đ Plan du Cours
- Oppositions entre choses corporelles et incorporelles
- Distinction entre choses consomptibles et non consomptibles
- Choses fongibles et non fongibles
- Les biens : dĂ©finition et intĂ©rĂȘt de la distinction
- Distinction entre biens privés et biens publics
- Les droits : théorie personnaliste et ses critiques
- lâacte : lâacquisition par convention Câest la modalitĂ© du droit de propriĂ©tĂ© qui est la plus frĂ©quente = conven1on Ă 1tre onĂ©reux
- Les limites à l'absoluité du droit de propriété
- La théorie des troubles anormaux du voisinage
- L'extension de la propriété : l'accession
- Les modes d'acquisition du droit de propriété
- Les démembrements de propriété : usufruit, nue-propriété et servitudes
đ 1. Oppositions entre choses corporelles et incorporelles
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Idée : Une notion ou un concept général qui sert de base à la classification ou à la compréhension des biens ou des droits.
- LâadjoncAon : Le droit civil des biens disAngue 2 hypothĂšses que sont lâadjoncAon et lâincorporaAon : 2 modalitĂ©s dâaccession : -> LâadjoncAon : art 566 du CC qui vise lâhypothĂšse de lâunion de 2 biens meubles qui forment un nouvel ensemble mais qui demeurent dissociables (ex : hypothĂšse dâune pierre prĂ©cise montĂ©e sur une bague).
- La spécificaAon : Art 570 du CC qui dispose que si un ar1san a employé une était pas le véritable prop.
- Choses corporelles : Biens qui ont une rĂ©alitĂ© physique palpable, susceptible dâapprĂ©hension matĂ©rielle, comme le sol, les meubles, ou les fresques intĂ©grĂ©es Ă un bĂątiment.
- Choses incorporelles : Biens qui ne peuvent pas ĂȘtre matĂ©riellement apprĂ©hendĂ©s, tels que les idĂ©es, les droits ou les valeurs immatĂ©rielles, comme lâĂ©lectricitĂ© ou un usufruit.
đ Points essentiels
- Lâarticle 516 du Code civil classe tous les biens en meubles ou immeubles selon leur nature corporelle ou incorporelle.
- La distinction entre choses corporelles et incorporelles est essentielle pour lâapplication des rĂšgles du droit des biens, notamment en ce qui concerne leur rĂ©gime juridique.
đĄ Ă retenir
Lâarticle 516 du Code civil classe tous les biens en meubles ou immeubles selon leur nature corporelle ou incorporelle.
đ 2. Distinction entre choses consomptibles et non consomptibles
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Choses sans maitre : Suscep1ble dâintĂšgre le patr dâun nv prop par le biais de lâoccupa1on.
đ Points essentiels
- Les choses consomptibles sâĂ©puisent par lâusage, comme les aliments, tandis que les non consomptibles peuvent ĂȘtre utilisĂ©es sans disparition immĂ©diate, comme les meubles.
- Cette distinction influence les droits dâusage et les obligations de conservation, notamment en ce qui concerne la durabilitĂ© et la gestion des biens.
đĄ Ă retenir
La qualification juridique des biens en tant que consomptibles ou non consomptibles repose sur leur durabilitĂ© et leur capacitĂ© Ă ĂȘtre utilisĂ©s sans disparition immĂ©diate, impactant les droits et obligations liĂ©s.
đ 3. Choses fongibles et non fongibles
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Choses fongibles : Des biens interchangeables et substituables, dont l'identité individuelle n'affecte pas leur valeur, comme l'argent ou des marchandises standardisées.
đ Points essentiels
- Les choses fongibles sont interchangeables et substituables, comme l'argent, tandis que les choses non fongibles sont uniques et individualisĂ©es, comme une Ćuvre d'art.
- La fongibilité influence les modalités de transfert et de garantie des biens, notamment par la nécessité de spécification pour les biens fongibles.
- ART 757 CC - Par voie conven1onnelle : avec un testament. On peut lĂ©guer lâusufruit. IntĂ©rĂȘt du caractĂšre temporaire de lâusufruit donc quand il cesse lâusus et le fructus vont revenir dans les mains du nue prop. Ici accordĂ© un avantage a quelquâun. On peut le faire de notre vivant avec une dona1on de lâusufruit (gratuit) mais on peut vendre lâusufruit. Lorsque lâusufruit est cĂ©der a 1re onĂ©reux sa valeur est normalement calculer en fonc1on âun barmen qui figure a lâart 659 du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts => IDEE : un tableau qui prĂ©voit des valeurs de lâusufruit en fonc1on de lâĂąge de lâusufrui1er -> plus lâusufrui1er est jeune plus lâusufruit a le valeur car ici lâusufruit est viager DONC il va cesser au dĂ©cĂšs de lâusufrui1er DONC plus il est jeune plus il va benef lgt du bien. Au moment ou lâusufruit cesse second transfert du droit rĂ©el est pas imposĂ© donc va percevoir les intĂ©rĂȘts de la chose. On a ceIe possibilitĂ© de transmission mais aussi on peut imaginer que cet usufruit face lâobjet dâun prescrip1on acquisi1ve. Car nâimporte quel droit rĂ©el peut etre suscep1ble dâetre soumis a une prescrip1on acquisi1ve. On en a pas dâex car la mise en oeuvre du dt de prop et la mise en ouvre de lâusufruit est quasi indiffĂ©rente. 2° objets de la consAtuAon sur42 50 Par principe tous les biens sont suscep1ble de faire lâobjet dâun usufruit. Certains biens vont nĂ©cessitĂ© certaines prĂ©cau1ons -> EX : Fonds de commerce car il y a la clientĂšle or lâune des O qui pese sur lâusufrui1er et de res1tuer la chose. Sauf que si on a pas exploiter le fonds de commerce on a perdu la clientĂšle DONC ca impose une exploita1on (un acte posi1f). Alors que pour un emison on est pas oblige dâhabiter dans ceIe maison.
đĄ Ă retenir
L'unicité ou la substituabilité des choses conditionne leur traitement juridique, notamment en matiÚre de transfert et de garantie, selon qu'elles soient non fongibles ou fongibles.
đ 4. Les biens : dĂ©finition et intĂ©rĂȘt de la distinction
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Domaine pbl : L'ensemble des biens appartenant à une personne publique, affectés à l'usage direct du public ou à un service public, qui ne peuvent pas faire l'objet d'une appropriation privée.
- Bien : Une chose ayant une valeur patrimoniale, organisée par le droit civil pour structurer le droit patrimonial et les relations juridiques associées.
đ Points essentiels
- Le Code civil ne donne pas de définition précise du bien, mais établit des rÚgles applicables aux objets et à leur rapport avec les personnes.
- La distinction des biens permet d'organiser le droit patrimonial et de structurer les rapports juridiques qui en découlent.
- ART 757 CC - Par voie conven1onnelle : avec un testament. On peut lĂ©guer lâusufruit. IntĂ©rĂȘt du caractĂšre temporaire de lâusufruit donc quand il cesse lâusus et le fructus vont revenir dans les mains du nue prop. Ici accordĂ© un avantage a quelquâun. On peut le faire de notre vivant avec une dona1on de lâusufruit (gratuit) mais on peut vendre lâusufruit. Lorsque lâusufruit est cĂ©der a 1re onĂ©reux sa valeur est normalement calculer en fonc1on âun barmen qui figure a lâart 659 du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts => IDEE : un tableau qui prĂ©voit des valeurs de lâusufruit en fonc1on de lâĂąge de lâusufrui1er -> plus lâusufrui1er est jeune plus lâusufruit a le valeur car ici lâusufruit est viager DONC il va cesser au dĂ©cĂšs de lâusufrui1er DONC plus il est jeune plus il va benef lgt du bien. Au moment ou lâusufruit cesse second transfert du droit rĂ©el est pas imposĂ© donc va percevoir les intĂ©rĂȘts de la chose. On a ceIe possibilitĂ© de transmission mais aussi on peut imaginer que cet usufruit face lâobjet dâun prescrip1on acquisi1ve. Car nâimporte quel droit rĂ©el peut etre suscep1ble dâetre soumis a une prescrip1on acquisi1ve. On en a pas dâex car la mise en oeuvre du dt de prop et la mise en ouvre de lâusufruit est quasi indiffĂ©rente. 2° objets de la consAtuAon sur42 50 Par principe tous les biens sont suscep1ble de faire lâobjet dâun usufruit. Certains biens vont nĂ©cessitĂ© certaines prĂ©cau1ons -> EX : Fonds de commerce car il y a la clientĂšle or lâune des O qui pese sur lâusufrui1er et de res1tuer la chose. Sauf que si on a pas exploiter le fonds de commerce on a perdu la clientĂšle DONC ca impose une exploita1on (un acte posi1f). Alors que pour un emison on est pas oblige dâhabiter dans ceIe maison.
đĄ Ă retenir
Le Code civil ne donne pas de définition précise du bien, mais établit des rÚgles applicables aux objets et à leur rapport avec les personnes.
đ 5. Distinction entre biens privĂ©s et biens publics
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Lâacte : ModalitĂ© dâacquisition du droit de propriĂ©tĂ© la plus frĂ©quente, reposant sur une convention entre parties, fondĂ©e sur le consensualisme, et pouvant nĂ©cessiter un Ă©crit selon les exigences lĂ©gales.
- Biens privĂ©s : Biens appartenant aux personnes privĂ©es, soumis au droit civil, dont la gestion, lâaliĂ©nation et la protection diffĂšrent de celles des biens publics.
đ Points essentiels
- Cette distinction dĂ©termine les rĂšgles de gestion, dâaliĂ©nation et de protection des biens, notamment en matiĂšre de publicitĂ© lĂ©gale et dâinscription dans un fichier de mutation.
- Les biens privĂ©s appartiennent aux personnes privĂ©es, tandis que les biens publics appartiennent aux personnes publiques et sont affectĂ©s Ă lâusage direct du public.
đĄ Ă retenir
Cette distinction dĂ©termine les rĂšgles de gestion, dâaliĂ©nation et de protection des biens, notamment en matiĂšre de publicitĂ© lĂ©gale et dâinscription dans un fichier de mutation.
đ 6. Les droits : thĂ©orie personnaliste et ses critiques
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Droits réels : Catégorie de droits qui portent directement sur une chose, conférant à leur titulaire un pouvoir immédiat et exclusif sur cette chose, comme la propriété ou la servitude.
- Droits personnels : Catégorie de droits qui créent un lien juridique entre deux personnes, obligeant un débiteur à accomplir une prestation envers un créancier, sans porter directement sur une chose.
- Droits sont des droits : Principe selon lequel tous les droits, qu'ils soient réels ou personnels, sont des droits opposables à autrui, la différence résidant dans l'étendue de cette opposabilité.
đ Points essentiels
- Les droits réels portent directement sur une chose, tandis que les droits personnels créent un lien entre personnes.
- La théorie personnaliste a été critiquée pour son application rigide et ses exceptions, notamment en matiÚre matrimoniale et pour les fondations, qui peuvent ne pas avoir de personnalité juridique mais possÚdent un patrimoine affecté à une mission.
- Il y a des droits contre une personne (dt personnel) et des droits sur une chose (dt réel) Les dt personnels sont des droits qui vont créer un lien entre deux personnes.
đĄ Ă retenir
Les droits réels portent directement sur une chose, tandis que les droits personnels créent un lien entre personnes.
đ 7. lâacte : lâacquisition par convention Câest la modalitĂ© du droit de propriĂ©tĂ© qui est la plus frĂ©quente = conven1on Ă 1tre onĂ©reux
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Lâacte : Une manifestation de volontĂ© destinĂ©e Ă produire des effets juridiques, notamment en matiĂšre de transfert de droits.
- Transfert de propriété : L'effet principal de la convention qui réalise le passage immédiat de la propriété du bien à l'acquéreur, selon la nature du bien et les conditions légales applicables.
- Droit de propriété : Un droit réel conférant à son titulaire la maßtrise exclusive d'une chose, incluant le pouvoir de la disposer, sous réserve des limites légales.
đ Points essentiels
- La convention à titre onéreux implique un échange de valeur entre parties.
- Lâacquisition par convention est la modalitĂ© la plus frĂ©quente dâacquisition du droit de propriĂ©tĂ©.
- ART 757 CC - Par voie conven1onnelle : avec un testament. On peut lĂ©guer lâusufruit. IntĂ©rĂȘt du caractĂšre temporaire de lâusufruit donc quand il cesse lâusus et le fructus vont revenir dans les mains du nue prop. Ici accordĂ© un avantage a quelquâun. On peut le faire de notre vivant avec une dona1on de lâusufruit (gratuit) mais on peut vendre lâusufruit. Lorsque lâusufruit est cĂ©der a 1re onĂ©reux sa valeur est normalement calculer en fonc1on âun barmen qui figure a lâart 659 du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts => IDEE : un tableau qui prĂ©voit des valeurs de lâusufruit en fonc1on de lâĂąge de lâusufrui1er -> plus lâusufrui1er est jeune plus lâusufruit a le valeur car ici lâusufruit est viager DONC il va cesser au dĂ©cĂšs de lâusufrui1er DONC plus il est jeune plus il va benef lgt du bien. Au moment ou lâusufruit cesse second transfert du droit rĂ©el est pas imposĂ© donc va percevoir les intĂ©rĂȘts de la chose. On a ceIe possibilitĂ© de transmission mais aussi on peut imaginer que cet usufruit face lâobjet dâun prescrip1on acquisi1ve. Car nâimporte quel droit rĂ©el peut etre suscep1ble dâetre soumis a une prescrip1on acquisi1ve. On en a pas dâex car la mise en oeuvre du dt de prop et la mise en ouvre de lâusufruit est quasi indiffĂ©rente. 2° objets de la consAtuAon sur42 50 Par principe tous les biens sont suscep1ble de faire lâobjet dâun usufruit. Certains biens vont nĂ©cessitĂ© certaines prĂ©cau1ons -> EX : Fonds de commerce car il y a la clientĂšle or lâune des O qui pese sur lâusufrui1er et de res1tuer la chose. Sauf que si on a pas exploiter le fonds de commerce on a perdu la clientĂšle DONC ca impose une exploita1on (un acte posi1f). Alors que pour un emison on est pas oblige dâhabiter dans ceIe maison.
- Lâart 516 du CC prĂ©voit que tous les biens sont meubles ou immeubles. On est donc obligĂ© de ranger dans une de ces catĂ©gories les biens. Lâorigine de ces dis1nc1ons repose sur le droit romain. Par rapport Ă ceIe dis1nc1on, il faisait la part des choses entre les choses qui avaient une grande valeur (Res mancipi) et les choses qui avaient une faible valeur (res nec mancipi). On a con1nuĂ© de construire notre droit des biens sur ceIe dis1nc1on. Effec1vement, dans lâancien droit, la premiĂšre valeur Ă©tait le sol. Le sol Ă©tait la premiĂšre richesse, rĂ©servĂ©e aux hommes libres. Câest ce qui explique que, quand on parle dâun fonds, cela renvoie au sol, Ă tout ce quâil y a sur le sol, ce fonds en droit se nomme un hĂ©ritage. Pourquoi parler dâhĂ©ritage pour parler du sol ? Car câest la valeur essen1elle : quand on hĂ©ritait de quelque chose, on assimilait lâhĂ©ritage au fait de recevoir le sol, recevoir une maison, recevoir du foncier. CeIe dis1nc1on vise a opposer les choses mobiliĂšres au choses immobiliĂšres. Ajd le foncier conserve une valeur trĂšs important MAIS il possible quâun bien immeuble ait une valeur encore plus importante. Le droit posi1f se contente de consacre une dis1nc1on dâordre physique, sont immeubles les biens qui sont fixes et quâon ne peut pas dĂ©placer. Ă lâinverse, un bien meuble est capable de dĂ©placement, soit que ce dĂ©placement se fasse de lui-mĂȘme (un animal) soit dâun fait extĂ©rieur (un coup de pied dans une pierre)
đĄ Ă retenir
Lâacquisition par convention est la modalitĂ© la plus frĂ©quente dâacquisition du droit de propriĂ©tĂ©.
đ 8. Les limites Ă l'absoluitĂ© du droit de propriĂ©tĂ©
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Causes dâinaliĂ©nabilitĂ© : Les restrictions lĂ©gales ou contractuelles qui limitent ou empĂȘchent la libre disposition dâun bien par son propriĂ©taire, telles que des interdictions lĂ©gales ou des clauses spĂ©cifiques dans des contrats.
- Droit de propriĂ©tĂ© : Un droit rĂ©el confĂ©rant Ă son titulaire la maĂźtrise exclusive dâune chose, comprenant le droit de jouir et de disposer de cette chose dans les limites fixĂ©es par la loi et les rĂšglements.
- Dont le droit : En rĂ©alitĂ©, lâabsoluitĂ© ne porte pas sur le droit lui- mĂȘme, MAIS sur la maniĂšre dont le droit est mis en Ćuvre.
đ Points essentiels
- Le droit de propriĂ©tĂ© comprend lâabusus, câest-Ă -dire le pouvoir pour le propriĂ©taire de disposer librement de la chose, notamment par la vente, la donation ou la transformation.
- Ce principe de libre disposition est limitĂ© par des causes dâinaliĂ©nabilitĂ© prĂ©vues par la loi ou par contrat, qui encadrent ou restreignent la cession ou lâusage du bien.
- Ces limites restreignent la libertĂ© du propriĂ©taire dans la cession ou lâusage de son bien afin de concilier son droit avec lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ou les droits dâautrui.
- Roubier qualifie ainsi le droit de propriĂ©tĂ© de forme la plus complĂšte du droit subjecAf. CeIe absoluitĂ© est rarement affirmĂ©e explicitement par les juges, MAIS elle apparaĂźt en JP, notamment Ă propos de lâimage des biens. La ques1on sâest posĂ©e de savoir Ă qui appar1ent lâimage dâun bien. Dans lâarrĂȘt CafĂ© GondrĂ©e du 10 mars 1999, la CASS a jugĂ© que lâexploita1on de lâimage dâun bien sous forme de photographie portait aIeinte au droit de jouissance du propriĂ©taire. Le propriĂ©taire disposait alors dâun vĂ©ritable monopole sur lâimage de son bien. CeIe dĂ©cision a suscitĂ© de nombreuses cri1ques doctrinales, car elle risquait de restreindre excessivement la libertĂ© de photographier les biens visibles depuis la voie publique. Face Ă ces cri1ques, la CASS est revenue sur ceIe posi1on dans un arrĂȘt de lâAss P du 7 mai 2004. Elle a affirmĂ© que le propriĂ©taire dâune chose ne dispose pas dâun droit exclusif sur lâimage de celle-ci, MAIS quâil peut sâopposer Ă son u1lisa1on lorsquâelle lui cause un trouble anormal. DONC lâimage du bien est dĂ©tachĂ©e du droit de prop et soumise Ă lâapprĂ©cia1on souveraine des juges. DerriĂšre la ques1on de lâimage des biens se cache en rĂ©alitĂ© celle de la portĂ©e de lâabsoluitĂ© du droit de propriĂ©tĂ©.
đĄ Ă retenir
Le droit de propriĂ©tĂ© comprend lâabusus, câest-Ă -dire le pouvoir pour le propriĂ©taire de disposer librement de la chose, notamment par la vente, la donation ou la transformation.
đ 9. La thĂ©orie des troubles anormaux du voisinage
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- In abstracto : On raisonne de façon gĂ©nĂ©ral, plus global La CASS a plutĂŽt retenu une approche in abstracto DONC le seuil doit ĂȘtre fixe en fonc1on dâune personne normale.
- Troubles anormaux du voisinage : Perturbations ou nuisances causées par un voisin qui dépassent les inconvénients normaux tolérés dans les relations de voisinage et qui peuvent engager la responsabilité civile.
- Abus de droit : LâarrĂȘt ClĂ©ment-Bayard du 3 aoĂ»t 1915, considĂ©rĂ© comme lâarrĂȘt fondateur en ma1Ăšre de droit de propriĂ©tĂ©.
- Théorie des troubles anormaux : Approche juridique développée en jurisprudence visant à encadrer la responsabilité civile en cas de troubles dépassant les inconvénients normaux entre voisins, en sanctionnant les nuisances excessives.
đ Points essentiels
- La théorie des troubles anormaux du voisinage vise à limiter les nuisances excessives entre voisins.
- Elle complĂšte la thĂ©orie de lâabus de droit en encadrant lâexercice des droits de propriĂ©tĂ©.
- Cette thĂ©orie permet dâengager la responsabilitĂ© civile en cas de troubles dĂ©passant les inconvĂ©nients normaux.
đĄ Ă retenir
Le droit cherche Ă Ă©quilibrer la libertĂ© dâusage des propriĂ©tĂ©s avec la nĂ©cessitĂ© de prĂ©server la coexistence pacifique entre voisins en limitant les troubles excessifs.
đ 10. L'extension de la propriĂ©tĂ© : l'accession
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Les fruits naturels : = pas dâinterven1on humaine, fruits industriels = avec une interven1on humaine, fruits civil = intĂ©rĂȘt du capital.
đ Points essentiels
- Lâunification mobiliĂšre (mĂ©lange) crĂ©e une chose unique Ă partir de plusieurs biens, pouvant entraĂźner une indivision.
- Lâincorporation mobiliĂšre concerne lâadjonction ou la spĂ©cification dâun bien mobilier Ă un autre.
đĄ Ă retenir
La propriĂ©tĂ© sâĂ©tend naturellement aux Ă©lĂ©ments qui sâintĂšgrent matĂ©riellement Ă la chose principale, selon le principe de lâaccession.
đ 11. Les modes d'acquisition du droit de propriĂ©tĂ©
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Droit de propriĂ©tĂ© : Un droit rĂ©el principal confĂ©rant Ă son titulaire la capacitĂ© dâutiliser, de percevoir les fruits et de disposer dâun bien, dans les limites fixĂ©es par la loi.
- MaAÚre mobiliÚre : La possession en maAÚre mobiliÚre se fait immédiatement.
đ Points essentiels
- Lâoccupation permet dâacquĂ©rir la propriĂ©tĂ© des biens sans maĂźtre (res nullius).
- Lâusucapion est une possession prolongĂ©e qui confĂšre la propriĂ©tĂ© aprĂšs un dĂ©lai lĂ©gal de 30 ans ou 10 ans en usucapion abrĂ©gĂ©e.
- La convention est le mode principal dâacquisition par accord entre parties.
- Le caractĂšre perpĂ©tuel permet dâĂ©viter la prolifĂ©ra1on des biens sans maitre (biens vacants sans 1tulaire DONC abandonnĂ©).
đĄ Ă retenir
Les diffĂ©rentes voies lĂ©gales dâacquisition du droit de propriĂ©tĂ© comprennent lâoccupation, lâusucapion et la convention, chacune soumise Ă des conditions spĂ©cifiques.
đ 12. Les dĂ©membrements de propriĂ©tĂ© : usufruit, nue-propriĂ©tĂ© et servitudes
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Usufruit : Lorsque lâusufruit est cĂ©der a 1re onĂ©reux sa valeur est normalement calculer en fonc1on âun barmen qui figure a lâart 659 du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts
- Nue-propriĂ©tĂ© : Fructus et une autre personne a lâabusus -> le nue propriĂ©taire On va avoir la eco de droit rĂ©el DONC dâun droit direct sur la chose (+ fort que ce que le locataire peut faire).
- Servitude : Une charge imposĂ©e sur un fonds pour l'usage ou l'utilitĂ© d'un autre fonds, pouvant ĂȘtre naturelle, lĂ©gale ou conventionnelle.
đ Points essentiels
- La nue-propriĂ©tĂ© est la dĂ©tention du bien sans le droit dâusage ni de perception des fruits.
- DONC la finalitĂ© dâun dt rĂ©el principal câest lâuAlisaAon du bien. Le dt de propriĂ©tĂ© est un dt rĂ©el principal. âł ex : Lâusufruit, nue propriĂ©tĂ©, le droit dâusage.. sur9 50 Dt rĂ©el accessoire -> Ces droits ont beau porter sur un bien, ils nâont pas pour objet de permeIre lâu1lisa1on du bien sur lesquels ils portent mais de permeIre lâu1lisa1on dâun autre bien. La finalitĂ© ce nâest pas lâu1lisa1on de lâobjet du droit. Ils vont affecter le bien A pour permeIre le meilleur usage du bien B. âł ex : hypothĂšque, si tout se passe bien ce dt ne sera pas dĂ©fini1f, il sera levĂ©.
đĄ Ă retenir
La nue-propriĂ©tĂ© est la dĂ©tention du bien sans le droit dâusage ni de perception des fruits.
đ
RepĂšres chronologiques
| Date | ĂvĂ©nement |
|---|
| 1999 | ArrĂȘt CafĂ© GondrĂ©e |
| 2004 | ArrĂȘt de l'AssemblĂ©e PlĂ©niĂšre |
| 1915 | ArrĂȘt sur la propriĂ©tĂ© |
đ Tableaux de SynthĂšse
Comparaison des biens corporels et incorporels
| Caractéristique | Biens corporels | Biens incorporels |
|---|
| Existence physique | Oui | Non |
| Exemples | Sol, meubles, fresques | Idées, droits, valeurs immatérielles |
| Classification | Art 516 du Code civil | Art 516 du Code civil |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
- Confusion entre choses corporelles et incorporelles, notamment en ce qui concerne les droits incorporels comme l'électricité ou l'usufruit.
- Mélanger la distinction entre choses consomptibles et non consomptibles, notamment en ce qui concerne leur usage et leur durabilité.
- Confusion entre biens fongibles et non fongibles, notamment en ce qui concerne leur substituabilité et leur traitement juridique.
- Oublier que la distinction entre biens privés et biens publics influence leur gestion et leur régime juridique.
- Confusion entre droits réels et droits personnels, notamment en ce qui concerne leur opposabilité et leur nature.
- Mélanger l'acte d'acquisition par convention avec d'autres modes d'acquisition comme l'occupation ou l'usucapion.
- Ignorer les limites à l'absoluité du droit de propriété, notamment les causes d'inaliénabilité.
â
Checklist Examen
- Revoir la distinction entre choses corporelles et incorporelles.
- Ătudier la diffĂ©rence entre choses consomptibles et non consomptibles.
- Comprendre la différence entre biens fongibles et non fongibles.
- MĂ©moriser la dĂ©finition et l'intĂ©rĂȘt de la distinction entre biens privĂ©s et biens publics.
- Revoir la théorie personnaliste des droits et ses critiques.
- Ătudier les modes d'acquisition du droit de propriĂ©tĂ©.
- Connaßtre les démembrements de propriété : usufruit, nue-propriété, servitudes.
- Comprendre les limites à l'absoluité du droit de propriété.
- Ătudier la thĂ©orie des troubles anormaux du voisinage.
- Revoir l'extension de la propriété par accession.
- Mémoriser les dates clés : 1999, 2004, 1915.
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