Quiz: Biens communs et idée communiste — 50 questions

Detailed questions and answers

1. Quel paradoxe caractérise la modernité contemporaine ?

Elle réduit les innovations tout en supprimant les conflits sociaux
Elle limite les connaissances tout en renforçant la confiance dans l’avenir
Elle favorise la stabilité politique tout en diminuant les échanges mondiaux
Elle accroît les capacités humaines tout en multipliant les craintes collectives

Elle accroît les capacités humaines tout en multipliant les craintes collectives

Explanation

La modernité permet une production sans précédent de savoirs, de biens, de transports, d’éducation et de santé, mais elle s’accompagne aussi d’une multiplication des risques et des peurs.

2. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre mondialisation et modernité ?

La modernité organise la concurrence entre États, tandis que la mondialisation renvoie principalement aux institutions politiques nationales
La modernité structure les relations internationales, tandis que la mondialisation désigne uniquement les progrès scientifiques
La mondialisation structure les relations internationales, tandis que la modernité désigne un cadre historique plus large
La mondialisation désigne une période historique globale, tandis que la modernité concerne seulement les échanges commerciaux

La mondialisation structure les relations internationales, tandis que la modernité désigne un cadre historique plus large

Explanation

La mondialisation est un système d’économie-monde qui organise les relations internationales et la concurrence entre acteurs. La modernité constitue un cadre historique plus large.

3. Quelle évolution résume le mieux le paradoxe politique et social de la modernité ?

Elle promettait la disparition du marché, mais a instauré une prospérité égalitaire
Elle promettait l’harmonie et la prospérité collectives, mais a produit des divisions et de fortes inégalités
Elle refusait le contrat social, mais a supprimé les antagonismes de classes
Elle visait la domination des États, mais a réalisé une paix universelle

Elle promettait l’harmonie et la prospérité collectives, mais a produit des divisions et de fortes inégalités

Explanation

La modernité associait le contrat social à l’harmonie collective et l’économie de marché à la prospérité. Selon l’unité, elle a toutefois engendré divisions, antagonismes de classes et inégalités criardes.

4. Dans le dilemme du prisonnier, que se passe-t-il lorsque les deux détenus gardent le silence ?

Ils reçoivent chacun trois ans de prison
Ils sont libérés tous les deux
L’un est libéré et l’autre reçoit six ans
Ils reçoivent chacun un an de prison

Ils reçoivent chacun un an de prison

Explanation

Le silence mutuel conduit chacun à recevoir un an de prison. Il ne faut pas le confondre avec la dénonciation mutuelle, qui entraîne trois ans pour chacun.

5. Pourquoi les deux prisonniers rationnels se dénoncent-ils mutuellement dans le modèle classique ?

Ils cherchent à obtenir ensemble la peine minimale grâce à la coopération
Ils disposent d’un accord préalable garantissant leur libération
Ils ne peuvent pas communiquer et privilégient chacun son intérêt personnel
Ils savent que le silence mutuel entraîne la peine maximale

Ils ne peuvent pas communiquer et privilégient chacun son intérêt personnel

Explanation

L’absence de communication et la recherche de l’intérêt individuel conduisent chacun à dénoncer l’autre. Cette stratégie produit trois ans de prison chacun, alors que le silence mutuel aurait produit un an.

6. Comment définir un agent rationnel dans le cadre du dilemme du prisonnier ?

Un individu qui optimise ses gains ou sa satisfaction sous certaines contraintes
Un individu qui agit selon ses émotions sans tenir compte de ses ressources
Un individu qui obéit à une règle morale indépendamment des conséquences
Un individu qui privilégie systématiquement l’intérêt collectif sur son intérêt propre

Un individu qui optimise ses gains ou sa satisfaction sous certaines contraintes

Explanation

Un agent rationnel utilise au mieux les ressources dont il dispose, compte tenu de ses contraintes, afin de maximiser sa satisfaction ou ses gains selon un calcul optimisateur.

7. Selon André Comte-Sponville, quelle fonction l’éthique remplit-elle dans le dilemme du prisonnier ?

Elle structure l’action pour éviter que la poursuite des intérêts propres ne conduise à une ruine mutuelle
Elle garantit que chaque acteur obtient le gain maximal sans coopération
Elle remplace le calcul rationnel par une obéissance automatique aux autorités
Elle oblige les acteurs à renoncer à tout intérêt individuel au profit de l’État

Elle structure l’action pour éviter que la poursuite des intérêts propres ne conduise à une ruine mutuelle

Explanation

L’éthique est présentée comme un construit social qui organise l’action afin que des acteurs poursuivant leurs intérêts propres ne se nuisent pas mutuellement.

8. Comment Hobbes décrit-il l’état de nature ?

Une communauté politique organisée par des lois communes et une force publique
Un régime légal dans lequel la propriété privée garantit spontanément la paix
Une situation présociale de conflit potentiellement mortel entre individus égaux, égoïstes et violents
Une société harmonieuse où une autorité naturelle protège les plus faibles

Une situation présociale de conflit potentiellement mortel entre individus égaux, égoïstes et violents

Explanation

Pour Hobbes, l’état de nature est une situation présociale sans pouvoir commun, où des individus égaux et mus par leurs intérêts s’affrontent dans un conflit potentiellement mortel.

9. Quelle affirmation exprime la conception hobbesienne de l’égalité naturelle ?

Les hommes sont naturellement inégaux et les plus forts disposent d’un droit politique inné
Les hommes sont naturellement soumis à une hiérarchie fondée sur la richesse
Les hommes sont naturellement égaux en droit et aucune autorité naturelle ne justifie la domination
Les hommes sont égaux seulement après l’instauration d’un pouvoir souverain

Les hommes sont naturellement égaux en droit et aucune autorité naturelle ne justifie la domination

Explanation

Hobbes affirme que les hommes sont naturellement égaux en droit. Aucun individu ne peut donc invoquer une autorité naturelle pour légitimer sa domination.

10. Quel processus conduit, chez Hobbes, à l’institution de la puissance politique ?

La peur réciproque pousse les individus à renoncer à leur force individuelle et à créer une puissance protectrice
La recherche de la richesse conduit les individus à supprimer toute autorité collective
La supériorité naturelle des dirigeants impose une administration sans consentement
La coopération économique rend inutile la protection de la vie et de la liberté

La peur réciproque pousse les individus à renoncer à leur force individuelle et à créer une puissance protectrice

Explanation

Le contrat social naît de la peur réciproque : les individus abandonnent l’usage individuel de leur force et instituent une puissance collective chargée de protéger leur vie et leur liberté.

11. Quelle différence oppose la conception d’Aristote à celle de Hobbes concernant la communauté politique ?

Aristote fait de la protection individuelle la finalité du droit, tandis que Hobbes vise l’accomplissement de la communauté politique
Aristote et Hobbes refusent tous deux de rattacher l’État au droit ou aux droits individuels
Aristote voit dans la communauté politique la finalité du droit, tandis que Hobbes met l’accent sur la protection des droits individuels
Aristote et Hobbes considèrent tous deux que l’État a pour finalité principale l’accumulation des richesses

Aristote voit dans la communauté politique la finalité du droit, tandis que Hobbes met l’accent sur la protection des droits individuels

Explanation

Chez Aristote, la communauté politique constitue la finalité du droit. Chez Hobbes, l’État et l’association politique ont pour finalité la protection des droits individuels.

12. Selon Hegel, quel effet double le développement de la société civile capitaliste produit-il ?

Il accroît les fortunes et améliore nécessairement la condition de tous les travailleurs
Il réduit les fortunes tout en renforçant l’autonomie et le bien-être des travailleurs spécialisés
Il accroît les fortunes tout en aggravant la dépendance et la détresse des travailleurs spécialisés
Il répartit équitablement les fortunes tout en supprimant le travail spécialisé

Il accroît les fortunes tout en aggravant la dépendance et la détresse des travailleurs spécialisés

Explanation

Selon Hegel, l’accumulation des richesses progresse en même temps que la dépendance et la détresse de la classe attachée au travail spécialisé.

13. Comment la division du travail contribue-t-elle à la formation de la « populace » chez Hegel ?

Elle complexifie les tâches, augmente les salaires et renforce la sécurité professionnelle
Elle améliore la qualification des travailleurs et répartit également les bénéfices de la production
Elle simplifie les tâches, réduit leur rémunération et rend les travailleurs remplaçables
Elle supprime les tâches répétitives et garantit à chaque travailleur une fonction irremplaçable

Elle simplifie les tâches, réduit leur rémunération et rend les travailleurs remplaçables

Explanation

La division du travail banalise et simplifie les tâches, ce qui dévalorise le travailleur, diminue sa rémunération et le rend remplaçable. Hegel appelle « populace » la classe précaire qui en résulte.

14. Dans une société où la participation à la production est nécessaire pour vivre, quelle contradiction peut apparaître ?

Les producteurs de richesses peuvent ne pas bénéficier des richesses qu’ils créent, accaparées par une minorité
Les richesses produites sont automatiquement réparties entre tous ceux qui participent au travail
Les producteurs de richesses cessent de participer à la production dès qu’ils en tirent un revenu
La production devient inutile puisque les moyens de subsistance sont indépendants du travail

Les producteurs de richesses peuvent ne pas bénéficier des richesses qu’ils créent, accaparées par une minorité

Explanation

La société moderne exige le travail productif pour fournir les moyens de subsistance, mais les richesses produites peuvent être accaparées par une minorité au détriment des producteurs.

15. Quelle relation caractérise la société d’opulence décrite par Mandeville ?

Les riches produisent par nécessité ce que les pauvres consomment par désir
Les riches et les pauvres consomment et produisent selon les mêmes motivations
Les riches consomment par désir ce que les pauvres produisent par besoin
Les pauvres consomment par désir ce que les riches produisent par nécessité

Les riches consomment par désir ce que les pauvres produisent par besoin

Explanation

Dans la société d’opulence, une minorité riche consomme par désir les biens que la majorité pauvre produit pour répondre à ses besoins.

16. Quelle caractéristique définit la consommation de masse dans la société postindustrielle selon Jean Baudrillard ?

Elle réduit la consommation des objets à la satisfaction de besoins biologiques fondamentaux
Elle oriente principalement les individus vers une réflexion sur l’avenir et la transcendance
Elle remplace les objets matériels par une participation accrue à la production industrielle
Elle transforme les objets en supports d’une consommation culturelle qui enferme les individus dans le présent

Elle transforme les objets en supports d’une consommation culturelle qui enferme les individus dans le présent

Explanation

Pour Baudrillard, la consommation de masse est aussi culturelle : les objets sont investis de significations et contribuent à enfermer les individus dans un présent perpétuel.

17. Que signifie l’expression de Baudrillard, « dévoration rituelle des objets » ?

L’usage des objets répond uniquement à des besoins pratiques sans produire d’effets culturels
La consommation cérémonielle des objets permet aux individus de dépasser le présent et d’accéder à la transcendance
La consommation répétée des objets finit par couper les individus de toute transcendance et les enferme dans le présent
La destruction des objets met fin aux pratiques marchandes et libère les individus de la consommation

La consommation répétée des objets finit par couper les individus de toute transcendance et les enferme dans le présent

Explanation

Baudrillard décrit une consommation rituelle qui absorbe les individus dans le présent consommatoire et les éloigne de toute transcendance, c’est-à-dire de ce qui dépasse ce présent.

18. Pourquoi la société d’opulence ne peut-elle pas être assimilée à une société égalitaire ?

Parce qu’elle élimine le besoin en faisant disparaître toute forme de pauvreté
Parce qu’elle reste fracturée entre riches et pauvres et repose sur un socle de misérables
Parce qu’elle supprime les différences de richesse grâce à une répartition équitable des biens
Parce qu’elle réserve la production aux riches et la consommation aux pauvres

Parce qu’elle reste fracturée entre riches et pauvres et repose sur un socle de misérables

Explanation

La société d’opulence combine richesse et misère : elle est structurée par une opposition entre riches et pauvres et ne supprime donc pas les inégalités.

19. Dans la société d’opulence, quelles motivations organisent principalement les rôles des riches et des pauvres ?

Les riches consomment par désir, tandis que les pauvres produisent par besoin et par nécessité
Les riches et les pauvres produisent tous deux par nécessité et consomment tous deux par désir
Les riches consomment par nécessité, tandis que les pauvres produisent principalement par ambition
Les riches produisent par besoin, tandis que les pauvres consomment par désir et par loisir

Les riches consomment par désir, tandis que les pauvres produisent par besoin et par nécessité

Explanation

La société d’opulence repose sur une asymétrie : les riches consomment selon leurs désirs, tandis que les pauvres travaillent pour satisfaire leurs besoins et assurer leur subsistance.

20. Selon Jean Baudrillard, que produit principalement la consommation de masse sur le rapport des individus aux objets ?

Elle libère les individus de l’emprise du présent en les orientant vers l’avenir.
Elle réduit la consommation aux échanges nécessaires entre producteurs et consommateurs.
Elle transforme les objets en moyens de satisfaire uniquement des besoins essentiels.
Elle constitue une dévoration rituelle des objets qui coupe les individus de toute transcendance.

Elle constitue une dévoration rituelle des objets qui coupe les individus de toute transcendance.

Explanation

Pour Jean Baudrillard, la consommation de masse est une « dévoration rituelle des objets » qui éloigne les individus de toute transcendance et les enferme dans un présent perpétuel.

21. Quel enchaînement décrit correctement les trois piliers du système consumériste ?

La publicité recrée le désir, le crédit fournit les moyens de consommer et l’obsolescence programmée renouvelle la demande.
La publicité fournit les moyens de consommer, le crédit recrée le désir et l’obsolescence programmée limite la demande.
Le crédit recrée le désir, la publicité renouvelle les objets et l’obsolescence programmée garantit l’épargne.
L’obsolescence programmée recrée le désir, la publicité finance les achats et le crédit réduit le renouvellement.

La publicité recrée le désir, le crédit fournit les moyens de consommer et l’obsolescence programmée renouvelle la demande.

Explanation

Selon Serge Latouche, la publicité recrée le désir, le crédit permet l’achat au risque du surendettement et l’obsolescence programmée entretient le renouvellement de la demande.

22. Quelle différence caractérise le mieux l’organisation des sociétés anciennes et celle de la modernité ?

Les sociétés anciennes privilégient la compétition individuelle, tandis que la modernité repose sur une cause commune.
Les sociétés anciennes et la modernité reposent de la même manière sur des récits collectifs et des intérêts communs.
Les sociétés anciennes refusent tout dessein supérieur, tandis que la modernité renforce les récits collectifs.
Les sociétés anciennes s’organisent autour d’un dessein supérieur et d’une cause commune, tandis que la modernité privilégie le pouvoir, le profit et la domination.

Les sociétés anciennes s’organisent autour d’un dessein supérieur et d’une cause commune, tandis que la modernité privilégie le pouvoir, le profit et la domination.

Explanation

Les sociétés anciennes fondaient leur organisation sur un dessein supérieur et une cause commune. La modernité affaiblit ces récits collectifs et met davantage l’accent sur la compétition et les intérêts de pouvoir.

23. Une société menacée dans son identité réinvestit fortement une référence religieuse considérée comme fondamentale. Comment cette évolution peut-elle être définie ?

Comme un optimisme béat face aux transformations sociales et culturelles.
Comme une modernisation des normes par l’abandon des identités communautaires.
Comme une émancipation politique fondée sur la séparation du religieux et du collectif.
Comme un fondamentalisme, c’est-à-dire un ressaisissement du politique par le religieux.

Comme un fondamentalisme, c’est-à-dire un ressaisissement du politique par le religieux.

Explanation

Le fondamentalisme correspond au ressaisissement du politique par le religieux lorsqu’une société menacée dans son identité cherche à se ressourcer dans ce qu’elle considère comme fondamental.

24. Face au malaise de son époque, quelle attitude correspond à l’engagement ?

Rejeter toute action collective au profit d’une transformation strictement individuelle.
Attendre une amélioration spontanée grâce à un optimisme sans réserve.
Analyser lucidement la situation et se déterminer à changer les choses.
Accepter la situation avec résignation afin d’éviter les conflits sociaux.

Analyser lucidement la situation et se déterminer à changer les choses.

Explanation

L’engagement repose sur une détermination lucide à transformer la situation. Il se distingue à la fois de l’optimisme béat et du pessimisme résigné.

25. Que recouvre principalement la notion de question sociale ?

Le choix du meilleur régime politique et l’organisation juridique de l’État.
L’étude exclusive des institutions administratives et des rapports entre gouvernants.
Les difficultés économiques et morales liées au capitalisme, notamment les classes, la propriété et la misère.
La comparaison des doctrines religieuses et de leur influence sur les sociétés.

Les difficultés économiques et morales liées au capitalisme, notamment les classes, la propriété et la misère.

Explanation

La question sociale désigne les difficultés économiques et morales produites par le capitalisme ainsi que les moyens de les résoudre, notamment les problèmes de classes, de propriété et de misère.

26. Laquelle de ces situations correspond le mieux aux principaux aspects de la question sociale moderne ?

La pauvreté, le salariat, le chômage, l’aliénation et la désaffiliation.
La transmission culturelle, la pratique religieuse, l’éducation artistique et les loisirs.
La diplomatie, la souveraineté, la citoyenneté et l’équilibre des pouvoirs.
La croissance économique, l’innovation technique, l’épargne et la mobilité professionnelle.

La pauvreté, le salariat, le chômage, l’aliénation et la désaffiliation.

Explanation

La question sociale moderne concerne principalement la pauvreté, la misère, le salariat, le chômage, l’aliénation et la désaffiliation.

27. Pourquoi l’égalité théorique proclamée peut-elle contribuer à des mobilisations sociales ?

Parce qu’elle empêche les travailleurs de contester la propriété et les conditions de travail.
Parce qu’elle supprime les inégalités réelles et rend les conflits sociaux moins probables.
Parce qu’elle remplace les revendications collectives par une acceptation générale de la hiérarchie sociale.
Parce qu’elle rend visibles les écarts entre les droits proclamés et les inégalités de fait, ce qui favorise les protestations.

Parce qu’elle rend visibles les écarts entre les droits proclamés et les inégalités de fait, ce qui favorise les protestations.

Explanation

Lorsque l’égalité proclamée contraste avec de fortes inégalités de fait, cette contradiction produit de l’instabilité sociale et peut justifier protestations, grèves, manifestations, émeutes ou révolutions.

28. À quelle période la plupart des grandes institutions internationales destinées à organiser les relations entre États ont-elles émergé ?

Après les deux guerres mondiales, principalement au XXe siècle
Avant la révolution industrielle, principalement au XVIIIe siècle
Après la guerre froide, principalement au XXIe siècle
Pendant l’Antiquité, principalement autour de la Méditerranée

Après les deux guerres mondiales, principalement au XXe siècle

Explanation

La plupart des institutions internationales d’envergure mondiale émergent au XXe siècle, notamment après les deux guerres mondiales. Cette organisation institutionnelle se distingue de la rencontre plus brutale associée à la colonisation.

29. Quelle institution intervient principalement dans les relations commerciales internationales ?

Le Fonds monétaire international
L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture
L’Organisation mondiale du commerce
L’Organisation des Nations unies

L’Organisation mondiale du commerce

Explanation

L’Organisation mondiale du commerce agit sur les relations commerciales. Le FMI concerne les rapports économiques, l’ONU les relations politiques et l’UNESCO la science et la culture.

30. Quelle définition correspond le mieux à l’hégémonie mondiale ?

La capacité ou la prétention d’une nation à exercer une influence économique, militaire et politique grâce à ses capacités productives
La propriété exclusive des ressources mondiales par une organisation internationale
La multiplication des échanges culturels sans dimension économique ou militaire
La coopération obligatoire entre plusieurs États qui renoncent à toute influence nationale

La capacité ou la prétention d’une nation à exercer une influence économique, militaire et politique grâce à ses capacités productives

Explanation

L’hégémonie mondiale désigne le fait ou la prétention de nations disposant de capacités productives leur permettant d’exercer une influence économique, militaire et politique.

31. Quelle situation illustre simultanément la multipolarité et le multilatéralisme propres à la mondialisation ?

Un État privatise ses entreprises et supprime toute institution internationale
Des communautés locales cessent tout échange avec les pays voisins
Une seule puissance impose ses décisions sans consulter les autres États
Plusieurs puissances nationales s’affirment tout en coopérant davantage entre elles

Plusieurs puissances nationales s’affirment tout en coopérant davantage entre elles

Explanation

La multipolarité correspond à l’affirmation de plusieurs puissances nationales, tandis que le multilatéralisme implique une coopération accrue entre États. Leur association caractérise la mondialisation.

32. Quel objectif définit le communisme dans cette conception ?

Confier principalement les moyens de production à des propriétaires privés et au marché
Réserver les ressources productives à une communauté sans organiser la production
Supprimer toute planification afin de laisser les échanges déterminer les besoins
Collectiviser les moyens de production et planifier la production pour satisfaire les besoins fondamentaux

Collectiviser les moyens de production et planifier la production pour satisfaire les besoins fondamentaux

Explanation

Le communisme vise la collectivisation des moyens de production et l’organisation planifiée de la production pour répondre aux besoins matériels et culturels dans une démocratie sociale et politique. La propriété privée et le marché relèvent plutôt de la conception libérale.

33. Quelle caractéristique distingue principalement les communs d’une propriété privée exclusive ?

Les communs sont des marchandises dont l’accès dépend uniquement du prix payé
Les communs sont nécessairement des ressources illimitées accessibles sans aucune règle
Les communs appartiennent exclusivement à un propriétaire qui peut en interdire tout usage
Les communs sont partagés, hors marché, et donnent à une communauté des droits d’accès et de prélèvement

Les communs sont partagés, hors marché, et donnent à une communauté des droits d’accès et de prélèvement

Explanation

Les communs sont des propriétés de facto partagées et hors marché, auxquelles les membres d’une communauté disposent de droits d’accès et de prélèvement. Ils se distinguent ainsi de la propriété privée exclusive.

34. Pourquoi une ressource limitée considérée comme un bien commun doit-elle être gouvernée par des droits et des obligations de prélèvement ?

Pour éviter les abus et préserver la ressource
Pour transformer automatiquement la ressource en propriété privée
Pour supprimer les droits d’accès des membres de la communauté
Pour permettre à chacun de prélever sans aucune restriction

Pour éviter les abus et préserver la ressource

Explanation

Les droits et obligations de prélèvement encadrent l’usage d’une ressource limitée afin d’éviter les abus et d’en assurer la préservation. L’absence de règles risquerait au contraire de favoriser sa surexploitation.

35. Qu’est-ce qui caractérise un bien commun par rapport à un bien public ?

Il est accessible à une communauté, mais sa ressource limitée nécessite une gouvernance et un rationnement
Il est accessible à tous sans limitation, ce qui rend toute règle de prélèvement inutile
Il est réservé à un propriétaire privé qui décide seul de son usage
Il est toujours vendu sur un marché selon la quantité demandée

Il est accessible à une communauté, mais sa ressource limitée nécessite une gouvernance et un rationnement

Explanation

Un bien commun est accessible aux membres d’une communauté, mais sa ressource limitée impose de gouverner les droits de prélèvement et les obligations. Il se distingue ainsi d’un bien public présenté comme illimité.

36. Quelle succession d’actions correspond à la gouvernance d’un commun ?

Autoriser tous les prélèvements, éviter les contrôles et attendre le renouvellement naturel
Définir les droits de prélèvement, contrôler leur respect et imposer des obligations de préservation
Réserver la ressource à un individu, interdire toute obligation et abolir les droits communautaires
Supprimer les règles d’accès, privatiser la ressource et laisser les prix décider des usages

Définir les droits de prélèvement, contrôler leur respect et imposer des obligations de préservation

Explanation

La gouvernance d’un commun repose sur trois opérations liées : définir les droits de prélèvement, contrôler leur respect et appliquer des obligations destinées à préserver la ressource.

37. Quels éléments figurent parmi les biens communs universels mentionnés ?

Le climat, l’océan, la calotte glaciaire et les forêts
Les monnaies, les banques, les entreprises et les marchés
Les frontières, les armées, les tribunaux et les administrations
Les routes, les écoles, les hôpitaux et les bibliothèques

Le climat, l’océan, la calotte glaciaire et les forêts

Explanation

Le climat, l’océan, la calotte glaciaire et les forêts, notamment l’Amazonie, sont présentés comme des biens communs universels.

38. Pourquoi la préservation des biens communs universels relève-t-elle de l’humanité entière ?

Parce que chaque État en possède une part juridiquement identique
Parce que leur exploitation garantit les recettes fiscales nationales
Parce que leur détérioration affecte l’ensemble de la planète
Parce que leur gestion dépend exclusivement des lois du marché

Parce que leur détérioration affecte l’ensemble de la planète

Explanation

La dégradation de ces ressources produit des effets à l’échelle planétaire ; leur préservation incombe donc à la communauté des hommes, et non aux seuls États ou au marché.

39. Quelle mesure permettrait de faire passer une ressource du statut local à celui de patrimoine commun universel ?

Supprimer toute règle afin de faciliter les échanges internationaux
Confier son exploitation exclusive à l’État où elle se trouve
Lui attribuer un statut juridique et organiser une gouvernance commune
Laisser chaque entreprise décider librement de son usage

Lui attribuer un statut juridique et organiser une gouvernance commune

Explanation

Le passage à l’universel suppose de déclarer la ressource patrimoine commun, de lui créer un statut juridique et d’organiser sa gouvernance, avec éventuellement une compensation des États concernés.

40. Quelle distinction oppose correctement un bien public à un bien commun ?

Le bien public est limité et rationné, tandis que le bien commun est accessible sans règle de partage
Le bien public est non rival et non excluable, tandis que le bien commun concerne une ressource limitée à partager
Le bien public appartient nécessairement à une entreprise, tandis que le bien commun appartient toujours à un particulier
Le bien public est réservé aux producteurs, tandis que le bien commun est destiné exclusivement aux consommateurs

Le bien public est non rival et non excluable, tandis que le bien commun concerne une ressource limitée à partager

Explanation

Un bien public peut être utilisé simultanément sans exclure les autres, alors qu’un bien commun est une ressource limitée dont l’accès doit être organisé et rationné.

41. Comment des communautés de quartier à Kinshasa ont-elles transformé l’approvisionnement en eau en commun ?

En réservant l’eau aux seuls propriétaires des terrains concernés
En supprimant les infrastructures pour laisser le marché fixer les accès
En privatisant les sources au profit d’une entreprise étrangère
En finançant des puits, des fontaines et la distribution de l’eau

En finançant des puits, des fontaines et la distribution de l’eau

Explanation

Ces communautés ont organisé collectivement l’accès à l’eau en finançant le creusement de puits, l’installation de fontaines et sa distribution.

42. Quel principe de gouvernance caractérise les communs ?

Les bénéficiaires renoncent à intervenir dans les règles de gestion
Les usagers et les autres parties concernées disposent d’un droit de parole
Les producteurs sont écartés afin de préserver les ressources
Les décisions sont prises exclusivement par les autorités centrales

Les usagers et les autres parties concernées disposent d’un droit de parole

Explanation

Les communs renforcent le pouvoir des usagers, des producteurs, des salariés et des bénéficiaires, qui doivent pouvoir participer à leur gouvernance.

43. Quelle définition correspond au communisme ?

Une idéologie fondée sur la propriété collective des biens et des moyens de production
Une doctrine fondée sur la propriété privée et la concurrence entre capitaux
Une théorie qui sépare la production économique de toute organisation sociale
Un régime qui réserve les moyens de production à une élite héréditaire

Une idéologie fondée sur la propriété collective des biens et des moyens de production

Explanation

Le communisme propose l’abolition de la propriété privée au profit de la propriété collective des biens et des moyens de production.

44. Quelle affirmation distingue correctement le marxisme du communisme ?

Le marxisme est une théorie élaborée par Marx, Engels et leurs continuateurs, tandis que le communisme désigne le système qu’elle propose
Le marxisme est un régime historique, tandis que le communisme est uniquement une méthode philosophique
Le marxisme défend la propriété privée, tandis que le communisme refuse toute organisation économique
Le marxisme désigne une période politique précise, tandis que le communisme renvoie aux sciences naturelles

Le marxisme est une théorie élaborée par Marx, Engels et leurs continuateurs, tandis que le communisme désigne le système qu’elle propose

Explanation

Le marxisme désigne une théorie philosophique, sociale et économique élaborée par Marx, Engels et leurs continuateurs ; le communisme renvoie au système social et économique proposé.

45. Quelle distinction Marcel Gauchet établit-il à propos du communisme ?

Il distingue le communisme rural du communisme réservé aux sociétés industrielles
Il oppose le communisme comme économie au communisme comme phénomène exclusivement religieux
Il distingue le communisme comme idée et projet du communisme comme expérience historique
Il oppose le communisme théorique au capitalisme uniquement sur la question monétaire

Il distingue le communisme comme idée et projet du communisme comme expérience historique

Explanation

Marcel Gauchet sépare le communisme comme idée ou projet philosophique et social de l’expérience historique des régimes qui s’en sont réclamés.

46. Comment caractériser la société communiste conçue par Marx ?

Elle a été appliquée de manière complète en Chine à partir de 1949
Elle a été intégralement réalisée par l’Union soviétique dès 1917
Elle correspond à un modèle économique fondé sur la propriété privée
Elle reste un concept théorique qui n’a pas été réellement mis en place

Elle reste un concept théorique qui n’a pas été réellement mis en place

Explanation

Selon le cours, la société communiste imaginée par Marx demeure théorique et n’a jamais été réellement instaurée.

47. À quelles quatre questions essentielles l’idée communiste se confronte-t-elle chez Marx ?

La monnaie, la technique, l’art et la justice pénale
La propriété, l’organisation du travail, les nationalités et les identités, et l’État
La diplomatie, la démographie, la langue et la fiscalité
La religion, la science, la famille et l’éducation

La propriété, l’organisation du travail, les nationalités et les identités, et l’État

Explanation

L’idée communiste est présentée comme une réflexion sur la propriété, l’organisation du travail, les nationalités et les identités, ainsi que l’État.

48. Quel changement de régime de propriété l’idée communiste propose-t-elle pour favoriser une société égalitaire ?

Remplacer la propriété privée concentrée par une propriété collective
Confier toute propriété à un État séparé des citoyens
Renforcer la propriété privée au profit des détenteurs de capitaux
Réserver la propriété aux travailleurs spécialisés

Remplacer la propriété privée concentrée par une propriété collective

Explanation

L’idée communiste cherche à remplacer une société marquée par la concentration de la richesse par une société égalitaire fondée sur la propriété collective. La propriété privée est au contraire associée à la concentration de la richesse et à la division sociale.

49. Dans une organisation du travail inspirée par l’idée du travailleur polymorphe, que peut faire un salarié ?

Changer d’activité uniquement après une promotion hiérarchique
Exercer simultanément toutes les fonctions d’une entreprise
Passer d’une activité à une autre sans statut supérieur ou inférieur
Rester affecté à une tâche particulière correspondant à sa spécialisation

Passer d’une activité à une autre sans statut supérieur ou inférieur

Explanation

Le travailleur polymorphe peut circuler entre plusieurs activités sans être enfermé dans une hiérarchie de statuts. Il se distingue ainsi du travailleur spécialisé, assigné à une tâche particulière.

50. Quelle forme d’organisation politique l’idée communiste envisage-t-elle concernant l’État ?

Un État composé exclusivement de représentants des travailleurs spécialisés
Un État centralisé renforçant son monopole de la violence sur les citoyens
Un État fédéral chargé d’arbitrer toutes les rivalités entre nationalités
Une société sans État séparé de la masse des citoyens et détenant le monopole de la violence

Une société sans État séparé de la masse des citoyens et détenant le monopole de la violence

Explanation

L’idée communiste envisage une organisation sociale sans État en surplomb, c’est-à-dire sans pouvoir séparé de la masse des citoyens et détenant le monopole de la violence.

Review with flashcards

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Qu'associe la modernité à une multiplication exponentielle des craintes ?

La modernité associe une grande production avec des craintes liées aux OGM, pollution, catastrophes, terrorisme, astéroïdes, armes chimiques, et migrations.

Qu'est-ce que la mondialisation selon la définition donnée ?

La mondialisation est un système d’économie-monde structurant les économies, sociétés, régimes politiques et relations internationales.

Quelle logique la mondialisation impose-t-elle aux acteurs ?

Elle place les acteurs dans un jeu concurrentiel.

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