Ficha de revisão: Introduction à l'algèbre et analyse mathématique

📋 Plan du Cours

  1. Conventions et notations standards
  2. Ensembles, fonctions et complexes
  3. Polices de caractères et alphabet grec
  4. Fonctions usuelles et transformations
  5. Espaces vectoriels : structure et sous-espaces
  6. Applications linéaires : noyau et image
  7. Développements limités et asymptotes
  8. Diagonalisation des matrices et endomorphismes
  9. Primitives et intégrales : calcul et suites
  10. Erreur d’approximation par la méthode des points milieux

📖 1. Conventions et notations standards

🔑 Notions clés & Définitions

  • Ensembles N, Z, Q, R, C : Ensemble des entiers naturels, entiers relatifs, rationnels, réels et complexes, notés respectivement N, Z, Q, R et C.
  • Corps K : Corps noté K, choisi parmi Q, R ou C, avec la convention K ∈ {Q, R, C}.
  • Intervalle d’entiers ⟦n,p⟧ : Ensemble des entiers compris entre n et p, noté ⟦n,p⟧ et défini par ⟦n,p⟧ = [n,p] ∩ N.
  • Ensemble F(E,F) : Ensemble des applications de E vers F, noté F(E,F) ou F E, pour caractériser une famille de fonctions.
  • Fonction indicatrice 1Y|X : Fonction indicatrice d’un sous-ensemble Y de X, notée 1Y|X (ou 1Y), qui vaut 1 sur Y et 0 ailleurs.

📝 Points essentiels

  • Les symboles N, Z, Q, R, C désignent respectivement les entiers naturels, relatifs, rationnels, réels et complexes.
  • La notation K désigne l’un des corps Q, R ou C, donc K ∈ {Q,R,C}.
  • Pour n ≤ p, l’ensemble des entiers entre n et p s’écrit ⟦n,p⟧ et vérifie ⟦n,p⟧ = [n,p] ∩ N.
  • On peut aussi écrire {n,...,p} pour désigner le même ensemble d’entiers lorsque n et p sont des entiers.
  • Si n > 1, la notation N^n désigne ⟦1,n⟧, c’est-à-dire l’ensemble des entiers de 1 à n.
  • Si E et F sont des ensembles, F^E désigne l’ensemble des applications de E dans F, aussi noté F(E,F).

💡 Astuce mémo

N,Z,Q,R,C : Natures→Zélés→Rationnels→Réels→Complexes (dans cet ordre).

📖 2. Ensembles, fonctions et complexes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Symbole de Kronecker : Symbole qui vaut 1 quand deux indices sont égaux et 0 sinon, ce qui simplifie des sommes et des produits.
  • Fonction δi,j : Notation de la valeur du symbole de Kronecker appliquée au couple d’indices (i,j), souvent notée δi,j ou δj,i selon la convention.
  • Complexe i : Lettre i désignant une solution complexe de l’équation x2 + 1 = 0, donc i2 = −1.
  • Complexe j : Lettre j désignant une solution complexe de z3 = 1 différente de 1, avec une convention d’écriture possible via des exponentielles.

📝 Points essentiels

  • Le symbole de Kronecker δi,j vaut 1 si i = j et 0 si i ≠ j.
  • L’image d’un couple (i,j) par δ peut être notée δi,j, δj,i ou δi,j selon l’ordre des indices choisi.
  • Le symbole de Kronecker sert à simplifier des expressions contenant des sommes ou des produits et à définir certaines matrices.
  • La lettre i est une solution de x2 + 1 = 0 et il y en a exactement deux.
  • La lettre j est une solution complexe de z3 = 1 avec z ≠ 1, et on peut convenir que j = e^{2iπ/3} (ou e^{4iπ/3}).

💡 Astuce mémo

Kronecker : même indice → 1, indice différent → 0 ; i : racine de x2+1=0 ; j : racine de z3=1 différente de 1.

📖 3. Polices de caractères et alphabet grec

🔑 Notions clés & Définitions

  • th : Fonction hyperbolique tangente, notée th, définie à partir des exponentielles et utilisée dans les identités avec sh et ch.
  • sh : Fonction hyperbolique sinus, notée sh, définie via les exponentielles et apparaissant dans les inégalités et simplifications.
  • ch : Fonction hyperbolique cosinus, notée ch, définie via les exponentielles et utilisée notamment dans des bornes avec sh.
  • Argth : Fonction réciproque de la tangente hyperbolique, notée Argth, qui inverse th sur son domaine.
  • Argsh : Fonction réciproque du sinus hyperbolique, notée Argsh, qui inverse sh sur son domaine.

📝 Points essentiels

  • Les notations th, sh, ch désignent respectivement tangente, sinus et cosinus hyperboliques, et leurs inverses sont notées Argth, Argsh, Arccosh selon le contexte du cours.
  • Pour tout xRx\in\mathbb{R}, on a 0ch(x)1xsh(x)0\le ch(x)-1\le x\,sh(x), ce qui fournit une borne utile entre ch et sh.
  • Pour tout x]0,1[x\in]0,1[, on a Arcsin(x)<x1x2\mathrm{Arcsin}(x)<x\sqrt{1-x^2}, inégalité servant à encadrer Arcsin.
  • Pour tout xR+x\in\mathbb{R}^*_+, on a Arctan(x)>x1+x2\mathrm{Arctan}(x)>\dfrac{x}{1+x^2}, inégalité de comparaison pour Arctan.
  • Les exercices utilisent des identités et simplifications impliquant th et ses inverses, donc le domaine de dérivation/definition doit être vérifié avant de dériver ou simplifier.
  • Les expressions de type Argth()\mathrm{Argth}(\cdot), Argsh()\mathrm{Argsh}(\cdot) et Arccos()\mathrm{Arccos}(\cdot) apparaissent sous des formes algébriques à simplifier, ce qui impose de reconnaître les correspondances entre fonction,

💡 Astuce mémo

th=tan mais en hyperbolique (th ↔ Argth), sh=sin hyperbolique (sh ↔ Argsh), ch=cos hyperbolique (ch ↔ Arghc/Argch selon notation du cours).

📖 4. Fonctions usuelles et transformations

🔑 Notions clés & Définitions

  • Application linéaire : Application entre deux espaces vectoriels qui respecte les opérations : somme et multiplication par un scalaire.
  • Noyau d’une application linéaire : Ensemble des vecteurs de départ dont l’image est le vecteur nul, noté Ker(f).
  • Image d’une application linéaire : Ensemble des vecteurs de l’espace d’arrivée obtenus comme images de vecteurs de départ, noté Im(f).
  • Isomorphisme d’espaces vectoriels : Application linéaire bijective qui préserve la structure vectorielle entre deux espaces.
  • Opérateur de dérivation : Application D qui envoie une fonction dérivable sur sa dérivée, D(f)=f’.

📝 Points essentiels

  • Pour une application linéaire f, Ker(f) est un sous-espace vectoriel de l’espace de départ.
  • Pour une application linéaire f, Im(f) est un sous-espace vectoriel de l’espace d’arrivée.
  • Une application linéaire f est injective si et seulement si Ker(f)={0}.
  • Une application linéaire f est un isomorphisme si et seulement si f est bijective.
  • Si f et g sont des endomorphismes et f∘g=g∘f, alors g(Ker(f))⊂Ker(f).
  • Si f et g sont des endomorphismes et f∘g=g∘f, alors g(Im(f))⊂Im(f).

💡 Astuce mémo

Injectif ⇔ noyau nul ; Surjectif ⇔ image = tout ; Isomorphisme ⇔ bijection ; Commute f∘g=g∘f ⇒ g stabilise Ker et Im.

📖 5. Espaces vectoriels : structure et sous-espaces

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sous-espace vectoriel : Un sous-espace vectoriel est un ensemble inclus dans un espace vectoriel qui est stable par combinaison linéaire, donc par addition et multiplication par un scalaire.
  • Famille linéairement indépendante : Une famille de vecteurs est linéairement indépendante quand aucune combinaison linéaire non triviale ne donne le vecteur nul.
  • Base : Une base d’un espace vectoriel est une famille linéairement indépendante qui engendre tout l’espace, permettant d’exprimer tout vecteur de façon unique.
  • Noyau d’une application linéaire : Le noyau d’une application linéaire est l’ensemble des vecteurs envoyés sur 0, et c’est toujours un sous-espace vectoriel.
  • Image d’une application linéaire : L’image d’une application linéaire est l’ensemble des vecteurs obtenus comme valeurs de l’application, et c’est un sous-espace vectoriel.

📝 Points essentiels

  • Pour vérifier l’appartenance d’un vecteur à un sous-espace engendré, on cherche des scalaires tels que le vecteur soit une combinaison linéaire des générateurs.
  • Pour tester l’indépendance d’une famille, on résout une équation de combinaison linéaire égale à 0 et on vérifie si les coefficients doivent tous être nuls.
  • Dans un changement de base, les composantes (y1,y2,y3)(y_1,y_2,y_3) se déterminent en écrivant u=y1ε1+y2ε2+y3ε3u=y_1\varepsilon_1+y_2\varepsilon_2+y_3\varepsilon_3 puis en identifiant les coordonnées.
  • La dimension d’un sous-espace engendré par des vecteurs se trouve via le rang de la matrice formée par ces vecteurs (en colonnes ou en lignes).
  • Pour une application linéaire ff, le noyau et l’image se déterminent en résolvant respectivement f(v)=0f(v)=0 et en décrivant l’ensemble des sorties f(v)f(v).
  • Le théorème du rang relie dimension du domaine, dimension du noyau et dimension de l’image pour une application linéaire entre espaces vectoriels finis-dimensionnels.

💡 Astuce mémo

Indépendance = coefficients forcés à 0 ; Noyau = tout ce qui tombe à 0 ; Image = tout ce qui sort.

📖 6. Applications linéaires : noyau et image

🔑 Notions clés & Définitions

  • Image d’une application linéaire : L’image d’une application linéaire est l’ensemble des vecteurs obtenus en appliquant la fonction à tous les vecteurs de l’espace de départ.
  • Noyau d’une application linéaire : Le noyau d’une application linéaire est l’ensemble des vecteurs envoyés sur le vecteur nul.
  • Matrice d’une application linéaire : La matrice d’une application linéaire dépend des bases choisies et encode l’action de la fonction sur les coordonnées.
  • Changement de base : Le changement de base décrit comment passer des coordonnées dans une base à celles dans une autre base via des matrices de passage.

📝 Points essentiels

  • Pour une application linéaire ff, on a Im(f)={f(x)xE}\mathrm{Im}(f)=\{f(x)\mid x\in E\} et ker(f)={xEf(x)=0}\ker(f)=\{x\in E\mid f(x)=0\}.
  • Dans l’exercice 27, la matrice AA de ff dans la base canonique (e1,e2,e3,e4)(e_1,e_2,e_3,e_4) se construit en prenant comme colonnes les coordonnées de f(e1),f(e2),f(e3),f(e4)f(e_1),f(e_2),f(e_3),f(e_4).
  • Pour l’exercice 27, dim(Im(f))\dim(\mathrm{Im}(f)) se déduit de la dimension de l’espace engendré par les colonnes de AA, puis dim(ker(f))\dim(\ker(f)) se déduit par la relation dimensionnelle.
  • Une base de Im(f)\mathrm{Im}(f) se déduit en choisissant des colonnes de AA formant une famille libre engendrant le même sous-espace.
  • Une base de ker(f)\ker(f) se déduit en résolvant le système linéaire Ax=0Ax=0 et en prenant des solutions libres (vecteurs de base du sous-espace).
  • Dans l’exercice 26, si BB est une base de R3\mathbb{R}^3, alors la matrice BB associée à ff dans cette base permet d’obtenir les matrices de passage P=MatE,B(IdR3)P=\mathrm{Mat}_{E,B}(\mathrm{Id}_{\mathbb{R}^3}) et $Q=\mathrm{Mat

💡 Astuce mémo

Image = sorties, noyau = zéros : Im(f) = ce que f produit, Ker(f) = ce que f annule.

📖 7. Développements limités et asymptotes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Développement limité : Un développement limité est une approximation polynomiale d’une fonction au voisinage d’un point, avec un reste d’ordre supérieur à la précision demandée.
  • Asymptote verticale : Une asymptote verticale est une droite x=ax=a telle que la fonction diverge vers ±\pm\infty quand xax\to a.
  • Asymptote horizontale : Une asymptote horizontale est une droite y=Ly=L telle que f(x)Lf(x)\to L quand x±x\to\pm\infty.
  • Asymptote oblique : Une asymptote oblique est une droite y=ax+by=ax+b telle que f(x)(ax+b)0f(x)-(ax+b)\to 0 quand x±x\to\pm\infty.

📝 Points essentiels

  • Pour h(x)={e1/x1x>00x0h(x)=\begin{cases}e^{-1/x}-1 & x>0\\0 & x\le 0\end{cases}, on montre que hh est de classe CC^\infty au voisinage de 00.
  • Au voisinage de 00, pour tout entier n>0n>0, on a h(n)(x)=Pn(x)x2ne1/xh^{(n)}(x)=P_n(x)\,x^{2n}e^{-1/x} avec PnP_n polynôme de degré n\le n.
  • Au voisinage de 00, pour tout entier n>0n>0, h(n)h^{(n)} est continue et h(n)(0)=0h^{(n)}(0)=0.
  • On en déduit que hh admet un développement limité en 00 à tout ordre (tous les coefficients du DL sont nuls).
  • Pour déterminer un DL d’ordre nn de hh en 00, on utilise que h(k)(0)=0h^{(k)}(0)=0 pour tout knk\le n, donc le DL est le polynôme nul à l’ordre nn.
  • Pour f(x)=1(x+1)(x+2)f(x)=\dfrac{1}{(x+1)(x+2)}, on vérifie f(x)=1x+11x+2f(x)=\dfrac{1}{x+1}-\dfrac{1}{x+2} puis on développe chaque terme en série au voisinage de 00 pour obtenir le DL d’ordre nn.

💡 Astuce mémo

DL en 0 : dérivées nulles ⇒ coefficients nuls ⇒ DL = 0 à tout ordre ; asymptotes : verticales (diverge en x=a), horizontales (limite finie), obliques (reste après ax+b tend vers 0).

📖 8. Diagonalisation des matrices et endomorphismes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Diagonalisation : Diagonalisation : décomposition d’un endomorphisme (ou d’une matrice) en une base de vecteurs propres, ce qui simplifie le calcul des puissances.
  • Valeurs propres : Valeurs propres : scalaires λ\lambda tels qu’il existe un vecteur non nul vv vérifiant Av=λvAv=\lambda v (ou f(v)=λvf(v)=\lambda v).
  • Vecteurs propres : Vecteurs propres : vecteurs non nuls vv associés à une valeur propre λ\lambda et satisfaisant Av=λvAv=\lambda v.
  • Endomorphisme : Endomorphisme : application linéaire d’un espace vectoriel dans lui-même, représentée par une matrice dans une base donnée.
  • Matrices semblables : Matrices semblables : matrices MM' et MM liées par M=QMQ1M'=QMQ^{-1}, qui ont les mêmes valeurs propres et des propriétés spectrales identiques.

📝 Points essentiels

  • Si une matrice (ou un endomorphisme) admet une base de vecteurs propres, alors elle est diagonalisable et ses puissances se calculent facilement via la diagonale.
  • Pour diagonaliser une matrice, on cherche ses valeurs propres puis on construit une base de vecteurs propres correspondants.
  • Une matrice MM' semblable à MM admet les mêmes valeurs propres que MM et il existe une matrice inversible QQ telle que M=QMQ1M'=QMQ^{-1}.
  • Pour une matrice AA diagonalisable, si A=PDP1A=PDP^{-1} avec DD diagonale, alors An=PDnP1A^n=PD^nP^{-1} pour tout nNn\in\mathbb N^*.
  • Dans les exercices, on passe souvent d’un endomorphisme ff à sa matrice canonique, puis on diagonalise pour obtenir une base de vecteurs propres et une forme simplifiée.
  • Les exercices demandent aussi d’utiliser la diagonalisation pour expliciter des suites définies par des récurrences linéaires couplées (via les puissances AnA^n).

💡 Astuce mémo

Valeurs propres = “coefficients” sur les directions propres : une fois la base trouvée, AnA^n devient juste λn\lambda^n sur la diagonale.

📖 9. Primitives et intégrales : calcul et suites

🔑 Notions clés & Définitions

  • Primitives : Une primitive d’une fonction est une fonction dont la dérivée redonne la fonction d’origine.
  • Intégrale définie : Une intégrale définie mesure l’aire algébrique entre deux bornes et s’obtient via une primitive.
  • Changement de variable : Le changement de variable transforme une intégrale en une autre intégrale plus simple en remplaçant la variable d’intégration.
  • Intégration par parties : L’intégration par parties relie une intégrale de produit à une autre intégrale via la formule udv=uvvdu\int u\,dv=uv-\int v\,du.
  • Suites récurrentes linéaires : Une suite récurrente linéaire est définie par une relation où chaque terme dépend linéairement des termes précédents.

📝 Points essentiels

  • Pour calculer une primitive, on cherche une fonction FF telle que F(x)=f(xF'(x)=f(x, puis on ajoute une constante CC.
  • Pour une intégrale définie abf(x)dx\int_a^b f(x)\,dx, on utilise la formule de Newton-Leibniz : abf=F(b)F(a)\int_a^b f=F(b)-F(a) si F=fF'=f.
  • Les intégrales de type sin(x)cos2(x)dx\int \sin(x)\cos^2(x)\,dx se simplifient souvent en réécrivant en puissances de cos\cos ou sin\sin puis en dérivant la partie restante.
  • Les intégrales avec expressions du type dxax+b\int \frac{dx}{ax+b} ou dxpolynoˆme\int \frac{dx}{\text{polynôme}} se traitent par factorisation/complétion du carré quand c’est possible.
  • Les intégrales trigonométriques du type sin(2x)11+cosxdx\int \sin(2x)\,\frac{1}{1+\cos x}\,dx se simplifient via des identités trigonométriques et/ou la substitution u=1+cosxu=1+\cos x.
  • Les intégrales avec racines du type 4xx2dx\int \sqrt{4x-x^2}\,dx se ramènent souvent à une forme standard par substitution xx-centrée et symétrie.

💡 Astuce mémo

Primitive = Dérivée inversée (F' = f) ; Intégrale définie = Aire algébrique (F(b)-F(a)).

📖 10. Erreur d’approximation par la méthode des points milieux

🔑 Notions clés & Définitions

  • Méthode des points milieux : Méthode d’approximation d’une intégrale qui remplace l’aire sous ff par la somme des valeurs de ff aux milieux de chaque sous-intervalle multipliées par le pas.
  • Subdivision régulière : Découpage de [a,b][a,b] en sous-intervalles de même longueur hh via x0=a<x1<<xn=bx_0=a<x_1<\dots<x_n=b.
  • Pas de subdivision : Quantité hh égale à la longueur de chaque sous-intervalle, donc h=banh=\frac{b-a}{n}.
  • Point milieu αi\alpha_i : Milieu du sous-intervalle [xi,xi+1][x_i,x_{i+1}], utilisé comme point d’évaluation dans l’approximation.
  • Erreur d’approximation : Différence entre l’intégrale exacte abf(x)dx\int_a^b f(x)dx et son approximation par la méthode des points milieux.

📝 Points essentiels

  • Si fC2([a,b])f\in C^2([a,b]), alors ff est intégrable sur [a,b][a,b] (en particulier au sens de Riemann).
  • Sur chaque [xi,xi+1][x_i,x_{i+1}], la formule de Taylor-Lagrange de ff au point milieu αi\alpha_i donne un développement avec reste en ff''.
  • On a xixi+1(xαi)dx=0\int_{x_i}^{x_{i+1}}(x-\alpha_i)\,dx=0 car xαix-\alpha_i est antisymétrique autour du milieu.
  • On a xixi+1(xαi)2dx=h312\int_{x_i}^{x_{i+1}}(x-\alpha_i)^2\,dx=\frac{h^3}{12} pour un intervalle de longueur hh.
  • Pour chaque ii, l’écart local vérifie xixi+1f(x)dxhf(αi)h324sup[xi,xi+1]f\left|\int_{x_i}^{x_{i+1}} f(x)dx-h\,f(\alpha_i)\right|\le \frac{h^3}{24}\,\sup_{[x_i,x_{i+1}]}|f''|.
  • En sommant les majorations locales, on obtient une majoration globale de l’erreur de la méthode des points milieux sur [a,b][a,b] en fonction de h2h^2 et d’un majorant de f|f''| sur [a,b][a,b].

💡 Astuce mémo

Points milieux : le terme en (xαi)(x-\alpha_i) s’annule (symétrie), et le premier reste utile vient de (xαi)2(x-\alpha_i)^2 avec facteur h3/12h^3/12, d’où une erreur globale en ordre h2h^2.

📊 Tableaux de synthèse

Correspondances fonctions hyperboliques et inverses

FonctionInverseRemarque cours
thArgthInverse de la tangente hyperbolique (vérifier domaines avant dériver/simplifier).
shArgshInverse du sinus hyperbolique (utilisée dans simplifications).
chArccoshInverse du cosinus hyperbolique (selon notation du cours).

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre l’intervalle ⟦n,p⟧ avec [n,p] : dans le cours, ⟦n,p⟧ = [n,p] ∩ N, donc ce n’est pas forcément l’intervalle réel entier.
  2. Penser que δi,j vaut 1 quand i≠j : le symbole de Kronecker vaut 1 si i=j et 0 sinon, et l’ordre des indices peut changer la notation (δi,j vs δj,i).
  3. Oublier que la lettre j est une racine de z3=1 différente de 1 : on peut convenir j=e^{2iπ/3} (ou e^{4iπ/3}), mais pas j=1.
  4. Dériver/simplifier Argth(·) ou Argsh(·) sans vérifier le domaine : le cours insiste que les inverses imposent des conditions de définition.
  5. Croire que Ker(f) et Im(f) sont des ensembles quelconques : pour une application linéaire, ce sont toujours des sous-espaces vectoriels (et Ker(f)={0} ⇔ f injective).
  6. Se tromper dans la construction de la matrice d’une application linéaire : dans l’exercice 27, les colonnes de A sont les coordonnées de f(e1), f(e2), f(e3), f(e4) dans la base canonique.
  7. Pour la méthode des points milieux, oublier la symétrie : sur chaque [xi,xi+1], l’intégrale de (x−αi) s’annule, et l’ordre d’erreur global vient du terme en (x−αi)^2 (donc en h^2).

✅ Checklist Examen

  1. Savoir énoncer et utiliser les notations N,Z,Q,R,C et la convention K∈{Q,R,C}.
  2. Savoir manipuler ⟦n,p⟧ et la relation ⟦n,p⟧=[n,p]∩N, ainsi que l’écriture {n,...,p} pour n,p entiers.
  3. Savoir définir F(E,F) (applications de E vers F) et la fonction indicatrice 1Y|X (valeurs 1 sur Y, 0 ailleurs).
  4. Savoir définir le symbole de Kronecker δ et l’interpréter pour simplifier des sommes/produits (δi,j=1 si i=j, sinon 0).
  5. Savoir caractériser i (solution de x^2+1=0) et j (solution de z^3=1, z≠1) et donner une convention d’écriture (e^{2iπ/3} ou e^{4iπ/3}).
  6. Savoir donner les inverses th↔Argth, sh↔Argsh, et ch↔Arccosh selon la notation du cours, et connaître au moins une inégalité/bornage fourni (ex. 0≤ch(x)−1≤x sh(x)).
  7. Savoir définir application linéaire, noyau Ker(f), image Im(f), et relier injectivité/isomorphisme à Ker(f) et bijectivité.
  8. Savoir utiliser le fait que f∘g=g∘f implique g(Ker(f))⊂Ker(f) et g(Im(f))⊂Im(f).
  9. Savoir déterminer Ker(f) et Im(f) via résolution f(v)=0 et description des sorties, puis utiliser le théorème du rang pour relier dimensions.
  10. Savoir construire une matrice d’application linéaire à partir des images des vecteurs de base (colonnes = coordonnées de f(ei) dans la base choisie).
  11. Savoir appliquer la méthode des points milieux : définir subdivision régulière, pas h, point milieu αi, et utiliser les résultats d’intégrales locales (∫(x−αi)dx=0, ∫(x−αi)^2dx=h^3/12) pour obtenir une majoration d’erreû
  12. Savoir diagonaliser : relier diagonalisation ↔ base de vecteurs propres, puis calculer A^n via A=PDP^{-1} ⇒ A^n=PD^nP^{-1}.

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1. Que désigne la notation \u27e8n,p\u27e9 lorsqu'on considère des entiers n et p avec n \u2264 p ?

2. Que désigne la notation ⟦n,p⟧ en mathématiques ?

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Ensembles N,Z,Q,R,C — notation ?

N, Z, Q, R, C désignent entiers naturels, relatifs, rationnels, réels, complexes.

Ensembles N, Z, Q, R, C

Entiers naturels, relatifs, rationnels, réels, complexes.

δi,j — définition ?

Valeur 1 si i=j, sinon 0.

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