📋 Plan du Cours
- Enjeux et efficacité contraceptive
- Contraception oestroprogestative
- Classification et voies d’administration
- Risques vasculaires des estrogènes
- Contre-indications des COP
- Progestatifs seuls
- DIU hormonal et implant
- Stérilet au cuivre
- Contraception d’urgence et oublis
- Situations particulières et relais
- Cas cliniques et messages clés
📖 1. Enjeux et efficacité contraceptive
🔑 Notions clés & Définitions
- Santé publique : Enjeu collectif consistant à diminuer les grossesses non désirées en améliorant l’accès et l’adéquation des méthodes contraceptives.
- Autonomie des femmes : Capacité à choisir une contraception adaptée à sa situation, ce qui favorise une utilisation plus régulière et un meilleur suivi.
- Indice de Pearl : Mesure de l’efficacité théorique d’une méthode, utilisée pour comparer des contraceptions entre elles en situation idéale.
- Efficacité pratique : Performance réelle d’une méthode en conditions d’utilisation courantes, influencée par la façon dont la personne la prend ou l’applique.
- Observance : Degré de respect du schéma prescrit (prises à l’heure, continuité, conduite en cas d’oubli), qui conditionne l’efficacité pratique.
📝 Points essentiels
- L’efficacité théorique est estimée par l’indice de Pearl, tandis que l’efficacité pratique dépend de la différence entre usage parfait et usage réel.
- La contraception échoue surtout pour 2 raisons principales, mises en avant par l’approche BVA-INPES (2007).
- Une femme sur 2 ayant recours à l’IVG a changé de méthode contraceptive dans les 6 mois précédant l’IVG.
- La mauvaise observance est une cause majeure d’échec de la contraception.
- La période de changement de contraception augmente le risque d’inadaptation entre la méthode choisie et son utilisation effective.
💡 Astuce mémo
Idée-clé : Théorie (Pearl) ≠ Réalité (usage réel) ; l’écart se joue via l’observance, surtout lors des changements.
📖 2. Contraception oestroprogestative
🔑 Notions clés & Définitions
- Blocage de l’ovulation : La contraception oestroprogestative freine le rétrocontrôle hormonal qui empêche la survenue de l’ovulation.
- Glaire cervicale épaisse : La contraception oestroprogestative rend la glaire cervicale moins perméable aux spermatozoïdes.
- Classification par progestatif : Les oestroprogestatifs se classent selon le type de progestatif associé à l’éthinylestradiol et selon les générations.
- Voie orale, patch, anneau : Les oestroprogestatifs existent en formes orales quotidiennes et en formes non orales comme patch et anneau vaginal.
📝 Points essentiels
- Le schéma d’action associe blocage de l’ovulation, glaire cervicale épaissie et endomètre plus fin.
- La voie orale se prend quotidiennement à heure fixe sur 21 ou 28 jours avec placebo dans le schéma 28 jours.
- Les patchs se changent toutes les semaines (3 semaines sur 4) et nécessitent prudence particulière chez la patiente obèse.
- Les principaux risques vasculaires incluent un risque thromboembolique veineux et, plus rarement, un risque artériel (AVC/IDM).
- Contre-indications absolues majeures des COP : âge >40 ans, antécédent personnel MTEV ou thrombophilie, migraine avec aura, cancer du sein, post-partum <6 semaines, tabac >15 cig/j, hépatopathie sévère, méningiome, lupus avec insuffisance rénale terminale, et antécédents familiaux MTEV <50 ans ou IDM/AVC h<55 ans / f<65 ans.
- En pratique pour limiter le risque : l’interrogatoire des antécédents familiaux et des facteurs de risque vasculaires est indispensable à chaque renouvellement, et une thrombophilie n’est pas demandée en première intention sans antécédent.
💡 Astuce mémo
3 A pour penser risques : Avc/Idm (rare), AurA (migraine avec aura), MTEV/thrombophilie (veineux).
📖 3. Classification et voies d’administration
🔑 Notions clés & Définitions
- Microprogestatifs : Contraception progestative où l’action repose sur des doses faibles de progestatif, souvent avec une efficacité élevée et un impact surtout local pour certains dispositifs.
- Macroprogestatifs : Contraception progestative utilisant des progestatifs à dose plus élevée, notamment en schéma injectable ou avec des produits oraux spécifiques.
- Implant à l’étonogestrel : Dispositif sous-cutané libérant de l’étonogestrel pour une contraception progestative très efficace, sans nécessité de prise quotidienne.
- Système intra-utérin au lévonorgestrel : Dispositif intra-utérin libérant du lévonorgestrel, agissant surtout par modification de la glaire et de l’endomètre.
- Stérilet au cuivre : Dispositif intra-utérin non hormonal au cuivre, agissant sur les spermatozoïdes et l’endomètre pour empêcher la fécondation et l’implantation.
📝 Points essentiels
- Les voies d’administration des progestatifs seuls incluent la voie orale, la voie sous-cutanée (implant) et la voie intra-utérine (système au LNG), avec aussi une voie injectable pour certains macroprogestatifs.
- L’implant Nexplanon® contient 68 mg d’étonogestrel, avec une durée de 3 ans quel que soit l’IMC.
- Le système intra-utérin au lévonorgestrel (SIU) existe notamment en Mirena® 52 mg sur 8 ans, Kyleena® 19,5 mg sur 5 ans et Jaydess® 13,5 mg sur 3 ans.
- Le SIU au lévonorgestrel agit en épaississant la glaire, en provoquant une atrophie de l’endomètre et en ralentissant la motilité ciliaire.
- Le stérilet au cuivre expose une surface de cuivre 375 ou 380 mm2, avec une efficacité annoncée de 4 à 10 ans, via un effet cytotoxique sur les spermatozoïdes et une inflammation endométriale empêchant l’implantation.
- Le stérilet au cuivre agit sur l’endomètre par inflammation locale, ce qui empêche l’implantation d’un ovocyte fécondé dans l’utérus.
💡 Astuce mémo
Voies: Orale, Sous-cutanée, Intra-utérine (OSI) : progestatifs oraux, implant, SIU/DIU.
📖 4. Risques vasculaires des estrogènes
🔑 Notions clés & Définitions
- COP : Contraceptions oestroprogestatives qui associent un estrogène et un progestatif et augmentent le risque vasculaire thromboembolique.
- ATV/ATEV : Accident thromboembolique veineux correspondant à un événement veineux (par exemple phlébite ou embolie pulmonaire) lié à la coagulation.
- Risque thromboembolique veineux : Augmentation de la probabilité d’un événement veineux favorisée par certains schémas contraceptifs, notamment ceux contenant des estrogènes.
📝 Points essentiels
- La méta-analyse de Plu-Bureau montre que l’usage de la contraception progestative à base de DMPA est associé à un risque d’ATV comparable à celui des COP, avec un OR de 3,2 (1,8–5,7).
- Les COP sont donc une cause de sur-risque veineux mesurable, ce qui motive l’évaluation du risque thromboembolique avant prescription.
📖 5. Contre-indications des COP
🔑 Notions clés & Définitions
- Antécédent vasculaire personnel : Ensemble des antécédents vasculaires personnels rendant les COP contre-indiquées, car ils augmentent fortement le risque thrombo-embolique.
- Thrombophilies biologiques : Anomalies biologiques de la coagulation contre-indiquant les COP en raison d’un risque accru de MVTE.
- Cancer du sein : Cancer du sein contre-indiquant les COP, car il s’agit d’une tumeur hormono-dépendante pouvant interagir avec les hormones.
- Affections hépatiques aiguës ou tumorales : Atteintes hépatiques aiguës ou tumeurs du foie contre-indiquant les COP, du fait de la toxicité potentielle des hormones.
- Tabac intense : Tabagisme important contre-indiquant les COP, car il s’associe à un risque vasculaire accru, notamment après un certain seuil.
📝 Points essentiels
- Les antécédents personnels vasculaires comme l’IDM, l’AVC ou une MVTE (phlébite, embolie pulmonaire, TVC) contre-indiquent les COP.
- Les contre-indications incluent aussi les tumeurs hormono-dépendantes, dont le cancer du sein et les méningiomes.
- Les terrains de type LED, connectivites, thrombophilies biologiques, MICI et IRCT font partie des situations de contre-indication des COP.
- Le tabac à partir d’un niveau élevé (tabac >15/j) et l’usage de cocaïne figurent parmi les contre-indications des COP.
- Les COP sont contre-indiquées en cas d’affections hépatiques aiguës ou de tumeur hépatique.
💡 Astuce mémo
Vasculaire + tumoral + “terrain” + toxiques : ID/AVC-MVTE, cancer du sein/méningiome, LED-connectivites-thrombophilies, tabac >15/j ou cocaïne.
📖 6. Progestatifs seuls
🔑 Notions clés & Définitions
- Microprogestatif désogestrel : Contraception orale uniquement progestative utilisant le désogestrel, adaptée quand on veut éviter les estrogènes tout en conservant une efficacité contraceptive élevée.
- Implant au désogestrel : Dispositif sous-cutané libérant du désogestrel, contraception progestative très efficace avec une tolérance marquée par des saignements possibles et une prise de poids.
- Risque de méningiome : Surrisque de méningiome rapporté pour certains progestatifs, évalué en fonction de la dose et de la durée, avec un excès surtout lié aux macroprogestatifs.
- Microprogestatif à base de lévonorgestrel : Progestatif seul (ex. Microval) reposant sur le lévonorgestrel, moins adapté car il agit moins sur l’ovulation et entraîne plus souvent des saignements.
📝 Points essentiels
- D’après EPI-PHARE, le désogestrel est associé à un surrisque de méningiome d’environ x1,4 avec un risque surtout discuté si âge >45 ans, utilisation >5 ans ou antécédents d’exposition à macroprogestatifs à risque, et le surrisque disparaît après 1 an d’arrêt.
- Il n’y a pas de surrisque rapporté pour le lévonorgestrel, la dydrogestérone (Duphaston) et la progestérone micronisée (Utrogestan).
- Il n’y a pas de données pour la quantification du surrisque avec drospirénone et dienogest.
- Une IRM cérébrale est recommandée à l’initiation si androcure (acétate de cyprotérone) est prescrit, ou s’il existe des facteurs de risque (neurofibromatose ou irradiation cérébrale), ou si la prise de macroprogestatifs à risque dépasse 1 an même si l’arrêt est ancien.
- Après 1 an de traitement, une IRM est à réaliser après initiation avec chlormadinone, nomégestrol, médrogestone ou médroxyprogestérone, puis l’IRM est renouvelée à 5 ans après la dernière IRM et tous les 2 ans en cas de poursuite.
💡 Astuce mémo
LNG et Utrogestan = “zéro signal méningiome”; Androcur et macroprogestatifs = “signal dose/temps” avec IRM au démarrage si risque ou longue durée.
📖 7. DIU hormonal et implant
🔑 Notions clés & Définitions
- DIU au LNG : Dispositif intra-utérin délivrant du lévonorgestrel, utilisé comme contraception efficace avec une tolérance généralement bonne.
- Implant contraceptif : Implant sous-cutané libérant un progestatif (mention avec l’étonogestrel, Nexplanon) pour assurer une contraception prolongée.
- Méningiome : Tumeur bénigne des méninges du SNC, dont le risque de base est faible et pouvant être influencé par certains progestatifs.
- Surrisque de méningiome : Augmentation statistique du risque de méningiome observée avec certains progestatifs, liée à la dose et à la durée d’utilisation.
📝 Points essentiels
- Dans l’étude EPI-PHARE, le surrisque de méningiome varie selon le progestatif avec un effet dose et durée (ex. acétate de cyprotérone x22,7 ; nomégestrol x7,5 ; acétate de chlormadinone x5,5).
- Le surrisque de méningiome associé aux progestatifs à risque s’atténue puis disparaît après 1 an d’arrêt.
- Pour les progestatifs cités comme sans surrisque, on ne retrouve pas d’augmentation du risque de méningiome avec lévonorgestrel, ainsi qu’avec dihydrogestérone (Duphaston) et progestérone micronisée (Utrogestan).
- Un risque lié à l’étonogestrel (implant, Nexplanon) est mentionné si âge >45 ans ou utilisation >5 ans, et aussi en cas d’antécédents d’utilisation de macroprogestatifs à risque, avec disparition du surrisque après 1 an d’arrêt.
- Quand faire une IRM cérébrale : à l’initiation d’un traitement à risque (toute prescription d’acétate de cyprotérone ; présence de facteurs de risque comme neurofibromatose ou irradiation ; prise >1 an de macroprogestatifs à risque) puis contrôle à 1 an et reprogrammer selon la poursuite du traitement.
💡 Astuce mémo
EPI-PHARE : Dose + Durée = Méningiome (et ça s’éteint après 1 an d’arrêt).
📖 8. Stérilet au cuivre
🔑 Notions clés & Définitions
- DIU au cuivre : Dispositif intra-utérin non hormonal en cuivre, utilisé comme contraception lorsque les options hormonales sont à éviter.
- Contraception mécanique relais : Contraception non hormonale mise en attente après un évènement médical imposant l’arrêt des hormones.
- Ménorragies péri-ménopause : Augmentation des règles abondantes et/ou prolongées observée avec certains DIU au cuivre chez les femmes en période de transition ménopausique.
📝 Points essentiels
- Après un évènement thrombo-embolique veineux ou artériel, la contraception hormonale en cours doit être interrompue pendant au moins 3 mois.
- Après un évènement thrombo-embolique, le relais se fait par une contraception mécanique, en tenant compte du risque d’anémie avec un DIU au cuivre sous anticoagulants.
- En cas de cancer hormono-dépendant, le DIU au cuivre fait partie des choix proposés quand les contraceptions hormonales sont contre-indiquées à vie.
- Le DIU au cuivre peut être associé à un risque de ménorragies en péri-ménopause.
💡 Astuce mémo
Cuivre = pas d’hormones : après arrêt hormonal (thrombo-embolie/cancer), on “relaye” en mécanique, mais en péri-ménopause attention aux ménorragies.
📖 9. Contraception d’urgence et oublis
🔑 Notions clés & Définitions
- Oubli de COP : Oubli de comprimé d’une contraception oestroprogestative pouvant exposer à une ovulation précoce selon le moment de la plaquette.
- Contraception d’urgence : Solution contraception utilisée après un rapport à risque ou un oubli de contraception pour réduire le risque de grossesse.
- DIU au cuivre en urgence : Dispositif intra-utérin au cuivre proposé comme contraception d’urgence après un rapport non protégé, avec efficacité en rattrapage.
- Lévonorgestrel : Option de contraception d’urgence à utiliser après un rapport non protégé lorsque cela reste indiqué par le délai.
📝 Points essentiels
- Pour un oubli de COP <12 h : l’efficacité est conservée, et la pilule oubliée se reprend immédiatement en plus de celle du jour, sans contraception d’urgence.
- Pour un oubli de COP >12 h dans les 7 premiers jours de la plaquette/pose patch/anneau : il existe un risque d’ovulation précoce, donc la conduite doit être adaptée.
- Si un rapport sexuel a eu lieu dans les 7 derniers jours de la plaquette après un oubli >12 h : une contraception d’urgence est indiquée, avec préservatifs 7 jours.
- Si l’oubli >12 h est en milieu de plaquette : la pilule oubliée est prise, sans précaution supplémentaire.
- Après un vomissement survenu 3 h après la prise d’une pilule oestroprogestative : un nouveau comprimé doit être repris.
💡 Astuce mémo
Repère le timing : <12 h = reprise + sans CU ; >12 h = “7 jours” (RS dans les 7 derniers jours ⇒ CU + préservatifs 7 j).
📖 10. Situations particulières et relais
🔑 Notions clés & Définitions
- Vomissement post-prise : Perte d’efficacité potentielle quand un vomissement survient peu après l’ingestion de la pilule, imposant de reprendre un comprimé.
- Relais contraceptifs : Passage planifié d’une méthode contraceptive à une autre, avec ou sans contraception complémentaire selon le type de relais et le moment de la pose.
📝 Points essentiels
- En cas d’oubli de COP <12 h, l’efficacité est conservée et il faut reprendre le comprimé oublié tout de suite sans contraception d’urgence.
- En cas d’oubli de COP >12 h, la conduite dépend du moment de la plaquette et de rapports sexuels récents, avec possibilité de contraception d’urgence et/ou préservatifs 7 jours.
- En cas de vomissement survenant 3 h après la prise d’une pilule oestroprogestative, il faut reprendre immédiatement un nouveau comprimé.
- Lors d’un rapport non protégé il y a 4 jours (urgence), des options restent possibles : lévonorgestrel, ulipristal ou DIU au cuivre, avec proposition d’une contraception efficace +++.
- Lors du relais implant expiré vers un DIU hormonal, une contraception complémentaire est à prévoir pendant 7 jours si nécessaire.
💡 Astuce mémo
Oubli COP : <12 h = on reprend tout de suite ; >12 h = on adapte selon la semaine de plaquette + RS récent.
📖 11. Cas cliniques et messages clés
🔑 Notions clés & Définitions
- Vomissements après prise : Des vomissements peu après la prise peuvent empêcher l’absorption de la pilule, ce qui impose de reprendre un comprimé.
- Contraception post-partum J20 : La contraception débutée à J20 chez une patiente en allaitement maternel exclusif doit éviter les options augmentant le risque thrombo-embolique.
- Relais implant vers DIU hormonal : Le passage d’un implant expiré vers un DIU hormonal se gère selon le timing du retrait et de la pose pour éviter une période non couverte.
📝 Points essentiels
- Oubli de COP <12h : l’efficacité est conservée et la CU est inutile ; reprendre le comprimé oublié immédiatement, en plus de celui du jour.
- Oubli de COP >12h : la conduite dépend du moment de la plaquette (risque élevé en début ; CU + préservatifs 7 jours si rapports dans les 7 derniers jours ; en fin, enchaîner la plaquette suivante sans pause/si besoin selon les derniers comprimés).
- Vomir 3h après la prise d’une pilule oestroprogestative impose de reprendre un nouveau comprimé.
- Consultation 4 jours après un rapport non protégé : les options encore possibles comprennent le lévonorgestrel, l’ulipristal et le DIU au cuivre, avec objectif d’une contraception efficace.
- À J20 post-accouchement avec allaitement maternel exclusif : éviter la pilule estroprogestative et le depo-provera (risque thrombo-embolique) et préférer des méthodes adaptées comme l’implant, le désogestrel ou le DIU cuivre.
- Relais implant expiré vers DIU hormonal : pas de contraception complémentaire si le DIU est posé le jour du retrait de l’implant.
💡 Astuce mémo
Règle des 12h : <12h = pas de CU ; >12h = CU seulement si rapports dans les 7 derniers jours ou risque de début de plaquette, sinon adapter selon la position dans la plaquette.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 2007 | BVA-INPES : 2 causes principales d’échec de la contraception (période de changement, mauvaise observance) |
| 2016 | Baromètre santé INPES 2016 : méthodes contraceptives utilisées en France selon l’âge |
| 01/06/2026 | Date du cours (étudiants sage-femme L2-L3) |
| 28/05/2026 | Date du cours (étudiants sage-femme L2-L3) |
| 2011 | Danish cohort (Lidegaard) : risque de MVTE selon progestatif et dose d’estrogène |
| 2013 | Méta-analyses Stegeman : effet dose d’EE sur le risque thromboembolique |
📊 Tableaux de synthèse
COP vs progestatifs seuls : risques clés
| Catégorie | Risque thromboembolique | Risque méningiome |
|---|
| COP (oestroprogestatives) | Sur-risque veineux mesuré (OR 3,2 vs progestatifs à base de DMPA comparable aux COP) | Signal méningiome via certains progestatifs associés aux COP (dose/durée) |
| Progestatifs seuls (désogestrel) | Pas de surrisque thromboembolique rapporté | Désogestrel : surrisque ~x1,4, disparaît après 1 an d’arrêt |
| Progestatifs seuls (lévonorgestrel / Duphaston / Utrogestan) | Pas de surrisque rapporté | Pas de surrisque (zéro signal méningiome) |
| Macroprogestatifs à risque (ex. acétate de cyprotérone/Androcur) | Selon produit, discussion dose/temps | Surrisque dose/temps élevé ; IRM à organiser selon critères |
Contraception d’urgence : options et délais
| Méthode | Délai après rapport | Rang d’efficacité (cours) |
|---|
| Lévonorgestrel | Jusqu’à 72 h (3 jours) | Efficacité maximale 95% <24h, puis 85% (24-48h), puis 58% (48-72h) |
| Ulipristal acétate | Jusqu’à 120 h (5 jours) | Non chiffré dans le cours |
| DIU au cuivre | Pose dans les 5 jours suivant le rapport | La plus efficace (>99 %) |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre efficacité théorique (indice de Pearl) et efficacité pratique : l’observance fait la différence.
- Penser qu’un oubli <12 h impose une contraception d’urgence : en COP, l’efficacité est conservée et la CU est inutile.
- Croire que la migraine avec aura contre-indique uniquement une forme précise de contraception : elle contre-indique les estrogènes/Oestroprogestatives.
- Oublier que le risque vasculaire dépend aussi de la dose d’éthinylestradiol et du type de progestatif (pas “tous pareil”).
- Confondre DIU LNG et stérilet cuivre pour les ménorragies : en péri-ménopause, c’est le DIU cuivre qui peut majorer les saignements.
- Penser que la vasectomie est immédiatement efficace : la contraception persiste jusqu’au spermogramme de contrôle (3 mois).
- Sous-estimer quand faire une IRM méningiome : elle dépend du produit (ex. Androcur) et de la durée (macroprogestatifs >1 an).
✅ Checklist Examen
- Citer le lien santé publique–autonomie–réduction des grossesses non désirées et expliquer l’observance comme déterminant de l’efficacité pratique.
- Définir efficacité théorique (indice de Pearl) vs efficacité pratique (usage réel) et rappeler les 2 causes d’échec (BVA-INPES, 2007).
- Expliquer le mécanisme des oestroprogestatifs : blocage de l’ovulation + glaire cervicale épaissie + endomètre fin, et nommer voie orale/patch/anneau.
- Lister les contre-indications ABSOLUES des COP (âge >40, ATCD MTEV/AVC/IDM, thrombophilie, migraine avec aura, HTA, cancer du sein, post-partum <6 semaines, tabac >15/j, cocaïne, méningiome, lupus IRC terminale, ATCD familiaux MTEV <50 ou IDM/AVC jeunes).
- Expliquer la conduite en cas d’oubli COP : <12 h reprise immédiate sans CU ; >12 h selon position dans la plaquette et rapports dans les 7 derniers jours (CU + préservatifs 7 j).
- Décrire les conduites en cas de vomissement : si vomi 3 h après prise de pilule oestroprogestative, reprendre immédiatement un nouveau comprimé.
- Décrire les options de contraception d’urgence et délais : lévonorgestrel (72 h), ulipristal (120 h), DIU cuivre (≤5 jours, >99 %), puis le test de grossesse si retard >5 jours.
- Comparer progestatifs seuls et stérilet implant : Nexplanon (étonogestrel 68 mg, 3 ans), SIU-LNG (Mirena/Kyleena/Jaydess) et stérilet cuivre (375/380 mm2, 4-10 ans).
- Expliquer le surrisque de méningiome avec les progestatifs à risque (dose/durée, disparition après 1 an d’arrêt pour certains) et les critères d’IRM (Androcur/durée/FA de risque/symptômes).
- Expliquer la prise en charge après événement thrombo-embolique ou artériel : arrêt hormones au moins 3 mois puis relais mécanique, avec prudence sur l’anémie si DIU au cuivre sous anticoagulants.
- Décrire la contraception post-partum J20 en allaitement maternel exclusif : éviter COP et depo-provera (risque thrombo-embolique) et privilégier méthodes adaptées (implant, désogestrel, DIU cuivre).
- Résumer la contraception définitive : principes, méthodes (vasectomie/stérilisation féminine), efficacité (>99 %), délai d’efficacité (vasectomie non immédiate) et absence de protection IST.
Create your own revision sheets
Import your course and AI generates sheets, quizzes and flashcards in 30 seconds.
Sheet generator