Quiz: Développement du langage chez l’enfant sourd — 74 questions

Detailed questions and answers

1. Pourquoi la surdité n’empêche-t-elle pas nécessairement une personne de parler ?

Parce que la surdité améliore automatiquement la maîtrise de la parole
Parce que la parole dépend uniquement de la lecture labiale
Parce qu’une personne sourde peut avoir une voix, même si elle n’entend pas
Parce que les personnes sourdes entendent suffisamment pour parler normalement

Parce qu’une personne sourde peut avoir une voix, même si elle n’entend pas

Explanation

La surdité ne signifie pas une absence de voix : une personne sourde peut produire de la parole, même si l’accès auditif est limité ou absent.

2. Sur quoi les programmes destinés aux enfants sourds étaient-ils principalement centrés il y a environ cinquante ans ?

La langue des signes, le bilinguisme et le soutien entre pairs
L’appareillage, l’entraînement auditif, la parole et la lecture labiale
La communication parent-enfant et l’accès précoce à une langue visuelle
Le dépistage néonatal universel et l’implantation cochléaire précoce

L’appareillage, l’entraînement auditif, la parole et la lecture labiale

Explanation

À cette époque, les programmes mettaient surtout l’accent sur l’appareillage, l’entraînement auditif, la parole et la lecture labiale. Le dépistage et les interventions précoces étaient beaucoup moins développés.

3. Quelle difficulté caractérisait fréquemment la situation des enfants sourds jusqu’aux années 1970 ?

Une absence de difficultés langagières lorsque l’appareillage était utilisé
Une avance générale en lecture grâce à l’usage de signes
Un retard massif du langage, de la lecture et de l’écriture
Une maîtrise comparable de la lecture à celle des enfants entendants

Un retard massif du langage, de la lecture et de l’écriture

Explanation

Jusqu’aux années 1970, les enfants sourds présentaient souvent un retard important dans le langage ainsi que dans la lecture et l’écriture.

4. Quelle conclusion majeure les recherches menées à partir des années 1970 ont-elles apportée concernant la langue des signes ?

Elle sert uniquement à soutenir la lecture labiale et la parole
Elle constitue une langue naturelle à part entière et son exposition précoce est bénéfique
Elle ne peut être acquise efficacement qu’après la maîtrise de la parole
Elle reproduit mot à mot la structure grammaticale du français oral

Elle constitue une langue naturelle à part entière et son exposition précoce est bénéfique

Explanation

Les recherches ont montré les bénéfices d’une exposition précoce aux signes et ont établi que la langue des signes possède le statut d’une langue naturelle complète.

5. Quel développement langagier observait-on dans les années 1990 chez les enfants sourds de parents sourds exposés précocement à la langue des signes ?

Un développement limité à la compréhension de signes isolés
Un développement dépendant exclusivement de l’entraînement auditif
Un développement comparable à celui des enfants entendants de parents entendants
Un retard massif persistant malgré l’exposition précoce aux signes

Un développement comparable à celui des enfants entendants de parents entendants

Explanation

Ces enfants, exposés précocement à la langue des signes, présentaient un développement langagier comparable à celui des enfants entendants de parents entendants.

6. Quelle séquence correspond à la ligne directrice 1-3-6 pour le suivi d’un enfant après la naissance ?

Dépistage avant 1 mois, diagnostic avant 3 mois, intervention avant 6 mois
Dépistage avant 6 mois, diagnostic avant 1 an, intervention avant 3 ans
Dépistage avant 3 mois, diagnostic avant 6 mois, intervention avant 1 an
Diagnostic avant 1 mois, dépistage avant 3 mois, intervention avant 6 ans

Dépistage avant 1 mois, diagnostic avant 3 mois, intervention avant 6 mois

Explanation

La ligne directrice 1-3-6 recommande un dépistage avant 1 mois, un diagnostic avant 3 mois et une intervention avant 6 mois.

7. Quelle caractéristique distingue la langue des signes du français signé ?

La langue des signes accompagne chaque mot oral, tandis que le français signé possède une syntaxe autonome
La langue des signes utilise uniquement des gestes, tandis que le français signé utilise uniquement la parole
La langue des signes traduit les sons visibles, tandis que le français signé code les sons invisibles
La langue des signes possède une syntaxe propre, tandis que le français signé suit les mots du français

La langue des signes possède une syntaxe propre, tandis que le français signé suit les mots du français

Explanation

La langue des signes est une langue autonome dotée de sa propre organisation syntaxique. Le français signé accompagne généralement chaque mot du français par un signe.

8. Comment la langue parlée complétée rend-elle la parole phonologiquement plus précise ?

Elle traduit chaque phrase orale par un signe unique
Elle associe la lecture labiale à des configurations manuelles autour du visage
Elle remplace la lecture labiale par une suite de signes correspondant aux mots
Elle utilise uniquement des mouvements des lèvres amplifiés par l’appareillage

Elle associe la lecture labiale à des configurations manuelles autour du visage

Explanation

La langue parlée complétée combine la lecture labiale avec des configurations manuelles placées autour du visage afin de distinguer plus précisément les informations phonologiques.

9. Pourquoi la lecture labiale présente-t-elle des limites importantes ?

Elle est limitée parce que les configurations manuelles masquent systématiquement les lèvres
Elle permet de voir tous les phonèmes, mais pas de comprendre les phrases longues
Plusieurs sons ont la même image labiale et certains phonèmes ne sont pas visibles
Elle dépend uniquement de la syntaxe de la langue des signes

Plusieurs sons ont la même image labiale et certains phonèmes ne sont pas visibles

Explanation

Plusieurs sons peuvent avoir une image labiale identique, et certains phonèmes, comme /g/ et /r/, ne sont pas visibles sur les lèvres. La lecture labiale ne fournit donc pas toute l’information phonologique.

10. Après un diagnostic précoce de surdité, quelle intervention répond aux recommandations linguistiques ?

Une communication parent-enfant réactive donnant accès précocement à une langue complète
Un entraînement auditif isolé sans adaptation de la communication familiale
Une attente jusqu’à l’apparition spontanée de la parole avant toute intervention
Une exposition limitée à des mots signés dépourvus de structure grammaticale

Une communication parent-enfant réactive donnant accès précocement à une langue complète

Explanation

Le diagnostic précoce doit être suivi d’une intervention précoce centrée sur une communication parent-enfant réactive et l’accès à une langue accessible dans ses dimensions morphosyntaxique, phonologique et pragmatique.

11. Quels processus contribuent notamment aux changements cérébraux majeurs des premières années de vie ?

La privation sensorielle, l’imitation et la compensation auditive
La myélinisation, la synaptogenèse et l’élagage synaptique
La lecture labiale, l’appareillage et l’entraînement articulatoire
La traduction, la vocalisation et la répétition motrice

La myélinisation, la synaptogenèse et l’élagage synaptique

Explanation

Les premières années comprennent d’importants changements cérébraux, notamment la myélinisation, la création de synapses et l’élagage synaptique.

12. Quel effet est associé à une implantation cochléaire plus précoce chez un enfant victime de privation auditive congénitale ?

Les réponses corticales s’éloignent davantage de la norme
Les pics EEG disparaissent progressivement quelle que soit la date d’implantation
La maturation du cortex auditif devient indépendante de toute stimulation
Les amplitudes des pics EEG se rapprochent davantage de la norme

Les amplitudes des pics EEG se rapprochent davantage de la norme

Explanation

La privation auditive congénitale modifie la maturation du cortex auditif, tandis qu’une implantation cochléaire plus précoce est associée à des amplitudes EEG plus proches de la norme.

13. Qu’appelle-t-on une période critique dans le développement cérébral ?

Un intervalle durant lequel les stimulations sensorielles empêchent la réorganisation corticale
Un laps de temps durant lequel un input sensoriel et linguistique est nécessaire au développement normal
Une phase réservée à l’apprentissage de la parole après la maturation cérébrale
Une capacité permanente à apprendre une langue avec la même efficacité à tout âge

Un laps de temps durant lequel un input sensoriel et linguistique est nécessaire au développement normal

Explanation

La période critique désigne une fenêtre temporelle pendant laquelle des apports sensoriels et linguistiques sont nécessaires au développement cérébral normal. Elle ne correspond pas à une capacité d’apprentissage illimitée.

14. Quel exemple illustre une plasticité cross-modale chez un enfant sourd ?

Le cortex visuel traite exclusivement les sons après une stimulation auditive intensive
Une région sensorielle conserve exactement ses fonctions malgré la privation d’afférences
Le cortex auditif cesse toute activité parce qu’il ne reçoit pas de sons
Une région du cortex auditif répond au langage visuel après la réorganisation de ses afférences

Une région du cortex auditif répond au langage visuel après la réorganisation de ses afférences

Explanation

La plasticité cross-modale correspond à la réorganisation d’une région privée de ses afférences habituelles afin qu’elle réponde à une autre modalité sensorielle. Chez l’enfant sourd, le cortex auditif peut ainsi être recruté par le langage visuel.

15. Quelle fonction l’attention soutenue joue-t-elle dans l’acquisition du langage chez l’enfant ?

Mémoriser uniquement les sons entendus dans une phrase
Orienter brièvement l’attention vers un stimulus sans maintenir ce lien
Extraire les régularités syntaxiques sans associer de référent
Maintenir l’attention assez longtemps pour relier un référent au mot ou au signe qui le désigne

Maintenir l’attention assez longtemps pour relier un référent au mot ou au signe qui le désigne

Explanation

L’attention soutenue permet de maintenir l’attention afin d’établir le lien entre un référent et le mot ou le signe correspondant. Elle se distingue donc d’une simple orientation momentanée.

16. Quelle relation décrit le mieux le lien entre l’attention soutenue et les compétences langagières ?

Le langage remplace progressivement l’attention soutenue dans l’apprentissage
L’attention et le langage se développent indépendamment l’un de l’autre
Le langage prédit l’attention, sans que l’attention influence les compétences langagières
L’attention soutenue prédit le langage, qui soutient en retour son développement

L’attention soutenue prédit le langage, qui soutient en retour son développement

Explanation

La relation est bidirectionnelle : l’attention soutenue prédit les compétences langagières, tandis que le langage contribue à son développement en retour.

17. Quelle capacité cognitive contribue notamment à l’acquisition rapide du vocabulaire et de la syntaxe ?

L’apprentissage statistique, qui détecte les catégories de sons
L’engagement conjoint, qui coordonne l’attention de deux personnes
La réactivité parentale, qui interprète les signaux de l’enfant
La mémoire de travail, qui encode rapidement un flux d’informations

La mémoire de travail, qui encode rapidement un flux d’informations

Explanation

La mémoire de travail permet d’encoder rapidement un flux d’informations et contribue notamment à l’acquisition du vocabulaire et de la syntaxe.

18. Un enfant repère que certaines syllabes et certaines combinaisons de mots apparaissent régulièrement dans son environnement. Quel processus mobilise-t-il principalement ?

L’apprentissage statistique
La réactivité parentale
L’attention soutenue
La mémoire de travail

L’apprentissage statistique

Explanation

L’apprentissage statistique consiste à extraire les régularités et les séquences prédictibles de l’environnement, notamment les régularités syllabiques et syntaxiques.

19. Quelle situation illustre le mieux l’engagement conjoint ?

Un enfant et un adulte coordonnent activement leur attention autour d’un jouet
Un enfant maintient seul son attention sur une image pendant plusieurs minutes
Un enfant mémorise une série de mots entendus dans une conversation
Un adulte répond correctement à un geste de l’enfant sans partager son attention

Un enfant et un adulte coordonnent activement leur attention autour d’un jouet

Explanation

L’engagement conjoint est la coordination active de l’attention de deux personnes autour d’un objet ou d’un événement.

20. Quelle conduite parentale correspond à la réactivité parentale ?

Diriger l’attention de l’enfant sans tenir compte de ses signaux
Répondre uniquement aux productions verbales clairement articulées
Attendre que l’enfant maintienne seul son attention avant d’intervenir
Interpréter précisément les indices de l’enfant et y répondre de manière appropriée

Interpréter précisément les indices de l’enfant et y répondre de manière appropriée

Explanation

La réactivité parentale implique de percevoir et d’interpréter correctement les indices verbaux et non verbaux de l’enfant, puis d’y répondre de façon appropriée.

21. Que désignent les compétences phonologiques ?

La mémorisation de mots sans représentation de leur structure sonore
La capacité à amplifier les sons faibles pour mieux les entendre
La production motrice des sons indépendamment de toute perception
Des représentations mentales abstraites des unités, catégories et contraintes combinatoires d’une langue

Des représentations mentales abstraites des unités, catégories et contraintes combinatoires d’une langue

Explanation

Les compétences phonologiques correspondent aux représentations mentales abstraites de la structure d’une langue. Elles peuvent être construites par l’audition ou par des moyens visuels.

22. Comment évolue la discrimination des sons de la parole au cours de la première année ?

Elle se spécialise d’abord vers les sons non pertinents avant de revenir aux sons maternels
Elle est limitée dès la naissance aux sons de la langue maternelle
Elle reste stable jusqu’à la fin de la première année
Elle est d’abord très générale, puis se spécialise vers les sons de la langue maternelle

Elle est d’abord très générale, puis se spécialise vers les sons de la langue maternelle

Explanation

À la naissance, les bébés discriminent les sons de toutes les langues. Vers 6 à 8 mois, ils se spécialisent dans ceux de leur langue maternelle et perdent progressivement la discrimination des sons non pertinents vers 10 à 12 mois.

23. Quelle séquence décrit correctement la progression du développement phonologique précoce ?

Cooings et premiers mots apparaissent ensemble vers 6 mois, avant le babillage canonique
Babillage canonique vers 2 mois, cooings vers 4 à 6 mois, puis premiers mots vers 7 mois
Premiers mots vers 2 mois, cooings vers 4 à 6 mois, puis babillage vers 12 mois
Cooings vers 2 mois, babillage vers 4 à 6 mois, babillage canonique vers 7 à 10 mois, puis premiers mots vers 12 mois

Cooings vers 2 mois, babillage vers 4 à 6 mois, babillage canonique vers 7 à 10 mois, puis premiers mots vers 12 mois

Explanation

La perception guide la production : les cooings apparaissent vers 2 mois, les premiers babillages vers 4 à 6 mois, le babillage canonique vers 7 à 10 mois et les premiers mots compréhensibles vers 12 mois.

24. Pourquoi l’interaction sociale est-elle importante pour l’acquisition des phonèmes ?

L’interaction sociale remplace entièrement l’exposition aux sons de la langue
L’exposition par contact humain favorise davantage l’apprentissage que la seule exposition à une vidéo ou à un audio
Les phonèmes sont acquis uniquement par imitation consciente des mouvements articulatoires
Les vidéos empêchent toute discrimination phonémique, alors que l’audio la garantit

L’exposition par contact humain favorise davantage l’apprentissage que la seule exposition à une vidéo ou à un audio

Explanation

Des enfants exposés au mandarin par contact humain l’ont mieux appris que ceux exposés seulement par vidéo ou audio, ce qui montre le rôle indispensable de l’interaction sociale.

25. Comment un implant cochléaire transmet-il principalement l’information sonore ?

Il stimule les muscles articulatoires afin de produire automatiquement les mots
Il amplifie simplement le signal sonore avant de l’envoyer vers l’oreille interne
Il capte le son et le transmet au nerf auditif sous forme d’impulsions électriques
Il transforme les sons en signes visuels présentés directement à l’enfant

Il capte le son et le transmet au nerf auditif sous forme d’impulsions électriques

Explanation

L’implant cochléaire capte le signal sonore et le transmet au nerf auditif sous forme d’impulsions électriques selon un programme qui imite la transmission d’une oreille saine. Il ne se contente donc pas d’amplifier le signal comme un appareil auditif.

26. Quelle caractéristique distingue le mieux la perception de la parole par implant cochléaire ?

La structure temporelle fine est très bien reproduite, mais l’enveloppe temporelle disparaît
Ni l’enveloppe ni la structure temporelle fine ne sont transmises par l’implant
L’enveloppe temporelle est relativement bien reproduite, mais la structure temporelle fine l’est mal
L’enveloppe et la structure temporelle fine sont reproduites avec une fidélité équivalente

L’enveloppe temporelle est relativement bien reproduite, mais la structure temporelle fine l’est mal

Explanation

L’implant cochléaire reproduit relativement bien l’enveloppe temporelle de la parole, mais restitue moins bien sa structure temporelle fine.

27. Dans quel ordre la rééducation auditive progresse-t-elle généralement ?

Discrimination, détection, compréhension, puis identification
Identification, compréhension, détection, puis discrimination
Compréhension, identification, discrimination, puis détection
Détection, discrimination, identification, puis compréhension

Détection, discrimination, identification, puis compréhension

Explanation

La progression va de la détection à la discrimination, puis à l’identification et enfin à la compréhension. Elle mobilise des processus ascendants et descendants.

28. Quel est le principal apport de la LfPC pour un enfant privé d’audition ?

Elle permet uniquement de détecter la présence ou l’absence d’un signal sonore
Elle remplace l’apprentissage linguistique par une mémorisation de gestes isolés
Elle fournit un modèle linguistique et phonologique complet, qui doit ensuite devenir plus rapide, fluide et expressif
Elle amplifie les sons de la parole et restaure directement la perception auditive

Elle fournit un modèle linguistique et phonologique complet, qui doit ensuite devenir plus rapide, fluide et expressif

Explanation

La LfPC fournit un modèle linguistique et phonologique complet même sans audition. L’enfant doit ensuite développer la vitesse, la fluidité et l’expressivité de son utilisation.

29. Le langage joue-t-il un rôle dans plusieurs domaines du développement de l’enfant, notamment la communication, la pensée et la littératie ?

Oui, mais uniquement dans la communication et l’apprentissage scolaire
Non, la lecture et l’écriture se développent indépendamment du langage
Non, il sert principalement à transmettre des messages à autrui
Oui, il intervient dans ces domaines ainsi que dans l’identification sociale et la réflexion sur la langue

Oui, il intervient dans ces domaines ainsi que dans l’identification sociale et la réflexion sur la langue

Explanation

Le langage remplit de nombreuses fonctions : communication, pensée, apprentissage, lecture, écriture, identification sociale, création et réflexion sur la langue.

30. Pourquoi les habiletés de langage oral sont-elles particulièrement importantes pour l’enfant sourd qui apprend à lire et à écrire ?

Parce qu’elles remplacent nécessairement toutes les compétences écrites
Parce qu’elles rendent inutile tout enseignement spécifique de la lecture
Parce qu’elles soutiennent fortement l’accès à la littératie et la réussite scolaire et sociale
Parce qu’elles empêchent l’utilisation de représentations phonologiques

Parce qu’elles soutiennent fortement l’accès à la littératie et la réussite scolaire et sociale

Explanation

Le langage oral soutient l’accès à la littératie et contribue à la réussite scolaire et sociale. Il ne faut donc pas séparer totalement le développement oral et écrit.

31. Quelle condition phonologique l’enfant doit-il réunir pour accéder correctement à la lecture et à l’écriture ?

Utiliser la lecture labiale sans construire de représentations des sons
Développer exclusivement une articulation orale parfaitement audible
Développer des représentations phonologiques précises, quel que soit le moyen utilisé pour les construire
Mémoriser uniquement la forme visuelle des mots écrits

Développer des représentations phonologiques précises, quel que soit le moyen utilisé pour les construire

Explanation

L’accès à la lecture et à l’écriture exige des représentations phonologiques précises, indépendamment du moyen par lequel elles sont construites.

32. Comment un programme auditivo-cognitif améliore-t-il progressivement la perception des sons de la parole ?

En fournissant uniquement un dispositif qui amplifie les sons perçus
En faisant mémoriser des images sans établir de lien avec les sons
En entraînant la discrimination des sons, puis la reconnaissance des mots et leur association avec des images
En remplaçant l’écoute par un entraînement exclusif à la lecture labiale

En entraînant la discrimination des sons, puis la reconnaissance des mots et leur association avec des images

Explanation

Le programme progresse de la discrimination des sons vers la reconnaissance des mots et l’association entre sons, mots et images. L’implant fournit un dispositif, tandis que l’entraînement développe les capacités auditives et cognitives.

33. Que désigne l’effet McGurk lors de la perception de la parole ?

La compréhension de mots uniquement grâce aux mouvements des lèvres
La transformation des sons entendus en vibrations tactiles
La perception de la parole à partir du seul signal acoustique
L’intégration spontanée des informations auditives et visuelles de l’articulation du locuteur

L’intégration spontanée des informations auditives et visuelles de l’articulation du locuteur

Explanation

L’effet McGurk repose sur l’intégration spontanée du signal acoustique et des informations visuelles produites par l’articulation du locuteur.

34. Dans quelle situation la lecture labiale apporte-t-elle le plus d’aide, tout en restant nécessairement limitée ?

Lorsque la parole est absente, car elle permet alors de reconstituer chaque son
Lorsque le signal acoustique est dégradé, malgré les sosies labiaux et les phonèmes postérieurs
Lorsque le signal acoustique est parfaitement clair, car elle remplace l’audition
Lorsque tous les phonèmes sont visuellement distincts et facilement identifiables

Lorsque le signal acoustique est dégradé, malgré les sosies labiaux et les phonèmes postérieurs

Explanation

La lecture labiale complète les informations lorsque le signal acoustique est dégradé, mais elle demeure incomplète à cause notamment des sosies labiaux et des phonèmes postérieurs.

35. Quel dispositif associe lecture labiale et configurations manuelles autour du visage pour transmettre une parole phonologiquement précise sans audition ?

La Langue française parlée complétée
L’effet McGurk
L’entraînement auditivo-cognitif
La méthode vibrotactile

La Langue française parlée complétée

Explanation

La Langue française parlée complétée, ou LfPC, combine la lecture labiale avec des configurations manuelles autour du visage afin de rendre la parole phonologiquement précise, même sans audition.

36. Quels éléments la méthode verbo-tonale mobilise-t-elle pour structurer l’acquisition de la langue orale ?

Les configurations manuelles autour du visage et l’écriture alphabétique
La lecture labiale isolée et la mémorisation visuelle des mots
La perception des sons uniquement par l’intermédiaire d’un implant cochléaire
Le rythme, l’intonation, les mouvements corporels, la stimulation vibrotactile et l’audition résiduelle

Le rythme, l’intonation, les mouvements corporels, la stimulation vibrotactile et l’audition résiduelle

Explanation

La méthode verbo-tonale est une approche globale qui associe plusieurs stimulations, dont le rythme, l’intonation, les mouvements corporels, la vibrotactilité et l’audition résiduelle. Elle ne repose pas sur la lecture labiale entraînée isolément.

37. Quel est l’objectif central de la méthode verbo-tonale sur le plan auditif et langagier ?

Traiter les traits suprasegmentaux uniquement au moyen d’un plancher vibrant
Remplacer la fonction auditive par une perception exclusivement visuelle
Stimuler et construire la fonction auditive afin de rétablir la boucle audio-phonatoire
Enseigner les contrastes phonologiques uniquement par des gestes manuels

Stimuler et construire la fonction auditive afin de rétablir la boucle audio-phonatoire

Explanation

La méthode verbo-tonale vise à développer la fonction auditive et à rétablir la boucle audio-phonatoire, indispensable au développement du langage.

38. Quelle méthode associe rythme musical, rythme corporel et mouvements pour aider des enfants entendants allophones à percevoir et produire les contrastes phonologiques du français ?

La lecture labiale
La méthode verbo-tonale
La méthode vibrotactile
La Langue en mouvements

La Langue en mouvements

Explanation

La Langue en mouvements est une méthode de sensibilisation à la phonologie du français qui combine rythme musical, rythme corporel et mouvements pour soutenir la perception et la production des contrastes phonologiques.

39. Quelle caractéristique décrit le mieux le lexique des enfants sourds ou malentendants par rapport à celui de leurs pairs entendants ?

Il est comparable en volume, mais uniquement moins bien prononcé
Il présente davantage de connexions entre les mots, mais moins de mots connus
Il est généralement plus étendu grâce à un vocabulaire de lecture plus riche
Il est souvent plus réduit et comporte moins de connexions entre les mots

Il est souvent plus réduit et comporte moins de connexions entre les mots

Explanation

Les enfants sourds ou malentendants ont souvent un lexique plus réduit, moins de connexions lexicales et un vocabulaire de lecture plus limité, notamment en raison de possibilités moindres d’apprentissage incident.

40. Dans une étude comparant des enfants selon le type d’implant cochléaire, quel résultat concernait le vocabulaire expressif ?

57 % des enfants avec implant bilatéral étaient dans la norme, contre moins de 20 % avec implant unilatéral
La totalité des enfants avec implant bilatéral étaient dans la norme, contre 57 % avec implant unilatéral
57 % des enfants avec implant unilatéral étaient dans la norme, contre moins de 20 % avec implant bilatéral
Moins de 20 % des enfants des deux groupes étaient dans la norme

57 % des enfants avec implant bilatéral étaient dans la norme, contre moins de 20 % avec implant unilatéral

Explanation

Le vocabulaire expressif se situait dans la norme chez 57 % des enfants avec implant cochléaire bilatéral, contre moins de 20 % de ceux ayant un implant unilatéral.

41. Quelle différence de développement est généralement observée entre les enfants sourds de parents sourds signants natifs et ceux de parents entendants ?

Les premiers développent généralement le langage oral plus tard et plus près des normes entendantes
Les deux groupes présentent habituellement exactement le même profil de développement signé
Les seconds développent généralement le langage signé plus tôt grâce à un input exclusivement oral
Les premiers développent généralement le langage signé plus tôt et plus près des normes entendantes

Les premiers développent généralement le langage signé plus tôt et plus près des normes entendantes

Explanation

Les enfants sourds exposés dès le départ à une langue signée par des parents sourds signants natifs ont généralement un développement signé plus précoce et plus proche de celui des enfants entendants.

42. Quelle intervention correspond à une approche lexicale directe ?

Une lecture autonome sans intervention visant à laisser l’enfant découvrir seul les significations
Un apprentissage explicite et intensif associant explication du sens, jeux et stratégies métalinguistiques
Une exposition spontanée à de nouveaux mots uniquement pendant les conversations quotidiennes
Une observation libre des échanges sans activité ciblée sur le vocabulaire

Un apprentissage explicite et intensif associant explication du sens, jeux et stratégies métalinguistiques

Explanation

L’approche directe enseigne explicitement le sens des mots dans des activités intensives, ludiques et collaboratives, avec le recours à des stratégies métalinguistiques. Les conversations naturelles relèvent plutôt de l’approche indirecte.

43. Quelle activité illustre le mieux une approche lexicale indirecte ?

Une lecture interactive d’album accompagnée de conversations enrichies
Un exercice de classement de mots selon leur longueur écrite
Une répétition intensive de listes de mots sans contexte
Une séance de mémorisation de définitions présentées mot par mot

Une lecture interactive d’album accompagnée de conversations enrichies

Explanation

Les approches indirectes développent le vocabulaire dans des contextes naturels, notamment grâce aux conversations enrichies, à la lecture interactive d’albums et à la lecture autonome.

44. Quel effet peut être associé à la pose précoce d’un implant cochléaire, notamment avant l’âge de 2 ans ?

Elle entraîne nécessairement un développement morphosyntaxique inférieur à celui des enfants implantés plus tard
Elle garantit chez tous les enfants une morphosyntaxe entièrement conforme aux normes d’âge
Elle améliore le vocabulaire, mais empêche généralement le développement des flexions grammaticales
Elle peut favoriser chez de nombreux enfants un développement morphosyntaxique proche des normes d’âge, sans le garantir

Elle peut favoriser chez de nombreux enfants un développement morphosyntaxique proche des normes d’âge, sans le garantir

Explanation

Une implantation précoce peut permettre à de nombreux enfants d’atteindre un développement morphosyntaxique proche des normes d’âge, mais elle ne garantit pas un résultat normal pour chaque enfant.

45. Lequel de ces éléments fait partie des difficultés morphosyntaxiques fréquemment observées chez les enfants sourds ou malentendants ?

La production de syllabes isolées et de sons non linguistiques
La reconnaissance des couleurs et des formes géométriques
La maîtrise des pronoms objets et des phrases relatives
La compréhension des émotions exprimées uniquement par le visage

La maîtrise des pronoms objets et des phrases relatives

Explanation

Les difficultés morphosyntaxiques peuvent toucher les pronoms objets, les relatives, les flexions, les adjectifs, les prépositions et les déterminants. Les pronoms objets se distinguent des pronoms sujets.

46. Quel profil distingue le mieux les productions d’enfants avec implant cochléaire de celles des contrôles concernant les énoncés ?

Les omissions sont absentes, tandis que la longueur moyenne et les substitutions sont comparables
Les substitutions sont proches des contrôles, mais la longueur moyenne est toujours très inférieure
La longueur moyenne, les omissions et les substitutions sont toutes nettement supérieures à celles des contrôles
La longueur moyenne et le nombre d’omissions peuvent être proches, mais les substitutions restent davantage déficitaires

La longueur moyenne et le nombre d’omissions peuvent être proches, mais les substitutions restent davantage déficitaires

Explanation

La longueur moyenne des énoncés et le nombre d’omissions peuvent être similaires à ceux des contrôles, alors que les substitutions demeurent davantage déficitaires. La longueur renseigne surtout sur la quantité de langage, tandis que les substitutions reflètent davantage la qualité grammaticale.

47. Dans les tâches narratives, quelle tendance est souvent observée chez les enfants avec implant cochléaire ?

Ils se situent tous en dehors de la norme des enfants entendants
Ils produisent autant d’éléments que les enfants entendants, mais sans utiliser de verbes
Ils rapportent souvent moins d’éléments essentiels et subsidiaires, même si certains se situent dans la norme
Ils rapportent toujours davantage d’éléments essentiels et subsidiaires que les enfants entendants

Ils rapportent souvent moins d’éléments essentiels et subsidiaires, même si certains se situent dans la norme

Explanation

Les enfants avec implant cochléaire rapportent souvent moins d’éléments essentiels et subsidiaires dans les récits. Toutefois, 47 % d’entre eux peuvent se situer dans la norme des enfants entendants.

48. Quel contraste peut être observé entre la macrostructure et la microstructure narratives chez des enfants sourds ?

Une macrostructure équivalente à celle des entendants peut coexister avec une microstructure inférieure et des inférences moins complètes
Les deux dimensions sont toujours équivalentes, car elles mesurent exactement les mêmes compétences
Une microstructure équivalente peut toujours coexister avec une macrostructure supérieure et des inférences complètes
Une macrostructure inférieure entraîne nécessairement une microstructure supérieure et de meilleures inférences

Une macrostructure équivalente à celle des entendants peut coexister avec une microstructure inférieure et des inférences moins complètes

Explanation

Un enfant peut organiser globalement son récit de façon comparable à celle d’un enfant entendant tout en présentant une microstructure moins élaborée et des réponses moins complètes aux questions d’inférence.

49. Que désigne la pragmatique dans l’étude du langage ?

La mémorisation des sons et des syllabes d’une langue
L’utilisation du langage dans les interactions sociales
La structure grammaticale interne des énoncés
La connaissance du sens isolé des mots

L’utilisation du langage dans les interactions sociales

Explanation

La pragmatique concerne l’usage du langage en interaction sociale. Elle se distingue de la morphosyntaxe, qui porte sur la structure grammaticale des énoncés.

50. Quel profil conversationnel est souvent observé chez les enfants sourds ou malentendants ?

Ils initient et maintiennent généralement les conversations mieux que leurs pairs entendants
Ils peuvent bien initier une conversation, mais éprouver davantage de difficultés à rester liés au propos du partenaire
Ils présentent des difficultés identiques pour initier et maintenir toutes les conversations
Ils évitent généralement toute initiation de conversation, mais maintiennent parfaitement le propos du partenaire

Ils peuvent bien initier une conversation, mais éprouver davantage de difficultés à rester liés au propos du partenaire

Explanation

L’initiation d’un sujet ou d’une conversation peut être appropriée, tandis que la contingence conversationnelle, c’est-à-dire le maintien d’un lien avec le propos du partenaire, est souvent plus fragile.

51. Un interlocuteur n’a pas compris une information et demande une reformulation. Quel processus conversationnel met-il en œuvre ?

Une flexion morphologique
Une initiation thématique
Une réparation conversationnelle
Une désignation lexicale

Une réparation conversationnelle

Explanation

La réparation conversationnelle consiste à traiter un bris de communication, notamment en demandant une clarification, en reformulant ou en s’autocorrigeant.

52. Quel ensemble d’objectifs caractérise le programme CONVERSE ?

La discrimination auditive, la lecture labiale et la production de sons isolés uniquement
La narration écrite, l’orthographe et la copie de phrases sans interaction
La mémorisation de listes de mots, la conjugaison écrite et l’analyse des phrases complexes
La contingence, le regard, les indices verbaux et non verbaux, la réparation et l’approfondissement des conversations

La contingence, le regard, les indices verbaux et non verbaux, la réparation et l’approfondissement des conversations

Explanation

CONVERSE travaille notamment la contingence, les occasions d’interaction, les indices verbaux et non verbaux, le regard, la réparation, les conversations soutenues et l’approfondissement des sujets.

53. Qu’est-ce qui caractérise le bilinguisme bimodal ?

L’usage de deux langues dans deux modalités différentes, visuo-gestuelle et auditive-orale
L’usage d’une seule langue dans deux registres différents
L’usage de deux langues dans une même modalité auditive
L’alternance entre deux dialectes d’une même langue

L’usage de deux langues dans deux modalités différentes, visuo-gestuelle et auditive-orale

Explanation

Le bilinguisme bimodal associe une langue visuo-gestuelle, comme une langue des signes, et une langue auditive-orale. Il se distingue ainsi du bilinguisme monomodal, qui utilise deux langues dans une même modalité.

54. Quelle distinction oppose correctement une langue des signes naturelle à un système signé ?

Le système signé possède une grammaire autonome, contrairement à la langue des signes naturelle
La langue des signes naturelle sert uniquement à traduire l’écrit, tandis que le système signé sert à communiquer
La langue des signes naturelle est toujours accompagnée de parole, contrairement au système signé
La langue des signes naturelle est une langue à part entière, tandis que le système signé soutient artificiellement la langue orale

La langue des signes naturelle est une langue à part entière, tandis que le système signé soutient artificiellement la langue orale

Explanation

Une langue des signes naturelle constitue une langue complète et autonome. Un système signé est une forme artificielle destinée à soutenir la langue orale et ne doit pas être confondu avec elle.

55. Que révèle principalement le code-switching chez une personne bilingue bimodale ?

Une incapacité à maintenir une langue dans un énoncé
Une alternance entre les langues qui peut témoigner d’une bonne fluence dans chacune
Une production simultanée de signes et de parole dans le même énoncé
Une préférence définitive pour la langue la plus fréquemment utilisée

Une alternance entre les langues qui peut témoigner d’une bonne fluence dans chacune

Explanation

Le code-switching désigne l’alternance d’une langue à l’autre dans ou entre les énoncés. Il constitue plutôt un indicateur de fluence dans les deux langues qu’un signe de confusion.

56. Quel comportement correspond au code-blending ?

Produire simultanément des signes et de la parole dans un même énoncé
Traduire mentalement un énoncé avant de le produire
Utiliser deux langues dans des contextes sociaux différents
Passer d’une langue à l’autre entre deux conversations

Produire simultanément des signes et de la parole dans un même énoncé

Explanation

Le code-blending correspond à la production simultanée de signes et de parole au sein d’un même énoncé. Il se distingue donc du code-switching, qui repose sur une alternance entre les langues.

57. Chez des enfants sourds signants natifs porteurs d’un implant cochléaire, quel facteur prédit les performances en langage oral ?

Le statut auditif uniquement
L’âge, sans différence significative liée au statut auditif
La fréquence du code-switching uniquement
L’absence d’exposition à une langue des signes

L’âge, sans différence significative liée au statut auditif

Explanation

Les performances en langage oral sont prédites par l’âge. Elles ne diffèrent pas significativement selon le statut auditif chez ces enfants sourds signants natifs implantés.

58. Pourquoi une exposition précoce et de haute qualité à une langue des signes naturelle est-elle importante avant l’implantation cochléaire ?

Elle soutient le développement du langage oral après l’implantation
Elle garantit que l’enfant utilisera uniquement la langue des signes
Elle remplace nécessairement tout développement de la langue orale
Elle empêche l’utilisation simultanée de signes et de parole

Elle soutient le développement du langage oral après l’implantation

Explanation

Une exposition précoce et de qualité à une langue des signes naturelle fournit un accès langagier solide avant l’implantation. Elle soutient ensuite le développement du langage oral post-implantation.

59. Chez les enfants sourds signants avec implant cochléaire, comment les performances en langue orale se comparent-elles selon le statut auditif ?

Elles sont significativement inférieures à celles des enfants entendants signants
Elles dépendent uniquement de l’âge d’implantation
Elles ne diffèrent pas significativement selon le statut auditif
Elles sont significativement supérieures à celles des enfants entendants signants

Elles ne diffèrent pas significativement selon le statut auditif

Explanation

Les performances en langue orale sont prédites par l’âge, comme chez les enfants en développement, sans différence significative selon le statut auditif. Les enfants sourds signants avec implant ne se distinguent donc pas significativement des enfants entendants signants.

60. Quel effet peut avoir une exposition précoce et de haute qualité à une langue des signes avant l’implantation ?

Elle ne nuit pas à la langue orale et peut réduire l’impact d’une privation auditive précoce
Elle empêche l’enfant de bénéficier de l’implant cochléaire
Elle rend inutile tout accès ultérieur à une langue orale
Elle retarde nécessairement le développement de la langue orale

Elle ne nuit pas à la langue orale et peut réduire l’impact d’une privation auditive précoce

Explanation

L’exposition précoce à une langue des signes naturelle ne retarde pas la langue orale. Elle peut au contraire réduire les effets d’une privation auditive précoce en assurant un accès langagier accessible.

61. Quelle combinaison définit le bilinguisme bimodal après implantation ?

Une langue des signes et un système artificiel sans langue orale
Une langue écrite et une langue parlée utilisées séparément
Deux langues orales utilisées uniquement dans des contextes différents
Une langue des signes et une langue orale pouvant être utilisées simultanément

Une langue des signes et une langue orale pouvant être utilisées simultanément

Explanation

Le bilinguisme bimodal associe une langue des signes et une langue orale. Ces deux langues peuvent être produites simultanément, et leur combinaison peut soutenir le développement langagier.

62. Quel accès langagier est recommandé le plus tôt possible pour un enfant sourd ?

Un accès uniquement écrit jusqu’à la maîtrise de la lecture
Un accès différé à toute langue afin de favoriser l’adaptation auditive
Un accès exclusivement oral après la mise en place de l’implant
Un accès précoce à une langue totalement accessible, notamment la langue des signes et/ou le français parlé complété

Un accès précoce à une langue totalement accessible, notamment la langue des signes et/ou le français parlé complété

Explanation

L’enfant sourd a besoin le plus tôt possible d’une langue totalement accessible. Il peut s’agir de la langue des signes et/ou du français parlé complété, en complément de l’audition avec ou sans implant.

63. Comment définir un enfant sourd multilingue ?

Un enfant dont la langue familiale diffère de la langue majoritaire orale ou signée
Un enfant dont les parents parlent nécessairement deux langues orales
Un enfant qui apprend deux langues uniquement à l’école
Un enfant qui utilise exclusivement une langue des signes

Un enfant dont la langue familiale diffère de la langue majoritaire orale ou signée

Explanation

Un enfant sourd multilingue a une langue familiale différente de la langue majoritaire orale, comme le français, ou de la langue majoritaire signée, comme la LSFB. Cette différence de langue familiale le distingue du profil monolingue considéré.

64. Que signifie être multilingue dans la vie quotidienne ?

Maîtriser toutes ses langues au même niveau dans toutes les situations
Comprendre plusieurs langues sans pouvoir les utiliser
Pouvoir s’exprimer dans plusieurs langues et utiliser plus d’une langue selon les contextes
Utiliser une langue différente uniquement pour les activités scolaires

Pouvoir s’exprimer dans plusieurs langues et utiliser plus d’une langue selon les contextes

Explanation

Le multilinguisme désigne la possibilité de s’exprimer dans plusieurs langues et d’en utiliser plus d’une dans la vie quotidienne et dans différents contextes. Il n’implique pas une maîtrise identique de chaque langue dans toutes les situations.

65. Pourquoi le bilinguisme bimodal entraîne-t-il moins de compétition interlinguistique ?

Parce que l’enfant cesse rapidement d’utiliser sa langue familiale
Parce que les deux langues ont exactement le même vocabulaire
Parce que la langue orale et la langue des signes peuvent être produites simultanément
Parce que les deux langues sont toujours acquises au même âge

Parce que la langue orale et la langue des signes peuvent être produites simultanément

Explanation

La langue orale et la langue des signes reposent sur des modalités différentes et peuvent être produites simultanément. Cette possibilité réduit la compétition interlinguistique entre les deux systèmes.

66. Pourquoi un enfant bilingue peut-il sembler avoir un vocabulaire moins étendu qu’un enfant monolingue ?

Parce que son vocabulaire est réparti entre ses deux langues
Parce qu’il ne peut mémoriser qu’une langue à la fois
Parce que les mots appris dans une langue disparaissent lorsqu’il apprend l’autre
Parce que les étapes d’acquisition sont nécessairement retardées

Parce que son vocabulaire est réparti entre ses deux langues

Explanation

Le vocabulaire d’un enfant bilingue est distribué entre ses deux langues, ce qui peut donner l’impression qu’il possède moins de mots dans une langue donnée. Cette répartition n’implique pas un décalage des étapes d’acquisition.

67. En français, quelle comparaison décrit correctement la précision de la parole chez les enfants bilingues implantés, bilingues appareillés et monolingues ?

Les enfants appareillés ont une meilleure précision que les enfants implantés, quel que soit leur statut linguistique
Le bilinguisme réduit la précision chez les enfants implantés par rapport aux monolingues
La précision est différente entre bilingues et monolingues, mais identique entre implantés et appareillés
La précision est similaire entre bilingues et monolingues, mais meilleure chez les implantés que chez les appareillés

La précision est similaire entre bilingues et monolingues, mais meilleure chez les implantés que chez les appareillés

Explanation

En français, le bilinguisme ne différencie pas la précision de la parole, tandis que le type d’aide auditive est associé à une meilleure précision chez les enfants implantés que chez les enfants appareillés.

68. Quelle observation caractérise l’intelligibilité des enfants bilingues implantés dans leur langue familiale ?

Moins de la moitié est intelligible dans sa langue familiale, avec une différence modérée entre enfants implantés et non implantés
La majorité est intelligible dans sa langue familiale, sans différence liée à l’implant
Tous sont intelligibles dans leur langue familiale lorsque leurs parents utilisent l’échelle ICS
L’intelligibilité dans la langue familiale est supérieure à celle observée en français pour tous les enfants

Moins de la moitié est intelligible dans sa langue familiale, avec une différence modérée entre enfants implantés et non implantés

Explanation

Moins de la moitié des enfants bilingues étaient intelligibles dans leur langue familiale, et une différence d’intelligibilité de niveau de preuve modéré était observée selon la présence d’un implant.

69. Quelle décision concernant le bilinguisme est la plus cohérente pour un enfant porteur d’un implant cochléaire ?

Limiter les langues familiales à une utilisation occasionnelle à la maison
Reporter l’exposition aux langues familiales jusqu’à la stabilisation de la parole
Éviter le bilinguisme afin de privilégier entièrement la langue de scolarisation
Maintenir le bilinguisme tout en accordant une attention particulière aux langues familiales

Maintenir le bilinguisme tout en accordant une attention particulière aux langues familiales

Explanation

Les résultats ne justifient pas d’éviter le bilinguisme chez les enfants implantés, mais ils soulignent la nécessité de soutenir activement le maintien des langues familiales.

70. Quels sont les trois axes qui structurent l’accompagnement d’un enfant sourd multilingue ?

Choisir une langue unique, mesurer le vocabulaire et intensifier la rééducation articulatoire
Planifier les politiques linguistiques familiales, établir un profil linguistique global et adapter l’intervention à la langue et à la culture
Évaluer l’audition, enseigner la lecture et organiser une intervention identique pour toutes les familles
Comparer l’enfant aux monolingues, sélectionner la langue dominante et supprimer les langues minoritaires

Planifier les politiques linguistiques familiales, établir un profil linguistique global et adapter l’intervention à la langue et à la culture

Explanation

L’accompagnement repose sur la planification des politiques linguistiques familiales, l’établissement d’un profil linguistique global et une intervention sensible aux langues et à la culture familiale.

71. Comment une politique linguistique familiale explicite doit-elle être planifiée ?

En imposant la langue majoritaire dans tous les lieux et à tous les moments
En choisissant la langue dans laquelle l’enfant obtient les meilleurs résultats à un test unique
En réservant les langues familiales aux échanges informels et la langue scolaire à tous les autres contextes
En tenant compte des langues utilisées, des lieux et moments d’utilisation ainsi que des souhaits parentaux

En tenant compte des langues utilisées, des lieux et moments d’utilisation ainsi que des souhaits parentaux

Explanation

La planification doit intégrer les langues, les contextes et les moments d’utilisation, ainsi que les souhaits des parents, pour favoriser un bilinguisme actif et le maintien des langues familiales.

72. Pourquoi l’évaluation d’un enfant sourd multilingue doit-elle prendre en compte toutes ses langues ?

Parce que les langues interagissent et construisent un profil linguistique unique, alors que les compétences sont rarement équilibrées
Parce que les compétences sont généralement équilibrées entre toutes les langues
Parce que la langue familiale permet à elle seule de prédire les performances dans les autres langues
Parce qu’une seule langue ne permet jamais d’évaluer les capacités auditives de l’enfant

Parce que les langues interagissent et construisent un profil linguistique unique, alors que les compétences sont rarement équilibrées

Explanation

Les langues de l’enfant interagissent pour former un profil linguistique unique, et leurs compétences sont rarement équilibrées ; les évaluer toutes permet donc une interprétation plus juste.

73. Quelle méthode d’évaluation est la plus appropriée pour un enfant sourd multilingue ?

Évaluer uniquement sa langue de scolarisation pour obtenir une mesure standardisée
Identifier ses forces et faiblesses relatives, examiner les processus langagiers sous-jacents et analyser son environnement linguistique
Retenir la langue dans laquelle il obtient le score le plus élevé comme indicateur global
Comparer directement ses scores à ceux de pairs monolingues du même âge

Identifier ses forces et faiblesses relatives, examiner les processus langagiers sous-jacents et analyser son environnement linguistique

Explanation

L’évaluation doit décrire les forces et faiblesses relatives, les processus sous-jacents et l’environnement linguistique de l’enfant. La comparaison directe avec des pairs monolingues est déconseillée.

74. Quelle caractéristique doit guider une intervention logopédique auprès d’un enfant sourd multilingue ?

Utiliser la même intervention, indépendamment des langues et des pratiques culturelles de la famille
Concentrer l’intervention sur la langue majoritaire afin d’accélérer les progrès scolaires
Soutenir toutes ses langues en s’adaptant à sa culture familiale et à sa situation d’interculturalité
Développer d’abord une langue unique avant d’introduire les autres langues

Soutenir toutes ses langues en s’adaptant à sa culture familiale et à sa situation d’interculturalité

Explanation

L’intervention doit soutenir toutes les langues de l’enfant, être linguistiquement sensible et reconnaître l’interculturalité en s’adaptant à la culture familiale.

Review with flashcards

Memorize the answers with 89 flashcards on Développement du langage chez l’enfant sourd.

La surdité empêche-t-elle nécessairement la parole ?

Non, les personnes sourdes ont une voix.

Quels étaient les axes principaux des programmes pour enfants sourds il y a 50 ans ?

Appareillage, entraînement auditif, parole et lecture labiale.

Quel retard les enfants sourds présentaient-ils jusqu'aux années 1970 ?

Un retard massif du langage, de la lecture et de l'écriture.

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