Revision sheet: Introduction au bilan psychologique de l'enfant

Plan du Cours

  1. Objectifs et perspective intégrative du bilan
  2. RepĂšres historiques de l’évaluation psychologique
  3. Cadre déontologique et limites du bilan
  4. DĂ©finition du bilan psychologique avec l’enfant
  5. Terminologie évaluation examen investigation bilan
  6. Méthode des tests et principes de standardisation
  7. Fonctions du bilan en termes psychodynamiques
  8. Conflits et mécanismes de défense en clinique
  9. Déroulement du bilan premier entretien parents
  10. Contenus de l’entretien et mise en sens

1. Objectifs et perspective intégrative du bilan

Notions clés & Définitions

  • Bilan psychologique avec l’enfant : Évaluation clinique visant Ă  comprendre les difficultĂ©s d’un enfant dans son dĂ©veloppement, sa scolaritĂ©, son comportement et ses relations.
  • Perspective intĂ©grative : Approche de bilan qui articule aspects cognitifs et affectifs du dĂ©veloppement pour saisir l’enfant dans sa globalitĂ©.
  • Tests d’efficience intellectuelle : Épreuves visant Ă  estimer le fonctionnement intellectuel et certaines fonctions cognitives de l’enfant.
  • Tests de personnalitĂ© : Épreuves destinĂ©es Ă  examiner la dynamique affective et la vie psychique de l’enfant.
  • WISC-5 : Test d’intelligence trĂšs utilisĂ© en bilan psychologique chez l’enfant, dont l’analyse de protocole est travaillĂ©e en TD.

Points essentiels

  • Le bilan vise Ă  comprendre des difficultĂ©s dĂ©veloppementales, scolaires, comportementales et relationnelles (ex. langage, lecture, agitation, agressivitĂ©).
  • La dĂ©marche combine souvent tests d’efficience intellectuelle et tests de personnalitĂ©, mais aussi des mĂ©thodes complĂ©mentaires comme entretien, observation et dessin.
  • La perspective intĂ©grative explore Ă  la fois les acquisitions de l’enfant et des dimensions comme ses relations, sa confiance en lui et des aspects problĂ©matiques de son histoire.
  • Le cours prĂ©sente le cadre thĂ©orico-clinique et la mĂ©thodologie du bilan, en discutant apports et limites des tests et leur complĂ©mentaritĂ© avec d’autres approches.
  • Les objectifs d’examen incluent connaĂźtre les objectifs et Ă©tapes du bilan, illustrer par des exemples, et savoir coter/analyser une WISC et un dessin du bonhomme.
  • Les repĂšres historiques montrent deux inspirations : Galton fonde les tests sur des fonctions Ă©lĂ©mentaires, tandis que Binet fonde l’évaluation de l’enfant sur des aptitudes liĂ©es au fonctionnement intellectuel.

Astuce mémo

IntĂ©gratif = Cognitif + Affectif (tests + entretien/observation/dessin) pour comprendre l’enfant dans tout son dĂ©veloppement.

2. RepĂšres historiques de l’évaluation psychologique

Notions clés & Définitions

  • École obligatoire : Contexte historique qui a mis en Ă©vidence des difficultĂ©s scolaires et a poussĂ© Ă  chercher des outils pour repĂ©rer les besoins des enfants.
  • Alfred Binet : Psychologue Ă  l’origine de l’examen psychologique pour situer le niveau de dĂ©veloppement d’un enfant Ă  partir de tests.
  • William Stern : Auteur qui introduit le quotient intellectuel (QI) en 1912 pour exprimer un niveau d’intelligence Ă  partir des rĂ©sultats aux tests.
  • Quotient intellectuel : Indicateur issu des tests qui exprime un niveau d’intelligence via le rapport entre Ăąge mental et Ăąge chronologique, multipliĂ© par 100.
  • David Wechsler : Psychologue qui fait Ă©voluer la notion de QI en la reliant au rang d’un sujet dans une population de rĂ©fĂ©rence du mĂȘme Ăąge.

Points essentiels

  • Binet ne vise pas Ă  mesurer une « intelligence » abstraite mais des aptitudes et performances liĂ©es au fonctionnement intellectuel de l’enfant.
  • L’illusion critiquĂ©e est celle d’une mesure prĂ©cise et indiscutable de la « quantitĂ© » d’intelligence, Ă  l’origine de critiques publiques et professionnelles.
  • Le QI est introduit par William Stern en 1912 Ă  partir du rapport AM/AC × 100, oĂč AM correspond Ă  l’ñge mental dĂ©duit des derniers items rĂ©ussis.
  • Exemple de Stern : si AM = 5 et AC = 5, alors QI = 5/5 × 100 = 100, ce qui traduit l’absence de dĂ©calage ; si AM = 6 et AC = 5, alors QI = 6/5 × 100 = 120, ce qui traduit une avance.
  • Avec Wechsler, le QI devient un indicateur de rang/classement dans une population de rĂ©fĂ©rence du mĂȘme Ăąge ; un QI = 100 correspond Ă  la norme Ă  10 ans.
  • Dans cette logique, un QI supĂ©rieur Ă  130 est prĂ©sentĂ© comme « exceptionnel » et le bilan est alors vu comme une normalisation de l’individu, avec des critiques sur le classement et l’objectivation du sujet.

Astuce mémo

QI = AM/AC × 100 (Stern) ; puis QI = rang dans la norme (Wechsler).

3. Cadre déontologique et limites du bilan

Notions clés & Définitions

  • Examen psychologique : MĂ©thode de travail du psychologue qui consiste Ă  recueillir des Ă©lĂ©ments pour faire le point sur la personne et amorcer un changement.
  • Bilan psychologique : SynthĂšse produite par le psychologue Ă  partir de l’examen, visant Ă  organiser et interprĂ©ter les donnĂ©es recueillies.
  • Test mental : Situation expĂ©rimentale standardisĂ©e servant de stimulus Ă  un comportement, Ă©valuĂ© par comparaison statistique avec d’autres sujets.
  • Psychologie clinique : Branche fondĂ©e sur l’observation et l’entretien de cas individuels pour comprendre la personne dans sa totalitĂ© et sa singularitĂ©.
  • PsychomĂ©trie : Domaine centrĂ© sur la mesure et la quantification en psychologie, notamment via des techniques standardisĂ©es et Ă©talonnĂ©es.

Points essentiels

  • Le bilan est prĂ©sentĂ© comme la synthĂšse du psychologue, tandis que l’examen est la mĂ©thode de recueil et de mise au point sur soi.
  • Les auteurs peuvent employer examen et bilan comme s’ils Ă©taient synonymes, alors qu’ils renvoient Ă  des fonctions distinctes.
  • Un test vise Ă  situer un sujet par rapport Ă  une population dĂ©finie, grĂące Ă  des conditions d’application et un mode de notation fixĂ©s.
  • La standardisation limite l’influence de la subjectivitĂ© de l’observateur et rend possible la comparaison entre individus.
  • La psychologie diffĂ©rentielle dĂ©crit et explique les diffĂ©rences psychologiques entre groupes d’individus, ce qui soutient l’usage des tests.
  • Le clinicien revendique une dĂ©marche centrĂ©e sur la singularitĂ© et la subjectivitĂ©, alors que les tests cherchent Ă  rĂ©duire les biais d’évaluation.

Astuce mémo

Examen = collecte, bilan = synthÚse ; Test = standardisation + comparaison, Clinique = singularité + relation.

4. DĂ©finition du bilan psychologique avec l’enfant

Notions clés & Définitions

  • Bilan psychologique : Évaluation clinique visant Ă  identifier et comprendre la souffrance et le fonctionnement psychique d’un enfant, afin d’orienter une aide adaptĂ©e.
  • Demande parentale : Formulation initiale de la consultation par les parents, qui encadre souvent le cadre et le sens du bilan avant que l’enfant puisse s’y inscrire.
  • Demande de l’enfant : Expression par l’enfant de ce qu’il vit et de ce qu’il souhaite comprendre, Ă  articuler avec la demande des parents pour construire une dynamique.
  • Diagnostic au sens large : ComprĂ©hension globale des modalitĂ©s de fonctionnement psychique et de l’éventail des conduites actuelles, plutĂŽt qu’une simple Ă©tiquette nosographique.

Points essentiels

  • Le bilan commence par une demande, souvent formulĂ©e par les parents pour une difficultĂ© attribuĂ©e Ă  une cause ou pour chercher une explication.
  • Une particularitĂ© est que l’enfant n’est gĂ©nĂ©ralement pas l’auteur direct de la demande, mĂȘme si l’alerte peut venir de l’école ou d’un mĂ©decin.
  • Le psychologue doit permettre Ă  l’enfant de se situer par rapport Ă  la demande parentale afin qu’il puisse s’exprimer en son nom.
  • Le bilan vise Ă  transformer l’exploration en intĂ©rĂȘt et en prise de conscience du fonctionnement psychique, ouvrant Ă©ventuellement vers un travail psychothĂ©rapique.
  • Le retour d’informations pendant l’examen aide l’enfant Ă  mettre des mots sur ce qu’il subit sans pouvoir le dĂ©crire (ex. agitation, perte de moyens, difficultĂ© Ă  s’exprimer).
  • Le diagnostic recherchĂ© est comprĂ©hensif et tient compte d’un sujet en Ă©volution : il dĂ©crit potentialitĂ©s, rĂ©gressions, points de fixation et capacitĂ©s Ă©volutives.

Astuce mémo

Demande des parents → parole de l’enfant → comprĂ©hension du fonctionnement → aide (diagnostic comprĂ©hensif).

5. Terminologie évaluation examen investigation bilan

Notions clés & Définitions

  • Évaluation Ă  long terme : L’évaluation Ă  long terme est un suivi qui mesure l’évolution de l’enfant dans le temps.
  • Recherche hospitaliĂšre en psychopathologie : La recherche hospitaliĂšre en psychopathologie Ă©tudie, dans les services, les effets d’un type de soin et des signes prĂ©curseurs de pathologie.
  • PrĂ©vention par examen du jeune enfant : La prĂ©vention par examen du jeune enfant vise Ă  repĂ©rer tĂŽt des troubles grĂące Ă  l’observation de la relation de l’enfant Ă  son entourage et au monde.
  • Bilan psychologique : Le bilan psychologique est une dĂ©marche d’exploration du fonctionnement de l’enfant pour comprendre un motif de demande et orienter la recherche de causes.
  • Intelligence de l’enfant : L’intelligence de l’enfant dĂ©signe les capacitĂ©s cognitives et la maniĂšre de penser, Ă©valuĂ©es pour Ă©clairer les difficultĂ©s scolaires ou les perturbations psychiques.

Points essentiels

  • Le bilan sert Ă  comprendre des difficultĂ©s d’apprentissage en explorant les capacitĂ©s intellectuelles et le fonctionnement de la pensĂ©e.
  • L’hypothĂšse cognitive est que certaines difficultĂ©s peuvent venir d’un trouble cognitif (dĂ©ficience intellectuelle ou trouble spĂ©cifique comme la dyslexie).
  • Quand le bilan ne retrouve pas de dĂ©ficit, il aide Ă  restaurer l’image de l’enfant et Ă  chercher ailleurs la cause des difficultĂ©s.
  • Les prĂ©occupations de l’enfant peuvent gĂȘner sa disponibilitĂ© pour apprendre, qu’elles soient temporaires (sĂ©paration) ou plus durables (peur de ne pas savoir ou de ne pas y arriver).
  • En cas de perturbations psychiques, le fonctionnement intellectuel est utilisĂ© comme indicateur de santĂ© psychique et de l’impact du monde interne sur les perceptions.
  • Dans une suspicion de psychose, l’observation porte sur le dĂ©bordement de la pensĂ©e par les affects et sur la perturbation du rapport Ă  la rĂ©alitĂ©.

Astuce mémo

Évaluation = Évolution, Recherche = Effets, PrĂ©vention = PrĂ©coce, Bilan = Comprendre (cognition + pensĂ©e).

6. Méthode des tests et principes de standardisation

Notions clés & Définitions

  • MĂ©canismes de dĂ©fense : Les mĂ©canismes de dĂ©fense sont des opĂ©rations mentales involontaires et inconscientes qui rĂ©duisent les tensions internes et externes.
  • Organisation dĂ©fensive : L’organisation dĂ©fensive dĂ©signe des combinaisons relativement stables de mĂ©canismes de dĂ©fense propres Ă  un sujet, du normal au pathologique.
  • Style dĂ©fensif : Le style dĂ©fensif dĂ©crit la maniĂšre caractĂ©ristique dont un sujet mobilise ses mĂ©canismes de dĂ©fense face aux tensions.
  • Image du corps : L’image du corps est une reprĂ©sentation du corps imaginaire construite Ă  partir des Ă©motions vĂ©cues dans la relation physique avec l’entourage.
  • SchĂ©ma corporel : Le schĂ©ma corporel correspond Ă  une reprĂ©sentation plus structurĂ©e et distincte de l’image du corps, avec laquelle il ne coĂŻncide pas totalement.

Points essentiels

  • Les mĂ©canismes de dĂ©fense attĂ©nuent des tensions liĂ©es Ă  des conflits internes et externes.
  • Les organisations dĂ©fensives et styles dĂ©fensifs constituent une dimension majeure du fonctionnement de la personnalitĂ©, du normal au pathologique.
  • Exemples de dĂ©fenses : humour face au stress, Ă©vitement ou intellectualisation face Ă  la frustration, refoulement de pensĂ©es perturbantes.
  • L’image du corps se construit inconsciemment Ă  partir des Ă©motions et sentiments issus des interactions corporelles prĂ©coces.
  • L’image du corps se distingue toujours plus ou moins du schĂ©ma corporel, mĂȘme si les deux notions sont liĂ©es.
  • L’entretien avec les parents vise une description prĂ©cise des symptĂŽmes (Ă©mergence, Ăąge, circonstances, intensitĂ©, frĂ©quence, retentissements, Ă©volution) et la recherche de symptĂŽmes identiques dans la famille.

Astuce mémo

DĂ©fenses = “anti-tension” inconscientes ; Image du corps = “corps ressenti” ≠ schĂ©ma corporel “corps structurĂ©â€.

7. Fonctions du bilan en termes psychodynamiques

Notions clés & Définitions

  • Climat de confiance : Attitude de base du psychologue qui crĂ©e un cadre sĂ©curisant pour que l’enfant et les parents puissent s’exprimer sans crainte.
  • Espace de libertĂ© : Cadre relationnel qui laisse une marge d’initiative Ă  l’enfant tout en permettant au psychologue de conduire l’échange.
  • MĂ©canismes transfĂ©rentiels : PhĂ©nomĂšnes relationnels oĂč l’enfant (ou les proches) rĂ©actualise des attentes et affects issus d’expĂ©riences antĂ©rieures dans la relation au psychologue.
  • Jeu symbolique : Type de jeu oĂč l’enfant reprĂ©sente et transforme la rĂ©alitĂ© par des fictions, avec une activitĂ© inventive plutĂŽt qu’une simple copie.
  • Jeu de rĂšgle : Type de jeu qui apparaĂźt vers 5-6 ans et organise la compĂ©tition entre adversaires selon des rĂšgles partagĂ©es.

Points essentiels

  • Le bilan vise Ă  instaurer une relation sans jugement ni a priori tout en recueillant des informations nĂ©cessaires Ă  l’évaluation.
  • La rencontre initiale, l’anamnĂšse et les symptĂŽmes servent Ă  mettre en place les modalitĂ©s du bilan avec l’enfant.
  • L’entretien avec l’enfant installe une relation qui se prolonge pendant la passation et sert d’observation (physique, posture, motricitĂ©, latĂ©ralisation, langage).
  • L’entretien doit ĂȘtre adaptĂ© Ă  l’ñge : Ă  5-6 ans on peut prĂ©senter la situation de test, Ă  partir de 7 ans on peut demander les raisons de la venue.
  • La communication dĂ©pend de l’attitude du psychologue (rassurante, naturelle, ni distante ni sĂ©ductrice) et des moyens offerts pour s’exprimer.
  • Chez l’enfant jeune, le dessin et le jeu sont des moyens privilĂ©giĂ©s car le langage avec un inconnu est souvent moins accessible.

Astuce mémo

Confiance + libertĂ© + observation : relation d’abord, puis moyens d’expression (jeu/dessin) pour lire la vie psychique.

8. Conflits et mécanismes de défense en clinique

Notions clés & Définitions

  • Imago : L’imago dĂ©signe des reprĂ©sentations psychiques, souvent inconscientes, construites Ă  partir des expĂ©riences de l’enfant avec ses proches et mĂȘlĂ©es Ă  des reprĂ©sentations culturelles.
  • Dessin enfantin : Le dessin enfantin est un mode d’expression privilĂ©giĂ© dĂšs 4-5 ans, oĂč l’enfant reprĂ©sente ce qu’il perçoit et ce qu’il ressent, avec des particularitĂ©s graphiques.
  • RĂ©alisme visuel : Le rĂ©alisme visuel est une phase du dessin oĂč la copie et l’adĂ©quation Ă  la rĂ©alitĂ© prennent davantage le pas sur l’expression et la narration.
  • Valeur expressive du dessin : La valeur expressive du dessin correspond Ă  ce que le geste graphique et le choix des formes/couleurs rĂ©vĂšlent de l’état affectif.
  • Valeur projective du dessin : La valeur projective du dessin renvoie Ă  la projection par l’enfant de sa vision du monde, de ses sentiments et de ses conflits.

Points essentiels

  • L’imago peut avoir peu de rapport avec les personnes rĂ©elles, car elle fusionne expĂ©riences vĂ©cues et apports culturels (mythologie, religions, contes).
  • Vers 4-5 ans, le dessin sert d’expression privilĂ©giĂ©e et peut prĂ©senter des particularitĂ©s comme la transparence ou le rabattement, donnant un aspect « naĂŻf ».
  • Pendant la pĂ©riode de latence, le dessin perd en valeur personnelle et devient plus conventionnel jusqu’à environ 10-11 ans.
  • La phase de « rĂ©alisme visuel » (Luquet) correspond Ă  un basculement vers copie, reprĂ©sentation et adĂ©quation Ă  une rĂ©alitĂ© « objective ».
  • La durĂ©e de la pĂ©riode privilĂ©giĂ©e dĂ©pend de la structure psychopathologique : les enfants psychotiques ou prĂ©psychotiques gardent souvent un dessin riche et personnel plus longtemps.
  • Le dessin a une triple valeur : expressive (affect), narrative (centres d’intĂ©rĂȘt) et projective (vision du monde, sentiments, pensĂ©es, conflits).

Astuce mémo

Imago = « mélange » (proches vécus + culture) ; Dessin = 3 valeurs (affect, histoire, conflits).

9. Déroulement du bilan premier entretien parents

Notions clés & Définitions

  • Ordre des rencontres : Ordre des rencontres : sĂ©quence des entretiens (parents seuls, enfant seul, puis ensemble) choisie selon l’ñge et le niveau d’angoisse de l’enfant.
  • Espace de parole parental : Espace de parole parental : moment d’échange permettant aux parents d’aborder ce qui les concerne personnellement pendant le bilan.
  • Compte-rendu du bilan : Compte-rendu du bilan : restitution orale et/ou Ă©crite qui rĂ©capitule le dĂ©roulement, les observations et les conclusions du psychologue.
  • Demande explicite vs implicite : Demande explicite vs implicite : distinction entre la demande formulĂ©e et la souffrance psychique rĂ©elle parfois peu reconnue dans la famille.

Points essentiels

  • Quand l’enfant refuse la sĂ©paration, on peut d’abord l’observer seul un moment, sans forcer, puis revenir aux parents si l’angoisse est trop forte.
  • Pour un enfant (hors cas de sĂ©paration difficile), l’ordre conseillĂ© est parents d’abord, puis enfant, puis parents et enfant ensemble.
  • Rencontrer d’abord les parents aide Ă  prĂ©ciser la demande et Ă  prĂ©parer la façon de la prĂ©senter Ă  l’enfant.
  • Les parents sont dĂ©crits comme « historiens » de l’enfant et doivent disposer d’un espace de parole sur leurs prĂ©occupations personnelles.
  • Avec les adolescents, on privilĂ©gie souvent l’entretien avec l’adolescent en premier, puis les parents ensuite, avec l’adolescent prĂ©sent pour cadrer la place du psychologue.
  • Le compte-rendu intĂšgre objet, dĂ©roulement, observations et conclusions en croisant rĂ©sultats du bilan, rĂ©alitĂ© et sens des symptĂŽmes, afin de proposer des aides ciblĂ©es.

Astuce mémo

Parents d’abord pour l’enfant ; ado d’abord pour Ă©viter le « contrĂŽle des adultes ».

10. Contenus de l’entretien et mise en sens

Notions clés & Définitions

  • Demande explicite : Demande explicite : formulation claire de ce que les adultes attendent du bilan ou de l’évaluation pour l’enfant.
  • Demande implicite : Demande implicite : attente sous-jacente qui vise Ă  faire reconnaĂźtre une souffrance ou une difficultĂ© que l’enfant exprime peu.
  • MĂ©diation du bilan : MĂ©diation du bilan : rĂŽle du bilan psychologique comme passerelle pour faire entendre une autre rĂ©alitĂ© de l’enfant que celle visible via les symptĂŽmes.
  • Épreuves d’efficience intellectuelle : Épreuves d’efficience intellectuelle : tests qui renseignent surtout sur la capacitĂ© de l’enfant Ă  suivre la scolaritĂ©, sans se rĂ©duire aux acquis scolaires.
  • Alliance de travail : Alliance de travail : qualitĂ© de la collaboration permettant au bilan d’amorcer un travail psychologique plus long ou une prise en charge adaptĂ©e.

Points essentiels

  • Demande explicite et demande implicite peuvent diverger : la demande adressĂ©e au bilan n’est pas toujours celle qui est rĂ©ellement en jeu pour l’enfant.
  • Les symptĂŽmes passent souvent inaperçus car l’enfant ne dispose que de manifestations comportementales ou scolaires pour se faire comprendre.
  • Le bilan sert de mĂ©diation privilĂ©giĂ©e quand la souffrance psychique est peu perçue et que la question devient « quel niveau » et « comment orienter » l’enfant.
  • Les Ă©preuves d’efficience dĂ©dramatisent souvent la situation en montrant des capacitĂ©s utiles Ă  la scolaritĂ©, mĂȘme si elles n’expliquent pas tout.
  • Les corrĂ©lations entre efficience et acquis scolaires restent modĂ©rĂ©es : les performances dĂ©pendent aussi de la motivation, du niveau socio-culturel et de l’enseignement.
  • Les enseignants peuvent sous-estimer ou surestimer les capacitĂ©s par rapport aux tests d’acquis, car leur jugement est influencĂ© par le comportement, le physique et le niveau moyen de la classe.

Astuce mémo

Demande = « ce qu’on dit » vs « ce qu’on cherche » ; bilan = « pont » entre symptĂŽmes et souffrance.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1905CrĂ©ation par Binet et ThĂ©odore Simon de l’Échelle mĂ©trique de l’intelligence (1905)
1912Introduction du quotient intellectuel (QI) par William Stern (1912)
fin du 19Ăšme siĂšcleÉlaboration des techniques psychologiques d’évaluation et invention des tests mentaux par Francis Galton

Tableaux de synthĂšse

Examen vs bilan vs investigation

TermeIdée centraleFonction
ExamenDimension comparative (Ă©valuation/valeur)MĂ©thode de recueil ; mise en Ă©vidence de rĂ©ussite/Ă©chec (selon l’usage)
BilanTemps d’arrĂȘt et retour sur soiSynthĂšse du psychologue (Ă©quilibrer/faire le point)
InvestigationRecherche minutieuse (trace)Recherche approfondie, moins centrée sur le jugement

Tests vs psychologie clinique

ApprocheDispositifBut
TestsSituation standardisĂ©e, variables maĂźtrisĂ©es, Ă©talonnageComparer/classer en rĂ©duisant la subjectivitĂ© de l’observateur
Psychologie cliniqueObservation et entretien de cas individuels, singularitéComprendre le sujet dans sa totalité, en situation et en évolution

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre examen et bilan : l’examen renvoie Ă  la mĂ©thode de recueil, le bilan Ă  la synthĂšse et Ă  l’organisation/interprĂ©tation des donnĂ©es.
  2. Croire que le QI mesure une « quantitĂ© » d’intelligence prĂ©cise et immuable : le cours insiste sur l’illusion et sur les critiques liĂ©es au classement.
  3. Mélanger norme statistique et normalité psychique : une moyenne de groupe ne dit pas à elle seule ce qui est « normal » psychiquement.
  4. Penser que les tests suffisent Ă  expliquer les difficultĂ©s scolaires : les corrĂ©lations avec les acquis restent modĂ©rĂ©es et d’autres variables (motivation, socio-culturel, enseignement) comptent.
  5. Oublier la demande implicite : la demande adressĂ©e au bilan n’est pas toujours celle qui est rĂ©ellement en jeu pour l’enfant.
  6. Déduire directement un diagnostic nosographique à partir du bilan : le diagnostic visé est au sens large, compréhensif et évolutif.
  7. InterprĂ©ter jeu/dessin comme un rĂ©bus hors contexte : le cours rappelle qu’ils ne se dĂ©chiffrent pas sans la relation et les verbalisations/rĂ©actions de l’enfant.

Checklist Examen

  1. DĂ©finir le bilan psychologique avec l’enfant et sa perspective intĂ©grative (cognitif + affectif) et citer les apports combinĂ©s (tests, entretien, observation, dessin).
  2. Expliquer les objectifs du cours : connaßtre étapes du bilan, illustrer par des exemples, et savoir coter/analyser une WISC et un dessin du bonhomme.
  3. Retracer les repĂšres historiques : Galton (tests mentaux sur fonctions Ă©lĂ©mentaires), Binet (aptitudes liĂ©es au fonctionnement intellectuel), Stern (QI AM/AC×100), Wechsler (QI comme rang dans une norme d’ñge).
  4. Expliquer l’illusion critiquĂ©e autour du QI et du classement, et rappeler que les critiques ont aussi conduit Ă  faire Ă©voluer le bilan (tests + observation/entretien clinique).
  5. Distinguer examen/Ă©valuation/investigation/bilan selon les idĂ©es centrales (comparaison, trace/recherche, synthĂšse/Ă©quilibrage) et rappeler l’usage de ces termes comme parfois synonymes.
  6. DĂ©crire le cadre dĂ©ontologique : rĂ©fĂ©rence au dĂ©cret d’application du 31/01/1991, possibilitĂ© de refuser des tests jugĂ©s mal fondĂ©s, responsabilitĂ© des interprĂ©tations et secret professionnel.
  7. Présenter les fonctions du bilan : identifier/ comprendre/ donner un sens aux troubles pour aider ; diagnostic au sens large (potentialités, régressions, points de fixation, capacités évolutives) ; suivi, recherche, et é
  8. prévention par examen du jeune enfant.
  9. Expliquer pourquoi on examine l’intelligence : difficultĂ©s d’apprentissage (explorer capacitĂ©s et fonctionnement de la pensĂ©e), restauration de l’image de l’enfant si pas de dĂ©ficit, prĂ©occupations gĂȘnant la disposition,

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1. Dans l’évolution des repĂšres historiques, que propose David Wechsler Ă  propos du QI ?

2. Quelle distinction est mise en avant entre demande explicite et demande implicite ?

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Objectifs du bilan psychologique

Comprendre les difficultĂ©s de l’enfant dans son dĂ©veloppement.

Perspective intĂ©grative — dĂ©finition ?

Approche combinant aspects cognitifs et affectifs.

Repùres historiques — Binet

Évalue aptitudes liĂ©es au fonctionnement intellectuel.

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