et BFRHE (hors exploitation), et si le BFR est négatif on parle d’EFR (excédent en fonds de roulement).
- Les actifs d’exploitation incluent stocks et créances d’exploitation, tandis que les dettes d’exploitation regroupent les dettes identifiées comme exploitation (dettes frs, fiscales et sociales d’exploitation…).
- Les actifs hors exploitation regroupent créances hors exploitation et valeurs mobilières de placement, et les dettes hors exploitation regroupent les dettes identifiées hors exploitation (dont dettes sur immobilisations)
💡 Astuce mémo
FRNG = stabilité (financement/immobilisations) ; BFR = besoin (exploitation + hors exploitation) ; TN = trésorerie (active − passive).
📊 Tableaux de synthèse
Comparaison GOPPAR vs ARPAR
| Indicateur | Périmètre des coûts | Usage |
|---|
| GOPPAR | Intègre aussi des dépenses fixes | Évaluation générale rétroactive de la performance de l’hôtel |
| ARPAR | Prend en compte uniquement les coûts variables | Peut aussi être utilisé pour la prévision |
Comparaison EBE vs RBE (retraitements)
| Indicateur | Traitement des locations crédit-bail | Fiabilité |
|---|
| EBE | Les inclut dans le périmètre (ex. coût d’occupation non exclu) | Pertinent car non influencé par amortissement fiscal ni décisions de financement |
| RBE | Les traite comme un coût d’occupation et les exclut du périmètre du RBE | Chiffre le plus fiable pour évaluer la rentabilité d’une exploitation |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre taux d’occupation (chambres louées/chambres disponibles) et taux de fréquentation (nuitées-clients/clients logeables), qui ne mesurent pas la même chose.
- Croire que REVPAR dépend uniquement de l’occupation : un REVPAR stable peut masquer une baisse du TO compensée par une hausse du PMC.
- Mélanger indice de fréquentation et durée moyenne du séjour : l’indice mesure des personnes par chambre louée, la DMS relie nuitées/arrivées.
- Inverser GOPPAR et ARPAR : le GOPPAR intègre des dépenses fixes (rétro), l’ARPAR ne retient que les coûts variables (prévision possible).
- Oublier les retraitements du RBE : les locations en crédit-bail sont comptées en coût d’occupation pour le RBE, donc exclues du périmètre du RBE.
- Interpréter une baisse du ratio matières restauration comme une baisse de qualité : elle peut être positive (achats/portions/fiches), mais il faut vérifier l’effet sur la marge et la qualité.
- Se tromper sur le seuil de rentabilité : au seuil, MCV = charges fixes, et le CAC se calcule avec CAC = CF / (MCV/CA).
✅ Checklist Examen
- Calculer et interpréter le T.O. pour un jour, un mois et en cumul, puis relier ses valeurs aux repères (moyenne nationale, Paris, indépendants, chaînes).
- Calculer le T.F. à partir des nuitées-clients et des clients logeables, et expliquer ce que mesure la présence par rapport à la capacité.
- Calculer l’indice de fréquentation (nuitées-clients logés / chambres louées) et expliquer pourquoi il varie selon le type d’établissement.
- Calculer le P.M.C. (CA hébergement / chambres louées) et expliquer son rôle dans la tenue des prix par rapport au marché.
- Calculer la D.M.S. (nuitées ou clients logés / arrivées) et justifier son intérêt pour les actions commerciales.
- Calculer le REVPAR et expliquer qu’il combine effet occupation et effet prix (TO et PMC) ; repérer le risque d’interprétation quand TO baisse mais PMC monte.
- Calculer le TREVPAR et expliquer le lien avec la capacité d’investissement et la génération de chiffre d’affaires.
- Calculer le GOPPAR (GOP / chambres disponibles) et distinguer GOPPAR vs ARPAR sur le périmètre des coûts et l’usage (rétro vs prévision).
- Pour la restauration, calculer le taux de fréquentation (couverts servis ×100 / capacité × nombre de services), l’addition moyenne (CA restaurant / couverts) et le taux de captage (couverts clients hôtel ×100 / clients à
- Calculer le RevPASH (CA TTC par heure / couverts disponibles par heure) et expliquer ce qu’il mesure (revenu par couvert et par heure).
- Maîtriser la chaîne des résultats : consommation de matières (achats corrigés par stocks et factures non parvenues), marge brute, marge sur coût principal, puis RBE = marge sur coût principal − frais généraux.
- Savoir présenter un ETS hôtelier : reconnaître CAHT (restauration/hébergement), REVPAR, marges (marge brute restauration, marge brute hébergement, marge sur Prime Cost), puis lire RBE, coûts d’occupation, RCAI et RN.
- Analyser les coûts par ratios : relier ratios matières/personnel/frais généraux/coûts d’occupation à leurs impacts (marge brute, MCV, RBE, RCAI) et citer les fourchettes de normes données.
- Calculer le seuil de rentabilité via le compte différentiel : identifier charges variables/fixes, calculer la MCV, puis CAC = CF / taux de MCV et exprimer le SR en couverts/chambres ou via le taux de remplissage.
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