Ficha de revisão: Gestion des intoxications médicamenteuses

📋 Plan du Cours

  1. Définition de l’iatrogénie et iatrogénie médicamenteuse
  2. Iatrogénie médicamenteuse : causes et mécanismes
  3. Erreur médicamenteuse : définition et étapes concernées
  4. Sécurisation de l’administration : règle des 5B
  5. Pharmacovigilance : surveillance, acteurs et signalement
  6. Définition de la toxicologie et notions toxiques
  7. Types de toxicité et effets selon le toxique
  8. Toxicocinétique et toxicovigilance
  9. Toxicologie hospitalière : étiologies et complications
  10. Prise en charge d’une intoxication : urgence et traitements
  11. Intoxications cliniques : salicylés et paracétamol
  12. Intoxications cliniques : benzodiazépines, éthanol, méthanol

📖 1. Définition de l’iatrogénie et iatrogénie médicamenteuse

🔑 Notions clés & Définitions

  • Iatrogénie : L’iatrogénie désigne un dommage ou un événement provoqué par une origine médicale, même sans erreur du médecin ou d’un autre soignant.
  • Iatrogénie médicamenteuse : L’iatrogénie médicamenteuse correspond à un dommage ou un événement lié à l’utilisation d’un médicament ou à une intervention d’un professionnel de santé concernant ce médicament.
  • Effet indésirable : Un effet indésirable est une conséquence non souhaitée survenant lors de l’usage d’un médicament, sans que cela implique forcément une faute.
  • Erreur médicamenteuse : Une erreur médicamenteuse est un écart dans la prise en charge médicamenteuse du patient par rapport à ce qui aurait dû être fait.
  • Troubles survenant : Les troubles survenant regroupent des manifestations cliniques apparaissant pendant la prise en charge médicamenteuse, pouvant être imprévisibles ou liées à un mauvais usage.

📝 Points essentiels

  • L’iatrogénie vient des racines grecques iatros (médecin) et genos (origine), soit « ce qui est provoqué par le médecin ».
  • L’iatrogénie peut exister même en l’absence d’erreur du médecin ou d’autres professionnels de santé.
  • L’iatrogénie médicamenteuse inclut les dommages liés à l’utilisation du médicament et aussi ceux liés à l’intervention d’un soignant relative au médicament.
  • Environ 100 000 hospitalisations par an sont attribuées à l’iatrogénie médicamenteuse, avec 10 000 à 13 000 décès par an (chiffre sous-estimé).
  • Les causes citées sont : effet indésirable, erreur médicamenteuse, et troubles survenant, avec une distinction entre imprévisible/inévitable et évitable selon le mauvais usage.
  • Les origines possibles sont : le médecin ou un autre soignant (IDE, pharmacien, …) pour l’erreur médicamenteuse, ou le malade lui-même (physiologie, automédication, mauvaise observance, …).

💡 Astuce mémo

Iatro = « origine médicale » : iatrogénie = dommage sans faute ; iatrogénie médicamenteuse = dommage lié au médicament ou à l’acte du soignant autour du médicament.

📖 2. Iatrogénie médicamenteuse : causes et mécanismes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Erreur médicamenteuse : L’erreur médicamenteuse est un écart par rapport à ce qui aurait dû être fait lors de la prise en charge médicamenteuse, pouvant entraîner un risque ou un événement indésirable.
  • Évitabilité de l’erreur médicamenteuse : L’erreur médicamenteuse est considérée comme évitable car elle correspond à ce qui aurait dû être réalisé mais ne l’a pas été pendant la prise en charge.
  • Prise en charge médicamenteuse : La prise en charge médicamenteuse regroupe les étapes où une erreur peut survenir, de la prescription jusqu’à l’administration au patient.
  • Règle des 5B : La règle des 5B est une méthode de sécurisation de l’administration visant à vérifier successivement le bon patient, le bon médicament, la bonne dose, la bonne voie et le bon moment.
  • Pharmacovigilance : La pharmacovigilance est un dispositif centré sur la surveillance et la prévention du risque d’effet indésirable lié aux médicaments et autres produits de santé.

📝 Points essentiels

  • Une erreur médicamenteuse peut être une omission ou une réalisation non intentionnelle d’un acte relatif à un médicament.
  • Les étapes concernées par l’erreur médicamenteuse sont la prescription, la préparation, la délivrance et l’administration des médicaments.
  • La définition insiste sur le fait que l’erreur correspond à ce qui aurait dû être fait au cours de la prise en charge.
  • La règle des 5B (HAS 2011) sert à sécuriser l’administration médicamenteuse.
  • Le bon patient inclut notamment la vérification de l’identité et la vigilance vis-à-vis des homonymes et des informations patient.
  • Le bon médicament s’appuie sur des contrôles comme l’étiquetage et la cohérence avec la prescription.

💡 Astuce mémo

5B = Patient, Médicament, Dose, Voie, Moment (HAS 2011).

📖 3. Erreur médicamenteuse : définition et étapes concernées

🔑 Notions clés & Définitions

  • Erreur médicamenteuse : Erreur médicamenteuse : tout écart dans le circuit du médicament pouvant entraîner un risque d’effet indésirable lié à l’utilisation d’un médicament ou d’un produit de santé.
  • Surveillance : Surveillance : étape de suivi visant à repérer précocement un effet indésirable ou un problème lié à l’administration d’un médicament.
  • Évaluation : Évaluation : analyse des informations recueillies pour juger la nature, la gravité et l’imputabilité d’un effet indésirable.
  • Prévention : Prévention : ensemble d’actions destinées à réduire la probabilité d’erreur et donc de iatrogénie médicamenteuse.
  • Gestion : Gestion : organisation de la réponse après détection d’un risque ou d’un événement lié au médicament, pour limiter ses conséquences.

📝 Points essentiels

  • La iatrogénie médicamenteuse se limite en agissant sur le risque d’effet indésirable lié à l’utilisation des médicaments et autres produits de santé.
  • Le circuit de réduction du risque comprend des étapes de surveillance, d’évaluation, de prévention et de gestion.
  • La surveillance sert à détecter un effet indésirable résultant de l’utilisation d’un médicament ou produit de santé.
  • L’évaluation permet de déterminer ce qui s’est passé et d’apprécier l’impact de l’événement pour orienter la suite.
  • La prévention vise à empêcher la répétition d’erreurs et à diminuer la survenue d’effets indésirables.
  • La gestion correspond aux actions mises en œuvre pour limiter les conséquences après identification d’un problème lié au médicament.

💡 Astuce mémo

S-E-P-G : Surveiller → Évaluer → Prévenir → Gérer (pour réduire l’iatrogénie).

📖 4. Sécurisation de l’administration : règle des 5B

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dose : La dose correspond à la quantité administrée qui conditionne l’apparition d’un effet, notamment toxique.
  • Toxique : Un toxique est une substance capable de perturber les fonctions vitales à la suite d’une exposition, avec risque de mort.
  • Toxicité : La toxicité regroupe l’ensemble des effets nocifs produits par un xénobiotique réactif dans des conditions précises.
  • Toxicité aiguë : La toxicité aiguë correspond à un effet apparaissant après une dose unique ou plusieurs doses sur une période de 24 h.
  • Organe cible : L’organe cible est celui qui présente la plus grande sensibilité à un toxique donné.

📝 Points essentiels

  • La relation dose–effet suit l’idée « tout est poison, rien n’est poison : c’est la dose qui fait le poison ».
  • Un toxique peut agir après une exposition immédiate ou après une latence avant l’apparition des perturbations.
  • La toxicité subaiguë correspond à une exposition sur plusieurs semaines, avec une fenêtre de 24 h à 28 jours.
  • La toxicité chronique correspond à de faibles doses répétées, non létales, sur plusieurs mois ou années, avec une durée > 1 mois.
  • Les effets peuvent être classés selon leur délai (immédiat ou retardé) et selon leur caractère (réversible ou irréversible).
  • Les effets peuvent aussi être classés selon la localisation (local ou systémique) et selon la nature (morphologique, fonctionnel ou biochimique).

💡 Astuce mémo

Dose = poison : « 5B » = Baisse/hausse de dose → effet (thérapeutique vs toxique) ; Aiguë 24 h, Subaiguë 24 h–28 j, Chronique > 1 mois.

📖 5. Pharmacovigilance : surveillance, acteurs et signalement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Pharmacovigilance : La pharmacovigilance est la surveillance des effets indésirables liés aux médicaments chez l’Homme afin d’orienter des actions de prévention et d’alerte.
  • Toxicovigilance : La toxicovigilance est la surveillance des effets toxiques chez l’Homme pour un produit, une substance ou une pollution, afin de déclencher des actions de prévention et d’information.
  • Centres antipoison et de toxicovigilance : Les CAPTV sont des centres hospitaliers régionaux organisés en réseau national, chargés d’évaluer le risque et de fournir des avis et conseils en toxicologie.
  • Institut de veille sanitaire : L’Institut de veille sanitaire assure la coordination nationale du réseau de toxicovigilance.
  • ANSM : L’ANSM coordonne la pharmacovigilance, distincte de la toxicovigilance.

📝 Points essentiels

  • Les intoxications médicamenteuses relèvent de la pharmacovigilance.
  • La toxicovigilance vise la surveillance d’un produit, d’une substance ou d’une pollution pour mener des actions d’alerte, de prévention, de formation et d’information.
  • Les CAPTV évaluent le risque des expositions toxiques et donnent des avis et conseils pour le diagnostic, le pronostic et le traitement.
  • La coordination nationale de la toxicovigilance est assurée par l’Institut de veille sanitaire (InVS).
  • La pharmacovigilance est coordonnée par l’ANSM, ce qui la distingue de la toxicovigilance.
  • Le cadre légal mentionne l’article R. 1341-11 du CSP pour la toxicovigilance.

💡 Astuce mémo

CAPTV = Centre d’Avis Pour Diagnostic/Pronostic/Traitement ; InVS coordonne la toxicovigilance ; ANSM coordonne la pharmacovigilance.

📖 6. Définition de la toxicologie et notions toxiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Toxicologie : La toxicologie étudie les effets des substances toxiques sur l’organisme et l’évaluation du risque lié aux expositions.
  • Toxicovigilance : La toxicovigilance organise la surveillance et l’expertise des intoxications, avec réponse, conseils et activités de toxicologie médicale.
  • Pharmacovigilance : La pharmacovigilance surveille la sécurité des médicaments et est coordonnée par l’ANSM.
  • CAPTV : Les CAPTV sont des centres spécialisés qui assurent en pratique la réponse téléphonique et l’expertise toxicologique en cas d’intoxication.

📝 Points essentiels

  • La toxicologie couvre l’évaluation du risque des expositions toxiques et vise à guider diagnostic, pronostic et traitement.
  • La toxicovigilance est assurée par l’InVS au niveau national, ce qui la distingue de la pharmacovigilance.
  • Les CAPTV assurent une réponse téléphonique d’urgence 24h/24 et 7j/7 pour le public et les professionnels de santé.
  • Les CAPTV réalisent aussi l’expertise toxicologique, la consultation en toxicologie médicale, ainsi que l’enseignement et la recherche.
  • Les intoxications aiguës et chroniques peuvent être dues à tout produit ou substance, avec des prises en charge hospitalières fréquentes.

💡 Astuce mémo

Toxi = CAPTV + 24/7 : conseils, crise, consultation (et recherche).

📖 7. Types de toxicité et effets selon le toxique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Toxicité cardiovasculaire : La toxicité cardiovasculaire regroupe les atteintes du cœur et de la circulation, souvent responsables de troubles du rythme et de collapsus.
  • Toxicité neurologique : La toxicité neurologique correspond aux effets sur le système nerveux, tels que convulsions, mouvements anormaux et coma.
  • Toxicité respiratoire : La toxicité respiratoire regroupe les atteintes des voies aériennes et du poumon, pouvant aller jusqu’à la détresse respiratoire.
  • Toxicité hépatique : La toxicité hépatique correspond aux atteintes du foie, avec un risque d’insuffisance hépatocellulaire selon le toxique.

📝 Points essentiels

  • Les intoxications les plus dangereuses incluent des formes cardiovasculaires (mortalité ~15–20%).
  • Les toxiques cardiotropes et psychotropes, ainsi que la chloroquine, sont cités parmi les causes d’intoxications cardiovasculaires graves.
  • Les intoxications neurologiques graves sont associées notamment aux anticonvulsivants, aux barbituriques et à la chloroquine.
  • Les intoxications respiratoires graves sont associées notamment aux barbituriques et aux morphiniques.
  • Les intoxications peuvent aussi être hépatotoxiques, avec un exemple majeur : le paracétamol.
  • Les complications respiratoires comprennent obstruction des voies aériennes, pneumopathie d’inhalation, détresse respiratoire et toxicité broncho-pulmonaire directe.

💡 Astuce mémo

Cardio–Neuro–Respiratoire–Foie : pense aux 4 grands organes cibles, puis associe les toxiques cités (chloroquine, barbituriques, morphiniques, paracétamol).

📖 8. Toxicocinétique et toxicovigilance

🔑 Notions clés & Définitions

  • Toxidromes : Les toxidromes sont des ensembles de signes cliniques qui orientent vers une classe de toxique.
  • Toxicologie analytique : La toxicologie analytique regroupe les méthodes qualitatives et quantitatives pour identifier et mesurer un toxique dans les prélèvements.
  • Toxicocinétique : La toxicocinétique décrit le devenir d’un toxique dans l’organisme, de l’absorption à l’élimination, pour guider la prise en charge.
  • Toxicovigilance : La toxicovigilance organise la surveillance et l’exploitation des données d’intoxication afin d’améliorer la prévention et la gestion des risques.

📝 Points essentiels

  • Le raisonnement commence par l’identification d’un toxidrome, puis par des analyses biologiques et une toxicologie analytique qualitative et quantitative.
  • En urgence, on extrait le patient de la zone contaminée si c’est possible et sans danger pour le soignant.
  • On ne fait pas vomir et on ne fait pas boire au patient, notamment pas de lait.
  • On appelle le 15 et le centre antipoison le plus vite possible.
  • La prise en charge hospitalière combine évaluation des fonctions vitales, traitement symptomatique d’urgence, évacuation du toxique et traitement spécifique si indiqué.
  • Le traitement symptomatique d’urgence cible les 3 fonctions vitales : ECG/arythmies/arrêt cardiaque, détresse respiratoire, état de conscience (score de Glasgow), coma et convulsions, puis correction du refroidissement,

💡 Astuce mémo

Toxi = Signes (toxidrome) → Mesures (analyses) → Sécurité (sortir sans risque) → Urgence (15 + centre antipoison) → Vitales (ABC) → Évacuer/Antidote.

📖 9. Toxicologie hospitalière : étiologies et complications

🔑 Notions clés & Définitions

  • Antidote : Un antidote est une substance qui modifie la cinétique d’un toxique pour réduire ses effets chez le patient.
  • Modification toxicocinétique : Une modification toxicocinétique correspond à un antidote qui agit sur l’absorption, la distribution, le métabolisme ou l’élimination du toxique.
  • Modification toxicodynamique : Une modification toxicodynamique correspond à un antidote qui agit sur la cible ou le mécanisme d’action du toxique.
  • Intoxication aux benzodiazépines : Une intoxication aux benzodiazépines est une intoxication liée à ces médicaments, pouvant nécessiter un antidote spécifique.
  • Intoxication au paracétamol : Une intoxication au paracétamol est un surdosage de paracétamol, situation fréquente et à risque de complications graves.

📝 Points essentiels

  • Les antidotes se classent en deux familles : ceux qui modifient la toxicocinétique et ceux qui modifient la toxicodynamique.
  • Flumazénil est l’antidote des intoxications aux benzodiazépines.
  • Naloxone est l’antidote des intoxications par les opioïdes.
  • N-acétylcystéine est l’antidote des intoxications au paracétamol.
  • Atropine est l’antidote des intoxications par les inhibiteurs de cholinestérases (organophosphorés).
  • Vitamine K est l’antidote des intoxications par les AVK.

💡 Astuce mémo

Antidotes = cible : Benzodiazépines→Flumazénil, Opioïdes→Naloxone, Paracétamol→N-acétylcystéine, Organophosphorés→Atropine.

📖 10. Prise en charge d’une intoxication : urgence et traitements

🔑 Notions clés & Définitions

  • Alcalinisation des urines : Technique d’augmentation du pH urinaire pour favoriser l’élimination de certaines substances selon leur ionisation.
  • Charbon actif : Adsorbant utilisé comme évacuateur pour limiter l’absorption digestive d’un toxique ingéré.
  • N-acétylcystéine : Antidote du surdosage au paracétamol qui apporte un précurseur du glutathion hépatique.
  • Flumazénil : Antidote antagoniste des sites de fixation des benzodiazépines.

📝 Points essentiels

  • Paracétamol : beaucoup d’accidents de surdosage chez l’adulte car de nombreuses spécialités en contiennent.
  • Paracétamol : symptômes à partir de >125–150 mg/kg chez l’adulte (risque létal >10 g) et >100 mg/kg chez l’enfant.
  • Paracétamol : phase I (0,5–24 h) avec douleurs abdominales, nausées, vomissements, somnolence, parfois asymptomatique, et hausse des ASAT/ALAT à 12–48 h après surdosage massif.
  • Paracétamol : phase II (24–48 h) avec récupération apparente puis douleur de l’hypochondre droit et signes biologiques de cytolyse hépatique.
  • Paracétamol : phase III (3–5 jours) avec cytolyse hépatique grave, encéphalopathie (astérixis, troubles de la conscience), hypoglycémie et troubles de la coagulation, avec formes fulminantes possibles.
  • Paracétamol : traitement symptomatique par glucose et furosémide, évacuateur par charbon actif dans les 2 h, et antidote par N-acétylcystéine (précurseur du glutathion).

💡 Astuce mémo

Paracétamol = « 3 phases » : 0,5–24 h (digestif/ASAT), 24–48 h (douleur + cytolyse), 3–5 j (foie grave + encéphalopathie).

📖 11. Intoxications cliniques : salicylés et paracétamol

🔑 Notions clés & Définitions

  • Hypotonie musculaire : Manifestation clinique d’une intoxication avec atteinte du système nerveux central se traduisant par une baisse du tonus musculaire.
  • Somnolence : Trouble de vigilance pouvant aller jusqu’au coma lors d’une intoxication sévère avec retentissement central.
  • Insuffisance respiratoire : Complication létale possible d’une intoxication sévère, responsable du décès par défaillance de la ventilation.
  • Charbon actif : Évacuateur utilisé pour limiter l’absorption digestive de toxiques en se liant dans le tube digestif.
  • Lavage gastrique : Évacuateur consistant à retirer le contenu gastrique pour réduire l’absorption d’un toxique après ingestion.

📝 Points essentiels

  • Le tableau neurologique peut associer hypotonie musculaire et somnolence, pouvant évoluer vers un coma.
  • Le décès est lié à une insuffisance respiratoire.
  • Le traitement est d’abord symptomatique avec intubation en cas de détresse respiratoire.
  • L’évacuation digestive repose sur le charbon actif ou le lavage gastrique selon la situation d’ingestion.
  • L’antidote mentionné est le flumazénil, antagoniste des sites de fixation des BZD.

💡 Astuce mémo

Hypotonie + Somnolence → Coma ; puis Respiration qui lâche → Décès ; antidote : Flumazénil (BZD).

📖 12. Intoxications cliniques : benzodiazépines, éthanol, méthanol

🔑 Notions clés & Définitions

  • Benzodiazépines : Médicaments psychotropes pouvant provoquer une intoxication avec troubles neurologiques, agitation et défaillance respiratoire selon la sévérité.
  • Éthanol : Alcool dont l’administration peut servir d’antidote en intoxication par alcool toxique via la compétition métabolique.
  • Méthanol : Alcool dont le métabolisme produit des composés acides responsables d’une acidose métabolique et de signes cliniques marqués.
  • Acidose métabolique : Déséquilibre acido-basique caractérisé par une baisse du pH liée à l’accumulation de métabolites acides.
  • Hémodialyse : Technique d’épuration extracorporelle utilisée dans les intoxications graves pour éliminer des toxiques et corriger l’état clinique.

📝 Points essentiels

  • Intoxication aux benzodiazépines : phase d’état avec ivresse marquée, agitation, contractions musculaires et défaillance respiratoire possibles.
  • Intoxication aux benzodiazépines : phase d’état associée à hypotension, tachycardie, troubles oculaires caractéristiques et acidose métabolique.
  • Intoxication aux benzodiazépines : phase d’état avec protéinurie, hématurie, hyperglycémie et hyperlactacidémie.
  • Traitement des intoxications décrites : correction de l’acidose métabolique comme prise en charge symptomatique.
  • Traitement : lavage gastrique comme évacuateur et hémodialyse comme épurateur dans les cas graves.
  • Antidote en intoxication par alcool toxique : éthanol ou 4-fomépizole.

💡 Astuce mémo

Méthanol = Métabolites acides → Acidose ; Antidote = Éthanol ou 4-fomépizole ; Grave = Hémodialyse.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1er septembre 2023Début de la période de cours (IFSI S5 - 2023/2024)
2023/2024Année de formation indiquée pour le cours
HAS 2011Référence de la règle des 5B
29/12/2011Loi mentionnée : « Tout le monde ! » peut signaler en pharmacovigilance
24h/24, 7j/7Permanence des CAPTV (réponse téléphonique d’urgence)
R. 1341-11Article du CSP mentionné pour la toxicovigilance

📊 Tableaux de synthèse

5B : sécurisation de l’administration

BVérification
1Bon patient (identité, attention patient porte/fenêtre, homonymes, …)
2Bon médicament (étiquetage, prescription, …)
3Bonne dose (calcul de dose, posologie, …)
4Bonne voie (IV, SC, IM, PO, …)
5Bon moment (heure de prise, protocole en cours, transmission de relève, …)

Types de toxicité selon le délai

TypeDélai
AiguëAprès une dose unique ou plusieurs doses durant 24h
SubaiguëExposition pendant plusieurs semaines (24h à 28j)
ChroniqueFaibles doses répétées, non létales, sur plusieurs mois ou années (> 1 mois)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre iatrogénie et erreur : l’iatrogénie peut exister sans faute, alors que l’erreur médicamenteuse est un écart évitable dans le circuit du médicament.
  2. Croire que l’effet indésirable implique forcément une erreur : un effet indésirable peut survenir sans mauvais usage ni faute.
  3. Mélanger les notions : pharmacovigilance (médicaments, ANSM) vs toxicovigilance (produit/substance/pollution, InVS) ; les CAPTV relèvent de la toxicovigilance.
  4. Oublier que l’erreur médicamenteuse concerne tout le circuit : prescription, préparation, délivrance, administration (pas seulement l’administration).
  5. Se tromper sur les 5B : confondre bon médicament et bonne dose, ou oublier le bon moment (heure/protocole/transmission).
  6. Rater la logique de prise en charge toxico : commencer par toxidromes puis analyses, et ne pas faire vomir ni faire boire (surtout pas de lait).
  7. Confondre les antidotes : flumazénil pour BZD, naloxone pour opioïdes, N-acétylcystéine pour paracétamol (pas d’échange).

✅ Checklist Examen

  1. Définir iatrogénie et iatrogénie médicamenteuse, en précisant qu’il peut y avoir iatrogénie sans erreur.
  2. Lister les 3 causes citées de l’iatrogénie médicamenteuse (effet indésirable, erreur médicamenteuse, troubles survenant) et distinguer imprévisible/inévitable vs évitable avec mauvais usage.
  3. Définir l’erreur médicamenteuse (écart par rapport à ce qui aurait dû être fait) et donner les 4 étapes concernées : prescription, préparation, délivrance, administration.
  4. Expliquer l’objectif de la sécurisation de l’administration et dérouler la règle des 5B avec les 5 vérifications attendues.
  5. Décrire la pharmacovigilance : objet (surveillance/évaluation/prévention/gestion du risque), acteurs et qui peut signaler (tout le monde) et où signaler.
  6. Définir la toxicologie (science des effets néfastes) et donner les repères de Paracelse (tout est poison, c’est la dose).
  7. Définir toxique et toxicité, puis classer la toxicité selon le délai (aiguë/subaiguë/chronique) et selon l’effet (immédiat/retardé, réversible/irréversible, local/systémique).
  8. Décrire toxicocinétique (absorption, distribution, métabolisation, élimination) et toxicovigilance (1 produit/1 substance/1 pollution, actions d’alerte/prévention/formation/information).
  9. Expliquer l’organisation de la toxicovigilance : CAPTV (missions pratiques, réponse 24h/24 7j/7) et coordination nationale (InVS) vs pharmacovigilance (ANSM).
  10. Citer les intoxications les plus fréquentes et les plus dangereuses (cardiovasculaires, neurologiques, respiratoires, hépatique) avec les toxiques cités (chloroquine, barbituriques, morphiniques, paracétamol, etc.).
  11. Donner la prise en charge d’urgence : anamnèse, recherche de toxidromes, extraire sans risque, ne pas faire vomir ni boire, appeler 15 + centre antipoison, puis évaluer les 3 fonctions vitales.
  12. Présenter l’évacuation et les antidotes : évacuateurs (charbon actif/lavage gastrique), épurateurs (rénale provoquée/hémodialyse), et antidotes principaux (flumazénil, naloxone, N-acétylcystéine, atropine, vitamine K) +
  13. Paracétamol : connaître les 3 phases (I 0,5–24h, II 24–48h, III 3–5 jours) et le traitement (glucose/furosémide, charbon actif <2h, N-acétylcystéine).
  14. Benzodiazépines : décrire l’évolution (agitation puis dépression SNC, hypotonie/somnolence/coma) et le traitement (intubation, charbon actif/lavage, flumazénil).

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Iatrogénie — définition ?

Dommage provoqué par une intervention médicale.

Définition iatrogénie

Dommage provoqué par une origine médicale.

Iatrogénie médicamenteuse — cause principale ?

Effets indésirables ou erreur lors de l’utilisation d’un médicament.

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