Revision sheet: Gouvernance et enjeux climatiques

Plan du Cours

  1. Changement climatique, enjeu mondial
  2. Origines scientifiques et AnthropocĂšne
  3. Climatoscepticisme et rĂŽle du GIEC
  4. Risques climatiques et tensions territoriales
  5. Naissance de la gouvernance climatique
  6. Kyoto et Accord de Paris
  7. Société civile et contentieux climatiques
  8. Rivalités de puissance et diplomatie verte
  9. Stratégies nationales et transition énergétique

1. Changement climatique, enjeu mondial

Notions clés & Définitions

  • Gouvernance climatique mondiale : La gouvernance climatique mondiale dĂ©signe l’ensemble des nĂ©gociations et dĂ©cisions politiques organisĂ©es Ă  l’échelle internationale pour gĂ©rer le changement climatique.
  • Gaz Ă  effet de serre : Les gaz Ă  effet de serre sont des composĂ©s dont la concentration dans l’atmosphĂšre renforce le rĂ©chauffement du climat.
  • ÉvĂ©nements climatiques extrĂȘmes : Les Ă©vĂ©nements climatiques extrĂȘmes sont des phĂ©nomĂšnes (sĂ©cheresses, inondations, tempĂȘtes) intensifiĂ©s et multipliĂ©s par le changement climatique.
  • Relations internationales : Les relations internationales regroupent les interactions entre États et acteurs politiques oĂč le climat devient un sujet structurant et un levier d’influence.

Points essentiels

  • Les modifications climatiques liĂ©es aux activitĂ©s humaines depuis l’ùre industrielle s’accentuent avec la concentration des gaz Ă  effet de serre, et leurs effets touchent toute la planĂšte.
  • La montĂ©e du niveau des mers, la dĂ©sertification, les sĂ©cheresses et les inondations dĂ©crivent un impact qui dĂ©passe le seul cadre europĂ©en.
  • L’enjeu climatique implique une gouvernance mondiale via des accords internationaux, structurĂ©s notamment par des sommets et des COP.
  • La coopĂ©ration internationale se heurte Ă  des intĂ©rĂȘts divergents, notamment sur la place du climat dans les prioritĂ©s de dĂ©veloppement et de croissance.
  • Le climat devient un levier d’influence sur la scĂšne internationale, ce qui renforce la dimension des relations internationales.
  • Les dĂ©gradations (dĂ©placements cĂŽtiers, Ă©rosion, dĂ©sertification) peuvent accroĂźtre la pression sur les territoires et nourrir des tensions liĂ©es aux ressources.

Astuce mémo

Climat = GES + extrĂȘmes + monde entier : accords pour coopĂ©rer malgrĂ© conflits d’intĂ©rĂȘts.

2. Origines scientifiques et AnthropocĂšne

Notions clés & Définitions

  • Effet de serre : PhĂ©nomĂšne physique qui explique que certains gaz atmosphĂ©riques retiennent une partie de la chaleur et influencent la tempĂ©rature terrestre.
  • AnthropocĂšne : Concept de gĂ©ologie rĂ©cente reliant l’évolution du climat et de l’environnement Ă  l’influence de l’humanitĂ©, proposĂ© pour dater l’époque actuelle.
  • Climatoscepticisme : Position qui conteste le changement climatique soit en niant sa rĂ©alitĂ©, soit en admettant l’évolution sans attribuer de responsabilitĂ© aux sociĂ©tĂ©s.
  • GIEC : Institution qui compile et Ă©value les rĂ©sultats de recherche sur le climat afin d’éclairer le diagnostic scientifique sur ses causes.

Points essentiels

  • En 1972, lors du Sommet de Stockholm, le climat n’est pas explicitement prĂ©sentĂ© comme enjeu planĂ©taire dans la dĂ©claration, contrairement Ă  une mention de l’air Ă  l’article 2.
  • Joseph Fourier met en Ă©vidence le principe de l’effet de serre, puis Svante Arrhenius Ă©tablit une corrĂ©lation entre l’augmentation du CO2 atmosphĂ©rique et le rĂ©chauffement terrestre (1889).
  • Le terme AnthropocĂšne est proposĂ© par Paul Crutzen, avec un dĂ©marrage placĂ© Ă  la fin du XVIIIe siĂšcle, liĂ© Ă  l’industrialisation et Ă  la machine Ă  vapeur.
  • En 1995, le 2e rapport du GIEC traite de l’origine du rĂ©chauffement (humaine ou naturelle) et conclut prudemment Ă  une influence humaine perceptible Ă  partir d’un faisceau d’élĂ©ments.
  • Dans le 6e rapport du GIEC, l’origine naturelle du rĂ©chauffement est comprise entre 0°C et 0,3°C, pour un rĂ©chauffement total estimĂ© entre 0,8°C et 1,3°C depuis l’ùre prĂ©industrielle.

3. Climatoscepticisme et rĂŽle du GIEC

Notions clés & Définitions

  • ClimatonĂ©gationnisme : NĂ©gation qui vise explicitement Ă  refuser les rĂ©sultats de la recherche scientifique sur le climat.
  • Collapsologie : Courant qui relie le rĂ©chauffement climatique Ă  un risque d’effondrement de la civilisation.

Points essentiels

  • Le climatoscepticisme peut contester soit la rĂ©alitĂ© du changement climatique, soit l’implication des sociĂ©tĂ©s en avançant que seules des variations naturelles jalonnent l’histoire humaine.
  • En 1995, le deuxiĂšme rapport du GIEC s’interrogeait sur l’origine du rĂ©chauffement puis concluait prudemment, sous la houlette de Ben Santer, qu’un faisceau d’élĂ©ments suggĂšre une influence humaine perceptible sur le climat global.
  • Le sixiĂšme rapport (synthĂšse) du GIEC affirme une interdĂ©pendance entre climat, Ă©cosystĂšmes, biodiversitĂ© et sociĂ©tĂ©s, et attribue une part trĂšs majoritaire (voire entiĂšre) du rĂ©chauffement Ă  l’activitĂ© humaine.
  • D’aprĂšs le GIEC, l’origine naturelle du rĂ©chauffement serait comprise entre 0° et 0,3°, pour un rĂ©chauffement Ă©valuĂ© entre 0,8 et 1,3 °C depuis l’ùre prĂ©industrielle.
  • La prise de conscience est renforcĂ©e par la hausse d’évĂ©nements climatiques extrĂȘmes et par des impacts humains visibles comme les dĂ©placements liĂ©s Ă  la montĂ©e des eaux ou l’érosion de cĂŽtes.

Astuce mémo

Deux voies du doute : nier le fait climatique, ou nier la faute humaine ; le GIEC fait pencher vers l’influence humaine.

4. Risques climatiques et tensions territoriales

Notions clés & Définitions

  • Tensions territoriales : Les tensions territoriales sont les conflits d’intĂ©rĂȘts entre États dĂ©clenchĂ©s par l’inĂ©gal exposition aux impacts climatiques et par des dĂ©saccords sur les rĂ©ponses Ă  apporter.
  • Justice climatique : La justice climatique est le principe revendiquĂ© par les pays en dĂ©veloppement pour faire porter aux pays industrialisĂ©s l’essentiel des efforts et des compensations liĂ©s au changement climatique.
  • Victimisation diplomatique : La victimisation diplomatique est l’usage, par certains États trĂšs exposĂ©s, de leur statut de “victimes” pour peser sur l’action et la nĂ©gociation internationales.

Points essentiels

  • Les COP rĂ©vĂšlent des divergences autour de la responsabilitĂ© et de compensations, avec un blocage nourri par la question des “efforts” attendus des pays selon leur rĂŽle historique et leurs Ă©missions actuelles.
  • Les pays en dĂ©veloppement invoquent la “dette climatique” pour demander Ă  la fois des aides Ă  l’adaptation et le maintien du droit au dĂ©veloppement face aux attentes portĂ©es par les pays industrialisĂ©s.
  • La crise du multilatĂ©ralisme apparaĂźt quand des États Ă©mergents refusent d’aligner leurs politiques sur les accords, comme Ă  Copenhague en 2009 lors de la COP15.
  • Les responsabilitĂ©s et rĂ©quisitoires changent avec le temps : la Chine est donnĂ©e comme premier Ă©metteur (9,2 milliards de t de CO2 en 2017) et l’Inde troisiĂšme (2,1 milliards), tandis que le Qatar est citĂ© Ă  40 tonnes par habitant.
  • Les États-Unis ne ratifient pas Kyoto en 1997 et se retirent de l’Accord de Paris en 2020 pour des motifs de compĂ©titivitĂ© Ă©conomique, puis reviennent en fĂ©vrier 2021 avec l’administration Biden.
  • Le Bangladesh utilise sa forte vulnĂ©rabilitĂ© (montĂ©e des eaux) comme levier d’action et de diplomatie, avec des objectifs de rĂ©duction des GES de 5 Ă  15 % entre 2020 et 2030.

5. Naissance de la gouvernance climatique

Notions clés & Définitions

  • ConfĂ©rences des Parties COP : Les COP sont des rĂ©unions internationales oĂč les États dĂ©battent et nĂ©gocient les politiques climatiques sous l’égide d’instances onusiennes.
  • Contributions dĂ©terminĂ©es au niveau national CDN : Les CDN sont des engagements fixĂ©s par chaque pays pour ses objectifs d’émission et d’adaptation Ă  partir de 2020.
  • Alliance of Small Island States AOSIS : L’AOSIS est un regroupement d’États insulaires du Pacifique créé en 1990 pour peser dans les nĂ©gociations climatiques via leur vulnĂ©rabilitĂ©.
  • V20 : Le V20 est un club nĂ© en octobre 2015 qui rĂ©unit des pays trĂšs pauvres et trĂšs vulnĂ©rables pour discuter du financement et de la mutualisation du risque climatique.

Points essentiels

  • La gouvernance climatique naĂźt avec l’idĂ©e d’un cadre multilatĂ©ral contraignant, mais la crise du multilatĂ©ralisme est rĂ©vĂ©lĂ©e par l’échec de Copenhague (COP15) vers 2009.
  • L’accord relance la diplomatie en replaçant la coordination sur des objectifs nationaux via les CDN Ă  mettre en Ɠuvre Ă  partir de 2020.
  • Contrairement Ă  Kyoto, l’exĂ©cution repose sur les engagements des Parties sans mĂ©canismes de sanctions, ce qui limite l’atteinte des objectifs fixĂ©s.
  • Les COP servent d’espace oĂč s’affrontent les intĂ©rĂȘts et reprĂ©sentations, la pierre d’achoppement portant sur la responsabilitĂ© du changement climatique et les compensations.
  • Les pays vulnĂ©rables structurent leur poids diplomatique via des regroupements comme l’AOSIS (1990) et le V20 (octobre 2015) pour avancer l’idĂ©e d’assurance et de pertes et dommages.
  • Le retour des États-Unis Ă  l’Accord de Paris en fĂ©vrier 2021 aprĂšs le retrait de 2020 montre que la gouvernance dĂ©pend aussi de choix politiques nationaux.

6. Kyoto et Accord de Paris

Notions clés & Définitions

  • Contributions dĂ©terminĂ©es au niveau national (CDN) : Les CDN sont les objectifs que chaque pays fixe pour ses Ă©missions et son adaptation, puis met en Ɠuvre Ă  partir de 2020 dans l’Accord de Paris.
  • ResponsabilitĂ© collective et diffĂ©renciĂ©e : La responsabilitĂ© collective et diffĂ©renciĂ©e reconnaĂźt que tous les États ne contribuent pas de la mĂȘme façon au problĂšme climatique et n’assument donc pas les mĂȘmes efforts.
  • Dette climatique : La dette climatique dĂ©signe la revendication des pays du Sud demandant que les pays industrialisĂ©s aident l’adaptation et soutiennent le dĂ©veloppement, en raison de leur responsabilitĂ© passĂ©e.
  • Retrait amĂ©ricain de l’Accord de Paris : Le retrait amĂ©ricain correspond Ă  la dĂ©cision des États-Unis de se retirer de l’Accord de Paris, avant un retour ultĂ©rieur sous une autre administration.

Points essentiels

  • Contrairement au protocole de Kyoto, l’Accord de Paris repose sur des objectifs fixĂ©s par les États via leurs CDN, applicables Ă  partir de 2020.
  • Les mesures nationales des CDN, combinĂ©es Ă  l’absence de sanctions, ne suffisent pas Ă  atteindre l’objectif de limiter la hausse des tempĂ©ratures sous la barre de 2 °C d’ici 2100.
  • La grande controverse en COP porte sur la responsabilitĂ© du changement climatique et sur d’éventuelles compensations, malgrĂ© la reconnaissance du principe de responsabilitĂ© collective et diffĂ©renciĂ©e.
  • Le retrait des États-Unis a Ă©tĂ© annoncĂ© en 2017, effectif en 2020 sous l’administration Trump, puis annulĂ© avec un retour en fĂ©vrier 2021 sous Joe Biden.
  • En 2017, la Chine est indiquĂ©e comme premier Ă©metteur avec 9,2 milliards de gigatonnes de CO2, l’Inde comme troisiĂšme avec 2,1 milliards, et la seconde place revient aux États-Unis.
  • Le Qatar est citĂ© avec 40 tonnes de CO2 par habitant, illustration de divergences qui bloquent les nĂ©gociations climatiques.

Astuce mémo

CDN = chaque pays choisit; pas de sanctions → objectif 2 °C d’ici 2100 difficile; US : 2017 annonce, 2020 retrait, fĂ©v. 2021 retour.

7. Société civile et contentieux climatiques

Notions clés & Définitions

  • ONG climatiques : Organisations non gouvernementales engagĂ©es dans la gouvernance climatique, visant Ă  mobiliser l’opinion et Ă  faire pression via lobbying et communication.
  • Partenariat de Marrakech : Cadre onusien qui organise politiquement la mobilisation des acteurs non Ă©tatiques lors des COP pour l’action climatique globale.
  • Fridays for Future : Mouvement transnational de grĂšves scolaires et Ă©tudiantes pour le climat, nĂ© d’une protestation individuelle qui s’est ensuite diffusĂ©e.
  • Affaire du SiĂšcle : Recours d’ONG contre l’État français pour inaction climatique, menĂ© avec l’objectif de faire constater des manquements liĂ©s aux Ă©missions.

Points essentiels

  • À cĂŽtĂ© des États, des intĂ©rĂȘts Ă©conomiques et des lobbies issus de la sociĂ©tĂ© civile pĂšsent sur les nĂ©gociations, comme le Global Climate Coalition financĂ© par ExxonMobil dans les annĂ©es 1990.
  • Dans les COP et sommets onusiens, les organisations de la sociĂ©tĂ© civile peuvent assister aux nĂ©gociations, mais elles ne peuvent pas intervenir dans les dĂ©bats.
  • Lors de la COP26 et de la COP27, des mobilisations dĂ©noncent la justice climatique et des « rĂ©parations » pour les pollueurs tout en pointant la persistance des Ă©nergies fossiles.
  • En 2018, Greta Thunberg lance Fridays for Future aprĂšs une manifestation solitaire au Parlement suĂ©dois pour dĂ©noncer l’inaction face au rĂ©chauffement.
  • En 2021, le Tribunal administratif de Paris rend une dĂ©cision reconnaissant des manquements de l’État français dans l’Affaire du SiĂšcle au sujet de la rĂ©duction des Ă©missions aprĂšs l’Accord de Paris.

Astuce mémo

COP = tribune sans parole : ONG observent, puis protestent et contentieux.

8. Rivalités de puissance et diplomatie verte

Notions clés & Définitions

  • Diplomatie verte : StratĂ©gie de relations internationales qui consiste Ă  utiliser le climat pour amĂ©liorer son image, son influence et sa position gĂ©opolitique.
  • Diplomatie d'accueil des COP : Pratique oĂč un pays cherche Ă  renforcer sa visibilitĂ© internationale en accueillant et prĂ©sidant une COP grĂące Ă  un engagement financier et diplomatique.
  • Puissance normative : CapacitĂ© d'un acteur Ă  peser sur les autres en dĂ©finissant des normes et bonnes pratiques climatiques jugĂ©es Ă  la fois crĂ©dibles et applicables.
  • Pacte vert de l’Union europĂ©enne : Politique Ă©cologique de l’Union europĂ©enne lancĂ©e fin 2019, couvrant de nombreux secteurs et visant la neutralitĂ© carbone Ă  l’horizon 2050.

Points essentiels

  • Depuis Stockholm (1972), l’accueil des COP sert de levier de reconnaissance, et l’organisation des COP est dĂ©sormais tournĂ©e entre pays selon 5 groupes rĂ©gionaux de l’ONU pour la prĂ©sidence.
  • La Russie a ratifiĂ© le protocole de Kyoto en 2004, afin d’utiliser la diplomatie verte pour rĂ©duire l’isolement des annĂ©es 1990 et se repositionner comme « puissance Ă©cologique ».
  • Le Pacte vert vise la neutralitĂ© carbone en 2050 et l’UE doit atteindre -55 % d’émissions de GES par rapport Ă  1990 d’ici 2030 (« Fit for 55 »).
  • Pour mettre en Ɠuvre le Pacte vert, l’UE prĂ©voit une enveloppe budgĂ©taire dĂ©cennale de 1 000 milliards d’euros, avec vĂ©rification des progrĂšs par la Commission europĂ©enne dans la loi europĂ©enne sur le climat.
  • En septembre 2020, Xi Jinping annonce pour la Chine un objectif de neutralitĂ© carbone en 2060, malgrĂ© une dĂ©pendance forte au charbon (≈ 3 000 centrales fin 2022 fournissant 60 % de l’électricitĂ©).
  • Dans sa « nouvelle politique industrielle verte », Joe Biden cherche Ă  faire des États-Unis un leader, notamment via la construction de voitures Ă©lectriques comme Ă©tendard principal.

Astuce mémo

COP d’accueil = vitrine internationale ; Kyoto & neutralitĂ© = crĂ©dibilitĂ© ; UE « normes » = puissance normative ; Chine/US = puissance par marchĂ© et industrie.

9. Stratégies nationales et transition énergétique

Notions clés & Définitions

  • Leader en transition Ă©nergĂ©tique : Positionnement international fondĂ© sur la production et la consommation d’énergie provenant de sources renouvelables.
  • Pacte vert europĂ©en : Politique Ă©cologique de l’Union europĂ©enne couvrant tous les secteurs, visant des objectifs climatiques Ă  moyen et long termes.
  • Fit for 55 : Paquet d’objectifs et d’ajustements europĂ©ens qui rend opĂ©rationnels les engagements de rĂ©duction des Ă©missions d’ici 2030.

Points essentiels

  • En 2020, les Ă©nergies renouvelables reprĂ©sentent prĂšs de 83 % de la consommation d’énergie en Islande, avec une forte part de la gĂ©othermie.
  • L’Union europĂ©enne vise la neutralitĂ© carbone Ă  l’horizon 2050 et -55 % d’émissions de GES par rapport Ă  1990 d’ici 2030 via le cadre “Fit for 55” et la loi europĂ©enne sur le climat.
  • Le “Pacte vert” est financĂ© par une enveloppe budgĂ©taire dĂ©cennale de 1 000 milliards d’euros, avec vĂ©rification des progrĂšs collectifs par la Commission europĂ©enne.
  • Xi Jinping annonce en septembre 2020 la neutralitĂ© carbone en 2060, tandis que Narendra Modi vise -45 % d’intensitĂ© carbone d’ici 2030 et la neutralitĂ© carbone en 2070.
  • La Chine investit massivement dans la transition malgrĂ© le charbon : dĂ©but 2022, environ 3 000 centrales charbon fournissent 60 % de l’électricitĂ© chinoise, et sa part de production solaire passe de 6 % Ă  84 % entre 2005 et 2021.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1972Sommet de la Terre Ă  Stockholm ; crĂ©ation du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE)
1889Arrhenius Ă©tablit une corrĂ©lation entre l’augmentation du CO2 et le rĂ©chauffement terrestre
19952e rapport du GIEC : question sur l’origine du rĂ©chauffement (humaine ou naturelle), rĂ©ponse prudente Ă©voquant un faisceau d’élĂ©ments
2004La Russie ratifie le protocole de Kyoto
2009Conférence de Copenhague (COP15) : crise du multilatéralisme climatique
2015COP21 : adoption de l’Accord de Paris ; crĂ©ation du V20 (octobre 2015)
2016EntrĂ©e en vigueur de l’Accord de Paris (novembre 2016)
2017Chine premier Ă©metteur (9,2 milliards) ; retrait des États-Unis de l’Accord de Paris annoncĂ©
2018Greta Thunberg lance Fridays for Future
2020Retrait effectif des États-Unis de l’Accord de Paris ; objectifs mis en Ɠuvre Ă  partir de 2020 ; annonce de la neutralitĂ© carbone de la Chine en septembre 2020

Tableaux de synthĂšse

Kyoto vs Accord de Paris

PointKyotoAccord de Paris
Base des objectifsRĂ©duction d’émissions encadrĂ©e dans un cadre contraignantObjectifs fixĂ©s par les Parties via leurs contributions dĂ©terminĂ©es au niveau national (CDN)
SanctionsCadre contraignant (logique Kyoto)Absence de mĂ©canismes de sanctions dans l’application
Mise en ƓuvrePĂ©riode 2008-2012Mise en Ɠuvre Ă  partir de 2020
Horizon de limitationRĂ©ductions visĂ©es selon le protocoleLimiter la hausse de la tempĂ©rature moyenne sous 2 °C Ă  l’horizon 2100

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre climatoscepticisme (contester la réalité ou nier la responsabilité) et climatonégationnisme (refus explicite des résultats scientifiques).
  2. Croire que le climat est dĂšs 1972 explicitement un enjeu planĂ©taire dans la dĂ©claration de Stockholm : seul « l’air » est mentionnĂ© Ă  l’article 2.
  3. Penser que l’Accord de Paris est un mĂ©canisme “contraignant” comme Kyoto : l’application repose sur les CDN et l’absence de sanctions limite l’atteinte des objectifs.
  4. Se tromper sur la chronologie États-Unis : retrait annoncĂ© en 2017, effectif en 2020, puis invalidĂ© avec un retour en fĂ©vrier 2021.
  5. Inverser les sources de pouvoir en COP : la société civile peut assister et communiquer, mais ne peut pas intervenir dans les débats.
  6. Attribution erronĂ©e des responsabilitĂ©s : confondre la “dette climatique” (revendication du Sud) avec la critique occidentale qui met en avant les Ă©missions actuelles des PED (Chine/Inde).
  7. RĂ©duire la diplomatie verte Ă  la seule “dĂ©carbonation” : elle peut aussi passer par l’accueil des COP et la puissance normative (UE) ou gĂ©oĂ©conomique (marchĂ©s/industrie).

Checklist Examen

  1. Expliquer pourquoi le changement climatique devient un enjeu des relations internationales (effets globaux, GES, extrĂȘmes, pression sur ressources).
  2. Rappeler ce que change l’identification scientifique (Fourier : effet de serre ; Arrhenius : CO2 et rĂ©chauffement).
  3. DĂ©finir l’AnthropocĂšne selon le cours (influence de l’humanitĂ© ; industrialisation et machine Ă  vapeur ; proposition de Crutzen).
  4. Comparer les formes de scepticisme : climatoscepticisme (réalité vs responsabilité) et climatonégationnisme (refus explicite des résultats).
  5. RĂ©sumer l’évolution des conclusions du GIEC en 1995 puis dans le 6e rapport (interdĂ©pendance climat/Ă©cosystĂšmes/sociĂ©tĂ©s ; part trĂšs majoritaire de l’activitĂ© humaine).
  6. Relier les impacts Ă  des tensions et usages politiques (justice climatique, dette climatique, victimisation diplomatique ; “guerres climatiques” redoutĂ©es).
  7. Citer au moins deux jalons de l’émergence de la gouvernance (1972 Stockholm/PNUE ; CCNUCC signĂ©e en 1992 ; COP et rĂŽle des confĂ©rences).
  8. Expliquer le contraste Kyoto vs Paris : cadre contraignant et rĂ©duction, puis CDN Ă  partir de 2020 et absence de sanctions ; rappeler l’objectif sous 2 °C/2100.
  9. Maßtriser les positions de la controverse COP : responsabilité/compensations, reconnaissance du principe de responsabilité collective et différenciée, blocages de négociation.
  10. DĂ©crire le rĂŽle de la sociĂ©tĂ© civile et du contentieux (ONG en COP “observantes”, Fridays for Future en 2018, Affaire du SiĂšcle et dĂ©cision du Tribunal administratif de Paris).
  11. Expliquer comment puissance et influence se combinent (accueil des COP, diplomatie verte, puissance normative via le Pacte vert).
  12. Identifier des stratĂ©gies nationales documentĂ©es (UE neutralitĂ© 2050 et -55 %/2030 ; Chine neutralitĂ© 2060 et charbon ; États-Unis “nouvelle politique industrielle verte”).

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1. Pourquoi le changement climatique est-il devenu un enjeu mondial des relations internationales ?

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Changement climatique — enjeu mondial ?

Impact global, lié aux gaz à effet de serre.

Gouvernance climatique mondiale

Négociations et décisions internationales contre le changement climatique

Origines scientifiques — Anthropocùne ?

Influence humaine, début fin XVIIIe siÚcle, proposition Crutzen.

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