Revision sheet: Gestion de la Paie et Temps de Travail

Plan du Cours

  1. Bulletin de paie
  2. Prescription des erreurs de paie
  3. Méthodes de déduction des absences
  4. Forfait jours et RTT
  5. Primes et SMIC
  6. Durée maximale du travail
  7. Heures supplémentaires et majorations
  8. Forfait jours et heures supplémentaires
  9. Contingent et repos compensateur

1. Bulletin de paie

Notions clés & Définitions

  • Bulletin de paie : PiĂšce justificative remise au salariĂ© qui informe sur ses droits et peut ĂȘtre produite Ă  des tiers.
  • Remise Ă©lectronique : ModalitĂ© de remise du bulletin de paie par voie numĂ©rique devenue la rĂšgle depuis 2017, sauf opposition du salariĂ©.
  • Mentions obligatoires du bulletin : Ensemble d’informations imposĂ©es sur le bulletin, organisĂ©es par rubriques, pour identifier, calculer et expliquer la paie.
  • Net social : Montant figurant sur le bulletin correspondant au rĂ©sultat aprĂšs dĂ©ductions liĂ©es aux cotisations et retenues.
  • DurĂ©e de conservation : PĂ©riode pendant laquelle l’employeur et le salariĂ© conservent les bulletins, avec des durĂ©es prĂ©vues par le droit.

Points essentiels

  • Le bulletin de paie doit ĂȘtre remis au salariĂ©, sous peine d’amende de 3Ăšme classe de 450 €.
  • Sauf opposition du salariĂ©, la remise du bulletin se fait par voie Ă©lectronique depuis 2017, le papier devenant l’exception.
  • En cas de litige en CDI, les informations du bulletin de paie peuvent primer rĂ©troactivement sur le contrat de travail.
  • Le salariĂ© peut demander un double Ă  l’employeur en cas de perte, mais aucune obligation lĂ©gale ne lui garantit l’envoi.
  • Le bulletin doit contenir des mentions selon plusieurs zones, dont l’identification, le salaire, les cotisations, les montants nets et les informations fiscales.
  • L’employeur doit conserver les bulletins numĂ©riques au moins 50 ans ou jusqu’à l’ñge de dĂ©part Ă  la retraite, puis 6 annĂ©es supplĂ©mentaires.

Astuce mémo

Service-public + conserver : pense “zones de paie” et garde le bulletin sans limite de durĂ©e.

2. Prescription des erreurs de paie

Notions clés & Définitions

  • CrĂ©ance salariale : La crĂ©ance salariale est une demande du salariĂ© fondĂ©e sur le paiement d’un Ă©lĂ©ment de rĂ©munĂ©ration relevant du contrat de travail.
  • Frais professionnels : Les frais professionnels sont des sommes demandĂ©es en remboursement qui relĂšvent de l’exĂ©cution du contrat plutĂŽt que d’une crĂ©ance salariale.
  • Prescription triennale : La prescription triennale est le dĂ©lai de 3 ans pour agir lorsqu’une action vise une crĂ©ance salariale.
  • Prescription biennale : La prescription biennale est le dĂ©lai de 2 ans appliquĂ© aux actions en remboursement de frais professionnels.

Points essentiels

  • Une action portant sur une crĂ©ance salariale se prescrit par 3 ans Ă  compter du jour oĂč l’intĂ©ressĂ© a connu ou aurait dĂ» connaĂźtre les faits permettant d’agir (c. trav., art. L. 3245-1).
  • Si le contrat a Ă©tĂ© rompu, la demande du salariĂ© peut porter sur les 3 derniĂšres annĂ©es prĂ©cĂ©dant la rupture.
  • Une action en remboursement de frais professionnels relĂšve de l’exĂ©cution du contrat, donc le dĂ©lai applicable est de 2 ans (cass. soc., 20 novembre 2019, n° 18-20208).
  • Le raisonnement peut aussi s’inverser pour l’employeur : en cas de trop versĂ©, le salariĂ© a l’obligation de rembourser, sinon il peut y avoir une saisie sur salaire.

Astuce mémo

Prescription = 3 ans pour salaires, 2 ans pour frais pro. Emploie : salariale 3, frais pro 2.

3. Méthodes de déduction des absences

Notions clés & Définitions

  • Retenue pour absence : MĂ©canisme de paie qui rĂ©duit le salaire en fonction du temps non travaillĂ© pendant la pĂ©riode d’absence.
  • MĂ©thode des heures rĂ©elles : MĂ©thode qui calcule le taux horaire Ă  partir des heures rĂ©ellement travaillĂ©es dans le mois (base du calcul) pour dĂ©duire l’absence.
  • MĂ©thode des heures moyennes : MĂ©thode qui calcule un taux horaire fondĂ© sur les heures moyennes mensuelles pour valoriser diffĂ©remment la pĂ©riode d’absence.
  • MĂ©thode des jours rĂ©els : MĂ©thode qui dĂ©duit l’absence en utilisant les jours effectivement ouvrĂ©s du mois pour Ă©tablir un taux journalier rĂ©el.
  • MĂ©thode des jours moyens : MĂ©thode qui dĂ©duit l’absence en utilisant un nombre moyen de jours de rĂ©fĂ©rence par mois pour Ă©tablir un taux journalier moyen.

Points essentiels

  • Pour les retenues pour absence, plusieurs mĂ©thodes existent : heures rĂ©elles, jours rĂ©els, heures moyennes, jours moyens, jours ouvrables rĂ©els/moyens, jours calendaires rĂ©els/moyens.
  • En prĂ©sence d’entrĂ©es/sorties, la mĂ©thode des heures rĂ©elles est validĂ©e par la Cour de cassation pour dĂ©terminer le taux sur la base des heures rĂ©ellement travaillĂ©es.
  • En juin 2026 (7h/j, 35h/sem), avec 22 jours ouvrĂ©s et 5 jours d’absence, le calcul en heures rĂ©elles et en jours rĂ©els donne une dĂ©duction de 738,64€.
  • En juin 2026 (jours moyens 21,67 ; 5 jours d’absence), la mĂ©thode des jours moyens donne une dĂ©duction de 749,88€ (taux journalier 3250/21,67 puis multiplication par 5).
  • En juin 2026 (jours calendaires moyens 30 ; 7 jours d’absence), la mĂ©thode jours calendaires moyens donne une dĂ©duction de 758,33€ (3250/30 × 7).
  • DiffĂ©rence d’idĂ©e clĂ© : les heures moyennes rĂ©munĂšrent la prĂ©sence (cas 1) tandis que les heures rĂ©elles calculent la dĂ©duction de l’absence avec un taux rĂ©el (cas 2).

Astuce mémo

Heures moyennes = présence payée ; heures réelles = absence déduite.

4. Forfait jours et RTT

Notions clés & Définitions

  • Forfait jours : RĂ©gime oĂč le salariĂ© dĂ©compte son temps de travail en jours travaillĂ©s dans l’annĂ©e, avec une organisation du travail dont le rythme n’est pas contrĂŽlĂ© par pointage.
  • Convention individuelle de forfait : Acte signĂ© par le salariĂ© au forfait jours pour fixer le cadre du dĂ©compte en jours prĂ©vu par l’accord applicable.
  • RTT forfait jours : Jours de rĂ©duction du temps de travail calculĂ©s annuellement pour Ă©quilibrer le nombre de jours travaillables avec le plafond du forfait et les jours non travaillĂ©s.

Points essentiels

  • Le forfait jours est mis en place par accord collectif (entreprise/Ă©tablissement) ou par accord de branche, puis le salariĂ© signe une convention individuelle de forfait pour en bĂ©nĂ©ficier.
  • Le plafond maximum du forfait est de 218 jours, et la journĂ©e de solidaritĂ© est incluse dans le compteur.
  • Le salariĂ© au forfait jours n’est pas soumis au respect des durĂ©es maximales quotidienne et hebdomadaire, mais l’employeur doit suivre rĂ©guliĂšrement la charge de travail et l’articulation vie pro/vie privĂ©e.
  • Le nombre de RTT doit ĂȘtre Ă©valuĂ© chaque annĂ©e en retranchant notamment les jours de repos hebdomadaires, les congĂ©s payĂ©s et les jours fĂ©riĂ©s tombant entre lundi et vendredi.
  • Pour 2025 : 365 − 218 − 104 − 25 − 10 = 7 jours de RTT.
  • Pour 2026 : 365 − 218 − 104 − 25 − 9 = 9 jours de RTT.

Astuce mémo

RTT = AnnĂ©e (365) − Plafond forfait (218) − Week-end (104) − CP (25) − JF ouvrĂ©s (entre lun-ven).

5. Primes et SMIC

Notions clés & Définitions

  • SMIC : Le SMIC est le salaire minimum horaire que l’employeur doit garantir au salariĂ©, au moins Ă  12,02 € bruts/heure Ă  la date du cours.
  • Primes liĂ©es au travail : Les primes qui rĂ©munĂšrent une prestation de travail effective du salariĂ© peuvent entrer dans le calcul du SMIC, sous conditions de lien avec le travail individuel.
  • Primes exclues du SMIC : Les primes sans lien avec un travail individuel ne servent pas Ă  atteindre le SMIC, car elles ne rĂ©munĂšrent pas la prestation de travail fournie.
  • ÉlĂ©ments inclus au SMIC : Les Ă©lĂ©ments de rĂ©munĂ©ration versĂ©s en contrepartie du travail effectif fourni peuvent ĂȘtre comptabilisĂ©s pour vĂ©rifier si le SMIC est atteint.

Points essentiels

  • Le SMIC s’applique au salariĂ© du secteur privĂ© ĂągĂ© d’au moins 18 ans, avec un minimum de 12,02 € bruts/heure dans les donnĂ©es du cours.
  • Des taux rĂ©duits du SMIC peuvent s’appliquer aux apprentis et aux jeunes en contrat de professionnalisation selon l’ñge et la durĂ©e du contrat, et aux moins de 18 ans avec moins de 6 mois de pratique dans la branche.
  • Un abattement de 10 % peut ĂȘtre pratiquĂ© pour les jeunes de 17 Ă  18 ans et de 20 % pour ceux de moins de 17 ans dans le cadre du SMIC rĂ©duit du cours.
  • Pour atteindre le SMIC, on ne retient que les Ă©lĂ©ments versĂ©s en contrepartie du travail effectif, comme des primes de polyvalence, complĂ©ment mĂ©tier, enquĂȘte, rendement/productivitĂ©, commissions/CA, ou primes liĂ©es au tonnage.
  • Ne sont pas pris en compte pour le SMIC les primes liĂ©es Ă  l’anciennetĂ© ou Ă  l’assiduitĂ©, liĂ©es Ă  une sujĂ©tion, rĂ©munĂ©rant une pause non travaillĂ©e, ou Ă  caractĂšre alĂ©atoire (ex. non-accident).
  • Sont exclus du calcul du SMIC les heures supplĂ©mentaires et les primes de transport ainsi que les remboursements de frais, et il faut vĂ©rifier la convention collective applicable.

Astuce mémo

SMIC = compter ce qui paie le travail; tout ce qui paie l’anciennetĂ©, la pause, la sujĂ©tion ou le hasard ne compte pas.

6. Durée maximale du travail

Notions clés & Définitions

  • Temps de pause : RĂšgle du temps de travail imposant une pause de 20 minutes dĂšs que le salariĂ© a travaillĂ© 6 heures consĂ©cutives.
  • Plafond hebdomadaire : Limite de durĂ©e maximale qui s’apprĂ©cie soit Ă  48 h sur une mĂȘme semaine, soit Ă  44 h en moyenne sur 12 semaines consĂ©cutives.
  • Plafond quotidien : Limite journaliĂšre qui fixe la durĂ©e maximale de travail Ă  10 h par jour, avec des cas de dĂ©rogation encadrĂ©s.

Points essentiels

  • La durĂ©e lĂ©gale d’un temps plein est de 35 h par semaine et le plafond des pauses s’active aprĂšs 6 heures consĂ©cutives avec 20 minutes de pause.
  • La durĂ©e maximale hebdomadaire ne doit pas dĂ©passer 48 h sur une mĂȘme semaine ni 44 h en moyenne sur 12 semaines consĂ©cutives.
  • Il est possible d’aller jusqu’à 46 h en moyenne sur 12 semaines si une convention ou un accord le permet, et sinon un avis de l’IT est requis.
  • La dĂ©rogation prĂ©voit jusqu’à 60 h maximum sur une semaine en cas de circonstances exceptionnelles avec accord de l’IT.
  • La durĂ©e maximale quotidienne est de 10 h par jour, sauf dĂ©rogation liĂ©e Ă  une urgence justifiĂ©e par un Ă©vĂ©nement ATA et autorisĂ©e selon les rĂšgles fixĂ©es par la convention.
  • Sur 12 semaines, la moyenne de 44 h s’évalue pour dĂ©cider si la limite est dĂ©passĂ©e, par exemple 48,42 h/semaine pour Mme Blue est au-dessus de la limite.

Astuce mémo

48/44 : 48 h sur 1 semaine, 44 h en moyenne sur 12 semaines ; 10 h/jour.

7. Heures supplémentaires et majorations

Notions clés & Définitions

  • Heure supplĂ©mentaire : Une heure supplĂ©mentaire est une heure effectuĂ©e au-delĂ  de la durĂ©e lĂ©gale hebdomadaire (ou de la durĂ©e Ă©quivalente) ouvrant droit Ă  majoration salariale ou repos compensateur Ă©quivalent.
  • Majoration 25% : La majoration Ă  25% vise les heures supplĂ©mentaires situĂ©es dans la premiĂšre tranche dĂ©terminĂ©e par le dĂ©passement de la durĂ©e lĂ©gale hebdomadaire.
  • Majoration 50% : La majoration Ă  50% s’applique aux heures supplĂ©mentaires dĂ©passant le seuil de la tranche prĂ©cĂ©dente sur la semaine.
  • Repos compensateur de remplacement : Le repos compensateur de remplacement permet de remplacer tout ou partie des heures supplĂ©mentaires par du repos, avec un calcul identique aux majorations.

Points essentiels

  • Les heures supplĂ©mentaires ouvrent droit Ă  majoration salariale ou, si prĂ©vu, Ă  repos compensateur Ă©quivalent pour toute heure au-delĂ  de la durĂ©e lĂ©gale hebdomadaire.
  • Les heures supplĂ©mentaires sont payĂ©es Ă  la fin du mois oĂč elles ont Ă©tĂ© effectuĂ©es et comptabilisĂ©es par semaine civile du lundi 0 h au dimanche 24 h.
  • En droit, la majoration comporte deux taux avec une tranche Ă  25% puis une Ă  50% sur la mĂȘme semaine, la rĂ©partition dĂ©pendant du volume d’heures dĂ©passant 35 h.
  • Les heures supplĂ©mentaires peuvent ĂȘtre rĂ©munĂ©rĂ©es Ă  un taux infĂ©rieur Ă  la loi, avec un minimum de 10%, notamment selon la convention collective (ex. secteurs HCR).
  • La rĂ©munĂ©ration des heures supplĂ©mentaires peut ĂȘtre remplacĂ©e en tout ou partie par un repos compensateur, calculĂ© avec les mĂȘmes modalitĂ©s (8 premiĂšres heures Ă  125% puis au-delĂ  Ă  150%).
  • Les majorations pour heures supplĂ©mentaires doivent ĂȘtre attribuĂ©es en salaire (hors repos compensateur de remplacement) et une “prime” ne peut pas tenir lieu de paiement des heures supplĂ©mentaires.

Astuce mémo

25% = tranche “8 premiĂšres heures” (au-delĂ  : 50%) et le RCR reprend le mĂȘme schĂ©ma (125% puis 150%).

8. Forfait jours et heures supplémentaires

Notions clés & Définitions

  • Repos hebdomadaire : PĂ©riode de repos accordĂ©e chaque semaine, donnĂ©e en principe le dimanche pour les salariĂ©s relevant du droit commun du repos.
  • Convention de forfait en jours : Accord qui fixe la validitĂ© du rĂ©gime forfait jours et conditionne l’exclusion du calcul des heures supplĂ©mentaires.

Points essentiels

  • En forfait jours, le salariĂ© n’est soumis ni Ă  la durĂ©e lĂ©gale hebdomadaire de 35 h, ni aux durĂ©es quotidienne et hebdomadaire maximales, donc les rĂšgles lĂ©gales sur les heures supplĂ©mentaires ne s’appliquent pas.
  • Travailler pendant le repos hebdomadaire (notamment le dimanche) ne donne pas droit au paiement d’heures supplĂ©mentaires si la convention de forfait jours est valide.
  • Sauf contestation de la validitĂ© de la convention, la notion d’heures supplĂ©mentaires n’a pas lieu d’ĂȘtre pour un salariĂ© en forfait jours, mĂȘme en cas de travail le jour de repos.

9. Contingent et repos compensateur

Notions clés & Définitions

  • Contingent annuel d’heures supplĂ©mentaires : Le contingent fixe le volume d’heures supplĂ©mentaires au-delĂ  de 35 heures hebdomadaires que l’employeur peut utiliser sans formalitĂ©s supplĂ©mentaires ni contreparties autres que celles prĂ©vues pour les HS.
  • Contrepartie obligatoire en repos : La contrepartie obligatoire en repos est un supplĂ©ment de repos liĂ© au dĂ©passement du contingent (et/ou au travail de nuit selon la convention), en plus du paiement des heures supplĂ©mentaires.
  • Repos compensateur : Le repos compensateur est le droit acquis par le salariĂ© Ă  prendre effectivement du repos, selon des seuils et des dĂ©lais fixĂ©s par les rĂšgles applicables.

Points essentiels

  • À dĂ©faut de disposition conventionnelle, le contingent annuel par salariĂ© est fixĂ© Ă  220 heures par le droit (D 3121-24).
  • Le repos ajoutĂ© aprĂšs dĂ©passement du contingent vaut 50% dans les entreprises de moins de 20 salariĂ©s et 100% dans les entreprises de 20 salariĂ©s et plus.
  • Pour un dĂ©passement de 8 HS au-delĂ  du contingent, l’exemple indique 8 HS majorĂ©es Ă  125% plus 4 heures de repos (si <20 salariĂ©s) ou plus 8 heures de repos (si ≄20 salariĂ©s).
  • L’absence de demande du salariĂ© ne fait pas perdre le droit au repos : l’employeur doit demander la prise effective dans un dĂ©lai maximal d’1 an (D 3121-17).
  • Le droit au repos s’ouvre quand les droits accumulĂ©s atteignent 7 heures (D 3121-18).
  • Le repos compensateur doit ĂȘtre pris au plus tard dans les 2 mois suivant l’ouverture du droit, sauf hypothĂšses permettant de diffĂ©rer.

Astuce mémo

220 = “plafond” : au-delĂ , ça dĂ©clenche du repos (50% si <20, 100% si ≄20).

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
2017Remise du bulletin de paie sous forme électronique (sauf opposition du salarié) devenue la rÚgle
20 novembre 2019Prescription 2 ans pour une action en remboursement de frais professionnels (cass. soc., 20 novembre 2019, n° 18-20208)
1er dĂ©cembre 2005Majoration des heures supplĂ©mentaires ne peut pas ĂȘtre remplacĂ©e par une « prime » (cass. soc., 1er dĂ©cembre 2005, n° 04-48388)
4 mars 2009ImpossibilitĂ© de retenue sur forfait jours pour absence < demi-journĂ©e si l’accord prĂ©voit l’absence de retenue (cass. soc., 4 mars 2009, n° 07-45.291)
15/01/2014La journĂ©e de solidaritĂ© ne peut pas ĂȘtre accomplie par suppression d’un CP (Cass. soc 15/01/2014 n°11-19,974)
13 nov. 2008GrĂšve < demi-journĂ©e/journĂ©e : retour Ă  une base horaire fictive pour dĂ©terminer la retenue (cass. soc., 13 nov. 2008, nÂș 06-44.608)
12 novembre 1992Primes liĂ©es Ă  l’anciennetĂ© ou Ă  l’assiduitĂ© exclues du calcul du SMIC (cass. soc., 12 novembre 1992, n° 89-45090 D)

Tableaux de synthĂšse

SMIC : éléments inclus vs exclus

Type d’élĂ©mentInclu pour le SMIC ?Exemples du cours
Contrepartie du travail effectifOuiPrime de polyvalence, complĂ©ment mĂ©tier, enquĂȘte, rendement/productivitĂ©, commissions/CA, primes liĂ©es au tonnage
Primes sans lien avec le travail individuelNonPrimes d’anciennetĂ©, d’assiduitĂ©, primes de sujĂ©tion (bruit/salissure), primes rĂ©munĂ©rant une pause, prime de non-accident, primes de rĂ©sultat non liĂ©es Ă  la

Heures et remboursementsNonHeures supplémentaires, primes de transport et remboursements de frais (et vérifier CC)

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre bulletin de paie et contrat : en CDI, le bulletin peut primer rĂ©troactivement en cas de litige selon les informations qu’il contient.
  2. Inverser les prescriptions : 3 ans pour créances salariales (L.3245-1) vs 2 ans pour remboursement de frais professionnels (cass. soc. 20 novembre 2019).
  3. MĂ©langer « heures moyennes » et « heures rĂ©elles » : les premiĂšres rĂ©munĂšrent la prĂ©sence, les secondes servent au calcul de la dĂ©duction de l’absence avec un taux rĂ©el.
  4. Penser qu’en forfait jours les heures supplĂ©mentaires existent automatiquement en cas de travail le dimanche : elles n’existent pas sauf contestation de la validitĂ© de la convention.
  5. Croire que les heures supplĂ©mentaires peuvent ĂȘtre payĂ©es via une « prime » Ă©quivalente : la majoration doit ĂȘtre attribuĂ©e en salaire (sauf repos compensateur de remplacement).
  6. Oublier que la contrepartie obligatoire en repos dĂ©pend de la taille de l’entreprise : 50% si <20 salariĂ©s, 100% si ≄20, et elle s’ajoute au paiement des HS.
  7. Se tromper sur le SMIC : compter les primes d’anciennetĂ©/assiduitĂ©/sujĂ©tion ou les primes de transport/frais alors qu’elles sont exclus du calcul du SMIC dans le cours.

Checklist Examen

  1. Expliquer ce qu’est le bulletin de paie et sa remise obligatoire, puis prĂ©ciser la rĂšgle de remise Ă©lectronique depuis 2017 et la sanction indiquĂ©e (amende 3Ăšme classe 450€).
  2. Lister les 6 zones de mentions obligatoires du bulletin (identification, salaire, cotisations, net social/net imposable/net Ă  payer, impĂŽt sur le revenu, mentions finales) et retenir l’incitation Ă  conserver sans limitation de durĂ©e.
  3. Donner les délais de contestation liés aux erreurs de paie : 3 ans pour créances salariales et 2 ans pour remboursement de frais professionnels, avec le point de départ indiqué par le cours.
  4. Citer les mĂ©thodes de dĂ©duction des retenues pour absence (heures rĂ©elles/jours rĂ©els/heures moyennes/jours moyens et versions jours ouvrables/calendaires) et rappeler l’idĂ©e “moyennes = prĂ©sence payĂ©e, rĂ©elles = dĂ©duction absence”.
  5. DĂ©crire le forfait jours : mise en place par accord collectif, signature d’une convention individuelle, plafond 218 jours avec journĂ©e de solidaritĂ© incluse, et absence d’application des durĂ©es quotidiennes/hebdomadaires et des rĂšgles lĂ©gales sur les heures supplĂ©mentaires.
  6. Calculer les RTT forfait jours avec la formule du cours (365 − 218 − 104 − CP − JF ouvrĂ©s) et savoir donner les rĂ©sultats 2025 (7) et 2026 (9) tels qu’annoncĂ©s.
  7. RĂ©soudre une retenue au forfait jours par les 2 mĂ©thodes du cours (base “/252” via 218+25CP+JF ouvrĂ©s sur un jour ouvrĂ©, puis mĂ©thode des jours moyens 21,67) et appliquer l’une/du sur la durĂ©e d’absence donnĂ©e.
  8. Expliquer la journĂ©e de solidaritĂ© : options Ă  l’origine, et pour les forfaits jours le principe d’inclusion dans le compteur (plus “forfait de base 217 jours”, avec la rĂšgle sur l’inclusion si plafond 218).
  9. Montrer comment déterminer la durée maximale du travail et les seuils du cours (pauses aprÚs 6h, 48h sur une semaine, 44h moyenne sur 12 semaines, dérogations 46h/60h selon conditions, et 10h/jour sauf dérogation).
  10. Compter et ventiler les heures supplémentaires : heures au-delà de la durée légale, paie à la fin du mois, majorations 25% puis 50% (et possibilité de taux inférieur avec minimum 10% selon la CC), et conversion en centiÚmes si nécessaire.
  11. Expliquer repos compensateur de remplacement (RCR) : condition de mise en place, modalité de calcul (8 premiÚres à 125%, au-delà 150%) et distinction entre repos compensateur et paiement des majorations.
  12. Connaßtre contingent et contrepartie obligatoire en repos : contingent annuel par défaut 220h, exclusion forfait jours/non soumis à la durée du travail, et rÚgles de 50% vs 100% plus droits sans perte si absence de demande (délai max 1 an).

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1. Quelle est la nature principale du bulletin de paie remis au salarié ?

2. Depuis 2017, quelle est la rÚgle de remise du bulletin de paie, sauf opposition du salarié ?

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Bulletin de paie — dĂ©finition ?

PiÚce justificative informant le salarié de sa rémunération.

Remise Ă©lectronique — rĂšgle depuis 2017 ?

Modalité de remise sauf opposition du salarié, devenue la rÚgle.

Mentions obligatoires — sur le bulletin ?

Identification, salaire, cotisations, net social, fiscal, mentions finales.

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