Лист за преговор: Introduction au droit bancaire et activités financières

📋 Plan du Cours

  1. Droit bancaire dans CMF
  2. Activités du secteur bancaire
  3. Opérations de banque
  4. Réception fonds et crédit
  5. Services de paiement et monnaie électronique
  6. Prestataires du secteur bancaire
  7. Statuts et agrément bancaire
  8. Extension territoriale et passeport
  9. Monopole bancaire et sanctions

📖 1. Droit bancaire dans CMF

🔑 Notions clés & Définitions

  • Code monétaire et financier (CMF) : Ensemble de règles regroupant le droit monétaire, bancaire et financier, organisé de manière synthétique sans subdivision homogène spécifique pour le droit bancaire. Il traite ces domaines dans différents livres, notamment le Livre 2 (« les produits ») et le Livre 3 (« les services »).
  • Droit bancaire : Partie du CMF qui concerne les opérations et activités liées aux banques, intégrée de manière synthétique sans subdivision propre. Il est abordé dans une démarche globale, fonctionnelle, plutôt que catégorielle.
  • Droit monétaire : Partie du CMF traitant de la monnaie et des opérations y afférentes, notamment la gestion de la monnaie, la monnaie électronique, etc.
  • Droit financier : Partie du CMF traitant des marchés financiers, instruments financiers, et activités connexes. Il est réparti dans différents livres, notamment le Livre 4 (« les marchés »).
  • Livres du CMF (Livre 1 à 7) : Organisation du code en plusieurs livres, le Livre 1 étant dédié à la monnaie, le Livre 2 aux produits, le Livre 3 aux services, le Livre 4 aux marchés, le Livre 5 aux prestataires de services, le Livre 6 aux institutions, et le Livre 7 aux outre-mer.
  • Démarche synthétique du CMF : Approche globale et intégrée du droit bancaire, monétaire et financier, privilégiant une organisation fonctionnelle plutôt que catégorielle, sans subdivision homogène spécifique pour le droit bancaire.

📝 Points essentiels

  • Le droit bancaire est intégré dans le CMF sans subdivision spécifique, adoptant une démarche synthétique.
  • Le CMF traite trois domaines principaux : droit monétaire, droit bancaire et droit financier, répartis dans différents livres du code.
  • La distinction entre ces domaines n’est pas rigide ; le CMF privilégie une approche globale et fonctionnelle.
  • La partie relative au droit bancaire n’est pas isolée mais imbriquée dans une organisation qui regroupe aussi le droit monétaire et financier.
  • Le Livre 2 (« les produits ») et le Livre 3 (« les services ») regroupent des activités qui relèvent du droit bancaire et financier, sans subdivision homogène spécifique pour le droit bancaire seul.
  • La démarche adoptée permet une vision intégrée des activités bancaires, en passant en revue opérations, services, prestataires, et institutions, selon une logique fonctionnelle.

💡 À retenir

Le droit bancaire, intégré dans le CMF, est abordé de manière synthétique et fonctionnelle, sans subdivision spécifique, répartie dans différents livres traitant aussi du droit monétaire et financier, ce qui privilégie une organisation globale plutôt que catégorielle.

📖 2. Activités du secteur bancaire

🔑 Notions clés & Définitions

Opérations de banque
AUTEUR (date) : ensemble des activités réalisées par les établissements de crédit, comprenant notamment la réception de fonds du public, l’octroi de crédits, et la gestion de comptes.

Services de paiement
AUTEUR (date) : activités consistant à fournir des moyens et des opérations permettant d’effectuer, de recevoir ou de transférer des paiements, sans que cela relève directement de l’activité bancaire.

Monnaie électronique
AUTEUR (date) : émission et gestion d’une monnaie dématérialisée, qui repose sur un dépôt initial de fonds remboursables du public, utilisée pour effectuer des paiements.

Catégories d’activité bancaire
AUTEUR (date) : classifications fonctionnelles regroupant les activités bancaires selon leur nature et leur degré de spécialisation, notamment opérations de banque, services de paiement, monnaie électronique, et services d’investissement.

Ordonnance du 15 juin 2019
AUTEUR (date) : texte législatif ayant scindé les opérations de banque pour créer une catégorie autonome spécifique pour certains services de paiement.

📝 Points essentiels

Le secteur bancaire se divise en trois catégories principales :

  • Opérations de banque : activités traditionnelles telles que la réception de fonds, l’octroi de crédits, la gestion de comptes.
  • Services de paiement : activités permettant d’effectuer ou de recevoir des paiements, distinctes des opérations de banque, notamment après l’ordonnance du 15 juin 2019 qui a créé une catégorie autonome pour certains services de paiement.
  • Monnaie électronique : émission et gestion d’une monnaie dématérialisée, nécessitant un dépôt initial de fonds remboursables du public, et utilisée pour effectuer des paiements.

L’ordonnance du 15 juin 2019 a permis de séparer les opérations de banque en créant une catégorie spécifique pour certains services de paiement, facilitant ainsi leur régulation distincte.

💡 À retenir

Le secteur bancaire se structure en trois catégories fonctionnelles principales, dont la distinction a été renforcée par l’ordonnance du 15 juin 2019, qui a notamment créé une catégorie autonome pour certains services de paiement, permettant une organisation plus précise et adaptée à l’évolution législative récente.

📖 3. Opérations de banque

🔑 Notions clés & Définitions

  • Réception de fonds remboursables du public : Opération consistant à recevoir des fonds du public, avec l’obligation de les restituer, généralement sous forme de dépôts ou autres engagements financiers. (Source : mention de dépôt d’espèces auprès d’un prestataire non agréé, avec risque de restitution).

  • Opérations de crédit bancaire : Opérations par mise à disposition de fonds ou par signature, permettant à un établissement bancaire ou un prestataire agréé d’accorder des crédits ou d’engager sa responsabilité pour garantir un engagement financier. (Source : distinction entre opérations par signature et par mise à disposition de fonds).

  • Services bancaires de paiement : Services permettant d’effectuer des opérations de paiement, notamment via des moyens spécifiques ou généraux, en lien avec la gestion de comptes ou la monnaie électronique. (Source : mention des services de paiement à l’article L314-1 et L311-3).

  • Art L311-1 CMF : Disposition légale définissant le cadre général des opérations de banque, notamment leur délimitation et leur encadrement par le Code monétaire et financier. (Source : référence à l’art L311-1 CMF).

  • Opérations de crédit par signature : Engagements de crédit sous forme d’engagements formels, tels que les garanties ou engagements écrits, sans mise à disposition immédiate de fonds. (Source : distinction avec opérations par mise à disposition).

  • Opérations de crédit par mise à disposition de fonds : Prêts ou découverts où des fonds sont effectivement mis à disposition du client, impliquant une livraison concrète de capitaux. (Source : distinction avec opérations par signature).

📝 Points essentiels

Les opérations de banque regroupent trois types : réception de fonds remboursables du public, opérations de crédit, et services bancaires de paiement. La réception de fonds remboursables du public concerne notamment le dépôt d’espèces ou autres fonds confiés à un prestataire. Les opérations de crédit bancaire se divisent en deux catégories : celles par signature, qui engagent un engagement sans mise à disposition immédiate, et celles par mise à disposition de fonds, qui impliquent un transfert réel de capitaux (prêts, découverts). Les services bancaires de paiement incluent la gestion des moyens de paiement, tels que définis par l’article L314-1, et la monnaie électronique, sous réserve de leur cadre juridique spécifique. La législation, notamment l’art L311-1 CMF, encadre strictement ces opérations pour garantir la fiabilité et la sécurité du système bancaire.

Les opérations de banque sont donc caractérisées par leur nature de gestion, de financement ou de paiement, et leur réalisation doit respecter le cadre légal fixé par le Code monétaire et financier.

💡 À retenir

Les opérations de banque regroupent trois catégories fondamentales : la réception de fonds remboursables du public, les opérations de crédit (par signature ou mise à disposition de fonds), et les services bancaires de paiement, toutes encadrées par la législation pour assurer la fiabilité du système financier. La distinction entre crédit par signature et par mise à disposition est essentielle pour comprendre le fonctionnement et la régulation des activités bancaires.

📖 4. Réception fonds et crédit

🔑 Notions clés & Définitions

Fonds remboursables du public : Sommes d’argent reçues par une banque ou un établissement financier, destinées à être restituées à leur propriétaire après un délai ou selon des modalités convenues, impliquant que la banque devient propriétaire temporaire de ces sommes avec obligation de restitution.

Contrat de dépôt irrégulier : Contrat par lequel une personne remet volontairement des fonds à une banque ou un établissement financier, sans respecter les règles spécifiques du contrat de dépôt classique, souvent sans obligation formelle de restitution immédiate ou selon des modalités particulières.

Prêt amortissable : Prêt dont le remboursement s’effectue par des versements périodiques comprenant une part d’intérêts et une part de capital, permettant d’éteindre progressivement la dette jusqu’à son extinction totale.

Prêt in fine : Prêt où le remboursement du capital intervient en une seule fois à la fin du terme, tandis que l’emprunteur paie périodiquement uniquement les intérêts durant la durée du prêt.

Art L312-2 CMF : Disposition précisant que la réception de fonds remboursables du public par une banque ou un établissement financier doit respecter certaines conditions, notamment en matière d’information et de transparence, pour assurer la protection des déposants et la stabilité financière.

Art L313-1 CMF : Disposition encadrant l’octroi de crédits par les établissements financiers, notamment en précisant que ces opérations doivent être réalisées à titre onéreux, avec une contrepartie sous forme d’intérêts, et pouvant être immédiates ou conditionnelles.

📝 Points essentiels

La réception de fonds remboursables implique que la banque devient propriétaire temporaire des sommes déposées, avec une obligation de restitution ultérieure. Cela signifie que, même si la banque détient temporairement ces fonds, elle doit les restituer à leur propriétaire selon les modalités convenues.

Les opérations de crédit bancaire sont toujours à titre onéreux, ce qui veut dire qu’elles comportent une contrepartie financière sous forme d’intérêts. Ces opérations peuvent être immédiates, où le crédit est accordé et remboursé selon un calendrier fixe, ou conditionnelles, où leur réalisation dépend de certains événements ou conditions précisées dans le contrat.

💡 À retenir

La réception des fonds remboursables du public confère à la banque une propriété temporaire sur ces sommes, sous réserve de leur restitution, tandis que l’octroi de crédits est toujours effectué à titre onéreux, avec des modalités pouvant être immédiates ou conditionnelles, afin de garantir la contrepartie financière.

📖 5. Services de paiement et monnaie électronique

🔑 Notions clés & Définitions

Service de paiement : Opération permettant le transfert de fonds entre comptes via divers instruments, tels que les chèques, virements, ou autres moyens. Certains services sont réservés aux banques, d’autres sont accessibles à d’autres prestataires (source : contenu source).

Moyen de paiement : Instrument ou procédé permettant d’effectuer un paiement, comme le chèque, la carte bancaire, ou la monnaie électronique (source : contenu source).

  • Monnaie électronique : voir section 2

Art L311-3 CMF : Dispositions législatives encadrant la monnaie électronique, notamment ses conditions de stockage et d’émission, ainsi que ses modalités réglementaires (source : contenu source).

Art L314-1 CMF : Règles relatives aux services de paiement, précisant leur définition, leur organisation, et leur cadre réglementaire (source : contenu source).

Art L315-1 CMF : Dispositions concernant la protection des fonds déposés dans le cadre des services de paiement, notamment la séparation des fonds et la garantie des utilisateurs (source : contenu source).

📝 Points essentiels

Les services de paiement permettent le transfert de fonds entre comptes via divers instruments. Certains, comme le virement ou le prélèvement, sont réservés aux banques, tandis que d’autres, notamment ceux liés à la monnaie électronique, peuvent être ouverts à d’autres prestataires. La monnaie électronique se distingue par une phase de stockage préalable au paiement, ce qui déconnecte le débit du compte du moment de l’utilisation. Elle implique une émission de fonds sous forme électronique, stockés sur un support spécifique, permettant un paiement immédiat ou différé. La réglementation, notamment les articles L311-3, L314-1 et L315-1 du CMF, encadre strictement ces activités pour assurer la sécurité et la protection des utilisateurs.

💡 À retenir

Les services de paiement traditionnels permettent le transfert de fonds entre comptes, tandis que la monnaie électronique introduit une innovation par son stockage préalable, déconnectant le débit du moment de l’utilisation, sous un cadre réglementaire précis.

📖 6. Prestataires du secteur bancaire

🔑 Notions clés & Définitions

Établissements de paiement : Structures autorisées à fournir des services de paiement, distinctes des banques, notamment après la libéralisation des services de paiement. Leur activité principale consiste à exécuter des opérations de paiement sans exercer d’opérations de banque classiques.

Prestataires de services bancaires : Entités qui offrent des services liés à la gestion des comptes, aux opérations de paiement ou à d’autres activités financières. Certains services de paiement ne sont plus réservés aux banques, permettant à ces prestataires d’opérer indépendamment.

Agrément bancaire : Autorisation officielle délivrée par l’autorité compétente permettant à un établissement de réaliser des opérations de banque ou de paiement. L’agrément est nécessaire pour exercer en tant que prestataire dans le secteur bancaire et financier.

Libéralisation des services de paiement : Processus ayant permis de sortir certains services de paiement du monopole bancaire, autorisant la création d’établissements de paiement. Elle vise à favoriser la concurrence et l’innovation dans le secteur.

  • Art L314-1 CMF : voir section 5

📝 Points essentiels

Certains services de paiement ne sont plus réservés aux banques, ce qui permet à des établissements de paiement d’opérer. Ces établissements, distincts des banques, peuvent fournir des services de paiement sans exercer d’opérations de banque traditionnelles. L’agrément bancaire est une condition indispensable pour exercer dans le secteur bancaire et financier, garantissant la conformité et la sécurité des activités. La libéralisation des services de paiement, notamment après la transposition de la directive du 13 novembre 2007 par l’ordonnance du 15 juillet 2009, a permis cette ouverture. Elle a séparé les comptes de dépôt et comptes courants, qui restent propres aux banques, des comptes de paiement, qui peuvent être détenus par des établissements de paiement. La qualification d’un compte de paiement repose sur son objet : un compte destiné à l’exécution d’opérations de paiement, selon l’article L314-1 CMF. La distinction entre prestataires fournissant uniquement des services de paiement et ceux exerçant aussi des opérations de banque est essentielle, la première étant univoque, la seconde pouvant cumuler plusieurs activités. Le régime juridique du compte de paiement est important, notamment pour les établissements de paiement, avec des règles spécifiques concernant la convention, les opérations isolées, et la gestion des relevés.

💡 À retenir

La libéralisation des services de paiement a permis à des établissements autres que les banques d’offrir ces services, sous réserve d’un agrément, ce qui diversifie et dynamise le secteur bancaire. La qualification du compte de paiement, définie par son objet, conditionne le régime juridique applicable, renforçant la concurrence tout en assurant la sécurité des opérations.

📖 7. Statuts et agrément bancaire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Agrément bancaire : voir section 6

Statut juridique des banques : La forme juridique et le cadre réglementaire qui définissent la nature, les obligations et la responsabilité des banques. Ce statut est généralement soumis à des règles strictes pour garantir leur légitimité et leur sécurité.

Conditions d’agrément : Ensemble des critères que doit remplir une banque pour obtenir son agrément. Ces conditions portent notamment sur la solvabilité, la gestion, la conformité réglementaire et la capacité à assurer la sécurité des fonds.

Réglementation prudentielle : Ensemble des règles visant à assurer la stabilité financière des banques. Elle impose des exigences strictes en matière de solvabilité, de gestion des risques et de contrôle interne pour préserver la sécurité du système bancaire.

Autorité de contrôle : Organisme chargé de délivrer, de surveiller et de faire respecter l’agrément bancaire. Elle veille au respect des conditions d’agrément et de la réglementation prudentielle pour garantir la légitimité et la sécurité des banques.

📝 Points essentiels

L’agrément bancaire est une condition essentielle pour pouvoir exercer des activités bancaires. Il ne s’agit pas simplement d’un droit, mais d’une étape obligatoire qui confère la légitimité à la banque d’opérer sur le marché. Les banques doivent respecter des conditions strictes pour obtenir cet agrément, notamment en matière de solvabilité et de gestion. La conformité à ces conditions est indispensable pour obtenir et conserver leur agrément.

L’obtention de l’agrément implique le respect d’un cadre réglementaire rigoureux, notamment la réglementation prudentielle. Celle-ci vise à assurer la stabilité du système bancaire en imposant des exigences en matière de fonds propres, de gestion des risques et de contrôle interne. La surveillance de ces conditions est assurée par une autorité de contrôle, qui peut retirer l’agrément en cas de non-respect ou de défaillance.

Ce cadre réglementaire garantit la légitimité des banques, leur sécurité financière, et la protection des déposants et des clients. Il contribue à instaurer la confiance dans le système bancaire et à prévenir les crises financières.

💡 À retenir

L’agrément bancaire, encadré par une réglementation prudentielle stricte et sous la surveillance d’une autorité de contrôle, est la clé de la légitimité et de la sécurité des banques. Respecter ces conditions assure la stabilité du système financier et la protection des déposants.

📖 8. Extension territoriale et passeport

🔑 Notions clés & Définitions

Extension territoriale : Concept désignant la capacité pour une banque agréée dans un État membre de l’Union européenne d’exercer ses activités dans d’autres États membres sans obtenir un nouvel agrément. Elle repose sur des règles européennes visant à faciliter la libre prestation de services et l’établissement transfrontalier.

Passeport bancaire européen : Dispositif permettant à une banque agréée dans un État membre d’opérer dans d’autres États membres de l’Union européenne, grâce à la reconnaissance mutuelle des agréments. Il facilite l’expansion des banques en leur évitant de solliciter plusieurs agréments nationaux.

Liberté d’établissement : Principe européen garantissant à toute banque agréée dans un État membre la possibilité de s’établir dans un autre État membre pour y exercer ses activités de façon permanente, sous réserve du respect des règles communes.

Directive européenne sur les services bancaires : Cadre législatif européen qui encadre la libre prestation de services et l’établissement des banques dans l’Union, favorisant la reconnaissance mutuelle des agréments et la circulation des services financiers.

Reconnaissance mutuelle : Mécanisme européen selon lequel un État membre reconnaît la conformité des établissements ou des services d’un autre État membre, permettant ainsi leur exercice transfrontaliers sans nouvelle procédure d’agrément.

📝 Points essentiels

Le passeport bancaire permet à une banque agréée dans un État membre d’exercer dans d’autres États membres sans devoir obtenir un nouvel agrément. L’extension territoriale est encadrée par des règles européennes qui favorisent la libre prestation de services et l’établissement. Ces règles facilitent la présence transfrontalière des banques, en évitant la multiplication des démarches administratives et en assurant la reconnaissance mutuelle des agréments. La liberté d’établissement garantit à une banque agréée dans un pays de l’Union la possibilité d’ouvrir une succursale ou de s’établir durablement dans un autre pays, sous le régime européen. La directive européenne sur les services bancaires établit le cadre juridique pour ces mécanismes, renforçant la circulation des services financiers et la coopération entre États membres.

💡 À retenir

Les mécanismes européens, notamment le passeport bancaire et la reconnaissance mutuelle, facilitent l’expansion transfrontalière des banques au sein de l’Union, en assurant une reconnaissance mutuelle des agréments et en favorisant la liberté d’établissement.

📖 9. Monopole bancaire et sanctions

🔑 Notions clés & Définitions

Monopole bancaire : Prérogative exclusive des banques pour certaines opérations, notamment la gestion des chèques, réservée à ces établissements (absence de définition explicite dans le contenu source, mais implicite dans le contexte).

Sanctions administratives : Sanctions imposées par l’autorité administrative en cas de non-respect des règles bancaires. Elles sont strictes et visent à assurer la conformité aux règles du secteur bancaire (aucune définition précise dans le contenu source).

Sanctions pénales : Sanctions prévues par la loi pénale en cas de violation des règles bancaires, pouvant aller jusqu’à des peines d’emprisonnement ou d’amendes (aucune définition précise dans le contenu source).

Infractions bancaires : Violations des règles ou du monopole bancaire, notamment la réalisation d’opérations réservées aux banques par des non-bancaires ou en dehors du cadre légal. Ces infractions entraînent des sanctions administratives ou pénales (aucune définition précise dans le contenu source).

Contrôle et surveillance : Actions exercées par les autorités de régulation pour vérifier la conformité des opérations bancaires aux règles établies, notamment le respect du monopole bancaire. (aucune définition précise dans le contenu source).

📝 Points essentiels

Certaines opérations bancaires, comme la gestion des chèques, sont réservées exclusivement aux banques, constituant un monopole bancaire. Le non-respect de cette règle expose à des sanctions administratives et pénales strictes. La violation de ces règles peut prendre la forme d’infractions bancaires, qui sont surveillées et contrôlées par les autorités compétentes.

Le non-respect du monopole bancaire ou des règles associées peut entraîner des sanctions administratives (amendes, interdictions) ou pénales (poursuites, peines). La surveillance et le contrôle visent à garantir la préservation du monopole et la conformité des opérations.

💡 À retenir

Le monopole bancaire limite certaines opérations aux seules banques. En cas de violation, des sanctions administratives ou pénales strictes peuvent être appliquées, soulignant l’importance du contrôle et de la surveillance pour préserver l’intégrité du secteur bancaire.

📊 Tableaux de Synthèse

CritèreOpérations de banqueServices de paiementMonnaie électroniqueAuteur / Référence
DéfinitionRéception de fonds, crédits, gestion de comptesMoyens et opérations pour effectuer, recevoir ou transférer des paiementsÉmission et gestion d’une monnaie dématérialisée, utilisée pour payerArt L314-1, L311-3 CMF
Catégories principalesRéception de fonds, crédits, services bancaires de paiementMoyens de paiement, transfert d’argentDépôt initial remboursable, paiement dématérialiséOrdonnance du 15 juin 2019
Encadrement législatifArt L311-1 CMFArt L314-1, L311-3 CMFRèglementation spécifique pour monnaie électroniqueCMF
ObjectifsGestion financière, financement, réception des fondsFaciliter les paiements et transfertsOffrir une alternative numérique aux moyens de paiement traditionnelsCMF

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre opérations de banque (réception de fonds, crédits) et services de paiement (transfert, paiement) ; ce sont deux catégories distinctes régulées différemment après l’ordonnance du 15 juin 2019.
  2. Croire que la monnaie électronique est une monnaie physique ; il s’agit d’une monnaie dématérialisée.
  3. Confondre opérations par signature (engagement sans mise à disposition immédiate) et opérations par mise à disposition (prêts, découverts).
  4. Penser que toutes les opérations de crédit sont des opérations de banque ; seules celles relevant du cadre défini par le CMF comptent.
  5. Oublier que le cadre législatif est principalement encadré par l’art L311-1 pour les opérations de banque.
  6. Confondre la gestion des moyens de paiement avec la gestion des comptes ; ce sont des activités complémentaires mais distinctes.
  7. Négliger la distinction entre monnaie électronique et autres moyens de paiement traditionnels.

✅ Checklist Examen

  1. Connaître la définition du Code monétaire et financier (CMF) et ses principales divisions (Livres 2 et 3).
  2. Maîtriser la distinction entre droit monétaire, droit bancaire et droit financier dans le cadre du CMF.
  3. Expliquer la démarche synthétique adoptée par le CMF pour organiser ces domaines sans subdivision spécifique pour le droit bancaire seul.
  4. Identifier les trois principales catégories d’activités dans le secteur bancaire : opérations de banque, services de paiement, monnaie électronique.
  5. Connaître l’impact de l’ordonnance du 15 juin 2019 sur la séparation des activités liées aux services de paiement.
  6. Définir précisément ce qu’est une opération de réception de fonds remboursables du public selon l’art L311-1 CMF.
  7. Différencier une opération par signature d’une opération par mise à disposition de fonds dans le cadre du crédit bancaire.
  8. Savoir ce que recouvre un service bancaire de paiement selon l’article L314-1 et L311-3 du CMF.
  9. Connaître la définition et les caractéristiques principales de la monnaie électronique (dépôt initial remboursable, dématérialisation).
  10. Identifier les principaux risques liés à la gestion des opérations bancaires et leur encadrement législatif dans le CMF.
  11. Connaître les objectifs principaux du droit bancaire dans le contexte du CMF : sécurité, fiabilité, régulation des activités financières.
  12. Maîtriser la distinction entre activités réglementées par le CMF et autres activités financières ou commerciales non régulées dans ce cadre.

Dernier item : Vérifier la maîtrise des notions clés : droit monétaire, droit bancaire, droit financier, opérations de banque, services de paiement, monnaie électronique selon le contenu fourni.

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Code monétaire et financier — définition ?

Ensemble de règles regroupant droit monétaire, bancaire et financier.

Droit bancaire — rôle ?

Réguler opérations et activités des banques.

Droit monétaire — domaine ?

Traite de la gestion de la monnaie et des opérations associées.

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