Scheda di revisione: Introduction aux différences psychologiques

📋 Plan du Cours

  1. Psychologie différentielle et méthodes
  2. Corrélation, variance et causalité
  3. Analyse factorielle exploratoire
  4. Modèles de l’intelligence
  5. Échelles de Wechsler
  6. Fidélité et validité des tests
  7. Stabilité du QI et effet Flynn
  8. Styles cognitifs et différenciation
  9. Modèles de la personnalité
  10. Génétique, environnement et réseaux

📖 1. Psychologie différentielle et méthodes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Psychologie différentielle : Discipline de la psychologie visant à décrire et expliquer, à l’aide de tests objectifs, les différences psychologiques entre individus.
  • Test psychométrique : Procédure standardisée d’administration et de cotation qui transforme les réponses en scores pour évaluer un ou plusieurs traits psychologiques.
  • Standardisation du test : Ensemble des conditions imposées de passation et de cotation (consignes, lieu, modalités, règles de correction) pour rendre les scores comparables.
  • Dimensionnalité : Idée selon laquelle un score de test dépend de la compétence psychologique dominante (tâches non « pures »), ce qui conditionne l’interprétation des résultats.

📝 Points essentiels

  • Les objectifs de la psychologie différentielle sont d’identifier et mesurer les différences, d’en proposer des causes via des modèles, puis de prédire les performances (intelligence) et les comportements (personnalité).
  • Le test est standardisé et compare un individu à un groupe de référence : sans conditions similaires de passation et de cotation, le score n’a pas de sens.
  • La sensibilité correspond au nombre de vrais positifs et la spécificité au nombre de vrais négatifs, ce qui précise la qualité discriminante d’un test.
  • Chaque score doit être interprété dans un cadre théorique et sur un plan de dimensionnalité : aucun score n’a une signification absolue indépendamment du modèle.
  • Format d’examen : QCM de 1h, 48 questions à 4 réponses, avec 1 à 3 bonnes réponses possibles et des points qui ne donnent pas le nombre exact de réponses correctes ; quand on hésite, il faut prioriser une réponse.

💡 Astuce mémo

S-T-D : Standardisation → Traits → Décision (on standardise pour attribuer un trait, puis on décide/interprète via le modèle).

📖 2. Corrélation, variance et causalité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Corrélation linéaire : La corrélation linéaire est un indice qui quantifie la force et le sens de l’association entre deux variables mesurées sur les mêmes individus.
  • Coefficient de détermination : Le coefficient de détermination r2r^2 indique la part de variance commune expliquée par la relation entre deux variables.
  • Variable latente commune : Une variable latente commune est une cause non directement observable qui explique une corrélation entre deux variables observables.
  • Modèle réflectif : Un modèle réflectif suppose qu’une variable latente cause les variables observées, ce qui rend les corrélations entre items attribuables à la source commune.
  • Modèle formatif : Un modèle formatif suppose que la variable latente est construite à partir des items, donc les directions des liens ne sont pas celles du modèle réflectif.

📝 Points essentiels

  • La significativité dépend de la taille de l’échantillon et du seuil alpha, par exemple avec n=30n=30 on demande r>0,349r>0{,}349 alors qu’avec n=5000n=5000 on exige r>0,027r>0{,}027.
  • Pour estimer l’ampleur réelle d’une corrélation, calcule aussi r2r^2, car la variance commune correspond à r2×100r^2\times 100 en pourcentage.
  • Une corrélation entre A et B peut venir d’une cause commune C (variable latente), donc la causalité supposée nécessite un modèle théorique reliant C aux variables observables.
  • En corrélation, l’ordre des individus se compare entre tests : si la personne la mieux classée sur le test 1 l’est aussi sur le test 2, on peut faire une prédiction d’ordre mais pas déduire directement les moyennes.
  • Le passage « corrélation → causalité » dépend de l’hypothèse de modèle : en logique réflective la latente cause les manifestes, alors qu’en logique formative la latente est formée par les manifestes.

💡 Astuce mémo

Virus C : A et B se ressemblent parce qu’un même virus latent C agit sur les deux, donc la corrélation peut venir d’une cause commune.

📖 3. Analyse factorielle exploratoire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Multidimensionnalité : Idée que la plupart des items/scores proviennent d’un ensemble de compétences, mais pas avec des poids identiques.
  • Variable latente : Attribut non directement observé qui cause la covariance entre variables observées dans les données.
  • Matrice de corrélations : Table qui mesure les corrélations entre variables manifestes pour repérer celles partageant une source de variation commune.
  • Saturations factorielle : Coordonnées reliant chaque variable manifeste à un facteur, interprétées comme l’association entre l’épreuve et la variable latente.
  • Rotation des axes : Étape qui fait tourner la structure factorielle pour obtenir une solution plus interprétable psychologiquement.

📝 Points essentiels

  • Sans interprétation univoque, l’AFE vise à identifier la variable latente qui rend le score le plus explicable par la variance commune.
  • Dans l’AFE, la variation d’un test se décompose en erreur de mesure, facteurs spécifiques et facteur commun relié à la dimensionnalité.
  • Les saturations varient de -1 à 1 et se lisent comme l’association épreuve–facteur (elles ne sont pas des corrélations entre deux variables manifestes).
  • Règles d’usage des saturations : ≥0,70 excellent ; ≥0,63 très bon ; ≥0,55 bon ; ≥0,45 acceptable ; ≥0,32 faible.
  • Le nombre de facteurs retenus dépend de critères (Kaiser-Guttman : valeurs propres ≥1, Scree test, et analyse parallèle souvent jugée la plus correcte).
  • Si les facteurs sont indépendants on fait une rotation orthogonale (90°), et s’ils sont corrélés on fait une rotation oblique (angle <90°), ce qui change saturations et valeurs propres.

💡 Astuce mémo

Kaiser-Guttman : « propre ≥ 1 à garder » ; Saturations : 0,70/0,63/0,55/0,45/0,32 (excellent→faible).

📖 4. Modèles de l’intelligence

🔑 Notions clés & Définitions

  • Modèle de Thomson : Le modèle de Thomson critique l’idée d’un facteur g comme entité psychologique et le traite comme une construction statistique issue des corrélations.
  • Théorie des aptitudes mentales primaires : La théorie de Thurstone propose plusieurs aptitudes intellectuelles indépendantes expliquant les corrélations entre tests plutôt qu’un unique facteur général.
  • Modèle bi-factoriel d’Holzinger : Le modèle d’Holzinger décompose la variance en un facteur g commun puis en facteurs de groupe indépendants qui restent après retrait de g.
  • Modèle CHC : Le modèle CHC organise l’intelligence en facteurs hiérarchiques (g, facteurs de groupes, facteurs primaires) pour structurer l’interprétation des scores de tests.

📝 Points essentiels

  • Thomson distingue g théorique (attribué à un processus psychologique) et g statistique/psychométrique (entité mathématique), car la corrélation dépend du partage de processus appelés bonds.
  • Thurstone administre 57 tests, calcule les corrélations puis utilise une rotation varimax supposant l’indépendance des facteurs et met en évidence 7 primary mental abilities.
  • Le rejet de g chez Thurstone repose sur une comparaison de g obtenu sur deux batteries, mais la démonstration est critiquée car l’AFA dépend des épreuves incluses.
  • Vernon propose un modèle hiérarchique où g influence les performances médiatisées par des facteurs de groupe (verbal-numérique-éducationnel et pratique-mécanique-spatial-physique/kinesthésique-mécanique).
  • Horn et Cattell distinguent l’intelligence fluide (GF) et cristallisée (GC), GF pour le raisonnement sans connaissances spécifiques et GC pour l’usage de connaissances acquises.
  • Carroll, à partir d’une méta-analyse (1930-1985), propose Three stratum : facteur général, facteurs secondaires, puis facteurs primaires, et CHC devient le modèle consensuel.

💡 Astuce mémo

Thurstone = 57 tests → 7 aptitudes; Vernon = g en haut → 2 blocs; CHC = 3 strates (g → groupes → primaires).

📖 5. Échelles de Wechsler

🔑 Notions clés & Définitions

  • WISC-V : L’échelle de Wechsler pour évaluer l’intelligence des enfants et adolescents, avec un QI total et des indices issus de sous-tests.
  • WAIS-IV : L’échelle de Wechsler pour évaluer l’intelligence des adultes, organisée en sous-tests et indices comme WISC-V.
  • WPPSI-IV : L’échelle de Wechsler pour évaluer l’intelligence des enfants d’âge préscolaire.
  • QI total : Le score de référence des échelles de Wechsler, calculé à partir de sous-tests et interprété par rapport aux normes d’âge.
  • Indices principaux du WISC-V : Les regroupements de sous-tests qui résument des dimensions cognitives, calculés à partir de deux sous-tests chacun.

📝 Points essentiels

  • Les échelles indiquées par âge sont WPPSI-IV (2:6 à 7:7), WISC-IV (6:0 à 16:11) et WAIS-IV (16:0 à 79:11), avec des règles de recouvrement.
  • Le choix de la bonne batterie se fait d’abord par date de parution (priorité au plus récent, normes contemporaines) puis par hypothèse clinique (potentiel déficitaire → batterie inférieure, moyen/HPI → batterie supérieure).
  • Le WISC-V comporte 15 sous-tests dont 10 principaux et 5 supplémentaires, les indices principaux étant calculés par la somme de 2 sous-tests chacun.
  • Les scores standard sont transformés avec une moyenne à 10 et un écart-type à 3 (m=100, sd=15 pour le QI), et l’administration suit un ordre précis pour garder la comparabilité.
  • Le QIT est la référence et s’interprète comme une mesure liée au facteur g de Spearman, utile pour recueillir des informations cliniques, prédire des performances et aider à certains diagnostics.
  • Le WISC-V n’a pas de profil pathognomonique pour les troubles (TDAH, dyslexie, etc.) et l’exception mentionnée concerne surtout la déficience intellectuelle et, de façon moins nette, le haut potentiel via des indices particulièrement élevés.

💡 Astuce mémo

Choix rapide: récent d’abord, puis potentiel—déficit → batterie plus basse, moyen/HPI → batterie plus haute.

📖 6. Fidélité et validité des tests

🔑 Notions clés & Définitions

  • Fidélité d’un test : La fidélité décrit à quel point un score observé est proche du vrai score grâce à une faible erreur de mesure.
  • Validité du test : La validité indique si un score reflète bien le construit (attribut psychologique) que le test prétend mesurer.
  • Dimensionnalité du test : La dimensionnalité est la présence de plusieurs composantes dans un test, même si l’on interprète surtout la dimension majeure.
  • Erreur de mesure aléatoire : L’erreur de mesure aléatoire est la part de variance du score qui provient du hasard et dégrade la fidélité.
  • Intervalle de confiance à 95% : L’intervalle de confiance à 95% exprime la zone plausible du score « vrai » autour du score observé, reflétant l’incertitude de mesure.

📝 Points essentiels

  • Tout score observé XX s’écrit X=T+EX=T+E, où EE est l’erreur de mesure aléatoire, et une faible EE améliore la fidélité.
  • La fidélité se calcule via des coefficients de corrélation entre passations ou formes, par exemple avec un test-retest où l’on corrèle Test et Retest.
  • Des corrélations de fidélité d’environ ≥0,70 sont acceptables pour des usages en groupes, ≥0,80 pour émettre des hypothèses, et ≥0,90 pour des décisions individuelles importantes.
  • La validité nécessite un modèle théorique et des données empiriques adaptées au contexte et à la population, et elle dépend aussi de la fidélité.
  • La validité implique la fidélité, mais la fidélité n’implique pas la validité, car le score peut contenir une erreur non nulle tout en reflétant plusieurs composantes indistinctement.
  • La validité par corrélations avec des variables externes se lit ainsi : corrélation positive pour la validité convergente, proche de 0 pour la validité discriminante, et comparaison future pour la validité prédictive.

📖 7. Stabilité du QI et effet Flynn

🔑 Notions clés & Définitions

  • Stabilité du QIT : La stabilité du QIT désigne l’idée que le niveau relatif d’intelligence mesuré par le QI total reste suffisamment constant pour justifier l’interprétation du score dans le temps.
  • Stabilité différentielle : La stabilité différentielle correspond au maintien, d’une passation à l’autre, du rang des individus entre eux dans les différences interindividuelles.
  • Stabilité intra-individuelle : La stabilité intra-individuelle indique si, pour un même enfant, le profil de forces et de faiblesses reste semblable lors d’une nouvelle passation.
  • Effet Flynn : L’effet Flynn décrit l’augmentation observée des scores de QI au fil des générations, avec des évolutions variables selon les domaines et selon les versions de tests.
  • Invariance de mesure : L’invariance de mesure est le fait que des versions successives d’un test mesurent de façon suffisamment comparable les mêmes dimensions, sinon les comparaisons intergénérationnelles deviennent fragiles.

📝 Points essentiels

  • Le QIT est une position normée (moyenne 100, ET 15) obtenue après transformation des notes brutes selon l’âge, ce qui permet de comparer à travers le développement.
  • La fidélité du niveau moyen dépend du délai: < 1 an (ou 6 mois) est fortement contaminé par l’apprentissage, et l’apprentissage disparait quand l’intervalle atteint ≧ 1,5 an.
  • Dans le WISC-V, un intervalle moyen d’environ 30 jours montre une absence de stabilité des performances (sinon l’amplitude attendue serait proche de |d|<0,20), donc une réévaluation doit être espacée d’au moins 2 ans.
  • Pour la stabilité différentielle, on vise une corrélation test–retest élevée: r corrigé ≥ .90 pour des décisions individuelles importantes et r ≥ .80 pour des hypothèses cliniques.
  • Depuis 1984–1987, une augmentation moyenne d’environ 3 points de QIT tous les 10 ans est rapportée, mais des données récentes suggèrent stagnation et/ou inversion à partir de 2000.
  • L’effet Flynn est testé soit par l’effet cohorte (comparaison intergénérationnelle), soit par l’effet version (chute des scores lors d’une nouvelle version), et la pratique impose d’utiliser des normes réétalonnées (environ tous les 10 ans, jusqu’à 15 ans avec COVID) pour éviter des erreurs d’interprétation (faux HPI ou faux déficits).

💡 Astuce mémo

Cohorte = “générations” ; Version = “changement de test” (et donc normes à jour toutes les ~10 ans).

📖 8. Styles cognitifs et différenciation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Style cognitif : Le style cognitif désigne la façon qualitative de traiter l’information, davantage centrée sur le mode de traitement que sur la performance brute.
  • Style de croyances : Le style de croyances renvoie au type d’attribution des causes des succès et échecs, plutôt interne ou plutôt externe.
  • Dépendance-indépendance à l’égard du champ : La dépendance-indépendance à l’égard du champ décrit la tendance d’un individu à s’appuyer sur le cadre visuel ou, au contraire, sur des repères posturaux/gravitationnels et proprioceptifs.
  • Rod and Frame Test : Le Rod and Frame Test mesure l’erreur angulaire d’ajustement sous biais visuel pour distinguer dépendance et indépendance au champ.
  • Modèle des vicariances : Le modèle des vicariances propose qu’un individu dispose d’un catalogue de processus et peut changer de processus selon les contraintes de la situation.

📝 Points essentiels

  • La DIC est mesurée avec des tâches créant des conflits sensoriels et séparant deux groupes extrêmes de 25% chacun selon l’usage des indices visuels versus posturaux.
  • Dans la comparaison RFT–EFT, la corrélation moyenne est de .54, ce qui est jugé modéré car les épreuves n’opposent pas exactement les mêmes dimensions (visuel vs postural; holistique vs analytique).
  • Witkin relie la DIC à un style plutôt qu’à une aptitude générale quand les personnes réussissent en biais visuel mais échouent en biais gravitaire (et inversement) entre RFT et RRT.
  • Reuchlin met en évidence des vicariances en faisant varier la posture pendant la passation du RFT (assis vs debout stable vs debout en équilibre) : les performances des DC augmentent quand l’accès au cadre visuel devient moins disponible.
  • Les performances en RFT dépendent de la configuration : assis, DC échouent et IC réussissent avec ~15–25° d’écart; debout stable, les DC font encore moins d’erreurs (~10–15°); en équilibre (Ronberg sensibilisé), DC et IC se rapprochent (plus que 0–2° d’écart).
  • La synthèse méthodologique indique que la DIC a des résultats stables en rang entre test-retest, mais que les moyennes changent au développement (enfance majoritairement DC, adultes plutôt IC, puis un retour/augmentation de DC chez les âges).

💡 Astuce mémo

RFT/EFT : Visuel–Postural vs Global–Analytique (corrélation moyenne .54).

📖 9. Modèles de la personnalité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Approche par les types : Approche où la personnalité est décrite par catégories qualitatives, avec un nombre limité de types.
  • Approche par les traits : Approche où la personnalité est décrite par des dimensions quantitatives, permettant de placer les individus sur des continuums.
  • Approche nomothétique : Approche visant l’identification de lois générales valables pour tous les individus à partir de comparaisons entre personnes.
  • Big Five : Modèle factoriel descriptif de la personnalité organisé autour de 5 facteurs corrélés entre eux dans la plupart des études.
  • Modèle de Cloninger : Modèle psychobiologique qui distingue des tempéraments d’origine biologique et des caractères acquis liés aux valeurs.

📝 Points essentiels

  • Le Big Five (FFM) regroupe Openness, Conscientiousness, Extraversion, Agreeableness et Neuroticism, chacun subdivisé en facettes utilisées pour interpréter un profil.
  • L’HEXACO reprend une structure en facteurs issue du lexique mais ajoute le facteur Honnêteté-humilité, ce qui conduit à 6 facteurs au total.
  • Digman réduit les Big Five à deux super-facteurs : Alpha lié à la socialisation et Bêta lié au développement personnel.
  • Eysenck propose le modèle PEN avec Extraversion–Neuroticisme et un troisième axe Psychoticisme (désinhibition), puis l’articule à des bases biologiques (ex. testostérone/MAO, activation réticulaire ascendant, activation limbique).
  • Cloninger distingue des tempéraments (innés, apprentissage procédural, automatique) et des caractères (acquis, valeurs), et son TCI-R comporte 240 items notés sur 5 points.
  • Dans le modèle de Cloninger, les tempéraments sont reliés à des systèmes neurobiologiques (dopamine, sérotonine, norépinéphrine, glutamate) utilisés pour interpréter la recherche de nouveauté, l’évitement du danger, la dépendance à la récompense et la persistance.

📖 10. Génétique, environnement et réseaux

🔑 Notions clés & Définitions

  • Génétique quantitative : La génétique quantitative étudie l’effet combiné des gènes et de l’environnement sur des traits comportementaux et psychologiques mesurés sur une population.
  • Interaction GxE : L’interaction GxE décrit le fait que l’effet d’un gène dépend de l’environnement dans lequel la personne se développe.
  • Corrélation GE : La corrélation GE signifie que certains génotypes rendent plus probable l’exposition à certains environnements associés.
  • Héritabilité h² : L’héritabilité mesure, pour une population et une période données, la proportion de variance d’un trait attribuable à la variance génétique.
  • Approche par les réseaux : L’approche par les réseaux modélise les variables psychologiques comme un ensemble d’éléments liés par des associations conditionnelles plutôt que par une variable latente unique.

📝 Points essentiels

  • La variance phénotypique se décompose en Vp=Vg+VeV_p=V_g+V_e, avec une partie génétique (additive A, dominance D, épistasie I) et une partie environnementale (partagée c et non partagée e).
  • En pratique, on formule souvent des hypothèses pour rendre les analyses possibles, notamment G×E=0G\times E=0 et GE=0G E=0, alors que ces relations sont supposées difficiles à identifier et quantifier.
  • Le coefficient d’héritabilité se calcule à partir des corrélations MZ et DZ via a2=2(rMZrDZ)a^2=2(r_{MZ}-r_{DZ}) puis des parts ACE par exemple c2=rMZa2c^2=r_{MZ}-a^2 et e2=1rMZe^2=1-r_{MZ}.
  • L’héritabilité est une statistique de groupe (0 à 1) et ne se confond pas avec l’hérédité, qui concerne la transmission individuelle des traits.
  • En interindividuel, l’APR traite les corrélations comme des associations conditionnelles entre éléments (nodes) reliés (edges) et fait dépendre l’organisation du système des interactions locales.
  • Dans l’APR, les interventions visent des composantes centrales définies par le degré de centralité (beaucoup de liens) afin de redistribuer l’activation vers d’autres éléments du réseau.

💡 Astuce mémo

ACE : A = génétique additive, C = environnement partagé, E = environnement non partagé.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1879Naissance de la psychologie (laboratoire de Wundt)
1859Darwin publie la théorie de l’évolution (contexte d’extension à l’humain)
1905Binet : première échelle métrique de l’(in-)intelligence
1917Comité de psychologues de l’armée américaine (Army alpha/bêta)
1939Wechsler-Bellevue-I puis développement des échelles pour adultes
1949Développement du WISC pour enfants-adolescents
1984–1987Rapport d’une augmentation moyenne du QIT (effet Flynn), puis discussion de la stagnation après 2000
1992Jensen : corrélation temps de réaction (Hick) et QI
2000Données suggérant stagnation et/ou inversion de l’effet Flynn
2005WISC-IV (version citée)

📊 Tableaux de synthèse

Modèles de mesure de l’intelligence : Spearman vs Thomson vs Thurstone

ApprocheIdée centraleConséquence sur les facteurs
SpearmanFacteur général g (et facteur spécifique)Positive manifold expliquée par un facteur commun sans rotation (départ)
Thomsong statistique ≠ attribut psychologiqueCorrélation due au partage de “bonds” (processus)
ThurstoneAptitudes mentales primaires indépendantesUtilisation de nombreux tests (57) + rotation varimax pour extraire 7 abilities

Stabilité du QIT : niveau moyen vs différences inter- vs intra-individuelle

Type de stabilitéCe qui doit rester semblableConséquence pratique
Niveau moyenLes performances moyennes de groupeTest-retest : effets d’apprentissage si intervalle < 1 an ; stabilisation à ≥ 1.5 an
Différences inter-individuellesL’ordre relatif des individusCorrélations test–retest : r corrigé ≥ .90 (décisions individuelles importantes) et ≥ .80 (hypothèses cliniques)
Intra-individuelleForces/faiblesses ipsatives et profilInstabilité : lecture ipsative risquée (réévaluations à distance minimale)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre corrélation et causalité : une corrélation peut venir d’une variable latente commune (logique réflective), pas forcément d’un lien causal direct.
  2. Croire que significativité du test suffit : à n=30 on attend r>0,349 alors qu’à n=5000 r>0,027, et il faut aussi regarder l’ampleur via r².
  3. Interpréter les saturations de l’AFE comme des corrélations entre variables manifestes : ce sont des associations épreuve–facteur (variable latente), pas des corrélations A–B.
  4. Prendre le facteur g (Spearman) comme “attribut psychologique observable” : Thomson critique l’idée et distingue g théorique vs g psychométrique/statistique.
  5. Confondre stabilité inter- et intra-individuelle : l’ordre des individus peut être stable tandis que le profil ipsatif (forces/faiblesses) peut changer nettement.
  6. Croire qu’un profil WISC est pathognomonique des troubles (TDAH, dyslexie, etc.) : aucun profil particulier n’est attendu, hors exception surtout déficience intellectuelle et, moins nettement, haut potentiel.
  7. Assimiler héritabilité à “fixité” individuelle : l’héritabilité est une statistique de groupe pour une période et un contexte donnés, pas une détermination du développement d’un individu.

✅ Checklist Examen

  1. Définir la psychologie différentielle, ses objectifs (mesurer, expliquer par modèles, prédire) et le rôle central des tests et des corrélations.
  2. Expliquer pourquoi un test doit être standardisé (passation et cotation) et relier sensibilité/spécificité à “vrais positifs/vrais négatifs”.
  3. Distinguer corrélation (force/sens) et causalité : logique variable latente commune et distinction modèle réflectif vs formatif.
  4. Dans l’AFE : interpréter correctement la matrice des corrélations, les saturations (−1 à 1), les seuils d’usage, et le choix du nombre de facteurs (Kaiser-Guttman, Scree, analyse parallèle).
  5. Expliquer rotation orthogonale (facteurs indépendants, angle 90°) vs rotation oblique (facteurs corrélés, angle <90°) et ses conséquences sur saturations et valeurs propres.
  6. Résumer les grandes théories de l’intelligence : Spearman (g/s), Thomson (bonds), Thurstone (7 aptitudes primaires), Vernon (hiérarchie), Cattell-Horn (GF/GC), Carroll (three stratum) et CHC (modèle consensuel).
  7. Expliquer GF vs GC et la théorie de l’investissement (GF → bases biologiques, GC → connaissances via l’environnement) et ce qu’on en tire pour le développement.
  8. Maîtriser les échelles de Wechsler (WPPSI-IV/WISC-V/WAIS-IV), l’organisation (15 sous-tests avec 10 principaux), la transformation standard (m=100, sd=15 ou équivalents) et le choix de batterie (priorité au plus récent puis hypothèse clinique).
  9. Décrire le WISC-V : QI total (QIT/QI total), les 5 indices principaux (ICV, IVS, IRF, IMT, IVT) et l’idée que le WISC n’a pas de profil pathognomonique général.
  10. Relier fidélité et validité : X=T+E, coefficients de fidélité attendus (≈.70/.80/.90 selon usage), intervalle de confiance à 95%, et validité convergente/discriminante/prédictive via corrélations avec variables externes.
  11. Expliquer la stabilité du QI : différence inter vs intra vs niveau moyen (apprentissage si intervalle court, seuils de r corrigé et raisons de la nécessité de réévaluations espacées).
  12. Justifier l’effet Flynn et ses tests (cohorte vs version) et les limites liées à l’invariance de mesure, puis donner la conséquence clinique : utiliser des normes réétalonnées (≈ tous les 10 ans).
  13. Décrire styles cognitifs et DIC : Rod and Frame (RFT), Embedded Figure (EFT), Rotating Room (RRT), logique des biais visuel/postural (et holistique/analytique) et lien corrélation RFT–EFT.
  14. Présenter les modèles de la personnalité : types vs traits, trait vs état, nomothétique vs idiographique, et au moins Big Five/HEXACO/Digman/Eysenck/Cloninger (tempéraments vs caractères).

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