Revision sheet: Introduction aux principes microéconomiques

📋 Plan du Cours

  1. Microéconomie, macroéconomie et allocation des ressources
  2. Marché, demande, offre et concurrence
  3. Mobilité du travail et du capital
  4. Homogénéité des biens et prix unique en CPP
  5. Taux d’intérêt nominal et taux d’intérêt réel
  6. Préférences, utilité cardinale et ordinale
  7. Courbes d’indifférence et taux marginal de substitution
  8. Contrainte budgétaire et coût d’opportunité
  9. Effets revenu et substitution selon Samuelson et Slutsky
  10. Effet de prix selon Hicks et élasticité de la demande
  11. Rendements d’échelle et coût marginal
  12. Seuil de rentabilité et seuil de fermeture

📖 1. Microéconomie, macroéconomie et allocation des ressources

🔑 Notions clés & Définitions

  • Microéconomie : La microéconomie étudie l’économie à petite échelle, au niveau des décisions des individus et des entreprises.
  • Macroéconomie : La macroéconomie analyse l’économie à grande échelle pour comprendre l’allocation globale des ressources et les fluctuations économiques.
  • Allocation des ressources : L’allocation des ressources désigne la manière dont des ressources limitées (temps, revenu, ressources naturelles) sont utilisées par les acteurs.
  • Agrégation : L’agrégation consiste à additionner des données individuelles pour obtenir une mesure globale.
  • Marché : Un marché met en relation offre et demande et aboutit à la formation d’un prix.

📝 Points essentiels

  • La microéconomie cherche comment les acteurs choisissent et quels mécanismes guident leurs décisions.
  • La macroéconomie cherche à expliquer les variations et fluctuations économiques à partir de grandeurs globales.
  • L’allocation des ressources porte sur des ressources variées comme le revenu, le temps et les ressources naturelles.
  • L’agrégation correspond à une addition : on passe du niveau individuel au niveau global.
  • La demande correspond aux quantités que les acheteurs veulent acquérir pour un prix donné.
  • L’offre correspond aux quantités mises en vente pour un prix donné d’un bien ou d’un service.

💡 Astuce mémo

Micro = individus ; Macro = ensemble ; Allocation = “qui prend quoi” ; Agrégation = “addition”.

📖 2. Marché, demande, offre et concurrence

🔑 Notions clés & Définitions

  • Concurrence pure et parfaite : Modèle de marché où les comportements sont coordonnés par les prix, sous des conditions strictes (information, acteurs, entrée/sortie, biens, etc.).
  • Marché pertinent : Délimitation d’un marché fondée sur la substituabilité perçue par les consommateurs entre biens équivalents en satisfaction.
  • Substituabilité : Critère selon lequel deux biens sont considérés comme remplaçables du point de vue du consommateur en termes de satisfaction.
  • Atomicité des acteurs : Propriété d’un marché où aucun acteur n’est assez puissant pour influencer durablement les prix ou les normes.
  • Rationalité instrumentale : Hypothèse selon laquelle les agents calculent pour maximiser leur satisfaction ou intérêt sous contraintes.

📝 Points essentiels

  • Un marché coordonne les comportements via la logique marchande : les modèles supposent des agents rationnels qui comparent coûts et gains.
  • Le modèle de concurrence pure et parfaite exige des conditions rarement toutes vérifiées dans la réalité, donc les marchés réels sont imparfaitement concurrentiels.
  • Le pouvoir de marché correspond à la capacité d’un acteur à influencer les prix ou les normes, et il vaut 0 dans le modèle de concurrence pure et parfaite.
  • La transparence de l’information renforce la concurrence car elle permet des comparaisons coûts-avantages plus fiables.
  • La fluidité signifie absence de barrières à l’entrée et à la sortie, avec des exemples de barrières comme brevets (entrée) ou coûts irrécupérables (sortie).
  • L’homogénéité des biens implique un prix unique théorique car, si les biens sont identiques, le consommateur rationnel choisit le moins cher.

💡 Astuce mémo

C.P.P = Transparence + Atomicité + Fluidité + Mobilité + Homogénéité (T A F M H).

📖 3. Mobilité du travail et du capital

🔑 Notions clés & Définitions

  • Courbe d’indifférence : Une courbe d’indifférence regroupe les paniers qui procurent le même niveau de satisfaction au consommateur.
  • Taux marginal de substitution : Le taux marginal de substitution mesure le taux d’échange entre deux biens permettant de garder le même niveau d’utilité.
  • Contrainte budgétaire : La contrainte budgétaire décrit l’ensemble des paniers que le consommateur peut acheter avec son revenu et les prix des biens.
  • Équilibre du consommateur : L’équilibre du consommateur est le panier optimal qui maximise la satisfaction tout en respectant le budget.
  • Élasticité-revenu de la demande : L’élasticité-revenu de la demande mesure la sensibilité de la quantité demandée à la variation du revenu.

📝 Points essentiels

  • Les courbes d’indifférence ne se croisent pas car les préférences sont transitives et permettent un choix cohérent.
  • Quand la quantité de A augmente, la quantité de B diminue pour rester sur la même satisfaction, car l’augmentation de A est compensée par une baisse de B.
  • La forme de la courbe reflète une unité marginale décroissante : pour obtenir une unité supplémentaire de A, le consommateur renonce à de moins en moins de B.
  • Le taux marginal de substitution correspond au sacrifice de B nécessaire pour gagner 1 unité de A tout en gardant la même satisfaction.
  • À l’équilibre intérieur, le rapport des utilités marginales vérifie umAumB=PAPB-\frac{u_mA}{u_mB}=\frac{P_A}{P_B}, ce qui égalise coût d’opportunité et satisfaction marginale.
  • La pente de la courbe d’indifférence est liée aux utilités marginales via ΔqBumB+ΔqAumA=0\Delta q_B\,u_mB+\Delta q_A\,u_mA=0.

💡 Astuce mémo

Indifférence = même plaisir ; TMS = combien de B je lâche pour 1 A ; Équilibre = TMS = rapport des prix.

📖 4. Homogénéité des biens et prix unique en CPP

🔑 Notions clés & Définitions

  • CPP : CPP désigne un cadre de concurrence pure et parfaite où les conditions de marché rendent les prix comparables et la demande réagit fortement aux écarts de prix.
  • Homogénéité des biens : L’homogénéité des biens signifie que les produits sont considérés comme identiques du point de vue des acheteurs, donc substituables sans différence perçue.
  • Prix unique : Le prix unique est l’idée qu’un même bien homogène s’échange au même prix sur le marché pertinent, faute d’arbitrage possible pour les acheteurs ou les vendeurs.
  • Marché pertinent : Le marché pertinent est le périmètre de biens et de lieux où la substituabilité est suffisamment forte pour comparer les prix et imposer un prix unique.

📝 Points essentiels

  • En CPP, l’homogénéité des biens rend les acheteurs indifférents entre vendeurs, ce qui limite la possibilité de vendre plus cher sans perdre la demande.
  • Le prix unique apparaît quand la substituabilité est forte sur le marché pertinent, car les écarts de prix déclenchent des arbitrages.
  • Si les biens ne sont pas substituables (exemple de t-shirts de marques très différentes), un prix unique n’est pas garanti car les acheteurs ne comparent pas comme pour un bien homogène.
  • La condition de prix unique dépend du périmètre de comparaison : si le marché pertinent est mal défini, on peut observer des prix différents sans contradiction.
  • Le mécanisme central est l’arbitrage : dès qu’un prix s’écarte, la demande se déplace vers le prix le plus avantageux, ce qui pousse le marché vers un prix commun.

💡 Astuce mémo

Homogène = même produit perçu → substituabilité forte → arbitrage immédiat → prix unique sur le marché pertinent.

📖 5. Taux d’intérêt nominal et taux d’intérêt réel

🔑 Notions clés & Définitions

  • Taux d’intérêt nominal : Le taux d’intérêt nominal exprime le rendement monétaire annoncé sur un prêt, sans tenir compte de l’érosion du pouvoir d’achat.
  • Taux d’intérêt réel : Le taux d’intérêt réel mesure le rendement après prise en compte de l’inflation, donc en termes de pouvoir d’achat.
  • Coût d’opportunité du capital : Le coût d’opportunité du capital correspond au revenu que l’entrepreneur renonce à obtenir en utilisant ses fonds pour investir plutôt que les prêter.
  • Intérêts : Les intérêts sont la rémunération versée aux détenteurs de fonds pour l’usage de leur capital pendant la période de production.
  • Taux d’usure : Le taux d’usure est le pourcentage de perte progressive de valeur d’un bien d’équipement liée à son utilisation.

📝 Points essentiels

  • Le coût du capital inclut la perte de valeur due à l’usage (usure) et pas seulement le prix d’achat du bien d’équipement.
  • Le coût du capital peut aussi refléter les intérêts liés aux emprunts, via un taux d’intérêt appliqué au capital.
  • Même sans emprunt, l’entrepreneur supporte un taux d’intérêt car il renonce au rendement qu’il aurait obtenu en prêtant la somme.
  • Le coût du capital peut être vu comme (taux d’intérêt + taux d’usure) × capital, en distinguant rémunération financière et dépréciation.
  • Les intérêts rémunèrent le capital et reviennent au propriétaire ou au créancier des fonds, car un prêt immobilise la somme et comporte un risque.
  • En CPP, le profit de l’entreprise est nul mais l’intérêt reste un revenu pour les détenteurs du capital, ce qui critique l’idée d’intérêts “uniquement” comme coût.

💡 Astuce mémo

Nominal = “taux affiché”, Réel = “taux après inflation” ; Intérêt = coût + revenu du capital (opportunité + rémunération).

📖 6. Préférences, utilité cardinale et ordinale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Utilité cardinale : Notion d’utilité mesurable en valeurs numériques comparables, permettant des comparaisons quantitatives des niveaux de satisfaction.
  • Utilité ordinale : Notion d’utilité qui classe les paniers selon la préférence, sans exiger que l’écart entre deux niveaux ait un sens numérique.
  • Préférences révélées : Ensemble des choix observables qui permettent d’inférer l’ordre de préférence des consommateurs entre paniers possibles.
  • Courbe d’isoquante : Courbe représentant toutes les combinaisons de facteurs qui produisent une quantité donnée avec le même niveau de production.

📝 Points essentiels

  • La substitution des facteurs dépend du rapport des productivités marginales, ce qui détermine la pente de l’isoquante et donc les conditions de remplacement.
  • À l’optimum, la combinaison productive est au point de tangence entre la droite des coûts et l’isoquante, ce qui égalise le rapport des prix des facteurs au rapport des productivités marginales.
  • Quand le prix d’un facteur augmente, l’entreprise subit un double effet : hausse des coûts et réallocation vers l’autre facteur, via la substituabilité entre travail et capital.
  • Les effets de salaire sur l’emploi passent par plusieurs marchés : micro (substitution), marché du travail (demande de travail), marché des fonds prêtables (taux d’intérêt du capital).
  • Walras formalise l’interdépendance générale : une variation sur un marché entraîne des ajustements sur tous les autres.
  • Marshall raisonne en équilibre partiel : on étudie un marché isolé et on cherche un nouvel équilibre en tenant compte des autres variables comme données à court terme.

💡 Astuce mémo

Cardinal = chiffres comparables (écarts utiles) ; Ordinal = classement seulement (ordre des préférences).

📖 7. Courbes d’indifférence et taux marginal de substitution

🔑 Notions clés & Définitions

  • Taux marginal de substitution : Le taux marginal de substitution mesure combien d’une marchandise un consommateur accepte de céder pour obtenir une unité supplémentaire de l’autre, en restant sur la même satisfaction.
  • Courbe d’indifférence : Une courbe d’indifférence regroupe les paniers qui procurent le même niveau d’utilité, donc une satisfaction jugée équivalente par le consommateur.
  • Préférences rationnelles : Des préférences rationnelles décrivent des choix cohérents du consommateur, permettant de comparer les paniers et de raisonner à la marge.
  • Information transparente : L’information transparente signifie que les agents disposent d’informations fiables sur prix et qualité, ce qui réduit les comportements opportunistes et améliore le fonctionnement du marché.

📝 Points essentiels

  • Le consommateur compare les options à la marge : il choisit le panier qui maximise sa satisfaction compte tenu des prix.
  • Sur une courbe d’indifférence, le consommateur est indifférent entre les paniers car l’utilité reste constante.
  • Le taux marginal de substitution est le “taux” auquel le consommateur échange les biens à utilité constante.
  • Si l’information est non transparente, le marché peut être perturbé par des pratiques comme la publicité trompeuse ou des atteintes à la réputation.
  • Dans le cadre concurrentiel, les prix servent de vecteur d’information et d’incitation, ce qui guide les décisions des agents vers des choix compatibles avec l’équilibre.

💡 Astuce mémo

TMS = “taux d’échange” à utilité constante : même courbe d’indifférence ⇒ même satisfaction.

📖 8. Contrainte budgétaire et coût d’opportunité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Contrainte budgétaire : La contrainte budgétaire décrit l’ensemble des choix possibles compte tenu d’un budget limité et des prix des biens.
  • Coût d’opportunité : Le coût d’opportunité est la valeur de la meilleure alternative à laquelle on renonce quand on choisit une option plutôt qu’une autre.
  • Autarcie : L’autarcie est une logique d’autosuffisance où un pays cherche à produire lui-même ce dont il a besoin.
  • Avantage absolu : L’avantage absolu correspond au fait qu’un acteur est plus efficace qu’un autre pour produire un bien en mobilisant les mêmes ressources.
  • Avantage comparatif : L’avantage comparatif désigne la capacité d’un acteur à produire un bien avec un coût d’opportunité relativement plus faible que les autres.

📝 Points essentiels

  • En économie, une crise générale durable est moins probable car les marchés tendent à rééquilibrer offre et demande entre marchés et au niveau macro.
  • Le libéralisme de De Gourmay résume l’idée que la liberté d’entreprendre et le laissez-faire laissent les mécanismes de marché coordonner les comportements.
  • La loi de Walras affirme qu’un équilibre général existe s’il existe un vecteur de prix tel que la somme des excédents nets soit nulle : ∑pi(Di−Oi)=0.
  • L’équilibre stable correspond à des forces qui ramènent le système vers l’équilibre après un petit écart, tandis que l’équilibre instable n’a pas de forces convergentes.
  • Le coût d’opportunité explique l’intérêt de l’échange : produire un bien fait renoncer à la production d’un autre, donc l’échange dépend du prix relatif et des renoncements.
  • Smith relie spécialisation et gains d’efficacité : si chacun se spécialise dans ce qu’il produit le plus efficacement en mobilisant les mêmes ressources, l’efficacité globale augmente.

💡 Astuce mémo

Coût d’opportunité = « ce que tu perds en choisissant » ; échange rentable quand le prix relatif fait que tu renonces moins que si tu produis toi-même.

📖 9. Effets revenu et substitution selon Samuelson et Slutsky

🔑 Notions clés & Définitions

  • Effet revenu : L’effet revenu décrit comment la demande d’un bien change quand le pouvoir d’achat varie suite à une variation de prix.
  • Effet substitution : L’effet substitution décrit comment la demande d’un bien change quand le prix relatif varie, en tenant le consommateur constant sur son niveau d’utilité.
  • Décomposition de Slutsky : La décomposition de Slutsky sépare l’impact d’une variation de prix en un effet substitution compensé puis un effet revenu lié au revenu réel.
  • Décomposition de Samuelson : La décomposition de Samuelson sépare l’impact d’une variation de prix en un effet substitution et un effet revenu, avec une compensation définie différemment de Slutsky.

📝 Points essentiels

  • Une hausse de prix génère en général un effet substitution défavorable (le bien devient relativement plus cher) et un effet revenu qui peut renforcer ou atténuer la baisse de demande.
  • La logique de Slutsky consiste à compenser le revenu pour neutraliser l’effet revenu, afin d’isoler l’effet substitution sur les choix à utilité constante.
  • La logique de Samuelson utilise une compensation différente, ce qui peut conduire à une répartition différente entre substitution et revenu même si l’effet total reste le même.
  • Pour les biens normaux, l’effet revenu va dans le même sens que l’effet substitution (demande baisse quand le prix augmente).
  • Pour les biens inférieurs, l’effet revenu peut aller à l’encontre de l’effet substitution, pouvant rendre la demande moins décroissante voire croissante avec le prix.
  • Les deux décompositions servent à analyser la forme de la courbe de demande et à comprendre pourquoi l’élasticité prix peut varier selon le type de bien.

💡 Astuce mémo

Slutsky = substitution à utilité constante via compensation du revenu réel ; Samuelson = même idée mais compensation définie autrement, donc décomposition différente.

📖 10. Effet de prix selon Hicks et élasticité de la demande

🔑 Notions clés & Définitions

  • Effet de prix Hicks : Notion d’analyse qui décompose l’impact d’une variation de prix sur la demande en tenant compte d’un ajustement compensant l’utilité.
  • Elasticité de la demande : Mesure de la sensibilité de la quantité demandée aux variations de prix, utilisée pour prévoir l’ampleur de la réaction des consommateurs.
  • Biens de club : Biens excluables mais non rivaux dont l’ajout d’un consommateur supplémentaire ne crée pas (ou peu) de surcoût.
  • Externalité : Effet d’une activité qui se répercute sur autrui sans donner lieu à une transaction marchande directe.
  • Valeur tutélaire du carbone : Valeur monétaire fixée par la puissance publique pour représenter le bénéfice climatique d’une réduction d’émissions, utilisée dans les calculs publics.

📝 Points essentiels

  • Pour les biens de club, l’équilibre de marché peut être sous-optimal car le coût marginal d’un utilisateur en plus est faible mais le prix peut décourager l’accès.
  • Exemple Netflix : si le prix optimal de l’abonnement est 10 €, un nouvel abonné à 2 € peut être rentable car les autres paient déjà 10 € et le surcoût d’accueil est négligeable.
  • Le mécanisme de marché peut aussi être ralenti par l’anticipation de baisses de prix : si les consommateurs attendent, l’incitation à payer plein tarif disparaît (ex : cinéma qui vend les dernières places moins chères).
  • En présence d’externalités, le prix observé ne reflète pas le coût ou le bénéfice social total, ce qui brouille la logique d’optimum de Pareto.
  • Pigou : l’optimum se caractérise par l’égalité entre gains marginaux sociaux et coûts marginaux sociaux, et une taxe peut internaliser l’externalité en faisant payer le coût externe.
  • Coase : en l’absence de coûts de transaction, la redéfinition des droits de propriété permet de rétablir un niveau de pollution compatible avec l’intérêt des parties.

💡 Astuce mémo

Biens de club = coût marginal quasi nul → prix de marché peut freiner l’accès ; Externalités = prix privé ≠ coût social → taxe ou droits de propriété pour corriger.

📖 11. Rendements d’échelle et coût marginal

🔑 Notions clés & Définitions

  • Rendements d’échelle : Notion de microéconomie décrivant comment le coût et la production évoluent quand on augmente simultanément tous les facteurs de production.
  • Coût marginal : Coût supplémentaire engendré par la production d’une unité de plus, utilisé pour décider du niveau de production optimal.
  • Économies d’échelle : Situation où l’augmentation de la production fait baisser le coût moyen, car les coûts fixes sont mieux répartis.
  • Monopole naturel : Marché où la structure des coûts rend la production par une seule entreprise plus efficace que par plusieurs.
  • Concurrence monopolistique : Configuration de marché avec plusieurs entreprises mais des produits différenciés, ce qui donne un certain pouvoir de marché.

📝 Points essentiels

  • Quand les rendements d’échelle sont croissants, le coût moyen baisse avec la taille, ce qui peut favoriser la concentration des entreprises.
  • Le coût marginal guide la décision de production : produire davantage n’est rationnel que si le coût marginal reste compatible avec la valorisation du produit.
  • Les économies d’échelle peuvent créer un avantage structurel aux grands acteurs, ce qui augmente le risque de verrouillage du marché.
  • Dans un monopole naturel, la logique de coûts peut rendre la concurrence directe difficile, d’où l’importance d’un encadrement pour éviter les abus.
  • La concurrence monopolistique combine différenciation et pluralité d’acteurs, ce qui peut réduire la guerre des prix tout en maintenant une pression concurrentielle limitée.
  • La question des rendements d’échelle est liée à la définition pertinente du marché : une fusion peut sembler efficace sur un périmètre tout en réduisant la concurrence ailleurs.

💡 Astuce mémo

Échelle ↑ → coûts moyens ↓ (si économies d’échelle) ; coût marginal = boussole de la dernière unité.

📖 12. Seuil de rentabilité et seuil de fermeture

🔑 Notions clés & Définitions

  • Seuil de rentabilité : Le seuil de rentabilité est le niveau d’activité où les recettes couvrent exactement l’ensemble des coûts, sans profit ni perte.
  • Seuil de fermeture : Le seuil de fermeture est le niveau d’activité en dessous duquel l’entreprise ne peut plus couvrir ses coûts variables et préfère cesser temporairement la production.
  • Coûts variables : Les coûts variables sont des dépenses qui évoluent avec le volume produit, contrairement aux coûts fixes.
  • Coûts fixes : Les coûts fixes sont des charges indépendantes du niveau de production à court terme.

📝 Points essentiels

  • Le seuil de rentabilité correspond à l’égalité entre recettes et coûts totaux, ce qui implique un profit nul.
  • Le seuil de fermeture se situe quand les recettes ne couvrent plus les coûts variables, même si les coûts fixes restent à payer.
  • Entre les deux seuils, l’entreprise peut produire à court terme pour contribuer au paiement des coûts fixes.
  • En dessous du seuil de fermeture, produire aggrave la perte car les recettes ne compensent même pas les coûts variables.
  • Le raisonnement se fait à court terme en distinguant coûts fixes et coûts variables pour décider de produire ou non.
  • La décision de fermeture dépend du contexte (durée, possibilité de couvrir des coûts fixes autrement), mais le critère central reste la couverture des coûts variables.

💡 Astuce mémo

Rentabilité = recettes = coûts totaux (profit nul) ; Fermeture = recettes < coûts variables (perte qui s’aggrave en produisant).

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1874Walras publie Eléments d’économie politique pure (équilibre général)
1876
1890Marshall, Principes d’économie politique (équilibre partiel)
1920Pigou, économie du bien-être (externalités)
1921Knight (1921) cité pour la concurrence pure et parfaite
1944Neumann et Morgenstern, Theory of games and economic behaviour (théorie des jeux)
1954Samuelson (1954) biens publics ; Debreu-Mantel-Sonnenschein (1954) existence de l’équilibre général
1962Hardin (1968) est plus tard ; Stigler (1962) et Baumol-Panzar-Willig (1982) plus tard ; ici 1962 apparaît pour Stigler (1962) et Anouwet et Debrew (1954)
1966Muth (1966) et Becker (1965) / Lancaster (1966) : nouvelles approches de la théorie du consommateur
1968Hardin, The tragedy of the commons (biens communs)

📊 Tableaux de synthèse

Concurrence pure et parfaite : conditions et rôle du prix

ConditionIdéeEffet sur le prix
Transparence de l’informationLes consommateurs comparent clairement prix/qualitéRenforce la concurrence via comparaisons coûts-avantages
Atomicité des acteursAucun acteur n’influence durablement le marchéPouvoir de marché = 0 (prix “prend” le marché)
FluiditéEntrée/sortie libresPas de barrières durables qui maintiennent des prix élevés
Homogénéité des biensBiens identiques du point de vue des acheteursPrix unique théorique sur le marché pertinent
Mobilité des facteurs (L/K)Travail et capital peuvent se déplacer/réallouerAjustement plus rapide des quantités et des coûts

Seuil de rentabilité vs seuil de fermeture

SeuilCritèreConséquence à court terme
Seuil de rentabilitéRecettes = coûts totauxProfit nul : l’entreprise couvre tout
Seuil de fermetureRecettes < coûts variablesProduire aggrave la perte : l’entreprise préfère cesser temporairement

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre microéconomie et macroéconomie : la première étudie les décisions individuelles (consommateur/entreprise) tandis que la seconde explique les fluctuations à grande échelle.
  2. Croire que la demande et l’offre sont “quantités vendues/achetées” sans condition : elles sont définies pour un prix donné (demande = quantités voulues, offre = quantités mises en vente).
  3. Mélanger marché pertinent et substituabilité : le marché pertinent se délimite par la substituabilité perçue par les consommateurs, pas par la géographie seule.
  4. Penser que l’homogénéité des biens garantit toujours un prix unique : en réalité, cela dépend du marché pertinent et de la substituabilité réelle.
  5. Inverser nominal et réel : le taux réel tient compte de l’inflation, donc il ne se réduit pas au taux “affiché” du contrat.
  6. Se tromper sur l’équilibre du consommateur : à l’optimum, le TMS égalise le rapport des prix (coût d’opportunité = satisfaction marginale), pas “le plus grand plaisir possible”.
  7. Confondre effet revenu et effet substitution : l’effet substitution isole le changement dû aux prix relatifs à utilité constante, l’effet revenu vient du pouvoir d’achat (revenu réel).

✅ Checklist Examen

  1. Savoir définir microéconomie, macroéconomie, allocation des ressources, agrégation et marché, ainsi que demande et offre pour un prix donné.
  2. Expliquer comment la concurrence pure et parfaite coordonne les comportements via le prix, et citer les conditions (transparence, atomicité, fluidité, mobilité, homogénéité) et leur rôle.
  3. Décrire courbe d’indifférence, TMS, contrainte budgétaire et équilibre du consommateur, y compris la condition d’égalité entre TMS et rapport des prix.
  4. Relier homogénéité des biens, arbitrage et prix unique théorique, en précisant le rôle du marché pertinent et ce qui se passe si les biens ne sont pas substituables.
  5. Distinguer taux d’intérêt nominal et réel, et expliquer le coût d’opportunité du capital et la logique coût = (intérêt + usure) × capital.
  6. Différencier utilité cardinale et ordinale, et rappeler les intuitions Walras (équilibre général) vs Marshall (équilibre partiel).
  7. Maîtriser la décomposition de Slutsky et celle de Samuelson : compensation du revenu, effet substitution vs effet revenu, et les cas biens normaux vs biens inférieurs.
  8. Savoir analyser l’effet de prix (Hicks) et l’élasticité de la demande, et relier élasticité à la pente/déplacement de la demande.
  9. Expliquer externalités, biens de club et mécanismes de correction (taxe Pigou, droits de propriété/Coase) et pourquoi le prix observé peut diverger du coût/bénéfice social.
  10. Rappeler rendements d’échelle, économies/déséconomies d’échelle, coût marginal et lien avec la décision de production et la structure des coûts (monopole naturel, concurrence monopolistique).
  11. Savoir distinguer seuil de rentabilité et seuil de fermeture, et justifier la décision de produire ou cesser à court terme via coûts fixes/variables.
  12. Conclure sur la coordination par le marché et ses limites : rôle des institutions, régulation étatique (concurrence, quotas/taxes), et pourquoi une coordination sous optimale peut apparaître (biens communs, biens publics
  13. externalités, asymétries d’information).

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Microéconomie — étude ?

Décisions individuelles et des entreprises.

Microéconomie : étude

Décisions des individus et entreprises.

Marché — rôle ?

Coordonner offre et demande, fixer les prix.

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