Revision sheet: Principes et preuves de la conciliation extrajudiciaire

📋 Plan du Cours

  1. Conciliation privée et formalisme
  2. Modes de communication et preuve
  3. Présomption de réception
  4. Courriel et communication habituelle
  5. Négociation préalable et citation
  6. Élevación à public et prescription
  7. Conciliation judiciaire et compétence
  8. ÉlevaciĂłn unilatĂ©rale au public
  9. Conciliation notariale et registrale

📖 1. Conciliation privĂ©e et formalisme

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Conciliation privĂ©e : Mode de gestion d’une nĂ©gociation extrajudiciaire visant un accord conciliatoire entre les parties avant la voie judiciaire.
  • Personne conciliatrice : Intervenant chargĂ© de conduire la nĂ©gociation, qui doit rĂ©pondre aux exigences d’inscription, d’impartialitĂ© et de confidentialitĂ©.
  • Encargo professionnel : Mandat donnĂ© au conciliateur pour traiter le diffĂ©rend, en prĂ©cisant l’objet, l’identitĂ© des parties et les circonstances utiles.
  • Acceptation documental : DĂ©claration formalisĂ©e dans laquelle le conciliateur accepte expressĂ©ment sa mission et assume la responsabilitĂ© d’une gestion loyale, objective, neutre et impartiale.
  • Plan de conciliaciĂłn : Organisation concrĂšte de la sĂ©ance, communiquĂ©e aux parties, incluant notamment les modalitĂ©s et informations nĂ©cessaires pour la convocation.

📝 Points essentiels

  • La personne conciliatrice doit ĂȘtre inscrite dans un collĂšge professionnel (avocats, procureurs, graduados sociales, Ă©conomistes, notariat, registradores) ou, selon le cas, inscrite comme mĂ©diatrice dans les registres correspondants ou dans des institutions homologuĂ©es.
  • La personne conciliatrice doit ĂȘtre impartiale et respecter les devoirs de confidentialitĂ© et de secret professionnel.
  • L’encargo doit dĂ©crire de façon succincte mais claire le contenu du dĂ©saccord et l’identitĂ© et les circonstances des autres parties.
  • Pour communiquer entre conciliateur et parties, il faut indiquer spĂ©cifiquement le tĂ©lĂ©phone, l’e-mail pour les convocations et, le cas Ă©chĂ©ant, le moyen des rencontres virtuelles par visioconfĂ©rence.
  • Le conciliateur doit accepter expressĂ©ment et par Ă©crit la responsabilitĂ© de gĂ©rer loyalement, objectivement, de maniĂšre neutre et impartiale le mandat reçu.
  • En cas de refus ou non-retait de burofax, la jurisprudence considĂšre que cela n’écarte pas la preuve de rĂ©ception et traduit la volontĂ© rĂ©ticente du destinataire, ce qui peut soutenir l’efficacitĂ© procĂ©durale de l’acte de communication.

💡 Astuce mĂ©mo

Burofax refusĂ© ≠ ignorance prouvĂ©e : la jurisprudence y voit souvent une volontĂ© de se soustraire.

📖 2. Modes de communication et preuve

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Acte de communication rĂ©ceptice : Notion de communication dont l’effet dĂ©pend de la rĂ©ception par le destinataire ou d’un obstacle imputable Ă  sa propre conduite.
  • Moyens fehacientes : Supports qui apportent une preuve vĂ©rifiable de la rĂ©ception, de la date, du contenu et de la mise Ă  disposition (ex. burofax, courrier certifiĂ©, requĂ©rant notarial).
  • PresunciĂłn de recepciĂłn : PrĂ©somption selon laquelle la rĂ©ception peut ĂȘtre admise lorsque la remise n’est pas prouvĂ©e mais peut raisonnablement ĂȘtre dĂ©duite des circonstances et des messages transmis.
  • EfficacitĂ© du courrier Ă©lectronique : Principe selon lequel l’e-mail peut satisfaire les exigences de preuve, notamment s’il permet d’identifier l’expĂ©diteur et d’établir rĂ©ception et date, selon le contexte.

📝 Points essentiels

  • La communication rĂ©ceptice produit pleinement effet si l’échec de l’acte vient de la volontĂ© du destinataire ou de sa passivitĂ©, nĂ©gligence ou erreur, sans motif justifiĂ© imputable Ă  l’expĂ©diteur.
  • En cas d’échec d’un burofax par refus ou non retrait, la jurisprudence considĂšre qu’il peut prouver la volontĂ© rĂ©calcitrante du destinataire de ne pas rĂ©cupĂ©rer le document.
  • La citation de conciliation privĂ©e peut satisfaire l’exigence rĂ©ceptice de l’art. 10.3 LOE soit par un refus explicite, soit par des moyens apportant une preuve de rĂ©ception et de mise Ă  disposition (burofax, courrier certifiĂ©, requĂȘte notariale).
  • Quand un domicile postal existe, une tentative via un moyen de communication de type fehaciente est obligatoire et la rĂ©ception peut valoir si elle est faite par toute personne visĂ©e Ă  l’art. 161 LEC.
  • Si la rĂ©ception n’est pas prouvĂ©e mais peut ĂȘtre prĂ©sumĂ©e, la citation peut aussi couvrir l’exigence rĂ©ceptice avec des communications non fehacientes (ex. e-mail, SMS) en application de la jurisprudence citĂ©e.
  • Pour l’e-mail, la preuve peut ĂȘtre acceptĂ©e dĂšs lors qu’il laisse trace de l’identitĂ© de l’expĂ©diteur, de la rĂ©ception effective et de la date, en cohĂ©rence avec l’usage social et sous rĂ©serve de l’absence de manipulation.

💡 Astuce mĂ©mo

Réception = preuve fehaciente ou défaut imputable au destinataire (sinon, présomption possible).

📖 3. PrĂ©somption de rĂ©ception

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • PrĂ©somption de rĂ©ception : Notion procĂ©durale selon laquelle l’effet d’une communication est admis dĂšs lors que l’échec de sa rĂ©ception est imputable au destinataire, et non Ă  un dĂ©faut de pratique du requĂ©rant.
  • Actes de communication rĂ©ceptifs : CatĂ©gorie des notifications ou mises en demeure qui produisent leurs effets lorsqu’elles ont Ă©tĂ© valablement tentĂ©es et que leur frustration ne dĂ©pend pas du seul dĂ©faut du destinataire.
  • Burofax refusĂ© ou non retirĂ© : Mode d’envoi dont le rejet ou la non-retrait, en l’absence de motif justifiĂ© autre que la volontĂ© du destinataire, peut valoir prĂ©somption de rĂ©ception ou preuve de sa rĂ©ticence.
  • Principe d’auto-responsabilitĂ© : IdĂ©e jurisprudentielle selon laquelle le destinataire doit accepter et ne pas entraver intentionnellement ou nĂ©gligemment la rĂ©ception, faute de quoi la notification reste rĂ©putĂ©e avoir Ă©tĂ© portĂ©e Ă  sa connaissance.

📝 Points essentiels

  • La SAP d’Alicante (section 9ÂȘ) du 12 avril 2019 juge qu’un Burofax non livrĂ© car refusĂ© ou non retirĂ© n’établit pas l’ignorance du destinataire, mais prouve au contraire sa volontĂ© rĂ©ticente de rĂ©cupĂ©rer la documentation.
  • La doctrine constitutionnelle fondĂ©e sur les SSTC 82/2000 (27 mars), 145/2000 (29 mai) et 6/2003 (20 janvier) admet que les actes de communication produisent pleinement effet si leur Ă©chec rĂ©sulte uniquement de la volontĂ© (expresse ou tacite) du destinataire ou de sa passivitĂ©, nĂ©gligence, dĂ©sintĂ©rĂȘt ou erreur.
  • La STS du 22 juin 2022 prĂ©cise que la nature rĂ©ceptice impose une collaboration du destinataire pour ne pas faire obstacle Ă  la rĂ©ception, afin que l’échec ne soit pas imputable au requĂ©rant.
  • Dans la lignĂ©e de la STS du 17 septembre 2010 (Pleno, Sala 1ÂȘ), la rĂ©ception se rattache au principe d’auto-responsabilitĂ© et Ă  la possibilitĂ© raisonnable de connaissance par le destinataire.
  • La STS du 14 septembre 2022 (communications Ă©lectroniques extrajudiciaires) exige une constatation raisonnable de la rĂ©ception pour que le requĂ©rant respecte le caractĂšre rĂ©ceptif de la mise en demeure, mĂȘme si plusieurs moyens de preuve peuvent exister.

💡 Astuce mĂ©mo

Refus / non retrait du burofax ne signifie pas ignorance : cela montre plutÎt la volonté réticente du destinataire.

📖 4. Courriel et communication habituelle

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Courriel comme moyen : Le courriel est considĂ©rĂ© comme un mode de communication susceptible de remplir les exigences de traçabilitĂ© et de contenu pour la preuve de l’échange.
  • Communication habituelle : La communication habituelle dĂ©signe un usage rĂ©gulier entre les parties, qui peut rendre acceptable l’envoi d’offres ou demandes par email.
  • Preuve de rĂ©ception : La preuve de rĂ©ception vise Ă  Ă©tablir l’arrivĂ©e du message, sa date, son contenu et la mise Ă  disposition du destinataire.

📝 Points essentiels

  • L’AAP Alicante juge qu’un envoi par courrier Ă©lectronique ne fait pas obstacle Ă  la preuve exigĂ©e, car il permet d’établir l’identitĂ© de l’émetteur, la rĂ©ception effective, la date et le contenu, sans exigences supplĂ©mentaires au-delĂ  de celles implicites.
  • L’AAP Malaga conditionne la validitĂ© de l’email aux circonstances: il doit s’agir du moyen pactĂ© ou d’un moyen habituel de communication, et la situation dĂ©pend aussi du fait que l’adresse Ă©lectronique corresponde effectivement Ă  la contrepartie.
  • La jurisprudence mobilise l’idĂ©e de cohĂ©rence avec la rĂ©alitĂ© du trafic: l’email est le vĂ©hicule ordinaire en affaires, sauf manipulation (hypothĂšse non retenue dans l’affaire citĂ©e).
  • Les accords citĂ©s (AP Orense et AP Tenerife) admettent l’email comme moyen pour accrĂ©diter formulation et rĂ©ception de la proposition ou de l’offre, si le contrat le prĂ©voit ou si le destinataire a rĂ©pondu par ce mĂȘme moyen, et plus largement si le moyen permet d’attester l’envoi et la rĂ©ception.
  • La LO 1/2025 (art. 8) prĂ©voit que les parties peuvent convenir que la nĂ©gociation se fasse par moyens tĂ©lĂ©-matiques dans le cadre d’un moyen adĂ©quat de solution des litiges.

💡 Astuce mĂ©mo

MĂ©mo IRDC: Email doit apporter Identité–RĂ©ception–Date–Contenu.

📖 5. NĂ©gociation prĂ©alable et citation

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Offre de nĂ©gociation : C’est une proposition concrĂšte faite au destinataire pour tenter de rĂ©soudre le litige avant d’agir en justice.
  • Document art. 10.3 : C’est le document qu’un tiers neutre doit dĂ©livrer, Ă  la demande des parties, pour attester l’activitĂ© de nĂ©gociation et la bonne foi des intĂ©ressĂ©s.
  • RĂ©ception par le destinataire : C’est le fait de pouvoir prouver que l’invitation, la demande de nĂ©gociation ou l’offre a Ă©tĂ© reçue par le destinataire.

📝 Points essentiels

  • Pour prouver la formulation et la rĂ©ception de la demande d’invitation ou de nĂ©gociation, et de l’offre de nĂ©gociation contraignante, sont admis comme moyens le courrier postal avec accusĂ© de rĂ©ception, le burofax, le « buro mail » ou l’email si cela est prĂ©vu au contrat ou si le destinataire rĂ©pond par ce moyen.
  • Le document art. 10.3 doit mentionner notamment l’identitĂ© et la qualification du tiers, l’identitĂ© des parties, l’objet du litige, les dates des rĂ©unions et la dĂ©claration solennelle de bonne foi des deux parties.
  • Si une partie n’a pas comparu ou a refusĂ© l’invitation, cette circonstance doit ĂȘtre consignĂ©e, avec la maniĂšre de la convocation effective, la justification et la date de rĂ©ception.
  • La demande de nĂ©gociation adressĂ©e au prĂ©alable interrompt la prescription ou suspend la caducitĂ© Ă  compter de la date oĂč l’intention d’ĂȘtre communiquĂ©e est attestĂ©e comme reçue, et la durĂ©e continue jusqu’à la signature de l’accord ou la fin du processus sans accord.

💡 Astuce mĂ©mo

Art 10.3 = preuve de bonne foi + dates + identité du tiers.

📖 6. Élevación à public et prescription

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • PrescripciĂłn : La prescripciĂłn es el plazo legal que extingue la acciĂłn si el acreedor no reclama en tiempo, y puede interrumpirse o suspenderse por determinados actos.
  • Caducidad : La caducidad es la pĂ©rdida de la posibilidad de ejercer un derecho por el transcurso del tiempo, con reglas de suspensiĂłn y reanudaciĂłn ligadas a ciertos procedimientos.
  • Dies a quo : El dies a quo es el momento que marca cuĂĄndo empieza a contarse el plazo, y puede cambiar entre el criterio histĂłrico y el actual segĂșn el acto realizado.
  • Intento de negociaciĂłn : El intento de negociaciĂłn es la solicitud o comunicaciĂłn de negociaciĂłn previa, cuya recepciĂłn o su presunciĂłn activa el cĂłmputo y reinicio de plazos.
  • ConciliaciĂłn privada (7.2.B LOE) : La conciliaciĂłn privada, cuando interviene una persona conciliadora, produce interrupciĂłn o suspensiĂłn desde la recepciĂłn por el conciliador y con reinicio o reanudaciĂłn bajo condiciones temporales.

📝 Points essentiels

  • Para interrumpir la prescripciĂłn mediante reclamaciĂłn extrajudicial del art. 1973 CC, la reclamaciĂłn debe exigir expresamente al deudor el cumplimiento de la obligaciĂłn, no bastando la mera existencia externa de un derecho sin acto volitivo de reclamaciĂłn.
  • En negociaciones, la interrupciĂłn o suspensiĂłn se mantiene hasta la firma del acuerdo o hasta la terminaciĂłn del proceso de negociaciĂłn sin acuerdo.
  • En el intento de negociaciĂłn, el plazo se reinicia o reanuda tras 30 dĂ­as naturales desde la recepciĂłn de la solicitud por la parte destinataria, o desde el intento de comunicaciĂłn si no hay recepciĂłn.
  • Si alguna propuesta concreta de acuerdo no obtiene respuesta en 30 dĂ­as naturales desde la recepciĂłn, se reinicia o reanuda el cĂłmputo del plazo, respectivamente.
  • Si interviene una persona conciliadora, la solicitud de inicio interrumpe o suspende desde su recepciĂłn por el conciliador, y el cĂłmputo se reinicia o reanuda si no se intenta comunicar a la otra parte en 15 dĂ­as naturales o si no se mantiene la primera reuniĂłn dirigida a acuerdo ni se obtiene respuesta escrita en 15 dĂ­as naturales desde


💡 Astuce mĂ©mo

30 días para reiniciar: negociación→sin acuerdo; propuesta→sin respuesta.

📖 7. Conciliation judiciaire et compĂ©tence

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Juge de paix : AutoritĂ© compĂ©tente pour connaĂźtre certains actes de conciliation judiciaire, notamment quand le montant est sous le seuil lĂ©gal et hors matiĂšres relevant des juridictions commerciales.
  • SecrĂ©taire judiciaire : AutoritĂ© qui peut ĂȘtre compĂ©tente pour connaĂźtre des actes de conciliation judiciaire, notamment en fonction du domicile du dĂ©fendeur et des matiĂšres en cause.
  • Lieu de domicile du requis : CritĂšre principal de compĂ©tence qui dĂ©termine l’autoritĂ© appelĂ©e Ă  connaĂźtre de l’acte de conciliation selon le domicile ou la rĂ©sidence en Espagne du dĂ©fendeur.
  • CompĂ©tence liĂ©e Ă  la personnalitĂ© juridique : RĂšgle de compĂ©tence qui Ă©tend l’autoritĂ© compĂ©tente au domicile du demandeur si la personne morale dĂ©fenderesse y dispose d’une dĂ©lĂ©gation, succursale, Ă©tablissement ou reprĂ©sentant autorisĂ©.
  • Acte de conciliation et compĂ©tence contestĂ©e : RĂ©gime particulier quand surgissent des questions de compĂ©tence ou de rĂ©cusation pendant la conciliation, assimilant l’initiative Ă  une comparution sans formalitĂ©s supplĂ©mentaires.

📝 Points essentiels

  • Pour la conciliation judiciaire, le Juge de paix ou le SecrĂ©taire judiciaire du tribunal d’instance ou du tribunal de commerce sont compĂ©tents selon le domicile du requis, ou Ă  dĂ©faut la derniĂšre rĂ©sidence en Espagne, conformĂ©ment Ă  l’article 140.1 LJV.
  • Si la demande est infĂ©rieure Ă  6 000 euros et ne concerne pas des matiĂšres relevant des juridictions de commerce, la compĂ©tence revient, le cas Ă©chĂ©ant, aux Jueges de paix en vertu de l’article 140.1 LJV.
  • La compĂ©tence des Jueges de paix couvre aussi les conciliations civiles de montant infĂ©rieur Ă  10 000 euros, selon l’article 47.2 LEC et les rĂšgles du titre IX de la loi 15/2015 de juridiction volontaire.
  • Si le requis est une personne juridique, l’autoritĂ© compĂ©tente peut aussi ĂȘtre celle du domicile du sollicitant, Ă  condition que le requis y ait une dĂ©lĂ©gation, succursale, Ă©tablissement ou un reprĂ©sentant autorisĂ©, que la circonstance doit ĂȘtre prouvĂ©e.
  • Si, aprĂšs des vĂ©rifications, le requis est introuvable ou localisĂ© dans un autre parti judiciaire, le SecrĂ©taire judiciaire rend une ordonnance ou le Juge de paix une dĂ©cision mettant fin Ă  la procĂ©dure et rĂ©servant au sollicitant le droit d’en rouvrir une devant la juridiction compĂ©tente.
  • En cas de contestation de compĂ©tence ou de rĂ©cusation du SecrĂ©taire judiciaire ou du Juge de paix devant lequel se tient la conciliation, la comparution est rĂ©putĂ©e intentĂ©e sans formalitĂ©s supplĂ©mentaires, par analogie avec l’article 813 LEC.

💡 Astuce mĂ©mo

6 000 € = Juge de paix (LJV 140.1) ; <10 000 € = Juge de paix aussi (LEC 47.2).

📖 8. ÉlevaciĂłn unilatĂ©rale au public

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • ÉlevaciĂłn a escritura pĂșblica : ProcĂ©dure qui consiste Ă  transformer l’accord issu d’une conciliation en acte d’écriture publique devant notaire.
  • Solicitud notarial : Demande d’élever l’accord Ă  escritura pĂșblica adressĂ©e au moyen du notaire qui autorise l’acte public d’élĂ©vation.
  • ElevaciĂłn unilateral par la partie requĂ©rante : MĂ©canisme permettant Ă  la partie demanderesse d’obtenir seule l’acte d’élĂ©vation si l’autre ne donne pas suite Ă  la demande.

📝 Points essentiels

  • D’aprĂšs l’art. 12-3 LO 1/2025, si la partie requise ne rĂ©pond pas Ă  la demande d’élĂ©vation Ă  escritura pĂșblica, la partie requĂ©rante peut l’accorder unilatĂ©ralement.
  • La demande d’élĂ©vation doit ĂȘtre faite par le mĂȘme notaire qui autorise l’instrument public d’élĂ©vation, sans exiger la prĂ©sence du tiers neutre lors de l’acte d’octroi.
  • L’opposition de la partie requise Ă  l’élĂ©vation unilatĂ©rale paraĂźt limitĂ©e, sauf si elle vise l’existence mĂȘme de l’accord et son absence dans un document authentique.
  • Le notaire qui Ă©lĂšve Ă  public l’accord n’est pas nĂ©cessairement celui qui a participĂ© Ă  la conciliation, faute de rĂšgle imposant l’identitĂ© du notaire.
  • Par prudence, le manquement Ă  l’obligation d’élever Ă  public peut ĂȘtre apprĂ©ciĂ© en appliquant le dĂ©lai de 30 jours naturels, comme pour la fin de procĂ©dure en cas de non-rĂ©ponse.

📖 9. Conciliation notariale et registrale

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Conciliation notarial : ProcĂ©dure de conciliation menĂ©e devant notaire, caractĂ©risĂ©e par une grande flexibilitĂ© dans l’organisation du dossier.
  • Acta notarial : Acte notariĂ© prĂ©sentĂ© comme l’instrument adaptĂ© pour formaliser la conciliation notarial et transposer de nombreuses exigences de la LO 1/2025.
  • VidĂ©o-confĂ©rence art. 17 ter : MĂ©canisme de participation Ă  la conciliation notariĂ©e par visioconfĂ©rence, avec possibilitĂ© pour le notaire d’exiger la prĂ©sence physique si nĂ©cessaire.
  • Conciliation registrale art. 103 bis : Conciliation conduite devant registrador pour certaines controverses immobiliĂšres, urbanistiques et mercantiles ou portant sur des faits inscriptibles, afin de parvenir Ă  un accord extrajudiciaire.
  • CertificaciĂłn de avenencia : Certificat Ă©tabli par le registrador aprĂšs l’acte, constatant l’accord ou l’échec, et dotĂ© d’une efficacitĂ© exĂ©cutoire selon la loi.

📝 Points essentiels

  • En conciliation notarial, le dĂ©roulement n’est pas rĂ©glementĂ© de façon dĂ©taillĂ©e et l’acta est l’instrument principal pour formaliser la procĂ©dure.
  • La durĂ©e supplĂ©tive de la conciliation notarial est de 3 mois, conformĂ©ment Ă  l’art. 10 LOE, comme pour la mĂ©diation.
  • La conciliation enregistrale ne peut pas ĂȘtre utilisĂ©e pour les questions relevant de la loi sur la faillite (Ley Concursal).
  • Le registrador rend un certificat d’avenencia (ou d’absence d’avenencia) avec efficacitĂ© exĂ©cutoire, et l’exĂ©cution suit les rĂšgles des titres exĂ©cutoires extrajudiciaires.
  • La DGSJFP a admis qu’une restitution de portion de terrain peut relever de la conciliation registrale, comme question de caractĂšre juridique rĂ©el relevant de la compĂ©tence du registrador.

📅 Repùres chronologiques

DateÉvĂ©nement
12 avril 2019SAP Alicante, section 9ÂȘ : burofax refusĂ©/non retirĂ© prouve la volontĂ© rĂ©ticente du destinataire.
22 juin 2022STS : la nature réceptice impose la collaboration du destinataire pour ne pas faire obstacle à la réception.
14 septembre 2022STS : communications électroniques extrajudiciaires exigent une constatation raisonnable de la réception.

📊 Tableaux de synthùse

Conciliation privée : moyens de preuve/réception (art. 10.3 LOE)

CasMoyens admisEffet sur l’exigence de rĂ©ception
Réponse expresse (refus)tout moyen (fehaciente ou non)la réception exigée est satisfaite via le refus produit au dossier
Preuve fehaciente disponibleburofax, courrier certifiĂ©, requĂȘte notarialeprouve rĂ©ception, date, contenu et mise Ă  disposition
RĂ©ception non prouvĂ©e mais prĂ©sumablemĂȘmes moyens que ci-dessuspermet de prĂ©sumer la rĂ©ception selon la jurisprudence
Moyens non fehacienteemail, SMS
permet une présomption (jurisprudence TS)

⚠ PiĂšges & confusions frĂ©quents

  1. Confondre l’absence de retrait/refus du burofax : cela n’efface pas la preuve de la rĂ©ception, il peut au contraire valoir volontĂ© rĂ©ticente.
  2. Croire qu’un email “sans preuve” est automatiquement insuffisant : il doit laisser trace de l’identitĂ©, de la rĂ©ception/dates et du contenu, sans manipulation.
  3. Penser que l’art. 10.3 LOE impose toujours des moyens fehacientes : selon la doctrine, la prĂ©somption de rĂ©ception peut suffire.
  4. Oublier que l’encargo (mandat) doit dĂ©crire clairement l’objet du dĂ©saccord et l’identitĂ©/circonstances des autres parties.
  5. ImprĂ©ciser la documentation art. 10.3 : l’acte doit comporter identitĂ©/qualification du tiers, parties, objet, dates et dĂ©claration solennelle de bonne foi, et consigner les refus/absence.
  6. Croire que la nĂ©gociation doit contenir une renonciation aux droits pour ĂȘtre valable : le cours prĂ©cise que ce n’est pas exigĂ©.
  7. Se tromper sur les dĂ©lais : pour l’intento de negociaciĂłn, le calcul/recommencement se fait Ă  30 jours selon rĂ©ception ou tentative, et en conciliateur Ă  15 jours pour tenter la communication/la rĂ©union.

✅ Checklist Examen

  1. DĂ©finir la conciliation privĂ©e et identifier les conditions pour ĂȘtre personne conciliatrice (inscription/registre, impartialitĂ©, confidentialitĂ©/secret, encas sociĂ©tĂ©s professionnelles).
  2. Expliquer ce que doit contenir l’encargo professionnel (contenu de la controverse, identitĂ© et circonstances des parties) et la forme d’acceptation documentĂ©e de la responsabilitĂ©.
  3. Savoir décrire la planification de la séance (plan de conciliación) et les informations à indiquer pour la communication (téléphone, email pour convocations, moyens de visioconférence).
  4. Distinguer les modes de communication et leurs conséquences probatoires : communication réceptice, moyens fehacientes, et présomption de réception.
  5. Exposer la jurisprudence de référence sur la présomption : SAP Alicante 12 avril 2019 (burofax refusé), SSTC 82/2000-145/2000-6/2003, STS 17 septembre 2010, STS 22 juin 2022, STS 14 septembre 2022.
  6. Savoir quand une citation art. 10.3 LOE est recevable : refus explicite, ou preuve fehaciente (burofax/courrier certifiĂ©/requĂȘte notariale), ou prĂ©somption, et le rĂŽle possible de l’email/SMS.
  7. Rappeler la documentation art. 10.3 en cas de tiers neutre (identitĂ©/qualification, parties, objet, dates, dĂ©claration solennelle) et l’obligation de consigner la non-comparution/refus et la maniĂšre de convocation.
  8. DĂ©crire l’art. 7 LOE sur interruption/suspension (point de dĂ©part via tentative de communication en domicile ou canal Ă©lectronique des relations, prolongation jusqu’à accord/fin sans accord, redĂ©marrage/reprise Ă  30 jours) et la rĂšgle spĂ©ciale 7.2.B LOE (conciliateur : 15 jours).
  9. PrĂ©senter la compĂ©tence de la conciliation judiciaire (domicile du requis, supplĂ©ance derniĂšre rĂ©sidence, seuils 6.000€ et 10.000€) et la rĂšgle de comparution rĂ©putĂ©e sans formalitĂ©s en cas de contestation/recusation (analogie art. 813 LEC).
  10. Expliquer l’élĂ©vation Ă  escritura pĂșblica en conciliation privĂ©e : dĂ©lai d’envoi de l’exigence (5 jours), effet de l’accord/absence de rĂ©ponse, et facultĂ© d’élĂ©vation unilatĂ©rale (notaire requirant, pas nĂ©cessitĂ© de prĂ©sence du tiers neutre).
  11. Lister les caractĂ©ristiques de la conciliation notarial et registrale (acta notarial, visioconfĂ©rence 17 ter, durĂ©e supplĂ©tive 3 mois, exclusion Ley Concursal, compĂ©tence registrador 103 bis et certificat d’avenencia avec efficacitĂ© exĂ©cutoire).
  12. Savoir rappeler les rĂšgles d’accĂšs Ă  l’exĂ©cution d’un accord obtenu (certification/acte et logique “titre exĂ©cutoire extrajudiciaire” pour l’exĂ©cutoire en registral, et base pour exĂ©cution dans les cas d’élĂ©vation).

Test your knowledge

Test your knowledge on Principes et preuves de la conciliation extrajudiciaire with 18 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Quel Ă©lĂ©ment doit figurer de maniĂšre explicite dans l’encargo professionnel confiĂ© au conciliateur privĂ© ?

2. Quelle qualité est exigée de la personne conciliatrice dans la conciliation privée ?

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Memorize the key concepts of Principes et preuves de la conciliation extrajudiciaire with 18 interactive flashcards.

Conciliation privĂ©e — dĂ©finition ?

Négociation extrajudiciaire visant un accord.

Personne conciliatrice — rîle ?

Conduit la négociation en respectant impartialité et confidentialité.

Encargo professionnel — contenu ?

Objet, parties, circonstances, responsabilités du conciliateur.

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