Scheda di revisione: Introduction à la santé mentale et ses disciplines

📋 Plan du Cours

  1. Rôle de la psychomotricité en santé mentale
  2. Psychiatrie et psychomotricité : domaines complémentaires
  3. Trouble mental : définition DSM-5 et CIM-11
  4. Santé mentale OMS : bien-être et fonctionnement
  5. Cadre légal des soins et pratiques de bien-être
  6. Santé comme homéostasie et démarche diagnostique
  7. Pédopsychiatrie : diagnostic et traitement des troubles
  8. Enfant : définitions biologiques et juridiques
  9. Topologie des disciplines : psychologie, psychiatrie, biologie
  10. Séméiologie psychiatrique : signes et symptômes
  11. Démarche diagnostique : histoire clinique et assemblage
  12. Troubles neurodéveloppementaux : généralités et diagnostic

📖 1. Rôle de la psychomotricité en santé mentale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Santé mentale : La santé mentale est un état de bien-être qui permet à la personne de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés de la vie et de contribuer à la communauté.
  • Psychomotricité : La psychomotricité est un domaine paramédical de diagnostic et de soin des troubles psychomoteurs, liés aux fonctions supérieures du système nerveux central.
  • Psychiatrie : La psychiatrie est un domaine médical de diagnostic et de traitement des troubles des fonctions supérieures du système nerveux central, classiquement les troubles mentaux.
  • Troubles psychomoteurs : Les troubles psychomoteurs regroupent des difficultés relevant des fonctions supérieures du système nerveux central et qui retentissent sur le fonctionnement de l’enfant.

📝 Points essentiels

  • La psychomotricité n’est pas une discipline isolée : elle s’inscrit dans le champ de la santé mentale en interaction avec d’autres disciplines.
  • La psychomotricité participe à la procédure diagnostique et thérapeutique de nombreux troubles mentaux.
  • La psychiatrie relève du domaine médical et vise le diagnostic et les traitements des troubles des fonctions supérieures du SNC.
  • La santé mentale ne se réduit pas à l’absence de troubles mentaux : elle inclut bien-être, fonctionnement et contribution sociale.
  • Le diagnostic est suivi d’un traitement, dont l’objectif est le rétablissement de l’homéostasie.
  • Les actions de diagnostic et de soin relèvent du domaine sanitaire, et non des pratiques de “bien-être” sans cadre de diplôme d’État.

💡 Astuce mémo

Homéostasie → Bien-être : Diagnostic puis Traitement pour restaurer l’équilibre.

📖 2. Psychiatrie et psychomotricité : domaines complémentaires

🔑 Notions clés & Définitions

  • Psychologie évolutionnaire : La psychologie évolutionnaire étudie l’évolution des fonctions supérieures et la façon dont elles produisent des réponses adaptatives aux contraintes de l’environnement.
  • Psychologie développementale : La psychologie développementale étudie l’évolution des fonctions supérieures au cours de la vie, en lien avec la cognition, l’émotion et les comportements.
  • Psychopathologie développementale : La psychopathologie développementale étudie les pathologies du développement des fonctions supérieures et leurs effets sur les trajectoires cognitives, émotionnelles et sociales.
  • CIM-11 : La CIM-11 est la classification OMS des maladies et problèmes de santé connexes, dont le chapitre 6 regroupe les troubles mentaux.
  • DSM-5-TR : Le DSM-5-TR est un manuel de l’American Psychiatric Association qui définit et organise les troubles mentaux pour en préciser le diagnostic.

📝 Points essentiels

  • Le cerveau est présenté comme un organe de traitement de l’information produisant des réponses adaptatives aux signaux internes et externes.
  • La majorité des fonctions supérieures serait inconsciente, réalisée par des réseaux neuronaux complexes.
  • La modularité du cerveau est décrite comme massive : des réseaux spécialisés interconnectés résolvent des problèmes adaptatifs rencontrés depuis l’origine du genre Homo.
  • La psychologie développementale articule développement physique, cognitif et émotionnel, avec des domaines comme habiletés motrices, intégration sensorielle, fonctions exécutives et communication.
  • La psychopathologie développementale relie les altérations à trois dimensions (physique, cognitif, émotionnel) et à des effets sur habiletés motrices, attention, communication, émotions et habiletés sociales.
  • La CIM-11 (chapitre 6, OMS 2022) classe les troubles mentaux en 19 catégories, dont les troubles neurodéveloppementaux, psychotiques primaires, de l’humeur, anxieux, dissociatifs, alimentation, élimination, et autres.

💡 Astuce mémo

Réseaux (cerveau) → adaptation (évolution) ; trajectoires (vie) → cognition/émotion ; diagnostics (CIM-11/DSM-5-TR) → catégories de troubles.

📖 3. Trouble mental : définition DSM-5 et CIM-11

🔑 Notions clés & Définitions

  • DSM-5-TR : Le DSM-5-TR est une classification diagnostique psychiatrique qui regroupe des troubles mentaux en catégories et sert de référence clinique pour poser des diagnostics.
  • CIM-11 : La CIM-11 est une classification internationale qui organise aussi les troubles mentaux et peut inclure des entités que le DSM-5-TR ne traite pas de la même façon.
  • Troubles liés à substances et addictifs : Les troubles liés à substances et addictifs regroupent des troubles où l’usage de substances ou des comportements addictifs sont au cœur du tableau clinique.
  • Addiction aux jeux vidéo : L’addiction aux jeux vidéo est une inclusion mentionnée dans la CIM-11 parmi les troubles des comportements addictifs.
  • État de stress aigu : L’état de stress aigu est un diagnostic cité comme exclu de la liste de troubles considérés dans la section, avec un codage CIM-11 indiqué.

📝 Points essentiels

  • DSM-5-TR et CIM-11 sont présentés comme différant dans leur façon d’inclure ou d’exclure certaines entités diagnostiques.
  • La CIM-11 inclut l’addiction aux jeux vidéo et des troubles des comportements addictifs.
  • Des exclusions sont citées, notamment l’état de stress aigu (code CIM-11 Q E 84) et le deuil physiologique (code CIM-11 Q E 62).
  • Certains troubles sont indiqués comme codés ailleurs, par exemple les troubles veille-sommeil (Chap. 7, codes 7A00-7B2Z) et les troubles des dysfonctions sexuelles (Chap. 17, codes HA00-HA0Z).
  • La section rappelle que la démarche diagnostique s’appuie sur l’assemblage syndromique puis la validation des critères, avec un diagnostic positif et un diagnostic différentiel/étiologique.
  • Le diagnostic est aussi abordé via la gravité (symptômes, sévérité, détresse, incapacitation, idéations suicidaires) et la capacité de l’environnement à faire face, dans une logique risque/bénéfices.

💡 Astuce mémo

DSM = catégories; CIM-11 = ajouts (jeux vidéo) + exclusions codées (stress aigu Q E 84, deuil physiologique Q E 62).

📖 4. Santé mentale OMS : bien-être et fonctionnement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Psychologie humaniste : Approche centrée sur la personne, qui met l’accent sur le potentiel humain et la réalisation de soi plutôt que sur la seule mesure.
  • Carl Rogers : Psychologue humaniste (1902-1987) associé à l’idée que l’humain doit pouvoir devenir ce qu’il est capable d’être.
  • Abraham Maslow : Psychologue humaniste (1908-1970) connu pour une vision du développement humain orientée vers les besoins et la réalisation.
  • Facteurs de risque pronostiques : Ensemble de variables qui influencent l’évolution d’un trouble, en combinant environnement social, biologique et contexte culturel.
  • T. Communication Sociale (Pragmatique) : Trouble du développement caractérisé par des difficultés persistantes d’usage social de la communication verbale et non verbale.

📝 Points essentiels

  • Diagnostic + traitement orientent le pronostic, ce qui relie l’évaluation clinique à l’évolution attendue.
  • La psychologie humaniste (Rogers, Maslow) insiste sur le potentiel de l’individu et sur l’idée de réalisation de ce que l’on peut devenir.
  • Le cours critique l’idéologie d’égalité des capacités cognitives, en distinguant égalité des droits et variabilité réelle des capacités.
  • La normalité « en » est associée à un QI autour de 100-120 (moyenne 110) plutôt qu’à une distribution statistique des capacités.
  • Les facteurs de risque incluent des éléments sociaux (isolement, carence, négligence, abus) et extra-sociaux (irradiations, hypoxie/anoxie transitoire, toxiques, virus/bactéries/parasites).
  • Des facteurs génétiques et chromosomiques sont cités (infra-géniques, délétions, gènes comme X fra, et chromosomique comme T. 21).

💡 Astuce mémo

Risque = Social + Extra-social + Génétique, et Pronostic = Diagnostic + TRT.

📖 5. Cadre légal des soins et pratiques de bien-être

🔑 Notions clés & Définitions

  • DSM-5-TR : Référentiel diagnostique psychiatrique qui décrit les critères et spécifications des troubles, dont le TSA, avec une version mise à jour.
  • American Psychiatric Association : Institution américaine qui publie les classifications DSM utilisées pour standardiser les diagnostics en psychiatrie.
  • HAS : Autorité française qui émet des recommandations de prise en charge, notamment mentionnées ici pour le pronostic et le suivi.
  • Loi 11/02/2005 : Texte français cité comme cadre social influençant l’environnement et les recommandations autour de la prise en charge.

📝 Points essentiels

  • Le DSM-III (1980) marque une rupture vers une psychiatrie fondée sur des preuves et une approche empirique, avec abandon du concept de « névrose ».
  • Le DSM-5 (2013) puis le DSM-5-TR (2022) structurent les diagnostics des troubles neurodéveloppementaux, dont le TSA.
  • Le TSA est défini par des critères DSM-5-TR incluant des déficits persistants de communication sociale et des conduites restreintes/stéréotypées, avec début précoce et retentissement fonctionnel.
  • Le diagnostic DSM-5-TR impose aussi une exclusion : les symptômes ne doivent pas être mieux expliqués par un trouble du développement intellectuel ou un retard global de développement.
  • Les recommandations HAS et la Loi du 11/02/2005 sont citées comme éléments influençant l’environnement et le pronostic, avec un meilleur pronostic associé à l’absence de certains facteurs (épilepsie, déficience intellect
  • La section mentionne une prévalence de 1–2% et un ratio de genre d’environ 4 garçons pour 1 fille, avec un délai diagnostique et une sous-diagnose possible selon les contextes culturels.

💡 Astuce mémo

DSM = critères standardisés (A→B→C→D→E) ; HAS + 11/02/2005 = cadre français d’accompagnement.

📖 6. Santé comme homéostasie et démarche diagnostique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Homéostasie : Notion de santé décrivant l’équilibre interne de l’organisme, maintenu malgré les variations de l’environnement.
  • Délai diagnostic : Période entre les premiers signes et la confirmation diagnostique, qui influence fortement le pronostic et l’accès aux soins.
  • TSA : Trouble du spectre de l’autisme, caractérisé par des difficultés de communication et d’interactions sociales ainsi que des comportements restreints et répétitifs.
  • M-CHAT : Questionnaire de dépistage utilisé chez l’enfant pour repérer précocement un risque de TSA à 18 et 24 mois.
  • Principe de parcimonie : Principe de raisonnement diagnostique consistant à privilégier l’explication la plus simple compatible avec l’ensemble des données.

📝 Points essentiels

  • Le TSA est décrit comme un trouble où l’enfant/adolescent est en difficulté avec son environnement, quel qu’il soit, ce qui retentit sur la vie quotidienne et familiale.
  • Le coût économique du TSA est très élevé, avec des chiffres rapportés pour l’Angleterre (2,7 milliards £ enfants/adolescents ; 25 milliards £ adultes) et pour les États-Unis (6000 /an/patient;65ans:5M/an/patient ; 65 ans : 5 M /patient).
  • Facteurs pronostiques rapportés : meilleur pronostic en l’absence d’épilepsie, de déficience intellectuelle et de déficience du langage, et avec un langage avant 5 ans.
  • Repérage clinique du TSA : critères DSM-5 à partir de 24 mois, avec M-CHAT systématique à 18 et 24 mois (sensibilité 95% et spécificité 95%).
  • Bilan paraclinique du TSA : neuropsychologie (WPPSI-IV, WISC-5), perception sociale, ADI-R et ADOS-II, PEP-III et VINELAND-II, complétés par bilans orthophonique et psychomoteur selon l’âge et le niveau de langage.
  • Comorbidités fréquentes : environ 70% avec au moins 1 autre TND, et 40% avec plus de 2 TND, avec mention de T. Développement Intellectuel (32%).

💡 Astuce mémo

Dépister tôt = mieux agir : M-CHAT à 18/24 mois + langage <5 ans = pronostic plus favorable.

📖 7. Pédopsychiatrie : diagnostic et traitement des troubles

🔑 Notions clés & Définitions

  • Inhibiteurs de la recapture de la sérotonine : Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine sont des traitements médicamenteux qui augmentent la disponibilité de la sérotonine dans les synapses.
  • Fluoxétine : La fluoxétine est un inhibiteur de la recapture de la sérotonine cité comme exemple de traitement.
  • TDAH : Le TDAH est un trouble neurodéveloppemental caractérisé par des symptômes d’inattention et et/ou d’hyperactivité-impulsivité avec retentissement.
  • Principe de parcimonie : Le principe de parcimonie impose de privilégier l’explication la plus simple qui rend compte de l’ensemble des signes observés.
  • Methylphénidate : Le méthylphénidate est un traitement médicamenteux du TDAH dont l’usage est encadré et associé à des mesures non médicamenteuses.

📝 Points essentiels

  • Le diagnostic du TDAH repose sur des critères DSM-5-TR avec retentissement sur le fonctionnement, le développement et la vie sociale/scolaire/occupationnelle.
  • Le critère A du TDAH exige au moins 6/9 symptômes d’inattention et/ou 6/9 symptômes d’hyperactivité-impulsivité, présents depuis plus de 6 mois, avec impact négatif.
  • Le critère A exclut le symptôme d’opposition-provocation pour les items d’inattention/hyperactivité-impulsivité.
  • Le critère B du TDAH impose une présence de plusieurs symptômes avant 12 ans.
  • Le critère C du TDAH exige que plusieurs symptômes soient présents dans au moins deux lieux différents.
  • Le critère E du TDAH impose que les symptômes ne soient pas mieux expliqués par un autre trouble mental (exemples listés : anxieux, humeur dépressive, TSA, socialisation désinhibée, attachement, lié au stress, etc.).

💡 Astuce mémo

TDAH = A (6/9) + B (<12) + C (≥2 lieux) + D (retentissement) + E (pas mieux expliqué).

📖 8. Enfant : définitions biologiques et juridiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Enfant : Catégorie biologique et développementale utilisée pour situer l’âge d’apparition des troubles et leurs profils d’évolution.
  • Troubles neurodéveloppementaux : Ensemble de troubles dont l’origine se situe dans le développement du système nerveux et qui retentissent sur les apprentissages, la communication ou la motricité.
  • Troubles spécifiques des apprentissages : Troubles neurodéveloppementaux qui perturbent l’acquisition scolaire (langage écrit, calcul, écriture) malgré des capacités intellectuelles globalement suffisantes.
  • Plan d’Accompagnement Personnalisé : Dispositif scolaire français fondé sur une évaluation médicale et validé pour organiser des adaptations pédagogiques.
  • Loi handicap du 11/02/2005 : Cadre juridique français qui conditionne l’accès à des aménagements et à des dispositifs d’accompagnement pour les élèves en situation de handicap.

📝 Points essentiels

  • La lecture et l’orthographe peuvent être perturbées dès le CP (lecture « ânonnante », orthographe phonétique) puis évoluer vers des difficultés lexicales au début du CE1.
  • Les profils de dyslexie incluent des formes phonologique, lexicale et mixte, avec aussi une composante visuo-attentionnelle.
  • Le bilan orthophonique se recoupe avec des bilans neuropsychologique et psychomoteur pour préciser les fonctions atteintes (attention, fonctions exécutives, émotions).
  • Le WISC-5 peut montrer un écart entre indices (ex. ICV << IVS et IRF, ou SIM >> VOC) selon le profil, avec des seuils d’écart utilisés dans le cours.
  • Le PAP est conditionné par un certificat médical validé par le médecin scolaire et ouvre des adaptations (orthophonie, neuropsychologie, psychomotricité, orthoptie) selon l’évaluation.
  • Le cours distingue l’éligibilité PAP (adaptations pédagogiques) de la notification de handicap MDPH, indiquant que la non-éligibilité peut survenir si le taux MDPH dépasse 50% (selon la formulation du document).

💡 Astuce mémo

PAP = Certificat médical validé + adaptations; Neurodéveloppement = apprentissages/communication/motricité.

📖 9. Topologie des disciplines : psychologie, psychiatrie, biologie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Psychose physiologique : Concept de psychose présenté comme une catégorie liée à une lecture physiologique du trouble.
  • Psychose symbiotique : Concept de psychose centré sur une dynamique relationnelle précoce, décrite comme symbiotique.
  • Schizo-paranoïde : Concept de M. Klein décrivant un mode de psychose organisé autour de la paranoïa et de la persécution.
  • Psychoses infantiles : Concept regroupant des psychoses survenant dans l’enfance, avec des formes précoces et tardives.
  • CFTEMA 2020 : Classification française des troubles mentaux chez l’enfant et l’adolescent, structurée en continuum développemental.

📝 Points essentiels

  • Mahler distingue des psychoses infantiles précoces (1re enfance) et tardives (2e enfance) avec notion de fixation et de régression.
  • La régression est reliée, dans la présentation du cours, à une insuffisance maternelle et à des pulsions mortifères inconscientes attribuées à la mère.
  • La CFTEMA 2020 propose un continuum Autisme → Psychose infantile → Dysharmonie d’évolution psychotique → Dysharmonie d’évolution névrotique.
  • DSM-5-TR pour le spectre schizophrénique : au moins 2 symptômes caractéristiques parmi hallucinations, délire, désorganisation du langage, désorganisation psychomotrice, catatonie, plus symptômes négatifs.
  • DSM-5-TR : symptômes négatifs incluent émoussement affectif et abolition de la volition.
  • Prévalence et âge : pic de fréquence à 28 ans chez les hommes et 32 ans chez les femmes, enfants <10 ans exceptionnel et diagnostic difficile (délire/hallucinations à clarifier).

💡 Astuce mémo

Mahler : Précoce = Fixation ; Tardive = Régression (mère → pulsions mortifères inconscientes).

📖 10. Séméiologie psychiatrique : signes et symptômes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Anxiété physiologique : L’anxiété physiologique est une réaction adaptative sélectionnée au cours de l’évolution pour aider l’individu à faire face à des dangers environnementaux.
  • Anxiété pathologique : L’anxiété pathologique est une réaction désadaptative où l’émotion compromet la sécurité perçue alors qu’il n’y a pas de danger environnemental.
  • Hyperactivation orthosympathique : L’hyperactivation orthosympathique correspond à une mise en alerte du système autonome avec hypertonie, troubles respiratoires, tremblements et signes hémodynamiques.
  • Anxiété chronique : L’anxiété chronique désigne une anxiété installée dans le temps, associée à une hyperactivation durable et à une dégradation progressive de l’homéostasie.
  • Syndrome anxieux enfant-ados : Le syndrome anxieux chez l’enfant et l’adolescent se caractérise par une expression souvent peu verbalisée mais des plaintes somatiques et des perturbations comportementales.

📝 Points essentiels

  • Physiologique : l’anxiété sert à rétablir l’homéostasie via un schéma freeze/fuite/combat en présence de danger environnemental.
  • Pathologique : l’anxiété survient sans danger, rompt l’adaptation, dégrade l’homéostasie et devient désadaptative.
  • Hypertonie diffuse : elle touche les muscles striés avec fléchisseurs, paratonies de décharge, et restriction de l’amplitude thoracique.
  • Respiration : l’hyperactivation s’accompagne d’hypoventilation et de soupirs, avec tremblements et douleurs musculaires (dos, mains).
  • Pharynx : la dyspnée peut être décrite comme une « boule dans la gorge » avec déglutition altérée.
  • Muscles lisses : l’anxiété peut donner nausées, douleurs digestives épigastriques, coliques et pollakiurie, avec transpiration froide et mains moites.

💡 Astuce mémo

Freeze/Fuite/Combat = physiologique (danger) ; Désadaptation = pathologique (pas de danger).

📖 11. Démarche diagnostique : histoire clinique et assemblage

🔑 Notions clés & Définitions

  • Début habituel : Le début habituel correspond à l’âge typique d’apparition des symptômes, souvent chez l’adulte jeune avec parfois une expression plus précoce.
  • Évolution chronique fluctuante : L’évolution chronique fluctuante décrit une trajectoire avec des périodes d’amélioration et d’aggravation plutôt qu’une progression linéaire.
  • Facteurs génétiques : Les facteurs génétiques regroupent l’influence familiale et la part héréditaire estimée dans la survenue du trouble.
  • Tempérament internalisé : Le tempérament internalisé renvoie à des traits orientés vers l’intériorisation, comme l’inhibition émotionnelle et une emotionalité négative.
  • Risque suicidaire : Le risque suicidaire désigne la probabilité d’idéation suicidaire et la fréquence de comorbidités associées.

📝 Points essentiels

  • Le début habituel est noté chez l’adulte jeune, avec parfois une survenue dans la deuxième enfance.
  • L’aggravation progressive est rapportée avec une proportion chiffrée de 15%.
  • L’évolution est décrite comme chronique fluctuante avec des aspects familiaux.
  • Les facteurs génétiques sont soutenus par une forte héritabilité et des estimations MZ 0.57 et DZ 0.22.
  • Le risque familial est indiqué comme un facteur : apparentés 1er degré ×2 et début enfance ×10.
  • Les régions impliquées dans la physiopathologie incluent cortex orbitofrontal, cingulum antérieur et striatum.

💡 Astuce mémo

MZ 0,57 / DZ 0,22 = « jumeaux identiques plus proches » → héritabilité forte.

📖 12. Troubles neurodéveloppementaux : généralités et diagnostic

🔑 Notions clés & Définitions

  • Troubles neurodéveloppementaux : Catégorie diagnostique regroupant des troubles dont l’origine est neurodéveloppementale et qui apparaissent pendant l’enfance avec retentissement fonctionnel.
  • Diagnostic différentiel : Démarche clinique consistant à distinguer un trouble neurodéveloppemental d’autres causes ou diagnostics pouvant mimer les symptômes.
  • DSM-5-TR : Classification diagnostique listant les catégories de troubles mentaux, dont les troubles neurodéveloppementaux et de nombreuses comorbidités possibles.
  • Enurésie : Trouble de l’élimination caractérisé par des émissions répétées d’urine involontaires ou volontaires avec retentissement et critères d’âge.
  • Encoprésie : Trouble de l’élimination caractérisé par des émissions répétées de selles dans des lieux inappropriés, avec critères d’âge et d’exclusion de causes.

📝 Points essentiels

  • Le DSM-5-TR classe les troubles neurodéveloppementaux parmi les catégories de troubles mentaux à considérer lors du diagnostic.
  • Le diagnostic différentiel impose d’écarter des causes somatiques, neurologiques et liées à des substances avant de conclure à un trouble neurodéveloppemental.
  • Enurésie : émissions répétées d’urine involontaire ou volontaire avec détresse ou incapacitation significative.
  • Enurésie : critères temporels et âge développemental, avec une durée d’au moins 2 fois sur 3 mois et un âge développemental > 5 ans.
  • Enurésie : exclusion d’une cause par substance ou affection somatique, et spécification nocturne, diurne ou nycthémérale.
  • Enurésie primaire : absence de période de continence > 6 mois depuis l’âge ; secondaire : période de continence > 6 mois avant l’apparition des symptômes.

💡 Astuce mémo

Différentiel = « somatique + substance + neurologique » avant d’étiqueter neurodéveloppemental.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
05/09/2025Date de cours (séquence de la présentation)
11/02/2005Loi française citée comme cadre social influençant l’environnement et la prise en charge
2022OMS/CIM-11 (chap. 06) et DSM-5-TR (référence de classification)
1980DSM-III : rupture vers une psychiatrie fondée sur des preuves et abandon du concept de « névrose »
2013DSM-5 : structuration des diagnostics des troubles neurodéveloppementaux
2022DSM-5-TR : version mise à jour

📊 Tableaux de synthèse

DSM-5-TR vs CIM-11 (inclusions/exclusions citées)

AspectDSM-5-TRCIM-11
Inclusion citéeAddiction aux jeux vidéo (troubles des comportements addictifs)
Exclusion citéeÉtat de stress aigu (Q E 84)
Exclusion citéeDeuil physiologique (Q E 62)
Codage ailleursTroubles veille-sommeil (Chap. 7, 7A00-7B2Z) ; troubles des dysfonctions sexuelles (Chap. 17, HA00-HA0Z)

Psychiatrie vs Psychomotricité (champ et rôle)

DomaineType d’actionCible
PsychomotricitéDiagnostic et soinTroubles psychomoteurs (fonctions supérieures du SNC)
PsychiatrieDiagnostic et traitementsTroubles des fonctions supérieures du SNC, classiquement troubles mentaux
Cadre sanitaireActions de diagnostic et de soinRéservées au domaine sanitaire (vs “pratiques de bien-être”)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre santé mentale et absence de troubles mentaux : le cours insiste sur bien-être, fonctionnement et contribution sociale.
  2. Croire que la psychomotricité est une discipline isolée : elle s’inscrit dans la santé mentale en interaction avec d’autres disciplines.
  3. Mélanger DSM-5-TR et CIM-11 comme identiques : le cours souligne des différences d’inclusions/exclusions (ex. jeux vidéo, stress aigu, deuil physiologique).
  4. Oublier la démarche diagnostique en deux temps : assemblage syndromique puis validation des critères, avec diagnostic positif et différentiel/étiologique.
  5. Se tromper sur le TDAH : le critère A exige 6/9 symptômes (inattention et/ou hyperactivité-impulsivité) depuis >6 mois, et le critère B impose plusieurs symptômes avant 12 ans.
  6. Rater le principe de parcimonie : ne pas chercher plusieurs explications si une seule rend compte de l’ensemble des signes observés.
  7. Confondre PAP et handicap MDPH : le cours distingue l’éligibilité PAP (certificat médical validé) de la notification MDPH (taux).

✅ Checklist Examen

  1. Définir santé mentale (OMS) et expliquer pourquoi le cours refuse de la réduire à l’absence de troubles mentaux.
  2. Définir psychomotricité, psychiatrie et préciser en quoi elles sont complémentaires dans la procédure diagnostique et thérapeutique.
  3. Expliquer le modèle “cerveau = traitement de l’information” et relier psychologie évolutionnaire, développementale et psychopathologie développementale aux trajectoires cognition/émotion/comportement.
  4. Comparer DSM-5-TR et CIM-11 sur les inclusions/exclusions citées (jeux vidéo, état de stress aigu Q E 84, deuil physiologique Q E 62) et les codages “ailleurs”.
  5. Décrire la démarche diagnostique : histoire clinique, exploration des dimensions, regroupement syndromique, assemblage diagnostic, puis validation critères (diagnostic + différentiel/étiologique).
  6. Expliquer la logique santé = homéostasie et le lien Diagnostic → TRT → rétablissement de l’homéostasie.
  7. Pour le TSA : rappeler repérage (M-CHAT à 18/24 mois), critères DSM-5-TR (A à E) et bilan paraclinique cité (ADI-R/ADOS-II, VINELAND-II, etc.).
  8. Pour le TSA : citer au moins 3 facteurs pronostiques rapportés (ex. absence d’épilepsie, déficience intellectuelle, langage avant 5 ans) et 2 comorbidités fréquentes (TND).
  9. Pour le TDAH : restituer les critères A à E tels que présentés (6/9, >6 mois, avant 12 ans, ≥2 lieux, retentissement, exclusion “pas mieux expliqué”).
  10. Expliquer les définitions biologiques et juridiques de “enfant” telles que citées (0-12, 0-16, 0-18) et le cadre PAP/handicap (loi 11/02/2005).
  11. Présenter la topologie des disciplines (psychologie/psychiatrie/biologie) et le continuum CFTEMA 2020 (Autisme → psychose infantile → dysharmonie psychotique → dysharmonie névrotique).
  12. Décrire la sémiologie anxieuse (physiologique vs pathologique) et les signes somatiques rapportés (hypertonie, respiration, pharynx, muscles lisses) ainsi que le schéma freeze/fuite/combat.

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