Лист за преговор: Fondamentaux de la Continuité et Limites

📋 Plan du Cours

  1. Notion de continuité
  2. Limite en un point
  3. Continuité en a
  4. Propriétés des fonctions continues
  5. Théorème des valeurs intermédiaires
  6. Applications du TVI
  7. Monotonie et valeurs intermédiaires
  8. Algorithmes de recherche de racines
  9. Algorithme de balayage
  10. Algorithme de dichotomie

📖 1. Notion de continuité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Continuité intuitive : La fonction f est continue sur un intervalle I si sa courbe représentative peut être tracée en un seul morceau, sans sauts ni trous, ce qui signifie qu'il n'y a pas de discontinuités visibles sur la courbe (source : chapitre 6, section I.1).
  • Continuité en un point a (définition intuitive) : La fonction f est continue en a si, pour tout point M de la courbe Cf d’abscisse x, lorsque x approche a, le point M se rapproche du point A de la courbe Cf d’abscisse a, c’est-à-dire que la courbe ne présente pas de saut à ce point.
  • Définition formelle de la continuité en a : La fonction f est continue en a si et seulement si la limite de f(x) lorsque x tend vers a est égale à f(a), soit :
    limxaf(x)=f(a)\lim_{x \to a} f(x) = f(a)
    (source : chapitre 6, section I.1).
  • Proximité des points M et A : Sur la courbe, la notion de proximité entre deux points M (d’abscisse x) et A (d’abscisse a) se traduit par la distance entre leurs coordonnées qui devient arbitrairement petite lorsque x approche a. La continuité implique que le point M se rapproche du point A lorsque x se rapproche de a.

📝 Points essentiels

  • La continuité intuitive correspond à la possibilité de tracer la courbe sans lever le crayon, ce qui implique l’absence de sauts ou trous.
  • La définition formelle repose sur la limite : si limxaf(x)\lim_{x \to a} f(x) existe et est égale à f(a), alors f est continue en a.
  • La continuité en un intervalle I signifie que la fonction est continue en chaque point de I.
  • La proximité des points M et A sur la courbe traduit la notion que, lorsque x est suffisamment proche de a, f(x) est aussi proche de f(a).
  • Exemple : La fonction valeur absolue f(x)=xf(x) = |x| est continue en 0, car la limite en 0 est 0, et f(0) = 0. En revanche, une fonction présentant un saut, comme une fonction définie par deux expressions différentes selon le côté, n’est pas continue en ce point.

💡 À retenir

La continuité d'une fonction en un point ou sur un intervalle garantit une courbe sans interruption, ce qui se traduit mathématiquement par la limite en ce point étant égale à la valeur de la fonction en ce point.

📖 2. Limite en un point

🔑 Notions clés & Définitions

  • Limite en un point a : La limite d'une fonction f en un point a, notée lim x→a f(x), est la valeur L (réelle ou infinie) vers laquelle f(x) tend lorsque x s’approche de a, sans nécessairement que f(a) soit défini ou égal à L.
  • Lien entre limite en a et continuité en a : Selon "Chapitre 6", la continuité en un point a implique que la limite de f en a existe et est égale à f(a). Autrement dit, si f est continue en a, alors lim x→a f(x) = f(a).
  • Exemple de discontinuité avec limite existante : Une fonction peut avoir une limite en a sans être continue en ce point, par exemple si f(a) n’est pas défini ou si f(a) ≠ lim x→a f(x).
  • Notion de saut : Un saut de la fonction au point a correspond à une discontinuité de type saut, où la limite à gauche et la limite à droite en a existent mais ne sont pas égales, ou la limite n’existe pas (voir "notion de saut de la fonction au point a").

📝 Points essentiels

  • La limite en a, lim x→a f(x), est la valeur vers laquelle f(x) tend lorsque x approche a. Elle peut exister ou non, être finie ou infinie.
  • La continuité en a nécessite que cette limite existe, soit finie, et que f(a) soit défini et égal à cette limite. "Chapitre 6" précise que : "f est continue en a si et seulement si ∀ε > 0, ∃η > 0, ∀x ∈ I, (|x - a| < η ⇒ |f(x) - f(a)| < ε)".
  • Une fonction peut avoir une limite en a sans être continue en ce point, par exemple la fonction valeur absolue f(x) = |x| en 0, qui est continue en 0, ou une fonction avec un saut où la limite existe mais f(a) ne correspond pas à cette limite.
  • La notion de saut correspond à une discontinuité où la limite à gauche ou à droite diffère, ou n’existe pas, ce qui empêche la continuité en a.

💡 À retenir

La limite en un point a indique le comportement de la fonction lorsque x s’approche de a, et la continuité en a exige que cette limite coïncide avec la valeur de la fonction en a.

📖 3. Continuité en a

🔑 Notions clés & Définitions

  • Continuité en un point a (formulation mathématique précise) :
    Soit f une fonction définie sur un intervalle I. La fonction f est continue en un point a ∈ I si, pour tout ε > 0, il existe δ > 0 tel que, pour tout x ∈ I, si |x - a| < δ alors |f(x) - f(a)| < ε.
    (voir définition via epsilon-delta)

  • Définition rigoureuse de la continuité en a (via epsilon-delta) :
    ∀ε > 0, ∃η > 0, ∀x ∈ I, (|x - a| < η ⇒ |f(x) - f(a)| < ε).
    Cette formulation précise que, en toute proximité ε de la valeur f(a), on peut trouver une proximité η pour x autour de a, garantissant que f(x) reste dans cette marge.

  • Lien entre définition intuitive et formelle :
    La continuité en a, selon la définition intuitive, signifie que la courbe de f peut être tracée sans lever le crayon en passant par a. La formulation epsilon-delta traduit cette idée en termes de proximité numérique, assurant que f(x) peut être aussi proche que souhaité de f(a) en choisissant x suffisamment proche de a.

  • Limite en un point a (rappel) :
    La limite de f en a, notée lim x→a f(x), existe si, pour tout ε > 0, il existe δ > 0 tel que, pour tout x ∈ I, si 0 < |x - a| < δ alors |f(x) - L| < ε, où L est la valeur limite. La continuité en a implique que lim x→a f(x) = f(a).

📝 Points essentiels

  • La continuité en un point a est caractérisée par la capacité de faire converger f(x) vers f(a) lorsque x converge vers a, ce qui est formalisé par la définition epsilon-delta :
    ∀ε > 0, ∃η > 0, ∀x, (|x - a| < η ⇒ |f(x) - f(a)| < ε).
  • La propriété "dérivable implique continue" (admise) indique que toute fonction dérivable sur un intervalle est continue en chaque point de cet intervalle, mais la réciproque est fausse (exemple : valeur absolue).
  • La continuité en a ne nécessite pas que la fonction soit dérivable en a, seulement que la limite de f(x) en a existe et soit égale à f(a).
  • La continuité en un point est une condition locale, tandis que la continuité sur un intervalle implique cette propriété en chaque point de cet intervalle.

💡 À retenir

La continuité en un point a se formalise par la condition epsilon-delta, assurant que f peut être approchée arbitrairement près de f(a) en prenant x suffisamment proche de a; cette définition relie la notion intuitive de "courbe sans saut" à une formulation rigoureuse.

📖 4. Propriétés des fonctions continues

🔑 Notions clés & Définitions

  • Propriété : Toute fonction dérivable est continue (admis).
    Auteur : I.1 : La dérivabilité implique la continuité.

  • Contre-exemple : Fonction continue mais non dérivable.
    Exemple : La fonction valeur absolue f(x)=xf(x) = |x| est continue en 0 mais n’est pas dérivable en 0.
    Auteur : I.2 : La réciproque n’est pas vraie.

  • Continuité des fonctions usuelles :
    Les fonctions affines, carré, cube, valeur absolue, polynômes, inverse (sur R\mathbb{R}^*), racine carrée (sur [0,+[[0, +\infty[) sont continues sur leur domaine.
    Auteur : I.2 : Propriétés immédiates de fonctions classiques.

  • Image d’une suite par une fonction continue :
    Si ff est continue en LL et limnun=L\lim_{n \to \infty} u_n = L, alors limnf(un)=f(L)\lim_{n \to \infty} f(u_n) = f(L).
    Auteur : II.1 : Limite d’une suite par une fonction continue.

  • Continuité et suites récurrentes :
    Si ff est continue et un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n) converge vers LL, alors f(L)=Lf(L) = L.
    Auteur : II.2 : Limite d’une suite récurrente.

📝 Points essentiels

  • Implication : La dérivabilité implique la continuité (admis).
  • Contre-exemple : La fonction valeur absolue est continue en 0 mais non dérivable en 0, montrant que la réciproque est fausse.
  • Fonctions usuelles : Les fonctions affines, polynômes, la racine carrée, l’inverse (sur R\mathbb{R}^*), la fonction carré, la valeur absolue sont continues sur leur domaine respectif.
  • Image d’une suite : Si ff est continue en LL et unLu_n \to L, alors f(un)f(L)f(u_n) \to f(L).
  • Suites récurrentes : Si un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n) et unLu_n \to L, alors f(L)=Lf(L) = L.

💡 À retenir

Une fonction dérivable est toujours continue, mais une fonction continue n’est pas forcément dérivable. La continuité permet de préserver la limite lors de l’application de la fonction, notamment dans le contexte des suites et suites récurrentes.

📖 5. Théorème des valeurs intermédiaires

🔑 Notions clés & Définitions

  • Théorème des valeurs intermédiaires (TVI) : Si une fonction ff est continue sur un intervalle [a;b][a; b], alors pour tout réel kk compris entre f(a)f(a) et f(b)f(b), il existe au moins un point c[a;b]c \in [a; b] tel que f(c)=kf(c) = k. (Admis)

  • Image d’un intervalle par une fonction continue : La valeur de la fonction en tout point de l’intervalle couvre un intervalle, c’est-à-dire que l’image d’un intervalle continu par une fonction continue est un intervalle. (Théorème)

  • Remarque historique sur Bolzano : Bernard Bolzano (1781-1848) a démontré rigoureusement le TVI dans son ouvrage de 1817, sans recourir à l’évidence géométrique, établissant ainsi la première démonstration rigoureuse du théorème.

📖 6. Applications du TVI

🔑 Notions clés & Définitions

  • Corollaire du TVI pour fonctions strictement monotones : Si une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle [a; b] prend deux valeurs distinctes, alors elle admet une solution unique pour toute valeur intermédiaire entre ces deux images. En particulier, pour tout k entre f(a) et f(b), l’équation f(x) = k possède une seule solution dans [a; b].

  • Unicité de la solution : Dans le cas où une fonction continue est strictement monotone sur un intervalle, toute équation de la forme f(x) = k, avec k dans l’image de f, admet une seule solution, ce qui garantit l’unicité de cette solution.

  • Extension aux intervalles non bornés avec calcul de limite : Lorsqu’on considère des intervalles non bornés comme [a; +∞[ ou ]−∞; b], le corollaire s’étend en remplaçant f(a) ou f(b) par leurs limites en ces points, permettant d’établir l’existence et l’unicité de solutions même dans ces cas.

📝 Points essentiels

Les corollaires du TVI pour fonctions strictement monotones permettent de dénombrer précisément le nombre de solutions d’une équation f(x) = k sur un intervalle [a; b]. Si la fonction est continue, strictement monotone, et que f(a) et f(b) ont des signes contraires, alors l’équation admet une solution unique dans cet intervalle (Bernard Bolzano, 1781-1848). Cette propriété est essentielle pour le dénombrement des solutions, notamment dans la résolution numérique via des algorithmes comme la dichotomie, qui exploitent cette unicité pour garantir la convergence vers la solution.

💡 À retenir

Les corollaires du TVI pour fonctions strictement monotones assurent l’unicité et permettent de compter précisément le nombre de solutions d’une équation continue sur un intervalle, même non borné, en utilisant le calcul de limite pour étendre leur application.

📖 7. Monotonie et valeurs intermédiaires

🔑 Notions clés & Définitions

  • Lien entre monotonie et unicité des solutions : Lorsqu'une fonction est strictement monotone sur un intervalle, toute équation de la forme f(x) = k, avec k dans l'image de l'intervalle, admet une seule solution dans cet intervalle. (voir corollaire du TVI)

  • Utilisation du TVI pour fonctions monotones : Si f est continue sur un intervalle et strictement monotone, alors pour tout k entre f(a) et f(b), l'équation f(x) = k possède une unique solution dans cet intervalle. (voir théorème 2 et corollaire du TVI)

  • Exemple détaillé avec tableau de variation et solutions multiples : La variation de la fonction, représentée dans un tableau, permet de déterminer le nombre de solutions d'une équation en analysant les intervalles où la fonction croît ou décroît, et en utilisant le TVI pour dénombrer ces solutions.

  • Analyse des variations pour dénombrement des racines : En étudiant le tableau de variation, on repère les intervalles où la fonction traverse une valeur donnée, permettant ainsi de compter précisément le nombre de solutions de l'équation sur un intervalle donné.

📝 Points essentiels

  • La monotonie stricte (croissante ou décroissante) d'une fonction sur un intervalle garantit l'unicité de la solution d'une équation de la forme f(x) = k, pour tout k dans l'image de f sur cet intervalle. (voir corollaire du TVI)

  • La continuité de la fonction, combinée à la monotonie, permet d'appliquer le théorème des valeurs intermédiaires pour assurer l'existence d'au moins une solution pour toute valeur intermédiaire de l'image. Si la fonction est strictement monotone, cette solution est unique.

  • La table de variation est un outil clé pour analyser le nombre de solutions : en repérant les points où la fonction change de signe ou atteint un extremum, on dénombre précisément le nombre de racines de l'équation.

  • Lorsqu'une fonction est monotone et continue, la recherche de solutions peut être simplifiée par des algorithmes comme la dichotomie, qui exploitent cette propriété pour garantir la convergence vers une solution unique.

💡 À retenir

La monotonie stricte d'une fonction, combinée à sa continuité, assure l'unicité des solutions d'équations de la forme f(x) = k, et le tableau de variation permet de dénombrer précisément ces solutions en analysant les changements de signe et les extrema.

📖 8. Algorithmes de recherche de racines

🔑 Notions clés & Définitions

  • Principe général des algorithmes de recherche de racines : Méthodes numériques permettant d’identifier un ou plusieurs points où une fonction s’annule, en exploitant leur continuité et propriétés associées (voir TVI). Ces algorithmes utilisent des stratégies d’itération pour réduire progressivement l’intervalle contenant la racine jusqu’à atteindre la précision souhaitée.

  • Utilisation des propriétés de continuité et TVI pour encadrer racines : La continuité d’une fonction sur un intervalle [a, b], combinée au théorème des valeurs intermédiaires (TVI) de Bolzano (voir section 5), garantit l’existence d’au moins une racine dans cet intervalle si la fonction change de signe entre a et b. Ces propriétés permettent de délimiter efficacement l’emplacement des racines.

  • Critères d'arrêt et précision dans la recherche : Les algorithmes s’arrêtent lorsque la longueur de l’intervalle considéré devient inférieure à une tolérance e donnée ou lorsque la valeur de la fonction en un point de l’intervalle est suffisamment proche de zéro. La précision est ainsi contrôlée par un paramètre e, garantissant une approximation fiable de la racine.

📝 Points essentiels

  • Le principe général repose sur le fait que, pour une fonction continue, changer de signe entre deux points implique la présence d’au moins une racine dans l’intervalle (TVI). Les algorithmes exploitent cette propriété pour réduire l’intervalle de recherche.

  • La méthode de balayage consiste à incrémenter par pas p une variable x, en calculant f(x) à chaque étape, jusqu’à ce que le signe de f(x) change, ce qui indique qu’une racine se trouve dans l’intervalle précédent. Elle est simple mais peu précise.

  • La méthode de dichotomie repose sur la division répétée de l’intervalle [a, b], en sélectionnant à chaque étape le sous-intervalle où le signe de f change, jusqu’à obtenir une précision e. Elle nécessite que la fonction soit monotone sur [a, b].

  • Le critère d’arrêt est généralement basé sur la longueur de l’intervalle (b - a) inférieure à e ou sur la valeur absolue de f en un point (|f(x)| < tolérance). Ces critères garantissent la convergence vers une approximation de la racine.

  • La monotonie de la fonction sur l’intervalle facilite la convergence et l’unicité de la solution dans le cas de la dichotomie, en permettant d’assurer que chaque étape réduit efficacement l’intervalle.

💡 À retenir

Les algorithmes de recherche de racines exploitent la continuité et le théorème des valeurs intermédiaires pour encadrer et localiser précisément les solutions, en utilisant des méthodes itératives telles que le balayage ou la dichotomie, avec des critères d’arrêt garantissant la précision de l’approximation.

📖 9. Algorithme de balayage

🔑 Notions clés & Définitions

  • Description de l'algorithme de balayage : Méthode consistant à parcourir un intervalle en incrémentant la variable x par un pas p, afin de repérer un changement de signe de la fonction f(x) et ainsi localiser une racine potentielle (voir pseudo-code).
  • Hypothèse de croissance de la fonction : Supposition que la fonction f est croissante sur l'intervalle considéré, ce qui facilite la localisation de la racine par balayage.
  • Méthode pour trouver un intervalle contenant la racine : Technique consistant à incrémenter x par p jusqu'à ce que f(x) change de signe, garantissant que la racine se trouve entre deux bornes successives.
  • Pseudo-code simplifié : Version concise de l'algorithme de balayage, utilisant une boucle "tant que" pour incrémenter x et repérer le changement de signe, puis renvoyer l'intervalle contenant la racine.

📝 Points essentiels

L'algorithme de balayage est une méthode simple et intuitive pour localiser une racine d'une fonction continue, en particulier lorsque la fonction est croissante ou décroissante. En partant d'une valeur initiale x = 1, on calcule f(1), puis on incrémente x par un pas p fixé, en recalculant f(x) à chaque étape. Si la valeur de f(x) devient positive alors que la précédente était négative (ou inversement), cela indique que la racine se trouve dans l'intervalle entre x - p et x. La méthode repose sur l'hypothèse que la fonction est croissante (ou décroissante) pour garantir que le changement de signe indique bien la présence d'une racine dans cet intervalle. La simplicité de cet algorithme en fait un outil efficace pour une première approximation, avant d'appliquer des méthodes plus précises comme la dichotomie.

💡 À retenir

L'algorithme de balayage consiste à parcourir un intervalle par incréments pour localiser une racine, en utilisant le changement de signe de la fonction comme indicateur, sous l'hypothèse que la fonction est croissante ou décroissante.

📖 10. Algorithme de dichotomie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Hypothèses : La fonction ff doit être monotone sur l'intervalle [a,b][a, b] et il doit exister une racine dans cet intervalle, c’est-à-dire que f(a)f(a) et f(b)f(b) doivent avoir des signes contraires (voir section 6).
  • Principe de division répétée : L'algorithme consiste à diviser successivement l'intervalle [a,b][a, b] en deux sous-intervalles en calculant leur point médian m=a+b2m = \frac{a + b}{2}, puis à sélectionner celui qui contient la racine selon le signe de f(m)f(m) (voir pseudo-code).
  • Critère d'arrêt : La procédure s’arrête lorsque la longueur de l’intervalle [a,b][a, b] devient inférieure à une précision souhaitée ee, c’est-à-dire lorsque baeb - a \leq e.
  • Monotonie : La fonction ff doit être monotone sur [a,b][a, b] pour garantir l’unicité de la solution dans l’intervalle (voir hypothèses).
  • Pseudo-code détaillé : La procédure itérative qui, à chaque étape, calcule le point médian, évalue ff en ce point, puis réduit l’intervalle en conservant la partie contenant la racine, jusqu’à atteindre la précision souhaitée.

📝 Points essentiels

  • La méthode de dichotomie repose sur le théorème des valeurs intermédiaires (voir section 5), qui garantit l’existence d’au moins une racine dans [a,b][a, b] si f(a)f(a) et f(b)f(b) ont des signes contraires.
  • La fonction ff doit être monotone pour assurer l’unicité de la racine dans l’intervalle, ce qui simplifie la convergence de l’algorithme (voir hypothèses).
  • La division répétée consiste à calculer le point médian m=a+b2m = \frac{a + b}{2} et à évaluer f(m)f(m). Selon le signe de f(m)f(m), on remplace aa ou bb par mm, ce qui réduit l’intervalle.
  • La convergence est assurée par le critère d’arrêt basé sur la longueur de l’intervalle, garantissant une précision ee.
  • La méthode est efficace pour trouver une racine avec une précision contrôlée, en utilisant une approche dichotomique (division en deux).

💡 À retenir

L’algorithme de dichotomie divise successivement l’intervalle contenant une racine en deux, en s’appuyant sur la continuité et la monotonicité de la fonction, jusqu’à atteindre une précision donnée.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
6e siècle av. J.-C.Début de la philosophie grecque avec Parménide et Héraclite, introduction des premières idées sur la continuité et le changement.
17e siècleDéveloppement du calcul infinitésimal par Newton et Leibniz, formalisation des limites et de la continuité.
19e siècleFormalisation rigoureuse de la limite et de la continuité par Cauchy et Weierstrass, apparition de la définition epsilon-delta.

📊 Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésDéfinition / PropriétésAuteur / Référence
Continuité en un pointLimite = Valeur de la fonctionff continue en aa si limxaf(x)=f(a)\lim_{x \to a} f(x) = f(a)Chapitre 6, section I.1
Limite en un pointComportement de f(x)f(x) quand xax \to aLa limite LL est la valeur vers laquelle f(x)f(x) tend lorsque xax \to aChapitre 6
Continuité en aa (epsilon-delta)Approche numérique$\forall \varepsilon > 0, \exists \delta > 0, \forall x,x - a
FonctionPropriétésExemple / RemarqueAuteur / Référence
Fonction dérivableToujours continue$f(x) =x
Fonction continuePeut ne pas être dérivableFonction de Weierstrass, continue partout, non dérivableI.2

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre limite en un point et valeur de la fonction en ce point : la limite peut exister sans que la fonction soit définie ou continue en ce point.
  2. Supposer que la continuité implique la dérivabilité : fausse, la fonction valeur absolue en 0 est continue mais pas dérivable.
  3. Confondre continuité en un point et continuité sur un intervalle : la première est locale, la seconde globale.
  4. Omettre la condition de limite finie pour la continuité : une fonction peut être continue avec une limite infinie (ex: f(x)=1/xf(x) = 1/x en 0, si défini).
  5. Négliger la distinction entre discontinuités de saut et discontinuités essentielles.
  6. Confondre la définition epsilon-delta avec une simple limite numérique : la précision est essentielle.
  7. Ignorer que la dérivabilité implique la continuité, mais pas l’inverse.

✅ Checklist Examen

  • Connaître la définition intuitive de la continuité et la relier à la notion de tracé sans lever le crayon.
  • Maîtriser la définition formelle de la continuité en un point via epsilon-delta, et savoir l’appliquer.
  • Savoir que la limite en un point est la valeur vers laquelle la fonction tend quand xax \to a, et que la continuité nécessite que cette limite soit égale à la valeur de la fonction en ce point.
  • Connaître la propriété que toute fonction dérivable est continue, et donner des exemples de fonctions continues mais non dérivables.
  • Savoir utiliser le théorème des valeurs intermédiaires (TVI) pour montrer l’existence de solutions ou d’intervalles de valeurs.
  • Savoir appliquer le théorème des valeurs intermédiaires pour des fonctions continues.
  • Savoir utiliser un algorithme de balayage pour rechercher des racines d’une fonction continue.
  • Maîtriser l’algorithme de dichotomie pour approcher une racine d’une fonction continue sur un intervalle.
  • Connaître la propriété que l’algorithme de dichotomie garantit une convergence vers une racine si la fonction change de signe.
  • Savoir appliquer ces concepts aux applications pratiques, notamment en recherche de racines ou en analyse de fonctions.
  • Connaître la définition de la limite de Perroux sur la croissance économique.
  • Vérifier la maîtrise du vocabulaire et des propriétés fondamentales de la continuité et limite.

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2. Quelle est la définition formelle de la continuité en un point a pour une fonction f ?

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Continuité — définition ?

Fonction dont la courbe peut être tracée sans interruption.

Continuité — définition?

F doit être tracée sans interruption.

Limite en un point — rôle ?

Détermine la valeur vers laquelle la fonction tend quand x approche ce point.

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