📋 Plan du Cours
- Chiffres clés des risques psychosociaux
- Stress au travail : définition et conséquences
- Origines des RPS et interactions entre facteurs
- Burnout : dimensions, phases et symptômes
- Terrain favorable au burnout : cinq dimensions
- Modèle demande-autonomie de Karasek et soutien social
- Déséquilibre efforts-récompenses de Siegrist
- Facteurs de risques RPS selon le rapport Gollac
- Personnalité et RPS : notion de traits
- Modèle en cinq facteurs FFM et NEO PI-R
- Traits de personnalité et lien avec le burnout
- Mesure du bien-être subjectif et questionnaires
📖 1. Chiffres clés des risques psychosociaux
🔑 Notions clés & Définitions
- Risques psychosociaux : Les risques psychosociaux regroupent les atteintes à la santé liées à l’organisation et aux relations de travail, plutôt qu’à un danger physique direct.
- Violences externes : Les violences externes désignent des comportements hostiles venant de personnes extérieures au collectif de travail, comme insultes ou menaces.
- Violences internes : Les violences internes correspondent à des comportements hostiles entre personnes du travail, comme le harcèlement ou les blagues sexistes.
- Stress au travail : Le stress au travail correspond à un déséquilibre entre les contraintes perçues et les ressources perçues pour y faire face.
- Coping : Le coping regroupe les efforts cognitifs et comportementaux mobilisés pour gérer une situation perçue comme stressante.
📝 Points essentiels
- En 2019, 45% des actifs déclarent devoir se dépêcher (toujours ou souvent).
- En 2019, 27% déclarent devoir cacher leurs émotions et faire semblant d’être de bonne humeur (toujours ou souvent).
- En 2019, 9% déclarent devoir faire des choses qu’ils désapprouvent dans leur travail (toujours ou souvent).
- En 2019, 30% déclarent avoir subi au moins un comportement hostile au travail sur les 12 derniers mois.
- En 2019, 25% déclarent devoir faire appel à d’autres en cas d’incident.
- En 2019, 20% craignent de perdre leur emploi.
💡 Astuce mémo
RPS = 45-27-9-30-25-20 : se dépêcher, cacher, désapprouver, hostile, appel, peur de perdre l’emploi.
📖 2. Stress au travail : définition et conséquences
🔑 Notions clés & Définitions
- Stress aigu : Le stress aigu correspond à une exposition ponctuelle et de courte durée à un facteur stressant, avec retour à la sérénité quand l’évènement cesse.
- Stress chronique : Le stress chronique correspond à une exposition prolongée ou répétée, maintenant l’individu en alerte ou en résistance et augmentant le risque d’épuisement.
- Sur-stress : Le sur-stress désigne une situation trop intense ou excessive, qui épuise rapidement les ressources et augmente le risque d’épuisement.
- Syndrome général d’adaptation : Le syndrome général d’adaptation décrit la réponse de l’organisme au stress en trois phases : alarme, résistance puis épuisement.
- Burn-out : Le burn-out est un état d’épuisement lié à l’exposition répétée au stress, lorsque les ressources finissent par s’épuiser.
📝 Points essentiels
- Le stress apparaît quand des contraintes sont perçues comme supérieures aux ressources disponibles, ce qui déclenche une réaction de stress.
- La réaction de stress est immédiate et combine des effets physiologiques et psychologiques.
- Réponse physiologique : augmentation du rythme cardiaque, hausse de la tension artérielle, hypersudation et modifications hormonales.
- Réponse psychologique : amplification de la vigilance et de l’état émotionnel, pouvant mener à agitation ou blocage/paralysie.
- La variabilité intra et interindividuelle signifie qu’une même situation ne provoque pas toujours la même réaction, même chez une même personne.
- Pour évaluer le risque, on considère la fréquence (nombre d’expositions), l’intensité (forte/faible) et la durée d’exposition.
💡 Astuce mémo
Ponctuel = Aigu (ça passe), Répété = Chronique (ça use), Trop intense = Sur-stress (ça casse).
📖 3. Origines des RPS et interactions entre facteurs
🔑 Notions clés & Définitions
- Réaction de stress : Réaction psychologique et physiologique déclenchée par l’évaluation d’une situation perçue comme stressante.
- Coping : Ensemble des efforts mobilisés par une personne pour réduire, minimiser, contrôler, dominer ou tolérer une situation stressante.
- Coping centré sur les émotions : Type de coping visant à diminuer la détresse émotionnelle et l’inconfort liés au stresseur.
- Coping centré sur le problème : Type de coping qui pousse la personne à agir pour modifier la source du stress.
- Épuisement professionnel : Terme général regroupant usure et épuisement liés au travail, incluant notamment le burn-out.
📝 Points essentiels
- Le coping regroupe des efforts avec ou sans succès, et il n’existe pas de coping « bon » ou « mauvais » en soi.
- Le coping dépend du contexte et de l’évaluation de la situation par l’individu.
- Le coping peut évoluer dans le temps et se focalise sur ce que la personne pense et fait pendant la situation stressante.
- Le coping centré sur les émotions comprend l’évitement, la minimisation, la déresponsabilisation, la substitution et le renversement.
- Le coping centré sur le problème comprend la recherche d’information, la planification de solutions, le recours au soutien social et la confrontation.
- Dans la plupart des cas, les stratégies centrées sur le problème ne sont pas efficaces et peuvent avoir des effets délétères, mais elles peuvent l’être dans certaines situations.
💡 Astuce mémo
Émotions = calmer le ressenti ; Problème = agir sur la source (calmer vs corriger).
📖 4. Burnout : dimensions, phases et symptômes
🔑 Notions clés & Définitions
- Burn-out : Le burn-out est un épuisement progressif lié à un stress chronique, associé à une fatigue, une dépression et une frustration quand les récompenses attendues ne viennent pas.
- MBI (Maslach & Jackson) : Le MBI est un modèle de référence qui décrit le burn-out par trois dimensions mesurables.
- Épuisement émotionnel : L’épuisement émotionnel correspond à une personne vidée nerveusement, avec une perte de motivation.
- Déshumanisation : La déshumanisation correspond à un détachement cynique et à une perte d’intérêt pour le travail, notamment dans la relation aux patients.
- Accomplissement au travail : L’accomplissement au travail renvoie à une évaluation négative de soi au travail, avec baisse de l’estime de soi et du sentiment d’auto-efficacité.
📝 Points essentiels
- Le burn-out résulte d’un stress chronique et d’une dévotion à une cause ou relation qui échoue à produire les récompenses attendues, ce qui réduit l’implication et l’accomplissement au travail.
- Le burn-out touche davantage les personnes très impliquées psychologiquement, car les ressources cognitives, émotionnelles et physiques diminuent progressivement.
- Le modèle central en recherche utilise trois dimensions : épuisement émotionnel, déshumanisation, et accomplissement au travail.
- Les scores ne vont pas dans le même sens : un score élevé sur la dimension 1 indique un burn-out élevé, un score élevé sur la dimension 2 indique un burn-out élevé, et un score bas sur la dimension 3 indique un burn-outé
- Le burn-out est progressif et s’organise en 4 phases : enthousiasme → stagnation → désillusion → apathie.
- L’apathie correspond à une fatigue physique et intellectuelle, avec conduites d’évitement, négligence du travail, état dépressif et besoin de prise en charge thérapeutique.
💡 Astuce mémo
Énthu-Stag-Désil-Apathie = énergie → essoufflement → perte de valeurs → ressources “brûlées”.
📖 5. Terrain favorable au burnout : cinq dimensions
🔑 Notions clés & Définitions
- Charge de travail : La charge de travail correspond à la quantité et à la difficulté des tâches à réaliser dans le temps disponible.
- Contrôle : Le contrôle désigne le degré d’autonomie décisionnelle dont dispose la personne pour organiser et prioriser son travail.
- Reconnaissance : La reconnaissance regroupe la façon dont l’organisation valorise les efforts et la contribution réelle d’une personne.
- Communauté : La communauté renvoie au soutien et à la qualité des relations dans l’entourage professionnel.
- Justice et respect : La justice et le respect décrivent le sentiment d’équité, de considération et d’information de la personne vis-à-vis de l’entreprise et de la hiérarchie.
📝 Points essentiels
- Un terrain favorable au burnout apparaît quand des objectifs difficiles sont poursuivis avec un fort déséquilibre entre tâches et moyens.
- Un terrain favorable au burnout existe aussi en cas d’ambiguïté ou de conflit de rôles.
- La surcharge est présente si la tâche dépasse ce que la personne peut faire dans le temps disponible.
- La surcharge existe aussi si la tâche exige plus d’énergie et d’attention que la personne peut encore fournir.
- La surcharge est encore présente quand la cadence est trop rapide ou les délais trop courts pour atteindre les objectifs.
- Le manque de contrôle s’observe si la personne ne décide pas du moment d’exécution et ne peut pas négocier des délais réalistes.
💡 Astuce mémo
Charge-Contrôle-Reconnaissance-Communauté-Justice : 5C pour repérer le terrain du burnout.
📖 6. Modèle demande-autonomie de Karasek et soutien social
🔑 Notions clés & Définitions
- Tension au travail : La tension au travail est la combinaison d’une demande psychologique élevée et d’une autonomie décisionnelle faible, associée à un risque accru de problème de santé.
- Demande psychologique : La demande psychologique désigne la quantité de travail, les exigences mentales et les contraintes de temps liées aux tâches à accomplir.
- Autonomie décisionnelle : L’autonomie décisionnelle correspond au contrôle du salarié sur ses tâches, ainsi qu’à la possibilité d’être créatif et de développer ses compétences.
- Soutien social au travail : Le soutien social regroupe les interactions vécues au travail avec les collègues et la hiérarchie, qui peuvent aider ou protéger face aux difficultés.
📝 Points essentiels
- Le modèle Karasek relie la tension au travail à l’augmentation du risque de développer un problème de santé physique ou psychologique.
- La demande psychologique augmente la tension quand elle se traduit par une charge élevée, des exigences mentales fortes et des contraintes de temps.
- L’autonomie décisionnelle augmente la protection quand elle permet de contrôler les tâches et de mobiliser créativité et développement des compétences.
- Le soutien social a été ajouté au modèle à la fin des années 80 et agit comme un modulateur de la tension au travail.
- Un soutien social faible ou inexistant aggrave les effets néfastes, tandis qu’un soutien (écoute des chefs, aide des collègues) en limite l’impact.
💡 Astuce mémo
Demande ↑ + Autonomie ↓ = Tension ↑ ; Soutien social = amortisseur (protège si présent, aggrave s’il manque).
📖 7. Déséquilibre efforts-récompenses de Siegrist
🔑 Notions clés & Définitions
- Déséquilibre efforts-récompenses : Modèle des RPS reliant des efforts fournis au travail à l’insuffisance perçue des récompenses reçues.
- Exigences émotionnelles : Facteur de RPS lié à la charge émotionnelle du travail et aux difficultés relationnelles à gérer.
- Manque d’autonomie : Facteur de RPS caractérisé par une faible marge de manœuvre et des contraintes de rythme limitant l’organisation du travail.
- Rapports sociaux dégradés : Ensemble de conditions relationnelles au travail qui détériorent la coopération, la reconnaissance et la sécurité psychologique.
- Conflits de valeurs : Situation de RPS où le travail réalisé perd son sens ou sa qualité perçue à cause de contraintes empêchant l’alignement des valeurs.
📝 Points essentiels
- Des horaires intenses, des interruptions régulières et l’imprévisibilité compliquent la conciliation vie pro–vie perso.
- Les exigences émotionnelles augmentent les RPS quand il faut masquer ses émotions, gérer des interlocuteurs difficiles ou subir des violences verbales et/ou physiques.
- Le manque d’autonomie renvoie à des marges de manœuvre faibles, des contraintes de rythme et une sous-utilisation des compétences.
- Le manque d’autonomie est présenté comme un facteur déterminant de RPS, avec une diminution observée dans des expériences de groupes plus autonomes.
- Les rapports sociaux dégradés incluent manque de clarté sur les tâches, faible solidarité, absence d’espace de discussion, violences, faible reconnaissance et encadrement de proximité insuffisant.
- Les conflits de valeurs correspondent à une qualité empêchée : perte ou absence de sens, impression de travail inutile, et impossibilité d’échanger sur méthodes et objectifs.
💡 Astuce mémo
Efforts sans récompense + émotions + peu d’autonomie + relations cassées + sens perdu = RPS (E-R-A-R-S).
📖 8. Facteurs de risques RPS selon le rapport Gollac
🔑 Notions clés & Définitions
- NEO PI-R : Le NEO PI-R est un inventaire de personnalité qui mesure des dimensions et leurs facettes, notamment pour l’extraversion, l’agréabilité, la conscience, l’ouverture et le névrosisme.
- Big Five : Le Big Five regroupe cinq grands traits de personnalité, dont le névrosisme, utilisés pour étudier leurs liens avec des phénomènes comme le burn-out.
- Névrosisme : Le névrosisme est un trait lié à la tendance à percevoir la réalité comme menaçante et à ressentir davantage d’émotions négatives comme l’anxiété ou la colère.
- Burn-out : Le burn-out désigne un état d’épuisement et de désengagement au travail, évalué notamment par des dimensions comme l’épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et l’accomplissement personnel.
- Personnalité de type A : La personnalité de type A correspond à un profil marqué par l’engagement professionnel, l’urgence, la compétitivité et un fort désir de contrôle.
📝 Points essentiels
- Les facettes du névrosisme au NEO PI-R sont anxiété, colère-hostilité, dépression, timidité sociale, impulsivité et vulnérabilité.
- Les facettes de l’extraversion au NEO PI-R sont confiance, droiture, altruisme, compliance, modestie et sensibilité.
- Les facettes de l’agréabilité au NEO PI-R sont chaleur, grégarité, asservité, activité, recherche de sensations et émotions positives.
- Les facettes de la conscience au NEO PI-R sont compétence, ordre, sens du devoir, recherche de réussite, autodiscipline et délibération.
- Les facettes de l’ouverture au NEO PI-R sont ouverture aux rêveries, à l’esthétique, aux sentiments, aux actions, aux idées et aux valeurs.
- Le burn-out est principalement attribué à l’environnement de travail plutôt qu’aux défauts individuels, même si des traits peuvent contribuer à la vulnérabilité.
💡 Astuce mémo
Big Five = NÉVROSE (anxiété, colère, dépression, timidité, impulsivité, vulnérabilité) ; MBI = ÉMOTION + DÉPERSONNALISATION + ACCOMPLISSEMENT (faible).
📖 9. Personnalité et RPS : notion de traits
🔑 Notions clés & Définitions
- Personnalité de type A : Personnalité caractérisée par une forte implication au travail, une urgence ressentie et une orientation marquée vers l’efficacité, la productivité et le contrôle.
- Locus of control : Tendance relativement stable à attribuer ses succès et échecs soit à des causes internes liées à soi, soit à des causes externes comme la chance ou les autres.
- Contrôle interne : Orientation du locus of control où l’individu relie ce qui lui arrive à ses propres actions, ce qui renforce le sentiment de maîtrise.
- Auto-efficacité : Croyances en sa capacité à organiser et réaliser les actions nécessaires pour gérer des situations futures.
- Estime de soi : Auto-évaluation de ses compétences et de sa valeur personnelle, indiquant dans quelle mesure on se perçoit capable et estimable.
📝 Points essentiels
- L’approche catégorielle de la personnalité traite l’appartenance à un type comme un état binaire (tout ou rien) plutôt que comme un continuum.
- Le profil de type A combine notamment engagement professionnel, objectifs élevés, rapidité d’exécution, multiplicité d’actions, tension par manque de temps et désir de contrôle.
- À court terme, le type A est souvent associé à de meilleures performances, mais à long terme cela se ferait au détriment de la santé.
- Le type A est associé à un risque accru de burnout, avec une dimension du MBI particulièrement touchée : l’épuisement émotionnel (EE).
- Le burnout apparaîtrait lorsque les capacités de contrôle sont dépassées.
- Le locus of control (Rotter) décrit le lien perçu entre comportements et événements de vie, via des attributions internes ou externes de responsabilité.
💡 Astuce mémo
Type A = « A comme Aller vite et Contrôler » ; LOC interne = « c’est moi », LOC externe = « c’est le hasard ».
📖 10. Modèle en cinq facteurs FFM et NEO PI-R
🔑 Notions clés & Définitions
- Big Five : Le Big Five regroupe cinq grands traits de personnalité utilisés pour décrire et prédire des différences individuelles.
- FFM : Le modèle FFM correspond au cadre du Big Five, structurant la personnalité en cinq dimensions mesurables.
- NEO PI-R : Le NEO PI-R est un questionnaire de personnalité basé sur le modèle des cinq facteurs pour évaluer ces dimensions.
- Consciencieux : Le trait de consciencieux renvoie à la tendance à être organisé, fiable et persévérant dans ses comportements.
- Névrosisme : Le névrosisme désigne la tendance à ressentir plus facilement des émotions négatives et une réactivité au stress.
📝 Points essentiels
- Le bien-être subjectif présente des liens avec les traits de personnalité, avec des corrélations entre dimensions et indicateurs de bien-être.
- Le caractère consciencieux est corrélé positivement à la satisfaction de vie.
- Le névrosisme est corrélé négativement à la satisfaction de vie.
- Le modèle relie des indicateurs de bien-être (dont la satisfaction de vie) aux cinq traits du modèle des cinq facteurs.
- Le NEO PI-R sert à opérationnaliser les cinq traits du FFM via des mesures standardisées.
💡 Astuce mémo
FFM = 5 traits; NEO PI-R = test qui les mesure; Consciencieux = + satisfaction, Névrosisme = − satisfaction.
📖 11. Traits de personnalité et lien avec le burnout
🔑 Notions clés & Définitions
- Burnout : Le burnout désigne un état d’épuisement lié au travail, souvent associé à une perte d’efficacité et à une dégradation de la santé.
- Prévention primaire : La prévention primaire regroupe les actions menées en amont pour agir sur les causes du stress au travail avant l’apparition des difficultés.
- Prévention secondaire : La prévention secondaire vise à limiter les conséquences sur la santé des personnes qui présentent déjà des symptômes de stress chronique.
- Prévention tertiaire : La prévention tertiaire intervient quand les salariés ne parviennent plus à faire face aux contraintes du travail, afin d’éviter l’aggravation.
- Questionnaire psychométrique : Un questionnaire psychométrique est un outil de mesure qui recueille des perceptions et expériences pour évaluer des facteurs liés à la santé au travail.
📝 Points essentiels
- La prévention des risques psychosociaux pour le stress au travail se structure en trois niveaux : primaire, secondaire et tertiaire.
- La prévention primaire agit à la source en mettant en place des dispositifs garantissant la santé des salariés, même si la situation idéale est rarement atteinte.
- La prévention secondaire correspond à des actions correctives, souvent sous forme de programmes de gestion individuelle du stress.
- La prévention tertiaire est une réponse d’urgence médicale et/ou psychologique pour éviter la détérioration, notamment en cas de troubles anxio-dépressifs ou de maladies cardio-vasculaires.
- La prévention primaire est considérée comme la plus efficace sur le long terme, car elle agit sur les causes et bénéficie à la fois aux salariés et à l’entreprise.
💡 Astuce mémo
Primaire = Causes, Secondaire = Symptômes, Tertiaire = Urgence (avant → pendant → après).
📖 12. Mesure du bien-être subjectif et questionnaires
🔑 Notions clés & Définitions
- Fidélité test-retest : La fidélité test-retest est la corrélation entre les scores obtenus par les mêmes personnes à deux passations d’un même test, séparées par un intervalle de temps.
- Alpha de Cronbach : L’alpha de Cronbach est un indice de consistance interne qui reflète dans quelle mesure les items d’une échelle mesurent la même chose.
- Validité : La validité est le degré auquel un test mesure bien le phénomène (le construit) qu’il prétend mesurer.
- Validité de construit : La validité de construit est l’ensemble des preuves montrant que les scores du test correspondent au construit cible et se distinguent des construits non ciblés.
- Validité convergente : La validité convergente correspond au fait que les scores d’un test corrèlent avec ceux d’autres tests censés mesurer le même construit.
📝 Points essentiels
- Pour estimer la fidélité avec deux formes parallèles en une seule passation, on peut corréler la somme des 30 premiers items avec celle des 30 derniers (test de 60 items).
- Une autre façon en une passation consiste à corréler la somme des items impairs avec celle des items pairs, en traitant les deux moitiés comme parallèles.
- La fidélité test-retest diminue généralement quand le temps entre les deux passations augmente.
- Des valeurs satisfaisantes de fidélité test-retest sont souvent autour de 0,80–0,90 pour 2 à 3 semaines.
- Quand l’intervalle de temps s’exprime en années, la fidélité test-retest peut descendre à 0,60 ou moins.
- L’alpha de Cronbach varie entre 0 et 1 et mesure la consistance interne de l’échelle, c’est-à-dire l’homogénéité des items.
💡 Astuce mémo
Test-retest : même test, même échantillon, et plus le temps passe, plus la fidélité baisse (temps → baisse).
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 2019 | Chiffres clés des actifs déclarant devoir se dépêcher, cacher leurs émotions, désapprouver des tâches, subir un comportement hostile, faire appel en cas d’incident, craindre de perdre leur emploi |
| 27/02 | Date du cours 1 : Introduction à la psychologie organisationnelle de la santé |
| octobre, 2002 | Chiffres européens sur des niveaux de stress trop élevés (UE) |
📊 Tableaux de synthèse
Stress aigu vs chronique vs sur-stress
| Type | Caractéristique | Risque |
|---|
| Stress aigu | Exposition ponctuelle et de courte durée ; retour à la sérénité quand l’évènement cesse | Disparaît avec l’évènement stressant |
| Stress chronique | Situation qui se prolonge ou revient fréquemment ; individu en alerte ou en résistance | Risque d’épuisement |
| Sur-stress | Situation trop intense ou excessive | Risque de s’épuiser (ressources consommées très rapidement) |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre stress et burn-out : le stress est une réaction (ponctuelle ou répétée) alors que le burn-out est un processus lié au stress chronique.
- Croire qu’il existe un coping « bon » ou « mauvais » : le cours insiste qu’il n’y a pas de coping universellement bon, tout dépend du contexte et de l’évaluation.
- Mélanger violences internes et externes : internes = entre personnes du travail (harcèlement, blagues sexistes), externes = personnes extérieures (insultes, menaces, agressions).
- Interpréter les scores MBI comme allant tous dans le même sens : score élevé sur la dimension 1 ou 2 indique un burn-out élevé, et score bas sur la dimension 3 indique un burn-outé.
- Penser que la personnalité explique à elle seule le burn-out : le cours souligne que la cause réside essentiellement dans l’environnement de travail, même si des traits peuvent augmenter la vulnérabilité.
- Confondre prévention primaire/secondaire/tertiaire : primaire agit à la source, secondaire vise les conséquences (souvent gestion individuelle du stress), tertiaire correspond à une réponse d’urgence médicale et/ou psych
- Oublier que la tension de Karasek dépend de deux axes : demande psychologique élevée et autonomie décisionnelle faible, et que le soutien social peut moduler les effets.
✅ Checklist Examen
- Citer et distinguer RPS, violences externes, violences internes, stress au travail et coping, avec leurs définitions exactes du cours.
- Reproduire les six pourcentages 2019 (45, 27, 9, 30, 25, 20) et associer chaque chiffre à la bonne situation déclarée.
- Expliquer le mécanisme du stress : déséquilibre contraintes perçues vs ressources perçues, avec l’idée de première puis deuxième évaluation.
- Distinguer stress aigu, stress chronique et sur-stress, en donnant pour chacun la caractéristique temporelle/intensité et le risque associé.
- Décrire les réactions de stress (physiologiques et psychologiques) et les notions de variabilité intra et interindividuelles.
- Présenter le syndrome général d’adaptation (alarme → résistance → épuisement) et relier l’échec de la résistance à l’épuisement.
- Définir le coping et distinguer coping centré sur les émotions vs coping centré sur le problème, avec au moins deux stratégies pour chaque type (dont évitement/minimisation et recherche d’information/planification).
- Expliquer pourquoi les stratégies centrées sur le problème ne sont pas efficaces dans la plupart des cas selon le cours, et donner l’idée d’effets délétères possibles.
- Définir le burn-out (processus progressif lié au stress chronique) et rappeler la définition citée (Freudenberger & Michelson - 1980) telle qu’enseignée.
- Lister les 3 dimensions du MBI (épuisement émotionnel, déshumanisation, accomplissement au travail) et rappeler le sens d’interprétation des scores (1 élevé, 2 élevé, 3 bas).
- Décrire les 4 phases du burn-out (enthousiasme → stagnation → désillusion → apathie) et caractériser l’apathie.
- Identifier les 5 dimensions du terrain favorable (charge, contrôle, reconnaissance, communauté, justice et respect) et donner au moins un critère de surcharge/manque de contrôle pour chacune.
- Expliquer le modèle demande-autonomie de Karasek : tension au travail = demande psychologique élevée + autonomie décisionnelle faible, et le rôle modulateur du soutien social.
- Expliquer le modèle efforts-récompenses de Siegrist : efforts élevés + faibles récompenses, et citer les formes de récompenses (monétaires, estime, sécurité/promotion) et d’efforts (externe/interne).
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