Ficha de revisão: Introduction à la biodiversité et évolution humaine

📋 Plan du Cours

  1. Humain et biodiversité : enjeux biologiques
  2. Systématique et classification de Linné
  3. Règnes du vivant et diversité animale
  4. Chronologie de l’apparition de la vie
  5. Fixisme, catastrophisme et transformisme
  6. Darwin : ascendance commune et niches écologiques
  7. Classification typologique et phylogénétique
  8. Superfamille des hominoïdes et familles
  9. Comparaison humain et autres anthropoïdes
  10. Lignée humaine et principaux fossiles
  11. Histoire de l’étude du comportement animal
  12. Discontinuité, continuité et approche évolutionniste

📖 1. Humain et biodiversité : enjeux biologiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Humiliation biologique : Notion psychanalytique qui présente l’humain comme un produit de l’évolution, sans statut supérieur dans le vivant.
  • Biodiversité : Diversité naturelle des organismes vivants, décrite par le nombre et la variété des espèces présentes.
  • Systématique : Discipline qui inventorie et classe les organismes vivants pour organiser la diversité du vivant.
  • Scala naturae : Échelle de la nature d’Aristote, idée ancienne de classement des êtres vivants.
  • Classification de Linné : Système de classification des espèces fondé sur des critères morphologiques et anatomiques, encore utilisé aujourd’hui.

📝 Points essentiels

  • On estime qu’il existe entre 5 et 100 millions d’espèces vivantes.
  • La systématique classe les organismes en s’appuyant sur des critères morphologiques (externes) et anatomiques (internes).
  • Linné classe l’humain dans le règne animal : vertébrés, mammifères, primates, hominidés, genre Homo, espèce sapiens.
  • La dénomination binomiale de l’humain est Homo sapiens, proposée par Linné en 1758.
  • On distingue actuellement 6 règnes : 2 règnes de procaryotes et 4 règnes d’eucaryotes.
  • Les procaryotes sont unicellulaires sans noyau (bactéries et archées), tandis que les eucaryotes possèdent un noyau (protistes, champignons, végétaux, animaux).

💡 Astuce mémo

Biodiversité = « diversité des espèces » ; Systématique = « classer » ; Linné = « morpho + anato » ; Humain = Homo sapiens (1758).

📖 2. Systématique et classification de Linné

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sélection naturelle : Mécanisme évolutif où les individus les mieux adaptés aux conditions survivent et se reproduisent davantage, ce qui modifie les fréquences des caractères au fil des générations.
  • Survie du plus apte : Idée selon laquelle la sélection favorise les individus les plus aptes à survivre et à se reproduire dans un contexte donné, pas ceux les plus forts en général.
  • Sélection artificielle : Processus de tri reproductif réalisé par l’humain, qui modifie progressivement les caractéristiques des populations domestiquées.
  • Homologies : Ressemblances dues à une même origine évolutive, pouvant être anatomiques, embryologiques ou génétiques, et servant d’indices d’ascendance commune.
  • Analogies : Ressemblances de fonction ou de forme sans même origine évolutive, comme des ailes chez des groupes différents.

📝 Points essentiels

  • La sélection naturelle ne correspond pas à la survie du plus fort mais à la survie du plus apte, c’est-à-dire le meilleur compromis pour survivre et se reproduire.
  • Chez les sauves-souris vampires, le partage augmente les chances de bénéficier de ressources, ce qui favorise la persistance des comportements altruistes.
  • Lamarck attribue l’évolution à l’action du milieu qui modifie l’individu, tandis que Darwin explique l’évolution par des variations préexistantes chez les individus.
  • Darwin publie en 1859 L’Origine des espèces et fonde sa théorie sur l’ascendance commune et la sélection naturelle.
  • Les homologies anatomiques, embryologiques et génétiques (ex. gènes homéotiques) soutiennent l’ascendance commune, contrairement aux analogies.
  • La paléontologie fournit des formes intermédiaires (ex. Acanthostega, Archéoptéryx) et aide à reconstituer une chronologie d’apparition des lignées.

💡 Astuce mémo

Plus apte = plus de descendants (survie → reproduction).

📖 3. Règnes du vivant et diversité animale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sélection sexuelle : La sélection sexuelle désigne l’évolution des traits liés à l’accès aux partenaires et à la reproduction.
  • Sélection naturelle : La sélection naturelle désigne l’évolution des traits qui augmentent la survie et donc la reproduction.
  • Anisogamie : L’anisogamie correspond à la différence de taille et de nombre des gamètes entre mâles et femelles.
  • Sélection intrasexuelle : La sélection intrasexuelle correspond à la compétition au sein d’un même sexe pour accéder aux partenaires.
  • Compétition spermatique : La compétition spermatique est la rivalité entre spermatozoïdes de mâles différents pour féconder les œufs.

📝 Points essentiels

  • La sélection sexuelle et la sélection naturelle correspondent à deux niveaux distincts : reproduction vs survie.
  • Les variabilités inter-individuelles portent sur des caractères morpho-anatomiques et aussi sur des comportements.
  • Chez l’anisogamie, les mâles produisent des petits gamètes en grand nombre tandis que les femelles produisent des gros gamètes en nombre limité.
  • La sélection intrasexuelle apparaît quand un sexe est limité (souvent les femelles), ce qui entraîne une compétition des mâles pour accéder aux femelles.
  • La sélection intersexuelle correspond au choix des femelles pour sélectionner les mâles reproducteurs.
  • La compétition directe entre mâles peut viser des accouplements immédiats, des ressources, un territoire ou un rang hiérarchique.

💡 Astuce mémo

Reproduction = Sélection sexuelle ; Survie = Sélection naturelle.

📖 4. Chronologie de l’apparition de la vie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Indice intermembral : L’indice intermembral est un rapport entre la longueur des membres supérieurs et inférieurs utilisé pour distinguer les modes de locomotion chez les hominidés.
  • Orthognathisme : L’orthognathisme désigne une mâchoire orientée perpendiculairement à l’axe du corps chez l’humain, contrairement au prognathisme des autres anthropoïdes.
  • HAR Human Accelerated Region : La HAR est une région du génome humain accélérée, associée à des différences de développement et de caractéristiques propres à la lignée humaine.
  • Industrie lithique : L’industrie lithique regroupe les objets en pierre transformés intentionnellement par des hominidés.
  • Toumaï : Toumaï est un ancien représentant de la lignée humaine découvert au Tchad, daté d’environ 7 millions d’années.

📝 Points essentiels

  • Indice intermembral < 100 chez les hominidés humains indique la bipédie, alors que l’indice = 100 correspond à la quadrupédie et l’indice > 100 à la brachiation.
  • Chez l’humain, les dernières phalanges à extrémité large favorisent une manipulation fine, tandis que le pied sert surtout à supporter le poids et marcher.
  • Le cerveau adulte humain est en moyenne environ 4 fois plus volumineux que celui d’un chimpanzé, avec une valeur moyenne estimée à ~1400 cm³.
  • Le trou occipital est centré chez les humains, alors qu’il est situé plus en arrière chez les chimpanzés.
  • Le caryotype humain compte 46 chromosomes (2n = 46) contre 48 chez les autres hominoïdes (2n = 48).
  • L’humain et le chimpanzé partagent près de 99% de gènes, et des différences se retrouvent notamment dans la région HAR1 (développement du cerveau) et HAR2 (position du pouce).

💡 Astuce mémo

Bipédie/Quadrupédie/Brachiation : <100 / =100 / >100 (B-Q-Brachiation).

📖 5. Fixisme, catastrophisme et transformisme

🔑 Notions clés & Définitions

  • Fixisme : Vision selon laquelle les espèces restent inchangées au cours du temps, sans transformation durable vers d’autres espèces.
  • Catastrophisme : Idée selon laquelle l’histoire du vivant est surtout marquée par des événements brutaux qui provoquent des extinctions puis des remplacements.
  • Transformisme : Thèse selon laquelle les espèces se modifient au fil du temps et peuvent donner naissance à d’autres espèces.
  • Évolution buissonnante : Modèle où l’évolution forme un ensemble de branches, avec des lignées qui se séparent et certaines qui s’éteignent sans descendance.
  • Image d’Epinal de l’évolution : Représentation simplifiée d’une évolution linéaire et progressive menant directement à l’humain moderne.

📝 Points essentiels

  • L’évolution humaine n’est pas décrite comme un chemin unique et finalisé : elle est non linéaire et produit des extinctions sans descendance.
  • Le modèle « buissonnant » implique que plusieurs branches coexistent, certaines disparaissent (ex. paranthropes) et d’autres mènent à des lignées actuelles.
  • L’image linéaire « singe → humain » est critiquée : le chimpanzé n’est pas un ancêtre humain et l’évolution n’est pas un redressement continu et gradué.
  • Les espèces humaines archaïques peuvent disparaître sans laisser de descendants, ce qui contredit une progression régulière vers sapiens.
  • La colonisation de toute la planète par Homo sapiens est décrite comme ayant pris environ 100 000 ans.
  • Les théories sur l’origine de l’humain moderne (remplacement, assimilation, hybridation) s’inscrivent dans l’idée que l’évolution n’est pas forcément un remplacement sans contact total.

📖 6. Darwin : ascendance commune et niches écologiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Ascendance commune : Notion d’évolution selon laquelle les espèces partagent une origine évolutive commune, ce qui crée des continuités entre elles.
  • Niche écologique : Notion d’écologie qui désigne l’ensemble des conditions et ressources où une espèce survit et s’adapte.
  • Sélection naturelle : Mécanisme évolutif où les individus mieux adaptés à leur environnement laissent davantage de descendants.
  • Différence de degré : Idée darwinienne selon laquelle l’humain et l’animal diffèrent surtout par le niveau des capacités, pas par une nature radicalement différente.
  • Umwelt : Concept décrivant l’environnement propre à chaque espèce, c’est-à-dire la façon dont elle perçoit et interagit avec le monde.

📝 Points essentiels

  • Darwin propose une continuité évolutive via l’héritage commun, et une discontinuité via l’adaptation à une niche écologique particulière.
  • La continuité correspond à des ressemblances issues de l’histoire évolutive partagée entre espèces.
  • La discontinuité correspond à des différences produites par des pressions environnementales spécifiques.
  • Darwin applique la sélection naturelle à l’espèce humaine dans un ouvrage de 1871.
  • Darwin insiste en 1872 sur la nécessité d’études comparatives pour évaluer les émotions chez l’humain et chez les animaux.
  • L’Umwelt empêche de se mettre à la place d’un animal : chaque espèce vit dans un monde perceptif propre.

💡 Astuce mémo

Continuité = héritage commun ; Discontinuité = niche écologique (C→H, D→N).

📖 7. Classification typologique et phylogénétique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Stimulus déclencheur : Le stimulus déclencheur est un signal de l’environnement qui déclenche automatiquement un comportement spécifique chez l’animal.
  • Déterminisme génétique : Le déterminisme génétique désigne le rôle des gènes dans la mise en place d’un comportement, même avant toute expérience individuelle.
  • Causalités proximales : Les causalités proximales expliquent un comportement par ses mécanismes immédiats, notamment le déterminisme et l’ontogénèse.
  • Causalités ultimes : Les causalités ultimes expliquent un comportement par ses fonctions et son histoire évolutive, donc la phylogénèse.
  • Anthropomorphisme : L’anthropomorphisme consiste à attribuer à une entité non humaine des caractéristiques humaines, y compris comportementales.

📝 Points essentiels

  • Tinbergen montre que le rejet de coquilles vides chez la Mouette rieuse dépend fortement de facteurs génétiques.
  • Des oiseaux construisant un nid pour la première fois rejettent des coquilles vides déposées avant la ponte du 1er œuf.
  • Le rejet de coquilles vides sert à réduire le risque de prédation.
  • La comparaison phylogénétique oppose la Mouette rieuse à la Mouette tridactyle, proche mais nichant en falaises.
  • La Mouette tridactyle ne rejette pas les coquilles vides comme la Mouette rieuse, car le contexte de nidification limite l’accès des prédateurs.
  • L’éthologie est définie comme l’étude du comportement des espèces animales dans leur milieu naturel ou en environnement expérimental.

💡 Astuce mémo

Proxi = Pourquoi ça marche maintenant (gènes + développement) ; Ultime = Pourquoi ça a été gardé (fonction + évolution).

📖 8. Superfamille des hominoïdes et familles

🔑 Notions clés & Définitions

  • Conception éthologiste : Approche qui étudie des comportements observables dans la nature en les reliant à l’environnement et aux interactions entre individus.
  • Konrad Lorenz : Ethologue connu pour ses travaux sur le comportement animal et l’approche éthologique.
  • Nikolaas Tinbergen : Ethologue connu pour ses contributions à l’étude scientifique du comportement et de ses fonctions.
  • Karl von Frisch : Ethologue connu pour ses recherches sur la communication et le comportement chez les animaux.
  • Aphasie de Broca : Syndrome d’aphasie associé à une lésion cérébrale dans une région impliquée dans le langage.

📝 Points essentiels

  • Les behavioristes cherchent des mécanismes communs à toutes les espèces et se focalisent moins sur les différences interspécifiques.
  • Les éthologistes expliquent un comportement par son contexte naturel et par les interactions individu–environnement.
  • Un comportement, pour les éthologistes, a une ou plusieurs fonctions biologiques et s’explique aussi par l’évolution.
  • Deux questions guident l’analyse éthologique : cause actuelle du comportement et fonction biologique associée.
  • Les éthologistes défendent l’idée de variations entre espèces : chaque espèce a des capacités adaptées à son environnement.
  • Le début des neurosciences peut être relié à la fin du XIXe siècle avec Paul Broca et l’aphasie de Broca.

💡 Astuce mémo

Éthologie = Environnement + Évolution : « pourquoi maintenant ? » et « à quoi ça sert ? »

📖 9. Comparaison humain et autres anthropoïdes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Système somesthésique : Le système somesthésique regroupe les informations sensorielles issues du corps pour permettre l’interaction avec l’environnement via le corps.
  • Système vestibulaire : Le système vestibulaire informe sur la position de la tête et sur les déplacements, notamment lors d’accélérations comme dans un ascenseur.
  • Écholocalisation : L’écholocalisation est un comportement animal qui détecte proies et obstacles grâce au traitement de l’écho des cris émis par l’individu.
  • Nocicepteurs : Les nocicepteurs sont des récepteurs spécialisés qui déclenchent la perception de la douleur quand la pression devient dangereuse ou quand les tissus sont endommagés.
  • Organisation topographique : L’organisation topographique est la conservation d’une cartographie des informations depuis la périphérie jusqu’au cortex primaire, sans mélange des signaux.

📝 Points essentiels

  • Le système somesthésique comprend quatre sensibilités : toucher, température, position des parties du corps, et douleur.
  • Les fonctions majeures du système somesthésique incluent identifier les objets, estimer leur température, évaluer les forces externes et traiter les informations nociceptives.
  • La transduction correspond à la conversion d’un signal chimique ou physique en impulsions électriques par des terminaisons réceptrices.
  • La densité des récepteurs varie selon les zones : elle est maximale au visage et aux extrémités, ce qui modifie les seuils de sensibilité.
  • Le seuil de discrimination spatiale se mesure avec deux pointes : il est le plus bas à l’extrémité de la langue et au bout des doigts, et le plus élevé sur mollets, cuisses, bras et dos.
  • Les réseaux proprioceptifs fournissent des informations sur la longueur musculaire et la tension via des récepteurs situés dans muscles, tendons et articulations.

💡 Astuce mémo

Somesthésie = Toucher + Température + Position + Douleur ; Vestibule = Position/Trajets de la tête.

📖 10. Lignée humaine et principaux fossiles

🔑 Notions clés & Définitions

  • Organisation somatotopique : L’organisation somatotopique est une cartographie corticale ordonnée où chaque partie du corps correspond à une zone précise qui traite ses informations.
  • Représentation homonculus : La représentation homonculus est l’idée que l’étendue corticale d’une zone dépend de la densité des terminaisons nerveuses associées.
  • Déprivation sensorielle : La déprivation sensorielle est la perte d’entrées sensorielles qui déclenche des changements de fonctionnement et de réorganisation des cartes corticales.
  • Membre fantôme : Le membre fantôme est la sensation persistante d’un membre amputé, malgré la connaissance de son absence.
  • Bourgeonnement collatéral : Le bourgeonnement collatéral est la formation de nouvelles branches d’axones et de nouvelles synapses après une réorganisation.

📝 Points essentiels

  • En déprivation sensorielle, la perte d’une entrée sensorielle entraîne une réorganisation somatotopique des aires corticales concernées.
  • Après perte d’une partie du corps, l’aire qui reçoit préférentiellement ses informations diminue progressivement, tandis que d’autres aires (ex. visage, bras) augmentent progressivement.
  • La sensation de membre fantôme concerne environ 80% à 100% des personnes amputées.
  • La douleur fantôme peut durer de quelques jours à plusieurs mois et peut inclure des composantes proprioceptives, extéroceptives et motrices.
  • Les neurones du système somesthésique primaire ne dégénèrent pas forcément : ils peuvent progressivement recevoir des informations d’une autre partie du corps.
  • Le bourgeonnement collatéral crée de nouvelles collatérales d’axones et de nouvelles synapses, participant à la réorganisation des circuits.

💡 Astuce mémo

Déprivation → cartes qui bougent : moins d’aire pour la zone perdue, plus d’aire pour les zones voisines (visage/bras).

📖 11. Histoire de l’étude du comportement animal

🔑 Notions clés & Définitions

  • Organisation tonotopique : L’organisation tonotopique est une correspondance spatiale entre la fréquence des sons et les zones activées du système auditif, du récepteur jusqu’au cortex primaire.
  • Cochlée : La cochlée est l’organe auditif interne où les vibrations sonores sont transformées en signaux nerveux selon la fréquence.
  • Acouphènes : Les acouphènes sont des perceptions sonores internes non provoquées par un stimulus externe, pouvant s’accompagner de gêne et d’hyperacousie.
  • Cortex temporal supérieur : Le cortex temporal supérieur est une aire cérébrale sensible aux signaux vocaux, avec une spécialisation pour les catégories de sons de l’espèce.
  • Effet McGurk : L’effet McGurk est un phénomène où la vision des mouvements de la bouche modifie la perception auditive du langage.

📝 Points essentiels

  • Le langage parlé dépend d’un couplage perception–motricité : une bonne perception auditive soutient l’acquisition et la prononciation, mais la production aide aussi la perception.
  • Les sons sont définis par trois paramètres : fréquence (Hz), intensité (dB) et durée.
  • La fréquence correspond à la vibration de l’air : 1 Hz = 1 onde par seconde, et elle détermine le caractère grave (faible) ou aigu (élevé).
  • L’intensité est exprimée en dB et le seuil de perception dépend de la fréquence, avec un exemple donné à 0 dB pour 1000 Hz.
  • Les sons de l’environnement et de la parole sont majoritairement complexes : ils contiennent plusieurs fréquences et des variations (ascendantes ou descendantes) qui changent le son.
  • L’audition couvre environ 20 Hz à 20 000 Hz : en dessous de 20 Hz ce sont les infrasons, et avec l’âge la sensibilité aux hautes fréquences diminue.

💡 Astuce mémo

Perception ↔ Production : « parler pour entendre » ; Tonotopie = « fréquence → place » ; McGurk = « voir → entendre autrement ».

📖 12. Discontinuité, continuité et approche évolutionniste

🔑 Notions clés & Définitions

  • Rétinotopie : La rétinotopie est une organisation topographique où l’activité du cortex visuel dépend de la position des zones de la scène sur la rétine.
  • Hiérarchisation sensorielle : La hiérarchisation sensorielle décrit l’augmentation progressive de la complexité des traitements quand on s’éloigne de l’organe sensoriel vers le cortex.
  • Voies parallèles : Les voies parallèles sont des circuits qui traitent en même temps des caractéristiques différentes d’un même stimulus.
  • Aire V4 : L’aire V4 est une région visuelle impliquée dans l’analyse sélective de la couleur, indépendamment de la direction du stimulus.
  • Aire V5 : L’aire V5 est une région visuelle impliquée dans l’analyse sélective du déplacement d’un objet selon une direction donnée.

📝 Points essentiels

  • Le cortex visuel primaire se situe au niveau du lobe occipital et reçoit les informations issues du thalamus.
  • Les deux hémisphères reçoivent des informations croisées : l’hémichamp gauche va vers l’hémisphère droit et inversement.
  • La rétinotopie permet une représentation spatiale précise : les neurones voisins codent des zones voisines de l’espace visuel.
  • Au-delà du cortex visuel primaire, de nombreuses aires visuelles contribuent à la perception (environ une trentaine).
  • Une lésion de V4 peut provoquer une achromatopsie, tandis qu’une lésion de V5 peut provoquer une akinétopsie.
  • Le système visuel comporte deux voies parallèles : une voie dorsale pour le mouvement et une voie centrale pour la forme, la couleur et la taille.

💡 Astuce mémo

Rétine → V1 (carte) ; V4 = Couleur ; V5 = Mouvement : “4 pour la couleur, 5 pour le déplacement”.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1758Linné propose la dénomination binomiale Homo sapiens
1809Publication de la théorie du transformisme de Lamarck
1859Darwin publie L’Origine des espèces
1871Darwin applique la sélection naturelle à l’espèce humaine
1872Darwin insiste sur la nécessité d’études comparatives sur les émotions
100 000 ansTemps estimé pour la colonisation de toute la planète par Homo sapiens
1960Théorie neutraliste de l’évolution (Motoo Kimura)

📊 Tableaux de synthèse

Niveaux de sélection (Darwin)

TypeCe qui est favoriséExemple
Sélection naturelleSurvie puis reproduction via l’adaptation à l’environnementSurvie du plus apte chez les sauves-souris vampires (partage)
Sélection sexuelleTraits liés à l’accès aux partenaires et à la reproductionPréférences des femelles et dimorphisme sexuel

Causes et fonctions en éthologie (Tinbergen)

QuestionCatégorieCe qu’on cherche
Pourquoi maintenant ?Causalités proximalesDéterminisme + ontogénèse (mécanismes immédiats)
À quoi ça sert ?Causalités ultimesFonctions + phylogénèse (histoire évolutive)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre humiliation biologique (humain produit de l’évolution, pas au sommet) et humiliation psychologique (inconscient) : ce n’est pas le même chapitre.
  2. Croire que la sélection naturelle = survie du plus fort : le cours insiste sur la survie du plus apte (meilleur compromis survie + reproduction).
  3. Mélanger homologies et analogies : homologies = même origine évolutive, analogies = ressemblances sans même origine.
  4. Se tromper sur les niveaux de sélection : sélection naturelle = survie, sélection sexuelle = reproduction (accès aux partenaires).
  5. Inverser l’indice intermembral : <100 bipédie, =100 quadrupédie, >100 brachiation.
  6. Penser que l’évolution humaine est linéaire “singe → humain” : le cours critique l’image d’Épinal et insiste sur l’évolution buissonnante.
  7. Confondre anthropomorphisme et anthropodéni : anthropomorphisme attribue des traits humains aux animaux, anthropodéni fait l’inverse (à ne pas confondre).

✅ Checklist Examen

  1. Définir biodiversité et donner l’ordre de grandeur (5 à 100 millions d’espèces) puis expliquer le rôle de la systématique (inventorier/classer).
  2. Retracer la classification de Linné pour l’humain jusqu’à Homo sapiens et rappeler que la dénomination binomiale est proposée en 1758.
  3. Expliquer la distinction procaryotes/eucaryotes et citer les 6 règnes (2 procaryotes : bactéries/archées ; 4 eucaryotes : protistes/champignons/végétaux/animaux).
  4. Présenter le fixisme, puis le catastrophisme, puis le transformisme, et préciser la publication de la théorie du transformisme (1809).
  5. Résumer les 2 piliers de Darwin : ascendance commune (continuité) et adaptation à des niches écologiques différentes (discontinuité).
  6. Décrire la sélection naturelle comme combinaison variabilité inter-individuelle (aléatoire, héréditaire) + sélection (orientée) et rappeler l’idée “plus apte”.
  7. Donner au moins deux types de preuves de l’ascendance commune (homologies anatomiques/embryologiques/génétiques et paléontologie avec formes intermédiaires).
  8. Expliquer comment la sélection naturelle est illustrée par des exemples du cours (sélection artificielle, phalène du bouleau, résistance aux insecticides, drépanocytose).
  9. Expliquer la sélection sexuelle via : dimorphisme sexuel, anisogamie, sélection intrasexuelle/intersexuelle, compétition directe et compétition spermatique, puis le choix des partenaires.
  10. Expliquer la classification typologique vs phylogénétique (Linné vs Darwin) et situer LUCA et la super-famille des hominoïdes (Hylobatidés vs Hominidés).
  11. Comparer humain et autres anthropoïdes sur : bipédie, courbures de la colonne, indice intermembral, main/pied, trou occipital, caryotype (46 vs 48), ~99% de gènes et HAR1/HAR2, puis langage et outils.
  12. Décrire l’évolution humaine (principaux fossiles/espèces et dates du cours) : Toumaï (~7 Ma), australopithèques (4.4 à 1 Ma), paranthropes (2.7 à 1 Ma), Homo habilis (2.8 à 1.8 Ma), Homo erectus (1.6 Ma à 70 000 ans av.
  13. Expliquer les grandes étapes de l’hominisation (outils, langage, feu, enfouissement/sépultures, art/pensée symbolique) et au moins 3 hypothèses sur l’augmentation du cerveau (régime omnivore, physiologie/radiateur, néotè
  14. Expliquer les théories sur l’origine de l’humain moderne (remplacement, assimilation, hybridation) et rappeler la cohabitation sapiens-néandertaliens (10000 ans) et la proportion de génome néandertalien (1% à 3%).

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1. Quel est le rôle principal de la systématique dans l’étude de la biodiversité ?

2. Quelle est la définition principale de la biodiversité dans le contexte biologique?

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Biodiversité — définition ?

Diversité naturelle des organismes vivants.

Diversité du vivant : définition

Variété et nombre d'espèces vivantes.

Classification de Linné — étape clé ?

Classement basé sur la morphologie et l’anatomie.

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