Revision sheet: Conflits, espaces et enjeux mondiaux

Plan du Cours

  1. Course à l’espace et acteurs spatiaux
  2. Puissance navale et dissuasion maritime
  3. Rivalités et ressources des océans
  4. La Chine dans les nouveaux espaces
  5. Guerres irréguliÚres et modÚle de Clausewitz
  6. Faire la paix par le droit et l’ONU
  7. Moyen-Orient et conflits israélo-arabes
  8. Mémoire, histoire et justice internationale
  9. ForĂȘt française et gestion des milieux
  10. Climat et politiques environnementales

1. Course à l’espace et acteurs spatiaux

Notions clés & Définitions

  • Course Ă  l’espace : La course Ă  l’espace est une compĂ©tition entre États pour maĂźtriser des capacitĂ©s spatiales (orbites, Lune et au-delĂ ) afin d’affirmer puissance technologique et prestige.
  • TraitĂ© de l’espace 1967 : Le TraitĂ© de l’espace de 1967 encadre les activitĂ©s des États en espace extra-atmosphĂ©rique et pose des principes de coopĂ©ration et de non-appropriation.
  • Station Spatiale Internationale (ISS) : L’ISS est une plateforme orbitale créée par coopĂ©ration entre plusieurs agences, destinĂ©e Ă  mener des expĂ©riences en micropesanteur.
  • Acteurs privĂ©s spatiaux : Les acteurs privĂ©s spatiaux sont des entreprises qui fournissent des services de lancement ou de technologies, concurrençant et complĂ©tant les agences Ă©tatiques.
  • Spoutnik : Spoutnik dĂ©signe le premier satellite artificiel soviĂ©tique lancĂ© en 1957, marquant un tournant et dĂ©clenchant une rĂ©action amĂ©ricaine.

Points essentiels

  • La course Ă  l’espace naĂźt pendant la Guerre froide, prolongement de la rivalitĂ© idĂ©ologique, militaire et technologique entre États-Unis et URSS.
  • Le lancement de Spoutnik le 4 octobre 1957 dĂ©clenche la « crise du Spoutnik » aux États-Unis, suivie par la crĂ©ation de la NASA en 1958.
  • Yuri Gagarine devient le premier homme dans l’espace en avril 1961 et Neil Armstrong pose le pied sur la Lune le 20 juillet 1969, chacun utilisĂ© comme preuve de supĂ©rioritĂ© idĂ©ologique.
  • La coopĂ©ration reste limitĂ©e, mais la mission Apollo-Soyouz de 1975 illustre un dĂ©gel diplomatique sans effacer la logique de compĂ©tition.
  • AprĂšs 1991, la domination amĂ©ricaine est contestĂ©e par la multipolarisation, notamment avec la Chine (Shenzhou, premier taĂŻkonaute en 2003, alunissage de Chang’e 3 en 2013).
  • Depuis les annĂ©es 2010, le secteur privĂ© transforme la dynamique via des lancements rĂ©utilisables et des constellations, avec Starlink annoncĂ© comme ayant plus de 6 000 satellites opĂ©rationnels en 2026.

Astuce mémo

Spoutnik 1957 → choc US (NASA 1958) → Gagarine 1961 → Lune 1969 : la logique « rivalitĂ© puis accĂ©lĂ©ration ». Ensuite : Apollo-Soyouz 1975 (dĂ©gel) puis multipolarisation (Chine) et privĂ© (annĂ©es 2010).

2. Puissance navale et dissuasion maritime

Notions clés & Définitions

  • Dissuasion nuclĂ©aire ocĂ©anique : La dissuasion nuclĂ©aire ocĂ©anique repose sur la capacitĂ© d’un État Ă  garantir une seconde frappe depuis la mer grĂące Ă  des sous-marins dotĂ©s d’armes nuclĂ©aires.
  • Forces de projection maritimes : Les forces de projection maritimes regroupent les moyens navals permettant d’agir loin des cĂŽtes, comme les porte-avions, les sous-marins et les forces amphibies.
  • Haute mer : La haute mer dĂ©signe les espaces marins au-delĂ  des ZEE, soumis Ă  la libertĂ© de navigation tout en imposant des obligations de conservation.
  • Ligne des neuf traits : La ligne des neuf traits est une revendication maritime historique chinoise en mer de Chine mĂ©ridionale, contestĂ©e par une partie des États riverains.

Points essentiels

  • Les ocĂ©ans couvrent 71 % de la surface terrestre et concentrent plus de 80 % du commerce mondial par voie maritime.
  • Les forces navales permettent de sĂ©curiser les dĂ©troits stratĂ©giques comme Ormuz, Malacca et Bab el-Mandeb, en plus de la projection de puissance.
  • La dissuasion nuclĂ©aire ocĂ©anique repose principalement sur les SNLE, qui offrent une capacitĂ© de seconde frappe crĂ©dible grĂące Ă  leur discrĂ©tion et Ă  leur endurance en plongĂ©e.
  • Six pays disposent de la composante de dissuasion ocĂ©anique : États-Unis, Russie, France, Royaume-Uni, Chine et Inde.
  • La France dispose de quatre SNLE de la classe Le Triomphant basĂ©s Ă  l’Île Longue, armĂ©s de missiles M51 Ă  tĂȘtes nuclĂ©aires.
  • Les tensions maritimes se concentrent notamment en mer de Chine mĂ©ridionale (ligne des neuf traits), en mer de Chine orientale (Ăźles Senkaku/Diaoyu), en Arctique et aux dĂ©troits critiques comme Ormuz et Malacca.

Astuce mémo

SNLE = Seconde frappe, Invisible, Permanent : la dissuasion tient parce que la riposte survit à l’attaque.

3. Rivalités et ressources des océans

Notions clés & Définitions

  • Zones Ă©conomiques exclusives ZEE : Des zones créées par le droit de la mer oĂč l’État cĂŽtier exerce des droits pour exploiter les ressources biologiques et minĂ©rales jusqu’à une distance dĂ©finie des cĂŽtes.
  • Îlots artificiels des Spratleys : Des structures construites en mer de Chine mĂ©ridionale par la Chine, devenant un support de militarisation (dĂ©ploiements et exercices) et accroissant les risques d’escalade.
  • DĂ©troit d’Ormuz : DĂ©troit stratĂ©gique oĂč le pĂ©trole transite fortement, ce qui en fait un point de pression majeur dans les rivalitĂ©s maritimes.
  • DĂ©troit de Malacca : DĂ©troit clĂ© pour les Ă©changes entre l’Asie et l’Europe, donc particuliĂšrement sensible aux tensions sur les routes maritimes.

Points essentiels

  • Les ZEE s’étendent jusqu’à 200 milles marins des cĂŽtes, donnant Ă  l’État cĂŽtier des droits souverains sur l’exploration et l’exploitation des ressources.
  • Au-delĂ  des ZEE, la libertĂ© de navigation s’applique en principe, mais des obligations de conservation et de gestion durable limitent les usages.
  • La militarisation d’ülots artificiels dans les Spratleys, avec dĂ©ploiements et exercices navals, augmente fortement le risque d’incidents ou d’escalade armĂ©e.
  • Les États-Unis maintiennent une prĂ©sence militaire importante pour garantir la libertĂ© de navigation et soutenir leurs alliĂ©s dans la rĂ©gion.
  • La mer de Chine orientale avec les Ăźles Senkaku/Diaoyu et l’Arctique, oĂč la fonte ouvre de nouvelles routes et ressources, illustrent des rivalitĂ©s qui montent avec l’accĂšs maritime.
  • Ormuz (pĂ©trole) et Malacca (commerce Asie-Europe) sont prĂ©sentĂ©s comme des dĂ©troits critiques car leur contrĂŽle influence les flux Ă©conomiques et stratĂ©giques.

Astuce mémo

ZEE jusqu’à 200 milles, puis libertĂ© encadrĂ©e : Spratleys = Ăźlots militarisĂ©s, Ormuz = pĂ©trole, Malacca = commerce.

4. La Chine dans les nouveaux espaces

Notions clés & Définitions

  • Autonomie technologique chinoise : Notion d’ambition stratĂ©gique visant Ă  rĂ©duire la dĂ©pendance technologique de la Chine pour progresser dans l’espace et sur les ocĂ©ans.
  • Ressources spatiales lunaires : Ensemble de ressources visĂ©es sur la Lune, dont l’hĂ©lium-3 et des minerais lunaires, pour soutenir des intĂ©rĂȘts industriels et gĂ©opolitiques.
  • Ressources ocĂ©aniques : Ensemble d’exploitations ciblĂ©es en mer, comme les nodules polymĂ©talliques et certaines activitĂ©s de pĂȘche en haute mer, pour sĂ©curiser des apports stratĂ©giques.
  • Nouvelles routes de la soie : Projet d’extension des Ă©changes par des axes terrestres et maritimes qui renforce l’influence chinoise grĂące Ă  des infrastructures et connexions mondiales.
  • Puissance hard et soft : StratĂ©gie combinant des moyens de coercition et d’influence non militaires, pour accroĂźtre Ă  la fois la capacitĂ© de projection et l’attractivitĂ© Ă©conomique.

Points essentiels

  • La Chine vise des ressources spatiales comme l’hĂ©lium-3 sur la Lune et des minerais lunaires ainsi que des ressources ocĂ©aniques comme les nodules polymĂ©talliques et la pĂȘche en haute mer.
  • Ses projets rĂ©pondent Ă  la fois Ă  des objectifs Ă©conomiques de sĂ©curisation des routes commerciales et d’accĂšs Ă  des matiĂšres premiĂšres stratĂ©giques et Ă  des objectifs gĂ©opolitiques de projection et de dĂ©pendances.
  • La rivalitĂ© Chine-États-Unis dans l’espace et les ocĂ©ans s’intensifie car Washington voit PĂ©kin comme un challenger rĂ©visionniste menaçant la libertĂ© de navigation et la suprĂ©matie technologique amĂ©ricaine.
  • Les États-Unis rĂ©agissent par des alliances renforcĂ©es comme AUKUS et le Quad, par des restrictions d’exportations de technologies sensibles et par une prĂ©sence militaire accrue dans l’Indo-Pacifique.
  • La Chine inquiĂšte aussi par la combinaison de puissance hard et soft via infrastructures et coopĂ©ration, ce qui suscite la crainte d’une remise en cause de l’ordre international libĂ©ral.
  • MalgrĂ© les tensions, une coopĂ©ration reste possible sur des enjeux globaux comme la gestion des dĂ©bris spatiaux et la lutte contre le changement climatique ocĂ©anique.

Astuce mémo

Hard/Soft : Lune et mer = matiÚres + routes (hard) et infrastructures/coopération (soft).

5. Guerres irréguliÚres et modÚle de Clausewitz

Notions clés & Définitions

  • ModĂšle de Clausewitz : Cadre d’analyse centrĂ© sur l’État et sur des objectifs politiques rationnels, qui organise la guerre autour de la poursuite d’intĂ©rĂȘts dĂ©cidĂ©s au plus haut niveau.
  • Guerre irrĂ©guliĂšre : Forme de conflit menĂ©e par des acteurs non Ă©tatiques ou pĂ©riphĂ©riques, avec des objectifs et des mĂ©thodes qui brouillent la logique classique guerre contre guerre.
  • Al Qaida : RĂ©seau jihadiste transnational nĂ© de la logique du djihad global, utilisant une violence spectaculaire pour atteindre des effets politiques et mĂ©diatiques.
  • War on Terror : Campagne lancĂ©e par les États-Unis aprĂšs le 11 septembre 2001, visant la destruction d’Al Qaida et des rĂ©gimes qui l’abritent.
  • Daesh : Organisation jihadiste apparue publiquement en 2013-2014, passĂ©e d’une logique dĂ©centralisĂ©e Ă  une stratĂ©gie territoriale et proto-Ă©tatique.

Points essentiels

  • Le 11 septembre 2001 marque le dĂ©clenchement de la War on Terror par George W. Bush, avec une coalition destinĂ©e Ă  dĂ©truire Al Qaida et Ă  renverser les rĂ©gimes qui la soutiennent.
  • L’opĂ©ration Enduring Freedom en Afghanistan (octobre 2001) chasse les talibans, mais l’insurrection persiste plus de vingt ans.
  • La doctrine Bush Ă©largit la guerre Ă  l’Irak en 2003 en invoquant des armes de destruction massive et des liens supposĂ©s avec le terrorisme.
  • La War on Terror entraĂźne plusieurs centaines de milliers de morts civiles, une instabilitĂ© durable, l’émergence de Daech, un coĂ»t supĂ©rieur Ă  plusieurs milliers de milliards de dollars et des atteintes aux libertĂ©s publiques via le Patriot Act et Guantanamo.
  • Daesh proclame un califat en juin 2014, contrĂŽlant environ 110 000 kmÂČ pour une population estimĂ©e Ă  10 millions d’habitants au plus fort de son expansion territoriale.
  • La coalition internationale reprend progressivement les territoires de Daesh entre 2017 et 2019, avec la chute de Mossoul en 2017 puis la fin du rĂ©duit de Baghouz en mars 2019.

Astuce mémo

Clausewitz perturbé : acteurs non étatiques + objectifs eschatologiques + violence pour terroriser et médiatiser.

6. Faire la paix par le droit et l’ONU

Notions clés & Définitions

  • Veto des membres permanents : Le veto est un droit de blocage permettant Ă  chacun des cinq membres permanents du Conseil de sĂ©curitĂ© d’empĂȘcher une dĂ©cision, mĂȘme si une intervention est jugĂ©e nĂ©cessaire.
  • ResponsabilitĂ© de protĂ©ger R2P : La ResponsabilitĂ© de protĂ©ger est un principe affirmant que la communautĂ© internationale peut agir si un État ne protĂšge pas sa population contre les crimes de masse.
  • OpĂ©rations de maintien de la paix : Les opĂ©rations de maintien de la paix sont des missions onusiennes chargĂ©es d’aider Ă  stabiliser un conflit, mais elles dĂ©pendent fortement de mandats et de moyens fournis.
  • UnilatĂ©ralisme amĂ©ricain : L’unilatĂ©ralisme amĂ©ricain correspond Ă  des actions menĂ©es sans accord onusien ou sans mandat clair, au nom d’objectifs sĂ©curitaires propres.

Points essentiels

  • AprĂšs le 11 septembre 2001, l’invasion de l’Irak en 2003, conduite sans mandat de l’ONU, fragilise la dynamique de sĂ©curitĂ© collective.
  • Le veto des membres permanents bloque des interventions jugĂ©es indispensables, comme l’illustre la situation syrienne.
  • Les opĂ©rations de maintien de la paix Ă©chouent parfois faute de moyens militaires, de financement et de mandats clairement dĂ©finis.
  • Kofi Annan lance des rĂ©formes (1997-2006) et promeut la R2P, adoptĂ©e en 2005.
  • La R2P justifie aussi un appui Ă  des interventions humanitaires, comme au Kosovo en 1999.
  • Kofi Annan reçoit le prix Nobel de la paix en 2001, conjointement avec l’ONU.

Astuce mémo

Veto = Vase clos : un membre permanent ferme la dĂ©cision, donc la paix par l’ONU peut s’arrĂȘter.

7. Moyen-Orient et conflits israélo-arabes

Notions clés & Définitions

  • Crimes contre l’humanitĂ© : Ce sont des actes inhumains (comme meurtre, extermination, rĂ©duction en esclavage, dĂ©portation, torture, viol, persĂ©cutions) commis contre une population civile dans le cadre d’une attaque gĂ©nĂ©ralisĂ©e ou systĂ©matique, avec connaissance de l’attaque.
  • Statut de Rome de la CPI : Ce texte fonde la Cour pĂ©nale internationale et codifie notamment les crimes contre l’humanitĂ© en 1998.

Points essentiels

  • Les crimes contre l’humanitĂ© sont codifiĂ©s notamment par le Statut de Rome en 1998.
  • Ils concernent des actes inhumains tels que meurtre, extermination, rĂ©duction en esclavage, dĂ©portation, torture, viol et persĂ©cutions.
  • L’infraction est liĂ©e Ă  une attaque gĂ©nĂ©ralisĂ©e ou systĂ©matique visant une population civile.
  • L’auteur doit avoir connaissance de l’attaque dans le cadre de laquelle les actes sont commis.

Astuce mémo

CPI : Attaque GĂ©nĂ©ralisĂ©e ou SystĂ©matique → Population civile, en sachant l’attaque.

8. Mémoire, histoire et justice internationale

Notions clés & Définitions

  • Accords de mĂ©moire : Les accords de mĂ©moire sont des engagements politiques qui cherchent Ă  organiser la reconnaissance des rĂ©cits et Ă  encadrer les tensions entre États.
  • Lois mĂ©morielles : Les lois mĂ©morielles encadrent lĂ©galement la maniĂšre de nommer et commĂ©morer certains faits historiques, ce qui politise les dĂ©bats publics.
  • Tribunaux gacaca : Les tribunaux gacaca sont des juridictions locales rwandaises de justice communautaire mises en place aprĂšs le gĂ©nocide pour juger de nombreux crimes.
  • TPIR : Le TPIR est le tribunal pĂ©nal international pour le Rwanda chargĂ© de poursuivre les principaux responsables du gĂ©nocide Ă  l’échelle internationale.
  • Lieux de mĂ©moire : Les lieux de mĂ©moire sont des sites consacrĂ©s Ă  la transmission du souvenir, Ă  la commĂ©moration et Ă  la lutte contre les nĂ©gationnismes.

Points essentiels

  • En France, la violence et les crimes liĂ©s Ă  la guerre d’AlgĂ©rie restent longtemps peu reconnus, avec une reconnaissance du terme « guerre » seulement jusqu’en 1999.
  • Les mĂ©moires concurrentes France/AlgĂ©rie opposent notamment appels français, pieds-noirs/harkis et FLN, et les dĂ©bats portent aussi sur le nombre de morts estimĂ© entre 300 000 et 1 million.
  • Le TPIR est créé par l’ONU en novembre 1994 Ă  Arusha pour juger les principaux responsables, avec une action critiquĂ©e pour sa lenteur, son coĂ»t et l’éloignement des victimes.
  • Le Rwanda met en place les tribunaux gacaca Ă  partir de 2001, et plus de 1,2 million de cas sont traitĂ©s jusqu’en 2012 avec des peines rĂ©duites pour des aveux publics complets.
  • Le TPIY, créé en 1993 et fermĂ© en 2017, a jugĂ© 161 personnes et a obtenu une reconnaissance juridique marquante, mais avec une rĂ©ception contrastĂ©e et des narratifs nationaux concurrents.
  • Auschwitz-Birkenau symbolise la Shoah et les lieux de mĂ©moire servent Ă  l’éducation et Ă  la commĂ©moration, face au risque de banalisation (plus d’un million de victimes, majoritairement juives).

Astuce mémo

Mémoire = récits rivaux (France/Algérie) ; Justice = double échelle (Rwanda : TPIR puis gacaca) ; Transmission = lieux (Auschwitz) + procÚs (Nuremberg puis Eichmann).

9. ForĂȘt française et gestion des milieux

Notions clés & Définitions

  • Ordonnance sur les Eaux et ForĂȘts : L’ordonnance de 1669 organise une gestion forestiĂšre centralisĂ©e en rĂ©glementant les coupes et en protĂ©geant le bois stratĂ©gique.
  • Reboisement des montagnes : La loi de 1857 lance des opĂ©rations de replantation dans les zones de relief pour limiter l’érosion et amĂ©liorer la gestion des sols.
  • Pins maritimes des Landes : Les plantations de pins maritimes dans les Landes de Gascogne transforment des zones humides en massif productif Ă  partir de 1857.

Points essentiels

  • Vers l’an 1000, la forĂȘt française est d’environ 30 millions d’hectares, puis tombe Ă  environ 13 millions vers 1300 sous l’effet des dĂ©frichements.
  • Les crises du XIVe siĂšcle (1347-1352, guerre de Cent Ans) favorisent un reboisement naturel aprĂšs la dĂ©prise agricole.
  • En 1669, l’ordonnance de Colbert vise la gestion centralisĂ©e et rĂ©glemente les coupes pour sĂ©curiser l’approvisionnement en bois, notamment pour la marine.
  • Entre 1857 et 1900, plus d’un million d’hectares de pins maritimes sont plantĂ©s dans les Landes de Gascogne avec la politique de reboisement.
  • Aujourd’hui, la forĂȘt couvre 32 % du territoire mĂ©tropolitain, est majoritairement privĂ©e (75 %) et subit un dĂ©pĂ©rissement sur au moins 670 000 ha en 2023.

Astuce mémo

DĂ©forestation puis recul, puis Reboisement : XIVe siĂšcle (crise) → reboisement naturel, XIXe siĂšcle → replantations massives.

10. Climat et politiques environnementales

Notions clés & Définitions

  • DĂ©pĂ©rissement forestier : Le dĂ©pĂ©rissement forestier correspond Ă  la fragilisation progressive des arbres qui entraĂźne leur mort ou une forte baisse de vitalitĂ© sous l’effet du stress climatique et de ses impacts.
  • Document de gestion durable : Un document de gestion durable est un document encadrant les dĂ©cisions sylvicoles qui organise l’exploitation, la protection et le renouvellement des peuplements.
  • ForĂȘt publique gĂ©rĂ©e : La forĂȘt publique gĂ©rĂ©e dĂ©signe les surfaces soumises Ă  une organisation de gestion, avec des rĂšgles suivies pour concilier production, biodiversitĂ© et fonctions sociales.
  • RĂ©serve naturelle : Une rĂ©serve naturelle est un espace protĂ©gĂ© qui limite les usages pour prĂ©server des habitats et espĂšces, souvent sur des surfaces cartographiĂ©es comme prioritaires.

Points essentiels

  • En 2023, le dĂ©pĂ©rissement touche au moins 670 000 ha de forĂȘt, soit environ 5 % du volume total concernĂ©.
  • Sur 10 ans, la mortalitĂ© des arbres augmente de 125 %, traduisant une accĂ©lĂ©ration du stress des peuplements.
  • Entre 2015 et 2023, la production forestiĂšre baisse de 4 %, indiquant un affaiblissement de la capacitĂ© productive.
  • 95 % des forĂȘts publiques et 31 % des forĂȘts privĂ©es disposent d’un document de gestion.
  • L’ONF gĂšre 4,1 millions d’hectares, soit environ 25 % de la surface totale de la forĂȘt française.
  • La protection s’exprime aussi via 150 000 ha en rĂ©serves naturelles pour prĂ©server des habitats de biodiversitĂ©.

Astuce mémo

670 000 ha en 2023 ≈ 5 % : chiffre-clĂ© du dĂ©pĂ©rissement (et +125 % de mortalitĂ© en 10 ans).

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
4 octobre 1957Lancement de Sputnik 1 (Spoutnik 1) par l’URSS
1967TraitĂ© de l’espace 1967
1982Adoption de la Convention de Montego Bay
1998DĂ©but de l’assemblage de l’ISS
2003Premier taĂŻkonaute chinois (Yang Liwei)
2013Alunissage de Chang’e 3
2014-2019Défaite territoriale de Daech / reprise progressive de ses territoires par la coalition
2001Début de la War on Terror aprÚs le 11 septembre
2005Adoption de la R2P (Responsabilité de protéger)
2015Accord de Paris (objectif 1,5–2 °C)

Tableaux de synthĂšse

Régimes juridiques : espace et océans

Espace extra-atmosphériqueOcéans (droit de la mer)RÚgle centrale
Espace res communis (patrimoine de l’humanitĂ©, non appropriable)Zones de souverainetĂ© puis haute merNon-appropriation / libertĂ© de navigation encadrĂ©e par conservation
—ZEE jusqu’à 200 milles marins (droits souverains sur les ressources)SouverainetĂ© sur ressources jusqu’à 200 milles

Guerres irréguliÚres : Al Qaida vs Daesh

ActeurLogiqueÉvolution/objectif
Al QaidaTerrorisme spectaculaire en réseauDjihad global contre le « lointain ennemi », provoquer une sur-réaction
DaeshStratĂ©gie territoriale proto-Ă©tatiqueProclame un califat (juin 2014), contrĂŽle d’un territoire puis bascule vers insurrection
——DĂ©fi du modĂšle clausewitzien (acteur non Ă©tatique, objectifs eschatologiques, frontiĂšres floues)

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre l’espace res communis (non appropriable) avec la ZEE, oĂč l’État cĂŽtier a des droits souverains jusqu’à 200 milles marins.
  2. Croire que la haute mer est une zone sans rÚgles : elle implique liberté de navigation mais des obligations de conservation/gestion durable.
  3. Assimiler la dissuasion à une premiÚre frappe : elle repose sur la « seconde frappe » assurée par les SNLE et leur endurance/discrétion.
  4. Dire que la coopĂ©ration spatiale remplace la compĂ©tition : l’ISS illustre une collaboration, mais la rivalitĂ© (technologique, militaire, symbolique) demeure.
  5. Opposer guerre et paix au sens simple : la « paix positive » implique un ordre stable, alors que la War on Terror brouille guerre/paix.
  6. Croire que Clausewitz s’applique sans limite aux acteurs non Ă©tatiques : le djihadisme perturbe l’angle État, objectifs et contrĂŽle politique rationnel.
  7. RĂ©duire l’action de l’ONU Ă  la simple volontĂ© : le veto et les mandats/moyens expliquent l’inefficacitĂ© (ex. Syrie/Irak).

Checklist Examen

  1. DĂ©finir les « nouveaux espaces de conquĂȘte » et expliquer pourquoi l’espace est res communis (TraitĂ© de l’espace 1967) alors que les ocĂ©ans combinent ZEE (jusqu’à 200 milles) et haute mer.
  2. Expliquer la course Ă  l’espace (Guerre froide), le dĂ©clenchement par Spoutnik le 4 octobre 1957, et l’usage de la rĂ©ussite spatiale comme propagande/suprĂ©matie idĂ©ologique.
  3. Citer le principe essentiel de la dissuasion nucléaire océanique et relier les SNLE à la seconde frappe (dissuasion via la mer).
  4. Identifier les tensions maritimes majeures étudiées : mer de Chine méridionale (ligne des neuf traits), mer de Chine orientale (Senkaku/Diaoyu), Arctique, et détroits comme Ormuz et Malacca.
  5. PrĂ©senter la logique Chine : ambition d’autonomie technologique, ressources spatiales lunaires et ressources ocĂ©aniques, et combiner puissance hard/soft avec les nouvelles routes de la soie/Belt and Road Initiative.
  6. Expliquer pourquoi la militarisation d’ülots artificiels (Spratleys) et la prĂ©sence amĂ©ricaine augmentent les risques d’incident/escalade.
  7. Rappeler la thĂšse centrale de Clausewitz (« continuation de la politique par d’autres moyens ») et la trinitĂ© (peuple/armĂ©e/gouvernement) ainsi que la friction et le centre de gravitĂ©.
  8. Comparer Al Qaida et Daesh sur le plan des formes de violence et des objectifs (réseau terroriste vs stratégie territoriale/proto-étatique, avec califat).
  9. Expliquer comment la paix par le droit s’articule avec la sĂ©curitĂ© collective : veto des membres permanents, opĂ©rations de maintien de la paix, et R2P adoptĂ©e en 2005.
  10. Rappeler les crimes contre l’humanitĂ© (Statut de Rome de la CPI) et leurs critĂšres : attaque gĂ©nĂ©ralisĂ©e ou systĂ©matique visant une population civile, avec connaissance.
  11. Distinguer histoire et mémoires et illustrer les liens avec la justice internationale/locale : TPIR puis tribunaux gacaca (2001-2012).
  12. MaĂźtriser les repĂšres environnement/climat : ZEE/haute mer (droit de la mer) puis accords climatiques, notamment l’Accord de Paris (limiter le rĂ©chauffement Ă  « nettement en dessous de 2 °C » et poursuivre vers 1,5 °C).

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Test your knowledge on Conflits, espaces et enjeux mondiaux with 20 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Quel Ă©vĂ©nement symbolise le dĂ©clenchement de la course Ă  l’espace en 1957 ?

2. Quel est l’objectif principal du TraitĂ© de l’espace de 1967 ?

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Memorize the key concepts of Conflits, espaces et enjeux mondiaux with 20 interactive flashcards.

Course Ă  l’espace — dĂ©finition ?

Compétition pour maßtriser capacités spatiales

TraitĂ© de l’espace 1967 — rĂŽle ?

Encadre activités spatiales, coopération, non-appropriation

ISS — objectif ?

Plateforme pour expériences en micropesanteur

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