Revision sheet: Introduction aux Relations Internationales et Organisations

📋 Plan du Cours

  1. Relations internationales et droit international
  2. Souveraineté et non-ingérence
  3. Organisations internationales
  4. Responsabilité pénale et acteurs subversifs
  5. Acte constitutif des organisations
  6. ONU : création et principes
  7. Organes et institutions de l’ONU
  8. Construction européenne et élargissements
  9. Institutions de l’Union europĂ©enne
  10. Conseil de l’Europe et droits fondamentaux

📖 1. Relations internationales et droit international

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Relations internationales : Les relations internationales dĂ©signent l’ensemble des interactions, juridiques ou non, entre acteurs de la sociĂ©tĂ© internationale, surtout les États souverains.
  • ÉlĂ©ment d’extranĂ©itĂ© : L’élĂ©ment d’extranĂ©itĂ© est un critĂšre qui permet de distinguer une relation interne d’une relation internationale quand un rapport dĂ©passe un État.
  • Droit international public : Le droit international public est l’ensemble des rĂšgles juridiques qui rĂ©gissent les rapports entre États, organisations internationales et autres sujets de DIP.
  • PersonnalitĂ© juridique internationale : La personnalitĂ© juridique internationale est la capacitĂ© d’une entitĂ© Ă  dĂ©tenir des droits et obligations et Ă  agir sur la scĂšne internationale.
  • Consentement de l’État : Le consentement de l’État est l’idĂ©e que la norme internationale ne s’impose pas sans l’accord de l’État concernĂ©.

📝 Points essentiels

  • En droit international, les relations deviennent potentiellement internationales dĂšs que le rapport dĂ©passe les frontiĂšres d’un État.
  • Les relations internationales visent notamment, depuis 1918 et surtout depuis 1945, Ă  prĂ©server la paix entre acteurs de la communautĂ© internationale.
  • La puissance en relations internationales sert Ă  la fois d’objectif et de moyen : elle correspond aux capacitĂ©s et ressources permettant Ă  un État de dĂ©fendre et promouvoir ses intĂ©rĂȘts.
  • Le DIP se caractĂ©rise par l’absence d’autoritĂ© supĂ©rieure, de pouvoir de contrainte et de sanction automatique, ce qui fonde un droit de coopĂ©ration.
  • En DIP, il n’existe pas de hiĂ©rarchie stricte des normes : un traitĂ© de rang infĂ©rieur n’a pas nĂ©cessairement moins de valeur qu’une charte de rĂ©fĂ©rence.
  • Le DIP repose sur un droit horizontal entre États souverains : la norme suppose le consentement des États, qui agissent comme crĂ©ateurs principaux du droit.

💡 Astuce mĂ©mo

RI : ExtranĂ©itĂ© (ça sort des frontiĂšres) ; DIP : pas de gendarme (pas de sanction automatique) + consentement de l’État.

📖 2. SouverainetĂ© et non-ingĂ©rence

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • SouverainetĂ© externe : La souverainetĂ© externe dĂ©signe l’indĂ©pendance d’un État dans les relations internationales et la capacitĂ© d’agir sur son territoire sans ingĂ©rence de tiers.
  • SouverainetĂ© interne : La souverainetĂ© interne renvoie Ă  l’exercice effectif de l’autoritĂ© de l’État sur sa population et son territoire.
  • ÉgalitĂ© souveraine : L’égalitĂ© souveraine est le principe selon lequel tous les États ont une mĂȘme Ă©galitĂ© juridique de base, mĂȘme s’ils diffĂšrent fortement en puissance.
  • Principe de non-intervention : Le principe de non-intervention interdit Ă  un État de s’immiscer dans les affaires relevant de la compĂ©tence nationale d’un autre État.

📝 Points essentiels

  • L’égalitĂ© souveraine est consacrĂ©e par l’article 2 de la Charte de l’ONU, malgrĂ© l’existence de situations de fait diffĂ©renciĂ©es entre États.
  • Le veto des cinq membres permanents du Conseil de sĂ©curitĂ© illustre une diffĂ©rence de puissance, sans remettre en cause l’égalitĂ© juridique de principe.
  • La Cour considĂšre en matiĂšre de non-intervention qu’aucun État ne peut imposer sa volontĂ© Ă  un autre dans les domaines relevant de la compĂ©tence exclusive de ce dernier, par exemple en matiĂšre politique, Ă©conomique, militaire ou culturelle.
  • Une intervention peut ĂȘtre admise si elle est sollicitĂ©e par l’État concernĂ©, par exemple via une demande d’assistance militaire.
  • Une intervention peut aussi ĂȘtre envisagĂ©e en cas de risque de rupture de la paix ou de risque de crime de masse, sous la forme d’un mandat d’intervention.
  • En droit international, la logique d’autolimitation repose sur l’absence de supĂ©rieur hiĂ©rarchique : l’État n’est soumis qu’aux rĂšgles qu’il a consenties.

💡 Astuce mĂ©mo

SouverainetĂ© = bouclier interne/externe ; Non-ingĂ©rence = pas d’imposer sauf appel d’un État ou mandat en cas de risque grave.

📖 3. Organisations internationales

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Organisation internationale : Organisation internationale : association d’États créée par un traitĂ©, dotĂ©e d’organes permanents et d’une personnalitĂ© juridique propre.
  • Organisation internationale de coopĂ©ration : Organisation internationale de coopĂ©ration : organisation qui vise la concertation entre États sans transfert de compĂ©tences, les orientations deviennent contraignantes seulement avec leur consentement.
  • Organisation internationale d’intĂ©gration : Organisation internationale d’intĂ©gration : organisation oĂč les États transfĂšrent une partie de leurs compĂ©tences dans des domaines dĂ©terminĂ©s, pour permettre des dĂ©cisions par l’organisation.
  • Organisation internationale Ă  vocation universelle : Organisation internationale Ă  vocation universelle : organisation destinĂ©e Ă  regrouper l’ensemble des États de la communautĂ© internationale, mĂȘme si elle ne les rĂ©unit pas encore tous.
  • Organisation internationale Ă  vocation rĂ©gionale : Organisation internationale Ă  vocation rĂ©gionale : organisation qui regroupe des États pour une coopĂ©ration plus cohĂ©rente, souvent fondĂ©e sur des proximitĂ©s gĂ©ographiques, historiques ou culturelles.

📝 Points essentiels

  • Une organisation internationale rĂ©sulte d’un traitĂ© et fonctionne avec des organes permanents, tout en Ă©tant distincte juridiquement des États qui la composent.
  • La vocation universelle correspond Ă  une capacitĂ© d’ouverture destinĂ©e Ă  accueillir tous les États, mais aucun cas n’est prĂ©sentĂ© comme rĂ©unissant tous les États dĂšs maintenant.
  • Les organisations rĂ©gionales ont gĂ©nĂ©ralement des conditions d’adhĂ©sion plus strictes que les universelles et s’appuient sur des affinitĂ©s communes.
  • Les organisations de coopĂ©ration se limitent souvent Ă  des pouvoirs de recommandation, car la contrainte dĂ©pend du consentement des États.
  • Les organisations d’intĂ©gration restent rares et impliquent un transfert de compĂ©tences aux dĂ©cisions de l’organisation, avec l’exemple mis en avant de l’Union europĂ©enne.

💡 Astuce mĂ©mo

Universel=accueille tous; Régional=proche entre eux; Coopération=recommandations sans transfert; Intégration=transfert de compétences (UE).

📖 4. ResponsabilitĂ© pĂ©nale et acteurs subversifs

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • PersonnalitĂ© juridique internationale relative : La personnalitĂ© juridique d’une organisation internationale ne produit d’effets qu’à l’égard des États qui l’ont reconnue, ce qui limite son opposabilitĂ©.
  • États membres : Les États membres sont les entitĂ©s qui, en pratique, portent principalement la responsabilitĂ© lorsque des faits attribuĂ©s Ă  l’organisation causent un prĂ©judice Ă  un État.

📝 Points essentiels

  • Quand un État invoque un prĂ©judice liĂ© Ă  des faits attribuĂ©s Ă  une organisation internationale, la responsabilitĂ© est en principe engagĂ©e au niveau des États membres.
  • Un État qui n’a pas reconnu une organisation internationale ne peut pas lui opposer ses actes au mĂȘme titre qu’un État reconnaissant, ce qui affecte l’imputation et les contestations possibles.

📖 5. Acte constitutif des organisations

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Principe d’autonomie : Principe qui signifie que l’organisation internationale dispose d’une personnalitĂ© distincte de celle de ses membres et peut agir en son nom propre.
  • Principe de spĂ©cialitĂ© : Principe qui limite la personnalitĂ© juridique internationale d’une organisation Ă  l’objectif et aux compĂ©tences prĂ©vus par son traitĂ© constitutif.
  • RelativitĂ© de la personnalitĂ© juridique : IdĂ©e selon laquelle la personnalitĂ© juridique d’une organisation internationale s’exerce de façon relative Ă  l’égard des États qui l’ont reconnue.

📝 Points essentiels

  • La CIJ affirme que les sujets de droit n’ont pas la mĂȘme nature ni l’étendue des droits, et que la personnalitĂ© dĂ©pend des besoins de la communautĂ©, dans l’avis du 11 avril 1949 RĂ©paration des dommages subis au service des Nations unies.
  • Le fait de reconnaĂźtre la personnalitĂ© juridique n’assimile pas une organisation Ă  un État, ni Ă  un « super-État », et n’implique pas l’identitĂ© des droits avec ceux d’un État.
  • Une organisation internationale ne bĂ©nĂ©ficie pas de compĂ©tences gĂ©nĂ©rales comme les États : elle n’exerce que les compĂ©tences d’attribution prĂ©vues par son acte constitutif.
  • GrĂące Ă  l’autonomie, une organisation peut agir sans devoir rĂ©unir tous ses États membres pour intervenir en son nom.
  • Avec la spĂ©cialitĂ©, l’organisation peut conclure des accords ou exercer des compĂ©tences dans son domaine, mais ne peut pas intervenir en dehors de l’objectif fixĂ© par son traitĂ© constitutif.
  • En matiĂšre de relativitĂ©, un État qui n’a pas reconnu l’organisation ne peut pas lui opposer ses actes, et la responsabilitĂ© des faits de l’organisation envers cet État incombe en principe aux États membres.

💡 Astuce mĂ©mo

Autonomie=« agit en son nom », spécialité=« dans sa mission », relativité=« seulement contre qui reconnaßt ».

📖 6. ONU : crĂ©ation et principes

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Charte des Nations Unies : TraitĂ© constitutif de l’ONU qui fixe ses buts, ses principes et le cadre de son action.
  • Organisation de coopĂ©ration : Organisation visant surtout Ă  coordonner l’action entre États sans leur superposer un pouvoir lĂ©gislatif propre.
  • Principes de l’ONU : Ensemble de rĂšgles de conduite annoncĂ©es Ă  l’article 2 de la Charte et appliquĂ©es aussi aux États non membres.
  • Recours Ă  la force armĂ©e : Principe encadrant l’usage de la force, avec des exceptions prĂ©vues par la Charte.

📝 Points essentiels

  • L’ONU est créée par la Charte adoptĂ©e Ă  San Francisco du 25 avril au 26 juin 1945 puis mise en vigueur le 24 octobre 1945.
  • L’article 1er fixe quatre buts des Nations unies orientĂ©s vers le maintien de la paix et de la sĂ©curitĂ© internationales.
  • Les sept principes de l’article 2 ont une valeur coutumiĂšre et s’appliquent donc Ă  tous les États, membres ou non.
  • Le recours Ă  la force armĂ©e est encadrĂ© : la guerre est interdite sauf lĂ©gitime dĂ©fense (article 51) et avec autorisation du Conseil de sĂ©curitĂ© (article 42).
  • Les États doivent rĂ©gler leurs litiges par des moyens pacifiques prĂ©vus par la Charte, notamment Ă  l’article 33.
  • Le principe de non-intervention protĂšge la souverainetĂ© en interdisant d’intervenir dans les affaires intĂ©rieures d’un État (article 2, paragraphe 7).

💡 Astuce mĂ©mo

Art 1 → 4 buts (paix/sĂ©curitĂ©) ; Art 2 → 7 principes (coutume) ; Force armĂ©e = rĂšgle + exceptions : art 51 ou art 42.

📖 7. Organes et institutions de l’ONU

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU : Organe dĂ©libĂ©rant oĂč chaque État membre dispose d’une voix et oĂč les dĂ©cisions juridiques prennent surtout la forme de recommandations.
  • Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU : Organe restreint chargĂ© du maintien de la paix et de la sĂ©curitĂ© internationales, compĂ©tent pour des mesures allant jusqu’à l’usage de la force.
  • SecrĂ©tariat de l’ONU : Ensemble dirigĂ© par le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, chargĂ© des fonctions administratives et d’un rĂŽle de reprĂ©sentation et de mĂ©diation.
  • Conseil Ă©conomique et social : Organe consultatif chargĂ© des questions Ă©conomiques, sociales et des droits de l’homme, produisant Ă©tudes et rapports destinĂ©s Ă  l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.
  • Cour internationale de justice : Juridiction principale de l’ONU, composĂ©e de juges indĂ©pendants, compĂ©tente pour des avis consultatifs et pour trancher des litiges lorsqu’elle est acceptĂ©e.

📝 Points essentiels

  • L’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale fonctionne sur l’égalitĂ© souveraine des États (1 État = 1 voix) et adopte des recommandations, ses sessions ordinaires se tenant du 3e mardi de septembre Ă  la mi-septembre.
  • Le Conseil de sĂ©curitĂ© (15 États, dont 5 permanents : France, États-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni) est rĂ©gi par le chapitre 5 et dispose du droit de veto pour des dĂ©cisions essentielles sur la paix.
  • Au titre des chapitres 6 Ă  8, le Conseil de sĂ©curitĂ© vise le rĂšglement pacifique, peut prĂ©voir des mesures coercitives sans force (art. 41) puis avec force armĂ©e autorisĂ©e (art. 42).
  • Les opĂ©rations de maintien de la paix (casques bleus) supposent le consentement des États concernĂ©s et interdisent le recours Ă  la force armĂ©e hors lĂ©gitime dĂ©fense ou protection des civils.
  • Le SecrĂ©tariat est dirigĂ© par le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral (mandat de 5 ans renouvelable, Ă©lu pour l’exemple Kofi Annan une fois) ; Antonio Guterres est le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral actuel.
  • La CIJ comprend 15 juges Ă©lus pour 9 ans, rend des avis consultatifs Ă  la demande des organes et ne juge les États qu’aprĂšs acceptation expresse de sa compĂ©tence, environ 70 États l’ayant fait.

💡 Astuce mĂ©mo

AGNU = 1 voix → recommandations ; CSNU = 15 + veto → mesures (jusqu’à la force).

📖 8. Construction europĂ©enne et Ă©largissements

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Discours de Victor Hugo : Discours de 1849 oĂč l’idĂ©e d’« États-Unis d’Europe » est dĂ©fendue comme modĂšle politique inspirĂ© des États fĂ©dĂ©raux.
  • Politique des petits pas : MĂ©thode d’intĂ©gration progressive qui privilĂ©gie une Ă©tape Ă©conomique concrĂšte plutĂŽt qu’un saut immĂ©diat vers le fĂ©dĂ©ralisme.
  • CommunautĂ© europĂ©enne du charbon et de l’acier (CECA) : CommunautĂ© créée pour mutualiser la production de charbon et d’acier sous une haute autoritĂ© commune afin de stabiliser l’aprĂšs-guerre.
  • TraitĂ© de Maastricht : TraitĂ© qui institue l’Union europĂ©enne en organisant une structure en « piliers » et en renforçant certains transferts de compĂ©tence.
  • CritĂšres de Copenhague : Conditions d’adhĂ©sion fixĂ©es en 1993, portant sur la dĂ©mocratie, les droits, l’économie et la capacitĂ© Ă  appliquer le droit de l’Union.

📝 Points essentiels

  • Le discours de Robert Schuman du 9 mai 1950 lance l’intĂ©gration europĂ©enne via la mise en commun du charbon et de l’acier sous une autoritĂ© commune.
  • La CECA prend fin en 2002 et sa haute autoritĂ© peut adopter des dĂ©cisions obligatoires directement applicables aux États membres.
  • Les traitĂ©s de Rome sont signĂ©s en 1957 et entrent en vigueur le 1er janvier 1958, posant les bases du marchĂ© commun et de la libre circulation.
  • L’Acte unique europĂ©en est adoptĂ© en 1986 et ouvre la voie Ă  l’Union en Ă©largissant les compĂ©tences de coopĂ©ration.
  • Le traitĂ© sur l’Union europĂ©enne (Maastricht) entre en vigueur le 1er novembre 1993 et l’UE ne remplace pas les communautĂ©s existantes mais les englobe sans les supprimer.
  • L’élargissement se fait par vagues: 1er janvier 1973 (Danemark, Irlande, Royaume-Uni), 1er janvier 1981 (GrĂšce), 1986 (Espagne, Portugal), 1er janvier 1995 (Finlande, SuĂšde, Autriche), puis 2004, 2007 et 2013 selon les adhĂ©sions mentionnĂ©es.

💡 Astuce mĂ©mo

Schuman (9 mai 1950) : Horloge + petits pas = charbon-acier pour empĂȘcher la guerre et avancer vers l’Union.

📖 9. Institutions de l’Union europĂ©enne

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Conseil europĂ©en : Le Conseil europĂ©en est l’instance de pilotage politique qui donne les orientations et arbitre les dĂ©saccords au niveau suprĂȘme de l’Union.
  • Commission europĂ©enne : La Commission europĂ©enne est l’organe exĂ©cutif collĂ©gial qui porte l’initiative des actes de l’Union et incarne l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.
  • Conseil de l’Union europĂ©enne : Le Conseil de l’Union europĂ©enne est l’organe oĂč siĂšgent les ministres des États membres, en particulier compĂ©tent pour les fonctions lĂ©gislatives et budgĂ©taires conjointes avec le Parlement.
  • Parlement europĂ©en : Le Parlement europĂ©en est l’institution dĂ©mocratique Ă©lue au suffrage universel direct, impliquĂ©e dans la lĂ©gislation et le vote du budget.
  • Cour de justice de l’Union europĂ©enne : La Cour de justice de l’Union europĂ©enne est l’organe juridictionnel qui dit le droit et tranche les litiges en garantissant l’application du droit de l’Union.

📝 Points essentiels

  • Le cadre institutionnel de l’Union s’appuie sur les institutions de l’article 13 TUE : Conseil europĂ©en, Conseil de l’UE, Commission, Parlement europĂ©en, CJUE, Cour des comptes et Banque centrale europĂ©enne.
  • Le Conseil europĂ©en se rĂ©unit 4 fois par an et comprend les chefs d’État ou de gouvernement, ainsi que son prĂ©sident et le prĂ©sident de la Commission.
  • La Commission europĂ©enne siĂšge Ă  Bruxelles et agit comme organe collĂ©gial responsable collectivement devant le Parlement europĂ©en.
  • Le Conseil de l’UE siĂšge selon la configuration ministĂ©rielle liĂ©e Ă  l’ordre du jour et exerce conjointement avec le Parlement les fonctions lĂ©gislatives et budgĂ©taires.
  • Le Parlement europĂ©en peut intervenir par codĂ©cision (procĂ©dure lĂ©gislative ordinaire), par approbation avec droit de veto, ou par consultation dont l’avis n’est pas contraignant.
  • La CJUE statue notamment sur les renvois prĂ©judiciels : un juge national peut la saisir en cas de doute sur l’interprĂ©tation du droit de l’Union.

💡 Astuce mĂ©mo

Triangle institutionnel : Commission + Conseil de l’UE + Parlement europĂ©en, avec CJUE pour dire le droit.

📖 10. Conseil de l’Europe et droits fondamentaux

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Conseil de l’Europe : Organisation europĂ©enne de coopĂ©ration qui vise la dĂ©mocratie, l’État de droit et la protection des droits de l’homme, sans ĂȘtre une organisation d’intĂ©gration comme l’UE.
  • Convention europĂ©enne des droits de l’homme : Convention du Conseil de l’Europe qui fixe la liste des droits et libertĂ©s Ă  protĂ©ger et fonde le systĂšme de recours devant la Cour europĂ©enne des droits de l’homme.
  • Cour europĂ©enne des droits de l’homme : Juridiction créée par la Convention EDH, compĂ©tente pour juger les violations de la Convention et dont les dĂ©cisions s’imposent aux États.
  • ComitĂ© des ministres : Organe intergouvernemental du Conseil de l’Europe chargĂ© de dĂ©cisions et de la surveillance de l’exĂ©cution des engagements liĂ©s Ă  la Convention EDH.
  • Charte sociale europĂ©enne : Texte du Conseil de l’Europe centrĂ© sur les droits sociaux, contrĂŽlĂ© par un mĂ©canisme politico-diplomatique basĂ© sur des rapports plutĂŽt que sur des recours individuels.

📝 Points essentiels

  • Le Conseil de l’Europe se distingue de l’UE : il n’est pas une organisation d’intĂ©gration mais une organisation de coopĂ©ration.
  • AprĂšs la Seconde Guerre mondiale, il est créé pour empĂȘcher l’arbitraire et prĂ©venir un nouveau conflit europĂ©en en promouvant dĂ©mocratie, État de droit et droits de l’homme.
  • La Convention EDH a Ă©tĂ© signĂ©e en 1950 Ă  Rome, puis adoptĂ©e par le ComitĂ© des ministres, et elle impose une compĂ©tence obligatoire de la Cour pour les États parties.
  • La Cour europĂ©enne des droits de l’homme peut ĂȘtre saisie par des individus et rend des dĂ©cisions obligatoires pour les États, ce qui peut conduire Ă  modifier des textes et Ă  verser des sommes dues.
  • Le ComitĂ© des ministres est composĂ© de reprĂ©sentants (souvent les ministres des Affaires Ă©trangĂšres) et dĂ©cide notamment Ă  l’unanimitĂ© pour les questions importantes, ou Ă  la majoritĂ© qualifiĂ©e (2/3) sinon.
  • La Charte sociale europĂ©enne (créée en 1961) n’est pas juridiquement obligatoire et son contrĂŽle se fait via des rapports pĂ©riodiques examinĂ©s par des comitĂ©s d’experts, sans recours individuels devant une juridiction.

💡 Astuce mĂ©mo

EDH = 1950 (Rome) + juge obligatoire : individus peuvent saisir, donc droits civils et politiques protégés par une vraie cour.

📅 Repùres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1918But des relations internationales : chercher la paix au sein de la communauté internationale
1945Renforcement des relations internationales et crĂ©ation de l’ONU (ordre mondial aprĂšs la 2GM)
25 avrilConférence de San Francisco (Charte) à partir du 25 avril 1945
26 juin 1945Signature de la Charte des Nations Unies le 26 juin 1945
24 octobre 1945Mise en vigueur de la Charte des Nations Unies
20e siÚcleProlifération des organisations internationales aprÚs 1945 (multilatéralisme)

📊 Tableaux de synthùse

DIP : mécanismes de contrainte vs droit interne

AspectDIPDroit interne
AutoritĂ© supĂ©rieureAbsence d’autoritĂ© supĂ©rieurePrĂ©sence d’une autoritĂ© organisant la contrainte
SanctionAbsence de sanction automatiqueSanction en cas de violation
Logique normativeDroit de coordination entre États souverainsDroit de subordination

Organisations : coopération vs intégration

Type d’OIOrganisation de coopĂ©rationOrganisation d’intĂ©gration
Transfert de compĂ©tencesPas de transfert de compĂ©tences : l’État reste souverainTransfert d’une partie des compĂ©tences Ă  l’organisation
Pouvoir sur les ÉtatsOrientations souvent non contraignantes sans consentementDĂ©cisions s’imposent aux États (pouvoir de contrainte)
Exemple mis en avant—Union europĂ©enne

⚠ PiĂšges & confusions frĂ©quents

  1. Confondre RI et DIP : les RI sont le champ large des interactions, le DIP est la branche juridique qui organise ces relations.
  2. Croire que l’absence de hiĂ©rarchie des normes en DIP signifie « tout se vaut » : le cours insiste sur l’absence de hiĂ©rarchie stricte, pas sur l’arbitraire.
  3. Assimiler souverainetĂ© Ă  une licence d’agir sans limites : la souverainetĂ© se dĂ©finit surtout nĂ©gativement (absence de supĂ©rieur) et s’exprime via l’autolimitation par consentement.
  4. InterprĂ©ter non-intervention comme une interdiction absolue de toute action extĂ©rieure : le cours prĂ©voit les exceptions (demande de l’État, mandat en cas de risque grave).
  5. Se tromper sur la personnalitĂ© juridique des OI : elle n’est pas identique Ă  celle d’un État, ni « super-État », et reste encadrĂ©e (autonomie, spĂ©cialitĂ©, relativitĂ©).
  6. Croire que la CIJ (ou une juridiction internationale) juge automatiquement tous les États membres d’une organisation : la compĂ©tence doit ĂȘtre acceptĂ©e expressĂ©ment.
  7. MĂ©langer ONU et Conseil de l’Europe : l’ONU est une organisation universelle gĂ©nĂ©rale Ă  vocation de paix/sĂ©curitĂ©, tandis que le Conseil de l’Europe est une organisation de coopĂ©ration centrĂ©e sur dĂ©mocratie, État de droit et droits de l’homme via la CEDH.

✅ Checklist Examen

  1. DĂ©finir les relations internationales par l’idĂ©e d’extranĂ©itĂ© et expliquer que la norme DIP vise les rapports entre États et autres sujets DIP.
  2. Expliquer les caractĂ©ristiques du DIP : absence d’autoritĂ© supĂ©rieure, absence de contrainte/sanction automatique, horizontalitĂ© fondĂ©e sur le consentement, et absence de hiĂ©rarchie stricte.
  3. Distinguer souverainetĂ© interne/externe et rappeler l’égalitĂ© souveraine (art. 2 Charte ONU) ainsi que le principe de non-intervention avec ses exceptions (sollicitation et mandat en cas de risque grave).
  4. Identifier les acteurs normatifs (États, OI) et les acteurs revendicatifs (ONG, sociĂ©tĂ©s transnationales, individus, opinions/croyances) ainsi que les entitĂ©s subversives (groupes criminels, terroristes).
  5. DĂ©crire la personnalitĂ© juridique internationale des OI et ses trois attributs : autonomie, spĂ©cialitĂ©, relativitĂ© (effets surtout Ă  l’égard des États qui reconnaissent).
  6. PrĂ©senter la dĂ©finition et les composantes d’une OI comme association d’États créée par traitĂ© avec organes permanents et personnalitĂ© distincte, puis distinguer membre vs observateur.
  7. Citer les grands repĂšres de crĂ©ation de l’ONU : Charte (San Francisco, entrĂ©e en vigueur), buts (art. 1) et principes (art. 2), et rappeler l’encadrement du recours Ă  la force (art. 51 et art. 42).
  8. MaĂźtriser les organes principaux de l’ONU dans l’ordre du cours : AGNU (1 État = 1 voix, recommandations), CSNU (15 États, veto, chapitres 6-8, mesures art. 41 et 42), SecrĂ©tariat, Conseil Ă©conomique et social, CIJ.
  9. Expliquer comment fonctionne la structure de l’UE par les institutions (Conseil europĂ©en, Commission, Conseil de l’UE, Parlement, CJUE) et les mĂ©canismes de dĂ©cision citĂ©s (codĂ©cision/approbation/consultation, renvoi prĂ©judiciel).
  10. Rappeler la trajectoire de l’intĂ©gration europĂ©enne : Schuman (mise en commun charbon-acier), CECA/traitĂ©s de Rome, Acte unique europĂ©en, Maastricht (piliers, entrĂ©e en vigueur), Ă©largissements et critĂšres de Copenhague.
  11. Distinguer la construction de l’UE comme organisation d’intĂ©gration supranationale (droit de l’Union autonome, primautĂ©, effet direct, compĂ©tences) tout en affirmant qu’elle n’est pas un État.
  12. PrĂ©senter le Conseil de l’Europe : rĂŽle, buts, diffĂ©rence avec l’UE, puis l’architecture institutionnelle (ComitĂ© des ministres, AssemblĂ©e parlementaire, CEDH et logique de contrĂŽle) et la Charte sociale europĂ©enne (contrĂŽle par rapports sans recours individuel).

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Relations internationales — dĂ©finition ?

Interactions entre acteurs de la société internationale.

Relations internationales définition

Interactions entre acteurs de la sociĂ©tĂ© internationale, surtout États.

SouverainetĂ© externe — rĂŽle ?

IndĂ©pendance d’un État dans ses relations internationales.

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