đ Plan du Cours
- Transition écologique et structure du cours
- Climatologie et définitions du climat
- Réserve utile et réserve facilement utilisable
- Eau souterraine et volume W0
- Ăcoulement de surface et Ă©coulement de base
- Ăquations du cycle de lâeau et paramĂštres
- Bassin versant, exutoires et saisons hydrologiques
- Biodiversité : sens, histoire et cadre conceptuel
- Hiérarchie du vivant et dynamique des écosystÚmes
- Classification du vivant et explorations naturalistes
- Biodiversité : recherche, innovation et santé
- Ressources naturelles et services écosystémiques
đ 1. Transition Ă©cologique et structure du cours
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- TEDS : TEDS désigne la Transition écologique pour un développement sociétal, avec un enseignement centré sur des leçons thématiques liées aux enjeux écologiques et sociaux.
- Leçons thématiques : Les leçons thématiques sont les 17 unités du cours, présentées sous forme de vidéos avec retranscription et infographie.
- Climat : Le climat correspond Ă lâensemble des Ă©tats de lâatmosphĂšre observĂ©s dans un lieu et sur une pĂ©riode donnĂ©e, via des paramĂštres comme tempĂ©rature et prĂ©cipitations.
- MĂ©tĂ©orologie : La mĂ©tĂ©orologie est la science qui Ă©tudie les composantes de lâatmosphĂšre pour des prĂ©visions plutĂŽt Ă court terme.
- Climatologie : La climatologie étudie les moyennes des conditions météorologiques sur une longue série, généralement au moins 30 à 50 ans.
đ Points essentiels
- Le cours TEDS est organisé en 3 grands chapitres : PlanÚte et crise écologique, Humanité et crise sociale, puis Transitions écologique et sociétal.
- Les 17 leçons thĂ©matiques sont structurĂ©es en vidĂ©os, accompagnĂ©es dâune retranscription et dâune infographie.
- Le climat se dĂ©crit Ă partir de paramĂštres atmosphĂ©riques (tempĂ©rature, prĂ©cipitations, pression, vent, humiditĂ©) et dĂ©pend dâune Ă©chelle spatiale et temporelle.
- Une période de 30 ans correspond à une « normale » utilisée pour comparer des évolutions climatiques.
- La climatologie permet dâobserver des tendances dans le temps, par exemple lâĂ©volution dâune tempĂ©rature annuelle moyenne par rapport Ă une pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence.
- La mĂ©tĂ©o et le climat ne se confondent pas : la mĂ©tĂ©orologie vise surtout le court terme, tandis que le climat sâĂ©value sur des sĂ©ries longues.
đĄ Astuce mĂ©mo
Climat = moyenne longue ; Météo = instant court.
đ 2. Climatologie et dĂ©finitions du climat
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Climat : Le climat correspond Ă lâĂ©tat moyen et aux variations typiques du systĂšme Terre sur de longues pĂ©riodes, pas Ă une mĂ©tĂ©o ponctuelle.
- Cycles de Milankovitch : Les cycles de Milankovitch sont des variations orbitales et dâorientation de la Terre qui modulent la rĂ©partition de lâĂ©nergie solaire reçue au cours du temps.
- Constante solaire : La constante solaire est la valeur du flux dâĂ©nergie reçu par la Terre depuis le Soleil, exprimĂ©e en W/mÂČ, et elle varie avec lâorbite et lâactivitĂ© solaire.
- Gaz Ă effet de serre : Les gaz Ă effet de serre absorbent et réémettent le rayonnement, ce qui renforce lâeffet de serre naturel et influence la tempĂ©rature.
- Forçage volcanique : Le forçage volcanique dĂ©signe lâimpact climatique des Ă©ruptions, via des aĂ©rosols et des gaz injectĂ©s dans lâatmosphĂšre.
đ Points essentiels
- Les cycles de Milankovitch reposent sur trois paramÚtres : excentricité (~100 000 ans), obliquité (~40 000 ans) et précession des équinoxes (~22 000 ans).
- LâobliquitĂ© correspond Ă une variation de lâinclinaison de lâaxe terrestre, avec des valeurs mentionnĂ©es entre 22° et 24° dans le cours.
- Sur des Ă©chelles plus courtes, lâactivitĂ© solaire suit un cycle dâenviron 11 ans qui modifie lâĂ©nergie reçue et la forme des structures solaires (taches, protubĂ©rances, couronne).
- La constante solaire actuelle est donnĂ©e Ă 342 W/mÂČ et elle varie aussi de façon orbitale et sur ~11 ans.
- Le cours indique que lâĂ©nergie solaire varie entre 300 et 350 W/mÂČ au Quaternaire.
- Le rayonnement supplĂ©mentaire de 1 W/mÂČ (â0,1%) est prĂ©sentĂ© comme particuliĂšrement important aux petites longueurs dâonde (X et UV, ~1 Ă 10%).
đĄ Astuce mĂ©mo
Milankovitch = 100k excentricité, 40k obliquité, 22k précession ; Soleil = 11 ans.
đ 3. RĂ©serve utile et rĂ©serve facilement utilisable
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- RĂ©serve utile : La rĂ©serve utile correspond Ă la quantitĂ© dâeau du sol que les racines peuvent rĂ©ellement mobiliser pour les plantes entre la capacitĂ© au champ et le point de flĂ©trissement.
- Réserve facilement utilisable : La réserve facilement utilisable désigne la fraction de la réserve utile que les plantes peuvent extraire sans stress hydrique, car elle est accessible rapidement.
- CapacitĂ© au champ : La capacitĂ© au champ est lâĂ©tat dâhumiditĂ© du sol oĂč lâeau gravitaire sâest Ă©coulĂ©e et oĂč lâeau reste surtout retenue par le sol.
- Point de flĂ©trissement : Le point de flĂ©trissement est le niveau dâhumiditĂ© du sol Ă partir duquel les plantes ne parviennent plus Ă extraire assez dâeau et se flĂ©trissent.
- DĂ©connection surface-profondeur : La dĂ©connection surface-profondeur dĂ©crit le fait quâune zone peut ĂȘtre humide en profondeur tout en ayant un sol sec en surface, car lâeau ne se rĂ©partit pas uniformĂ©ment.
đ Points essentiels
- La rĂ©serve utile se dĂ©finit entre la capacitĂ© au champ et le point de flĂ©trissement, donc elle mesure lâeau rĂ©ellement mobilisable par les racines.
- La rĂ©serve facilement utilisable est une sous-partie de la rĂ©serve utile, correspondant Ă lâeau la plus accessible pour les plantes.
- Une nappe peut ĂȘtre remplie alors que lâhumiditĂ© des sols reste faible, ce qui empĂȘche les plantes dâaccĂ©der Ă lâeau comme on le croit.
- La rĂ©serve facilement utilisable sert dâindicateur de risque de stress hydrique : plus elle est faible, plus le manque dâeau arrive vite.
- La dĂ©connection surface-profondeur implique que lâĂ©tat hydrique observĂ© en surface ne reflĂšte pas forcĂ©ment lâeau disponible en profondeur pour les racines.
- Les notions de rĂ©serve utile et facilement utilisable permettent de relier lâhumiditĂ© du sol aux pĂ©riodes dĂ©ficitaires, sans confondre remplissage des nappes et humiditĂ© des sols.
đĄ Astuce mĂ©mo
RĂ©serve utile = eau mobilisable (racines) ; facilement utilisable = eau âsans effortâ avant le stress.
đ 4. Eau souterraine et volume W0
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Eau souterraine : Lâeau souterraine est lâeau stockĂ©e dans le sous-sol, issue de lâinfiltration et participant Ă lâalimentation des cours dâeau.
- Infiltration I : Lâinfiltration est le transfert dâeau depuis le sol vers le sous-sol, dont lâintensitĂ© dĂ©pend du milieu.
- RĂ©serve utile RU : La rĂ©serve utile est le stock dâeau du sol facilement mobilisable par les vĂ©gĂ©taux pour leur croissance.
- Ăcoulement de base Eb : LâĂ©coulement de base est la part des dĂ©bits des cours dâeau alimentĂ©e par la vidange progressive des eaux souterraines.
- Volume W0 : Le volume W0 dĂ©signe la quantitĂ© dâeau souterraine contenue dans la roche, mobilisĂ©e pour alimenter les cours dâeau et le dĂ©bit de base.
đ Points essentiels
- Le grand cycle relie prĂ©cipitations, Ă©vapotranspiration, infiltration et Ă©coulement pour redistribuer lâeau Ă lâĂ©chelle du bassin.
- LâĂ©coulement dâun fleuve sâĂ©crit, en systĂšme Ă©quilibrĂ©, E=PâETR oĂč ETR est lâĂ©vapotranspiration rĂ©elle.
- LâĂ©coulement est aussi alimentĂ© par E=R+Eb, avec R le ruissellement et Eb lâĂ©coulement de base.
- Le ruissellement R correspond Ă lâĂ©coulement de surface, tandis que Eb provient de la vidange des eaux souterraines.
- Le volume W0 correspond Ă lâeau contenue dans la roche, issue du suivi de lâĂ©coulement aprĂšs infiltration.
- Les saisons hydrologiques traduisent lâĂ©tat de la rĂ©serve utile : surplus, vidange de la RU, dĂ©ficit hydrique (Ă©tiage), puis reconstitution de la RU.
đĄ Astuce mĂ©mo
I â RU â W0 â Eb : lâeau infiltre, alimente la rĂ©serve utile, devient eau souterraine (W0), puis soutient le dĂ©bit de base (Eb).
đ 5. Ăcoulement de surface et Ă©coulement de base
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Ăcoulement de surface : LâĂ©coulement de surface correspond Ă lâeau qui ruisselle sur le sol et rejoint directement les cours dâeau, surtout quand lâinfiltration est empĂȘchĂ©e.
- Ăcoulement de base : LâĂ©coulement de base est la part du dĂ©bit alimentĂ©e par les eaux souterraines, qui soutient le cours dâeau entre les Ă©pisodes de pluie.
- PĂ©riode glaciaire : Une pĂ©riode glaciaire correspond Ă un climat plus froid oĂč la glace limite lâinfiltration et favorise le ruissellement.
- PĂ©riode interglaciaire : Une pĂ©riode interglaciaire correspond Ă un climat plus chaud oĂč la fonte augmente lâeau disponible et renforce lâalimentation par les eaux souterraines.
- AnthropocĂšne : LâanthropocĂšne dĂ©signe la pĂ©riode oĂč lâactivitĂ© humaine modifie fortement le cycle de lâeau par des prĂ©lĂšvements et des rejets.
đ Points essentiels
- En pĂ©riode froide, la glace empĂȘche la chaleur de pĂ©nĂ©trer dans les sols et le gel bloque lâinfiltration, ce qui augmente le ruissellement.
- Le ruissellement en période froide transporte surtout des sédiments grossiers par roulement et favorise des styles fluviaux contrastés.
- En pĂ©riode chaude, lâalbĂ©do plus faible augmente lâabsorption dâĂ©nergie solaire et favorise la disponibilitĂ© des eaux souterraines.
- Lâhydrodynamique est moins contrastĂ©e en pĂ©riode chaude : lâĂ©nergie fluviale devient plus diffuse et le rĂ©gime est pondĂ©rĂ© par les eaux souterraines.
- Les grandes vallĂ©es actuelles sont prĂ©sentĂ©es comme un hĂ©ritage des variations climatiques et des rĂ©gimes de cours dâeau sur des dizaines de milliers dâannĂ©es.
- Le forçage humain agit sur le cycle de lâeau via des impacts physiques (dĂ©bit), chimiques (pollutions), biologiques (Ă©cosystĂšmes) et sociĂ©taux (usages et transport de matiĂšre).
đĄ Astuce mĂ©mo
Froid = Gel â Infiltration bloquĂ©e â Ruissellement + gros sĂ©diments ; Chaud = Fonte/sols dĂ©gelĂ©s â Nappes â Ăcoulement de base.
đ 6. Ăquations du cycle de lâeau et paramĂštres
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Jours de sols secs : Indicateur du nombre de jours oĂč le sol reste sans humiditĂ© suffisante, utilisĂ© pour suivre lâintensification des contrastes climatiques.
- RĂ©gime glacio-nival : Type de rĂ©gime hydrologique dominĂ© par la fonte de la neige et des glaces, qui structure les dĂ©bits au fil de lâannĂ©e.
- RĂ©gime pluvial : Type de rĂ©gime hydrologique dominĂ© par les prĂ©cipitations, avec des dĂ©bits plus liĂ©s Ă la pluie quâĂ la fonte.
- Acidification des ocĂ©ans : Diminution du pH des ocĂ©ans liĂ©e Ă lâabsorption du CO2, qui rĂ©duit lâefficacitĂ© des puits de carbone.
- Banquise : Eau de mer congelĂ©e, dont lâĂ©paisseur diminue avec la fonte et lâaugmentation des zones dâeau de fonte.
đ Points essentiels
- Une hausse des jours de sols secs est projetée entre +10 et +25 jours dans toutes les régions, ce qui renforce les contrastes climatiques.
- Les dĂ©bits des cours dâeau augmentent en hiver et diminuent fortement en Ă©tĂ©, modifiant la disponibilitĂ© saisonniĂšre de lâeau.
- Lâacidification des ocĂ©ans entraĂźne une baisse de lâabsorption de CO2, car lâefficacitĂ© des puits de carbone diminue.
- La rĂ©duction de lâĂ©paisseur de la banquise sâaccompagne de davantage de zones dâeau de fonte qui absorbent lâĂ©nergie, ce qui diminue lâalbĂ©do et favorise le rĂ©chauffement.
- Le niveau marin augmente par dilatation thermique des océans et par la fonte des calottes glaciÚres, ce qui accroßt le risque de submersion marine.
- Dans le scĂ©nario le plus pessimiste, la fonte de tous les glaciers dâici la fin du siĂšcle est associĂ©e Ă environ 20 cm de hausse du niveau marin et Ă un basculement du rĂ©gime annuel vers le pluvial plutĂŽt que glacio-nivĂą
đĄ Astuce mĂ©mo
Hiver plus dâeau, Ă©tĂ© moins dâeau : sols secs (+10 Ă +25), banquise fond â albĂ©do â â rĂ©chauffement â niveau marin â â rĂ©gime glacio-nival â pluvial.
đ 7. Bassin versant, exutoires et saisons hydrologiques
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Bassin versant : Un bassin versant est une zone oĂč toutes les eaux de ruissellement et de drainage convergent vers un mĂȘme exutoire.
- Exutoire : Un exutoire est le point (cours dâeau, vallĂ©e, littoral ou zone de rejet) oĂč les eaux du bassin versant sortent du systĂšme.
- Saisons hydrologiques : Les saisons hydrologiques sont des pĂ©riodes de lâannĂ©e oĂč les dĂ©bits et les Ă©coulements suivent des rĂ©gimes relativement rĂ©guliers.
- Ruissellement urbain : Le ruissellement urbain est lâĂ©coulement rapide des eaux de pluie sur des surfaces impermĂ©abilisĂ©es, vers les rĂ©seaux et exutoires.
đ Points essentiels
- LâimpermĂ©abilisation augmente les crues urbaines en rĂ©duisant lâinfiltration et en accĂ©lĂ©rant lâĂ©coulement vers les exutoires.
- Les crues Ă©claires urbaines sont liĂ©es au ruissellement sur sols impermĂ©abilisĂ©s, puis au rejet vers les cours dâeau.
- Dans lâexemple de Reims, les ruissellements urbains rejetĂ©s ensuite dans la Vesle gĂ©nĂšrent une onde de crue importante.
- Les sols maltraitĂ©s par lâactivitĂ© humaine (physiquement et chimiquement) peuvent renforcer les impacts hydrologiques via lâĂ©rosion et les mouvements de terrain.
- Les consĂ©quences hydrologiques sont hĂ©tĂ©rogĂšnes selon lâespace, avec une vulnĂ©rabilitĂ© accrue Ă lâĂ©rosion et aux incendies dans certains contextes climatiques.
- Les changements climatiques modifient les cumuls de prĂ©cipitations et intensifient les extrĂȘmes, ce qui perturbe les rĂ©gimes de saisons hydrologiques.
đĄ Astuce mĂ©mo
Bassin versant = entonnoir ; exutoire = sortie ; urbain = pluie qui glisse vite vers la sortie.
đ 8. BiodiversitĂ© : sens, histoire et cadre conceptuel
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Biodiversité : La biodiversité désigne la variété et la variabilité du vivant, des gÚnes aux espÚces, aux interactions et aux processus écologiques.
- Biological diversity : Lâexpression anglaise « biological diversity » est la premiĂšre occurrence du terme biodiversitĂ©, utilisĂ©e en 1980 par Thomas E. Lovejoy.
- Convention sur la diversité biologique : La convention issue du sommet de Rio encadre le sens médiatique et politique de la biodiversité et relie enjeux environnementaux et gouvernance.
- EspĂšce : Une espĂšce regroupe des ĂȘtres vivants capables de se reproduire entre eux (interfĂ©conditĂ©) et dont la descendance est fertile.
- Succession Ă©cologique : La succession Ă©cologique dĂ©crit lâĂ©volution dâun Ă©cosystĂšme dans le temps, depuis le substrat nu jusquâau stade de climax.
đ Points essentiels
- La biodiversitĂ© inclut la diversitĂ© gĂ©nĂ©tique, la diversitĂ© des espĂšces et celle des complexes dâespĂšces avec leurs interactions et processus Ă©cologiques.
- Le terme apparaßt en 1980 sous « biological diversity » (Thomas E. Lovejoy), puis en 1985 « biodiversity » (Walter G. Rosen) et en 1988 via Wilson et Peters.
- Ă partir de 1992, la mĂ©diatisation augmente avec le sommet de Rio et la confĂ©rence Environnement et DĂ©veloppement organisĂ©e par lâONU.
- Trois sens du concept : vision holistique de « variété de la vie », approche biologique hiérarchisée et dynamique, et construction sociale/économique/juridique liée aux usages et à la durabilité.
- La biodiversitĂ© est estimĂ©e comme ayant commencĂ© il y a environ 3,5 milliards dâannĂ©es, avec des cyanobactĂ©ries photosynthĂ©tiques ~2 milliards dâannĂ©es aprĂšs.
- Les cyanobactĂ©ries ont contribuĂ© Ă la formation de stromatholithes et Ă lâenrichissement de lâatmosphĂšre en dioxygĂšne.
đĄ Astuce mĂ©mo
Biodiversité = GÚnes + EspÚces + Interactions + Processus (G-E-I-P).
đ 9. HiĂ©rarchie du vivant et dynamique des Ă©cosystĂšmes
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- EspĂšce clĂ© de voĂ»te : Une espĂšce clĂ© de voĂ»te est une espĂšce dont lâeffet sur la structure et/ou le fonctionnement de lâĂ©cosystĂšme dĂ©passe largement ce que sa biomasse laisserait attendre.
- EspÚce indicatrice : Une espÚce indicatrice est une espÚce utilisée en conservation pour repérer et protéger une communauté ou des processus écosystémiques liés à la qualité du biotope.
- Guilde dâespĂšces : Une guilde dâespĂšces regroupe des espĂšces indicatrices choisies pour reflĂ©ter une diversitĂ© plus large et mieux caractĂ©riser lâĂ©cosystĂšme.
- Liste rouge UICN : La Liste rouge de lâUICN est une base dâĂ©valuation du risque dâextinction qui sert de rĂ©fĂ©rence pour les statuts de protection.
- AnthropocĂšne : LâAnthropocĂšne dĂ©signe une pĂ©riode oĂč lâactivitĂ© humaine devient la cause principale dâune extinction massive Ă lâĂ©chelle planĂ©taire.
đ Points essentiels
- Une espĂšce clĂ© de voĂ»te peut provoquer de forts impacts sur lâĂ©cosystĂšme lors de sa disparition, par exemple le barrage de castor.
- Une espÚce indicatrice est mobilisée pour identifier et souvent protéger une communauté ou des processus écosystémiques liés à la qualité du biotope.
- LâĂ©valuation du risque dâextinction par lâUICN a Ă©voluĂ© dâun jugement dâexperts vers une mĂ©thodologie standardisĂ©e.
- LâUICN Ă©value la vulnĂ©rabilitĂ© via des facteurs comme taille de population, taux de dĂ©clin, aire de rĂ©partition, degrĂ© de peuplement et fragmentation.
- La Liste rouge UICN regroupe des groupes dâespĂšces Ă diffĂ©rentes Ă©chelles (mondiale, europĂ©enne, nationale, rĂ©gionale, dĂ©partementale) et sert de base Ă des listes protĂ©gĂ©es Ă statut juridique.
- En France, lâINPN centralise des donnĂ©es dâobservation et indique 14,5 millions dâobservations partagĂ©es chaque annĂ©e depuis trois ans.
đĄ Astuce mĂ©mo
Clé de voûte = effet énorme; Indice = qualité du biotope; Guilde = diversité; UICN = standard; AnthropocÚne = Homo sapiens cause principale.
đ 10. Classification du vivant et explorations naturalistes
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- EspĂšce exotique envahissante : Une espĂšce exotique envahissante est une espĂšce introduite par lâHomme hors de son aire naturelle, capable de survivre, se disperser et se multiplier rapidement avec des impacts Ă©cologiques (et parfois sanitaires ou/et d
- EspÚce patrimoniale : Une espÚce patrimoniale désigne une espÚce ou un habitat nécessitant une attention particuliÚre à cause de sa rareté, de son niveau de menace et de ses services écosystémiques.
- Liste rouge UICN : La liste rouge UICN est un outil de classement Ă©valuant le niveau de menace dâespĂšces ou dâhabitats, indĂ©pendamment du statut de protection juridique.
- Aire protégée : Une aire protégée est un espace géographique clairement défini, reconnu et géré pour assurer à long terme la conservation de la nature et les services écosystémiques.
- Trame Ă©cologique : Une trame Ă©cologique est un rĂ©seau dâespaces destinĂ© aux espĂšces pour maintenir ou rĂ©tablir leurs dĂ©placements et la continuitĂ© des habitats.
đ Points essentiels
- Une EEE est décrite par quatre traits : exotique, neutralisée (survit et se disperse), proliférante (multiplie vite) et impactante (écologique, parfois sanitaire et/ou économique).
- Les EEE sont estimĂ©es responsables de 16% des extinctions actuelles et cofacteurs dans 56,7% des cas connus dâextinction.
- Les pollutions liĂ©es Ă lâagriculture (sols/eaux, phytosanitaires), lâeutrophisation et les activitĂ©s industrielles/transports contribuent Ă la perte de biodiversitĂ©.
- La dĂ©cennie 2020-2030 est prĂ©sentĂ©e comme « dĂ©cennie de la restauration des milieux naturels » par lâONU.
- La stratĂ©gie SNAP 2020-2030 vise 30% du territoire national en aires protĂ©gĂ©es et 10% en protection forte Ă lâhorizon 2030.
- Une aire protégée sous protection forte limite durablement les pressions humaines via une protection fonciÚre ou une réglementation adaptée avec contrÎle effectif des activités.
đĄ Astuce mĂ©mo
EEE = Exotique â NeutralisĂ©e â ProlifĂ©rante â Impact (Ă©cosystĂšmes, parfois santĂ©/Ă©conomie).
đ 11. BiodiversitĂ© : recherche, innovation et santĂ©
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- SNAP : SNAP dĂ©signe un outil de planification qui fixe des objectifs de crĂ©ation dâaires protĂ©gĂ©es et de niveaux de protection.
- Aires protégées : Les aires protégées sont des espaces du territoire mis sous protection pour conserver la biodiversité.
- Séquence ERC : La séquence ERC est un enchaßnement de mesures pour éviter, réduire puis compenser les impacts sur la biodiversité.
- BiocapacitĂ© : La biocapacitĂ© est un indicateur en hectares globaux qui mesure la capacitĂ© dâun Ă©cosystĂšme Ă fournir des ressources renouvelables et Ă absorber des dĂ©chets.
- Empreinte Ă©cologique : Lâempreinte Ă©cologique est la surface biologiquement productive nĂ©cessaire pour rĂ©pondre aux besoins dâune population et absorber ses dĂ©chets.
đ Points essentiels
- Au niveau national, la part du territoire en aires protégées est de 30%, avec 10% en protection forte, contre 33,2% et 4,2% dans le Grand Est.
- Pour atteindre lâobjectif de 2%, il faut encore crĂ©er 50 000 ha de territoires protĂ©gĂ©s.
- La reconnexion Ă la nature passe par des pratiques dâobservation (se promener, sentir, Ă©couter, toucher) pour mieux connaĂźtre la biodiversitĂ©.
- Des outils et acteurs peuvent aider Ă apprendre (applications comme PlantNet et Seek, guides nature, associations comme LPO et CENCA).
- La diminution des pollutions et dĂ©chets inclut lâachat moins frĂ©quent, lâusage plus long et la rĂ©paration, ainsi que des achats responsables (moins dâemballages, occasions, filiĂšres courtes).
- La sĂ©quence Ăviter RĂ©duire Compenser (ERC) vise Ă Ă©viter une perte de biodiversitĂ© et peut conduire Ă un gain selon les cas.
đĄ Astuce mĂ©mo
ERC = Ăviter puis RĂ©duire puis Compenser (dans cet ordre).
đ 12. Ressources naturelles et services Ă©cosystĂ©miques
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Ressources naturelles : Ressources disponibles dans lâenvironnement, mobilisables par lâactivitĂ© humaine sous forme de matiĂšre, dâĂ©nergie ou dâusages liĂ©s aux Ă©cosystĂšmes.
- Ănergie solaire : Ressource Ă©nergĂ©tique considĂ©rĂ©e comme illimitĂ©e Ă lâĂ©chelle humaine car son flux dĂ©pend du rayonnement reçu par la Terre.
- Ressources renouvelables : Ressources dont la disponibilitĂ© peut ĂȘtre maintenue si le prĂ©lĂšvement reste infĂ©rieur aux taux de renouvellement naturels.
- Ressources non renouvelables : Ressources dont la reconstitution naturelle est trop lente Ă lâĂ©chelle humaine, mĂȘme si elles peuvent ĂȘtre partiellement recyclĂ©es.
- Facteur de charge : Indicateur qui mesure lâutilisation rĂ©elle dâune ressource Ă©nergĂ©tique par rapport Ă sa production thĂ©orique si elle fonctionnait en continu.
đ Points essentiels
- Les ressources se classent aussi par Ă©tat et origine : solides, liquides (eau), gaz, radiations, flux (vent, Ă©nergie hydraulique) et biomasse vivante, ainsi que lâespace.
- Le renouvellement dĂ©pend du temps : certaines sont illimitĂ©es (soleil, vent) tandis que dâautres sont limitĂ©es mais intermittentes ou stockables (ex : hydroĂ©lectricitĂ©).
- Renouvelables avec la biomasse, lâeau et les ressources halieutiques si le prĂ©lĂšvement < taux de renouvellement ; non renouvelables avec pĂ©trole, gaz, charbon, certains mĂ©taux.
- Le facteur de charge = Ă©nergie produite / Ă©nergie maximale si fonctionnement 24h/24 et 7j/7 ; exemple Ă©olien : 2400 h/an Ă pleine puissance â 27% du temps.
- Les Ă©nergies se distinguent par Ă©chelle : fossiles Ă lâĂ©chelle gĂ©ologique (charbon, pĂ©trole, gaz, roche, mĂ©taux) et « renouvelables » Ă lâĂ©chelle historique (biomasse, hydraulique, Ă©olien, gĂ©othermique, solaire).
- La capacité biotique de la biomasse dépend du lieu (plus forte en zones équatoriales) et augmente le temps de renouvellement en cas de surexploitation humaine.
đĄ Astuce mĂ©mo
Facteur de charge = « combien de temps ça tourne vraiment » : production réelle / production possible en continu.
đ
RepĂšres chronologiques
| Date | ĂvĂ©nement |
|---|
| 1980 | PremiÚre occurrence du terme « biological diversity » (Thomas E. Lovejoy) |
| 1896 | Arrhenius fait le lien entre activités humaines (extraction de charbon/CO2) et réchauffement |
| 1958 | Mesures de CO2 au sommet du Mona Loa montrant lâenvolĂ©e du taux de CO2 |
| 1992 | Sommet de Rio : médiatisation accrue de la biodiversité (conférence Environnement et Développement) |
đ Tableaux de synthĂšse
Normales climatiques et échelles de temps
| Terme | Durée | Ce que ça décrit |
|---|
| Changement climatique | > 100 ans | Ăvolution des normales |
| Fluctuation climatique | > 10 ans | Ăvolution dâun groupe dâannĂ©es |
| VariabilitĂ© interannuelle | Une annĂ©e parmi un groupe | Variations dâune annĂ©e |
â ïž PiĂšges & confusions frĂ©quents
- Confondre climat et mĂ©tĂ©o : la mĂ©tĂ©o vise le court terme, le climat sâĂ©value sur des sĂ©ries longues (30-50 ans).
- Croire que des nappes « remplies » signifient sols humides : la dĂ©connection surface-profondeur peut empĂȘcher lâaccĂšs racinaire.
- Mélanger réserve utile et réserve facilement utilisable : la seconde est une fraction accessible sans stress, donc indicateur de risque rapide.
- Inverser les effets glaciaire/interglaciaire : froid = albédo élevé et ruissellement (infiltration bloquée), chaud = albédo faible et soutien par eaux souterraines.
- Penser que lâeffet de serre est « uniquement » CO2 : le cours rappelle aussi lâimportance des GES et du bilan carbone (sources/puits).
- Oublier que lâERC est un ordre : Ăviter puis RĂ©duire puis Compenser, et non lâinverse.
- Confondre biodiversitĂ© et simple « nombre dâespĂšces » : le cours inclut gĂšnes, espĂšces, interactions et processus Ă©cologiques.
â
Checklist Examen
- DĂ©finir TEDS et expliquer lâorganisation du cours (17 leçons thĂ©matiques en vidĂ©os avec retranscription et infographie).
- DĂ©finir climat, climatologie et distinguer climat/mĂ©tĂ©o, puis rappeler lâidĂ©e de « normale » (30 ans).
- Citer les cycles de Milankovitch et leurs ordres de grandeur (excentricitĂ©, obliquitĂ©, prĂ©cession) et relier lâobliquitĂ© aux valeurs mentionnĂ©es (22°-24°).
- Expliquer le rĂŽle des cycles solaires (â11 ans) et donner les valeurs de constante solaire (342 W/mÂČ) et la plage mentionnĂ©e au Quaternaire (300-350 W/mÂČ).
- Définir réserve utile, capacité au champ, point de flétrissement et réserve facilement utilisable, puis relier la RFU au stress hydrique.
- DĂ©finir la dĂ©connection surface-profondeur et donner lâidĂ©e clĂ© : surface sĂšche â profondeur disponible pour les racines.
- DĂ©finir eau souterraine, infiltration, Ă©coulement de base Eb et volume W0, puis Ă©crire et interprĂ©ter les Ă©quations E = P â ETR et E = R + Eb.
- Distinguer écoulement de surface et écoulement de base, et relier période froide/chaude à gel/fonte, ruissellement, sédiments et hydrodynamique.
- DĂ©crire les perturbations du cycle de lâeau liĂ©es au changement climatique : sols secs (+10 Ă +25 jours), hiver/Ă©tĂ© (dĂ©bits), banquise/albĂ©do, niveau marin et basculement glacio-nival â pluvial.
- Définir biodiversité (gÚnes/espÚces/interactions/processus) et retracer les repÚres du terme (1980, 1985, 1988, puis médiatisation à partir de 1992).
- Expliquer les indicateurs et outils : espĂšce clĂ© de voĂ»te, espĂšce indicatrice, guilde, Liste rouge UICN (facteurs de vulnĂ©rabilitĂ©) et rĂŽle de lâINPN (14,5 millions dâobservations/an).
- DĂ©finir EEE et donner ses 4 traits (exotique, neutralisĂ©e, prolifĂ©rante, impactante) puis rappeler les ordres de grandeur dâimpact sur extinctions (16% et 56,7% cofacteurs).
- DĂ©finir SNAP et la sĂ©quence ERC, puis rappeler les objectifs chiffrĂ©s (30% aires protĂ©gĂ©es, 10% protection forte) et lâĂ©cart Ă combler (50 000 ha pour atteindre 2%).
- Définir ressources naturelles et services écosystémiques, puis distinguer renouvelables/non renouvelables et expliquer le facteur de charge (énergie produite / énergie maximale).
Create your own revision sheets
Import your course and AI generates sheets, quizzes and flashcards in 30 seconds.
Sheet generator