Quiz: Analyser l’activité en EPS — 25 questions

Detailed questions and answers

1. Quelle définition décrit le mieux l’activité dans une situation d’apprentissage ?

L’ensemble des aspects observables et inobservables liés au fonctionnement d’un système
Le résultat mesurable obtenu à la fin de la tâche
La succession des consignes données par l’enseignant
L’ensemble des comportements directement observables de l’élève

L’ensemble des aspects observables et inobservables liés au fonctionnement d’un système

Explanation

L’activité comprend les aspects observables et inobservables du fonctionnement d’un système. Elle ne se réduit donc pas aux seuls comportements visibles.

2. Quelle distinction permet d’opposer la tâche prescrite à l’activité effective ?

La tâche prescrite est proposée par l’enseignant, tandis que l’activité effective correspond à ce que l’élève réalise réellement
La tâche prescrite est ce que l’élève réalise, tandis que l’activité effective est ce qui est évalué
La tâche prescrite est toujours individuelle, tandis que l’activité effective est toujours collective
La tâche prescrite concerne l’élève, tandis que l’activité effective concerne les programmes

La tâche prescrite est proposée par l’enseignant, tandis que l’activité effective correspond à ce que l’élève réalise réellement

Explanation

La tâche prescrite renvoie à ce que l’enseignant propose et aux attentes des programmes, alors que l’activité effective désigne la réalisation réelle de l’élève.

3. Un élève réfléchit à une consigne, mobilise son corps pour réaliser la tâche et éprouve de l’intérêt ou de l’appréhension. Que recouvre ici son activité effective ?

Uniquement ses raisonnements conscients
Son engagement corporel, cognitif et affectif réel dans la situation
Les objectifs prévus par l’enseignant avant la séance
Uniquement ses mouvements visibles

Son engagement corporel, cognitif et affectif réel dans la situation

Explanation

L’activité effective correspond à ce que l’élève fait réellement, notamment à travers son engagement corporel, cognitif et affectif.

4. Dans quelle situation y a-t-il rupture du contrat didactique ?

L’élève répond à la tâche en mobilisant exactement la procédure attendue
L’enseignant rappelle une consigne déjà comprise par toute la classe
L’élève termine une tâche avant le temps prévu par l’enseignant
L’élève ne répond pas à la tâche attendue concernant le contenu, ce qui conduit à transformer l’activité

L’élève ne répond pas à la tâche attendue concernant le contenu, ce qui conduit à transformer l’activité

Explanation

La rupture apparaît lorsque l’élève ne répond pas à l’attente concernant le contenu. L’enseignant ou l’élève doit alors transformer son activité pour reconstruire un espace partagé.

5. Quelle différence distingue une résistance d’une transformation de la tâche ?

La résistance détourne activement la tâche, tandis que la transformation consiste à la refuser
La résistance protège parfois l’élève d’une tâche perçue comme trop difficile, tandis que la transformation redéfinit la tâche selon ses propres motifs
La résistance concerne uniquement l’enseignant, tandis que la transformation concerne uniquement l’évaluation
La résistance améliore la compréhension de la tâche, tandis que la transformation empêche tout engagement

La résistance protège parfois l’élève d’une tâche perçue comme trop difficile, tandis que la transformation redéfinit la tâche selon ses propres motifs

Explanation

La résistance peut protéger l’élève face à une tâche trop difficile ou humiliante. La transformation implique de redéfinir activement la tâche selon ses propres motifs.

6. Que désigne la posture de l’élève ?

Les manières langagières et cognitives dont l’élève s’empare d’une tâche
L’ensemble des gestes professionnels observables de l’enseignant
La manière dont l’enseignant contrôle le déroulement de la séance
La position corporelle adoptée par l’élève pendant l’activité

Les manières langagières et cognitives dont l’élève s’empare d’une tâche

Explanation

La posture de l’élève désigne ses manières langagières et cognitives de s’emparer d’une tâche. Elle ne se confond pas avec un simple comportement corporel ni avec un geste professionnel enseignant.

7. Laquelle de ces propositions énumère les cinq postures des élèves ?

Ludique-créative, contrôle, enseignement, refus et scolaire
Première, ludique-créative, réflexive, de refus et scolaire
Première, magistrale, réflexive, ludique et scolaire
Contrôle, accompagnement, réflexive, de refus et scolaire

Première, ludique-créative, réflexive, de refus et scolaire

Explanation

Les cinq postures des élèves sont la posture première, la posture ludique-créative, la posture réflexive, la posture de refus et la posture scolaire.

8. Pourquoi les élèves les plus en réussite s’adaptent-ils généralement mieux lorsqu’une tâche devient difficile ?

Parce qu’ils disposent d’une gamme plus variée de postures et savent en changer face à la difficulté
Parce qu’ils utilisent une posture unique, stable et efficace dans toutes les situations
Parce qu’ils évitent les tâches qui exigent une réflexion approfondie
Parce qu’ils appliquent toujours les consignes sans modifier leur manière d’agir

Parce qu’ils disposent d’une gamme plus variée de postures et savent en changer face à la difficulté

Explanation

Les élèves les plus en réussite disposent d’une gamme variée de postures et savent passer de l’une à l’autre selon la difficulté. Les élèves en difficulté changent moins facilement de posture.

9. Laquelle de ces listes correspond aux six postures de l’enseignant ?

Contrôle, posture première, lâcher-prise, refus, enseignement et magicien
Accompagnement, posture réflexive, enseignement, scolaire, contrôle et magicien
Lâcher-prise, posture ludique-créative, contrôle, enseignement, refus et accompagnement
Contrôle, accompagnement, lâcher-prise, sur-étayage ou contre-étayage, enseignement et magicien

Contrôle, accompagnement, lâcher-prise, sur-étayage ou contre-étayage, enseignement et magicien

Explanation

Les six postures de l’enseignant sont le contrôle, l’accompagnement, le lâcher-prise, le sur-étayage ou contre-étayage, l’enseignement et le magicien.

10. Que désigne l’énaction dans l’approche de Varela ?

La mémorisation de connaissances transmises par autrui
La description objective d’un comportement observable
L’émergence du sens à travers l’action et l’expérience vécue
L’application d’un plan mental indépendant de l’environnement

L’émergence du sens à travers l’action et l’expérience vécue

Explanation

L’énaction désigne l’émergence du sens en action : la connaissance se construit à partir de l’expérience vécue et des interactions avec l’environnement.

11. Quelle caractéristique définit le cours d’action selon Theureau ?

Une suite de gestes déterminée entièrement par des règles extérieures
Une activité analysée uniquement après son achèvement
Une activité engagée dans une situation et significative pour l’acteur
Un comportement observable sans accès à sa signification pour l’acteur

Une activité engagée dans une situation et significative pour l’acteur

Explanation

Le cours d’action correspond à l’activité d’un acteur engagé dans une situation et significative pour lui, donc montrable, racontable et commentable à tout instant.

12. Quelles composantes sont prises en compte pour analyser le cours d’action pendant l’activité ?

La planification, la mémoire, la récompense et la performance
Le mouvement, la vitesse, la force et la durée
La consigne, l’évaluation, la sanction et la réussite
L’intention, la perception, l’émotion et les connaissances

L’intention, la perception, l’émotion et les connaissances

Explanation

L’analyse du cours d’action s’appuie sur quatre composantes : l’intention, la perception, l’émotion et les connaissances.

13. Un élève modifie sa manière de résoudre un problème en fonction des contraintes et des opportunités qui apparaissent pendant la tâche. Quelle conception de l’action cela illustre-t-il ?

Une exécution automatique indépendante des interactions
Une application stricte d’un plan préétabli avant l’activité
Une action située construite par adaptation permanente à la situation
Une mémorisation préalable suivie sans modification

Une action située construite par adaptation permanente à la situation

Explanation

La théorie de l’action située considère que l’action et l’apprentissage se construisent directement dans la situation, grâce à une adaptation continue aux contraintes, aux opportunités et aux interactions.

14. Que signifie agir selon la conception de Durand ?

Suivre une procédure prédéfinie sans tenir compte de la situation
Accumuler des connaissances sans les inscrire dans la réalité
Mobiliser des ressources pour faire face à une situation et transformer le monde
Réagir sans intention à des stimulations de l’environnement

Mobiliser des ressources pour faire face à une situation et transformer le monde

Explanation

Agir consiste à mobiliser des ressources disponibles pour faire face à une situation et à inscrire une intention dans la réalité afin de transformer le monde.

15. Une activité réalisée sans objectif explicite de transformation modifie néanmoins les habitudes et les compétences d’une personne. Que montre cette situation ?

Une activité sans intention ne produit aucun apprentissage
Seules les activités professionnelles transforment les sujets
Une transformation du sujet exige une intention planifiée
Toute activité peut contribuer à la transformation du sujet

Toute activité peut contribuer à la transformation du sujet

Explanation

Selon Barbier, toutes les activités laissent des traces chez les sujets et contribuent à leur transformation, même lorsqu’elles ne poursuivent pas une intention explicite de transformation.

16. Quelle différence distingue le guidage, l’accompagnement et l’enquête ?

Le guidage observe l’expérience, l’accompagnement impose le chemin et l’enquête transmet des consignes
Le guidage laisse l’élève décider seul, l’accompagnement évalue ses résultats et l’enquête fixe les objectifs
Le guidage décrit l’activité, l’accompagnement applique une méthode et l’enquête remplace l’apprentissage
Le guidage conçoit le chemin, l’accompagnement aide à le construire et l’enquête cherche à comprendre l’expérience vécue

Le guidage conçoit le chemin, l’accompagnement aide à le construire et l’enquête cherche à comprendre l’expérience vécue

Explanation

Le guidage conçoit le chemin d’apprentissage, l’accompagnement aide l’élève à construire son propre chemin et l’enquête cherche à comprendre son expérience vécue pour ajuster l’intervention.

17. En quoi consiste une auto-confrontation ?

Faire répéter une activité jusqu’à ce qu’elle soit exécutée sans erreur
Comparer les performances de plusieurs sujets à partir d’une grille standardisée
Demander à un observateur extérieur de juger une action sans la montrer au sujet
Présenter à un sujet l’enregistrement vidéo de sa propre action pour qu’il la décrive et l’explique

Présenter à un sujet l’enregistrement vidéo de sa propre action pour qu’il la décrive et l’explique

Explanation

L’auto-confrontation est une méthode de recherche clinique qui place le sujet devant la vidéo de sa propre action afin qu’il puisse la décrire et l’expliquer.

18. Pourquoi l’auto-confrontation permet-elle d’accéder au réel de l’activité ?

Parce qu’elle remplace le témoignage du sujet par l’interprétation du chercheur
Parce qu’elle mesure principalement la réussite finale de l’activité
Parce qu’elle prend en compte le réalisé, les empêchements, les échecs et les renoncements du sujet
Parce qu’elle limite l’analyse aux gestes effectivement accomplis et observables

Parce qu’elle prend en compte le réalisé, les empêchements, les échecs et les renoncements du sujet

Explanation

Le réel de l’activité dépasse le réalisé : il comprend aussi les activités empêchées, les échecs et ce que le sujet a fait pour ne pas accomplir ce qui était à faire.

19. Quelle définition correspond à l’activité collective dans le programme du cours d’action ?

La coordination de plusieurs individus autour d’un but commun et l’articulation de leurs cours d’action
La réalisation successive de tâches individuelles sans objectif partagé
L’observation d’une action réalisée par un autre individu
Une action autonome réalisée par une seule personne pour répondre à une tâche

La coordination de plusieurs individus autour d’un but commun et l’articulation de leurs cours d’action

Explanation

L’activité collective articule les cours d’action de plusieurs individus qui coordonnent leurs actions autour d’un but commun. Elle se distingue ainsi de l’activité individuelle, menée de façon autonome.

20. Un élève réalise seul un exercice pour répondre aux exigences d’une tâche, sans devoir coordonner son action avec d’autres élèves. De quel type d’activité s’agit-il ?

D’une activité individuelle, car l’action est autonome et répond seule à la tâche
D’une action collective, car l’élève poursuit un objectif commun avec le groupe-classe
D’une activité collective, car toute tâche scolaire implique plusieurs personnes
D’une activité collective, car l’action peut être observée par un enseignant

D’une activité individuelle, car l’action est autonome et répond seule à la tâche

Explanation

L’activité individuelle est une action autonome permettant de répondre à une tâche sans coordination avec d’autres personnes. La présence d’un observateur ne suffit pas à transformer cette activité en activité collective.

21. Selon Vygotsky, pourquoi les interactions avec les autres favorisent-elles les apprentissages ?

Parce que les échanges remplacent toute activité personnelle de l’apprenant
Parce que l’observation permet uniquement d’évaluer les résultats obtenus
Parce que l’apprentissage dépend principalement de la répétition solitaire des gestes
Parce que le langage, les interactions et l’observation permettent de construire des apprentissages

Parce que le langage, les interactions et l’observation permettent de construire des apprentissages

Explanation

Vygotsky souligne que l’on apprend avec et par les autres grâce au rôle essentiel du langage et des interactions. L’observation permet également des apprentissages vicariants.

22. Comment Delignières définit-il les ressources mobilisées par un sujet ?

Comme les critères utilisés par un observateur pour mesurer une performance
Comme les résultats observables obtenus après la réalisation d’une tâche
Comme l’ensemble des outils dont dispose le sujet pour répondre aux exigences des tâches
Comme les seules capacités physiques nécessaires à l’exécution d’un mouvement

Comme l’ensemble des outils dont dispose le sujet pour répondre aux exigences des tâches

Explanation

Les ressources sont l’ensemble des outils dont dispose un sujet pour satisfaire aux exigences des tâches auxquelles il est confronté. Elles constituent les moyens mobilisables, et non le résultat final de leur utilisation.

23. Quelle association entre une catégorie de ressources et un exemple est correcte ?

Ressources bio-motrices : force et vitesse
Ressources bio-affectives : force et vitesse
Ressources bio-énergétiques : observation des partenaires
Ressources bio-motrices : estime de soi et peur

Ressources bio-motrices : force et vitesse

Explanation

Les ressources bio-motrices concernent notamment la force et la vitesse. Les ressources bio-affectives renvoient plutôt à des éléments tels que l’estime de soi et la peur.

24. À quelle condition une façon d’agir devient-elle une performance évaluable ?

Lorsqu’elle est répétée, même sans être perçue par qui que ce soit
Lorsqu’elle produit nécessairement un résultat supérieur à celui des autres
Lorsqu’elle mobilise uniquement des ressources bio-énergétiques
Lorsqu’elle est perçue et mesurée par le pratiquant ou par un observateur extérieur

Lorsqu’elle est perçue et mesurée par le pratiquant ou par un observateur extérieur

Explanation

La performance est le résultat observable d’une activité motrice et une façon d’agir qui devient évaluable lorsqu’elle est perçue et mesurée par le pratiquant ou un observateur extérieur.

25. Quelle distinction entre l’effort à court terme et la persévérance est correcte ?

L’effort à court terme favorise l’apprentissage, tandis que la persévérance produit immédiatement la performance
L’effort à court terme concerne uniquement les ressources affectives, tandis que la persévérance concerne uniquement les ressources motrices
L’effort à court terme produit la performance, tandis que la persévérance ouvre la voie de l’apprentissage
L’effort à court terme et la persévérance désignent exactement le même processus

L’effort à court terme produit la performance, tandis que la persévérance ouvre la voie de l’apprentissage

Explanation

L’effort à court terme peut produire une performance immédiate, alors que la persévérance permet la progression et ouvre la voie de l’apprentissage. Ces deux notions ne renvoient donc pas au même processus.

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Qu'est-ce que l'activité selon Récopé (2001) ?

L'activité est l'ensemble des aspects observables et inobservables liés au fonctionnement d'un système.

Quelle différence existe entre tâche prescrite et activité effective ?

La tâche prescrite est ce que l'enseignant propose, l'activité effective est ce que l'élève réalise.

Que désigne l'activité effective chez l'élève ?

Ce que l'élève fait réellement, incluant son engagement corporel, cognitif et affectif.

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