Revision sheet: Introduction au chemsex et slam

📋 Plan du Cours

  1. Définition du chemsex et du slam
  2. Histoire des cultures sexuelles gaies
  3. Apparition en France et enjeux de santé publique
  4. ÉpidĂ©miologie des usagers HSH slameurs
  5. Contexte sexuel, modalités de rencontre et pratiques
  6. Motivations, fragilités et effets recherchés
  7. Substances psychoactives et pharmacologie des sessions
  8. Risques, conséquences et violences sexuelles
  9. Cathinones, GBL GHB, méthamphétamines et kétamine
  10. Poppers, cocaĂŻne et IPDE5 pour l’érection

📖 1. DĂ©finition du chemsex et du slam

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Chemsex : Le chemsex dĂ©signe un ensemble de pratiques oĂč des produits psychoactifs sont consommĂ©s dans un contexte sexuel pour initier, faciliter, prolonger ou amĂ©liorer des rapports.
  • Slam : Le slam dĂ©signe une pratique oĂč des psychostimulants sont injectĂ©s, avant ou pendant une activitĂ© sexuelle planifiĂ©e, dans le cadre d’une « session slam ».
  • Spychostimulants : Les spychostimulants sont des molĂ©cules psychoactives utilisĂ©es pour leurs effets recherchĂ©s dans le cadre sexuel dĂ©crit par le chemsex et le slam.
  • Sessions planifiĂ©es : Les sessions planifiĂ©es correspondent Ă  des rencontres sexuelles organisĂ©es Ă  l’avance, souvent orientĂ©es vers le sexe en groupe dans le chemsex.

📝 Points essentiels

  • Le chemsex implique l’usage de psychostimulants dans un contexte sexuel pour initier, faciliter, prolonger ou amĂ©liorer les rapports.
  • Le chemsex renvoie plus prĂ©cisĂ©ment Ă  des pratiques associĂ©es Ă  certains homosexuels masculins, avec consommation de produits psychoactifs en sessions sexuelles.
  • Les sessions de chemsex sont le plus souvent planifiĂ©es et organisĂ©es, orientĂ©es vers le sexe en groupe et/ou des pratiques dites hard.
  • La durĂ©e des sessions peut s’étendre sur plusieurs heures, voire plusieurs jours.
  • Le slam correspond Ă  l’injection de psychostimulants avant ou pendant des activitĂ©s sexuelles planifiĂ©es, via une voie intraveineuse.
  • Le slam se dĂ©roule dans un contexte sexuel et s’inscrit dans des « sessions slam ».

💡 Astuce mĂ©mo

Chemsex = prise de psychostimulants pour booster la sexualité ; Slam = injection intraveineuse avant/pendant la session.

📖 2. Histoire des cultures sexuelles gaies

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Chemsex : Le chemsex dĂ©signe des pratiques sexuelles gaies associĂ©es Ă  la consommation de substances, avec des risques sanitaires documentĂ©s.
  • Slam : Le slam est une pratique de consommation injectĂ©e associĂ©e Ă  des contextes sexuels, identifiĂ©e dans des notifications de pharmacovigilance.
  • CEIP-A de Nantes : Le CEIP-A de Nantes est un centre d’évaluation et d’information en pharmacovigilance et addictovigilance utilisĂ© pour extraire des notifications.
  • HSH : Les HSH sont des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, population centrale dans les Ă©tudes sur le chemsex.

📝 Points essentiels

  • Le chemsex est prĂ©sentĂ© comme un problĂšme de santĂ© publique avec des risques physiques et mentaux, ainsi qu’un risque d’overdose.
  • Des notifications contenant le mot « slam » ont Ă©tĂ© extraites de la base du CEIP-A de Nantes entre janvier 2012 et juin 2018.
  • Dans l’épidĂ©miologie rapportĂ©e, l’ñge mĂ©dian des usagers se situe entre 30 et 45 ans, avec 63% d’activitĂ© professionnelle de type cadres et professions intellectuelles supĂ©rieures.
  • La prĂ©valence du VIH est rapportĂ©e Ă  54% des usagers, et 70% des rĂ©pondants dans les donnĂ©es citĂ©es.
  • Les usagers ayant 6 partenaires sexuels ou plus sur 3 mois sont dĂ©crits comme 5 fois plus susceptibles d’ĂȘtre concernĂ©s par les profils Ă©tudiĂ©s.
  • Les pratiques de groupe sont dĂ©crites comme 10 fois plus susceptibles, et l’usage de la prophylaxie post-exposition au VIH comme 3 fois plus susceptible dans les profils rapportĂ©s.

💡 Astuce mĂ©mo

Slam = Soin + Risque : « injection » dans un contexte sexuel → VIH/IST/overdose Ă  surveiller.

📖 3. Apparition en France et enjeux de santĂ© publique

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Chemsex : Le chemsex dĂ©signe des rencontres sexuelles oĂč des substances psychoactives sont utilisĂ©es pour modifier les sensations, l’endurance et le vĂ©cu relationnel.
  • Nouveaux produits de synthĂšse : Les nouveaux produits de synthĂšse sont des substances créées ou dĂ©rivĂ©es, parfois regroupĂ©es sous l’acronyme NPS, dont l’apparition complique le repĂ©rage et l’addictovigilance.
  • CSAPA : Un CSAPA est une structure de prise en charge des addictions, impliquĂ©e dans l’accompagnement des personnes concernĂ©es par des usages problĂ©matiques.
  • Addictovigilance : L’addictovigilance est le dispositif de surveillance et d’évaluation des effets et risques liĂ©s aux substances psychoactives consommĂ©es.

📝 Points essentiels

  • En France, le chemsex s’inscrit dans des modalitĂ©s de rencontre variĂ©es comme les sites spĂ©cialisĂ©s, la gĂ©olocalisation et des espaces festifs ou sex clubs.
  • Les pratiques sexuelles associĂ©es peuvent inclure sadomasochisme, fist fucking, ondinisme et « pratique uro », souvent avec des partenaires multiples.
  • Les motivations dĂ©crites incluent stimulation sexuelle, lĂącher prise, recherche d’anxiolyse/sĂ©dation et recherche d’endurance pour tenir sur de longues sessions.
  • Les fragilitĂ©s Ă©voquĂ©es dans le cadre prĂ©sentĂ© sont discutĂ©es par des intervenants de CSAPA et d’hĂŽpital (colloque chemsex 2020), reliant usage et vulnĂ©rabilitĂ©s individuelles.
  • Les substances sont classĂ©es par effets recherchĂ©s: stimulants (Ă©veil/euphorie), empathogĂšnes, entactogĂšnes, hallucinogĂšnes, psychĂ©dĂ©liques, dissociatifs, et anxiolytiques/opiacĂ©s.
  • Les NPS sont citĂ©s comme un enjeu majeur: certains ont Ă©tĂ© identifiĂ©s en 2008 (mĂ©phĂ©drone, 4MMC) et deviennent plus visibles du grand public Ă  partir de 2010.

💡 Astuce mĂ©mo

Chemsex = « rencontres + substances + effets » : endurance, lùcher prise, sensations (NPS = nouveaux produits, repérage difficile).

📖 4. ÉpidĂ©miologie des usagers HSH slameurs

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • CHEMSEX : Le CHEMSEX dĂ©signe des sĂ©ances sexuelles associĂ©es Ă  la consommation de substances psychoactives, avec des risques sanitaires spĂ©cifiques.
  • NPS nouveaux produits de synthĂšse : Les NPS sont des substances psychoactives de synthĂšse apparues sur le marchĂ© pour contourner la lĂ©gislation et rapidement se diffuser.
  • Cathinones synthĂ©tiques 3-4 MMC 4 MEC : Les cathinones synthĂ©tiques regroupent des molĂ©cules comme 3-MMC/4-MMC et 4-MEC, proches des phĂ©nĂ©thylamines et stimulantes du systĂšme nerveux central.
  • MĂ©phĂ©drone 4MMC : La mĂ©phĂ©drone (4MMC) est un NPS identifiĂ© dĂšs 2008, puis connu du grand public Ă  partir de 2010.

📝 Points essentiels

  • Les NPS ont Ă©tĂ© identifiĂ©s en 2008, avec la mĂ©phĂ©drone 4MMC, puis diffusĂ©s au grand public Ă  partir de 2010.
  • L’objectif des NPS est de contourner la lĂ©gislation, avec une disponibilitĂ© trĂšs Ă©levĂ©e sur internet.
  • Les NPS sont souvent Ă  prix compĂ©titif par rapport aux substances dites « classiques » et peuvent ĂȘtre payĂ©s par CB avec rĂ©ception par voie postale.
  • Entre 2012 et 2018, 34 cas de slam dĂ©clarĂ©s au CEIP-A de Nantes ont rapportĂ© 108 substances diffĂ©rentes.
  • Les consĂ©quences dommageables rapportĂ©es incluent infections virales et bactĂ©riennes, rĂ©pĂ©tition d’endocardites, lĂ©sions aux points d’injection, lĂ©sions anales/perforations rectales, overdose, violences sexuelles, accĂšs,
  • Les dĂ©cĂšs rapportĂ©s sont de l’ordre de 18–20 Ă  Lyon en 2017–2018, dans le contexte dĂ©crit.

💡 Astuce mĂ©mo

NPS = Internet + Prix + Contournement (CB → colis).

📖 5. Contexte sexuel, modalitĂ©s de rencontre et pratiques

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Chemsex : Le chemsex dĂ©signe l’usage de substances psychoactives dans un contexte sexuel, avec des effets recherchĂ©s sur l’excitation et la dĂ©sinhibition.
  • Cathinones : Les cathinones sont des stimulants de synthĂšse, souvent vendus sous forme de poudres ou cristaux, utilisĂ©s notamment en chemsex.
  • MĂ©phĂ©drone : La mĂ©phĂ©drone (4MMC), surnommĂ©e « miaou miaou » ou « M-Cat », est une cathinone connue en chemsex.
  • GBL : Le GBL (gamma-butyrolactone) est un prĂ©curseur industriel du GHB, utilisĂ© en contexte de consommation.

📝 Points essentiels

  • Les cathinones augmentent la concentration synaptique des monoamines, notamment dopamine, sĂ©rotonine et noradrĂ©naline.
  • Les cathinones sont classĂ©es comme stupĂ©fiants depuis 2012.
  • Effets recherchĂ©s des cathinones : euphorie, dĂ©sinhibition, endurance, effets entactogĂšnes et empathogĂšnes, intensification sensorielle, effet anorexigĂšne et diminution de la fatigue.
  • Effets indĂ©sirables possibles des cathinones : hyperthermie, dĂ©shydratation, nausĂ©es-vomissements, cĂ©phalĂ©es, insuffisance rĂ©nale, rhabdomyolyse, troubles du rythme cardiaque, syndrome coronarien aigu, agitation, Ă©tat de
  • Les cathinones peuvent ĂȘtre consommĂ©es sous plusieurs formes et voies : cristaux ou poudres, sniffĂ©es ou ingĂ©rĂ©es (parachute), injectĂ©es (slam) et parfois pluggĂ©es (insĂ©rĂ©es dans l’anus).
  • On recense une cinquantaine de cathinones diffĂ©rentes, avec des exemples comme 3-4 MMC et 4 MEC, et des plus connues dont la mĂ©phĂ©drone (4MMC), 3MMC et 4MEC.

💡 Astuce mĂ©mo

Cathinones = « monoamines + dĂ©sinhibition » (dopamine/sĂ©rotonine/noradrĂ©naline → euphorie et endurance).

📖 6. Motivations, fragilitĂ©s et effets recherchĂ©s

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • GBL : Le GBL est un prĂ©curseur du GHB, utilisĂ© comme substance psychoactive dont les effets passent par une transformation dans l’organisme.
  • GHB : Le GHB est la molĂ©cule active issue du mĂ©tabolisme du GBL, responsable d’effets sĂ©datifs et dĂ©presseurs Ă  certaines doses.
  • GABAergique : Un mĂ©canisme GABAergique correspond Ă  une action qui modifie l’activitĂ© des rĂ©cepteurs GABA, comme le font l’alcool et les benzodiazĂ©pines.
  • G Hole : Le G Hole est une perte de connaissance associĂ©e Ă  une prise importante de GBL/GHB, avec un retour habituel en quelques heures mais souvent sans souvenirs.
  • KĂ©tamine : La kĂ©tamine est un anesthĂ©siant et analgĂ©sique classĂ© comme stupĂ©fiant, dont les effets varient avec la dose.

📝 Points essentiels

  • Le GBL agit via un mĂ©canisme GABAergique en se liant aux rĂ©cepteurs GABA, comme l’alcool et les benzodiazĂ©pines.
  • Le GBL est mĂ©tabolisĂ© en GHB dans l’organisme, avec une demi-vie d’environ 5 heures.
  • La kĂ©tamine est un anesthĂ©siant et analgĂ©sique classĂ© comme stupĂ©fiant.
  • Avec la kĂ©tamine, une faible dose donne plutĂŽt un apaisement et une euphorie, tandis qu’une dose plus forte peut provoquer des effets hallucinatoires.
  • Pour le GBL/GHB, la marge entre la dose d’ébriĂ©tĂ© et celle menant au coma est faible, avec une forte variabilitĂ© individuelle.
  • En cas de dose importante de GBL/GHB, on peut observer perte de connaissance (G-hole), convulsions et dĂ©pression cardiorespiratoire.

💡 Astuce mĂ©mo

GBL→GHB : GABA d’abord, puis demi-vie ~5 h ; dose trop haute = G-hole + convulsions + respiration qui baisse.

📖 7. Substances psychoactives et pharmacologie des sessions

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • KĂ©tamine : La kĂ©tamine est un anesthĂ©siant et analgĂ©sique classĂ© comme stupĂ©fiant, utilisĂ© Ă  des doses variables avec des effets trĂšs diffĂ©rents.
  • K-Hole : Le K-Hole est un Ă©tat dissociatif et anxiogĂšne liĂ© Ă  la kĂ©tamine, associant perte de contact avec la rĂ©alitĂ© et visions effrayantes.
  • CocaĂŻne : La cocaĂŻne est une substance psychoactive issue du cocaĂŻer, classĂ©e comme stupĂ©fiant et agissant notamment sur la recapture de neurotransmetteurs.
  • Crack : Le crack est la base libre de la cocaĂŻne, obtenue sous une forme diffĂ©rente du chlorhydrate et associĂ©e Ă  un usage souvent plus rapide.
  • Poppers : Les poppers sont des dĂ©rivĂ©s de nitrites (nitrite d’amyle, etc.) utilisĂ©s pour leurs effets psychoactifs rapides, sans classement comme stupĂ©fiants dans la source.

📝 Points essentiels

  • La kĂ©tamine est un anesthĂ©siant et analgĂ©sique classĂ© comme stupĂ©fiant.
  • À faible dose, la kĂ©tamine produit apaisement et euphorie, tandis qu’à dose plus Ă©levĂ©e elle peut provoquer des effets hallucinatoires.
  • Le K-Hole associe troubles de l’humeur et du comportement, perte de contact avec la rĂ©alitĂ©, visions effrayantes et attaques de panique, avec dissociation corps-esprit.
  • Les risques majeurs de la kĂ©tamine incluent dĂ©pressions respiratoires, hallucinations, coma et mort.
  • La kĂ©tamine est le plus souvent sniffĂ©e sous forme de poudre cristalline, parfois injectĂ©e.
  • La cocaĂŻne est un stimulant issu des feuilles du cocaĂŻer, classĂ© comme stupĂ©fiant, et son mĂ©canisme implique le blocage de la recapture de la dopamine et de la noradrĂ©naline (chlorhydrate de cocaĂŻne).

💡 Astuce mĂ©mo

Kétamine = K-Hole : « K » comme K.O. de la réalité (dissociation + visions).

📖 8. Risques, consĂ©quences et violences sexuelles

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Poppers : Les poppers sont des substances psychoactives inhalĂ©es, associĂ©es Ă  une ivresse passagĂšre et Ă  des effets sur l’excitation sexuelle.
  • Nitrite de pentyle : Le nitrite de pentyle est un type de poppers, volatil et utilisĂ© par inhalation de vapeurs.
  • Nitrite de cyclohexyle : Le nitrite de cyclohexyle est un autre type de poppers, dont la consommation se fait par inhalation des vapeurs.
  • SildĂ©nafil : Le sildĂ©nafil (ViagraÂź) est un mĂ©dicament inhibiteur de la phosphodiestĂ©rase de type 5, utilisĂ© pour les troubles de l’érection.
  • IPDE5 : Les IPDE5 regroupent des inhibiteurs de la phosphodiestĂ©rase de type 5 utilisĂ©s pour soutenir la fonction Ă©rectile.

📝 Points essentiels

  • Les poppers ne sont pas classĂ©s dans la liste des stupĂ©fiants, ce qui est prĂ©sentĂ© comme rendant la substance lĂ©gale dans le texte.
  • Les poppers ne provoquent pas de sevrage ni de dĂ©pendance selon le contenu source.
  • Les effets des poppers sont rapides (quelques secondes) et brefs (quelques minutes).
  • Les poppers augmentent le rythme cardiaque, provoquent un relĂąchement musculaire et une sensation de chaleur intense sur la peau.
  • Les effets secondaires rapportĂ©s incluent vertiges, cĂ©phalĂ©es, Ă©tourdissements, transpiration, convulsions, dĂ©ficit d’apport en oxygĂšne, altĂ©ration de la vue et confusion.
  • La consommation des poppers se fait par inhalation des vapeurs, et les produits sont dĂ©crits comme liquides volatils et inflammables (transparents Ă  jaunĂątres).

💡 Astuce mĂ©mo

Poppers = Inhaler → CƓur accĂ©lĂšre + Chaleur peau, mais Effets brefs et secondaires possibles.

📖 9. Cathinones, GBL GHB, mĂ©thamphĂ©tamines et kĂ©tamine

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Cathinones : Substances psychoactives de type cathinone, pouvant ĂȘtre consommĂ©es en contexte de chemsex et associĂ©es Ă  des risques sanitaires et sociaux.
  • GBL : PrĂ©curseur de GHB, substance utilisĂ©e en chemsex avec des enjeux de rĂ©duction des risques liĂ©s au dosage et au matĂ©riel.
  • GHB : Substance psychoactive souvent impliquĂ©e dans le chemsex, dont les risques augmentent en cas de consommation excessive ou non maĂźtrisĂ©e.
  • MĂ©thamphĂ©tamines : Stimulants puissants pouvant ĂȘtre consommĂ©s en chemsex, avec des risques accrus de consommation excessive et de dĂ©tresse psychologique.
  • KĂ©tamine : AnesthĂ©sique dĂ©tournĂ© pouvant ĂȘtre consommĂ© en chemsex, impliquant des besoins de prĂ©vention et d’orientation en santĂ© sexuelle.

📝 Points essentiels

  • La prĂ©vention combinĂ©e vise Ă  rĂ©duire les consommations excessives et les dĂ©cĂšs prĂ©maturĂ©s en agissant sur plusieurs leviers de santĂ© sexuelle.
  • Le repĂ©rage systĂ©matique, l’information, l’orientation et l’accompagnement de la rĂ©duction des risques sont des Ă©tapes centrales du dispositif chemsex.
  • Le CHEMSEX s’appuie sur des centres de santĂ© communautaire, l’éducation par les pairs et des interventions en lieux de consommation sexuelle.
  • Le dĂ©pistage est incitĂ© tous les 3 mois, avec des outils comme TASP, TPE et PrEP selon les situations.
  • La rĂ©duction des risques inclut la distribution en quantitĂ© suffisante de moyens de prĂ©vention comportementaux (prĂ©servatif, gel, gants Ă  usage unique, seringues).
  • Pour le GBL, l’exemple de RDR recommande de prĂ©fĂ©rer des seringues de 1 ml, car les graduations peuvent disparaĂźtre avec l’usage et les produits.

💡 Astuce mĂ©mo

Chemsex = RepĂ©rer → Informer → Orienter → RĂ©duire les risques (avec dĂ©pistage tous les 3 mois et outils TASP/TPE/PrEP).

📖 10. Poppers, cocaĂŻne et IPDE5 pour l’érection

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Poppers : Produit psychoactif utilisĂ© dans certains contextes sexuels, pouvant modifier les sensations et la rĂ©ponse sexuelle.
  • CocaĂŻne : Stimulant psychoactif pouvant influencer l’excitation, le contrĂŽle et la performance sexuelle lors de pratiques sous substances.
  • IPDE5 : Classe de mĂ©dicaments utilisĂ©s contre la dysfonction Ă©rectile, agissant sur la voie de la vasodilatation.
  • Consentement Ă  consommer : Niveau de consentement qui porte sur l’accord pour consommer une substance avant tout acte sexuel.
  • Consentement sexe sous drogue : Niveau de consentement qui porte sur l’accord pour avoir un rapport sexuel alors que des substances sont prĂ©sentes.

📝 Points essentiels

  • Le cadre d’intervention en sexologie autour du chemsex repose sur deux rĂšgles centrales : consentement et respect.
  • Le consentement se vĂ©rifie Ă  deux niveaux : accord pour consommer puis accord pour le sexe sous l’effet des substances.
  • L’évaluation en consultation inclut l’histoire sexuelle et la dysfonction sexuelle, ainsi que la satisfaction sexuelle.
  • La place de la sexualitĂ© dans la vie de la personne est explorĂ©e, y compris la question d’une sexualitĂ© sans produit.
  • Le travail en rĂ©seau mobilise des profils variĂ©s (addictologues, CegiDD, psychologues, sexologues, infectiologues, associations) pour sĂ©curiser l’accompagnement.

💡 Astuce mĂ©mo

Consentement en 2 temps : d’abord la conso, puis le sexe.

📅 Repùres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1970DĂ©but des annĂ©es 1970 : Ă©meutes de Stonewall, contexte de revendication d’une sexualitĂ© libĂ©rĂ©e
2010À partir de 2010 : diffusion au grand public des NPS
2012Entre janvier 2012 et juin 2018 : notifications contenant le mot « slam » extraites du CEIP-A de Nantes ; et cathinones classées stupéfiants depuis 2012

📊 Tableaux de synthùse

Chemsex vs slam (mécanisme)

NotionProduit/voieMoment dans la session
ChemsexUtilisation de spychostimulants dans un contexte sexuelPour initier, faciliter, prolonger ou améliorer des rapports sexuels
SlamInjection de psychostimulants par voie intraveineuseAvant ou pendant des activités sexuelles planifiées (« session slam »)

⚠ PiĂšges & confusions frĂ©quents

  1. Confondre chemsex et slam : le slam implique une injection intraveineuse avant/pendant la « session slam », alors que le chemsex dĂ©crit plus largement l’usage de spychostimulants dans un contexte sexuel.
  2. Croire que le slam est une substance : c’est une pratique (injection) ; les substances peuvent varier, et le cours insiste sur la diversitĂ© des molĂ©cules rapportĂ©es.
  3. Mélanger les notions de consentement : le cours demande un consentement à deux niveaux (consentement à consommer puis consentement au sexe sous drogue).
  4. Penser que les poppers sont des stupĂ©fiants : le cours prĂ©cise qu’ils ne sont pas classĂ©s dans la liste des stupĂ©fiants, avec effets rapides et brefs.
  5. Sous-estimer le risque GBL/GHB : la marge entre dose d’ébriĂ©tĂ© et dose menant au coma est faible, avec variabilitĂ© individuelle, et peut conduire au G-hole.
  6. Confondre K-Hole et G-hole : K-Hole correspond à la kétamine (dissociation, visions effrayantes, attaques de panique), tandis que G-hole correspond à GBL/GHB (perte de connaissance, souvent sans souvenirs).
  7. Oublier que les NPS sont dĂ©crits comme un moyen de contourner la lĂ©gislation et d’ĂȘtre trĂšs disponibles sur internet, avec prix compĂ©titif et paiement par CB puis rĂ©ception postale.

✅ Checklist Examen

  1. Définir le chemsex : utilisation de spychostimulants dans un contexte sexuel pour initier, faciliter, prolonger ou améliorer des rapports.
  2. Définir le slam : injection de psychostimulants avant ou pendant des activités sexuelles planifiées, par voie intraveineuse, dans une « session slam ».
  3. Expliquer le cadre historique du chemsex : depuis les années 1970 (Stonewall), place du communautarisme, multipartenariat/sex en groupe, et intégration du risque dans la vie sexuelle.
  4. Citer l’apparition en France dans les annĂ©es 2010 et les enjeux de santĂ© publique : risques physiques/mentaux, overdose, recrudescence des contaminations virales et bactĂ©riennes.
  5. Savoir ce que sont les notifications « slam » extraites du CEIP-A de Nantes et la pĂ©riode janvier 2012–juin 2018.
  6. PrĂ©senter l’épidĂ©miologie HSH slameurs rapportĂ©e : Ăąge mĂ©dian 39 ans (30-45), 63% en activitĂ© pro cadres/PI sup, VIH 54% usagers et 70% rĂ©pondants.
  7. Maßtriser les profils associés aux données : 6 partenaires ou plus (5 fois), pratiques de groupe (10 fois), prophylaxie post-exposition VIH (3 fois), et les éléments comme bareback sexe anal non protégé/sex tarifé.
  8. Décrire les modalités de rencontre et le contexte sexuel : applications géolocalisées, sites spécialisés, plans chems/chems triage, rencontres furtives, espaces festifs/sex clubs/backrooms, circuit party/sex party, cadre
  9. Lister les motivations et effets recherchĂ©s tels que dĂ©crits : stimulation sexuelle et lĂącher prise, anxiolytique/sĂ©datif, recherche d’endurance, et pratiques hard (ex. fist fucking) avec recherche de sensations.
  10. ConnaĂźtre les grandes familles d’effets des substances (stimulants, empathogĂšnes, entactogĂšnes, hallucinogĂšnes, psychĂ©dĂ©liques, dissociatifs, anxiolytiques/opiacĂ©s) et savoir relier ces effets au chemsex.
  11. Expliquer les substances clés et leurs points de cours : NPS (identifiés 2008, diffusion grand public 2010, objectif contourner la législation), cathinones (monoamines, effets et effets indésirables), GBL/GHB (GABAergie,
  12. Savoir les risques et consĂ©quences rapportĂ©s du slam : infections, lĂ©sions aux points d’injection et anales/perforations, overdose, violences sexuelles, attaques de panique/Ă©pisodes dĂ©lirants, addiction sexuelle, et 18-–
  13. MaĂźtriser l’accompagnement : repĂ©rer systĂ©matiquement, informer/prĂ©venir, orienter, accompagner la rĂ©duction des risques, dĂ©pistage incitĂ© tous les 3 mois (TASP/TPE/PrEP) et distribution de moyens (prĂ©servatif, gel, gans
  14. Connaßtre la posture de soignant et la rÚgle de consentement : non jugement/bienveillance, usager expert, approche centrée sur émotions/comportements/cognitifs, et consentement à deux niveaux (consommer puis sexe sous

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1. Que désigne le chemsex ?

2. Quelle affirmation décrit le mieux le slam ?

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Chemsex — dĂ©finition ?

Pratiques sexuelles avec consommation de psychostimulants.

Slam — dĂ©finition ?

Injection intraveineuse de psychostimulants avant ou pendant le sexe.

Histoire chemsex — dĂ©but ?

Années 1970, contexte de revendications et de communauté gaie.

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