📋 Plan du Cours
- Définition de la biodiversité et fonctions du vivant
- Évolution, sélection naturelle et définition d’espèce
- Écosystème, interactions et niveaux de biodiversité
- Écologie scientifique, facteurs abiotiques et biotiques
- GIEC : rapports, groupes de travail et élaboration
- Gaz à effet de serre : méthane, protoxyde d’azote et ozone
- Gaz fluorés et halocarbures : durée de vie et impact
- Sobriété, atténuation et adaptation dans les politiques climatiques
- Limites planétaires et seuils de déstabilisation
- Obliquité, précession et saisons astronomiques
- Renaissance : mercantilisme, États-nations et industrialisation
- Agriculture, alternatives et circuits courts
📖 1. Définition de la biodiversité et fonctions du vivant
🔑 Notions clés & Définitions
- Biodiversité : La biodiversité désigne la variété du vivant à plusieurs niveaux, des gènes aux espèces et aux écosystèmes, ainsi que les interactions entre organismes.
- Fonctions d’un organisme vivant : Un organisme vivant se reconnaît par la capacité à se reproduire, évoluer, maintenir un métabolisme interne, être individualisé par une membrane, puis coupler ces capacités.
- Évolution d’un organisme vivant : L’évolution correspond à des changements progressifs du patrimoine génétique d’une génération à la suivante au sein d’une lignée.
- Sélection naturelle : La sélection naturelle est un mécanisme où des variations héritables favorisent davantage de descendants, rendant ces variations plus fréquentes.
- Espèce : Une espèce regroupe des populations capables de se reproduire entre elles dans la nature et de produire une descendance viable et féconde.
📝 Points essentiels
- La biodiversité inclut la diversité au sein des espèces, entre espèces, entre écosystèmes, et les interactions entre organismes vivants.
- Un objet inerte ne peut pas remplir l’ensemble des 5 fonctions attribuées aux organismes vivants, ce qui le distingue du vivant.
- L’évolution peut résulter de la sélection naturelle, de la sélection sexuelle ou d’événements aléatoires.
- La sélection naturelle agit via des variations héritées et une meilleure reproduction des individus porteurs des variations les plus favorables.
- Une espèce se définit aussi par l’impossibilité de reproduction réussie avec des organismes hors du groupe, dans des conditions naturelles.
- L’écosystème est une communauté d’organismes vivants en interaction entre eux et avec des éléments non vivants (sol, air, eau).
💡 Astuce mémo
Biodiversité = Gènes + Espèces + Écosystèmes + Interactions.
📖 2. Évolution, sélection naturelle et définition d’espèce
🔑 Notions clés & Définitions
- Niche écologique : La niche écologique correspond au rôle et aux conditions nécessaires à une espèce pour vivre et utiliser ses ressources dans un écosystème.
- Association interspécifique : Une association interspécifique est une forme de coopération entre espèces pour accéder à des ressources ou améliorer la recherche de nourriture.
- Cris d’alarme : Les cris d’alarme sont des signaux émis par une espèce pour avertir d’un danger et influencer le comportement d’autres espèces.
- Services écosystémiques : Les services écosystémiques sont les contributions des écosystèmes au bien-être humain issues des interactions entre processus biotiques et abiotiques.
- Biodiversité : La biodiversité regroupe la diversité du vivant à plusieurs niveaux, du gène aux espèces jusqu’aux écosystèmes, et soutient la stabilité des fonctions écologiques.
📝 Points essentiels
- La diminution d’une espèce peut rendre une niche écologique disponible, ce qui favorise l’installation d’une autre espèce et modifie l’écosystème.
- Des espèces peuvent former des associations avec les mésanges charbonnières pour chercher de la nourriture ensemble, élargissant l’accès à des zones sinon inatteignables.
- La baisse du nombre d’espèces peut réduire l’accès aux zones de recherche alimentaire pour les espèces associées.
- Les cris d’alarme des mésanges permettent à d’autres espèces d’évaluer les risques environnementaux, et leur absence peut limiter sécurité, déplacements et accès aux ressources.
- Les services écosystémiques se classent en quatre catégories : approvisionnement, régulation, culturel et soutien.
- La diversité du vivant est nécessaire car les services ne sont pas assurés par une seule espèce : la biodiversité à trois niveaux (génétique, spécifique, écosystèmes) soutient efficacité et stabilité, surtout quand les é
💡 Astuce mémo
Niche libre → nouvelle espèce ; Association → zones gagnées ; Cris d’alarme → sécurité ; Services = 4 familles ; Biodiversité = 3 étages (gènes–espèces–écosystèmes).
📖 3. Écosystème, interactions et niveaux de biodiversité
🔑 Notions clés & Définitions
- Forçage radiatif : Le forçage radiatif est la différence entre l’énergie reçue par la Terre et celle qu’elle renvoie vers l’espace, exprimant un déséquilibre énergétique.
- Gaz à effet de serre : Les gaz à effet de serre sont des gaz présents en faible proportion qui absorbent et bloquent une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre.
- Temps de séjour : Le temps de séjour est le temps nécessaire pour que la concentration d’un gaz diminue de moitié dans l’atmosphère.
- Boucle de rétroaction positive : Une boucle de rétroaction positive est un enchaînement où un changement initial renforce le changement suivant, ce qui s’auto-amplifie.
- Cycle du carbone : Le cycle du carbone est l’ensemble des échanges entre atmosphère, biosphère, lithosphère et hydrosphère qui déplacent le carbone sous différentes formes.
📝 Points essentiels
- La Terre doit émettre autant d’énergie qu’elle en reçoit pour rester à l’équilibre thermique, sinon elle se réchauffe.
- Un forçage radiatif positif signifie que la Terre reçoit plus qu’elle ne renvoie, ce qui crée un déséquilibre vers le réchauffement.
- Les gaz à effet de serre ne représentent qu’environ 1% de l’atmosphère, mais leur efficacité est élevée car ils bloquent le rayonnement infrarouge sortant.
- L’eau H2O contribue à environ 75% de l’effet de serre naturel et le CO2 à près de 25% malgré sa faible concentration.
- Les gaz à effet de serre peuvent être retirés par la pluie (processus physique), par des réactions chimiques (dont le méthane), par des réactions à l’interface atmosphère-surface (dont le CO2), ou par photodécomposition.
- Les halocarbures sont des gaz industriels dus aux activités humaines, et une partie peut disparaître sous l’action de rayonnements dans les couches supérieures de l’atmosphère.
💡 Astuce mémo
Forçage radiatif = Reçu − Renvoyé ; si positif → ça chauffe.
📖 4. Écologie scientifique, facteurs abiotiques et biotiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Facteurs abiotiques : Facteurs abiotiques : composantes non vivantes du milieu qui conditionnent la survie et la répartition des êtres vivants.
- Facteurs biotiques : Facteurs biotiques : composantes vivantes du milieu qui interagissent entre elles et influencent les écosystèmes.
- Méthane : Méthane : gaz à effet de serre produit naturellement par la décomposition et aussi renforcé par certaines activités humaines.
- Protoxyde d’azote : Protoxyde d’azote : gaz à effet de serre présent dans les sols et les océans, dont les émissions augmentent avec la surutilisation d’engrais azotés.
- Ozone stratosphérique : Ozone stratosphérique : ozone situé en haute atmosphère qui protège des ultraviolets solaires.
📝 Points essentiels
- Le méthane provient de la décomposition de végétaux et d’animaux, notamment dans les marécages, et peut aussi être émis par des volcans.
- Des émissions supplémentaires de méthane peuvent venir d’activités humaines : élevages de ruminants, culture du riz, brûlis tropicaux, décharges, fuites pétrolières/gazières et mines de charbon.
- Le dégel du permafrost libère une matière organique accumulée depuis des milliers d’années, ce qui peut augmenter CO2 et méthane via une rétroaction positive au réchauffement.
- Le protoxyde d’azote est produit naturellement dans des sols humides et dans l’atmosphère par des réactions liées à des températures intenses dues aux éclairs.
- Le protoxyde d’azote est environ 275 fois plus puissant que le CO2 pour l’effet de serre, contribue à ~5% de l’effet de serre anthropique et dégrade l’ozone stratosphérique.
- L’ozone stratosphérique (O3) stoppe les ultraviolets, alors que l’ozone en basse altitude (troposphère) est nocif et considéré comme un polluant ; il est produit notamment par l’industrie et la circulation automobile et,
💡 Astuce mémo
Abiotiques = non-vivants ; Biotiques = vivants ; CH4 et N2O : décomposition + activités humaines ; O3 : stratosphère bouclier UV, troposphère polluant.
📖 5. GIEC : rapports, groupes de travail et élaboration
🔑 Notions clés & Définitions
- GIEC : Le GIEC est un organisme qui évalue l’état des connaissances scientifiques sur le climat et ses impacts, puis synthétise ces résultats dans des rapports.
- ODD : Les ODD sont les objectifs de développement durable de l’Agenda 2030, auxquels les pays signataires se sont engagés.
- Reason For Concern : Le Reason For Concern (RFC) est, dans le vocabulaire du GIEC, une « raison de s’inquiéter » liée à des risques climatiques.
- Scénarios SSP : Les scénarios SSP sont des trajectoires socio-économiques utilisées pour projeter l’évolution du climat et des risques.
📝 Points essentiels
- L’évaluation des risques climatiques est réalisée par le deuxième groupe de travail du GIEC.
- Un risque est qualifié de Reason For Concern (RFC), c’est-à-dire une raison de s’inquiéter.
- Les risques deviennent élevés, voire très élevés, à partir d’un réchauffement global supérieur à 2°C.
- À l’exception du scénario SSP1, les autres scénarios dépassent 2°C et mènent à des projections au-delà autour de 2050.
- Le scénario SSP1 est présenté comme le moyen d’éviter le pire en limitant le dépassement des seuils de risque.
- Exemples de risques cités : méga-incendies, déstabilisation de la faune du pergélisol, perte de biodiversité liée au climat, pénurie d’eau généralisée, mortalité des arbres, élévation du niveau des océans, asphyxie de la
💡 Astuce mémo
RFC = « raison de s’inquiéter » (risque évalué par le 2e groupe de travail).
📖 6. Gaz à effet de serre : méthane, protoxyde d’azote et ozone
🔑 Notions clés & Définitions
- Méthane : Gaz à effet de serre dont l’augmentation dans l’atmosphère renforce l’absorption du rayonnement infrarouge et donc le réchauffement.
- Protoxyde d’azote : Gaz à effet de serre produit notamment par des activités agricoles, dont l’excès contribue au réchauffement via l’absorption de l’infrarouge.
- Ozone stratosphérique : Ozone présent en haute altitude qui protège des ultraviolets et dont la concentration a été modifiée par l’action humaine.
- Ozone troposphérique : Ozone présent en basse altitude, nocif pour les humains, distinct de l’ozone stratosphérique protecteur.
📝 Points essentiels
- Les activités humaines augmentent certains gaz à effet de serre, ce qui accroît l’absorption de l’infrarouge par l’atmosphère et favorise un réchauffement.
- Les épandages de lisier peuvent entraîner des ruissellements d’azote, alimentant l’eutrophisation et la prolifération d’algues vertes.
- La putréfaction des algues peut produire un gaz toxique, illustré par des épisodes graves en Bretagne dont celui de 2019 en baie de Saint-Brieuc.
- Les sécheresses accentuées par le changement climatique réduisent le débit des cours d’eau, augmentant la concentration en azote et en phosphore et donc le risque d’eutrophisation.
- L’ozone stratosphérique a été stabilisé depuis les années 2000 et sa concentration minimale s’éloigne, tandis que l’ozone en basse altitude reste nocif.
- L’interdiction des gaz CFC (fréons) a contribué à augmenter la concentration d’ozone stratosphérique en limitant la destruction de l’ozone.
💡 Astuce mémo
Méthane et protoxyde d’azote = chauffage (infrarouge) ; Ozone = bouclier en stratosphère, danger en troposphère.
📖 7. Gaz fluorés et halocarbures : durée de vie et impact
🔑 Notions clés & Définitions
- Gaz fluorés : Gaz fluorés : famille de gaz contenant du fluor, utilisés notamment en réfrigération et dont l’effet climatique dépend de leur persistance atmosphérique.
- Halocarbures : Halocarbures : composés contenant des atomes de carbone et d’halogènes, dont certains refroidissent ou réchauffent le climat selon leurs propriétés radiatives.
- Durée de vie atmosphérique : Durée de vie atmosphérique : temps typique pendant lequel un gaz reste suffisamment présent dans l’atmosphère pour influencer le climat.
- Effet radiatif global : Effet radiatif global : bilan net de l’énergie échangée avec l’espace, qui peut conduire à un refroidissement ou à un réchauffement selon le gaz.
📝 Points essentiels
- Les gaz fluorés et certains halocarbures peuvent produire un refroidissement à l’échelle globale via leur effet radiatif net.
- Si l’énergie radiative associée est trop importante, le système climatique peut ensuite basculer vers un réchauffement global.
- Un réchauffement global se traduit notamment par une perte progressive des glaces et des neiges dans l’hémisphère Nord pendant l’été.
- La section relie l’idée de refroidissement initial à une réponse climatique retardée qui peut réchauffer ensuite à l’échelle globale.
- Le contenu fourni ne donne ni valeurs chiffrées de durée de vie ni mécanismes chimiques détaillés pour ces gaz.
💡 Astuce mémo
Refroidir d’abord, puis réchauffer : gaz fluorés/halocarbures → effet radiatif net → réponse climatique (glaces d’abord, fonte ensuite).
📖 8. Sobriété, atténuation et adaptation dans les politiques climatiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Sobriété : Approche de réduction de la demande en limitant les usages et les consommations plutôt que seulement de changer les technologies.
- Atténuation : Ensemble des actions visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre ou à augmenter leur absorption pour limiter le réchauffement.
- Adaptation : Ensemble des mesures pour réduire les impacts des changements climatiques déjà en cours sur les sociétés et les milieux.
- Anthropocène : Terme désignant une période géologique proposée où l’influence humaine deviendrait dominante, mais dont la validation stratigraphique fait débat.
📝 Points essentiels
- À l’échelle des 6000 dernières années, le réchauffement global est d’environ 4°C, soit environ 0,07°C par siècle.
- Sur plusieurs cycles glaciaires, l’écart moyen de température planétaire entre phases glaciaires et interglaciaires est d’environ 4 à 7°C.
- Pour le CO2, la concentration n’a jamais dépassé 300 PPM sur environ 800 000 ans, avec une variation typique entre 170 et 3000 PPM selon les périodes.
- Depuis la révolution industrielle, le CO2 passe d’environ 320 à 420 PPM en 60 ans, et l’augmentation récente atteint plus de 40% par rapport aux mesures précédentes.
- Le rythme d’augmentation du CO2 est d’environ 0,1 PPM par an en période préindustrielle, puis d’environ 2 PPM par an depuis les années 90.
- Le réchauffement actuel est présenté comme presque 24 fois plus rapide que celui observé avant l’Holocène, avec un ordre de grandeur de 1,67°C par siècle sur les 60 dernières années contre 0,07°C par siècle auparavant.
💡 Astuce mémo
Passé lent (0,07°C/siècle) vs présent accéléré (≈24×) : CO2 explose (≈0,1 → ≈2 PPM/an).
📖 9. Limites planétaires et seuils de déstabilisation
🔑 Notions clés & Définitions
- Énergies fossiles : Les énergies fossiles sont des combustibles issus de la décomposition de matière organique ancienne, principalement riches en carbone.
- Gaz à effet de serre : Les gaz à effet de serre sont des gaz émis lors de la combustion des fossiles qui s’accumulent dans l’atmosphère et retiennent la chaleur.
- Cendres volantes : Les cendres volantes sont des résidus libérés dans l’atmosphère lors de la combustion du charbon et qui peuvent ensuite contaminer l’eau.
- Déforestation : La déforestation est la transformation des forêts en terres agricoles, réduisant les habitats naturels et affectant la biodiversité.
- Pollution des eaux : La pollution des eaux regroupe les contaminations dues à l’extraction et aux rejets industriels, pouvant drainer, polluer et acidifier les milieux aquatiques.
📝 Points essentiels
- La révolution industrielle entraîne une surexploitation des ressources naturelles non renouvelables et une hausse massive de la pollution.
- L’extraction du charbon dégrade les sols, détruit des habitats et réduit la biodiversité locale.
- Le forage du pétrole et l’extraction du charbon peuvent drainer, polluer et acidifier les eaux environnantes.
- La combustion du charbon et du pétrole émet des gaz à effet de serre, à l’origine du changement climatique et de ses conséquences globales.
- Le moteur à combustion de la deuxième vague déplace une partie de la pollution atmosphérique des usines vers les usages urbains individuels (automobile).
- L’essor de l’industrie chimique s’accompagne de rejets contenant des métaux lourds ainsi que de l’azote et du phosphore, qui polluent les cours d’eau.
💡 Astuce mémo
Fossiles → Air (GES) + Sols/Eaux (déforestation, cendres, rejets) → Climat global.
📖 10. Obliquité, précession et saisons astronomiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Obliquité de l’axe terrestre : L’obliquité est l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre par rapport à sa trajectoire autour du Soleil, qui conditionne la répartition de l’ensoleillement.
- Précession des équinoxes : La précession est un lent mouvement de l’orientation de l’axe terrestre, qui décale progressivement la position des équinoxes au fil des siècles.
- Saisons astronomiques : Les saisons astronomiques sont les variations saisonnières dues à la combinaison de l’inclinaison de l’axe et des mouvements de l’orientation terrestre.
- Répartition de l’ensoleillement : La répartition de l’ensoleillement décrit comment l’énergie reçue par unité de surface varie selon la latitude et la période de l’année.
📝 Points essentiels
- L’ensoleillement varie avec la latitude et la saison, ce qui explique les différences de température entre régions et périodes de l’année.
- L’obliquité modifie l’angle d’incidence des rayons solaires, donc l’énergie reçue au sol et la durée d’ensoleillement.
- La précession entraîne un décalage progressif des dates des équinoxes et solstices par rapport au calendrier, sur de longues durées.
- Les saisons résultent d’un effet combiné : l’inclinaison fixe la structure saisonnière, tandis que la précession la fait évoluer lentement dans le temps.
- La variation saisonnière de l’ensoleillement influence directement les conditions climatiques régionales, car l’énergie reçue n’est pas la même partout.
💡 Astuce mémo
Obliquité = “inclinaison” (ça change l’ensoleillement), Précession = “rotation lente” (ça décale les dates).
📖 11. Renaissance : mercantilisme, États-nations et industrialisation
🔑 Notions clés & Définitions
- Machine à vapeur : Machine à vapeur : dispositif qui transforme l’énergie thermique en travail mécanique, et qui accélère l’industrialisation au 19e siècle.
- Rendement des machines : Rendement des machines : mesure de la part d’énergie utile obtenue par une machine, améliorée grâce aux progrès scientifiques.
- Thermodynamique : Thermodynamique : discipline qui explique les échanges d’énergie et permet d’augmenter les rendements des machines.
- Radioactivité naturelle : Radioactivité naturelle : émission spontanée de rayonnements par des atomes instables présents dans l’environnement terrestre et cosmique.
- Désintégration nucléaire : Désintégration nucléaire : transformation spontanée d’un noyau instable en un noyau plus petit, avec émission de rayonnement et d’énergie.
📝 Points essentiels
- Au 19e siècle, l’essor de la machine à vapeur et de l’industrialisation fait rapidement apparaître une forte consommation de bois, poussant à diversifier les sources d’énergie.
- La naissance de la thermodynamique permet d’améliorer les rendements et de formaliser l’idée d’énergie comme une grandeur qui se conserve.
- La radioactivité est mise en évidence en 1896 par Henri Bacquerel, puis d’autres éléments radioactifs sont découverts par Marie et Pierre Curie.
- Un atome radioactif est instable car il a un excès de protons ou de neutrons, et il se transforme en expulsant des particules en excès.
- La durée de vie radioactive correspond au temps au bout duquel la moitié des atomes initiaux a disparu.
- L’activité naturelle provient d’atomes instables présents sur Terre et aussi des rayons cosmiques, notamment ceux provenant du Soleil.
💡 Astuce mémo
Conservation (thermo) + instabilité (noyau) : énergie se garde, mais les atomes se transforment.
📖 12. Agriculture, alternatives et circuits courts
🔑 Notions clés & Définitions
- Découplage absolu : Le découplage absolu désigne une baisse des émissions tout en maintenant ou en augmentant l’activité économique et le niveau de vie.
- Découplage relatif : Le découplage relatif correspond à une situation où les émissions finissent par diminuer alors que l’activité et le niveau de vie continuent d’augmenter.
- Intensité énergétique : L’intensité énergétique mesure la quantité d’énergie consommée pour produire une unité d’activité économique.
- Intensité carbone : L’intensité carbone indique la quantité d’émissions de CO2 associée à une unité d’énergie consommée ou produite.
- Économie circulaire : L’économie circulaire vise à réduire l’usage de ressources en réutilisant et en recyclant davantage les matériaux et produits.
📝 Points essentiels
- Sur la France, les émissions ont baissé d’environ 30% depuis 1990 tandis que le PIB par tête et la population ont continué d’augmenter, ce qui illustre un découplage absolu.
- Entre 1990 et 2021, les émissions de CO2 en France reculent d’environ 23% pendant que le PIB en volume progresse de plus de 55%.
- Le Quéré (2019) attribue l’ampleur du découplage français surtout à la baisse de l’intensité carbone de l’énergie (47%) et à la baisse de l’intensité énergétique du PIB (36%).
- Le risque de « découplage fictif » existe si la baisse des émissions vient surtout de fuites de carbone vers d’autres pays, mais l’argument présenté ici conteste cette explication pour la France.
- Pour accélérer la baisse des émissions, la stratégie combine des politiques sur l’intensité énergétique (efficacité, recyclage, sobriété) et sur l’intensité carbone (transition énergétique et décarbonation de l’ électric
- En France, la part du nucléaire limite l’ampleur des gains futurs possibles sur l’intensité carbone, ce qui rend crucial l’usage d’une électricité bas-carbone dans les secteurs consommateurs (électrification).
💡 Astuce mémo
Découplage = Émissions ↓ pendant que PIB ↑ : absolu = baisse nette, relatif = baisse plus tardive.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 1942 | Définition de l’espèce attribuée à Ernst Mayr (Ernst Mayr 1942). |
| 1988 | Création du GIEC (créé en 1988). |
| 1992 | Adoption de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (en 1992). |
| 1997 | Signature du protocole de Kyoto (en 1997). |
| 2015 | Signature des accords de Paris (en 2015). |
| 2023 | Publication du rapport de synthèse du GIEC (rapport de synthèse publié en mars 2023). |
| 2024 | Première année avec une hausse de la température moyenne de 1,5°C au-dessus de la période préindustrielle (2024). |
📊 Tableaux de synthèse
Catégories de services écosystémiques
| Catégorie | Exemples |
|---|
| Approvisionnement | nourriture, bois de chauffage, carburant fossile, fibres textiles, médicaments… |
| Régulation | climat (stockage de carbone, effet de la végétation sur les précipitations…), inondations, maladies, détoxification |
| Culture | loisirs, inspiration artistique ou religieuse, innovations scientifiques |
| Soutien | pollinisation, recyclage des nutriments, formation des sols |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre biodiversité (gènes/espèces/écosystèmes + interactions) et simple richesse en espèces : le cours insiste sur 3 niveaux.
- Croire que l’évolution = sélection naturelle uniquement : le cours cite aussi sélection sexuelle et événements aléatoires.
- Mélanger ozone stratosphérique et ozone troposphérique : le premier protège des UV, le second est un polluant nocif.
- Interpréter le forçage radiatif comme une “température” : c’est un déséquilibre énergétique, et “positif” signifie reçu > renvoyé.
- Penser que la vapeur d’eau émise par l’homme augmente l’effet de serre additionnel : le cours dit que les émissions humaines de vapeur d’eau sont négligeables, mais que le réchauffement augmente la vapeur d’eau.
- Croire que le CO2 est “peu présent donc sans effet” : le cours rappelle qu’il est ~0,04% mais contribue ~25% de l’effet de serre naturel.
- Confondre météo et climat : la météo est instantanée, le climat est une moyenne sur plusieurs années (période de référence 30 ans).
✅ Checklist Examen
- Définir la biodiversité selon le Code de l’environnement et citer les 5 fonctions d’un organisme vivant (reproduction, évolution, métabolisme interne, membrane, couplage).
- Expliquer l’évolution d’une lignée et distinguer sélection naturelle, sélection sexuelle et hasard, puis donner la définition de la sélection naturelle.
- Définir une espèce (reproduction viable et féconde dans la nature, et impossibilité de reproduction réussie avec des organismes hors du groupe).
- Définir l’écosystème et donner des exemples d’interactions (compétition/prédation, respiration/transpiration avec l’environnement).
- Lister et caractériser les 3 niveaux de biodiversité (génétique, spécifique, écosystémique) et relier chaque niveau à l’idée de variabilité/capacité mentionnée.
- Décrire l’écologie scientifique et définir niche écologique (et la puissance écologique associée).
- Connaître au moins 2 méthodes de mesure de la biodiversité avec ou sans capture directe (piège Malaise/scanner à papillons, capture-marquage-recapture, piège-photo, enregistreurs acoustiques, ADN environnemental).
- Expliquer l’effondrement actuel de la biodiversité via les 3 composantes (écosystémique, spécifique, génétique) et le lien insectes → oiseaux insectivores.
- Citer les 5 causes de l’effondrement de la biodiversité (destruction des habitats, surexploitation, espèces invasives, changements climatiques, pollution) et donner un exemple pour au moins 3 d’entre elles.
- Définir les services écosystémiques et leurs 4 catégories (approvisionnement, régulation, culturel, soutien) ainsi que l’idée que la diversité du vivant les rend disponibles.
- Distinguer météo et climat et expliquer pourquoi la température globale est difficile à mesurer (capteurs, satellites, statistiques).
- Présenter le GIEC : création (1988), rôle (évaluation pour les gouvernements), composition (groupes de travail 1/2/3) et logique d’élaboration des rapports (projets, commentaires, consensus, résumé décideurs).
- Expliquer l’effet de serre et le forçage radiatif : équilibre énergétique, définition “reçu − renvoyé”, rôle des gaz à effet de serre (H2O ~75%, CO2 ~25%) et mécanismes d’élimination (pluie, réactions chimiques, surface,
- rayonnements) + notion de temps de séjour (demi-concentration).
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