Quiz: Contraception : principes et risques — 22 questions

Detailed questions and answers

1. En cas de vomissement survenu 3 heures après la prise d’une pilule oestroprogestative, quelle conduite faut-il adopter ?

Reprendre immédiatement un nouveau comprimé
Commencer une contraception d’urgence par lévonorgestrel
Attendre la prochaine prise sans rien faire
Suspendre la plaquette pendant 7 jours

Reprendre immédiatement un nouveau comprimé

Explanation

Un vomissement à 3 heures peut empêcher l’absorption du comprimé, donc il faut en reprendre un immédiatement. Il ne s’agit pas d’une situation imposant d’emblée une contraception d’urgence.

2. Après un événement thrombo-embolique veineux ou artériel, combien de temps faut-il interrompre la contraception hormonale en cours ?

Au moins 3 mois
7 jours
Jusqu’à la prochaine plaquette
24 heures

Au moins 3 mois

Explanation

Le cours indique qu’après un événement thrombo-embolique, la contraception hormonale doit être interrompue pendant au moins 3 mois. Le relais se fait ensuite par une contraception mécanique.

3. Quelle option de contraception d’urgence est la plus efficace et peut être posée dans les 5 jours suivant un rapport non protégé ?

L’ulipristal
Le désogestrel
Le lévonorgestrel
Le DIU au cuivre

Le DIU au cuivre

Explanation

Le DIU au cuivre est la méthode de contraception d’urgence la plus efficace, avec une pose possible dans les 5 jours suivant le rapport. Le lévonorgestrel et l’ulipristal sont des options médicamenteuses mais moins efficaces.

4. Quel tabagisme contre-indique les contraceptions oestroprogestatives selon le seuil indiqué ?

Un tabagisme supérieur à 15 cigarettes par jour
Un arrêt du tabac depuis deux ans
Un tabagisme occasionnel le week-end
Un vapotage sans nicotine

Un tabagisme supérieur à 15 cigarettes par jour

Explanation

Le tabac >15 cigarettes par jour est cité parmi les contre-indications des COP. Les autres situations ne correspondent pas au seuil mentionné dans le cours.

5. Par quel mécanisme principal le stérilet au cuivre empêche-t-il la grossesse ?

Par un épaississement de la glaire cervicale sous progestatif
Par une inflammation endométriale et un effet cytotoxique sur les spermatozoïdes
Par une inhibition de l’implantation liée à l’œstrogène
Par un blocage hormonal de l’ovulation

Par une inflammation endométriale et un effet cytotoxique sur les spermatozoïdes

Explanation

Le DIU au cuivre agit sans hormone, avec un effet cytotoxique sur les spermatozoïdes et une inflammation de l’endomètre qui empêche l’implantation. Il ne bloque pas l’ovulation.

6. Lors du relais d’un implant expiré vers un DIU hormonal posé le jour même du retrait, quelle est la bonne conduite contraceptive ?

Il faut arrêter toute contraception pendant 3 mois
Il faut attendre 1 mois avant de poser le DIU hormonal
Une contraception complémentaire est nécessaire pendant 7 jours
Aucune contraception complémentaire n’est nécessaire

Aucune contraception complémentaire n’est nécessaire

Explanation

Si le DIU hormonal est posé le jour du retrait de l’implant, il n’y a pas de période sans couverture contraceptive. Une contraception complémentaire n’est donc pas nécessaire dans cette situation.

7. Quel énoncé décrit le mieux l’efficacité pratique d’une méthode contraceptive ?

Le nombre de comprimés contenus dans une plaquette
Sa performance en conditions d’utilisation courantes
La durée maximale d’utilisation autorisée
Son efficacité mesurée en situation idéale

Sa performance en conditions d’utilisation courantes

Explanation

L’efficacité pratique correspond à la performance réelle en conditions courantes, donc elle dépend de l’usage effectif. L’efficacité théorique, elle, est plutôt estimée dans des conditions idéales.

8. Quelle contraception est à privilégier à J20 post-partum chez une femme en allaitement maternel exclusif ?

La pilule estroprogestative
Le patch estroprogestatif
Le depo-provera en première intention
L’implant, le désogestrel ou le DIU au cuivre

L’implant, le désogestrel ou le DIU au cuivre

Explanation

À J20 post-partum avec allaitement exclusif, il faut éviter les méthodes estroprogestatives et le depo-provera, et privilégier des options adaptées comme l’implant, le désogestrel ou le DIU au cuivre. Cela limite notamment le risque thrombo-embolique.

9. Quelle est la durée de contraception de l’implant Nexplanon® mentionnée dans le cours ?

8 ans, avec renouvellement annuel
5 ans, si l’IMC est normal
10 ans, sans nécessité de remplacement
3 ans, quel que soit l’IMC

3 ans, quel que soit l’IMC

Explanation

L’implant Nexplanon® contient de l’étonogestrel et sa durée est de 3 ans, quel que soit l’IMC. Les autres durées correspondent à d’autres dispositifs ou ne sont pas indiquées.

10. Quel est le principal mode d’action du système intra-utérin au lévonorgestrel ?

Détruire directement les spermatozoïdes par toxicité locale au cuivre
Modifier la glaire cervicale et l’endomètre
Provoquer une ovulation plus rare par prise quotidienne
Bloquer la synthèse d’œstrogènes par le foie

Modifier la glaire cervicale et l’endomètre

Explanation

Le SIU au lévonorgestrel agit surtout en épaississant la glaire et en atrophiant l’endomètre. L’effet cytotoxique sur les spermatozoïdes concerne le stérilet au cuivre.

11. Quel antécédent constitue une contre-indication des contraceptions oestroprogestatives combinées ?

Une myopie isolée
Une fracture ancienne du poignet
Une migraine avec aura
Une rhinopharyngite récurrente

Une migraine avec aura

Explanation

La migraine avec aura fait partie des contre-indications majeures des COP, car elle augmente le risque vasculaire. Les autres situations ne sont pas des contre-indications vasculaires mentionnées.

12. Quel dispositif est un implant sous-cutané progestatif libérant de l’étonogestrel ?

Nexplanon®
Jaydess®
Le stérilet au cuivre
Mirena®

Nexplanon®

Explanation

Nexplanon® est l’implant sous-cutané contenant de l’étonogestrel. Mirena® et Jaydess® sont des systèmes intra-utérins au lévonorgestrel, tandis que le cuivre n’est pas hormonal.

13. Quel est l’un des mécanismes d’action des contraceptions oestroprogestatives ?

L’épaississement de la glaire cervicale
La stimulation directe de l’ovulation
La maturation accélérée de l’endomètre
L’augmentation de la perméabilité tubaire

L’épaississement de la glaire cervicale

Explanation

Les contraceptions oestroprogestatives épaississent la glaire cervicale, ce qui gêne le passage des spermatozoïdes. Elles bloquent aussi l’ovulation et rendent l’endomètre plus fin.

14. Quel risque vasculaire est le plus classiquement associé aux estrogènes des contraceptions oestroprogestatives ?

Un risque uniquement digestif
Un risque thromboembolique veineux accru
Une diminution du risque de phlébite
Une protection contre l’embolie pulmonaire

Un risque thromboembolique veineux accru

Explanation

Les estrogènes augmentent le risque thromboembolique veineux, ce qui motive l’évaluation du terrain vasculaire avant prescription. Ce n’est pas un effet protecteur, mais un sur-risque.

15. Quel progestatif seul est associé à un surrisque de méningiome d’environ 1,4, avec disparition du signal après un an d’arrêt ?

Le lévonorgestrel
La progestérone micronisée
Le désogestrel
La dydrogestérone

Le désogestrel

Explanation

Le désogestrel est le progestatif seul pour lequel un surrisque de méningiome d’environ 1,4 est rapporté. Le lévonorgestrel, la dydrogestérone et la progestérone micronisée ne montrent pas ce signal.

16. Quel énoncé décrit correctement le système intra-utérin au lévonorgestrel ?

Il épaissit la glaire, atrophie l’endomètre et ralentit la motilité ciliaire
Il nécessite une prise quotidienne pour maintenir son efficacité
Il bloque l’ovulation par une action estrogénique centrale
Il agit surtout par toxicité directe sur les spermatozoïdes dans le col

Il épaissit la glaire, atrophie l’endomètre et ralentit la motilité ciliaire

Explanation

Le SIU au lévonorgestrel agit principalement en épaississant la glaire cervicale, en atrophiant l’endomètre et en ralentissant la motilité ciliaire. Il ne repose pas sur une prise quotidienne.

17. Quelle forme ne fait pas partie des voies d’administration des oestroprogestatifs mentionnées ?

L’anneau vaginal
La voie orale
La voie intra-utérine
Le patch transdermique

La voie intra-utérine

Explanation

Les formes citées sont la voie orale, le patch et l’anneau vaginal. La voie intra-utérine concerne d’autres dispositifs contraceptifs, pas les oestroprogestatifs.

18. Quel facteur est présenté comme une cause majeure d’échec de la contraception ?

La présence systématique de douleurs pelviennes
L’utilisation d’un patch au lieu d’une pilule
La mauvaise observance du schéma prescrit
L’absence totale d’ovulation chez toutes les femmes

La mauvaise observance du schéma prescrit

Explanation

La mauvaise observance est indiquée comme une cause majeure d’échec, car elle diminue l’efficacité pratique. Le type de support n’est pas en soi la cause principale décrite.

19. Quel événement artériel fait partie des risques plus rares attribués aux contraceptions oestroprogestatives ?

L’ostéoporose
L’asthme allergique
L’appendicite aiguë
L’accident vasculaire cérébral

L’accident vasculaire cérébral

Explanation

Les contraceptions oestroprogestatives exposent surtout à un risque veineux, mais aussi plus rarement à un risque artériel comme l’AVC ou l’IDM. Les autres propositions ne correspondent pas à ce risque vasculaire.

20. Quelle est la conduite à tenir en cas d’oubli de pilule oestroprogestative de moins de 12 heures ?

Arrêter la plaquette et recommencer au prochain cycle
Utiliser une contraception d’urgence systématiquement
Attendre 24 heures avant de reprendre la prise
Reprendre immédiatement le comprimé oublié sans contraception d’urgence

Reprendre immédiatement le comprimé oublié sans contraception d’urgence

Explanation

Pour un oubli de moins de 12 heures, l’efficacité est conservée et il faut reprendre immédiatement le comprimé oublié, sans contraception d’urgence. Les autres propositions ne correspondent pas à cette situation.

21. Quelle situation est un usage particulier du stérilet au cuivre cité dans le cours ?

Renforcer l’efficacité d’une pilule estroprogestative oubliée
Corriger un déficit en progestérone en péri-ménopause
Remplacer systématiquement un implant hormonal en cas d’acné
Proposer un relais non hormonal après un événement thrombo-embolique

Proposer un relais non hormonal après un événement thrombo-embolique

Explanation

Après un événement thrombo-embolique, le relais doit se faire par une contraception mécanique, et le DIU au cuivre fait partie des options proposées. Il n’est pas utilisé pour compléter une pilule oubliée ou traiter un déficit hormonal.

22. Quel progestatif seul est décrit comme moins adapté car il agit moins sur l’ovulation et entraîne plus souvent des saignements ?

Le désogestrel oral
Le nomégestrol
Le lévonorgestrel oral
L’étonogestrel implanté

Le lévonorgestrel oral

Explanation

Le microprogestatif à base de lévonorgestrel est moins adapté car son effet sur l’ovulation est plus faible et les saignements sont plus fréquents. Le désogestrel est au contraire cité comme une option orale efficace.

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Santé publique — enjeu ?

Réduire les grossesses non désirées.

Autonomie des femmes — rôle ?

Choisir une contraception adaptée.

Indice de Pearl — définition ?

Mesure d’efficacité théorique.

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