Apprentissage moteur : Processus durable de transformation de la motricitĂ© liĂ© Ă la pratique et Ă lâexpĂ©rience, menant Ă des changements relativement permanents dans la capacitĂ© Ă rĂ©pondre (Schmidt, 1993). Selon RĂ©copĂ© (2020), il sâagit dâune modification des maniĂšres de percevoir et dâagir.
AgentivitĂ© : CapacitĂ© de lâĂ©lĂšve Ă mobiliser ses ressources pour donner du sens Ă son activitĂ©, favorisant lâengagement et la co-construction sociale (Bandura, 2002).
Charge attentionnelle : QuantitĂ© dâinformations que lâapprenant peut traiter simultanĂ©ment. La gestion de cette charge est essentielle pour favoriser lâapprentissage durable (Welford, 1968).
Lâapprentissage moteur est un processus durable de transformation de la motricitĂ©, qui rĂ©sulte de la pratique et de lâexpĂ©rience. Il implique une modification durable des maniĂšres de percevoir et dâagir, dans une interaction dynamique entre lâĂ©lĂšve et son environnement (Schmidt, 1993 ; RĂ©copĂ©, 2020 ; Theureau, 2015). Lâengagement de lâĂ©lĂšve repose sur sa capacitĂ© Ă mobiliser ses ressources pour donner du sens Ă ses activitĂ©s, ce qui est facilitĂ© par lâagentivitĂ© (Bandura, 2002). La gestion de la charge attentionnelle, en limitant le flux dâinformations via des repĂšres et feedbacks, est cruciale pour Ă©viter la surcharge cognitive (Welford, 1968 ; PiĂ©ron, 1992 ; Schmidt). La pratique variable, qui consiste Ă varier les situations dâapprentissage, permet de construire des schĂ©mas moteurs gĂ©nĂ©ralisĂ©s, favorisant la transfĂ©rabilitĂ© des compĂ©tences (Schmidt, 1993). La crĂ©ation dâune communautĂ© dâapprentissage, avec des rĂŽles socio-participatifs et lâapprentissage vicariant, contribue Ă la co-construction des savoirs et Ă la motivation (AdĂ© & TerrĂ©, 2024 ; Garsault, 2004 ; Bandura, 2002). La verbalisation et la typicalisation des situations, en transformant chaque sĂ©quence en une "tranche de vie", participent Ă la consolidation des apprentissages (Vermersch, 1994 ; Jonnaert, 2002 ; AdĂ©, SĂšve & Trohel, 2013).
Lâapprentissage moteur rĂ©sulte dâune interaction dynamique entre lâĂ©lĂšve et son environnement, oĂč la gestion de la charge attentionnelle, la pratique variĂ©e, et la co-construction sociale jouent un rĂŽle clĂ© pour garantir un apprentissage durable et transfĂ©rable.
Technique corporelle : Selon Mauss (1934, 1936), câest une « maniĂšre socialement construite et efficace d'utiliser son corps ». En EPS, elle dĂ©passe un simple modĂšle formel pour devenir un processus de construction de solutions motrices par l'Ă©lĂšve, intĂ©grant des dimensions fonctionnelle, culturelle et processuelle (Marsenach, 1994 ; Gal-Petitfaux, 2009).
Programme Moteur GĂ©nĂ©ralisĂ© (PMG) : Structure adaptable aux problĂšmes du milieu, l'apprentissage repose sur l'acquisition de cette organisation motrice, qui permet une rĂ©ponse efficace et cohĂ©rente face aux contraintes de lâenvironnement (Schmidt, 1993).
Ligne Fonctionnelle d'Impulsion (LFI) : Concept liĂ© Ă la stabilisation du corps par le gainage, elle dĂ©signe la ligne de force ou dâimpulsion qui permet de maintenir la stabilitĂ© et la coordination motrice (Duvigneau, 2014).
Attracteurs : Habitudes stables mais inefficaces, que lâenseignant doit manipuler en modifiant les contraintes pour favoriser des rĂ©ponses motrices plus adaptĂ©es (DeligniĂšres - Fargier, 2006).
ModĂšle P.A.C.E. : Approche selon laquelle la technique sâaffine en proscrivant les solutions non pertinentes et en enquĂȘtant sur lâactivitĂ© par la verbalisation, afin dâamĂ©liorer la maĂźtrise motrice (AdĂ© - TerrĂ©, 2025 ; Mouchet, 2016).
RĂ©organisation motrice : Processus de transformation des habitudes inefficaces, souvent par conflit cognitif, qui implique la manipulation des contraintes pour orienter lâĂ©lĂšve vers des solutions plus efficaces (Piaget, 1974).
La technique corporelle est une maniĂšre socialement construite et efficace d'utiliser son corps, intĂ©grant des dimensions fonctionnelle, culturelle et processuelle. Elle sâĂ©loigne dâun modĂšle formel pour devenir un processus de construction de solutions motrices par lâĂ©lĂšve, basĂ© sur lâexpĂ©rience et la comprĂ©hension de lâutilitĂ© du geste (Mauss, 1934, 1936 ; Marsenach, 1994 ; Gal-Petitfaux, 2009). Elle repose sur trois dimensions fondamentales : la rĂ©ponse intentionnelle et efficace Ă un problĂšme moteur (fonctionnelle), une rĂ©ponse partagĂ©e au sein dâune communautĂ© (culturelle), et une intĂ©gration progressive par lâexpĂ©rience (processuelle). La maĂźtrise technique implique aussi une dimension scientifique et mĂ©canique, notamment lâacquisition du Programme Moteur GĂ©nĂ©ralisĂ© (Schmidt, 1993), qui permet dâadapter la rĂ©ponse motrice aux contraintes du milieu. La perception et lâĂ©naction jouent un rĂŽle clĂ©, la technique Ă©tant une rĂ©ponse Ă une lecture sensorielle du milieu (Berthoz, 2013). La stabilisation du rĂ©fĂ©rentiel cĂ©phalo-centrĂ©, la crĂ©ation de la Ligne Fonctionnelle d'Impulsion (Duvigneau, 2014), la dissociation inter-trains (Dedieu, 2013) et lâusage de segments libres (Dhellemmes, 1995) sont essentiels pour une efficience biomĂ©canique. Lâenseignant doit manipuler les contraintes dâespace ou de temps pour transformer les attracteurs, en Ă©vitant la surcharge cognitive en orientant lâattention vers des indices pertinents (Sweller, 1988 ; Welford, 1968). La rĂ©organisation motrice, souvent nĂ©e dâun conflit cognitif, permet de faire Ă©voluer les habitudes inefficaces vers des solutions plus adaptĂ©es (Piaget, 1974). Le modĂšle P.A.C.E. guide cette Ă©volution en proscrivant les solutions non pertinentes et en verbalisation pour analyser lâactivitĂ© (AdĂ© - TerrĂ©, 2025 ; Mouchet, 2016).
La technique corporelle est une construction motrice complexe et adaptative, oĂč la transformation des habitudes inefficaces par la manipulation des contraintes et la verbalisation est essentielle pour dĂ©velopper une maĂźtrise efficace et fonctionnelle du corps.
Activité située
Theureau (2006, 2015) définit l'activité comme étant toujours "située", c'est-à -dire qu'elle se manifeste dans un contexte matériel, social et temporel spécifique, intégrant l'ensemble des processus cognitifs, émotionnels et moteurs mobilisés par l'élÚve dans une situation donnée.
Affordances
Selon Gibson (1979) et Adé (2025), les affordances désignent les possibilités d'action offertes par l'environnement à l'élÚve, qu'il doit percevoir pour agir efficacement dans la tùche.
Activité réelle vs tùche prescrite
Durand (1996) distingue l'activité réelle, qui correspond à ce que l'élÚve fait concrÚtement (incluant ses pensées), de la tùche prescrite, qui est la consigne ou l'objectif fixé par l'enseignant.
Pédagogie coopérative
Connac (2010, 2020) présente la pédagogie coopérative comme une approche centrée sur la coopération entre élÚves, structurant l'interdépendance positive pour favoriser l'apprentissage.
Interdépendance positive
Buchs (2022) définit cette notion comme la perception par les élÚves qu'ils ont besoin les uns des autres pour réussir, renforçant la collaboration et la réussite collective.
Chaßne perceptivo-décisionnelle
Selon Schmidt (1993), cette chaßne désigne l'enchaßnement des mécanismes perceptifs, décisionnels et effecteurs qui sous-tendent l'activité, permettant à l'élÚve de percevoir, de décider et d'agir dans une situation donnée.
L'activitĂ© en EPS englobe l'ensemble des processus cognitifs, Ă©motionnels et moteurs mobilisĂ©s dans un contexte matĂ©riel, social et temporel. Elle ne se limite pas au mouvement visible ; elle inclut l'engagement subjectif de l'Ă©lĂšve, ses intentions et ses motifs d'agir. Selon Theureau (2006, 2015), cette activitĂ© est toujours "situĂ©e", ce qui signifie qu'elle dĂ©pend du contexte spĂ©cifique dans lequel elle se dĂ©roule. L'enseignant doit concevoir des tĂąches en tenant compte des affordances, c'est-Ă -dire des possibilitĂ©s d'action offertes par l'environnement, tout en respectant les trajectoires singuliĂšres de chaque Ă©lĂšve. La distinction entre activitĂ© rĂ©elle (ce que l'Ă©lĂšve fait et pense) et tĂąche prescrite (ce que l'enseignant attend) est essentielle pour analyser et ajuster l'apprentissage. L'activitĂ© peut ĂȘtre individuelle, centrĂ©e sur la rĂ©gulation personnelle pour atteindre un objectif technique ou didactique, ou collective, basĂ©e sur l'interaction, la rĂ©partition des rĂŽles et la co-construction. La chaĂźne perceptivo-dĂ©cisionnelle, composĂ©e de mĂ©canismes perceptifs, dĂ©cisionnels et effecteurs, rĂ©gule cette activitĂ©. L'interaction avec les contraintes, selon DeligniĂšres (1998), fait Ă©merger l'activitĂ©, qui Ă©volue vers une organisation plus performante Ă travers l'apprentissage. La pĂ©dagogie coopĂ©rative, en structurant l'interdĂ©pendance positive, favorise la coopĂ©ration entre Ă©lĂšves, essentielle pour la rĂ©ussite collective.
L'activité en EPS est une expérience incarnée et située, intégrant processus cognitifs, émotionnels et moteurs dans un contexte spécifique. La prise en compte du contexte et la coopération entre élÚves sont fondamentales pour mobiliser toutes les ressources nécessaires à l'apprentissage.
Effort : Selon Garcin (2002), lâeffort correspond Ă une mobilisation volontaire et adaptative des ressources du sujet pour rĂ©pondre aux exigences dâune tĂąche contraignante. Il implique une participation active face Ă une contrainte, mobilisant Ă la fois des ressources physiologiques, cognitives et psychologiques.
Charge cognitive : DĂ©signĂ©e par Tricot (2022), la charge cognitive reprĂ©sente la quantitĂ© de ressources mentales mobilisĂ©es lors de lâaccomplissement dâune tĂąche. Elle est limitĂ©e par le canal de traitement de lâinformation (Welford, 1968) et doit ĂȘtre rĂ©gulĂ©e pour Ă©viter la surcharge (Sweller, 1988).
Perception de lâeffort : DĂ©finie par Grappe (2014) dâaprĂšs Borg (1970), la perception de lâeffort est une interprĂ©tation consciente des sensations physiologiques, permettant au sujet dâĂ©valuer lâintensitĂ© de son effort en lien avec ses sensations corporelles.
Marqueurs somatiques : Selon Damasio (2017), ce sont des signaux corporels ou Ă©motionnels qui guident les dĂ©cisions et lâĂ©valuation de lâeffort, en intĂ©grant des rĂ©ponses physiologiques et Ă©motionnelles.
Buts dâaccomplissement : Famose & Bertsch (2009) dĂ©crivent ces buts comme des objectifs liĂ©s Ă la maĂźtrise ou Ă lâĂ©vitement. La maĂźtrise favorise un effort soutenu, tandis que lâĂ©vitement peut conduire Ă lâauto-handicap (Famose, 2001).
SystĂšme dynamique de lâeffort : Selon Verger (1993) et Dhellemmes (2010), il sâagit dâun modĂšle intĂ©grant diverses thĂ©ories (Deci et Ryan, Zimmerman) oĂč lâengagement et la rĂ©gulation de lâeffort Ă©voluent en fonction de la motivation, des buts et des capacitĂ©s dâajustement.
Lâeffort en EPS est une construction complexe qui articule plusieurs dimensions : physiologique, cognitive et psychologique. Il se dĂ©finit comme une mobilisation volontaire et adaptative des ressources du sujet pour faire face Ă une tĂąche contraignante. Sur le plan physiologique, il concerne lâengagement face Ă la contrainte, associĂ© Ă des paramĂštres de charge (intensitĂ©, volume, frĂ©quence) et Ă des processus dâadaptation (Cazorla, 1997 ; Weineck, 1996). La charge cognitive, quant Ă elle, reprĂ©sente la quantitĂ© de ressources mentales mobilisĂ©es lors de lâexĂ©cution dâune tĂąche (Tricot, 2022), limitĂ©e par le canal de traitement de lâinformation (Welford, 1968) et susceptible dâĂȘtre surcharge (Sweller, 1988). La perception de lâeffort, qui est une interprĂ©tation consciente des sensations physiologiques, permet au sujet dâĂ©valuer lâintensitĂ© de son engagement (Grappe, 2014). Cette perception est influencĂ©e par des marqueurs somatiques, qui intĂšgrent des signaux corporels et Ă©motionnels (Damasio, 2017). La rĂ©gulation de lâeffort dĂ©pend Ă©galement de la motivation, du sentiment dâefficacitĂ© personnelle (Bandura, 2002) et des buts dâaccomplissement, oĂč la maĂźtrise encourage un effort soutenu alors que lâĂ©vitement peut conduire Ă lâauto-handicap (Famose, 2001). Enfin, lâeffort est considĂ©rĂ© comme un systĂšme dynamique, intĂ©grant diverses thĂ©ories pour ajuster lâengagement en fonction des capacitĂ©s et des objectifs du sujet (Verger, 1993 ; Dhellemmes, 2010).
Lâeffort en EPS est un construit multidimensionnel, oĂč la motivation, la perception et la gestion cognitive jouent un rĂŽle central dans lâengagement volontaire face Ă une tĂąche contraignante, dans un systĂšme en constante adaptation.
Bien-ĂȘtre
Morales, ThĂ©mines et Travaillot (2024) : Ă©tat de santĂ© globale intĂ©grant dimensions physiques, psychologiques et sociales, oĂč l'Ă©lĂšve se sent en sĂ©curitĂ©, compĂ©tent et reconnu. Il rĂ©sulte d'une interaction harmonieuse entre lâindividu et son milieu, dĂ©passant la simple absence de douleur pour inclure le plaisir et lâestime de soi.
Estime de soi
Bien que non explicitement dĂ©finie dans le texte, elle est Ă©voquĂ©e comme un Ă©lĂ©ment essentiel au bien-ĂȘtre, notamment par le maintien de lâestime de soi, prĂ©alable Ă tout apprentissage (Lenhardt, 2003).
Négociation pédagogique
Berne (2013) : processus permettant dâĂ©tablir des positions de vie basĂ©es sur la confiance et le respect, favorisant un environnement Ă©ducatif favorable au bien-ĂȘtre.
Conflit sociocognitif
Mugny (1997) : situation oĂč des diffĂ©rences de points de vue ou de reprĂ©sentations sociales sont confrontĂ©es, pouvant servir de levier de reconnaissance sociale et dâapprentissage.
Image corporelle
CogĂ©rino (2017) : perception que lâindividu a de son corps, influencĂ©e par le regard des pairs et les processus de comparaison identitaire, notamment Ă lâadolescence (Montagne & Bui-XuĂąn, 2015).
Soutien social
TrĂ©panier (2019); Baudoin (2021) : ensemble des interactions et des ressources sociales qui protĂšgent la santĂ© mentale et renforcent le sentiment de sĂ©curitĂ© et dâappartenance.
Le bien-ĂȘtre en EPS est un Ă©tat global qui intĂšgre sĂ©curitĂ©, compĂ©tence et reconnaissance dans lâenvironnement scolaire. Il repose sur une interaction harmonieuse entre lâindividu et son milieu, oĂč la perception de sĂ©curitĂ©, la compĂ©tence perçue et la reconnaissance sociale jouent un rĂŽle central. La notion dĂ©passe la simple absence de douleur pour inclure le plaisir, lâestime de soi et le sentiment dâefficacitĂ© personnelle (Bandura). La qualitĂ© des interactions sociales, notamment via la nĂ©gociation pĂ©dagogique (Berne, 2013) et la gestion des conflits sociocognitifs (Mugny, 1997), favorise un climat propice au bien-ĂȘtre. Lâimage corporelle, influencĂ©e par le regard des pairs et les processus de comparaison, impacte Ă©galement cette notion, particuliĂšrement Ă lâadolescence (CogĂ©rino, 2017 ; Montagne & Bui-XuĂąn, 2015). Un environnement sĂ©curisant avec un risque perçu acceptable (DeligniĂšres, 2025) facilite une expĂ©rience positive. Enfin, le soutien social (TrĂ©panier, 2019 ; Baudoin, 2021) constitue une protection essentielle pour la santĂ© mentale, tandis que la pĂ©dagogie du sens (Develay, 1996) lie apprentissage et dĂ©sir, transformant le plaisir en engagement profond. La construction du bien-ĂȘtre dĂ©pend ainsi de lâharmonie entre lâindividu et son environnement scolaire, oĂč la reconnaissance sociale et la confiance sont fondamentales.
Le bien-ĂȘtre en EPS repose sur une harmonie entre lâindividu et son milieu, oĂč la reconnaissance sociale et la confiance favorisent un apprentissage Ă©panouissant et durable.
Expérience vécue
Selon Récopé (2020), l'expérience vécue désigne ce que le sujet ressent, perçoit et les intentions qu'il projette dans l'action. Elle correspond à la dimension subjective de l'élÚve, intégrant ses perceptions, émotions et intentions dans une situation donnée.
Approche énactive
Selon Paintendre & Andrieu (2019), l'approche énactive considÚre le corps comme la source de la connaissance, mobilisant des savoir-faire perceptifs et une perception active. Elle insiste sur le rÎle du corps dans la construction de la connaissance par l'action et la perception.
Marqueurs somatiques
D'aprÚs Damasio (2017), ce sont des images mentales associées à des sentiments passés, issus d'émotions majeures qui émergent d'une rupture entre attentes et perception. Ils guident les choix futurs de l'élÚve en intégrant des affects instantanés.
Théorie de l'autodétermination
Proposée par Deci et Ryan (2016), cette théorie explique que la motivation et l'engagement dépendent du sentiment d'efficacité personnelle, du climat motivationnel et des motifs d'agir. Elle souligne l'importance de la motivation intrinsÚque pour l'apprentissage.
Typification
Selon Adé & SÚve (2013), la typification consiste à structurer l'expérience en formes typiques, permettant de donner une cohérence et une stabilité à l'expérience vécue pour faciliter l'apprentissage.
Réflexivité
D'aprÚs Mouchet (2016) et Theureau, la réflexivité consiste à verbaliser et à prendre conscience de l'expérience vécue. Elle permet de transformer cette expérience en ressource pour l'apprentissage, en stabilisant les acquis dans une dimension collective et systémique.
L'expĂ©rience en EPS est une interaction dynamique entre l'individu, la tĂąche et l'environnement, intĂ©grant perception, Ă©motion et intention. Selon Dewey (1938), elle rĂ©sulte d'une interaction continue et Ă©volutive. Pour quâelle soit formatrice, cette expĂ©rience doit ĂȘtre structurĂ©e par la typification, qui lui donne une organisation typique, facilitant sa comprĂ©hension et sa mĂ©morisation. La transformation de cette expĂ©rience en ressource d'apprentissage passe par la verbalisation et la rĂ©flexivitĂ©, qui permettent au sujet de prendre conscience de ses perceptions, Ă©motions et intentions, et ainsi de stabiliser ses apprentissages. La dimension corporelle et perceptive est centrale, mobilisant le corps comme source de connaissance dans une approche Ă©nactive. Les Ă©motions, en particulier celles qui surgissent lors dâune rupture entre attentes et perception, jouent un rĂŽle majeur, pouvant devenir des marqueurs somatiques, guidant les comportements futurs. La motivation, influencĂ©e par le sentiment d'efficacitĂ© personnelle et le climat motivationnel, conditionne lâengagement de lâĂ©lĂšve dans lâexpĂ©rience. Enfin, la rĂ©flexivitĂ© et la verbalisation transforment cette expĂ©rience subjective en une ressource dâapprentissage collective et systĂ©mique.
L'expérience en EPS est une construction subjective et corporelle qui, par la réflexivité et la structuration par la typification, devient un levier puissant d'apprentissage.
| ThÚme | Notions clés | Concepts principaux | Auteur(s) |
|---|---|---|---|
| Apprentissage moteur | Processus durable de transformation motrice | Modification des maniĂšres de percevoir et dâagir, interaction Ă©lĂšve-environnement, gestion de la charge attentionnelle, pratique variable, co-construction | Schmidt (1993), RĂ©copĂ© (2020), Bandura (2002), Welford (1968), Vermersch (1994) |
| Technique corporelle | ManiÚre socialement construite d'utiliser son corps | Programme Moteur Généralisé, Ligne Fonctionnelle d'Impulsion, attracteurs, réorganisation motrice, modÚle P.A.C.E. | Mauss (1934, 1936), Schmidt (1993), Duvigneau (2014), Piaget (1974) |
| Activité en EPS | Ensemble des processus dans un contexte spécifique | Activité située, affordances, activité réelle vs tùche prescrite, pédagogie coopérative, chaßne perceptivo-décisionnelle | Gibson (1979), Theureau (2006, 2015), Durand (1996), Connac (2010), Schmidt (1993) |
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1. Quelle est la caractĂ©ristique principale de lâeffort en EPS ?
2. Selon la dĂ©finition fournie, qu'est-ce que le bien-ĂȘtre en EPS ?
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Apprentissage moteur â dĂ©finition ?
Processus durable de transformation motrice par pratique et expérience.
AgentivitĂ© â rĂŽle ?
Mobiliser ses ressources pour donner du sens Ă lâactivitĂ©.
Charge attentionnelle â gestion ?
Limiter le flux dâinformations pour Ă©viter la surcharge cognitive.
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