Revision sheet: Les enjeux de la puissance maritime et spatiale

Plan du Cours

  1. Océan mondial et exploration maritime
  2. Exploration sous-marine et spatiale
  3. Ressources et rivalités de puissance
  4. Guerre froide et course à l’espace
  5. Émergence spatiale française et europĂ©enne
  6. Puissance navale et dissuasion nucléaire
  7. Coopération spatiale internationale
  8. Droit maritime et ZEE
  9. Protection des océans
  10. Affirmation chinoise spatiale et maritime
  11. Limites de la puissance chinoise

1. Océan mondial et exploration maritime

Notions clés & Définitions

  • OcĂ©an mondial : Ensemble des eaux des mers et des ocĂ©ans formant autour de la Terre un volume continu, hors des mers intracontinentales.
  • OcĂ©ans : Grands ensembles d’eau salĂ©e au nombre de cinq, distinguĂ©s des mers plus fermĂ©es et plus limitĂ©es.
  • Sonar : Technique qui utilise la propagation du son sous l’eau pour dĂ©tecter et localiser des objets immergĂ©s.
  • Scaphandre autonome : Équipement de plongĂ©e autonome dĂ©veloppĂ© pour permettre aux plongeurs d’explorer le milieu sous-marin sans ĂȘtre reliĂ©s Ă  un bateau.
  • Abysses : Zones ocĂ©aniques trĂšs profondes situĂ©es au-delĂ  de 4000 m de profondeur.

Points essentiels

  • Les surfaces marines couvrent 70,8 % du globe pour 361 millions de km2, soit environ 2,5 fois la surface des continents.
  • Les ocĂ©ans constituent un milieu continu d’eau salĂ©e, tandis que les mers correspondent Ă  des espaces d’eau salĂ©e plus ou moins fermĂ©s.
  • La lumiĂšre et les ondes radio ne se diffusant pas dans l’eau, l’exploration profonde par ondes Ă©lectromagnĂ©tiques est difficile, ce qui limite la connaissance des fonds.
  • Les satellites permettent d’observer et cartographier la surface, mais les profondeurs restent peu explorĂ©es et la biodiversitĂ© est encore largement Ă  dĂ©couvrir.
  • Le sonar, inventĂ© pendant la PremiĂšre Guerre mondiale, permet aprĂšs 1945 de cartographier des reliefs sous-marins.
  • Les abyssales (> 4000 m) restent trĂšs mal connues : moins de cinq humains sont allĂ©s Ă  la fosse des Ăźles Mariannes (−10 900 m) et l’ONU estime que moins de 20 % des fonds sont cartographiĂ©s en haute rĂ©solution.

Astuce mémo

IdĂ©e clĂ© : surface cartographiĂ©e par satellites, profondeur difficile car lumiĂšre/radio pĂ©nĂštrent mal → seuls “sonar et plongĂ©es” donnent accĂšs.

2. Exploration sous-marine et spatiale

Notions clés & Définitions

  • Ligne de Karman : La ligne de Karman est une rĂ©fĂ©rence de 100 km d’altitude qui sert Ă  distinguer l’espace aĂ©rien et l’espace extra-atmosphĂ©rique.
  • AnnĂ©e-lumiĂšre : Une annĂ©e-lumiĂšre est une unitĂ© de distance correspondant Ă  la distance parcourue par la lumiĂšre dans le vide en 1 an.

Points essentiels

  • Les surfaces marines reprĂ©sentent 70,8 % du globe, soit 361 millions de km2, donc environ 2,5 fois la surface des continents.
  • Comme la lumiĂšre et les ondes radio ne traversent pas l’eau, l’exploration des profondeurs est difficile et nĂ©cessite d’autres moyens que l’observation “par ondes” seule.
  • Le sonar, inventĂ© durant la PremiĂšre Guerre mondiale, permet aprĂšs 1945 de cartographier des reliefs sous-marins.
  • Les profondeurs extrĂȘmes restent trĂšs mal connues : moins de 20 % des fonds sous-marins sont cartographiĂ©s en haute rĂ©solution, et seulement quelques humains ont atteint la fosse des Ăźles Mariannes Ă  -10 900 m.
  • Dans l’espace, les contraintes majeures (absence d’oxygĂšne, tempĂ©ratures extrĂȘmes et faible gravitĂ©) freinent l’exploration, et la limite retenue est la ligne de Karman Ă  100 km.
  • L’allĂ©e-retour “rĂȘve→rĂ©alitĂ©â€ passe de la fiction (film de 1902) Ă  l’idĂ©e d’atteindre l’espace via le moteur de missiles V2 créé Ă  la fin de la Seconde Guerre mondiale, puis Ă  des Ă©tapes comme Spoutnik (1957) et l’alunissage (1969).

Astuce mémo

Eau opaque, donc “son” pour explorer ; espace difficile, donc “ligne Ă  100 km” pour dĂ©finir la frontiĂšre.

3. Ressources et rivalités de puissance

Notions clés & Définitions

  • Économie bleue : Notion de politique Ă©conomique qui vise Ă  utiliser durablement les ressources marines pour soutenir l’alimentation et l’activitĂ© Ă  l’échelle mondiale.
  • Fonds sous-marins : Zones du plancher ocĂ©anique considĂ©rĂ©es comme riches en matiĂšres premiĂšres, notamment sable, terres rares et minerais.
  • Ressources spatiales : CatĂ©gorie de ressources attribuĂ©es Ă  l’espace, allant du gaz comme l’hĂ©lium Ă  des ressources miniĂšres comme le platine et Ă  l’énergie solaire.
  • Firmes transnationales : Acteurs Ă©conomiques internationaux qui investissent massivement dans l’exploitation des milieux maritimes et spatiaux pour en tirer des profits.

Points essentiels

  • L’économie bleue portĂ©e par l’ONU est prĂ©sentĂ©e comme pouvant contribuer Ă  nourrir l’ensemble de la population mondiale.
  • Les fonds sous-marins sont dĂ©crits comme contenant du sable, des terres rares et des minerais utiles.
  • L’exploitation envisagĂ©e des ressources spatiales concerne notamment l’hĂ©lium, le platine et surtout l’énergie fournie par le Soleil, dĂ©jĂ  utilisĂ©e pour l’ISS.
  • Les fonds sous-marins et l’espace sont prĂ©sentĂ©s comme des enjeux de puissance, avec une domination des États-Unis dans l’espace malgrĂ© l’importance de l’expertise russe et europĂ©enne (Soyouz).
  • La revendication du plateau continental pousse Russie et Chine Ă  contester la dĂ©limitation des ZEE.
  • Des FTN investissent dans l’exploitation et les infrastructures maritimes (SpaceX pour le spatial, cĂąbles sous-marins pour le numĂ©rique) et des ONG comme Greenpeace ou Tara OcĂ©an dĂ©noncent la destruction des milieux.

Astuce mémo

FONDS = FILONS : fonds marins (sable, terres rares, minerais) + faits de puissance (ZEE contestées) + acteurs (FTN et ONG).

4. Guerre froide et course à l’espace

Notions clés & Définitions

  • Spoutnik : Satellite soviĂ©tique de 1957 qui marque le premier succĂšs de l’URSS en orbite dans la compĂ©tition spatiale.
  • Programme Apollo : Programme spatial amĂ©ricain lancĂ© aprĂšs le discours de Kennedy pour atteindre la Lune et rĂ©pondre aux premiers Ă©checs des États-Unis.
  • DĂ©tente spatiale : PĂ©riode de rapprochement Est-Ouest oĂč l’espace est traitĂ© comme un terrain d’actions pacifiques et de coopĂ©ration scientifique.
  • Guerre des Ă©toiles : Nom donnĂ© au programme amĂ©ricain de dĂ©fense antimissile visant Ă  crĂ©er un bouclier spatial durant le regain de tensions de la Guerre froide.

Points essentiels

  • En 1957, l’URSS devient la premiĂšre puissance Ă  placer un satellite en orbite avec Spoutnik.
  • Youri Gagarine est le premier homme dans l’espace en 1961, et Valentina Terechkova devient la premiĂšre femme en orbite deux ans plus tard.
  • En 1969, le programme Apollo rĂ©alise l’alunissage en direct d’Armstrong et Aldrin, ce qui freine fortement le programme soviĂ©tique vers la Lune.
  • En 1967, États-Unis et URSS signent un accord pour l’exploration et l’exploitation de l’espace Ă  des fins pacifiques, suivi par des rencontres comme Soyouz-Apollo en 1975.
  • Le programme amĂ©ricain IDS, surnommĂ© « guerre des Ă©toiles », relance les dĂ©penses spatiales et militaires et contribue Ă  l’effondrement Ă©conomique de l’URSS.

Astuce mémo

1957→1961→1969 : Spoutnik, puis Gagarine, puis Apollo à la Lune (enchaünement “URSS d’abord, USA rattrapent”).

5. Émergence spatiale française et europĂ©enne

Notions clés & Définitions

  • DĂ©pendance aux commandes publiques : Situation oĂč les États et l’Union europĂ©enne pilotent les choix, et oĂč les entreprises privĂ©es dĂ©pendent des marchĂ©s publics pour se dĂ©velopper.
  • Espace comme bien commun : Principe du droit international selon lequel l’espace n’est pas appropriable comme un territoire national et doit rester dans une logique de bien commun depuis 1967.
  • Space Act de 2015 : Loi amĂ©ricaine de 2015 qui autorise l’exploitation de l’espace Ă  des fins commerciales.
  • SpaceX : Entreprise privĂ©e qui s’est largement dĂ©veloppĂ©e grĂące aux commandes et aux transferts de compĂ©tences issus de la NASA.

Points essentiels

  • Les États-Unis et l’Union europĂ©enne restent les dĂ©cideurs majeurs, tandis que les entreprises privĂ©es dĂ©pendent fortement des commandes publiques pour progresser.
  • SpaceX a bĂ©nĂ©ficiĂ© de commandes et de transferts de compĂ©tences provenant de la NASA pour accĂ©lĂ©rer son dĂ©veloppement.
  • Aux États-Unis, le Space Act de 2015 encadre l’exploitation de l’espace Ă  des fins commerciales.
  • La logique commerciale du Space Act est prĂ©sentĂ©e comme en tension avec le droit international traitant l’espace comme un bien commun depuis 1967.

6. Puissance navale et dissuasion nucléaire

Notions clés & Définitions

  • US Navy : La marine de guerre amĂ©ricaine est la principale puissance navale mondiale, avec un dĂ©ploiement permanent sur plusieurs théùtres maritimes.
  • SNLE : Le sous-marin nuclĂ©aire lanceur d’engins est un vecteur stratĂ©gique de dissuasion, conçu pour lancer des engins nuclĂ©aires depuis la mer.
  • Militarisation des espaces maritimes : La militarisation des espaces maritimes dĂ©signe l’augmentation des moyens et des prĂ©sences militaires pour sĂ©curiser ou dĂ©fendre des zones stratĂ©giques.
  • Porte-avions : Le porte-avions est une plateforme centrale de projection de puissance, car il permet d’employer des avions et systĂšmes embarquĂ©s Ă  distance.

Points essentiels

  • L’US Navy compte plus de 280 navires et dispose de 11 porte-avions, 14 SNLE et 58 sous-marins nuclĂ©aires d’attaque.
  • La supĂ©rioritĂ© technologique de l’US Navy passe par l’intĂ©gration de drones, des systĂšmes d’armement avancĂ©s et des capacitĂ©s de guerre cybernĂ©tique.
  • Le Pacifique est devenu le principal théùtre d’opĂ©rations de l’US Navy face aux tensions, notamment avec la Chine.
  • La France s’appuie sur sa flotte de sous-marins et des bases Ă  l’étranger (Abou Dhabi, Djibouti, Dakar) ou dans les DROM pour assurer le dĂ©ploiement, avec un second porte-avions prĂ©sentĂ© comme un impĂ©ratif de puissance.
  • La Russie connaĂźt une « renaissance » sous l’impulsion de Poutine, renforçant sa prĂ©sence dans l’Arctique, espace stratĂ©gique pour ses ressources naturelles.
  • La Chine dĂ©veloppe une force navale visant le leadership mondial, avec trois porte-avions construits depuis 2012 et une ambition liĂ©e Ă  2049 portĂ©e par Xi Jinping.

Astuce mémo

US Navy : 11 porte-avions + 14 SNLE + 58 nuclĂ©aires d’attaque (11-14-58).

7. Coopération spatiale internationale

Notions clés & Définitions

  • Station spatiale internationale ISS : Un programme orbital multilatĂ©ral qui combine des moyens de plusieurs agences spatiales pour mener des activitĂ©s de recherche en microgravitĂ© en orbite basse.
  • Module Zarya : Un module russe de la Station spatiale internationale, construit par la Russie et placĂ© en orbite pour servir de premiĂšre base Ă  l’assemblage.
  • VĂ©hicule Soyouz : Un vaisseau spatial russe devenu le moyen officiel d’approvisionnement et d’accĂšs Ă  l’ISS aprĂšs l’arrĂȘt de la construction des navettes amĂ©ricaines.
  • Amendement Wolf : Une rĂšgle amĂ©ricaine adoptĂ©e en 2011 qui interdit Ă  la NASA de coopĂ©rer avec la Chine et qui pousse cette derniĂšre Ă  dĂ©velopper son propre programme spatial.

Points essentiels

  • L’accord intergouvernemental qui lance la Station spatiale internationale rĂ©unit en 1998 cinq agences : USA, Russie, UE, Canada et Japon.
  • L’ISS dĂ©marre autour du premier module russe Zarya, et devient totalement opĂ©rationnelle en 2010.
  • En 2003, aprĂšs l’accident de la navette Columbia, les États-Unis renoncent Ă  construire de nouvelles navettes et utilisent Soyouz pour approvisionner la station.
  • Depuis 2000, l’ISS est habitĂ©e en permanence, avec 3 Ă  10 astronautes selon les missions.
  • Le coĂ»t depuis 1998 dĂ©passe 160 milliards de dollars et plus de 260 astronautes de 20 nationalitĂ©s y ont sĂ©journĂ©, dont 11 Français.
  • En 2022, malgrĂ© des tensions avec la Russie, les opĂ©rations quotidiennes de l’ISS continuent tandis que la Russie envisage un retrait pour une station prĂ©vue vers 2027-2028.

Astuce mémo

ISS = 5 agences (USA/Russie/UE/Canada/Japon) + puzzle autour de Zarya, stabilisé par Soyouz aprÚs 2003.

8. Droit maritime et ZEE

Notions clés & Définitions

  • Mare liberum : Principe du droit des mers fondĂ© sur la libertĂ© de circulation des navires et la libre exploitation des espaces maritimes.
  • Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) : TraitĂ© international qui organise la souverainetĂ© des États cĂŽtiers et les libertĂ©s en haute mer tout en encadrant l’exploitation des ressources marines.
  • Zone Ă©conomique exclusive (ZEE) : Espace maritime au large oĂč l’État cĂŽtier dispose du monopole d’exploitation des ressources sur une largeur de 200 milles marins Ă  partir des cĂŽtes.

Points essentiels

  • Le droit de la mer donne la souverainetĂ© pleine de l’État cĂŽtier jusqu’à 12 milles marins (eaux intĂ©rieures).
  • La ZEE s’étend sur 200 milles marins (370,4 km) et y confĂšre un monopole d’exploitation des ressources Ă  l’État cĂŽtier.
  • La CNUDM, ouverte Ă  la signature Ă  Montego Bay en 1982, entre en vigueur en 1994 et s’impose comme une « constitution des mers et des ocĂ©ans ».
  • Les litiges frontaliers maritimes comptent aujourd’hui environ 70 Ă  80 cas, souvent autour d’üles et d’archipels qui donnent accĂšs Ă  de vastes ZEE.
  • Pour trancher les diffĂ©rends, le TIDM est créé en 1996 et la commission des limites du plateau continental est mise en place en 1997 pour examiner les demandes au-delĂ  de 200 milles marins.
  • En protection, la BBNJ vise une gestion durable de la biodiversitĂ© « au-delĂ  des juridictions nationales » et un accord est signĂ© en mars 2023 avec l’objectif de protĂ©ger 30% des ocĂ©ans d’ici 2030.

Astuce mémo

Astuce 12-200 : 12 milles = souveraineté totale, 200 milles = ZEE avec monopole des ressources.

9. Protection des océans

Notions clés & Définitions

  • Patrimoine commun de l’HumanitĂ© : Notion juridique visant des espaces marins ouverts, considĂ©rĂ©s comme relevant de la communautĂ© internationale plutĂŽt que d’un État seul.
  • AutoritĂ© internationale des fonds marins : Institution chargĂ©e de rĂ©guler, au nom de la communautĂ© internationale, les activitĂ©s dans les fonds marins internationaux et leurs ressources minĂ©rales.
  • BBNJ : DĂ©marche de nĂ©gociation visant Ă  protĂ©ger la biodiversitĂ© marine au-delĂ  des juridictions nationales, pour une gestion durable des Ă©cosystĂšmes menacĂ©s.
  • Haute mer : Espace maritime international majoritairement hors des zones sous souverainetĂ©, oĂč la protection est particuliĂšrement faible face aux pressions humaines.

Points essentiels

  • Les eaux relevant de la souverainetĂ© et de la ZEE ne reprĂ©sentent que 34 % des mers, donc 2/3 sont rattachĂ©s au patrimoine commun de l’HumanitĂ©.
  • L’AutoritĂ© internationale des fonds marins rĂ©gule les activitĂ©s dans les fonds marins internationaux sans les interdire, en encadrant leur mise en Ɠuvre.
  • L’AIFM a dĂ©jĂ  permis des actions de prospection en vue d’exploitation sur des zones comme Clipperton et la dorsale de l’OcĂ©an Indien.
  • Les nĂ©gociations BBNJ dĂ©butent en 2018 et aboutissent en mars 2023 Ă  un accord prĂ©voyant notamment 30 % d’aires marines protĂ©gĂ©es d’ici 2030.
  • La haute mer couvre 43 % de la surface planĂ©taire mais seulement 1,1 % est protĂ©gĂ©e, ce qui la rend trĂšs vulnĂ©rable.
  • Le changement climatique entraĂźne l’acidification des ocĂ©ans et la surpĂȘche et les plastiques (microplastiques) dĂ©gradent fortement la biodiversitĂ©, avec des effets dĂ©crits comme quasi irrĂ©versibles.

Astuce mémo

Haute mer = 43% du monde, 1,1% de protection : “beaucoup de place, peu de bouclier”.

10. Affirmation chinoise spatiale et maritime

Notions clés & Définitions

  • Programme 863 : Le programme 863 est un plan spatial chinois lancĂ© en 1986 qui vise notamment les vols habitĂ©s et la construction d’une station spatiale.
  • StratĂ©gie du collier de perles : La stratĂ©gie du collier de perles est une politique navale chinoise commencĂ©e en 2003 qui sĂ©curise des routes d’approvisionnement par des ports et bases.
  • Nouvelles Routes de la Soie (BRI) : La BRI est une initiative lancĂ©e en 2013 pour relier des pays grĂące Ă  des investissements, dont une partie concerne des infrastructures portuaires.
  • Ligne Ă  neuf traits : La ligne Ă  neuf traits est un tracĂ© figurant sur des cartes chinoises depuis les annĂ©es 1940 pour revendiquer une large zone en mer de Chine.

Points essentiels

  • En 1956, la Chine lance son programme spatial avec la crĂ©ation de la CinquiĂšme AcadĂ©mie de la DĂ©fense nationale, et en 1970 le premier satellite Dang Fang Hong est mis en orbite.
  • En 1974, la Chine s’empare des Ăźles Paracel, puis Deng Xiaoping augmente fortement le budget de la marine avec les « Quatre modernisations ».
  • En 1986, la Chine abandonne la dĂ©fense cĂŽtiĂšre au profit d’une dĂ©fense navale au large, ce qui accompagne une montĂ©e rapide de sa flotte (100 000 t en 1986, 847 000 t en 2008, 1 200 000 t en 2016).
  • Entre 2016 et 2021, la Chine progresse vers la Lune et Mars : exploration de la face cachĂ©e en 2019 avec une base automatisĂ©e prĂ©vue d’ici 2030, puis rover sur Mars en mai 2021 (Tianwen-1).
  • En 2003, la stratĂ©gie du collier de perles rĂ©pond au fait que 80 % du pĂ©trole et 70 % des marchandises passent par le dĂ©troit de Malacca, avec des installations comme Gwadar, Colombo, Sittwe et Djibouti.
  • En 2016, la cour permanente d’arbitrage de La Haye rejette les arguments chinois liĂ©s Ă  la ligne Ă  neuf traits en indiquant qu’il n’existe aucun fondement juridique pour des « droits historiques » dans ces zones.

Astuce mémo

Pense : 863 pour l’espace, Perles pour le pĂ©trole (Malacca), BRI pour les ports, et 9 traits pour les mers intĂ©rieures.

11. Limites de la puissance chinoise

Notions clés & Définitions

  • Puissance incomplĂšte : La puissance incomplĂšte dĂ©signe le fait que la Chine possĂšde des atouts majeurs, mais reste bloquĂ©e par des facteurs politiques, Ă©conomiques et stratĂ©giques.
  • Soft power chinois : Le soft power chinois correspond Ă  l’influence recherchĂ©e par des moyens non militaires, par exemple culturel ou scientifique, que le rĂ©gime rend plus difficile Ă  dĂ©ployer.
  • Frein dĂ©mographique et Ă©conomique : Le frein dĂ©mographique et Ă©conomique regroupe les effets du vieillissement et du ralentissement depuis 2010 sur la capacitĂ© de financement Ă  long terme.

Points essentiels

  • Les tensions avec TaĂŻwan constituent un frein majeur car l’üle est leader mondial des semi-conducteurs, essentiels Ă  l’économie chinoise.
  • Les investissements liĂ©s aux Nouvelles Routes de la Soie provoquent des rĂ©actions d’États qui dĂ©noncent une logique impĂ©rialiste.
  • En 2016, la Cour permanente d’arbitrage de La Haye rejette les arguments chinois et nie l’existence d’un fondement juridique aux revendications « historiques » sur les zones de la ligne Ă  neuf traits.
  • La nature militaire et dictatoire du rĂ©gime est prĂ©sentĂ©e comme le principal obstacle au dĂ©veloppement du soft power chinois.
  • Le vieillissement accĂ©lĂ©rĂ© et le ralentissement Ă©conomique depuis 2010 peuvent rĂ©duire la capacitĂ© d’investissement et donc limiter les projets spatiaux et maritimes.

Astuce mémo

Taïwan = puces : si ça coince, le moteur économique de la Chine ralentit.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1800premier sous-marin développé
1957Spoutnik premier satellite soviétique en orbite
1961Youri Gagarine premier homme dans l’espace
1967accord sur l’exploration et l’exploitation de l’espace à des fins pacifiques ; bien commun
1969alunissage en direct d’Armstrong et Aldrin
1982CNUDM ouverte Ă  la signature Ă  Montego Bay
1984rapprochement annoncé pour la station spatiale (annonce Reagan)
1994entrée en vigueur de la CNUDM
1998accord intergouvernemental lançant l’ISS
2003les États-Unis renoncent aux nouvelles navettes aprùs l’accident ; Soyouz devient moyen d’approvisionnement de l’ISS

Tableaux de synthĂšse

Milieux et moyens d’exploration

MilieuContraintesMoyens d’exploration
OcĂ©anlumiĂšre et ondes radio ne se diffusent pas dans l’eausatellites pour la surface ; sonar et plongĂ©es (abysses) pour les profondeurs
Espaceabsence d’air/oxygĂšne, tempĂ©ratures extrĂȘmes, absence de gravitĂ©observation depuis les outils (tĂ©lescopes) ; exploration via vĂ©hicules et stations

Espaces maritimes et droits

EspaceLargeur/portéeEffet juridique
Eaux intĂ©rieuresjusqu’à 12 milles marinssouverainetĂ© pleine et entiĂšre de l’État cĂŽtier
ZEE200 milles marins (370,4 km)monopole d’exploitation des ressources pour l’État cîtier
Haute meraccĂšs librelibre circulation des navires ; pose des cĂąbles et des conduites

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre l’ONU et la FAI : la ligne de Karman (100 km) est dĂ©finie par la FAI, pas par l’ONU.
  2. Croire que les ondes Ă©lectromagnĂ©tiques (radio/lumiĂšre) permettent d’explorer les fonds : elles ne se diffusent pas dans l’eau, donc la profondeur reste difficile Ă  connaĂźtre.
  3. Se tromper sur la ZEE : 200 milles marins (pas 200 km) et elle donne un monopole sur l’exploitation des ressources.
  4. Dire que la CNUDM est “signĂ©e” en 1982 mais entrĂ©e en vigueur en 1982 : elle est ouverte Ă  la signature Ă  Montego Bay en 1982 et entre en vigueur en 1994.
  5. MĂ©langer “patrimoine commun de l’HumanitĂ©â€ et souverainetĂ©/ZEE : seules les eaux hors souverainetĂ© et ZEE (2/3) relĂšvent du patrimoine commun selon le cours.
  6. Attribution erronée du sonar : il est inventé pendant la PremiÚre Guerre mondiale et sert aprÚs 1945 à cartographier des reliefs sous-marins.
  7. Confondre le Space Act (loi amĂ©ricaine de 2015 autorisant l’exploitation commerciale) avec le traitĂ© de 1967 qui traite l’espace comme bien commun.

Checklist Examen

  1. DĂ©finir l’ocĂ©an mondial et distinguer ocĂ©ans/ mers, puis mobiliser les chiffres de surface (70,8 % et 361 millions de km2).
  2. Expliquer pourquoi la profondeur ocĂ©anique est mal connue en rappelant le rĂŽle de l’absence de diffusion de la lumiĂšre et des ondes radio dans l’eau, et citer le sonar et l’accĂšs aux abysses (> 4000 m).
  3. Restituer les repĂšres spatiaux : ligne de Karman Ă  100 km et l’annĂ©e-lumiĂšre comme distance parcourue par la lumiĂšre en 1 an dans le vide.
  4. Replacer la sĂ©quence “rĂȘve→rĂ©alitĂ©â€ : V2 aprĂšs la Seconde Guerre mondiale, puis Spoutnik (1957), Gagarine (1961), et alunissage (1969).
  5. Citer les repĂšres de coopĂ©ration spatiale : ISS (accord 1998, opĂ©rationnelle en 2010), Zarya, et rĂŽle de Soyouz aprĂšs l’accident de 2003.
  6. MaĂźtriser les rĂšgles maritimes : souverainetĂ© jusqu’à 12 milles marins, ZEE Ă  200 milles marins (monopole des ressources), et haute mer avec accĂšs libre.
  7. Décrire comment les litiges sont traités : TIDM (créé en 1996) et commission des limites du plateau continental (mise en place en 1997).
  8. Expliquer l’enjeu de protection : diffĂ©rence entre AIFM (rĂ©guler sans interdire, fonds marins internationaux) et BBNJ (nĂ©gociations depuis 2018, accord en mars 2023, objectif 30 % d’aires protĂ©gĂ©es d’ici 2030).
  9. PrĂ©senter l’affirmation chinoise : repĂšres 1956 (programme spatial), 1986 (programme 863), 2003 (collier de perles), 2013 (BRI) et la ligne Ă  neuf traits.
  10. Mobiliser les repĂšres de compĂ©tition navale et gĂ©opolitique : essor naval (abandon dĂ©fense cĂŽtiĂšre en 1986), contestations (cour permanente d’arbitrage de La Haye en 2016), et limites de puissance (freins pour le soft power, TaĂŻwan et investissements).

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1. Qu’appelle-t-on l’ocĂ©an mondial ?

2. Quel moyen permet surtout de cartographier les reliefs sous-marins aprĂšs 1945 ?

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OcĂ©an mondial — dĂ©finition ?

Eaux des mers formant un volume continu autour de la Terre.

OcĂ©ans — nombre ?

Cinq grands ensembles d’eau salĂ©e.

Sonar — rîle ?

Cartographier reliefs sous-marins.

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