đ Plan du Cours
- Océan mondial et exploration maritime
- Exploration sous-marine et spatiale
- Ressources et rivalités de puissance
- Guerre froide et course Ă lâespace
- Ămergence spatiale française et europĂ©enne
- Puissance navale et dissuasion nucléaire
- Coopération spatiale internationale
- Droit maritime et ZEE
- Protection des océans
- Affirmation chinoise spatiale et maritime
- Limites de la puissance chinoise
đ 1. OcĂ©an mondial et exploration maritime
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Océan mondial : Ensemble des eaux des mers et des océans formant autour de la Terre un volume continu, hors des mers intracontinentales.
- OcĂ©ans : Grands ensembles dâeau salĂ©e au nombre de cinq, distinguĂ©s des mers plus fermĂ©es et plus limitĂ©es.
- Sonar : Technique qui utilise la propagation du son sous lâeau pour dĂ©tecter et localiser des objets immergĂ©s.
- Scaphandre autonome : Ăquipement de plongĂ©e autonome dĂ©veloppĂ© pour permettre aux plongeurs dâexplorer le milieu sous-marin sans ĂȘtre reliĂ©s Ă un bateau.
- Abysses : Zones océaniques trÚs profondes situées au-delà de 4000 m de profondeur.
đ Points essentiels
- Les surfaces marines couvrent 70,8 % du globe pour 361 millions de km2, soit environ 2,5 fois la surface des continents.
- Les ocĂ©ans constituent un milieu continu dâeau salĂ©e, tandis que les mers correspondent Ă des espaces dâeau salĂ©e plus ou moins fermĂ©s.
- La lumiĂšre et les ondes radio ne se diffusant pas dans lâeau, lâexploration profonde par ondes Ă©lectromagnĂ©tiques est difficile, ce qui limite la connaissance des fonds.
- Les satellites permettent dâobserver et cartographier la surface, mais les profondeurs restent peu explorĂ©es et la biodiversitĂ© est encore largement Ă dĂ©couvrir.
- Le sonar, inventé pendant la PremiÚre Guerre mondiale, permet aprÚs 1945 de cartographier des reliefs sous-marins.
- Les abyssales (> 4000 m) restent trĂšs mal connues : moins de cinq humains sont allĂ©s Ă la fosse des Ăźles Mariannes (â10 900 m) et lâONU estime que moins de 20 % des fonds sont cartographiĂ©s en haute rĂ©solution.
đĄ Astuce mĂ©mo
IdĂ©e clĂ© : surface cartographiĂ©e par satellites, profondeur difficile car lumiĂšre/radio pĂ©nĂštrent mal â seuls âsonar et plongĂ©esâ donnent accĂšs.
đ 2. Exploration sous-marine et spatiale
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Ligne de Karman : La ligne de Karman est une rĂ©fĂ©rence de 100 km dâaltitude qui sert Ă distinguer lâespace aĂ©rien et lâespace extra-atmosphĂ©rique.
- Année-lumiÚre : Une année-lumiÚre est une unité de distance correspondant à la distance parcourue par la lumiÚre dans le vide en 1 an.
đ Points essentiels
- Les surfaces marines représentent 70,8 % du globe, soit 361 millions de km2, donc environ 2,5 fois la surface des continents.
- Comme la lumiĂšre et les ondes radio ne traversent pas lâeau, lâexploration des profondeurs est difficile et nĂ©cessite dâautres moyens que lâobservation âpar ondesâ seule.
- Le sonar, inventé durant la PremiÚre Guerre mondiale, permet aprÚs 1945 de cartographier des reliefs sous-marins.
- Les profondeurs extrĂȘmes restent trĂšs mal connues : moins de 20 % des fonds sous-marins sont cartographiĂ©s en haute rĂ©solution, et seulement quelques humains ont atteint la fosse des Ăźles Mariannes Ă -10 900 m.
- Dans lâespace, les contraintes majeures (absence dâoxygĂšne, tempĂ©ratures extrĂȘmes et faible gravitĂ©) freinent lâexploration, et la limite retenue est la ligne de Karman Ă 100 km.
- LâallĂ©e-retour ârĂȘveârĂ©alitĂ©â passe de la fiction (film de 1902) Ă lâidĂ©e dâatteindre lâespace via le moteur de missiles V2 créé Ă la fin de la Seconde Guerre mondiale, puis Ă des Ă©tapes comme Spoutnik (1957) et lâalunissage (1969).
đĄ Astuce mĂ©mo
Eau opaque, donc âsonâ pour explorer ; espace difficile, donc âligne Ă 100 kmâ pour dĂ©finir la frontiĂšre.
đ 3. Ressources et rivalitĂ©s de puissance
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Ăconomie bleue : Notion de politique Ă©conomique qui vise Ă utiliser durablement les ressources marines pour soutenir lâalimentation et lâactivitĂ© Ă lâĂ©chelle mondiale.
- Fonds sous-marins : Zones du plancher océanique considérées comme riches en matiÚres premiÚres, notamment sable, terres rares et minerais.
- Ressources spatiales : CatĂ©gorie de ressources attribuĂ©es Ă lâespace, allant du gaz comme lâhĂ©lium Ă des ressources miniĂšres comme le platine et Ă lâĂ©nergie solaire.
- Firmes transnationales : Acteurs Ă©conomiques internationaux qui investissent massivement dans lâexploitation des milieux maritimes et spatiaux pour en tirer des profits.
đ Points essentiels
- LâĂ©conomie bleue portĂ©e par lâONU est prĂ©sentĂ©e comme pouvant contribuer Ă nourrir lâensemble de la population mondiale.
- Les fonds sous-marins sont décrits comme contenant du sable, des terres rares et des minerais utiles.
- Lâexploitation envisagĂ©e des ressources spatiales concerne notamment lâhĂ©lium, le platine et surtout lâĂ©nergie fournie par le Soleil, dĂ©jĂ utilisĂ©e pour lâISS.
- Les fonds sous-marins et lâespace sont prĂ©sentĂ©s comme des enjeux de puissance, avec une domination des Ătats-Unis dans lâespace malgrĂ© lâimportance de lâexpertise russe et europĂ©enne (Soyouz).
- La revendication du plateau continental pousse Russie et Chine à contester la délimitation des ZEE.
- Des FTN investissent dans lâexploitation et les infrastructures maritimes (SpaceX pour le spatial, cĂąbles sous-marins pour le numĂ©rique) et des ONG comme Greenpeace ou Tara OcĂ©an dĂ©noncent la destruction des milieux.
đĄ Astuce mĂ©mo
FONDS = FILONS : fonds marins (sable, terres rares, minerais) + faits de puissance (ZEE contestées) + acteurs (FTN et ONG).
đ 4. Guerre froide et course Ă lâespace
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Spoutnik : Satellite soviĂ©tique de 1957 qui marque le premier succĂšs de lâURSS en orbite dans la compĂ©tition spatiale.
- Programme Apollo : Programme spatial amĂ©ricain lancĂ© aprĂšs le discours de Kennedy pour atteindre la Lune et rĂ©pondre aux premiers Ă©checs des Ătats-Unis.
- DĂ©tente spatiale : PĂ©riode de rapprochement Est-Ouest oĂč lâespace est traitĂ© comme un terrain dâactions pacifiques et de coopĂ©ration scientifique.
- Guerre des étoiles : Nom donné au programme américain de défense antimissile visant à créer un bouclier spatial durant le regain de tensions de la Guerre froide.
đ Points essentiels
- En 1957, lâURSS devient la premiĂšre puissance Ă placer un satellite en orbite avec Spoutnik.
- Youri Gagarine est le premier homme dans lâespace en 1961, et Valentina Terechkova devient la premiĂšre femme en orbite deux ans plus tard.
- En 1969, le programme Apollo rĂ©alise lâalunissage en direct dâArmstrong et Aldrin, ce qui freine fortement le programme soviĂ©tique vers la Lune.
- En 1967, Ătats-Unis et URSS signent un accord pour lâexploration et lâexploitation de lâespace Ă des fins pacifiques, suivi par des rencontres comme Soyouz-Apollo en 1975.
- Le programme amĂ©ricain IDS, surnommĂ© « guerre des Ă©toiles », relance les dĂ©penses spatiales et militaires et contribue Ă lâeffondrement Ă©conomique de lâURSS.
đĄ Astuce mĂ©mo
1957â1961â1969 : Spoutnik, puis Gagarine, puis Apollo Ă la Lune (enchaĂźnement âURSS dâabord, USA rattrapentâ).
đ 5. Ămergence spatiale française et europĂ©enne
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- DĂ©pendance aux commandes publiques : Situation oĂč les Ătats et lâUnion europĂ©enne pilotent les choix, et oĂč les entreprises privĂ©es dĂ©pendent des marchĂ©s publics pour se dĂ©velopper.
- Espace comme bien commun : Principe du droit international selon lequel lâespace nâest pas appropriable comme un territoire national et doit rester dans une logique de bien commun depuis 1967.
- Space Act de 2015 : Loi amĂ©ricaine de 2015 qui autorise lâexploitation de lâespace Ă des fins commerciales.
- SpaceX : Entreprise privĂ©e qui sâest largement dĂ©veloppĂ©e grĂące aux commandes et aux transferts de compĂ©tences issus de la NASA.
đ Points essentiels
- Les Ătats-Unis et lâUnion europĂ©enne restent les dĂ©cideurs majeurs, tandis que les entreprises privĂ©es dĂ©pendent fortement des commandes publiques pour progresser.
- SpaceX a bénéficié de commandes et de transferts de compétences provenant de la NASA pour accélérer son développement.
- Aux Ătats-Unis, le Space Act de 2015 encadre lâexploitation de lâespace Ă des fins commerciales.
- La logique commerciale du Space Act est prĂ©sentĂ©e comme en tension avec le droit international traitant lâespace comme un bien commun depuis 1967.
đ 6. Puissance navale et dissuasion nuclĂ©aire
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- US Navy : La marine de guerre américaine est la principale puissance navale mondiale, avec un déploiement permanent sur plusieurs théùtres maritimes.
- SNLE : Le sous-marin nuclĂ©aire lanceur dâengins est un vecteur stratĂ©gique de dissuasion, conçu pour lancer des engins nuclĂ©aires depuis la mer.
- Militarisation des espaces maritimes : La militarisation des espaces maritimes dĂ©signe lâaugmentation des moyens et des prĂ©sences militaires pour sĂ©curiser ou dĂ©fendre des zones stratĂ©giques.
- Porte-avions : Le porte-avions est une plateforme centrale de projection de puissance, car il permet dâemployer des avions et systĂšmes embarquĂ©s Ă distance.
đ Points essentiels
- LâUS Navy compte plus de 280 navires et dispose de 11 porte-avions, 14 SNLE et 58 sous-marins nuclĂ©aires dâattaque.
- La supĂ©rioritĂ© technologique de lâUS Navy passe par lâintĂ©gration de drones, des systĂšmes dâarmement avancĂ©s et des capacitĂ©s de guerre cybernĂ©tique.
- Le Pacifique est devenu le principal théùtre dâopĂ©rations de lâUS Navy face aux tensions, notamment avec la Chine.
- La France sâappuie sur sa flotte de sous-marins et des bases Ă lâĂ©tranger (Abou Dhabi, Djibouti, Dakar) ou dans les DROM pour assurer le dĂ©ploiement, avec un second porte-avions prĂ©sentĂ© comme un impĂ©ratif de puissance.
- La Russie connaĂźt une « renaissance » sous lâimpulsion de Poutine, renforçant sa prĂ©sence dans lâArctique, espace stratĂ©gique pour ses ressources naturelles.
- La Chine développe une force navale visant le leadership mondial, avec trois porte-avions construits depuis 2012 et une ambition liée à 2049 portée par Xi Jinping.
đĄ Astuce mĂ©mo
US Navy : 11 porte-avions + 14 SNLE + 58 nuclĂ©aires dâattaque (11-14-58).
đ 7. CoopĂ©ration spatiale internationale
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Station spatiale internationale ISS : Un programme orbital multilatéral qui combine des moyens de plusieurs agences spatiales pour mener des activités de recherche en microgravité en orbite basse.
- Module Zarya : Un module russe de la Station spatiale internationale, construit par la Russie et placĂ© en orbite pour servir de premiĂšre base Ă lâassemblage.
- VĂ©hicule Soyouz : Un vaisseau spatial russe devenu le moyen officiel dâapprovisionnement et dâaccĂšs Ă lâISS aprĂšs lâarrĂȘt de la construction des navettes amĂ©ricaines.
- Amendement Wolf : Une rÚgle américaine adoptée en 2011 qui interdit à la NASA de coopérer avec la Chine et qui pousse cette derniÚre à développer son propre programme spatial.
đ Points essentiels
- Lâaccord intergouvernemental qui lance la Station spatiale internationale rĂ©unit en 1998 cinq agences : USA, Russie, UE, Canada et Japon.
- LâISS dĂ©marre autour du premier module russe Zarya, et devient totalement opĂ©rationnelle en 2010.
- En 2003, aprĂšs lâaccident de la navette Columbia, les Ătats-Unis renoncent Ă construire de nouvelles navettes et utilisent Soyouz pour approvisionner la station.
- Depuis 2000, lâISS est habitĂ©e en permanence, avec 3 Ă 10 astronautes selon les missions.
- Le coût depuis 1998 dépasse 160 milliards de dollars et plus de 260 astronautes de 20 nationalités y ont séjourné, dont 11 Français.
- En 2022, malgrĂ© des tensions avec la Russie, les opĂ©rations quotidiennes de lâISS continuent tandis que la Russie envisage un retrait pour une station prĂ©vue vers 2027-2028.
đĄ Astuce mĂ©mo
ISS = 5 agences (USA/Russie/UE/Canada/Japon) + puzzle autour de Zarya, stabilisé par Soyouz aprÚs 2003.
đ 8. Droit maritime et ZEE
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Mare liberum : Principe du droit des mers fondé sur la liberté de circulation des navires et la libre exploitation des espaces maritimes.
- Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) : TraitĂ© international qui organise la souverainetĂ© des Ătats cĂŽtiers et les libertĂ©s en haute mer tout en encadrant lâexploitation des ressources marines.
- Zone Ă©conomique exclusive (ZEE) : Espace maritime au large oĂč lâĂtat cĂŽtier dispose du monopole dâexploitation des ressources sur une largeur de 200 milles marins Ă partir des cĂŽtes.
đ Points essentiels
- Le droit de la mer donne la souverainetĂ© pleine de lâĂtat cĂŽtier jusquâĂ 12 milles marins (eaux intĂ©rieures).
- La ZEE sâĂ©tend sur 200 milles marins (370,4 km) et y confĂšre un monopole dâexploitation des ressources Ă lâĂtat cĂŽtier.
- La CNUDM, ouverte Ă la signature Ă Montego Bay en 1982, entre en vigueur en 1994 et sâimpose comme une « constitution des mers et des ocĂ©ans ».
- Les litiges frontaliers maritimes comptent aujourdâhui environ 70 Ă 80 cas, souvent autour dâĂźles et dâarchipels qui donnent accĂšs Ă de vastes ZEE.
- Pour trancher les différends, le TIDM est créé en 1996 et la commission des limites du plateau continental est mise en place en 1997 pour examiner les demandes au-delà de 200 milles marins.
- En protection, la BBNJ vise une gestion durable de la biodiversitĂ© « au-delĂ des juridictions nationales » et un accord est signĂ© en mars 2023 avec lâobjectif de protĂ©ger 30% des ocĂ©ans dâici 2030.
đĄ Astuce mĂ©mo
Astuce 12-200 : 12 milles = souveraineté totale, 200 milles = ZEE avec monopole des ressources.
đ 9. Protection des ocĂ©ans
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Patrimoine commun de lâHumanitĂ© : Notion juridique visant des espaces marins ouverts, considĂ©rĂ©s comme relevant de la communautĂ© internationale plutĂŽt que dâun Ătat seul.
- Autorité internationale des fonds marins : Institution chargée de réguler, au nom de la communauté internationale, les activités dans les fonds marins internationaux et leurs ressources minérales.
- BBNJ : Démarche de négociation visant à protéger la biodiversité marine au-delà des juridictions nationales, pour une gestion durable des écosystÚmes menacés.
- Haute mer : Espace maritime international majoritairement hors des zones sous souverainetĂ©, oĂč la protection est particuliĂšrement faible face aux pressions humaines.
đ Points essentiels
- Les eaux relevant de la souverainetĂ© et de la ZEE ne reprĂ©sentent que 34 % des mers, donc 2/3 sont rattachĂ©s au patrimoine commun de lâHumanitĂ©.
- LâAutoritĂ© internationale des fonds marins rĂ©gule les activitĂ©s dans les fonds marins internationaux sans les interdire, en encadrant leur mise en Ćuvre.
- LâAIFM a dĂ©jĂ permis des actions de prospection en vue dâexploitation sur des zones comme Clipperton et la dorsale de lâOcĂ©an Indien.
- Les nĂ©gociations BBNJ dĂ©butent en 2018 et aboutissent en mars 2023 Ă un accord prĂ©voyant notamment 30 % dâaires marines protĂ©gĂ©es dâici 2030.
- La haute mer couvre 43 % de la surface planétaire mais seulement 1,1 % est protégée, ce qui la rend trÚs vulnérable.
- Le changement climatique entraĂźne lâacidification des ocĂ©ans et la surpĂȘche et les plastiques (microplastiques) dĂ©gradent fortement la biodiversitĂ©, avec des effets dĂ©crits comme quasi irrĂ©versibles.
đĄ Astuce mĂ©mo
Haute mer = 43% du monde, 1,1% de protection : âbeaucoup de place, peu de bouclierâ.
đ 10. Affirmation chinoise spatiale et maritime
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Programme 863 : Le programme 863 est un plan spatial chinois lancĂ© en 1986 qui vise notamment les vols habitĂ©s et la construction dâune station spatiale.
- StratĂ©gie du collier de perles : La stratĂ©gie du collier de perles est une politique navale chinoise commencĂ©e en 2003 qui sĂ©curise des routes dâapprovisionnement par des ports et bases.
- Nouvelles Routes de la Soie (BRI) : La BRI est une initiative lancée en 2013 pour relier des pays grùce à des investissements, dont une partie concerne des infrastructures portuaires.
- Ligne à neuf traits : La ligne à neuf traits est un tracé figurant sur des cartes chinoises depuis les années 1940 pour revendiquer une large zone en mer de Chine.
đ Points essentiels
- En 1956, la Chine lance son programme spatial avec la création de la CinquiÚme Académie de la Défense nationale, et en 1970 le premier satellite Dang Fang Hong est mis en orbite.
- En 1974, la Chine sâempare des Ăźles Paracel, puis Deng Xiaoping augmente fortement le budget de la marine avec les « Quatre modernisations ».
- En 1986, la Chine abandonne la dĂ©fense cĂŽtiĂšre au profit dâune dĂ©fense navale au large, ce qui accompagne une montĂ©e rapide de sa flotte (100 000 t en 1986, 847 000 t en 2008, 1 200 000 t en 2016).
- Entre 2016 et 2021, la Chine progresse vers la Lune et Mars : exploration de la face cachĂ©e en 2019 avec une base automatisĂ©e prĂ©vue dâici 2030, puis rover sur Mars en mai 2021 (Tianwen-1).
- En 2003, la stratégie du collier de perles répond au fait que 80 % du pétrole et 70 % des marchandises passent par le détroit de Malacca, avec des installations comme Gwadar, Colombo, Sittwe et Djibouti.
- En 2016, la cour permanente dâarbitrage de La Haye rejette les arguments chinois liĂ©s Ă la ligne Ă neuf traits en indiquant quâil nâexiste aucun fondement juridique pour des « droits historiques » dans ces zones.
đĄ Astuce mĂ©mo
Pense : 863 pour lâespace, Perles pour le pĂ©trole (Malacca), BRI pour les ports, et 9 traits pour les mers intĂ©rieures.
đ 11. Limites de la puissance chinoise
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Puissance incomplÚte : La puissance incomplÚte désigne le fait que la Chine possÚde des atouts majeurs, mais reste bloquée par des facteurs politiques, économiques et stratégiques.
- Soft power chinois : Le soft power chinois correspond Ă lâinfluence recherchĂ©e par des moyens non militaires, par exemple culturel ou scientifique, que le rĂ©gime rend plus difficile Ă dĂ©ployer.
- Frein démographique et économique : Le frein démographique et économique regroupe les effets du vieillissement et du ralentissement depuis 2010 sur la capacité de financement à long terme.
đ Points essentiels
- Les tensions avec TaĂŻwan constituent un frein majeur car lâĂźle est leader mondial des semi-conducteurs, essentiels Ă lâĂ©conomie chinoise.
- Les investissements liĂ©s aux Nouvelles Routes de la Soie provoquent des rĂ©actions dâĂtats qui dĂ©noncent une logique impĂ©rialiste.
- En 2016, la Cour permanente dâarbitrage de La Haye rejette les arguments chinois et nie lâexistence dâun fondement juridique aux revendications « historiques » sur les zones de la ligne Ă neuf traits.
- La nature militaire et dictatoire du régime est présentée comme le principal obstacle au développement du soft power chinois.
- Le vieillissement accĂ©lĂ©rĂ© et le ralentissement Ă©conomique depuis 2010 peuvent rĂ©duire la capacitĂ© dâinvestissement et donc limiter les projets spatiaux et maritimes.
đĄ Astuce mĂ©mo
Taïwan = puces : si ça coince, le moteur économique de la Chine ralentit.
đ
RepĂšres chronologiques
| Date | ĂvĂ©nement |
|---|
| 1800 | premier sous-marin développé |
| 1957 | Spoutnik premier satellite soviétique en orbite |
| 1961 | Youri Gagarine premier homme dans lâespace |
| 1967 | accord sur lâexploration et lâexploitation de lâespace Ă des fins pacifiques ; bien commun |
| 1969 | alunissage en direct dâArmstrong et Aldrin |
| 1982 | CNUDM ouverte Ă la signature Ă Montego Bay |
| 1984 | rapprochement annoncé pour la station spatiale (annonce Reagan) |
| 1994 | entrée en vigueur de la CNUDM |
| 1998 | accord intergouvernemental lançant lâISS |
| 2003 | les Ătats-Unis renoncent aux nouvelles navettes aprĂšs lâaccident ; Soyouz devient moyen dâapprovisionnement de lâISS |
đ Tableaux de synthĂšse
Milieux et moyens dâexploration
| Milieu | Contraintes | Moyens dâexploration |
|---|
| OcĂ©an | lumiĂšre et ondes radio ne se diffusent pas dans lâeau | satellites pour la surface ; sonar et plongĂ©es (abysses) pour les profondeurs |
| Espace | absence dâair/oxygĂšne, tempĂ©ratures extrĂȘmes, absence de gravitĂ© | observation depuis les outils (tĂ©lescopes) ; exploration via vĂ©hicules et stations |
Espaces maritimes et droits
| Espace | Largeur/portée | Effet juridique |
|---|
| Eaux intĂ©rieures | jusquâĂ 12 milles marins | souverainetĂ© pleine et entiĂšre de lâĂtat cĂŽtier |
| ZEE | 200 milles marins (370,4 km) | monopole dâexploitation des ressources pour lâĂtat cĂŽtier |
| Haute mer | accĂšs libre | libre circulation des navires ; pose des cĂąbles et des conduites |
â ïž PiĂšges & confusions frĂ©quents
- Confondre lâONU et la FAI : la ligne de Karman (100 km) est dĂ©finie par la FAI, pas par lâONU.
- Croire que les ondes Ă©lectromagnĂ©tiques (radio/lumiĂšre) permettent dâexplorer les fonds : elles ne se diffusent pas dans lâeau, donc la profondeur reste difficile Ă connaĂźtre.
- Se tromper sur la ZEE : 200 milles marins (pas 200 km) et elle donne un monopole sur lâexploitation des ressources.
- Dire que la CNUDM est âsignĂ©eâ en 1982 mais entrĂ©e en vigueur en 1982 : elle est ouverte Ă la signature Ă Montego Bay en 1982 et entre en vigueur en 1994.
- MĂ©langer âpatrimoine commun de lâHumanitĂ©â et souverainetĂ©/ZEE : seules les eaux hors souverainetĂ© et ZEE (2/3) relĂšvent du patrimoine commun selon le cours.
- Attribution erronée du sonar : il est inventé pendant la PremiÚre Guerre mondiale et sert aprÚs 1945 à cartographier des reliefs sous-marins.
- Confondre le Space Act (loi amĂ©ricaine de 2015 autorisant lâexploitation commerciale) avec le traitĂ© de 1967 qui traite lâespace comme bien commun.
â
Checklist Examen
- DĂ©finir lâocĂ©an mondial et distinguer ocĂ©ans/ mers, puis mobiliser les chiffres de surface (70,8 % et 361 millions de km2).
- Expliquer pourquoi la profondeur ocĂ©anique est mal connue en rappelant le rĂŽle de lâabsence de diffusion de la lumiĂšre et des ondes radio dans lâeau, et citer le sonar et lâaccĂšs aux abysses (> 4000 m).
- Restituer les repĂšres spatiaux : ligne de Karman Ă 100 km et lâannĂ©e-lumiĂšre comme distance parcourue par la lumiĂšre en 1 an dans le vide.
- Replacer la sĂ©quence ârĂȘveârĂ©alitĂ©â : V2 aprĂšs la Seconde Guerre mondiale, puis Spoutnik (1957), Gagarine (1961), et alunissage (1969).
- Citer les repĂšres de coopĂ©ration spatiale : ISS (accord 1998, opĂ©rationnelle en 2010), Zarya, et rĂŽle de Soyouz aprĂšs lâaccident de 2003.
- MaĂźtriser les rĂšgles maritimes : souverainetĂ© jusquâĂ 12 milles marins, ZEE Ă 200 milles marins (monopole des ressources), et haute mer avec accĂšs libre.
- Décrire comment les litiges sont traités : TIDM (créé en 1996) et commission des limites du plateau continental (mise en place en 1997).
- Expliquer lâenjeu de protection : diffĂ©rence entre AIFM (rĂ©guler sans interdire, fonds marins internationaux) et BBNJ (nĂ©gociations depuis 2018, accord en mars 2023, objectif 30 % dâaires protĂ©gĂ©es dâici 2030).
- PrĂ©senter lâaffirmation chinoise : repĂšres 1956 (programme spatial), 1986 (programme 863), 2003 (collier de perles), 2013 (BRI) et la ligne Ă neuf traits.
- Mobiliser les repĂšres de compĂ©tition navale et gĂ©opolitique : essor naval (abandon dĂ©fense cĂŽtiĂšre en 1986), contestations (cour permanente dâarbitrage de La Haye en 2016), et limites de puissance (freins pour le soft power, TaĂŻwan et investissements).
Create your own revision sheets
Import your course and AI generates sheets, quizzes and flashcards in 30 seconds.
Sheet generator