Ficha de revisão: Les Fondements des Relations Internationales

Plan du Cours

  1. Théorie libérale et interdépendance des États
  2. Rôle des organisations internationales dans la coopération
  3. Limites des théories libérales et dysfonctionnements
  4. Soft power : critères, critiques et smart power
  5. Puissance et non-substituabilité du soft power
  6. Théorie de la paix démocratique
  7. Théories transnationalistes et acteurs hors États
  8. Diplomatie : définition et distinction avec politique étrangère
  9. Institutionnalisation historique de la diplomatie
  10. Légitime défense collective et responsabilité de protéger
  11. Jus ad bellum : dernier recours et médiation
  12. Jus in bello : proportionnalité et guerre juste

1. Théorie libérale et interdépendance des États

Notions clés & Définitions

  • Interdépendance des États : Notion désignant le fait que les États sont liés par des échanges et des effets mutuels qui rendent leurs décisions dépendantes les unes des autres.
  • Théorie libérale des relations internationales : Approche des relations internationales qui explique les comportements étatiques par l’importance des institutions, du commerce et des normes plutôt que par la seule force.
  • Anarchie internationale : Idée selon laquelle le système international ne dispose pas d’autorité centrale capable d’empêcher l’usage de la force entre États.
  • Self-help : Principe réaliste selon lequel, faute de protection supérieure, les États doivent assurer eux-mêmes leur sécurité.

Points essentiels

  • L’absence d’autorité centrale signifie qu’aucun acteur ne peut empêcher durablement les États de recourir à la force entre eux.
  • Dans un cadre anarchique, les États sont contraints d’assurer leur sécurité par eux-mêmes, ce qui renforce la logique d’auto-assistance.
  • L’incertitude sur les intentions des autres pousse les États à rechercher ou préserver leur puissance pour se protéger et influencer.
  • La politique internationale est structurée par des rapports de force permanents, car les États cherchent à empêcher qu’un rival atteigne une supériorité excessive.
  • Le dilemme de la sécurité décrit le mécanisme où des efforts pour se sécuriser (acquérir des armes) inquiètent les autres et déclenchent une course aux armements.
  • La course aux armements peut produire un effet collectif paradoxal : elle augmente la sécurité perçue à court terme mais élève globalement le risque et la fréquence des conflits.

Astuce mémo

Anarchie → pas de gendarme mondial → Self-help : chacun se sécurise, mais ses armes inquiètent les autres → course aux armements.

2. Rôle des organisations internationales dans la coopération

Notions clés & Définitions

  • Self-help : Le self-help désigne l’absence d’autorité centrale garantissant la sécurité, ce qui pousse les États à compter sur leurs propres moyens.
  • Dilemme de la sécurité : Le dilemme de la sécurité décrit le fait que des mesures prises pour se protéger inquiètent les autres, ce qui déclenche une dynamique de surarmement.
  • Anarchie du système international : L’anarchie du système international renvoie à l’absence de gouvernement mondial capable d’empêcher les États d’avoir recours à la force.
  • Solidarité morale : La solidarité morale est l’idée que les États coopèrent par devoir moral, mais elle est présentée ici comme insuffisante face aux intérêts nationaux.
  • Droit de veto : Le droit de veto est un mécanisme de blocage au Conseil de sécurité qui permet aux membres permanents d’empêcher certaines décisions.

Points essentiels

  • Dans un système sans autorité centrale, rien ne garantit que les États renoncent à l’usage de la force entre eux, ce qui renforce le self-help.
  • Le dilemme de la sécurité crée un effet pervers : les armements destinés à accroître la sécurité d’un État inquiètent les autres et peuvent élever collectivement le niveau d’insécurité.
  • La nature anarchique du système international est présentée comme une cause majeure de la fréquence des guerres interétatiques, faute d’instance capable d’empêcher l’escalade.
  • La paix est décrite comme possible mais seulement relative et temporaire, notamment quand le système est dominé par une grande puissance.
  • La solidarité morale est critiquée : la coopération ne reposerait pas sur une solidarité réelle, car les États restent motivés par l’intérêt national.
  • La théorie réaliste est limitée par sa difficulté à définir la puissance et par sa focalisation sur la puissance militaire plutôt que sur d’autres dimensions de domination.

Astuce mémo

Self-help = pas de gendarme mondial → chacun se protège seul ; Dilemme de la sécurité = protéger → inquiéter → surenchère.

3. Limites des théories libérales et dysfonctionnements

Notions clés & Définitions

  • Théorie libérale des relations internationales : Approche libérale fondée sur l’idée que les États, conscients de leur interdépendance, coopèrent rationnellement pour maximiser leurs gains.
  • Organisation internationale : Institution multilatérale qui fournit un cadre stable de règles et de négociation pour faciliter la coopération entre États.
  • OMS : Organisation internationale de santé créée en 1995, présentée dans le cours comme un acteur parfois marginalisé dans la régulation sanitaire.
  • Soft power : Puissance d’attraction fondée sur la capacité d’un État à faire adopter ses valeurs et à influencer les autres par désir plutôt que par contrainte.
  • Smart power : Concept qui combine l’usage coordonné du soft power et du hard power pour produire un effet politique plus complet.

Points essentiels

  • La théorie libérale est jugée trop optimiste car elle n’analyse pas assez les situations où les organisations internationales deviennent dysfonctionnelles.
  • Le cours illustre une limite avec l’OMS, créée en 1995, dont l’action pendant la propagation du COVID est décrite comme peu suivie.
  • L’OMS est comparée à un « chef d’orchestre » dont l’autorité ne serait pas écoutée par tous les acteurs.
  • Le soft power est critiqué pour être utilisé de façon superficielle et parfois détournée.
  • La liste de critères du soft power citée inclut notamment tourisme, demandes de naturalisation, distinctions honorifiques et présence universitaire.
  • Le soft power est présenté comme une vulnérabilité politique : l’image d’un État peut se dégrader dans l’opinion internationale et réduire son attraction.

Astuce mémo

Interdépendance → coopération (libéral) ; mais quand l’OMS « dirige » sans être suivie, le système dysfonctionne ; Soft power attire, mais ne remplace pas le hard power.

4. Soft power : critères, critiques et smart power

Notions clés & Définitions

  • Soft power : Pouvoir d’influence qui passe par l’attraction (valeurs, culture, crédibilité) plutôt que par la contrainte militaire ou économique.
  • Critiques du soft power : Ensemble d’objections qui soulignent les limites de l’influence par l’attraction, notamment quand les effets sont difficiles à mesurer ou à contrôler.
  • Smart power : Approche combinant des leviers durs et doux pour maximiser l’efficacité de la politique étrangère selon les contextes.
  • Théories transnationalistes : Courants qui analysent les relations internationales en tenant compte d’acteurs et de flux qui échappent au contrôle direct des États.

Points essentiels

  • Les démocraties tendent à avoir une occurrence de guerre plus faible que les régimes non démocratiques, d’après les corrélations évoquées.
  • Les guerres opposant des démocraties à des États non démocratiques sont plus fréquentes quand les régimes ne partagent pas des valeurs communes.
  • Les analyses transnationalistes se développent à partir des années 70 et prennent de l’ampleur avec la globalisation dans les années 90.
  • Les transnationalistes expliquent que des flux (capitaux, migrations/diasporas, ONG, flux matériels) produisent des effets internationaux hors du contrôle étatique direct.
  • James Rosenau est mobilisé pour l’idée que l’international n’est pas seulement piloté par les chefs d’État, mais par des effets plus diffus.
  • Les États seraient moins capables de gérer les flux internationaux, ce qui transforme leurs performances et leurs trajectoires via des agences et dynamiques globales.

Astuce mémo

Démocratie→moins de guerre ; valeurs communes→moins d’affrontements ; transnationalisme→flux hors contrôle de l’État.

5. Puissance et non-substituabilité du soft power

Notions clés & Définitions

  • Soft power : Le soft power désigne la capacité d’influencer sans contrainte militaire directe, en agissant sur les opinions, les normes et l’attractivité.
  • Diplomatie publique : La diplomatie publique est une action de l’État tournée vers les sociétés étrangères, pour façonner perceptions et soutiens au-delà des relations entre gouvernements.
  • Nation branding : Le nation branding correspond à la stratégie qui construit une image de pays pour attirer, rassurer et gagner de l’influence à l’international.
  • Diplomatie numérique : La diplomatie numérique regroupe l’usage des outils digitaux pour suivre, influencer et participer aux débats internationaux.
  • Cyberdiplomatie : La cyberdiplomatie désigne l’emploi d’actions liées au numérique et au cyberespace pour mener des objectifs diplomatiques.

Points essentiels

  • La diplomatie publique vise à sortir du face-à-face État-État en s’adressant aux opinions publiques des autres pays.
  • Le nation branding est un levier central de la diplomatie publique pour améliorer l’image et l’attractivité d’un État.
  • La diplomatie numérique s’appuie sur des dispositifs de veille et de participation aux débats, avec des équipes dédiées.
  • La cyberdiplomatie mobilise des moyens liés au cyberespace pour soutenir des objectifs diplomatiques.
  • Dans les régimes autoritaires, la diplomatie publique et ses canaux d’influence peuvent être plus contraints par le contrôle politique interne.

Astuce mémo

Soft power = « séduire » (image/opinions) plutôt que « contraindre » (force).

6. Théorie de la paix démocratique

Notions clés & Définitions

  • Diplomatie publique : Approche où l’État s’adresse directement aux sociétés et opinions publiques étrangères pour influencer les perceptions, via des outils comme le nation branding et le soft power.
  • Nation branding : Technique de diplomatie publique visant à façonner l’image d’un pays à l’étranger pour gagner en influence et en adhésion.
  • Soft power : Capacité d’influence fondée sur l’attraction et les perceptions plutôt que sur la contrainte militaire ou coercitive.
  • Diplomatie numérique : Forme de diplomatie utilisant des canaux digitaux et numériques pour suivre, communiquer et agir dans l’espace informationnel.
  • Cyberdiplomatie : Volet de la diplomatie numérique centré sur les enjeux liés aux systèmes informatiques, aux réseaux et aux actions dans le cyberespace.

Points essentiels

  • La diplomatie publique vise à sortir d’une logique strictement État-à-État en ciblant les sociétés et opinions publiques d’autres pays.
  • La diplomatie publique peut prendre des formes de nation branding et de soft power pour influencer sans passer par la force.
  • La diplomatie numérique et la cyberdiplomatie s’appuient sur des dispositifs où des agents suivent les débats et corrigent/ajustent les messages.
  • Limite majeure : dans les régimes autoritaires, l’efficacité de ces approches est réduite car le contrôle politique et informationnel pèse sur la réception.
  • La théorie de la paix démocratique s’inscrit dans une réflexion plus large sur les conditions de paix et sur les dynamiques de sécurité entre États.
  • La section relie aussi la paix à des mécanismes de désarmement/armement et à des évolutions normatives, plutôt qu’à une seule cause institutionnelle.

Astuce mémo

Public → Opinion → Influence (branding/soft power) ; Numérique/Cyber = suivi + correction des messages.

7. Théories transnationalistes et acteurs hors États

Notions clés & Définitions

  • Multilatéralisme : Approche politique fondée sur la coopération entre plusieurs États via des cadres communs, plutôt que sur des décisions unilatérales.
  • Clivage global et planétaire : Tension entre une lecture du monde centrée sur le « global » et une reconnaissance du « planétaire » comme pluralité des réalités sur Terre.
  • Guerre juste : Théorie morale qui cherche à encadrer quand et comment recourir à la violence, en distinguant légitimité et conduite.
  • Jus ad bellum : Ensemble des critères moraux qui répondent à la question de la légitimité du recours à la force avant le déclenchement de la guerre.
  • Jus in bello : Ensemble des règles morales qui encadrent la conduite de la guerre une fois qu’elle a commencé.

Points essentiels

  • Le transnationalisme s’appuie sur l’idée d’une conscience d’appartenir à un même milieu, renforcée par les guerres mondiales et par le multilatéralisme.
  • Le « global » et le « planétaire » ne renvoient pas à une vision unique : ils créent un clivage récurrent dans les négociations diplomatiques.
  • La théorie de la guerre juste mobilise une question morale classique : à quelles conditions le recours à la violence est-il juste ?
  • La distinction jus ad bellum / jus in bello structure l’analyse : légitimité du déclenchement d’un côté, règles de conduite de l’autre.
  • La légitime défense est présentée comme un fondement reconnu par la Charte de l’ONU, articulé aux chapitres 7 et 57.
  • La légitime défense peut s’étendre à l’assistance à un État agressé, via la logique de défense collective, puis vers la responsabilité de protéger en cas de crime de masse ou d’incapacité à se défendre.

Astuce mémo

Guerre juste = « avant » (jus ad bellum) puis « pendant » (jus in bello).

8. Diplomatie : définition et distinction avec politique étrangère

Notions clés & Définitions

  • Diplomatie : La diplomatie est l’ensemble des pratiques de négociation et de gestion des relations entre États pour éviter ou encadrer l’escalade.
  • Politique étrangère : La politique étrangère désigne les objectifs et choix stratégiques d’un État vis-à-vis des autres États, au-delà des seuls échanges diplomatiques.
  • Syndrome de Munich : Le syndrome de Munich est l’idée que céder à un dictateur par complaisance peut encourager l’agresseur et retarder une échéance de conflit.
  • Diplomatie de complaisance : La diplomatie de complaisance consiste à faire des concessions à un acteur violent pour gagner du temps, sans traiter les causes du conflit.

Points essentiels

  • La diplomatie sert à définir une position et à répondre à une attaque, notamment pour éviter l’escalade incontrôlée.
  • La distinction clé est que la politique étrangère fixe les objectifs et la ligne générale, tandis que la diplomatie met en œuvre des échanges concrets pour les atteindre.
  • Le syndrome de Munich renvoie à l’épisode de septembre impliquant Chamberlain, la France, Mussolini et Hitler.
  • L’exemple présenté illustre une diplomatie de complaisance avec un dictateur qui ne fait que repousser l’échéance inévitable.
  • La logique implicite est que la négociation sans rapport d’égalité ni cadre de sortie de conflit peut éroder la crédibilité et rendre la riposte plus probable.

Astuce mémo

Munich = « céder pour gagner du temps » → l’échéance revient plus vite.

9. Institutionnalisation historique de la diplomatie

Notions clés & Définitions

  • Doctrine russe d’arme nucléaire : Doctrine officielle russe qui élargit le rôle de l’arme nucléaire et vise aussi des États non nucléaires aidés par des puissances nucléaires.
  • Tabou nucléaire : Notion selon laquelle l’usage en premier de l’arme nucléaire est fortement dissuadé par une stigmatisation internationale, même si le risque n’est pas nul.
  • Prolifération horizontale : Forme de prolifération qui correspond à l’augmentation du nombre d’États détenant l’arme nucléaire.
  • Prolifération verticale : Forme de prolifération qui correspond à l’augmentation des arsenaux et capacités nucléaires des États déjà détenteurs.
  • Conseil des droits de l’homme de l’ONU : Organe onusien créé pour superviser la promotion et la protection des droits humains, en remplaçant une commission jugée peu efficace.

Points essentiels

  • La mise en cause porte sur le comportement de la Russie et sur des discours attribués à Poutine justifiant l’armement et l’élargissement du rôle nucléaire.
  • La doctrine russe d’arme nucléaire est présentée comme visant un État non nucléaire aidé par des puissances nucléaires, avec l’exemple de l’Ukraine et des États-Unis.
  • Le signal attribué à Poutine affirme que l’emploi de l’arme nucléaire serait « de l’ordre du possible », et décrit l’arme comme un facteur de retenue et de dopage de l’agression.
  • Nina Tannenwald relativise le risque en mettant en avant le tabou nucléaire, qui rejette la légitimation de l’usage en premier et produit une stigmatisation.
  • Des sondages cités aux États-Unis montrent une baisse de l’approbation de l’usage de la bombe après 1945, et des campagnes d’ONG sont reliées à l’érection du tabou.
  • Scott répond à Tannenwald en distinguant prolifération horizontale et verticale, et en discutant la notion de prolifération au regard des capacités nucléaires.

Astuce mémo

Tabou nucléaire = « honte internationale » : même si c’est possible, l’usage en premier coûte une stigmatisation.

10. Légitime défense collective et responsabilité de protéger

Notions clés & Définitions

  • Responsabilité de protéger : Principe international selon lequel la communauté internationale peut agir pour prévenir des atteintes graves aux droits humains quand un État ne protège pas sa population.
  • Conseil des droits de l’homme : Organe de l’ONU chargé d’examiner des situations de droits humains et de décider d’enquêtes, de rapports et de résolutions.
  • Commission d’enquête internationale : Mécanisme mandaté par le Conseil des droits de l’homme pour collecter des documents et des témoignages sur des violations.
  • Assemblée générale de l’ONU : Organe politique de l’ONU qui adopte des résolutions et peut exprimer une condamnation collective d’actes graves.
  • Cour européenne des droits de l’homme : Juridiction de Strasbourg saisissable par les individus, fondée sur la Convention européenne et dotée de juges élus par les États membres.

Points essentiels

  • Le Conseil des droits de l’homme peut créer une commission d’enquête pour rassembler des preuves et produire des rapports sur des violations graves.
  • En Syrie, le Conseil a décidé d’une enquête internationale avec collecte de documents et de témoignages, puis plusieurs rapports ont été rendus.
  • En Ukraine, l’Assemblée générale a adopté de nombreuses résolutions (plus de 140 États) condamnant des actes qualifiés d’agression, et la Russie a ensuite tenté de revenir sans succès.
  • Sur Gaza, le Conseil des droits de l’homme a adopté plusieurs résolutions et a repris les termes d’une décision de la Cour internationale de justice évoquant un risque d’« extermination » à prévenir.
  • Le Conseil des droits de l’homme a aussi adopté une qualification de la situation à Gaza en la qualifiant de génocide (commission en septembre 25).
  • Limites du Conseil : il dépend des États membres qui portent les valeurs des droits humains et il existe une exigence de répartition géographique dans la composition.

Astuce mémo

R2P = « protéger quand l’État échoue » ; CDH = « enquête + rapports » ; AG = « condamnation massive ».

11. Jus ad bellum : dernier recours et médiation

Notions clés & Définitions

  • Dernier recours : Principe selon lequel le recours à la force n’est acceptable qu’en ultime option, après l’échec ou l’impossibilité des moyens non armés.
  • Médiation : Procédure de règlement d’un conflit où un tiers aide les parties à trouver une solution négociée, sans imposer la décision.
  • Coopération internationale environnementale : Organisation et coordination d’États et d’acteurs pour traiter des problèmes environnementaux à l’échelle mondiale via des institutions et des accords.
  • GIEC : Groupe d’experts chargé d’évaluer l’état des connaissances sur le climat et de produire des rapports utilisés dans les discussions publiques et diplomatiques.

Points essentiels

  • Le « dernier recours » impose de privilégier d’abord les moyens non armés avant toute action coercitive.
  • La médiation vise une sortie négociée du conflit en facilitant le dialogue entre parties.
  • La coopération environnementale internationale s’institutionnalise sur l’agenda de l’ONU à partir des années 1970.
  • Le GIEC produit des rapports périodiques (environ tous les 5 ans) et ses textes sont élaborés avec une participation diplomatique pour rester politiquement recevables.
  • Les rapports du GIEC ne reposent pas uniquement sur des recherches fondamentales nouvelles : ils synthétisent des données et résultats scientifiques existants.

Astuce mémo

Dernier recours = « non armé d’abord, force après » ; Médiation = « tiers qui facilite, pas qui impose ».

12. Jus in bello : proportionnalité et guerre juste

Notions clés & Définitions

  • Protocole de Cartagena : Traité multilatéral encadrant les transferts transfrontières d’organismes vivants modifiés, notamment pour limiter les risques liés aux innovations biotechnologiques.
  • Protocole de Nagoya : Accord international sur l’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages, visant à lutter contre le biopiratage.
  • Convention de Vienne : Convention-cadre internationale qui organise la coopération pour protéger la couche d’ozone, conduisant à l’élimination des gaz responsables des dommages.
  • Protocole de Kyoto : Traité international fixant des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, avec des engagements plus contraignants pour les pays industrialisés.
  • Accord de Paris : Accord international visant à limiter le réchauffement climatique, avec des engagements et une mise en œuvre progressive des États.

Points essentiels

  • Le Protocole de Cartagena impose qu’un État exportateur ne puisse pas transférer certains organismes vivants modifiés sans l’accord des pays importateurs concernés.
  • Le Protocole de Nagoya vise à empêcher le biopiratage en obligeant les entreprises à prévoir des compensations (par exemple via des licences de propriété intellectuelle) au bénéfice des États pour l’usage commercial des
  • La Convention de Vienne a permis l’élimination des gaz CFC, ce qui a favorisé la reconstitution de la couche d’ozone après leur retrait.
  • Le lien ozone–climat est discuté car les substituts utilisés après l’élimination des CFC peuvent contribuer au réchauffement climatique.
  • La Convention-cadre de 1984 (sur le climat) fixe l’objectif de stabiliser la concentration de gaz à effet de serre à un niveau compatible avec le climat, puis les COP structurent les négociations.
  • Le Protocole de Kyoto est entré en vigueur en 2005, mais la dynamique a été ralentie par la différence entre signature et ratification, notamment côté États-Unis (retrait puis réintégration).

Astuce mémo

Cartagena = Accord avant transfert ; Nagoya = Partage des bénéfices ; Vienne = CFC → ozone revient ; Kyoto = Réduction chiffrée ; Paris = Limiter le réchauffement.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1995Création de l’OMS (présentée comme marginalisée dans la régulation sanitaire)
1970Développement/essor des analyses transnationalistes (début des années 70)
1990Négociation d’Oslo (début 90)
1978Médiation des USA (Jimmy Carter) : premier accord de paix entre pays arabes majeurs
1992Médiation de fin de guerre de Bosnie (opérée par Holbrooke) conduisant aux négociations de Dayton
1961Convention de Vienne sur les relations diplomatiques (règles, immunités, confidentialité, non-interférence)
1945Depuis 1945 : essor de la diplomatie multilatérale et prolifération des organisations internationales
2005Entrée en vigueur du Protocole de Kyoto
2016Entrée en vigueur de l’Accord de Paris
2010Échec/limites de l’espoir d’un protocole de Kyoto (mentionné en 2010)

Tableaux de synthèse

Réalistes vs libéraux (coopération et institutions)

AxeRéalistesLibéraux
Système internationalAnarchie : absence d’autorité centraleAnarchie mais interdépendance : coopération possible
SécuritéSelf-help : États assurent eux-mêmes leur sécuritéInstitutions réduisent l’incertitude et encadrent la coopération
Rôle des organisations internationalesSouvent sous contrôle des grandes puissances, coopération limitéeCadre stable de règles et de négociation, fonctions de réduction de l’incertitude et de stabilisation

Jus ad bellum vs jus in bello

QuestionJus ad bellumJus in bello
MomentAvant le déclenchementUne fois la guerre commencée
ObjetLégitimité du recours à la forceRègles morales de conduite de la guerre
Critères citésDernier recours, légitime défense (et extension)Proportionnalité, discrimination combattants/non-combattants

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre self-help (absence de protection supérieure, auto-assistance) avec la coopération libérale via les organisations internationales.
  2. Croire que le dilemme de la sécurité signifie “les États veulent la guerre” : il décrit surtout l’inquiétude réciproque déclenchée par des mesures de protection.
  3. Penser que le soft power remplace le hard power : le cours insiste sur la non-substituabilité, notamment “pendant les guerres”.
  4. Mélanger diplomatie et politique étrangère : la politique étrangère fixe les objectifs, la diplomatie met en œuvre par des échanges concrets.
  5. Retenir “guerre juste” comme une justification automatique : le cours distingue légitimité (jus ad bellum) et conduite (jus in bello), avec des limites (proportionnalité, discrimination).
  6. Croire que la responsabilité de protéger remplace totalement la souveraineté : elle s’articule à l’idée que la communauté internationale peut agir quand l’État échoue à protéger.
  7. Confondre tabou nucléaire et dissuasion : le tabou renvoie à la stigmatisation/illégitimation de l’usage en premier, tandis que la dissuasion renvoie à la crainte de représailles.

Checklist Examen

  1. Définir l’anarchie internationale et expliquer pourquoi elle conduit au self-help (auto-assistance) dans la logique réaliste.
  2. Expliquer le dilemme de la sécurité et la course aux armements : pourquoi la recherche de sécurité inquiète les autres et produit un effet collectif paradoxal.
  3. Citer les fonctions attribuées aux organisations internationales dans la théorie libérale : réduction de l’incertitude et cadre stable de négociation.
  4. Présenter la limite libérale : organisations parfois dysfonctionnelles, avec l’exemple de l’OMS (créée en 1995) et l’idée du “chef d’orchestre” non écouté.
  5. Définir le soft power et maîtriser les critères cités (tourisme, demandes de naturalisation, distinctions honorifiques, universités bien classées, présence de sites internet).
  6. Expliquer les critiques du soft power : vulnérabilité politique via l’image, effets parfois contre-productifs (perception d’hégémonie/occidentalisation) et non-substituabilité au hard power.
  7. Définir smart power comme combinaison coordonnée des leviers doux et durs, et relier-le à la discussion sur la non-substituabilité.
  8. Expliquer la théorie de la paix démocratique : corrélations entre nature des régimes et occurrence de guerre (démocraties entre elles, et démocraties vs non-démocraties).
  9. Décrire le transnationalisme : acteurs hors du contrôle étatique direct et rôle des flux (capitaux, migrations/diasporas, ONG, flux matériels).
  10. Définir diplomatie et distinguer-la de la politique étrangère (objectifs vs mise en œuvre par négociation).
  11. Expliquer l’institutionnalisation de la diplomatie : proto-diplomatie (émissaires, diplôma) puis institutionnalisation avec ambassades et règles (Convention de Vienne, 1961).
  12. Maîtriser la guerre juste : distinguer jus ad bellum (légitimité, dernier recours, légitime défense et extensions) et jus in bello (proportionnalité, discrimination combattants/non-combattants).
  13. Expliquer la médiation et le dernier recours : rôle d’un tiers, et pourquoi la diplomatie est envisagée jusqu’à l’épuisement des moyens non militaires.
  14. Présenter la protection des droits humains : rôle du Conseil des droits de l’homme (enquêtes/rapports) et limites (dépendance aux États, répartition géographique).

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1. Dans cette théorie, pourquoi les guerres entre démocraties et États non démocratiques sont-elles plus fréquentes ?

2. Quel facteur a fortement favorisé l’essor des approches transnationalistes ?

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Interdépendance des États — définition ?

Liens mutuels d’échanges et d’effets.

Théorie libérale — rôle ?

Expliquer la coopération via institutions et normes.

Anarchie internationale — localisation ?

Système sans autorité centrale.

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