Hoja de repaso: Principes éthiques en sciences et progrès

📋 Plan du Cours

  1. Éthique et morale
  2. Éthique et connaissance
  3. Science selon Bachelard
  4. Science et progrès
  5. Méthodes scientifiques
  6. Falsifiabilité et Popper
  7. Science et pseudoscience
  8. Histoire des sciences
  9. Sciences humaines
  10. Idéologie scientifique
  11. Expérimentations éthiques
  12. Racisme et génétique

📖 1. Éthique et morale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Éthique : Exigence individuelle, réflexion sur nos choix, responsabilités et jugements. Elle engage le sujet dans ses décisions concrètes, en interrogeant la manière dont il doit agir face à des situations spécifiques. (source : introduction)
  • Morale : Ensemble de règles et de normes collectives, qui régissent le comportement des membres d’une société. En philosophie, elle renvoie à la réflexion sur des exigences inconditionnelles, telles que celles formulées par Kant avec l’impératif catégorique. (source : introduction)
  • Distinction entre éthique et morale : La morale concerne des règles générales, souvent codifiées, tandis que l’éthique s’intéresse à la réflexion sur des situations concrètes et des choix singuliers, en tenant compte du contexte et des responsabilités personnelles. (source : introduction)

📝 Points essentiels

  • L’éthique se concentre sur la responsabilité individuelle et la réflexion sur nos décisions, alors que la morale concerne des normes collectives et des règles générales.
  • La morale évoque des exigences inconditionnelles, souvent universelles, tandis que l’éthique questionne la manière dont ces règles s’appliquent dans des situations concrètes et singulières.
  • Gaston Bachelard insiste sur le fait que penser scientifiquement implique une lutte contre les erreurs, préjugés et illusions, ce qui relève d’une exigence éthique.
  • La distinction permet de comprendre que l’éthique est une réflexion active sur la conduite, alors que la morale est un ensemble de règles souvent établies par une collectivité.

💡 À retenir

L’éthique concerne la réflexion individuelle sur nos choix et responsabilités dans des situations concrètes, tandis que la morale désigne un ensemble de règles collectives et inconditionnelles.

📖 2. Éthique et connaissance

🔑 Notions clés & Définitions

Jugements d’appréciation et de valeur en connaissance : Ce sont des évaluations subjectives qui portent sur la qualité, la pertinence ou la valeur d’un savoir ou d’un objet d’étude, en tenant compte de critères esthétiques, moraux ou personnels, plutôt que de critères purement factuels ou scientifiques.

Problème spécifique en sciences humaines : produire un savoir sur l’homme sans le réduire à un objet : Il s’agit de la difficulté à étudier l’homme en respectant sa complexité, sa subjectivité et ses dimensions éthiques, sans le considérer uniquement comme un simple objet d’analyse ou de mesure, ce qui pourrait conduire à une déshumanisation ou à une réduction simplificatrice.

📝 Points essentiels

  • L’éthique en sciences humaines concerne la réflexion sur la manière de traiter l’homme dans la recherche, en évitant de le réduire à un objet, tout en respectant sa dignité et sa complexité.
  • La connaissance éthique implique des jugements de valeur, qui influencent directement les décisions et pratiques du chercheur.
  • La distinction entre jugement d’appréciation et jugement de valeur n’est pas toujours claire, mais tous deux jouent un rôle dans la production du savoir sur l’homme.
  • La problématique centrale est de produire un savoir sur l’homme sans le réduire à un simple objet, ce qui soulève des enjeux éthiques liés à la représentation, à la responsabilité et à l’engagement du chercheur.
  • La réflexion éthique en sciences humaines doit prendre en compte la subjectivité, les présupposés et l’impact de la recherche sur les individus et la société.

💡 À retenir

La production de savoir en sciences humaines doit concilier rigueur scientifique et respect éthique de l’homme, en évitant de le réduire à un objet d’étude, tout en intégrant les jugements de valeur dans une démarche responsable.

📖 3. Science selon Bachelard

🔑 Notions clés & Définitions

Progression de la science : La science avance par une série de corrections d’erreurs successives, chaque étape permettant de dépasser les préjugés et illusions antérieurs, favorisant ainsi un progrès continu et non linéaire.

Lutte contre erreurs, préjugés et illusions : La pensée scientifique doit constamment identifier et rectifier ses erreurs, combattre les préjugés qui entravent la connaissance et déjouer les illusions qui donnent une fausse apparence de vérité.

Pensée scientifique : Un processus qui consiste à reconnaître ses erreurs, à se corriger, et à progresser par rectification plutôt que par accumulation de vérités absolues, selon une dynamique de remise en question permanente.

Reconnaissance de ses erreurs : Un point essentiel de la démarche scientifique chez Bachelard, qui considère que la véritable avancée passe par la capacité à admettre ses fautes pour les dépasser.

Progrès par rectification : La science ne progresse pas par accumulation de vérités définitives, mais par une série de corrections successives, chaque erreur corrigée permettant une meilleure compréhension du réel.

📝 Points essentiels

  • La connaissance scientifique n’est jamais totale ni définitive, elle éclaire certains aspects du réel tout en laissant d’autres dans l’ombre.
  • La science progresse contre ce que l’on croit savoir, en rectifiant ses erreurs.
  • La démarche scientifique repose sur la lutte contre les préjugés, qui sont les principaux obstacles à la connaissance.
  • Penser scientifiquement, c’est penser contre soi-même, c’est-à-dire remettre en question ses propres idées et convictions.
  • La rectification des erreurs est une condition sine qua non du progrès scientifique, illustrée par l’idée que la science avance par repentance intellectuelle.
  • La science moderne se caractérise par une attitude critique et auto-surveillante, évitant la crédulité et les illusions.

💡 À retenir

La science selon Bachelard progresse par une série de corrections d’erreurs, en combattant préjugés et illusions, ce qui permet un progrès continu fondé sur la reconnaissance et la rectification de ses propres fautes.

📖 4. Science et progrès

🔑 Notions clés & Définitions

  • Progrès scientifique (selon Bachelard) : La science avance par correction d’erreurs et non par accumulation de vérités. Elle progresse en rectifiant ses erreurs, en repensant ses connaissances à chaque étape, ce qui permet de s’éloigner des préjugés et des illusions (Bachelard, 1938 ; 1949).
  • Correction d’erreurs : Processus par lequel la science identifie et rectifie ses erreurs pour s’approcher de la connaissance réelle. La connaissance scientifique n’est jamais totale ni définitive, elle se construit par la reconnaissance et la dépassement de ses erreurs (Bachelard, 1938).
  • Lutte contre préjugés : La science doit combattre les préjugés, qui sont des obstacles à la connaissance, en identifiant et en dépassant ces préjugés pour faire progresser la compréhension du réel (Bachelard, 1938).
  • Repenser la connaissance scientifique à chaque étape : La connaissance n’est pas une accumulation linéaire mais un processus dynamique où chaque étape doit être revue, corrigée et améliorée pour faire progresser la science (Bachelard, 1938 ; 1949).
  • Idée de progrès : La science progresse par rectification, c’est-à-dire par la reconnaissance de ses erreurs et leur correction, plutôt que par l’accumulation de vérités définitives. La science avance en se remettant constamment en question (Bachelard, 1938 ; 1949).

📝 Points essentiels

  • La connaissance scientifique n’est jamais totale ni définitive, elle éclaire certains aspects du réel tout en laissant d’autres dans l’ombre.
  • La science progresse par la rectification des erreurs, ce qui implique une attitude d’humilité et de remise en question constante.
  • La lutte contre préjugés est centrale dans la démarche scientifique, car ces préjugés constituent des obstacles à la progression de la connaissance.
  • La progression scientifique nécessite de repenser la connaissance à chaque étape, en intégrant la reconnaissance de ses erreurs passées.
  • La science ne s’accumule pas simplement par ajout de vérités, mais par un processus de correction continue qui permet d’éliminer les illusions et d’approcher la connaissance réelle.
  • La rectification des erreurs et la lutte contre préjugés sont les moteurs du progrès selon Bachelard, qui insiste sur une démarche dynamique et critique.

💡 À retenir

La science progresse en rectifiant ses erreurs et en combattant ses préjugés, ce qui permet une évolution continue de la connaissance, non par simple accumulation de vérités, mais par un processus de correction constante.

📖 5. Méthodes scientifiques

🔑 Notions clés & Définitions

Démarche hypothético-déductive : Méthode scientifique qui consiste à formuler des hypothèses et à en déduire des conséquences vérifiables par l’expérimentation (voir section 3).

Expérimentation : Processus de mise à l’épreuve d’une hypothèse par la réalisation d’observations ou de tests contrôlés, permettant de vérifier ou d’infirmer la théorie (voir section 3).

Falsifiabilité : Capacité d’une théorie à être testée et potentiellement réfutée par l’expérience ou l’observation, critère de scientificité selon Popper (voir section 6).

Rigueur : Respect strict des méthodes, des procédures et des critères scientifiques pour assurer la validité et la fiabilité des résultats.

Objectivité : Attitude visant à éliminer les biais personnels ou subjectifs dans la recherche, afin d’obtenir des résultats indépendants des opinions ou des jugements de l’observateur.

Reproductibilité : Possibilité pour d’autres chercheurs de reproduire une expérience ou une étude dans les mêmes conditions pour vérifier la cohérence des résultats.

Popper : Philosophe qui définit la falsifiabilité comme le critère permettant de distinguer une théorie scientifique d’une théorie non scientifique, insistant sur la nécessité de tests susceptibles de la réfuter.

📝 Points essentiels

  • La démarche scientifique repose sur la formulation d’hypothèses testables et la vérification expérimentale de celles-ci.
  • La falsifiabilité est centrale : une théorie doit pouvoir être mise à l’épreuve et potentiellement rejetée pour être considérée comme scientifique.
  • La rigueur, l’objectivité et la reproductibilité garantissent la crédibilité et la fiabilité des résultats scientifiques.
  • Popper insiste sur la falsifiabilité comme critère de scientificité, rejetant les théories non falsifiables.
  • La méthode scientifique doit suivre une démarche rigoureuse, objective, reproductible, afin d’assurer la progression du savoir par la correction des erreurs.

💡 À retenir

La méthode scientifique repose sur une démarche rigoureuse, objective et falsifiable, permettant de tester et de réfuter les théories pour assurer la progression du savoir. La falsifiabilité, selon Popper, est le critère essentiel qui distingue la science de la non-science.

📖 6. Falsifiabilité et Popper

🔑 Notions clés & Définitions

Falsifiabilité : capacité d’une théorie à être testée et potentiellement réfutée. Selon Popper, une théorie est scientifique si elle peut être mise à l’épreuve et risquer d’être démontrée fausse par l’expérience ou l’observation.

Popper : philosophe qui critique les théories non falsifiables, insistant sur l’importance de la réfutabilité comme critère de scientificité. Pour lui, une théorie doit pouvoir être confrontée à l’expérience pour être considérée comme scientifique.

📝 Points essentiels

  • La falsifiabilité est un critère de scientificité selon Popper.
  • Une théorie non falsifiable ne peut pas être testée ni réfutée, ce qui la rend non scientifique.
  • Popper critique les théories qui ne peuvent pas être mises à l’épreuve, notamment celles qui sont formulées de manière à échapper à toute contradiction empirique.
  • La réfutabilité implique que la théorie doit faire des prédictions concrètes susceptibles d’être vérifiées ou infirmées par l’expérience.
  • La science progresse par la confrontation des théories avec l’expérience, en rejetant celles qui sont falsifiées.
  • La critique des théories non falsifiables est essentielle pour distinguer la science des pseudosciences ou des discours non scientifiques.

💡 À retenir

La falsifiabilité, selon Popper, est le critère fondamental qui permet de distinguer une théorie scientifique d’une théorie non scientifique, en insistant sur la possibilité de la tester et de la réfuter.

📖 7. Science et pseudoscience

🔑 Notions clés & Définitions

Science : Ensemble de connaissances obtenues par une méthode rigoureuse, basée sur la démarche hypothético-déductive, la falsifiabilité, la reproductibilité et la rigueur. Elle vise à produire un savoir fiable et vérifiable, en progressant par correction d’erreurs (voir section 5).

Pseudoscience : Ensemble de pratiques ou de discours qui prétendent être scientifiques mais qui ne respectent pas les critères méthodologiques fondamentaux tels que la falsifiabilité, la rigueur ou la reproductibilité. Elle repose souvent sur des explications tautologiques, des affirmations non testables ou non vérifiables, et peut exploiter la crédulité ou le prestige de la science.

Distinction basée sur la méthode : La science se caractérise par une méthode rigoureuse permettant de tester, falsifier et reproduire les résultats. La pseudoscience échoue à respecter ces principes, ce qui empêche toute validation objective.

Falsifiabilité : Capacité d’une théorie à être testée et potentiellement réfutée. Critère de scientificité selon Popper, elle permet de distinguer une théorie scientifique d’une affirmation non testable (voir section 6).

Exemples :

  • Médecine traditionnelle vs médecine scientifique : La médecine scientifique repose sur des méthodes rigoureuses, tandis que la médecine traditionnelle peut inclure des pratiques non vérifiées ou non falsifiables.
  • Astrologie vs astronomie : L’astronomie est une science basée sur des observations vérifiables, alors que l’astrologie ne respecte pas ces critères et est considérée comme pseudoscience.

📝 Points essentiels

  • La science progresse par correction d’erreurs, en se remettant en question et en rectifiant ses théories (voir Bachelard).
  • La pseudoscience ne respecte pas la falsifiabilité, ce qui empêche toute vérification objective et limite la progression du savoir.
  • La distinction repose principalement sur la méthode : la rigueur, la reproductibilité et la capacité à tester et réfuter une théorie.
  • La médecine moderne doit faire face à un débat permanent entre pratiques scientifiques et pratiques traditionnelles ou pseudoscientifiques.
  • La falsifiabilité, selon Popper, est un critère central pour déterminer si une théorie appartient à la science ou à la pseudoscience.

💡 À retenir

La science se distingue de la pseudoscience par sa méthode rigoureuse, sa capacité à être testée et falsifiée, ce qui permet un progrès continu du savoir.

📖 8. Histoire des sciences

🔑 Notions clés & Définitions

Évolution des connaissances : Processus par lequel les sciences progressent en modifiant, en améliorant ou en remplaçant leurs théories et leurs méthodes, permettant une compréhension plus précise du réel.

Ruptures : Changements brusques et fondamentaux dans la progression scientifique, marquant une transition nette d’un paradigme ou d’une conception à une autre, souvent associée à une révolution scientifique (ex : naissance de la médecine moderne, révolution copernicienne).

Continuités : Persistances ou évolutions progressives dans la construction des connaissances scientifiques, où de nouvelles idées s’inscrivent dans un contexte déjà existant, témoignant d’une évolution cumulative plutôt que d’un changement radical.

Figures clés : Personnes ayant marqué l’histoire des sciences par leurs découvertes, leurs théories ou leur influence, telles que Mesmer, Newton, Pasteur, etc., qui ont contribué à façonner la progression scientifique.

Contexte historique : Ensemble des circonstances sociales, politiques, philosophiques et culturelles entourant le développement des sciences, influençant leur orientation, leur legitimation et leur évolution (ex : siècle des Lumières, Révolution scientifique).

Rôle de l’histoire pour comprendre la progression scientifique : La compréhension de l’évolution des sciences à travers leur contexte et leurs ruptures permet d’éclairer comment les connaissances se construisent, se remettent en question ou se transforment, évitant une vision linéaire et permettant d’appréhender la science comme un processus dynamique.

📝 Points essentiels

  • L’histoire des sciences montre que la progression n’est pas toujours linéaire, mais alterne ruptures et continuités.
  • Les ruptures, souvent associées à des révolutions ou à des figures clés, bouleversent les paradigmes établis et ouvrent de nouvelles voies de recherche.
  • La continuité témoigne d’un processus d’accumulation ou d’adaptation progressive des connaissances.
  • Les figures clés, telles que Mesmer ou Newton, incarnent des moments charnières ou des avancées majeures dans cette évolution.
  • Le contexte historique, notamment les mouvements intellectuels comme les Lumières, influence la manière dont la science se développe, se légitime et se diffuse.
  • La compréhension de l’histoire des sciences permet d’éclairer la nature même de la progression scientifique, entre innovation, tradition et remise en question.

💡 À retenir

L’histoire des sciences révèle que la progression scientifique est un processus complexe, marqué par des ruptures et des continuités, dont la compréhension est essentielle pour saisir la dynamique de l’évolution des connaissances dans leur contexte historique.

📖 9. Sciences humaines

🔑 Notions clés & Définitions

Étude de l’homme : Analyse des comportements, des sociétés, des cultures, et des processus qui façonnent l’individu et les groupes humains, en tenant compte de leur complexité et de leur diversité.

Enjeux éthiques : Questions morales et responsables soulevées par la recherche en sciences humaines, notamment concernant la protection des sujets, la réduction des biais, et la responsabilité du chercheur dans la production et la diffusion du savoir.

Méthodes spécifiques : Approches particulières en sciences humaines, telles que l’analyse qualitative, l’observation, l’entretien, la réflexion critique, qui visent à comprendre la complexité de l’homme sans réduire ses comportements à de simples objets d’étude.

Influence des jugements de valeur : Impact des opinions, préférences ou préjugés du chercheur sur la construction du savoir, pouvant orienter l’interprétation des données ou la formulation des théories en sciences humaines.

Référence à l’éthique en sciences humaines : Considérations morales propres à la recherche sur l’homme, impliquant un respect du sujet, la nécessité de consentement éclairé, et la vigilance contre toute manipulation ou réduction abusive de l’individu.

📝 Points essentiels

  • La science humaine s’intéresse à l’étude de l’homme dans sa dimension sociale, culturelle, psychologique, tout en étant confrontée à des enjeux éthiques liés à la responsabilité du chercheur et à la protection des sujets.
  • La connaissance en sciences humaines doit éviter de réduire l’homme à un simple objet, en tenant compte de la complexité de ses jugements de valeur et de ses contextes.
  • La réflexion éthique en sciences humaines concerne à la fois la manière de traiter l’homme comme objet d’étude et la conduite du chercheur, notamment en ce qui concerne le respect, la responsabilité et la légitimité des jugements de valeur.
  • Gaston Bachelard insiste sur la nécessité de lutter contre les erreurs, préjugés et illusions, en soulignant que la connaissance scientifique progresse par la rectification et la confrontation des idées.
  • La distinction entre éthique et morale est importante : l’éthique concerne la réflexion sur les situations concrètes et les choix singuliers, tandis que la morale renvoie à des règles générales et inconditionnelles.

💡 À retenir

Les sciences humaines étudient l’homme en intégrant des enjeux éthiques fondamentaux, où la responsabilité du chercheur et la vigilance contre les jugements de valeur sont essentielles pour produire un savoir respectueux de la complexité humaine.

📖 10. Idéologie scientifique

🔑 Notions clés & Définitions

Idéologie scientifique : Ensemble de croyances ou d’idéologies intégrées dans la pratique scientifique, qui peuvent influencer la recherche et ses résultats, en orientant la manière dont la science est menée ou interprétée.

Relation entre science et idéologie : Interaction où les croyances ou idéologies peuvent s’insérer dans la pratique scientifique, affectant la manière dont la connaissance est produite, validée ou remise en question, sans toujours respecter une neutralité totale.

Conception de l’idéologie dans la pratique scientifique : La science n’est pas totalement exempte d’idéologie, car ses pratiques, ses choix méthodologiques, ses interprétations ou ses objectifs peuvent être façonnés par des croyances ou des valeurs préexistantes, influençant ainsi ses résultats.

📝 Points essentiels

  • La science peut être influencée par des croyances ou idéologies intégrées dans sa pratique, ce qui peut orienter la recherche et ses résultats.
  • La relation entre science et idéologie est une interaction où la pratique scientifique n’est pas totalement détachée de croyances ou d’idéologies, même si la science cherche à progresser par la rectification des erreurs.
  • La science ne se limite pas à une accumulation de vérités, mais peut être façonnée par des croyances, notamment dans le contexte de l’histoire ou de la philosophie de la science.
  • La pratique scientifique peut être influencée par des idéologies, ce qui soulève la question de l’objectivité et de la neutralité de la science.
  • La distinction entre science et idéologie n’est pas toujours nette, car la science peut porter en elle-même des éléments idéologiques implicites ou explicites.

💡 À retenir

L’idéologie scientifique désigne l’influence de croyances ou d’idéologies intégrées dans la pratique de la science, ce qui peut orienter la recherche et ses résultats, questionnant ainsi la neutralité et l’objectivité de la démarche scientifique.

📖 11. Expérimentations éthiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Expérimentations éthiques : Pratiques de recherche qui respectent des principes moraux et éthiques, notamment en sciences humaines, en garantissant la responsabilité, le respect du sujet, et le consentement éclairé.
  • Responsabilité : Obligation morale du chercheur de veiller à la conformité de ses actions avec les principes éthiques, notamment en matière de respect du sujet et de véracité des résultats.
  • Respect du sujet : Engagement à préserver l’intégrité, la dignité et la liberté de la personne participante à une expérimentation, en évitant toute forme de manipulation ou de préjudice.
  • Consentement éclairé : Accord donné librement par le sujet après qu’il a été informé de manière claire et compréhensible sur la nature, les risques et les enjeux de l’expérimentation.
  • Lien avec l’éthique et la morale : L’expérimentation éthique repose sur des principes issus de la réflexion éthique, qui dépasse la simple conformité aux règles morales, en intégrant la responsabilité, la liberté et la dignité du sujet.

📝 Points essentiels

  • La recherche en sciences humaines doit produire un savoir sans réduire l’homme à un simple objet, ce qui soulève des enjeux éthiques spécifiques.
  • La notion d’éthique dans l’expérimentation implique une réflexion sur les engagements du chercheur, notamment en termes de responsabilité et de respect du sujet.
  • Le consentement éclairé est un principe fondamental pour garantir la liberté et la dignité du participant, en lui permettant de prendre une décision informée.
  • La responsabilité du chercheur inclut la vigilance contre les préjugés, les erreurs, et la manipulation, en assurant la rigueur et la transparence dans la conduite de l’expérimentation.
  • La distinction entre éthique et morale : l’éthique concerne la réflexion sur des situations concrètes et des choix singuliers, tandis que la morale renvoie à des règles générales et inconditionnelles (voir section 1).
  • La responsabilité et le respect du sujet sont liés à la nécessité de limiter les risques et de garantir la sécurité et la dignité des participants.
  • La responsabilité éthique implique également de reconnaître les limites de la recherche et d’éviter toute forme d’abus ou d’exploitation.

💡 À retenir

L’expérimentation éthique repose sur la responsabilité, le respect du sujet, et le consentement éclairé, afin d’assurer la légitimité morale de la recherche tout en protégeant la dignité humaine.

📖 12. Racisme et génétique

🔑 Notions clés & Définitions

Racisme : Attitude ou idéologie qui consiste à considérer certains groupes humains comme inférieurs ou supérieurs en fonction de leur origine ou de caractéristiques génétiques, entraînant discrimination et exclusion.

Génétique : Branche de la biologie qui étudie l’héritage génétique, c’est-à-dire la transmission des caractères héréditaires par l’ADN.

Enjeux éthiques : Problèmes moraux liés à l’utilisation et à l’interprétation des connaissances génétiques dans le contexte du racisme, notamment la manipulation génétique, la responsabilité scientifique et sociale.

Risques de discrimination : Possibilité que les connaissances ou manipulations génétiques soient utilisées pour justifier ou renforcer des pratiques discriminatoires ou racistes envers certains groupes.

Manipulation génétique : Intervention sur le patrimoine génétique pour modifier ou sélectionner certains traits, pouvant poser des questions éthiques sur la responsabilité, la justice et les risques de dérives.

Responsabilité scientifique et sociale : Obligation des chercheurs et des acteurs sociaux de veiller à ce que les avancées en génétique ne soient pas détournées pour promouvoir le racisme ou la discrimination, et de réfléchir aux conséquences éthiques de leurs travaux.

Problème éthique lié à la génétique et au racisme : Dilemme moral concernant l’utilisation des connaissances génétiques pour justifier des hiérarchies raciales ou pour manipuler génétiquement des populations, soulevant des questions de justice, d’égalité et de dignité humaine.

📊 Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésDifférences principalesAuteur / Référence
Éthique vs MoraleÉthique : responsabilité individuelle, réflexion sur les choix ; Morale : règles collectives, normesL’éthique concerne la réflexion active et concrète, la morale impose des règles souvent inconditionnellesIntroduction
Science selon BachelardProgression par correction d’erreurs, lutte contre préjugés et illusionsLa science ne progresse pas par accumulation de vérités, mais par rectification continueBachelard
Science et progrèsLa science progresse par correction d’erreurs, non par accumulationLa connaissance évolue par remise en question et dépassement des erreursBachelard

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre éthique et morale : l’éthique est une réflexion individuelle, la morale un ensemble de règles collectives.
  2. Croire que la science progresse par accumulation de vérités, alors qu’elle progresse par correction d’erreurs.
  3. Confondre jugement d’appréciation (subjectif) et jugement de valeur (éthique ou morale).
  4. Sous-estimer l’importance de la lutte contre préjugés dans la progrès scientifique selon Bachelard.
  5. Penser que la connaissance scientifique est absolue ou définitive, alors qu’elle est toujours provisoire.
  6. Oublier que la production de savoir en sciences humaines doit respecter la complexité et la dignité de l’homme.
  7. Confusion entre progrès technique et progrès scientifique.

✅ Checklist Examen

  1. Connaître la différence entre éthique et morale, en s’appuyant sur la définition donnée dans l’introduction.
  2. Savoir que l’éthique concerne la responsabilité individuelle et la réflexion concrète, tandis que la morale concerne des règles collectives.
  3. Expliquer la conception de Bachelard sur la progression de la science par correction d’erreurs, et non par accumulation.
  4. Identifier la lutte contre préjugés et illusions comme un élément central du progrès scientifique selon Bachelard.
  5. Comprendre que la connaissance scientifique est toujours provisoire et sujette à rectification.
  6. Savoir que la science progresse par remise en question et auto-correction.
  7. Connaître la problématique spécifique en sciences humaines : produire un savoir sur l’homme sans le réduire à un objet.
  8. Maîtriser la distinction entre jugement d’appréciation et jugement de valeur en connaissance.
  9. Connaître la définition de progrès selon Bachelard : correction d’erreurs et dépassement des préjugés.
  10. Savoir que la science moderne évite la crédulité et privilégie une attitude critique.
  11. Connaître la référence à Gaston Bachelard pour la conception de la science et du progrès.
  12. Vérifier la maîtrise des notions clés : éthique, morale, progrès, correction d’erreurs, préjugés.

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1. Selon Bachelard, qu'est-ce qui constitue la cause principale du progrès de la science ?

2. Selon la distinction faite dans le cours, quel est le principal enjeu de l’éthique par rapport à la morale ?

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Éthique — définition ?

Réflexion individuelle sur nos choix et responsabilités.

Éthique — définition?

Réflexion individuelle sur responsabilités et choix.

Morale — définition ?

Ensemble de règles et normes collectives régissant le comportement.

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