Ficha de revisão: Introduction aux statuts et régimes de l'entreprise

📋 Plan du Cours

  1. Création d'entreprise individuelle
  2. Micro-entrepreneur
  3. EIRL et responsabilité limitée
  4. Statuts juridiques sociétés
  5. Régime micro-social et fiscal
  6. TVA micro-entreprise
  7. Obligations factures électroniques
  8. Régime réel d'imposition
  9. Calcul impôt sur le revenu
  10. Seuils de chiffre d'affaires

📖 1. Création d'entreprise individuelle

🔑 Notions clés & Définitions

  • Entreprise individuelle (N. Dermit, 2026) : Personne physique exerçant de façon autonome une activité professionnelle non salariée, sans distinction juridique entre le patrimoine personnel et professionnel, sauf déclaration d’affectation pour limiter la responsabilité.

  • Formalités de constitution (N. Dermit, 2026) : Procédures simples, rapides et peu onéreuses pour créer une entreprise individuelle, notamment l’immatriculation en tant que « commerçant » ou « non commerçant » au greffe du tribunal compétent.

  • Responsabilité limitée (N. Dermit, 2026) : Possibilité pour l’entrepreneur individuel de protéger son patrimoine personnel en effectuant une déclaration d’affectation du patrimoine professionnel, limitant ainsi sa responsabilité aux biens affectés à l’activité.

  • Notion de personne physique (N. Dermit, 2026) : L’entrepreneur individuel est une personne physique, ce qui implique qu’il exerce seul son activité sans possibilité d’association dans le cadre de l’entreprise individuelle.

📝 Points essentiels

  • La création d’une entreprise individuelle repose sur des formalités très simples, rapides et peu coûteuses, permettant une mise en œuvre efficace pour l’entrepreneur (N. Dermit, 2026).

  • L’immatriculation en tant que « commerçant » ou « non commerçant » est obligatoire pour obtenir un numéro SIRET, selon la nature de l’activité, et se fait auprès du greffe du tribunal de commerce ou d’instance (N. Dermit, 2026).

  • La responsabilité de l’entrepreneur est en principe illimitée, mais il peut limiter cette responsabilité en déclarant une affectation du patrimoine professionnel, protégeant ainsi ses biens personnels en cas de faillite (N. Dermit, 2026).

  • L’absence d’association possible dans l’entreprise individuelle distingue cette forme de celle des sociétés, renforçant l’autonomie de l’entrepreneur mais limitant la croissance en termes de partenaires (N. Dermit, 2026).

💡 À retenir

L’entreprise individuelle, en tant que personne physique, offre une création simple et rapide, avec la possibilité de limiter la responsabilité par déclaration d’affectation, mais elle ne permet pas d’associer d’autres personnes dans la gestion.

📖 2. Micro-entrepreneur

🔑 Notions clés & Définitions

  • Classification des activités (N. Dermit, 2026) : Catégorisation des activités exercées par le micro-entrepreneur en ventes de marchandises, prestations de service commerciales, activités libérales réglementées ou non réglementées, selon leur nature et conditions d’accès.

  • Seuils de chiffre d'affaires (N. Dermit, 2026) : Limites maximales de chiffre d’affaires pour bénéficier du régime micro-entrepreneur, variant selon le type d’activité (prestations de service ou ventes). Dépassement entraîne le passage au régime réel ou l’application de la TVA.

  • Régime micro-social (N. Dermit, 2026) : Mode de calcul et de paiement des cotisations sociales, fixées à un pourcentage constant du chiffre d’affaires, avec paiement trimestriel ou mensuel.

  • Exonération de TVA (N. Dermit, 2026) : Avantage permettant au micro-entrepreneur de ne pas collecter ni reverser la TVA si son chiffre d’affaires reste en dessous d’un seuil spécifique, favorisant la simplicité administrative.

  • Option pour le régime avec TVA (N. Dermit, 2026) : Choix permettant à l’entrepreneur d’appliquer la TVA en phase de croissance, sous réserve de dépasser certains seuils, ce qui implique la collecte, la récupération et le reversement de la TVA.

📝 Points essentiels

  • La classification des activités du micro-entrepreneur distingue principalement entre ventes de marchandises (négoce), prestations de service commerciales, activités libérales réglementées (ex : architecte, psychologue) et non réglementées (ex : coach sportif, consultant). Ces catégories déterminent notamment les seuils de chiffre d’affaires applicables (N. Dermit, 2026).

  • Les seuils de chiffre d’affaires pour bénéficier du régime micro-entrepreneur sont fixés à 77 700 € pour les prestations de service et 188 700 € pour les ventes (N. Dermit, 2026). En cas de dépassement, le micro-entrepreneur doit passer au régime réel ou opter pour la TVA, selon la situation (voir section 10).

  • Le régime micro-social calcule et prélève trimestriellement ou mensuellement des cotisations sociales à un pourcentage fixe du chiffre d’affaires, simplifiant ainsi la gestion pour l’entrepreneur (N. Dermit, 2026).

  • La majorité des micro-entrepreneurs bénéficient d’une exonération de TVA dans le régime de base, ce qui leur évite de facturer la TVA à leurs clients tant que leur chiffre d’affaires reste en dessous du seuil fixé (N. Dermit, 2026).

  • Lorsqu’un micro-entrepreneur dépasse certains seuils de chiffre d’affaires, il peut choisir d’appliquer la TVA, ce qui implique la collecte, la récupération sur achats, et le reversement à l’administration fiscale, mais nécessite une gestion plus complexe (voir section 10).

💡 À retenir

Le micro-entrepreneur bénéficie d’un régime simplifié basé sur des seuils de chiffre d’affaires, avec des cotisations sociales calculées en pourcentage fixe, et une exonération de TVA dans la majorité des cas, facilitant la gestion de ses activités tout en restant soumis à des limites de croissance.

📖 3. EIRL et responsabilité limitée

🔑 Notions clés & Définitions

  • EIRL (Entrepreneur Individuel à Responsabilité Limitée) : statut permettant à un entrepreneur individuel d'exercer une activité en séparant son patrimoine professionnel de son patrimoine personnel, afin de limiter sa responsabilité en cas de dettes professionnelles. N. Dermit (2026) : « Il s’agit d’un exercice en EIRL simplifié, avec déclaration d’existence par Internet, réservé aux petites activités. »

  • Déclaration d’affectation du patrimoine professionnel : acte par lequel l’entrepreneur individuel choisit de réserver une partie de son patrimoine à son activité professionnelle, protégeant ainsi ses biens personnels en cas de faillite. N. Dermit (2026) : « Une partie affectée à son activité professionnelle (déclaration d’affectation) permet de protéger son patrimoine personnel. »

  • Procédure d’immatriculation : formalité d’inscription au greffe du tribunal compétent (tribunal de commerce ou d’instance selon l’activité) pour créer l’EIRL, permettant d’obtenir un numéro SIRET. N. Dermit (2026) : « Création : immatriculation en tant que ‘commerçant’ au greffe du tribunal de commerce ou ‘non commerçant’ au greffe du tribunal d’instance. »

  • Protection du patrimoine personnel : mécanisme juridique permettant de limiter la responsabilité de l’entrepreneur aux biens affectés à l’activité professionnelle, en séparant ce patrimoine de celui personnel. N. Dermit (2026) : « La distinction entre patrimoine professionnel et personnel est essentielle pour limiter la responsabilité. »

📝 Points essentiels

  • L’EIRL permet à l’entrepreneur individuel d’exercer une activité tout en protégeant son patrimoine personnel grâce à une déclaration d’affectation du patrimoine professionnel. La formalité de création est simplifiée, notamment par une déclaration en ligne, et réservée aux petites activités selon les seuils en vigueur (2023-2026). N. Dermit (2026).

  • La création de l’EIRL nécessite une immatriculation spécifique selon la nature de l’activité : au greffe du tribunal de commerce pour les activités commerciales ou au greffe du tribunal d’instance pour les activités non commerciales, conformément au code civil. N. Dermit (2026).

  • La déclaration d’affectation du patrimoine professionnel est une étape clé qui permet de réserver une partie du patrimoine à l’activité professionnelle, limitant ainsi la responsabilité de l’entrepreneur en cas de faillite ou de dettes professionnelles. N. Dermit (2026).

  • La procédure d’immatriculation confère à l’EIRL un numéro SIRET, attestant de son existence légale et permettant d’exercer en toute conformité. La distinction entre commerçant et non commerçant est déterminée par le code civil. N. Dermit (2026).

💡 À retenir

L’EIRL offre une solution simple et efficace pour limiter la responsabilité de l’entrepreneur individuel en séparant son patrimoine professionnel de son patrimoine personnel, via une déclaration d’affectation et une immatriculation adaptée.

📖 4. Statuts juridiques sociétés

🔑 Notions clés & Définitions

  • Statuts juridiques des sociétés commerciales : Formes légales permettant à une entreprise d'exister en tant que personne morale, telles que la société à responsabilité limitée (SARL), la société anonyme (SA), ou la société par actions simplifiée (SAS). Ces statuts déterminent la structure, la responsabilité des associés, et le régime fiscal de la société.

  • Passage de l’entreprise individuelle à la société commerciale : Processus de transformation permettant à une entreprise individuelle de devenir une société, afin de développer l’activité, limiter la responsabilité personnelle, ou répondre à des exigences de croissance. Ce passage implique souvent une création juridique distincte et une immatriculation spécifique.

  • Distinction entre commerçant et non commerçant selon le code civil : Selon **le code civil (article 2), un commerçant est une personne qui exerce des actes de commerce et en fait sa profession habituelle. La qualification influence le régime juridique, notamment l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS).

  • Immatriculation et obtention du numéro SIRET : Démarche administrative obligatoire pour toute société ou entrepreneur individuel, consistant à s’inscrire au registre du commerce ou au répertoire des métiers. L’immatriculation permet d’obtenir un numéro SIRET, identifiant unique de l'entreprise, essentiel pour ses démarches administratives et fiscales.

📝 Points essentiels

  • La création d’une société commerciale nécessite la rédaction de statuts précis qui régissent son fonctionnement, sa répartition des pouvoirs, et ses obligations légales, conformément aux formes choisies (SARL, SAS, SA, etc.).

  • La transformation d’une entreprise individuelle en société commerciale se fait par une procédure de passage juridique, impliquant souvent une évaluation du patrimoine, une rédaction de nouveaux statuts, et une immatriculation au RCS pour obtenir un nouveau numéro SIRET.

  • La distinction entre commerçant et non commerçant, selon le code civil, détermine si l’activité doit être immatriculée au RCS ou non, et influence le régime juridique applicable, notamment en matière de responsabilité et de formalités.

  • L’immatriculation et l’obtention du numéro SIRET sont indispensables pour que la société puisse exercer légalement, ouvrir un compte bancaire professionnel, signer des contrats, ou réaliser des opérations commerciales.

💡 À retenir

Le statut juridique d’une société commerciale définit ses règles de fonctionnement, sa responsabilité, et ses obligations administratives, notamment l’immatriculation et l’obtention du numéro SIRET, qui sont essentielles pour son existence légale et son développement.

📖 5. Régime micro-social et fiscal

🔑 Notions clés & Définitions

  • Régime micro-social : Modalité de calcul et de paiement des cotisations sociales, où celles-ci sont fixées en pourcentage du chiffre d’affaires (CA), payées trimestriellement ou mensuellement. Selon N. Dermit (2026), ce régime permet une simplification administrative pour les micro-entrepreneurs, avec des cotisations proportionnelles au CA réalisé.

  • Régime micro-fiscal : Mode de calcul de l’impôt sur le revenu basé sur un pourcentage du chiffre d’affaires, appliqué directement sans déduction des charges réelles. Selon N. Dermit (2026), il s’agit d’un régime simplifié permettant d’imposer une part du CA comme revenu imposable, facilitant la déclaration fiscale.

  • Exonérations spécifiques : Dispositions permettant de bénéficier d’allègements ou de minimiser certaines contributions, comme l’exonération de la contribution économique territoriale minimale lorsque le CA est inférieur à un seuil fixé. N. Dermit (2026) précise que ces exonérations concernent notamment la contribution économique territoriale dans certains cas.

📝 Points essentiels

  • Le régime micro-social repose sur un pourcentage fixe du CA, avec des cotisations payées périodiquement, simplifiant la gestion pour les micro-entrepreneurs. La loi N. Dermit (2026) indique que ce régime est adapté aux petites activités, avec des taux variant selon la nature de l’activité (prestations de service ou ventes).

  • Le régime micro-fiscal consiste à appliquer un pourcentage du CA pour déterminer l’impôt sur le revenu, évitant la nécessité de comptabiliser précisément toutes les charges réelles. N. Dermit (2026) souligne que cette méthode simplifie la déclaration fiscale, notamment pour les activités en micro-entreprise.

  • Les exonérations spécifiques concernent principalement la contribution économique territoriale (CET), avec une exonération minimale si le CA annuel est inférieur à un seuil fixé (ex : 5 000 €). Ces exonérations visent à alléger la charge fiscale des micro-entrepreneurs en phase de démarrage ou de faible activité.

  • La déclaration et le paiement des charges sociales et fiscales se font généralement en ligne, via des plateformes agréées, conformément aux obligations légales en vigueur (voir section 8).

💡 À retenir

Le régime micro-social et micro-fiscal offrent une simplification administrative et fiscale pour les micro-entrepreneurs, en fixant des cotisations et impôts proportionnels au chiffre d’affaires, avec des exonérations possibles selon le seuil de CA.

📖 6. TVA micro-entreprise

🔑 Notions clés & Définitions

  • Principe de la TVA : Nadine Dermit (2026) : taxe à la charge du consommateur final, collectée par les entreprises, qui doit être reversée à l’État. La TVA est neutre pour l'entreprise, qui agit comme un collecteur.
  • Conditions d’exonération de TVA pour le micro-entrepreneur : Nadine Dermit (2026) : exonération applicable si le chiffre d'affaires annuel reste en dessous de seuils spécifiques (ex : 34 400 € pour prestations de service, 85 800 € pour ventes de marchandises). Au-delà, l'entreprise doit appliquer la TVA.
  • Récupération de la TVA sur achats : Nadine Dermit (2026) : possible uniquement si l'entreprise collecte la TVA sur ses ventes. La TVA récupérable sur achats est déduite de la TVA collectée pour déterminer la TVA à reverser.
  • Taux de TVA applicables : Nadine Dermit (2026) : taux standard de 20 % sur le prix hors taxe, avec possibilité de taux réduits selon la nature des biens ou services.
  • Calcul de la TVA à reverser : Nadine Dermit (2026) : TVA collectée sur ventes - TVA récupérable sur achats = TVA à reverser à l’État.

📝 Points essentiels

  • La TVA est une taxe à la charge du consommateur final, collectée par l'entreprise lors de la vente (principe).
  • La collecte de la TVA par le micro-entrepreneur dépend de ses seuils de chiffre d'affaires : en dessous, il bénéficie de l'exonération (voir section 10). Au-delà, il doit appliquer la TVA.
  • La récupération de la TVA sur achats est conditionnée à la collecte de la TVA sur ventes. Si l'entreprise ne collecte pas la TVA (exonérée), elle ne peut pas récupérer la TVA sur ses achats.
  • Le taux standard de TVA est de 20 %, mais des taux réduits peuvent s'appliquer selon la nature des biens ou services.
  • La TVA à reverser à l’administration fiscale est calculée en soustrayant la TVA récupérable de la TVA collectée.

💡 À retenir

La TVA, principe de neutralité pour l'entreprise, devient une obligation dès que le seuil de chiffre d'affaires est dépassé, nécessitant la collecte, la récupération et le reversement de la taxe.

📖 7. Obligations factures électroniques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Obligation d’être capable de recevoir des factures électroniques (à partir du 1er septembre 2026) : Obligation pour les entreprises de pouvoir réceptionner des factures électroniques dans un format structuré via une plateforme agréée, afin de moderniser la gestion administrative et fiscale.
  • Obligation d’émettre des factures électroniques (à partir du 1er septembre 2027) : Nécessité pour les entreprises de transmettre leurs factures dans un format électronique structuré via une plateforme agréée, pour assurer la traçabilité et la conformité fiscale.
  • Format structuré des factures électroniques : Format numérique normalisé permettant l’échange et l’automatisation du traitement des factures électroniques, facilitant leur intégration dans les systèmes comptables et fiscaux.
  • Transmission des informations à l’administration fiscale via plateforme agréée : Processus par lequel les entreprises envoient leurs données de facturation à l’administration fiscale par l’intermédiaire d’une plateforme agréée, garantissant la conformité et la traçabilité (voir aussi "la légitimité" en gestion fiscale).

📝 Points essentiels

  • À compter du 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent être en capacité de recevoir des factures électroniques dans un format structuré, via une plateforme agréée, pour moderniser la gestion administrative et respecter les nouvelles obligations fiscales.
  • À partir du 1er septembre 2027, cette obligation s’étend à l’émission de factures électroniques, obligeant les entreprises à transmettre leurs factures dans un format structuré via une plateforme agréée, ce qui facilite leur contrôle et leur traitement par l’administration fiscale.
  • Le format structuré doit respecter des normes précises pour permettre une automatisation optimale, notamment pour l’intégration dans les systèmes comptables et la transmission automatique des données.
  • La transmission des informations à l’administration fiscale doit obligatoirement passer par une plateforme agréée, assurant la sécurité, la conformité et la traçabilité des échanges, conformément à la législation en vigueur (voir "la légitimité" en gestion fiscale).
  • Ces mesures visent à renforcer la lutte contre la fraude fiscale, améliorer la traçabilité et simplifier la gestion comptable des entreprises.

💡 À retenir

Les entreprises devront, à partir de 2026, moderniser leur gestion de facturation en adoptant la facturation électronique via une plateforme agréée, pour garantir conformité, traçabilité et efficacité fiscale.

📖 8. Régime réel d'imposition

🔑 Notions clés & Définitions

  • Définition du régime réel d’imposition : Méthode d’évaluation du résultat d’une entreprise individuelle en prenant en compte ses charges réelles et ses produits, permettant une imposition précise selon la réalité économique de l’activité (voir N. Dermit, 2026).
  • Calcul du résultat selon le régime réel : Différence entre les produits (ventes, prestations) et les charges réelles (achats, loyers, autres dépenses) engagées dans l’exercice de l’activité, déterminant la base imposable (voir N. Dermit, 2026).
  • Prise en compte des charges réelles et de la TVA : Intégration des charges effectives supportées par l’entreprise et de la TVA collectée sur les ventes ainsi que la TVA récupérable sur les achats, pour un calcul précis du résultat fiscal et social (voir N. Dermit, 2026).
  • Base de calcul pour l’imposition sociale et fiscale : La somme des charges réelles et la TVA (collectée et récupérée) servent de base pour déterminer le résultat imposable, qui sera soumis à l’impôt sur le revenu et aux cotisations sociales (voir N. Dermit, 2026).

📝 Points essentiels

  • Le régime réel permet d’évaluer le résultat d’une entreprise individuelle en intégrant toutes les charges et produits réels, contrairement aux régimes simplifiés ou forfaitaires (voir N. Dermit, 2026).
  • La détermination du résultat repose sur la différence entre les produits (ventes, prestations) et les charges réelles (achats, loyers, autres dépenses), en tenant compte de la TVA collectée sur les ventes et de la TVA récupérable sur les achats (voir N. Dermit, 2026).
  • La prise en compte des charges réelles et de la TVA permet une imposition plus juste, adaptée à la situation effective de l’entreprise, notamment lors de la croissance ou de la diversification des activités (voir N. Dermit, 2026).
  • La base de calcul pour l’imposition sociale et fiscale est donc constituée du résultat net (après déduction des charges) augmenté de la TVA collectée, puis diminué de la TVA récupérable, assurant une évaluation précise du résultat imposable (voir N. Dermit, 2026).

💡 À retenir

Le régime réel d’imposition offre une évaluation précise du résultat d’une entreprise individuelle en intégrant ses charges réelles et la TVA, permettant une imposition adaptée à la réalité économique de l’activité.

📖 9. Calcul impôt sur le revenu

🔑 Notions clés & Définitions

  • Barème progressif de l’impôt sur le revenu : système d’imposition où le taux d’imposition augmente avec le revenu, selon des tranches définies par l’administration fiscale (voir "le barème de l’IR 2025").
  • Calcul du nombre de parts fiscales : méthode permettant d’adapter l’impôt au foyer en fonction du nombre d’adultes et d’enfants, chaque adulte comptant pour 1 part, et chaque enfant pour ½ ou 1 part selon le nombre (voir "impôt sur le revenu" et "calcul du taux moyen d’imposition").
  • Exemple de calcul d’impôt pour un micro-entrepreneur : application du barème progressif en tenant compte du régime micro-fiscal, où l’impôt est calculé sur un pourcentage du chiffre d’affaires après déduction d’un abattement forfaitaire (voir "impôt sur le revenu" et "exemple de calcul").
  • Calcul du taux moyen d’imposition : rapport entre l’impôt total dû et le revenu imposable, permettant de mesurer la charge fiscale effective (voir "impôt sur le revenu" et "calcul du taux moyen d’imposition").

📝 Points essentiels

  • L’impôt sur le revenu est progressif : le barème de l’IR 2025 prévoit des tranches de revenu avec des taux croissants, allant de 0% pour les revenus faibles à 45% pour les plus élevés (voir "le barème de l’IR 2025").
  • La détermination du nombre de parts fiscales dépend de la composition du foyer : un adulte = 1 part, un enfant = ½ part pour le premier et le deuxième, puis 1 part à partir du troisième (voir "calcul du nombre de parts fiscales").
  • Pour un micro-entrepreneur, l’impôt peut être calculé selon le régime micro-fiscal, où un pourcentage fixe du chiffre d’affaires est soumis à l’impôt, après application d’un abattement forfaitaire (voir "exemple de calcul d’impôt").
  • Le taux moyen d’imposition est obtenu en divisant l’impôt total par le revenu imposable, ce qui permet d’évaluer la charge fiscale effective du foyer (voir "calcul du taux moyen d’imposition").
  • En cas de dépassement de certains seuils de chiffre d’affaires, le micro-entrepreneur doit passer au régime réel, ce qui modifie la base de calcul de l’impôt et de la TVA (voir "seuils de chiffre d’affaires" et "régime réel d’imposition").

💡 À retenir

L’impôt sur le revenu est calculé selon un barème progressif en fonction du revenu et du nombre de parts fiscales, permettant d’adapter la charge fiscale à la situation familiale et au montant des revenus.

📖 10. Seuils de chiffre d'affaires

🔑 Notions clés & Définitions

  • Seuils de chiffre d’affaires (CA) pour le micro-entrepreneur : Limites de CA annuel permettant de bénéficier du régime micro-entrepreneur, différenciés selon le type d’activité (prestations de service ou ventes).
  • Dépassement des seuils : Situation où le CA annuel dépasse les limites fixées, entraînant le passage automatique au régime réel l’année suivante (voir "la réforme envisagée").
  • Maintien du statut micro-entrepreneur malgré dépassement : Possibilité de continuer sous le régime micro-entrepreneur en appliquant la TVA, si le CA dépasse les seuils, sans changement de régime (voir "Seuils spécifiques avant et après réforme").
  • Seuils avant réforme : Limites de CA fixées pour bénéficier de l’exonération de TVA, par exemple 77 700 € pour prestations de service et 188 700 € pour ventes (voir "Seuils spécifiques avant et après réforme").
  • Seuils après réforme : Limites de CA modifiées dans le cadre de la réforme, par exemple 25 000 € pour l’exonération de TVA, en débat dans la loi de finances pour 2026 (voir "Réforme du régime d’exonération de la TVA").

📝 Points essentiels

  • Seuils de CA : Fixés pour distinguer le régime micro-entrepreneur du régime réel, avec des valeurs précises selon l’activité (ex : 77 700 € pour prestations de service, 188 700 € pour ventes).
  • Conséquences du dépassement : Si le CA dépasse ces seuils, le micro-entrepreneur doit passer au régime réel l’année suivante, avec calcul basé sur les charges réelles et la TVA.
  • Dépassement avec maintien du statut : Il est possible de continuer en micro-entreprise malgré le dépassement des seuils, en appliquant la TVA, ce qui modifie le régime fiscal et social sans changer de statut.
  • Seuils avant réforme : La limite d’exonération de TVA est de 34 400 € pour prestations de service et 85 000 € pour ventes, selon la situation actuelle (voir "Seuils spécifiques avant et après réforme").
  • Seuils après réforme : La limite d’exonération pourrait être abaissée à 25 000 €, avec un débat en cours dans la loi de finances pour 2026, visant à réduire le seuil d’exonération de TVA.

💡 À retenir

Le régime micro-entrepreneur impose des seuils de CA pour bénéficier de l’exonération de TVA et du régime simplifié ; leur dépassement entraîne un passage au régime réel ou permet de continuer en micro-entreprise avec application de la TVA, selon la situation et les seuils en vigueur.

📊 Tableaux de Synthèse

Critère / StatutCréation d'entreprise individuelleMicro-entrepreneurEIRL (Entrepreneur Individuel à Responsabilité Limitée)Auteurs clés
FormalitésSimples, immatriculation obligatoireTrès simplifiées, seuils de CAImmatriculation spécifique, déclaration d’affectationN. Dermit (2026)
ResponsabilitéIllimitée sauf déclaration d’affectationIllimitée, exonération sous seuils TVALimitée au patrimoine affectéN. Dermit (2026)
PatrimoineNon séparé, sauf déclarationNon séparé, exonération TVASéparé, déclaration d’affectationN. Dermit (2026)
Seuils de CANon défini, dépend du statut77 700 € (prestations), 188 700 € (ventes)Non défini, selon seuils légauxN. Dermit (2026)
Régime fiscalImpôt sur le revenu, régime micro ou réelMicro-fiscal, régime micro-socialImpôt sur le revenu, régime réel possibleN. Dermit (2026)

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre responsabilité illimitée de l'entreprise individuelle avec la responsabilité limitée en EIRL.
  2. Croire que l'entreprise individuelle permet l'association, alors que c’est une personne physique seule.
  3. Oublier que le régime micro-social calcule les cotisations sur le chiffre d’affaires, pas le bénéfice.
  4. Confondre exonération de TVA et seuils de dépassement pour appliquer la TVA.
  5. Mal distinguer les formalités de création entre entreprise individuelle classique et EIRL.
  6. Penser que la déclaration d’affectation en EIRL est automatique ou facultative.
  7. Confondre les seuils de chiffre d’affaires pour micro-entrepreneur avec ceux du régime réel.
  8. Ignorer que le régime micro-entrepreneur limite la croissance en termes de seuils de CA.

✅ Checklist Examen

  1. Connaître la définition de l’entreprise individuelle selon N. Dermit (2026).
  2. Savoir que la création d’une entreprise individuelle repose sur des formalités simples et rapides.
  3. Identifier les conditions pour limiter la responsabilité de l’entrepreneur individuel par déclaration d’affectation.
  4. Connaître la différence entre entreprise individuelle et société en termes de responsabilité et de formalités.
  5. Maîtriser les seuils de chiffre d’affaires pour le régime micro-entrepreneur (77 700 € pour prestations, 188 700 € pour ventes).
  6. Comprendre le fonctionnement du régime micro-social et ses pourcentages de cotisations.
  7. Savoir que l’exonération de TVA s’applique sous certains seuils et que le dépassement entraîne l’application de la TVA.
  8. Connaître la définition et le fonctionnement de l’EIRL, notamment la déclaration d’affectation du patrimoine.
  9. Savoir que la création d’une EIRL nécessite une immatriculation spécifique et une déclaration d’affectation.
  10. Connaître la distinction entre patrimoine personnel et professionnel en EIRL.
  11. Connaître les formalités d’immatriculation pour l’EIRL selon la nature de l’activité.
  12. Vérifier la maîtrise des seuils légaux en vigueur pour chaque régime et statut.

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1. En quoi la déclaration d’affectation du patrimoine en EIRL diffère-t-elle de la responsabilité illimitée de l'entreprise individuelle classique ?

2. Comment un micro-entrepreneur doit-il utiliser ses seuils de chiffre d'affaires pour rester en conformité avec la réglementation sur la TVA ?

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Entreprise individuelle — définition ?

Personne physique exerçant une activité autonome sans distinction patrimoniale.

Formalités création EI — simplicité ?

Procédures rapides, peu coûteuses, immatriculation obligatoire.

Responsabilité limitée — comment ?

Déclaration d’affectation du patrimoine professionnel.

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