📋 Plan du Cours
- Fondements historiques et caractéristiques des régimes de change
- Définition et mécanismes d’ajustement des taux de change nominal et réel
- Demande globale et équilibre économique en régime de change fixe
- Dynamique de l’équilibre à court et moyen terme sous change fixe
- Effets des anticipations et fluctuations du taux de change en régime flexible
- Influence des taux d’intérêt réels à court et long terme sur le taux de change réel
- Conditions de Mundell et critères des zones monétaires optimales pour taux fixes
- Relation entre taux de change réel, commerce extérieur et différentiels de taux d’intérêt
- Exemples historiques : fluctuations du dollar dans les années 1980 et accords internationaux
- Choix entre régimes de change fixes et flexibles : avantages, coûts et crises associées
- Rôle des anticipations dans les crises de change et volatilité des taux de change
📖 1. Fondements historiques et caractéristiques des régimes de change
🔑 Notions clés & Définitions
- Union monétaire : Organisation économique dans laquelle plusieurs pays partagent une même monnaie et renoncent à une politique monétaire indépendante.
- Change Conclusi : Synthèse historique indiquant que le système de Bretton Woods a été remplacé en 1973 par un régime de changes flottants généralisé, avec des régimes actuels allant du change fixe au change flexible.
- Taux de change : Valeur d’une monnaie exprimée en une autre, qui peut être fixée, ajustable ou déterminée par le marché selon le régime de change en vigueur.
- Régimes de change dans :
- Depuis, il y a plusieurs types de régimes de change dans le monde :
- certains pays sont en change fixe (ex : les pays de la zone euro, la Chine jusqu’en 2005),
- d’autres en change flexible (ex : les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon).
📝 Points essentiels
- En 1973, des crises de change mettent fin à la période de Bretton Woods et ouvrent un système de changes flottants généralisé.
- Les pays de la zone euro et la Chine jusqu’en 2005 illustrent le change fixe, tandis que les États-Unis, le Royaume-Uni et le Japon illustrent le change flexible.
- Une union monétaire ou une dollarisation implique l’absence de politique monétaire autonome pour les pays concernés.
💡 À retenir
L’histoire des régimes de change passe de Bretton Woods au flottement généralisé après 1973. Aujourd’hui, les régimes vont du change fixe au change flexible, avec des unions monétaires où la politique monétaire autonome disparaît.
📖 2. Définition et mécanismes d’ajustement des taux de change nominal et réel
🔑 Notions clés & Définitions
- Taux de change nominal : Prix d’une unité de monnaie étrangère exprimé en monnaie domestique, par exemple 1 dollar équivaut à 0,92 euro.
- Rappel : Qu’est-ce qu’un taux de change ?
- Mécanisme d’ajustement interne : c’est le mécanisme d’ajustement interne à l’œuvre en change fixe.
📝 Points essentiels
- Le taux de change nominal E est le prix d’une monnaie étrangère exprimé en monnaie domestique.
- À moyen terme, les deux régimes conduisent au même taux de change réel et au même niveau de production d’équilibre.
- Le taux de change réel ϵ = EP∗/P mesure la compétitivité-prix d’un pays.
- • À court terme, un régime de change flexible semble plus attractif qu’un régime de change fixe, car il permet des ajustements immédiats via le taux de change nominal.
💡 À retenir
Différencier clairement les taux de change nominal et réel ainsi que leurs mécanismes d’ajustement permet de comprendre les dynamiques spécifiques à chaque régime de change.
📖 3. Demande globale et équilibre économique en régime de change fixe
🔑 Notions clés & Définitions
- Production potentielle : Niveau de production de référence utilisé pour évaluer l’équilibre macroéconomique, par rapport auquel la production effective est comparée.
- Régime de change fixe : Organisation monétaire dans laquelle le taux de change nominal est maintenu fixe, ce qui contraint la banque centrale à défendre cette parité et limite son usage comme instrument d’ajustement à court terme.
- Balance commerciale : Déficitaire et la production inférieure à son niveau potentiel (Y < Yn).
📝 Points essentiels
- La demande globale en régime de change fixe s’écrit : Y = C(Y−T) + I(Y, i*−πe) + G + NX(Y, Y*, ϵ), mettant en évidence la dépendance de la production d’équilibre aux dépenses publiques, au taux d’intérêt réel intérieur, à la production étrangère et au taux de change réel.
- En régime de change fixe, le taux d’intérêt domestique est contraint par le taux d’intérêt étranger, ce qui limite la politique monétaire nationale.
- La balance commerciale influence directement la production via le taux de change réel, notamment lorsque ce dernier est trop élevé, entraînant un déficit commercial et une production inférieure au niveau potentiel.
- • Pour développer cette analyse, il faut construire les relations d’offre et de demande globales pour une économie ouverte en régime de change fixe.
- • A moyen terme, le taux de change réel peut s’ajuster même si le taux de change nominal est fixe.
💡 À retenir
Analyser la demande globale sous change fixe révèle que la production est contrainte par le taux de change réel et le taux d’intérêt étranger, limitant la politique économique nationale et pouvant conduire à des déséquilibres externes avec des effets sur la production et la compétitivité.
📖 4. Dynamique de l’équilibre à court et moyen terme sous change fixe
🔑 Notions clés & Définitions
- Inflation anticipée : Inflation attendue πe, utilisée dans la relation de Phillips augmentée pour comparer l’inflation observée à l’inflation prévue.
- Monnaie surévaluée : Situation où le taux de change réel est trop élevé, ce qui rend les importations moins chères mais réduit la compétitivité des exportations.
- Court et le moyen terme : Horizon d’analyse où, à court terme, le taux de change nominal fixe maintient aussi le taux de change réel fixe, alors qu’à moyen terme les prix peuvent s’ajuster et modifier le taux de change réel.
📝 Points essentiels
- À court terme, une économie en change fixe avec taux de change réel trop élevé subit un déficit commercial persistant et une production inférieure au potentiel.
- La banque centrale ne peut pas dévaluer le taux nominal dans ce régime, ce qui laisse la récession se prolonger à court terme.
- À moyen terme, si la production reste sous Yn, l’inflation domestique devient inférieure à l’inflation étrangère et les prix relatifs baissent progressivement.
💡 À retenir
À court terme, une économie en change fixe avec taux de change réel trop élevé subit un déficit commercial persistant et une production inférieure au potentiel.
📖 5. Effets des anticipations et fluctuations du taux de change en régime flexible
🔑 Notions clés & Définitions
- Anticipations du taux de change : Prévisions des taux d’intérêt domestiques et étrangers futurs ainsi que du taux de change futur, qui influencent directement le taux de change courant.
- Prime de risque de change : Surcroît de taux d’intérêt que la banque centrale doit offrir pour maintenir la parité en régime de change fixe lorsque les marchés anticipent une dévaluation ou une incapacité à défendre le taux fixe.
- Volatilité du taux de change : Caractère intrinsèque d’instabilité du taux de change en régime flexible, résultant du fait que le taux courant intègre l’ensemble des anticipations de long terme sur les taux d’intérêt et le taux de change futur.
- Régime de change flexible : Régime dans lequel la banque centrale n’est pas contrainte de défendre une parité, dispose d’une pleine autonomie de politique monétaire, et où l’ajustement s’effectue rapidement par le taux de change.
📝 Points essentiels
- Le taux de change courant dépend des anticipations des taux d’intérêt domestiques et étrangers courants et futurs, ainsi que du taux de change futur anticipé.
- Toute révision des anticipations sur les taux d’intérêt ou sur le taux de change futur se répercute instantanément sur le taux de change d’aujourd’hui.
- En change flexible, la volatilité du taux de change est intrinsèque car le taux courant intègre l’ensemble des anticipations de long terme sur les taux d’intérêt et les fondamentaux.
💡 À retenir
En régime flexible, les anticipations jouent un rôle central dans la détermination du taux de change courant. Comme il incorpore des anticipations de long terme, le taux de change est fondamentalement volatile et peut fluctuer sans variation immédiate des taux d’intérêt.
📖 6. Influence des taux d’intérêt réels à court et long terme sur le taux de change réel
🔑 Notions clés & Définitions
📝 Points essentiels
- La parité des taux d’intérêt réels s’écrit (1 + rt) = (1/ϵt)(1 + r*t)ϵe t+1, ce qui relie le taux réel domestique, le taux réel étranger et le taux de change réel anticipé.
- Pour des titres à n ans, le rendement anticipé doit être similaire entre titres domestiques et étrangers : (1 + rn,t)^n = (1/ϵt)(1 + r*n,t)^n ϵe t+n.
- Le taux de change réel dépend du taux de change futur anticipé et du différentiel des taux d’intérêt réels à long terme.
- Toute révision des anticipations sur les taux d’intérêt courants et futurs, ou sur le taux de change futur anticipé, se répercute immédiatement sur le taux de change courant.
💡 À retenir
Les taux d’intérêt réels, à court comme à long terme, déterminent le taux de change réel via les arbitrages et les anticipations. Quand les anticipations de rendement ou de change futur changent, le taux de change courant s’ajuste immédiatement.
📖 7. Conditions de Mundell et critères des zones monétaires optimales pour taux fixes
🔑 Notions clés & Définitions
- Zones monétaires optimales (ZMO) : Ensemble de pays formant une zone monétaire dans laquelle les coûts liés à la perte d’ajustement par le taux de change sont minimisés, rendant ainsi un régime de change fixe économiquement avantageux.
- Mobilité des facteurs : Capacité du travail et du capital à se déplacer librement entre pays, permettant un ajustement économique sans recourir à la variation du taux de change.
- Symétrie des chocs : Situation dans laquelle les pays d’une zone monétaire subissent des chocs macroéconomiques similaires, rendant une politique monétaire commune adaptée à tous.
- Taux de change fixes :
- Les coûts propres aux taux de change fixes peuvent être faibles (notamment si l’économie satisfait les critères de la zone monétaire optimale) ;
📝 Points essentiels
- La zone euro présente une symétrie partielle des chocs, une faible mobilité du travail, des rigidités salariales importantes et un budget fédéral inférieur à 2% du PIB, ce qui limite son optimalité.
- Les États-Unis sont un exemple proche d’une zone monétaire optimale grâce à une forte mobilité du travail et un budget fédéral d’environ 20% du PIB assurant des transferts automatiques entre États.
- • Suivant ces critères, la zone monétaire unique constituée par les 50 États américains est proche d’une zone monétaire optimale : forte mobilité du travail, budget fédéral assurant des transferts automatiques entre États.
- Chocs symétriques, forte mobilité Chocs asymétriques fré- quents
💡 À retenir
La zone euro présente une symétrie partielle des chocs, une faible mobilité du travail, des rigidités salariales importantes et un budget fédéral inférieur à 2% du PIB, ce qui limite son optimalité.
📖 8. Relation entre taux de change réel, commerce extérieur et différentiels de taux d’intérêt
🔑 Notions clés & Définitions
- Équilibre de la balance commerciale à long terme : Situation de long terme que le taux de change de long terme doit assurer pour que les échanges extérieurs soient équilibrés.
- Taux de change réel de long terme : Valeur de long terme du taux de change qui assure l’équilibre de la balance commerciale et sert de déterminant du taux de change anticipé futur.
- Taux d’intérêt réel : Rendement réel à un an utilisé dans la relation reliant le taux de change actuel, le taux de change anticipé et les taux d’intérêt réels intérieur et étranger.
📝 Points essentiels
- Le différentiel de taux d’intérêt est le second déterminant du taux de change de long terme.
- La relation donnée lie le taux de change réel actuel au taux de change futur anticipé pour dans n ans et au différentiel de taux d’intérêt réel à n ans entre les deux zones.
- Dans le monde réel, les taux de change peuvent fluctuer fortement même sans mouvement des taux d’intérêt, ce qui montre une volatilité excessive.
- Ces déterminants servent à interpréter les fluctuations des taux de change en lien avec la politique monétaire.
💡 À retenir
Le taux de change réel de long terme est lié à l’équilibre de la balance commerciale, tandis que le différentiel de taux d’intérêt aide à expliquer les variations observées. La relation entre taux actuel, taux anticipé et taux d’intérêt réels permet d’interpréter les fluctuations de change.
📖 9. Exemples historiques : fluctuations du dollar dans les années 1980 et accords internationaux
🔑 Notions clés & Définitions
- Accords du Plaza : Accord international signé en 1985 visant à déprécier le dollar américain pour corriger son surévaluation et rééquilibrer les échanges commerciaux entre les grandes économies.
- Danse du dollar dans : Expression désignant les fluctuations importantes du dollar américain dans les années 1980, caractérisées par une hausse marquée puis une baisse notable de sa valeur en termes effectifs réels.
📝 Points essentiels
- Le dollar a connu une forte appréciation d'environ 50% en termes effectifs réels dans la première moitié des années 1980.
- Ces mouvements du dollar résultaient de changements dans les politiques monétaires et des anticipations des marchés.
- Le taux de change effectif réel est un indicateur clé pour mesurer la compétitivité internationale d’une monnaie.
- • le taux de change réel courant et le taux de change réel anticipé.
💡 À retenir
L’étude des fluctuations historiques du dollar dans les années 1980 illustre comment les politiques monétaires et les accords internationaux influencent les régimes de change et la compétitivité des monnaies à travers le taux de change effectif réel.
📖 10. Choix entre régimes de change fixes et flexibles : avantages, coûts et crises associées
🔑 Notions clés & Définitions
- Avantages des taux de change fixes : Régime monétaire offrant une stabilité des taux de change qui facilite le commerce international et renforce la crédibilité anti-inflationniste auprès des marchés financiers.
- Coûts des taux de change fixes : Contraintes liées à la perte d’autonomie monétaire et à la vulnérabilité aux chocs asymétriques, qui peuvent limiter la capacité d’ajustement économique.
- Crises de change : Phénomènes où, dans un régime de change fixe, les anticipations de dévaluation par les marchés rendent insoutenable la défense de la parité, provoquant souvent une attaque spéculative auto-réalisatrice.
- Choix entre les différents régimes : Décision macroéconomique portant sur l’arbitrage entre la stabilité offerte par les taux de change fixes et la flexibilité des régimes flexibles, en tenant compte des risques spécifiques de crises.
- Change fixes Les avantages : Bénéfices des régimes de change fixes, notamment la stabilité monétaire et la facilitation des échanges internationaux grâce à une parité stable.
📝 Points essentiels
- Dans un régime de change fixe, si les marchés anticipent une dévaluation, le terme lié aux anticipations de change augmente et peut déclencher une attaque spéculative.
- Les taux de change fixes offrent une stabilité monétaire et facilitent le commerce international.
💡 À retenir
Dans un régime de change fixe, si les marchés anticipent une dévaluation, le terme lié aux anticipations de change augmente et peut déclencher une attaque spéculative.
📖 11. Rôle des anticipations dans les crises de change et volatilité des taux de change
🔑 Notions clés & Définitions
- Taux de change anticipé dans : Valeur future du taux de change que les marchés financiers prévoient à un horizon donné, utilisée pour former leurs anticipations et influencer les décisions d’investissement.
- Crises de change dans : Phénomènes survenant dans un régime de change fixe où, dès que les marchés anticipent une dévaluation, le maintien de la parité fixe nécessite une hausse du taux d’intérêt intérieur, pouvant rendre la parité intenable.
- Taux d’intérêt et taux : Relation de parité qui lie le taux de change courant, les taux d’intérêt intérieurs et étrangers, ainsi que le taux de change anticipé, impliquant qu’une baisse temporaire des taux d’intérêt doit être compensée par une dépréciation immédiate du taux de change.
📝 Points essentiels
- Une politique monétaire temporaire peut provoquer une forte variation immédiate du taux de change, même si le taux de change anticipé à cinq ans ne change pas.
- La surréaction du taux de change est l’ajustement par lequel le taux de change “sur-réagit” pour rétablir l’équilibre des marchés financiers lorsque les prix des biens sont rigides à court terme.
- En change flexible, le taux de change courant intègre l’ensemble des anticipations de long terme sur les taux d’intérêt et les fondamentaux, ce qui rend sa volatilité intrinsèque.
- En change fixe, les crises de change peuvent être auto-réalisatrices et ne pas résulter de déséquilibres fondamentaux.
- • Ce phénomène a été formalisé par Rudiger Dornbusch (1976) dans son célèbre modèle d’overshooting : les prix des biens étant rigides à court terme, le taux de change doit “sur-réagir” pour rétablir l’équilibre des marchés financiers.
💡 À retenir
Une politique monétaire temporaire peut provoquer une forte variation immédiate du taux de change, même si le taux de change anticipé à cinq ans ne change pas.
🧩 Compléments de couverture
- Conclusi Macroéconomie 2 - Chapitre 6 Les régimes de change Hamza Bennani Nantes Université Introduction Le moyen terme Les choix entre les différents régimes de change Les fluct
- du tx de change Conclusi Introduction Dans ce chapitre, on procédera en trois étapes : 1. Nous étudierons les effets d’un régime de change fixe et flexible à moyen terme ; 2. Nous nous tournerons vers les crises de changes (1973, 1992, 1997
- Récession : π < π∗ Prix relatifs baissent ϵ ↑ progressivement Y → Yn lentement Conclusion : Même résultat à moyen terme, mais en change fixe l’ajustement passe par les prix (plus long et plus coûteux en emploi)
- Ce taux de change réel peut s’ajuster de deux façons : Par un ajustement du taux de change nominal E ; c’est le mécanisme à l’œuvre en change flexible
- Néanmoins, étant donné qu’à moyen terme les prix s’ajustent, à quoi devrait-on s’attendre ? Introduction Le moyen terme Les choix entre les différents régimes de change Les fluct. du tx de change Conclusi L’équilibre dans le court et le moy
- Réponse : ϵ = EP∗/P augmente progressivement car P croît moins vite que P∗, restaurant ainsi la compétitivité de l’économie sans modification du taux de change nominal E
- 2008–2015) 2,008 2,009 2,010 2,011 2,012 2,013 2,014 2,015 70 80 90 100 Année PIB réel (indice base 100 = 2008) Grèce (zone euro, pas de dévaluation) Islande (dévaluation ≈ −50% de la couronne) Lecture : L’Islande, qui a laissé sa couronne
- Exemple : En 1992, le Royaume-Uni au sein du SME faisait face à une récession et à des taux d’intérêt élevés imposés par le mark allemand fort
- Cela implique que, pour maintenir la parité, la banque centrale doit offrir un taux d’intérêt supérieur de 5% au taux d’intérêt étranger – ce qui constitue une prime de risque de change
- Quels peuvent être les choix de la banque centrale et du gouvernement ? Convaincre les marchés de leur engagement à ne pas dévaluer (communication, accords internationaux) ; Augmenter les taux d’intérêt pour rendre la parité attractive – au
- Royaume-Uni à quitter le SME le 16 septembre 1992 (“mercredi noir”)
- e la crise du SME (1992–1993) Jan. 1992 Juin 1992 Sep. 1992 Nov. 1992 Fév. 1993 Août 1993 Référendum danois Non à Maastricht Mercredi noir RU quitte le SME Lire italienne dévalue Peseta & escudo dévalués Bandes ±15%
- En 2022–2024, la forte hausse des taux directeurs de la Fed a provoqué une appréciation marquée du dollar, avec des effets déstabilisateurs sur les économies émergentes dont la dette est libellée en dollars (Pakistan, Sri Lanka, Argentine)
- Et = 1 + i∗ t 1 + it Ee t+1 (9) Ainsi, tout changement d’anticipation concernant les taux d’intérêt courants et futurs (domestiques ou étrangers), ainsi que toute révision du taux de change futur anticipé, se répercute immédiatement sur le
- Et = (1 + i∗ t )(1 + i∗e t+1) (1 + it )(1 + it+1) Ee t+2 (12) Introduction Le moyen terme Les choix entre les différents régimes de change Les fluct
- Mundell (théorie des zones monétaires optimales, ZMO) : Ils doivent être soumis aux mêmes chocs macroéconomiques (chocs symétriques), de sorte qu’une politique monétaire commune convient à tous ; Ils doivent disposer d’une forte mobilité de
- Critère ZMO États-Unis Zone euro Symétrie des chocs ✓ Élevée ∼ Partielle Mobilité du travail ✓ Forte × Faible Flexibilité des salaires ✓ Assez forte × Rigidités importantes Budget fédéral ✓ ≈ 20% du PIB × < 2% du PIB Intégration commerciale
- 2018 une bande de fluctuation élargie pour son dirham (±2,5%), amorçant une transition vers davantage de flexibilité
- Ceci implique : (1) d’échanger des euros contre des dollars, (2) de détenir des titres américains pendant un an, puis (3) de vendre les dollars contre des euros
- Si l’on décide de détenir des titres américains à n année : Soit ϵt le taux de change réel et ϵe t+n le taux de change anticipé pour l’année prochaine ; Soit r ∗ n,t le taux d’intérêt réel américain
- 1980 (environ +50% entre 1980 et 1985 en termes effectifs réels) et une forte dépréciation dans la seconde moitié, après les Accords du Plaza (1985)
- Volcker (1979–1982) : la Fed releva brutalement ses taux directeurs pour casser l’inflation, entraînant une hausse des taux réels américains et une appréciation du dollar
- 2022, l’euro a connu une dépréciation marquée face au dollar (parité atteinte en juillet 2022), avant une reprise progressive – illustrant une dynamique proche de l’overshooting
- En change flexible, la volatilité du taux de change est intrinsèque : le taux de change courant intègre l’ensemble des anticipations de long terme sur les taux d’intérêt et les fondamentaux
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 1973 | Fin de Bretton Woods et flottement généralisé |
| 2005 | La Chine illustre le change fixe jusqu’à cette date |
| 1980 | Hausse marquée du dollar dans les années 1980 |
| 1985 | Accords du Plaza et baisse du dollar |
| 1976 | Référence de période dans les régimes de change |
| 1992 | Référence de période dans les crises de change européennes |
📊 Tableaux de Synthèse
Régimes de change et caractéristiques
| Régime | Caractéristique | Exemples |
|---|
| Change fixe | Taux de change nominal maintenu fixe | Zone euro ; Chine jusqu’en 2005 |
| Change flexible | Taux déterminé par le marché | États-Unis ; Royaume-Uni ; Japon |
| Union monétaire | Absence de politique monétaire autonome | Pays partageant une même monnaie |
Ajustement et anticipations du taux de change
| Cadre | Mécanisme | Effet |
|---|
| Change fixe | Taux d’intérêt domestique contraint par le taux étranger | Politique monétaire nationale limitée |
| Change flexible | Le taux courant intègre les anticipations de long terme | Volatilité intrinsèque du taux de change |
| Taux de change réel | Ajustement possible à moyen terme même si le nominal est fixe | Même taux de change réel et même niveau de production à moyen terme |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre taux de change nominal et taux de change réel : le nominal est le prix d’une monnaie en une autre, le réel dépend aussi des prix relatifs.
- Croire qu’en change fixe le taux de change réel ne peut jamais s’ajuster : le nominal est fixe, mais le réel peut s’ajuster à moyen terme.
- Oublier qu’en change fixe le taux d’intérêt domestique est contraint par le taux d’intérêt étranger.
- Assimiler change flexible et stabilité : le texte insiste au contraire sur une volatilité intrinsèque liée aux anticipations.
- Confondre union monétaire et simple change fixe : l’union monétaire implique l’absence de politique monétaire autonome.
- Prendre les Accords du Plaza pour une appréciation du dollar : ils visaient à le déprécier en 1985.
✅ Checklist Examen
- Définir le taux de change nominal comme le prix d’une monnaie étrangère en monnaie domestique.
- Distinguer taux de change nominal et taux de change réel.
- Expliquer le rôle du taux d’intérêt étranger en régime de change fixe.
- Savoir que la demande globale en change fixe dépend de C, I, G et NX.
- Relier le taux de change réel à la balance commerciale et à la compétitivité.
- Expliquer pourquoi les anticipations déplacent immédiatement le taux de change courant.
- Connaître la parité des taux d’intérêt réels à court terme.
- Connaître la relation de parité pour des titres à n ans.
- Retenir les critères de Mundell pour une zone monétaire optimale.
- Situer 1973 comme rupture de Bretton Woods et 1985 comme année des Accords du Plaza.
- Identifier les fluctuations du dollar dans les années 1980 comme un exemple de forte volatilité.
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