Revision sheet: Les enjeux environnementaux et sociaux contemporains

Plan du Cours

  1. AnthropocĂšne et anthropocentrisme
  2. Continuité humain-nature
  3. Valeurs éthiques du vivant
  4. Rupture psychologique et ontologique
  5. Nature et action politique
  6. Développement durable et objectifs
  7. Limites du PIB et croissance verte
  8. Découplage, IPAT et effet rebond
  9. Pressions environnementales des matiĂšres
  10. Mobilité, santé et coopération internationale

1. AnthropocĂšne et anthropocentrisme

Notions clés & Définitions

  • AnthropocĂšne : L’AnthropocĂšne est une pĂ©riode de l’histoire de la Terre oĂč les activitĂ©s humaines entraĂźnent des changements gĂ©ologiques ayant une incidence globale sur l’écosystĂšme terrestre.
  • HolocĂšne : L’HolocĂšne dĂ©signe une Ă©poque de relative stabilitĂ© sur des millĂ©naires, marquĂ©e par un climat et des niveaux (mers, CO2 atmosphĂ©rique) globalement moins fluctuants.
  • Anthropocentrisme : L’anthropocentrisme est une vision qui place l’humain au centre et Ă  distance de la nature, en considĂ©rant l’environnement comme ce qui l’entoure plutĂŽt que comme un systĂšme dont il dĂ©pend.

Points essentiels

  • Les Ă©missions de CO2 augmentent depuis 1850, avec une accĂ©lĂ©ration forte Ă  partir de 1950, et la tempĂ©rature moyenne s’élĂšve d’environ 0,8 °C en 30 ans.
  • Pour dater le dĂ©but de l’AnthropocĂšne, on cite notamment l’essor des pratiques agricoles, la fin du XVIIIe siĂšcle (rĂ©volution industrielle) et le dĂ©but des essais nuclĂ©aires massifs vers 1945.

Astuce mémo

AnthropocÚne = Homme déclenche des traces globales; Anthropocentrisme = Homme au centre, Nature en arriÚre-plan.

2. Continuité humain-nature

Notions clés & Définitions

  • Reliance humain–nature : Approche qui met l’accent sur l’interdĂ©pendance entre humains et monde naturel plutĂŽt que sur une sĂ©paration.

Points essentiels

  • Les Ă©missions de CO2 augmentent depuis 1850, avec une forte accĂ©lĂ©ration Ă  partir de 1950, et la tempĂ©rature moyenne a augmentĂ© de 0,8 °C en 30 ans.
  • L’effet de serre du CO2 consiste Ă  piĂ©ger une partie du rayonnement Ă©mis par la Terre et contribue au rĂ©chauffement climatique.
  • Trois marqueurs principaux sont proposĂ©s pour situer le dĂ©but de l’AnthropocĂšne : l’essor des pratiques agricoles (CO2 et mĂ©thane), la rĂ©volution industrielle (fin du XVIIIe siĂšcle) et les essais nuclĂ©aires massifs (vers 1945) avec dĂ©pĂŽts de radionuclĂ©ides.
  • La continuitĂ© humain–nature est dĂ©fendue notamment par l’évolution darwinienne, pensĂ©e comme un lien plutĂŽt que comme une rupture entre humain et nature.
  • La reliance se dĂ©cline aussi en approches Ă©thiques (valeur morale Ă©largie au vivant), ontologiques (remise en cause du dĂ©sĂ©quilibre psychologique/existentiel) et politiques (rĂ©intĂ©grer la nature dans la sphĂšre politique).

3. Valeurs éthiques du vivant

Notions clés & Définitions

  • Droits civils et politiques : Les droits civils et politiques sont des droits dits « classiques » qui protĂšgent les libertĂ©s individuelles contre des restrictions excessives des pouvoirs publics.
  • Droits Ă©conomiques, sociaux et culturels : Les droits Ă©conomiques, sociaux et culturels sont des droits visant l’égalitĂ© et la dignitĂ© humaines et nĂ©cessitant une action active de l’État via des politiques publiques.
  • Droits de solidaritĂ© : Les droits de solidaritĂ© sont des droits collectifs, liĂ©s Ă  l’humanitĂ© ou Ă  des peuples, formulĂ©s surtout dans des instruments internationaux apparus Ă  partir des annĂ©es 1970.
  • Principe de non-rĂ©gression : Le principe de non-rĂ©gression impose au lĂ©gislateur d’éviter des reculs sensibles dans la protection des droits humains, sauf motif d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.

Points essentiels

  • Les droits de l’homme sont prĂ©sentĂ©s en trois gĂ©nĂ©rations : civils et politiques (dĂ©jĂ  au XIXe siĂšcle, avec des exemples comme la libertĂ© d’expression et le droit Ă  la vie), Ă©conomiques sociaux et culturels (reconnus surtout aprĂšs la Seconde Guerre mondiale) et de solidaritĂ© (apparus Ă  partir des annĂ©es 1970).
  • La Convention europĂ©enne des droits de l’homme a Ă©tĂ© adoptĂ©e en 1950 et est citĂ©e comme rĂ©fĂ©rence des droits civils et politiques dans de nombreux pays.
  • La rĂ©alisation des droits peut exiger Ă  la fois des obligations d’abstention et des obligations positives, car chaque droit peut impliquer des mesures de protection et de mise en Ɠuvre.
  • L’État a trois obligations : respecter ces droits en limitant les restrictions disproportionnĂ©es, protĂ©ger les droits contre des menaces venant d’acteurs privĂ©s, et rĂ©aliser les droits via des mesures concrĂštes comme l’accĂšs Ă  l’information ou des Ă©tudes d’impact.
  • En Belgique, le principe de non-rĂ©gression interdit au lĂ©gislateur de provoquer des rĂ©gressions sensibles de la protection des droits humains, sauf intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.
  • Les distinctions entre gĂ©nĂ©rations sont jugĂ©es de plus en plus dĂ©passĂ©es car la distinction ne reflĂšte pas la rĂ©alitĂ© des obligations nĂ©gatives et positives liĂ©es Ă  chaque droit.

Astuce mémo

Respecter–ProtĂ©ger–RĂ©aliser = RPR : abstention, protection, puis mesures concrĂštes.

4. Rupture psychologique et ontologique

Notions clés & Définitions

  • Menace multiplicateur : La notion de multiplicateur de menace dĂ©crit le fait que la dĂ©gradation environnementale renforce des vulnĂ©rabilitĂ©s dĂ©jĂ  existantes au lieu d’en crĂ©er de nouvelles.
  • Adaptation sur place : L’adaptation sur place correspond aux ajustements tentĂ©s par les personnes avant d’opter pour une migration, quand elles sont victimes d’une situation dĂ©gradĂ©e.
  • Lien complexe migration-climat : Le lien complexe migration-climat indique que les dĂ©placements ne suivent pas une relation automatique et que les causes combinent plusieurs facteurs.

Points essentiels

  • La dĂ©gradation environnementale ne gĂ©nĂšre pas forcĂ©ment de nouvelles vulnĂ©rabilitĂ©s : elle exacerbe des vulnĂ©rabilitĂ©s prĂ©existantes.
  • Les changements climatiques ne crĂ©ent pas automatiquement des dĂ©placements et peuvent mĂȘme rĂ©duire certains dĂ©parts.
  • Les migrations dites climatiques rĂ©sultent d’un mĂ©lange de facteurs, et pas d’une cause unique.
  • Les scĂ©narios de migrations liĂ©s aux changements climatiques sont trĂšs variĂ©s et ne se rĂ©sument pas Ă  un seul cas-type.

Astuce mémo

Climat ≠ dĂ©part automatique : il amplifie des vulnĂ©rabilitĂ©s dĂ©jĂ  lĂ , puis seulement quand l’adaptation sur place ne suffit plus.

5. Nature et action politique

Notions clés & Définitions

  • Produit intĂ©rieur brut : Indicateur de l’activitĂ© Ă©conomique qui comptabilise surtout des flux de production et ignore de nombreux effets environnementaux et sanitaires associĂ©s.
  • Croissance verte : StratĂ©gie de croissance qui vise Ă  dĂ©velopper l’économie tout en rĂ©duisant pollution, Ă©missions de gaz Ă  effet de serre, dĂ©chets et perte de biodiversitĂ©.
  • Échec du marchĂ© : Situation oĂč l’allocation des ressources par le marchĂ© ne produit pas l’optimum attendu, notamment Ă  cause d’externalitĂ©s, d’informations imparfaites ou de biens collectifs.
  • Pollueur-payeur : Principe selon lequel les entreprises doivent intĂ©grer les coĂ»ts de leurs dĂ©cisions pour les parties concernĂ©es par des impacts qu’elles ne contrĂŽlent pas.

Points essentiels

  • Le PIB ne reflĂšte pas certains services pourtant essentiels (comme l’éducation ou la santĂ©) quand leur contribution est mal mesurĂ©e via la production seule.
  • Le PIB ne tient pas compte des coĂ»ts environnementaux et sanitaires de la pollution ni de la dĂ©prĂ©ciation des ressources naturelles et du capital naturel.
  • La croissance verte cherche Ă  rĂ©duire pollution et Ă©missions, limiter la production de dĂ©chets, prĂ©server la biodiversitĂ© et renforcer la sĂ©curitĂ© Ă©nergĂ©tique tout en promouvant croissance et dĂ©veloppement.
  • Le rĂŽle de l’État en Ă©conomie comprend la production de biens et services d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, la redistribution, la rĂ©gulation et la garantie des rĂšgles comme les droits de propriĂ©tĂ©.
  • Les Ă©checs du marchĂ© (par exemple externalitĂ©s, manque d’information, pouvoir de marchĂ©, absence d’équitĂ©) expliquent pourquoi l’État et aussi des organisations sans but lucratif interviennent.
  • La gouvernance Ă  niveaux multiples combine action internationale et locale pour guider et adapter les transitions, mais nĂ©cessite des changements plus profonds que de simples Ă©co-gestes.

Astuce mémo

PIB = Flux aveugle : il compte le produit, mais pas la pollution ni l’épuisement.

6. Développement durable et objectifs

Notions clés & Définitions

  • Produits financiers verts : Ce sont des produits financiers prĂ©sentĂ©s comme respectant des critĂšres Ă©cologiques et/ou Ă  faible Ă©mission de carbone pour guider l’investissement vers des impacts favorables.
  • Reporting ESG : C’est l’ensemble des informations publiĂ©es sur les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance permettant d’évaluer la contribution d’une entreprise Ă  la durabilitĂ©.
  • Facteur de soutien vert : C’est un mĂ©canisme prudentiel qui favorise les banques et assureurs finançant des projets durables en prenant en compte les risques climatiques.
  • Finance socialement responsable : C’est un modĂšle oĂč le financement vise surtout le rendement, tout en imposant des conditions liĂ©es Ă  l’environnement et aux droits humains.
  • Finance sociale : C’est un modĂšle oĂč les institutions cherchent Ă  financer activement des projets de transition Ă©cologique et sociale, avec une viabilitĂ© Ă©conomique comme contrainte.

Points essentiels

  • La Commission vise Ă  publier des rĂ©fĂ©rentiels de reporting ESG et Ă  faire auditer externement la qualitĂ© de l’information publiĂ©e.
  • Le cadre prudentiel europĂ©en prĂ©voit l’intĂ©gration d’un facteur de soutien vert ou de pĂ©nalisation vert pour reflĂ©ter les risques climatiques dans la gestion des banques et assureurs.
  • Les produits financiers verts servent d’aide aux investisseurs pour repĂ©rer les offres Ă©cologiques ou Ă  faible Ă©mission de carbone.
  • Les fonds d’investissement socialement responsables se distinguent par une logique qui n’est pas uniquement centrĂ©e sur la maximisation du rendement financier.
  • On peut placer la finance Ă©thique sur un continuum allant du rendement sous conditions environnementales et droits humains jusqu’à la maximisation de la plus-value sociĂ©tale sous contrainte de viabilitĂ©.
  • Les organisations de finance sociale financent activement la transition Ă©cologique et sociale, via des institutions financiĂšres ou des plateformes de financement direct.

Astuce mémo

ESG + Audit + Vert : publier (ESG), vérifier (audit externe), arbitrer (facteur vert) pour aligner finance et transition.

7. Limites du PIB et croissance verte

Notions clés & Définitions

  • PIB : Le PIB est un indicateur macroĂ©conomique qui mesure la valeur de la production sur une pĂ©riode donnĂ©e, sans comptabiliser directement les impacts environnementaux.
  • EfficacitĂ© Ă©nergĂ©tique : L’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique est la quantitĂ© de PIB produite par unitĂ© d’énergie consommĂ©e, et elle progresse quand des gains techniques rĂ©duisent l’énergie nĂ©cessaire.
  • DĂ©couplage activitĂ©-Ă©nergie : Le dĂ©couplage dĂ©signe le cas oĂč l’activitĂ© Ă©conomique augmente sans hausse correspondante de la consommation d’énergie.

Points essentiels

  • La poursuite de la croissance Ă©conomique mondiale nĂ©cessite de mobiliser plus d’énergie, car toute activitĂ© implique une transformation nĂ©cessitant de l’énergie.
  • La consommation d’énergie est liĂ©e au niveau d’activitĂ© Ă©conomique, mais elle peut ĂȘtre freinĂ©e par l’amĂ©lioration de l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique.
  • L’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique (PIB par unitĂ© d’énergie) est passĂ©e de 90 dollars par gigajoule en 1965 Ă  140 en 2015, soit une hausse de plus de 50%.
  • Seule une progression jugĂ©e irrĂ©aliste de l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique permettrait d’observer un dĂ©couplage entre activitĂ© Ă©conomique et consommation d’énergie.

Astuce mémo

Croissance → plus d’énergie ; efficacitĂ© ↗ freine, mais sans miracle : dĂ©couplage ≠ rĂ©aliste (sauf progrĂšs irrĂ©alistes).

8. Découplage, IPAT et effet rebond

9. Pressions environnementales des matiĂšres

Notions clés & Définitions

  • Climat urbain : Le climat urbain dĂ©signe les conditions climatiques d’une ville qui diffĂšrent de celles de son environnement rural proche.
  • QualitĂ© de l’air urbain : La qualitĂ© de l’air urbain mesure le niveau d’absence de pollution atmosphĂ©rique dans un lieu donnĂ©.
  • Îlots de chaleur urbains : Les Ăźlots de chaleur urbains sont des zones urbanisĂ©es oĂč les tempĂ©ratures maximales, de jour et de nuit, restent nettement plus Ă©levĂ©es que dans les zones proches.
  • Énergie grise : L’énergie grise correspond Ă  l’énergie mobilisĂ©e tout au long du cycle de vie d’un bĂątiment, de l’extraction des matiĂšres Ă  la construction et aux remplacements pendant l’usage.

Points essentiels

  • Les villes souffrent souvent d’une pollution liĂ©e Ă  des Ă©missions anthropiques comme le trafic et les activitĂ©s commerciales et industrielles, ce qui dĂ©grade la santĂ© et le confort thermique.
  • On estime que la pollution atmosphĂ©rique cause 6.7 millions de dĂ©cĂšs par an dans le monde, et en 2021 prĂšs de 7 500 dĂ©cĂšs prĂ©maturĂ©s en Belgique ont Ă©tĂ© associĂ©s Ă  des concentrations Ă©levĂ©es de contaminants.
  • Dans un Ăźlot de chaleur, l’écart de tempĂ©rature avec les zones pĂ©riphĂ©riques dĂ©passe gĂ©nĂ©ralement plusieurs degrĂ©s et concerne rĂ©guliĂšrement le centre des grandes villes.
  • Le stress thermique liĂ© aux vagues de chaleur est une dĂ©faillance de la rĂ©gulation interne de la tempĂ©rature, et les citoyens avec faible couverture vĂ©gĂ©tale y sont plus vulnĂ©rables.
  • La directive europĂ©enne sur la performance Ă©nergĂ©tique vise surtout l’énergie opĂ©rationnelle, mais l’énergie grise impose de raisonner en approche cycle de vie pour Ă©valuer la performance environnementale du bĂąti.

Astuce mémo

Climat + air polluĂ© + surfaces minĂ©ralisĂ©es = Ăźlot de chaleur, et le bĂąti pĂšse aussi via l’énergie grise.

10. Mobilité, santé et coopération internationale

Notions clés & Définitions

  • PolymĂ©dication : La polymĂ©dication dĂ©signe le fait de prendre plusieurs mĂ©dicaments en mĂȘme temps, et elle tend Ă  augmenter avec l’ñge.
  • SantĂ© unique : La santĂ© unique est l’approche qui relie la santĂ© humaine, animale et environnementale pour penser prĂ©vention et traitement ensemble.
  • SantĂ© pour toutes et tous : La santĂ© pour toutes et tous est l’idĂ©e que les politiques et innovations doivent viser un accĂšs maximal aux soins, y compris pour les populations touchĂ©es par des pandĂ©mies.
  • DĂ©placements liĂ©s au climat : Les dĂ©placements liĂ©s au climat sont des migrations influencĂ©es par les changements environnementaux mais dĂ©clenchĂ©es par l’interaction avec d’autres facteurs.

Points essentiels

  • La recherche et le dĂ©veloppement pharmaceutiques doivent aussi couvrir des maladies rares, mĂȘme quand leur rentabilitĂ© commerciale est faible.
  • La transition durable en santĂ© implique d’intĂ©grer dĂšs le dĂ©part une composante environnementale dans la prĂ©vention et le traitement.
  • Les dĂ©placements liĂ©s au climat ne sont pas automatiques : le climat agit en interaction avec d’autres facteurs et certains ne migrent pas par choix ou par capacitĂ©.
  • En droit, les personnes ne sont pas considĂ©rĂ©es en besoin de protection lorsqu’elles anticipent les dĂ©gradations environnementales sans attendre qu’elles deviennent invivables.

Astuce mémo

Climat ≠ migration automatique : c’est un mĂ©lange de facteurs, avec parfois “capacitĂ©/choix” qui bloque le dĂ©part.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1850DĂ©but de l’augmentation des Ă©missions de CO2 (dans le cours : « augmentent depuis 1850 »)
1950Forte accélération des émissions de CO2 (dans le cours : « à partir de 1950 »)
vers 1945DĂ©but des essais nuclĂ©aires massifs de la guerre froide avec dĂ©pĂŽts de radionuclĂ©ides (marqueur de l’AnthropocĂšne)
2015Lancement de l’Agenda 2030 des 17 objectifs de dĂ©veloppement durable (objectif fixĂ© Ă  2030 aussi)
1950Adoption de la Convention europĂ©enne des droits de l’homme
1987Traité/Protocole de Montréal (aboutissement cité comme « traité de Montréal en 1987 »)

Tableaux de synthĂšse

Générations de droits et nature des obligations

Type de droitsObligations typiquesCaractéristiques clés
Civils et politiquesRespect (abstention)Libertés individuelles contre restrictions disproportionnées; reconnus notamment depuis le XIXe siÚcle; Convention européenne adoptée en 1950
Économiques, sociaux et culturelsRĂ©aliser (mesures positives)ÉgalitĂ© et dignitĂ©; nĂ©cessitent une action active de l’État via politiques publiques
De solidaritĂ©Obligations collectives (souvent)Apparus Ă  partir des annĂ©es 70; droits collectifs liĂ©s Ă  l’humanitĂ©/peuples; distinction jugĂ©e pĂ©dagogique mais de plus en plus dĂ©passĂ©e

Durabilité faible vs durabilité forte

VisionPrincipe centralCe que cela permet
Durabilité fortePriorité à la durabilité intergénérationnelle (capitaux critiques)Questionne le développement économique; vise maintien (et possible croissance) de capitaux critiques
Durabilité faibleMitigation des impacts sans changer les modÚles dominantsPermet substitutions entre capitaux si la somme croßt; peut perdre du capital naturel en gagnant sur le plan économique

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre AnthropocĂšne et HolocĂšne : l’AnthropocĂšne est une pĂ©riode de changements gĂ©ologiques dus aux activitĂ©s humaines, l’HolocĂšne une stabilitĂ© relative millĂ©naire.
  2. Croire que le climat cause automatiquement la migration : le cours insiste sur un lien non linĂ©aire et sur l’interaction avec d’autres facteurs (choix/capacitĂ©).
  3. Penser que la sĂ©paration humain/nature est « moderne » uniquement : le cours situe la matrice de sĂ©paration dĂšs l’AntiquitĂ© via des axiomes (exception de l’humain, centralitĂ©, pouvoir supĂ©rieur).
  4. Croire que les ODD sont « d’abord puis aprĂšs » : le cours rappelle que tous les objectifs sont interconnectĂ©s et qu’il n’y a pas de hiĂ©rarchie sĂ©quentielle unique.
  5. Confondre dĂ©couplage relatif et dĂ©couplage absolu : le relatif ralentit/limite les impacts sans garantie de baisse absolue, l’absolu exige une baisse rĂ©elle de l’impact.
  6. Penser que le PIB mesure le bien-ĂȘtre environnemental : le cours montre qu’il ne compte pas les coĂ»ts sanitaires/environnementaux ni la dĂ©prĂ©ciation du capital naturel.
  7. Confondre villes/ßlots de chaleur : un ßlot correspond à des températures maximales (jour et nuit) nettement plus élevées que la périphérie, pas seulement à une pollution atmosphérique.

Checklist Examen

  1. Expliquer pourquoi les Ă©missions de CO2 augmentent depuis 1850 et pourquoi une accĂ©lĂ©ration est situĂ©e Ă  partir de 1950 (avec l’ordre de grandeur de hausse de tempĂ©rature sur 30 ans).
  2. Donner au moins trois marqueurs du dĂ©but de l’AnthropocĂšne (pratiques agricoles, fin du XVIIIe siĂšcle/rĂ©volution industrielle, essais nuclĂ©aires massifs vers 1945).
  3. Définir anthropocentrisme et expliquer pourquoi le cours oppose « environnement » à « nature » (autour/périphérie) et la séparation homme-nature.
  4. DĂ©crire la notion de reliance humain–nature et citer au moins une approche : scientifique (Darwin : continuitĂ©), Ă©thique (valeur morale Ă©largie), ontologique, ou politique (rĂ©intĂ©grer la nature au juridique/politique).
  5. Rappeler les gĂ©nĂ©rations de droits (civils/politiques; Ă©conomiques/sociaux/culturels; solidaritĂ©) et les trois obligations de l’État : respecter, protĂ©ger, rĂ©aliser (nĂ©gatif/positif).
  6. PrĂ©senter la logique « Respecter–ProtĂ©ger–RĂ©aliser » et donner un exemple d’obligation de protection ou de rĂ©alisation (p.ex. Ă©tudes d’impact).
  7. Expliquer le lien migration-climat : non automatique, causes multiples, adaptation sur place d’abord, et notion de multiplicateur de menace (exacerber vulnĂ©rabilitĂ©s prĂ©existantes).
  8. Définir PIB et expliquer 3 limites du PIB (pas de coûts environnementaux/sanitaires; mesure des flux sans stocks; ne considÚre pas les activités non monétaires/inégalités).
  9. DĂ©finir la croissance verte et distinguer dĂ©couplage relatif vs absolu, ainsi que l’effet rebond (amĂ©liorations rĂ©elles infĂ©rieures aux Ă©conomies potentielles).
  10. Identifier au moins trois acteurs/leviers : rĂŽle de l’État (rĂ©gulation/redistribution/production/garantie des rĂšgles), entreprises (RSE/hybrides), et individus (action individuelle rĂ©aliste + limites).
  11. Exposer les principes du dĂ©veloppement durable et les 3 caractĂ©ristiques des ODD (universalitĂ©, intĂ©gration, transformation), y compris l’horizon 2030 et la logique « pas un seul objectif ».
  12. RĂ©sumer l’enjeu urbain : dĂ©finir climat urbain, qualitĂ© de l’air urbaine, stress thermique et Ăźlots de chaleur; rappeler les chiffres clĂ©s citĂ©s (pollution : 6.7 millions/an; Belgique : ~7 500 dĂ©cĂšs prĂ©maturĂ©s en 2021) et relier Ă  des solutions (vĂ©gĂ©talisation, ombrage, matĂ©riaux).

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1. Pourquoi le produit intérieur brut est-il jugé insuffisant pour évaluer certaines dimensions du développement ?

2. Quel terme dĂ©signe une pĂ©riode de l’histoire terrestre oĂč les activitĂ©s humaines provoquent des changements gĂ©ologiques Ă  portĂ©e globale sur l’écosystĂšme ?

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AnthropocĂšne — dĂ©finition ?

PĂ©riode de changements gĂ©ologiques dus Ă  l’humain.

HolocĂšne — dĂ©finition ?

Époque de stabilitĂ© climatique sur plusieurs millĂ©naires.

Anthropocentrisme — rîle ?

Place l’humain au centre, dĂ©value la nature.

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