Scheda di revisione: Comprendre l'adolescence et ses enjeux

📋 Plan du Cours

  1. Adolescence et corps bruyant
  2. Insatisfaction corporelle et conduites à risque
  3. Conduites sexuelles à l’adolescence
  4. Contraception, avortement et grossesse
  5. Facteurs de la dépression à l’adolescence
  6. Évolution, pronostic et risque suicidaire
  7. Symptômes psychotiques et dimensions schizophréniques
  8. Modalités d’émergence psychotique et prodromes
  9. Antécédents et analyses complémentaires en psychose
  10. Troubles envahissants du développement et vulnérabilité psychotique
  11. Rupture psychotique et déliaisons dangereuses
  12. Entretien clinique avec l’adolescent

📖 1. Adolescence et corps bruyant

🔑 Notions clés & Définitions

  • Corps bruyant : Le corps bruyant désigne l’expression corporelle de l’adolescent, via des plaintes somatiques, qui peut masquer une souffrance psychique.
  • Schéma corporel : Le schéma corporel est la représentation neurophysiologique et neuropsychologique du corps propre, servant de base à l’action et à la perception.
  • Image du corps : L’image du corps est une représentation affective, symbolique et imaginaire du corps, qui se remanie en continu selon les investissements pulsionnels.
  • Corps social : Le corps social correspond à l’influence des normes et du regard des autres sur la façon dont l’adolescent se perçoit et se présente.
  • Objet transitionnel : L’objet transitionnel est un support provisoire des pulsions, où le corps peut servir de relais entre monde interne et externe.

📝 Points essentiels

  • À l’entrée dans la puberté, le corps change et « parle » par des plaintes somatiques, alors que le corps de l’enfant est plutôt silencieux.
  • Le corps adolescent occupe une place centrale dans les interactions et participe à la fabrication de l’identité sociale.
  • Le passage d’un corps infantile à un corps adolescent s’accompagne d’inquiétude et d’une insatisfaction corporelle accrue.
  • En 2016, 46,7% des collégiennes et 36,7% des collégiens sont préoccupés par leur poids, contre 37,7% et 12,4% en 1991.
  • Le « corps rejeté » peut conduire à des conduites à risque, avec des expressions différentes selon le sexe.
  • Chez les filles, l’expression peut être internalisée (troubles alimentaires, scarifications, tentatives de suicide), tandis que chez les garçons elle tend vers l’extériorisation (violence, transgression, alcoolisation, V

💡 Astuce mémo

Puberté = corps qui parle : somatique en façade, psychique dessous.

📖 2. Insatisfaction corporelle et conduites à risque

🔑 Notions clés & Définitions

  • Insatisfaction pondérale : L’insatisfaction pondérale désigne des préoccupations persistantes concernant le poids et l’alimentation, même après amélioration clinique.
  • Guérison partielle : La guérison partielle correspond à une disparition progressive des signes cliniques sans suppression totale des préoccupations corporelles.
  • Boulimie nerveuse : La boulimie nerveuse est un trouble des conduites alimentaires dont l’évolution comporte des rechutes malgré des traitements efficaces à court terme.
  • Rechute : La rechute est le retour de symptômes après une amélioration initiale, notamment quand le suivi thérapeutique n’est pas maintenu.
  • Pronostic : Le pronostic est l’évolution attendue du trouble, dépendante de la nature et de la qualité du traitement.

📝 Points essentiels

  • Après guérison complète, une minorité reste modérément préoccupée : 44% gardent des préoccupations sur le poids et l’alimentation.
  • Même si les signes cliniques peuvent s’atténuer progressivement, les préoccupations pondérales peuvent persister chez une partie des patientes.
  • Après 11 ans, 50% des femmes sont considérées guéries.
  • Le pronostic dépend de la nature et de la qualité du traitement reçu.
  • Pour la boulimie, le recul est moins marqué que pour l’anorexie : les traitements sont efficaces à court terme mais n’empêchent pas totalement les rechutes.
  • En boulimie, 74% des personnes ont un bon pronostic pour la suite malgré le risque de rechute.

💡 Astuce mémo

Guérison ≠ apaisement : 44% gardent des soucis, et à 11 ans 50% sont guéries (boulimie : efficace court terme, rechutes possibles).

📖 3. Conduites sexuelles à l’adolescence

🔑 Notions clés & Définitions

  • Intersexualités : Les intersexualités désignent des variations du développement sexuel liées à une anomalie organique, avec retentissement psychoaffectif.
  • Pseudo-hermaphrodisme féminin : Le pseudo-hermaphrodisme féminin correspond à une forme d’anomalie organique du développement sexuel pouvant influencer l’équilibre psychoaffectif.
  • Pseudo-hermaphrodisme masculin : Le pseudo-hermaphrodisme masculin correspond à une forme d’anomalie organique du développement sexuel pouvant influencer l’équilibre psychoaffectif.
  • Transidentité : La transidentité correspond au ressenti subjectif d’un genre différent de celui assigné à la naissance.
  • Dépsychiatrisation : La dépsychiatrisation vise à retirer l’idée de pathologie psychiatrique associée à la transidentité.

📝 Points essentiels

  • Le questionnement sur l’appartenance à un genre ou le refus d’assignation ne doit pas être confondu avec la dysphorie de genre ni avec les intersexualités.
  • Les intersexualités sont décrites comme une anomalie organique ayant un impact sur l’équilibre psychoaffectif.
  • À l’adolescence, face aux questions sur le corps, deux issues sont décrites : acceptation ou installation d’un état dépressif avec gestes suicidaires.
  • La transidentité est définie par une disharmonie ressentie entre le genre vécu et le genre assigné, avec des signes variables selon l’âge et le développement corporel.
  • Chez l’adolescent et l’adulte, le diagnostic s’appuie sur un fort désir d’acquérir des indices corporels féminins ou masculins et sur la caractéristique sociale associée.
  • Chez l’enfant avant la puberté, l’identification passe davantage par les stéréotypes (jouets, attitudes, habits) et la période 10-13 ans est présentée comme importante car la puberté rend les modifications corporelles sa

💡 Astuce mémo

Genre ≠ dysphorie ≠ intersexualité : trois cases, trois causes.

📖 4. Contraception, avortement et grossesse

📖 5. Facteurs de la dépression à l’adolescence

🔑 Notions clés & Définitions

  • Vulnérabilités individuelles : Les vulnérabilités individuelles regroupent les fragilités psychiques qui rendent l’adolescent plus exposé à une crise dépressive et à des passages à l’acte.
  • Vulnérabilités familiales : Les vulnérabilités familiales désignent les configurations relationnelles et les antécédents au sein du foyer qui fragilisent la régulation émotionnelle.
  • Vulnérabilités sociales : Les vulnérabilités sociales correspondent aux facteurs de l’entourage et des pairs qui augmentent l’isolement, la honte ou la détresse.
  • Facteurs précipitants : Les facteurs précipitants sont les événements ou contextes qui déclenchent ou accélèrent la crise chez un adolescent déjà vulnérable.
  • Facteurs de protection : Les facteurs de protection sont les ressources qui diminuent le risque en renforçant l’estime de soi, le soutien et des stratégies d’adaptation efficaces.

📝 Points essentiels

  • La dépression et la suicidalité à l’adolescence s’expliquent par une combinaison de vulnérabilités individuelles, familiales, sociales et environnementales.
  • Le « moment de bascule » décrit une montée rapide de tension qui dépasse les capacités de régulation, ce qui rend des gestes impulsifs possibles.
  • Le cerveau adolescent est en réorganisation : les zones émotionnelles sont actives tandis que le cortex préfrontal (frein à l’impulsivité) mûrit plus tard, ce qui favorise les réactions immédiates.
  • Les tentatives surviennent souvent comme réponse à une souffrance psychique dépassant la régulation, avec des fonctions possibles d’échappement, d’autopunition ou d’action sur autrui.
  • Les signes d’alerte avant passage à l’acte incluent repli, isolement, propos sur la mort, perte d’intérêt et automutilations.
  • Les facteurs familiaux à risque incluent antécédents de suicide, psychopathologie parentale, maltraitance/négligence/rejet, indisponibilité maternelle et perceptions parentales négatives répétées.

💡 Astuce mémo

Vulnérabilités + Précipitants = Crise : « le terrain » (individuel/familial/social) rencontre « l’étincelle » (événement) et la protection freine l’embrasement.

📖 6. Évolution, pronostic et risque suicidaire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Raptus suicidaire : Le raptus suicidaire est un passage à l’acte impulsif, brusque et non prémédité, survenant après une montée rapide de la détresse émotionnelle.
  • Trajectoires suicidaires : Les trajectoires suicidaires désignent des parcours distincts menant au suicide, avec des profils de vulnérabilités et de facteurs précoces ou contextuels différents.
  • Crise suicidaire : La crise suicidaire correspond à une période où la souffrance s’accumule jusqu’à devenir extrême et incontrôlable, rendant le passage à l’acte perçu comme la seule issue.
  • Risque de récidive : Le risque de récidive est la probabilité qu’un adolescent réitère une tentative après la première, surtout dans l’année qui suit.
  • VigilanS : VigilanS est un dispositif national français de prévention de la récidive suicidaire visant à maintenir un lien après une tentative ou en cas de risque élevé.

📝 Points essentiels

  • Le raptus suicidaire se caractérise par une impulsion soudaine menant à un geste dangereux, avec une bascule rapide de la crise vers l’acte.
  • Dans une étude de 67 jeunes (14-24 ans), deux trajectoires suicidaires sont identifiées : 45% avec adversité précoce et 55% sans traumatismes majeurs précoces.
  • Trajectoire « adversité précoce » : 63% présentent des troubles psychiatriques, notamment à expression externalisée (impulsivité, troubles des conduites, hyperactivité émotionnelle, traits pathologiques).
  • Trajectoire « difficultés contextuelles » : moins de troubles psychiatriques, davantage de profils anxieux/introvertis avec évitement, et une souffrance internalisée évoluant vers anxiété et dépression.
  • Après une première tentative, environ un tiers des jeunes réitèrent, le plus souvent dans l’année suivant la tentative, et 1 à 2% décèdent durant cette période.
  • Dans 20 à 30% des cas, un trouble psychiatrique sous-jacent (ex. épisode dépressif ou difficultés sévères de personnalité) est présent et favorise le passage à l’acte, d’où la nécessité de l’identifier et le traiter.

💡 Astuce mémo

Raptus = « impulsion éclair » ; Trajectoires = « précoce (45%) » vs « contexte (55%) » ; Récidive = « 1/3 dans l’année ».

📖 7. Symptômes psychotiques et dimensions schizophréniques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Symptômes positifs : Les symptômes positifs correspondent à l’apparition d’éléments anormaux dans la conscience, comme des idées délirantes et des hallucinations psychocorporelles.
  • Symptômes négatifs : Les symptômes négatifs décrivent une diminution de fonctions psychiques, avec une réactivité émotionnelle réduite et une associabilité.
  • Désorganisation : La désorganisation regroupe des perturbations du discours et du comportement, avec alternance de passivité/négativisme et d’excitations soudaines.
  • Prodromes schizophréniques : Les prodromes schizophréniques sont des signes avant-coureurs qui annoncent l’émergence d’un trouble psychotique, avec un retentissement progressif du fonctionnement.
  • DUP durée de psychose non traitée : La DUP est le délai entre l’apparition des symptômes psychotiques et la prise en charge, dont l’allongement est associé à un pronostic plus défavorable.

📝 Points essentiels

  • Les symptômes psychotiques à l’adolescence sont fréquents et reflètent une souffrance psychique, sans être spécifiques d’un seul trouble.
  • Les trois dimensions schizophréniques sont positives, désorganisation et négatives, et elles touchent le fonctionnement (scolarité, relations, soins personnels) ainsi que le vécu.
  • À l’adolescence, distinguer crise « normale » et début psychotique est difficile car les bouleversements scolaires et relationnels peuvent mimer des premiers signes.
  • Mayer Gross distingue deux modes d’entrée : débuts brutaux aigus (symptômes visibles, sans cause organique/toxique à conclure trop vite) et débuts insidieux (signes discrets avec impact progressif cognitif, motivationnel
  • La phase prodromique peut durer 1 à 5 ans et se manifeste par une perte de contrôle des pensées/actes, une baisse de ressenti et une intolérance à l’observation.
  • La DUP correspond au temps symptômes→prise en charge et son allongement est associé à un pronostic négatif, tandis qu’une prise en charge précoce vise une rémission plus rapide et moins de rechutes.

💡 Astuce mémo

Positif = « ajoute » (délire/hallucinations), Négatif = « retire » (émotions/contacts), Désorganisation = « mélange » (discours/comportement).

📖 8. Modalités d’émergence psychotique et prodromes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Décompensation psychotique réactionnelle : Une décompensation psychotique réactionnelle correspond à l’apparition d’épisodes psychotiques en réponse à un stress, sans que la gravité soit minimisée.
  • Terrain schizotypique : Un terrain schizotypique désigne un fonctionnement marqué par l’excentricité, des pensées étranges et des croyances particulières, pouvant décompenser sous stress.
  • Psychose secondaire organique : Une psychose secondaire organique regroupe des symptômes psychotiques causés par une maladie médicale plutôt que par un trouble psychiatrique primaire.
  • Risque psychotique lié au cannabis : Le risque psychotique lié au cannabis désigne l’augmentation du risque de psychose ultérieure chez les adolescents exposés, avec un effet majoré par la précocité et l’importance de la consommation.
  • Trouble du spectre de l’autisme : Le trouble du spectre de l’autisme (TSA) remplace les anciens TED et constitue un terrain de vulnérabilité psychotique à l’adolescence.

📝 Points essentiels

  • Les épisodes psychotiques peuvent survenir en réaction à un stress, notamment dans certains fonctionnements limites, sans diminuer la gravité clinique.
  • Le trouble de la personnalité schizotypique constitue un terrain de vulnérabilité pouvant évoluer vers une décompensation psychotique, mais n’est pas une psychose en soi.
  • Devant des symptômes psychotiques avec signes neurologiques, biologiques, cognitifs fluctuants ou systémiques, une recherche de cause médicale sous-jacente est prioritaire.
  • Les psychoses secondaires organiques sont classées en maladies neuro-métaboliques, troubles neurologiques, troubles métaboliques et maladies génétiques, avec des signes d’alerte et examens adaptés (ex. ionogramme, EEG, l
  • La consommation de toxiques chez l’adolescent augmente le risque de psychose ultérieure, avec un risque majoré d’environ 40% pour le cannabis.
  • Les états psychotiques aigus réactionnels apparaissent juste après la prise de substances psychodysleptiques ou certains médicaments, avec un délai possible de 24 h à une semaine avant de conclure à un effet direct du “t

💡 Astuce mémo

Stress → réaction; Schizotypie → vulnérabilité; Organique → signes fluctuants; Cannabis → +40%; TSA → risque à l’adolescence.

📖 9. Antécédents et analyses complémentaires en psychose

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mise en parenthèse biographique : Processus de rupture vécue comme une « tranche de vie » mise entre parenthèses, souvent située entre l’enfance et l’âge adulte.
  • Conduites agies : Comportements réalisés dans l’action, qui peuvent relever de la psychopathologie lorsqu’ils s’associent à d’autres conduites à risque.
  • Fugue : Départ d’un mineur de son lieu habituel de vie (domicile ou institution), caractérisé par un abandon momentané.
  • Mobilité de fuite : Signification psychologique où l’acte sert à diminuer une tension interne en créant une distance avec des relations conflictuelles.
  • Child-to-parent violence : Violence exercée par un adolescent envers ses proches, décrite dans la littérature internationale sous le terme de child-to-parent violence.

📝 Points essentiels

  • La route et la mise en parenthèse biographique visent souvent une rupture avec la famille et les normes sociales, et leur but peut évoluer selon les rencontres.
  • Les conduites de route ne relèvent pas forcément de la psychopathologie, mais peuvent y entrer lorsqu’elles s’associent à d’autres conduites agies comme alcoolisme, drogues ou tentatives de suicide.
  • La fugue est décrite comme un départ impulsif, brutal et souvent solitaire, sans but précis, fréquemment lié à un conflit avec les adultes.
  • La fugue peut être retenue quand le départ dure une nuit, et avant 12 ans elle est souvent initiée par l’adulte en lien avec conflit intrafamilial, violence ou agression sexuelle.
  • Dans 17% des cas, la fugue reflète une anticipation d’expulsion et une recherche d’un ami, d’un membre de la famille, d’une place publique ou d’une institution.
  • La fugue survient le plus souvent entre 12 et 15 ans et touche davantage les filles, tandis que les garçons sont plus nombreux parmi les fugueurs repérés par la justice.

💡 Astuce mémo

FUGUE = conflit + nuit + tension à fuir (distance) ; CPV = violence vers le parent (honte/peur → sous-déclaration).

📖 10. Troubles envahissants du développement et vulnérabilité psychotique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Psychopathie adolescente : La psychopathie désigne un ensemble d’organisations psychopathiques, pas une structure unique, avec des difficultés relationnelles et comportementales.
  • Prise en charge multidisciplinaire : La prise en charge multidisciplinaire regroupe des interventions médicales, psychiatriques, psychologiques et sociales (ou judiciaires) coordonnées et continues.
  • Psychothérapie structurée : La psychothérapie structurée est une approche longue et difficile mais indispensable, menée par une équipe soignante et non par un seul praticien.
  • Médicaments psychotropes : Les médicaments psychotropes sont utilisés pour traiter des comorbidités et des décompensations aiguës, sans constituer un traitement de fond.
  • Dispositifs éducatif répressif médical : Les dispositifs éducatif, répressif et médical organisent la prise en charge globale, notamment en articulation avec l’incarcération.

📝 Points essentiels

  • La prise en charge des adolescents psychopathes doit être multidisciplinaire et ne doit jamais être interrompue.
  • La psychothérapie est indispensable même si elle est longue, et elle doit être réalisée par une équipe structurée (psychiatre, psychologue, infirmière psychiatrique).
  • Les approches psychothérapiques proposées incluent un traitement structuré avec retours immédiats et réguliers, un contrôle comportemental strict orienté vers la confrontation, ainsi que des thérapies de groupe et la thé
  • Les médicaments psychotropes peuvent aider sur des comorbidités psychiatriques et lors de décompensations aiguës, mais ils ne suffisent pas seuls pour un traitement de fond.
  • En cas d’incarcération, la continuité des liens entre prises en charge est primordiale, notamment entre professionnels en prison et intervenants à l’extérieur.
  • Les contacts avec les magistrats servent à lutter contre la délinquance des mineurs et à organiser la prise en charge des adolescents psychopathes via des dispositifs éducatif, répressif et médical.

💡 Astuce mémo

Équipe + continuité : psychothérapie en équipe, médicaments en soutien aigu, et dispositifs éducatif-répressif-médical reliés.

📖 11. Rupture psychotique et déliaisons dangereuses

🔑 Notions clés & Définitions

  • Bad trip : Le bad trip désigne une complication aiguë des hallucinogènes, marquée par une anxiété intense et des troubles de la perception de soi et du monde.
  • Réapparitions spontanées : Les réapparitions spontanées sont des retours imprévus de symptômes après une prise de hallucinogènes, pouvant survenir plusieurs semaines après l’arrêt.
  • Psychose chronique : La psychose chronique correspond à une dégradation durable de l’état psychotique pouvant être déclenchée par une consommation prolongée d’amphétamines.
  • Flash : Le flash est un effet intense et très bref des opiacés, notamment de l’héroïne, vécu comme une euphorie rapide.
  • Délires et hallucinations : Les délires et hallucinations sont des manifestations psychotiques pouvant apparaître à forte dose, notamment avec la cocaïne.

📝 Points essentiels

  • Le LSD peut provoquer des modifications perceptives appelées « trip », avec risque de bad trip associant anxiété aiguë, dépersonnalisation et idées paranoïdes.
  • Des réapparitions spontanées des symptômes peuvent survenir plusieurs semaines après la dernière prise de LSD.
  • Les calmants détournés (analgésiques, tranquillisants, hypnotiques) sont souvent associés à l’alcool et exposent notamment à un coma en cas de surdosage, à une tolérance, à des troubles du sommeil et à des modifications,
  • À forte dose, les amphétamines peuvent entraîner une hyperactivité physique et une exaltation, et une consommation prolongée peut déclencher une psychose chronique sévère.
  • La cocaïne/crack est très addictive et, à forte dose, peut provoquer hallucinations et délires.
  • Avec l’héroïne, l’effet « flash » est très bref, ce qui favorise rapidement l’état de manque et une forte dépendance, et l’augmentation progressive des doses peut conduire à des complications graves, parfois mortelles.

💡 Astuce mémo

LSD = trip puis bad trip; cocaïne = dose→hallucinations/délires; amphétamines = prolongé→psychose chronique; héroïne = flash bref→manque rapide.

📖 12. Entretien clinique avec l’adolescent

🔑 Notions clés & Définitions

  • Transfert : Le transfert désigne la projection par l’adolescent sur le thérapeute d’émotions ou d’attentes issues de son histoire relationnelle.
  • Contre-transfert : Le contre-transfert correspond aux réactions émotionnelles du thérapeute face au transfert, pouvant influencer la qualité du suivi.
  • Confidentialité médicale : La confidentialité médicale couvre tout ce que le professionnel apprend dans l’exercice de sa fonction, y compris ce qui est dit, vu ou compris.
  • Consentement parental : Le consentement parental est l’autorisation explicite des parents permettant la prise en charge médicale ou psychologique d’un mineur.
  • Distance relationnelle : La distance relationnelle est l’équilibre de proximité du thérapeute, ni trop intrusif ni trop distant, pour permettre un sentiment de sécurité.

📝 Points essentiels

  • Les premiers entretiens d’évaluation visent à recueillir l’histoire, les difficultés, la demande et les attentes, puis à esquisser un projet de soin.
  • La relation thérapeutique active rapidement des réactions réciproques, car le transfert et le contre-transfert peuvent modifier l’alliance et le déroulement du suivi.
  • L’entretien doit être collaboratif et progressif pour éviter une intrusion trop rapide qui serait vécue comme intolérable par l’adolescent et son entourage.
  • L’évaluation repose sur les symptômes actuels et passés, mais aussi sur la dynamique relationnelle adolescent-famille-clinicien.
  • La présentation de la famille et la manière dont chacun exprime sa plainte renseignent sur le soutien, l’implication de l’adolescent et la souffrance familiale.
  • Une attente active avec des consultations rapprochées aide à clarifier la situation, distinguer les fonctionnements psychiques et juger la tolérance avant de débuter le suivi.

💡 Astuce mémo

Transfert = l’histoire se rejoue sur le thérapeute ; contre-transfert = ce que ça réveille chez lui.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
2016Étude : 46,7% des collégiennes et 36,7% des collégiens préoccupés par leur poids (vs 1991).
1991Étude : 37,7% des collégiennes et 12,4% des collégiens préoccupés par leur poids (vs 2016).
11 ansAprès 11 ans : 50% des femmes sont considérées guéries (anorexie mentale).

📊 Tableaux de synthèse

Expression des conduites à risque liées au corps selon le sexe

SexeExpressionExemples
FillesInternaliséeTroubles alimentaires, scarifications, tentatives de suicide
GarçonsExternaliséeViolence, transgression, alcoolisation, vitesse sur les routes

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre « corps bruyant » (plaintes somatiques masquant une souffrance psychique) avec une simple cause organique.
  2. Croire que la guérison des TCA signifie apaisement total : une minorité garde des préoccupations pondérales (guérison ≠ apaisement).
  3. Mélanger questionnement sur le genre/transidentité avec dysphorie de genre ou avec les intersexualités (trois cases, trois causes).
  4. Diagnostiquer trop vite une psychose chez l’adolescent : les prodromes peuvent mimer une « crise d’adolescence » et la DUP conditionne le pronostic.
  5. Sous-estimer le risque suicidaire après une tentative en pensant que c’est « impulsif sans sens » : la tentative est souvent une réponse à une souffrance dépassant la régulation.
  6. Confondre automutilation et tentative de suicide : l’automutilation est non suicidaire (NSSI) et nécessite quand même une évaluation du risque suicidaire.
  7. Réduire le TDAH à l’hyperactivité : à l’adolescence, l’inattention et l’organisation (et les comorbidités) sont centrales pour le diagnostic.

✅ Checklist Examen

  1. Définir le « corps bruyant » et expliquer pourquoi il « parle » à l’entrée dans la puberté (plaintes somatiques, rôle central dans interactions et identité sociale).
  2. Distinguer schéma corporel, image du corps et corps social, et relier leurs interactions aux modifications pubertaires et à l’insatisfaction corporelle.
  3. Expliquer le passage du « corps rejeté » aux conduites à risque et comparer l’expression internalisée chez les filles vs externalisée chez les garçons.
  4. Définir insatisfaction pondérale, guérison partielle et rechute, puis donner les chiffres clés sur préoccupations après guérison et guérison après 11 ans.
  5. Pour la boulimie, rappeler l’idée de recul moins marqué que l’anorexie (efficacité à court terme, rechutes possibles) et le bon pronostic global malgré le risque.
  6. Distinguer questionnement sur l’appartenance à un genre/refus d’assignation de la dysphorie de genre et des intersexualités, puis définir transidentité et dépsychiatrisation.
  7. Expliquer comment la transidentité est diagnostiquée chez l’adolescent/adulte (désir d’indices corporels + caractéristique sociale) et pourquoi la période 10-13 ans est dite importante.
  8. Décrire les vulnérabilités individuelles, familiales et sociales, les facteurs précipitants et de protection, puis relier le « moment de bascule » à l’impulsivité.
  9. Définir raptus suicidaire, crise suicidaire et trajectoires suicidaires, puis donner les ordres de grandeur (45% adversité précoce, 55% sans traumatismes majeurs précoces ; récidive ~1/3 dans l’année).
  10. Expliquer la DUP (durée de psychose non traitée) et pourquoi une prise en charge précoce vise une rémission plus rapide et moins de rechutes.
  11. Lister les trois dimensions schizophréniques (positives, désorganisation, négatives) et donner l’idée de Mayer Gross sur débuts brutaux vs insidieux.
  12. Décrire les modalités d’émergence psychotique : stress réactionnel, terrain schizotypique, psychose secondaire organique, et le risque psychotique lié au cannabis (≈40%).
  13. Expliquer pourquoi, devant des symptômes psychotiques avec signes fluctuants/systémiques, une recherche de cause médicale sous-jacente est prioritaire.
  14. Définir mise en parenthèse biographique, fugue et mobilité de fuite, puis rappeler les repères d’âge et la logique des 17% (anticipation d’expulsion).

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Corps bruyant — définition ?

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Schéma corporel — rôle ?

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