Lernzettel: Introduction à la psychopharmacologie et ses mécanismes

📋 Plan du Cours

  1. Définitions de la psychopharmacologie
  2. Système nerveux et pharmacologie
  3. Vaccins, thérapie génique et cellulaire
  4. Objectifs et voies d’administration
  5. Distribution, métabolisme et demi-vie
  6. Substances psychoactives et BHE
  7. Dépression : physiopathologie et antidépresseurs
  8. Choix du traitement antidépresseur
  9. Anxiété, PTSD et traitements
  10. Schizophrénie, antipsychotiques et toxicité
  11. Hallucinogènes et nicotine

📖 1. Définitions de la psychopharmacologie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Pharmacologie : La pharmacologie étudie les effets et les mécanismes d’action d’une substance exogène sur le corps ou sur une partie du corps.
  • Neuropharmacologie : La neuropharmacologie étudie les effets et les mécanismes d’action de substances exogènes neurotropes sur le système nerveux.
  • Psychopharmacologie : La psychopharmacologie étudie les effets et les mécanismes d’action de substances exogènes neurotropes qui modifient l’activité mentale et le comportement humain.

📝 Points essentiels

  • La neuropharmacologie est centrée sur les effets des substances sur le système nerveux, contrairement à une pharmacologie plus générale sur tout le corps.
  • La psychopharmacologie vise des substances neurotropes dont l’impact atteint l’activité mentale et le comportement humain.

📖 2. Système nerveux et pharmacologie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Potentiel d’action : Le potentiel d’action est une variation brève et stéréotypée du potentiel membranaire qui permet la propagation du message le long du neurone.

📝 Points essentiels

  • Le système nerveux central regroupe le cerveau et la moelle épinière, tandis que le système nerveux somatique gère les nerfs sensoriels et moteurs pour les informations vers/depuis le corps.
  • Le système nerveux autonome est divisé en partie orthosympathique et parasympathique, avec une origine à la base du crâne, dans la colonne, ou à sa base.
  • Le système nerveux entérique innerve le tube digestif et fonctionne de façon indépendante, via l’ensemble des cellules nerveuses de la digestion.
  • Un PA est déclenché par l’intégration des potentiels postsynaptiques selon la loi du tout ou rien, avec un seuil de déclenchement atteint à -40 mV.
  • Les substances agissant sur les canaux sodiques modifient l’excitabilité (blocage: ↓ fréquence et parfois amplitude; activation: ↑ fréquence et parfois amplitude) alors que celles sur les canaux potassiques modifient la durée du PA.
  • Le PA se propage plus rapidement par conduction saltatoire grâce au nœud de Ranvier, où s’accumulent des canaux sodiques.

💡 Astuce mémo

Central = cerveau + moelle; Somatique = sens + moteur; Autonome = para/ortho; Entérique = intestin (indépendant).

📖 3. Vaccins, thérapie génique et cellulaire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Vaccin : Préparation biologique qui introduit un antigène dans l’organisme et déclenche une immunité pour protéger contre une infection spécifique.
  • Thérapie génique : Approche où le médicament apporte une séquence codant une protéine thérapeutique pour produire l’effet recherché.
  • Thérapie cellulaire : Approche où l’on administre des cellules saines ou dotées de propriétés thérapeutiques, le plus souvent par greffe, à un patient malade.
  • Vaccin à ARN messager : Type de vaccin utilisant des molécules d’ARN ou d’ADN codant une protéine du pathogène pour stimuler la production de cette protéine par l’organisme.

📝 Points essentiels

  • Il existe des vaccins classiques activés et inactivés, avec inactivation soit du germe entier soit de fragments comme la paroi ou la toxine.
  • Dans un vaccin à ARN messager, on n’injecte pas le virus entier mais des molécules d’ARN/ADN qui codent une protéine afin d’induire une réponse contre le pathogène.
  • En thérapie génique, un virus vidé de son contenu génétique est utilisé comme vecteur et transporte une séquence protéique vers les cellules cibles qui produisent alors la protéine attendue.
  • En thérapie cellulaire, un vecteur viral est utilisé pour faire entrer le gène thérapeutique dans des cellules souches prélevées, puis ces cellules sont réinjectées après multiplication et expression du gène.
  • La phytothérapie, même si elle n’est pas un vaccin, correspond à l’usage thérapeutique d’une plante ou d’une partie de plante.

💡 Astuce mémo

Vaccin = antigène, génique = gène, cellulaire = cellules (3 lettres : A-G-C).

📖 4. Objectifs et voies d’administration

🔑 Notions clés & Définitions

  • Effets thérapeutiques : Les effets thérapeutiques sont les conséquences visées d’un traitement sur les symptômes, la maladie, sa prévention ou son évolution.
  • Voie orale : La voie orale est l’administration par la bouche, notée per os, qui nécessite une absorption digestive avant l’action.
  • Voie intraveineuse : La voie intraveineuse envoie directement le médicament dans la circulation sanguine, sans franchir la barrière intestinale.
  • Voies de contamination : Les voies de contamination décrivent les manières dont un produit entre dans le corps par accident, sans intention thérapeutique.

📝 Points essentiels

  • Un traitement vise soit à soulager un ou plusieurs symptômes, soit à guérir, soit à prévenir l’apparition, soit à retarder ou bloquer l’évolution de la maladie.
  • La voie orale est appelée per os (p.o), et l’efficacité dépend de l’absorption digestive du médicament.
  • La voie intraveineuse (i.v.) donne accès immédiat au sang, donc l’effet secondaire peut apparaître en quelques secondes.
  • La voie intramusculaire (i.m.) injecte le médicament dans le muscle, qui sert de réservoir pour sa diffusion.
  • La voie transcutanée est utilisée en patch ou crème pour des problèmes épidermiques comme l’eczéma.
  • Les voies de contamination classiques sont l’ingestion, l’inhalation et la voie cutanée via la peau et/ou les muqueuses.

💡 Astuce mémo

p.o = “passe par l’orange” (digestif), i.v = “injection au_vaisseau” (effet rapide).

📖 5. Distribution, métabolisme et demi-vie

🔑 Notions clés & Définitions

  • PPB Plasma Protein Binding : Le PPB correspond à la fraction d’un composé circulant liée aux protéines plasmatiques par rapport à sa concentration totale dans le sang.
  • Composé libre : La fraction libre d’un composé est celle non liée aux protéines plasmatiques et c’est elle qui peut diffuser vers les tissus pour atteindre ses cibles.
  • Métabolite actif : Un métabolite actif est un produit issu de la transformation du médicament qui conserve une activité pharmacologique sur la cible.
  • Métabolite majeur : Un métabolite majeur est un métabolite contribuant à plus de 10% de la dégradation du composé parent, important notamment pour l’élimination urinaire.

📝 Points essentiels

  • Seule la fraction libre d’un composé peut diffuser dans les tissus, ce qui fait dépendre la répartition sang-tissu de la liaison aux protéines plasmatiques.
  • Le composé se distribue vite vers les organes très vascularisés (foie, reins, cerveau) et plus lentement vers les organes peu vascularisés (muscles, viscères, peau, tissu adipeux).
  • Le passage dans le tissu peut être freiné par une barrière supplémentaire comme la BHE ou la barrière placentaire.
  • En général, le métabolisme a lieu surtout dans le foie, et il peut commencer avant même une distribution complète si le composé est absorbé par voie intestinale.
  • La demi-vie t1/2t_{1/2} est le temps nécessaire pour que la concentration sanguine du composé diminue de moitié et elle sert à fixer la fréquence des prises.

💡 Astuce mémo

Fraction libre = diffusion; PPB = frein à la diffusion (PPB↑ → libre↓ → tissu↓).

📖 6. Substances psychoactives et BHE

🔑 Notions clés & Définitions

  • Tétrahydrobioptérine BH4 : La BH4 est un cofacteur dont les réserves peuvent s’épuiser lors d’inflammations prolongées, avec des conséquences sur la disponibilité des monoamines.
  • Inflammation chronique : L’inflammation prolongée, même de faible niveau, entretient des dérèglements biologiques qui favorisent des symptômes dépressifs et une fatigue durable.
  • Kynurénines : Les voies des kynurénines augmentent la production de métabolites comme l’acide quinoléique, susceptible d’agir de façon délétère sur la transmission glutamatergique.

📝 Points essentiels

  • Une inflammation de longue durée, même peu intense, diminue les réserves de BH4 et peut entraîner un déficit en dopamine et en noradrénaline.
  • Ce déficit monoaminergique lié à BH4 peut contribuer à la démotivation et à la difficulté à initier une action observées dans la fatigue chronique et la dépression.
  • Les voies du stress et de l’inflammation augmentent la kynurénine, transformée en acide quinoléique qui active de façon chronique les récepteurs NMDA.
  • L’activation chronique des NMDA par l’acide quinoléique est associée à une neurotoxicité, altérant le fonctionnement des neurones.
  • L’acide quinoléique active les NMDA sans activer AMPA, contrairement à l’activation conjointe AMPA+NMDA qui entraîne une dépolarisation.

💡 Astuce mémo

BH4 = carburant anti-fatigue : inflammation chronique → BH4 baisse → DA/NA baisse → fatigue/démotivation.

📖 7. Dépression : physiopathologie et antidépresseurs

🔑 Notions clés & Définitions

  • Hypothèse monoaminergique : Approche liant la dépression au déficit d’amines monoaminées, mais qui reste incomplète pour expliquer le délai d’action, l’origine du déficit et la résistance aux antidépresseurs.
  • Axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien HPA : Système hormonal recruté lors du stress, reliant hypothalamus, hypophyse et glandes surrénales pour augmenter CRH, ACTH puis cortisol et adrénaline.
  • Voie des kynurénines : Enchaînement où le stress et l’inflammation augmentent la kynurénine, pouvant réduire la disponibilité du tryptophane et activer la neurotoxicité glutamatergique via l’acide quinolic.
  • Kétamine : Antagoniste des récepteurs NMDA utilisé en dépression avec des effets rapides et transitoires, nécessitant une dose subanesthésique pour l’action antidépresseur.

📝 Points essentiels

  • La suicidalité correspond à l’apparition ou l’aggravation d’idées suicidaires après prise de médicament, surtout chez les 18–25 ans, avec un bénéfice/risque globalement positif et une aide possible par ajout d’un anxiolytique ou choix noradrénergique.
  • La résistance des dépressions majeures se définit par absence d’effet suffisant après deux antidépresseurs de classes différentes à doses et durée adéquates avec une compliance suffisante, touchant 20–30% des cas.
  • Un stress chronique ou répét é peut dégrader le rétrocontrôle du cortisol via des modifications de l’hippocampe, entraînant une réaction au stress de plus en plus forte et un lien avec des changements sérotonine via la TDO et la kynurénine.
  • L’inflammation chronique peut activer l’enzyme IDO, déviant le tryptophane vers la kynurénine plutôt que vers la sérotonine, et certains antidépresseurs ou l’immunothérapie peuvent inhiber ce phénomène.
  • La kétamine a une demi-vie de 2 à 4 h et un effet antidépresseur rapide mais perdu une fois l’administration arrêtée, avec une action à dose subanesthésique et une réponse non systématique.
  • L’esketamine (Spravato) est une forme de s-kétamine purifiée, avec une plus grande affinité pour NMDA, et son association à un antidépresseur classique diminue le risque de rechute versus l’antidépresseur seul.

📖 8. Choix du traitement antidépresseur

🔑 Notions clés & Définitions

  • Demi-vie de la kétamine : La demi-vie de la kétamine correspond à une fenêtre courte d’élimination, typiquement de 2 à 4 heures, cohérente avec son action rapide.
  • Kétamine chirale : La kétamine existe sous deux formes énantiomères, et ses effets pharmacologiques peuvent différer selon la forme.
  • Eskétamine : L’esketamine correspond à une forme purifiée de la s-kétamine, utilisée notamment via le Spravato avec une plus grande affinité pour le récepteur NMDA.

📝 Points essentiels

  • Une fois administrée, la kétamine diminue le cortisol, les marqueurs inflammatoires et la kynurénine, tout en augmentant des facteurs neurotrophiques comme le BDNF.
  • Les effets de la kétamine ne persistent pas après l’arrêt de l’administration, car ils sont perdus quand elle n’est plus administrée.
  • L’effet antidépresseur de la kétamine est obtenu pour une dose subanesthésique, et son action est courte avec une demi-vie de 2 à 4 h.
  • Tous les individus ne répondent pas forcément à la kétamine.
  • Le Spravato correspond à l’esketamine et montre un profil d’action antidépresseur lié à une plus grande affinité pour le récepteur NMDA.
  • Les personnes prenant un antidépresseur « classique » sans Spravato ont davantage de risques de rechute que celles combinant Spravato à leur antidépresseur.

💡 Astuce mémo

Chiral = deux côtés : la kétamine a 2 énantiomères, et l’esketamine (Spravato) vise plus fort le NMDA.

📖 9. Anxiété, PTSD et traitements

🔑 Notions clés & Définitions

  • Traitement prophylactique : Traitement de fond visant à réduire la fréquence des crises ou des épisodes d’anxiété sur le long cours, avec un délai d’action de plusieurs semaines.
  • Buspirone : Agoniste partiel des récepteurs 5HT1a utilisé dans l’anxiété, avec un effet clinique chez l’Homme retardé.
  • Attaque de panique : Crise d’angoisse paroxystique sans prodrome correspondant à un emballement cardiovasculaire et à une sensation d’étouffement et de perte de contrôle.
  • Anxiété généralisée : Anxiété durable, latente et diffuse qui nécessite un traitement prophylactique en première intention par SSRI ou SNRI.
  • Syndrome de stress posttraumatique : Trouble survenant après un traumatisme, avec un délai possible de quelques semaines à plusieurs années, et augmentant le risque suicidaire.

📝 Points essentiels

  • L’hyperactivation noradrénergique du locus coeruleus favorise l’hypervigilance et l’activation orthosympathique, et des bêtabloquants comme le propranolol procurent un soulagement rapide de l’anxiété.
  • En cas de traitement prophylactique, l’effet apparaît après plusieurs semaines, donc le but est de diminuer la fréquence des crises avant l’amélioration ressentie.
  • Pour l’anxiété comme pour le PTSD, les SSRI et SNRI sont utilisés et leur effet sur l’anxiété est retardé, avec parfois une aggravation initiale avant amélioration.
  • Attaque de panique : traitement aigu fort et rapide avec une benzodiazépine à action courte et de forte puissance, puis prophylaxie possible pour limiter la chronicisation.
  • Anxiété généralisée : SSRI ou SNRI en première intention, et si aucune benzodiazépine n’a été prise auparavant la buspirone peut être donnée ; si des benzodiazépines sont malgré tout prescrites, l’usage doit rester temporaire et privilégier une longue durée.
  • PTSD : SSRI ou SNRI en première intention avec possible prazocine si cauchemars, et les benzodiazépines sont à éviter car elles peuvent empirer l’état du patient.

💡 Astuce mémo

Sprint = attaque de panique (benzodiazépine courte et puissante) ; Fond = anxiété/PTSD (SSRI/SNRI puis parfois aggravation initiale avant amélioration).

📖 10. Schizophrénie, antipsychotiques et toxicité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Schizophrénie : La schizophrénie est un trouble psychotique avec symptômes positifs, négatifs et cognitifs présents au moins 6 mois, dont 1 mois avec symptômes positifs.
  • Antipsychotiques classiques : Les antipsychotiques classiques sont des traitements de 1re génération qui réduisent surtout les symptômes positifs en bloquant les récepteurs D2 du striatum.
  • Syndrome malin des neuroleptiques : Le syndrome malin des neuroleptiques est une toxicité rare et gravissime liée à une baisse marquée de l’activité dopaminergique, avec mortalité d’environ 10%.
  • Marge de sécurité : La marge de sécurité est le rapport entre la dose toxique et la dose thérapeutique effectivement utilisée.

📝 Points essentiels

  • Les symptômes de schizophrénie doivent durer au moins 6 mois, avec au moins 1 mois de manifestations des symptômes positifs.
  • La prévalence de la schizophrénie est d’environ 1/300 (≈0,32%) dans le monde et d’environ 1/222 (≈0,45%) chez les adultes, pour un sex-ratio de 1,4 homme pour 1 femme.
  • Les antipsychotiques diminuent les symptômes positifs, l’hétéro-agressivité, l’auto-agressivité et le risque de récidive, mais n’ont pas d’effet sur les symptômes négatifs et cognitifs.
  • La marge de sécurité est peu élevée pour de nombreux antipsychotiques (moyenne à faible), et un exemple donné est la cyamémazine avec une marge variant de 40 à 1,6 selon la dose.
  • Le syndrome malin des neuroleptiques associe rigidité musculaire, CPK élevée, hyperthermie >38°C, troubles neurovégétatifs et de la conscience, et nécessite l’arrêt des traitements impliqués, avec une issue fatale dans 10% des cas.
  • Les antipsychotiques doivent être évités chez les personnes âgées avec démence (risque accru d’AVC et mortalité), et pendant la grossesse (risque de syndrome pyramidal), et la stabilisation des symptômes positifs doit précéder une éventuelle combinaison avec des antidépresseurs.

💡 Astuce mémo

D2 pour calmer le « bruit » (positifs), SN pour « urgence vitale »: CPK + fièvre + rigidité.

📖 11. Hallucinogènes et nicotine

🔑 Notions clés & Définitions

  • Hallucinogènes : Les hallucinogènes sont des substances capables d’induire des hallucinations et des perturbations de la pensée, de la perception ou de l’état dissociatif.
  • Kétamine et phencyclidine : La kétamine et la phencyclidine sont des hallucinogènes qui bloquent des récepteurs NMDA ouverts en s’y substituant au Mg2+.
  • MDMA : Le MDMA est un agent psychédélique dont le sevrage peut provoquer un syndrome de sevrage.
  • Nicotine : La nicotine est une substance du tabac extrêmement addictive, qui active les récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine et déclenche un renforcement rapide.

📝 Points essentiels

  • La liste d’exemples d’hallucinogènes comprend kétamine (Special K), phencyclidine (PCP), LSD, psilocybine, mescaline et MDMA.
  • La désintoxication des hallucinogènes ne s’accompagne pas de syndrome de sevrage, sauf pour le MDMA, et si le PCP provoque un coma il faut soutenir les fonctions vitales pendant 7 à 10 jours car aucun antagoniste n’existe.
  • Kétamine et phencyclidine bloquent des récepteurs NMDA ouverts, tandis que LSD, psilocybine et mescaline sont des agonistes partiels des récepteurs 5HT2a surtout dans les cortex sensoriels.
  • En France, 4,3% des adultes ont expérimenté l’ecstasy et le risque de développer une addiction est de 4,9%.
  • La nicotine est un agoniste des récepteurs nicotiniques, et l’addiction est bloquée si les sous-unités α4 ou β2 sont non fonctionnelles ainsi que par la naltrexone.
  • La nicotine active le noyau accumbens en augmentant la libération de dopamine via opioïdes et glucocorticoïdes, avec un effet en 7 secondes et chaque bouffée entraînant un renforcement; le sevrage utilise patch/gomme (substitution) et la varénicline diminue l’effet.

💡 Astuce mémo

PCP = aucun antagoniste + coma géré 7–10 jours; Nicotine = effet en 7 secondes, bouffée = renforcement.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1952Isoniazide utilisé dans les sanatoriums, à visée antidépressive dérivée ensuite via l’iproniazide
1954Réserpine élaborée à partir de Rauwolfia Serpentina
1957Iproniazide et/ou TCA et IMAO : imipramine premier TCA (1957) et iproniazide premier IMAO (1957)
1958Nathan Kline développe l’iproniazide à visée antidépressive après les effets euphorisants de l’isoniazide
fin de l’hiver et début du printempsSaison de naissance identifiée comme facteur de risque de schizophrénie
2012Chiffres rapportés : 3.3 millions de morts causées par l’alcool en 2012
2014Chiffres rapportés : 4.3% expérimentent l’ecstasy (risque 4,9%) et 78 000 décès liés au tabagisme en France en 2014

📊 Tableaux de synthèse

Types de vaccins

Type de vaccinPrincipeInjecté quoi ?
Classique activéGermes vivants modifiés pour perdre le pouvoir infectieuxGermes vivants modifiés
Classique inactivéInactivation du germe entier ou de fragments (paroi/toxine)Germe inactivé ou fragments
À ARN messagerMolécules d’ARN ou d’ADN codant une protéine pour induire une réponseARN/ADN codant une protéine (pas le virus entier)

Mécanismes des cibles pharmacologiques (classes d’effets)

CibleExemples de mécanismesRésultat attendu
Récepteur (ligand)Antagoniste / Agoniste / Modulateur allostériqueBloque / active / module la réponse du récepteur
Canal ioniqueBloqueur / Activateur / ModulateurModifie l’activité du canal et donc l’activité électrique cellulaire
EnzymeInhibiteur (ou substrat)Bloque une fonction enzymatique
TransporteurSubstrat / Inhibiteur / ActivateurModifie le transport (recapture, etc.)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre pharmacologie (effets sur tout le corps) et psychopharmacologie (substances neurotropes modifiant activité mentale et comportement).
  2. Croire que le PA se déclenche sans intégration : il dépend de la loi du tout ou rien après intégration des potentiels postsynaptiques, seuil à -40 mV.
  3. Penser que la synapse glutamatergique transmet “uniquement” par le neurotransmetteur : le cours insiste aussi sur recapture (EAAT) et transformation en glutamine par l’astrocyte.
  4. Mélanger vaccination ARN : ce n’est pas l’injection du virus entier, mais des molécules d’ARN/ADN codant une protéine.
  5. Inverser l’effet GABA selon l’âge : GABA est inhibiteur sur neurones matures (entrée Cl- limitée par KCC2) mais peut être excitateur sur neurones immatures (NKCC1, Cl- plus élevé).
  6. Oublier le lien PPB ↔ fraction libre : seule la fraction libre diffuse vers les tissus, PPB élevé freinant la diffusion.
  7. Croire que les benzodiazépines “soignent” l’anxiété : elles ont une action aiguë via GABAa, alors que l’effet prophylactique (SSRI/SNRI, buspirone) est retardé.

✅ Checklist Examen

  1. Définir pharmacologie, neuropharmacologie et psychopharmacologie et donner la différence centrale entre elles.
  2. Nommer les 3 grandes divisions fonctionnelles : SNC (cerveau+moelle), système somatique (sens/moteur), autonome (para/ortho) et expliquer l’indépendance du système entérique.
  3. Expliquer le déclenchement du potentiel d’action : intégration des potentiels postsynaptiques, loi du tout ou rien, seuil à -40 mV, PPSI/PPSE.
  4. Décrire la propagation saltatoire : rôle du nœud de Ranvier (accumulation des canaux sodiques) et conséquence sur la vitesse.
  5. Rappeler la synapse chimique glutamatergique : rôle des canaux calciques, diffusion du glutamate, récepteurs postsynaptiques, recapture EAAT puis glutamine (astrocyte) et recyclage.
  6. Différencier vaccins classique activé/inactivé et vaccin à ARN messager (pas le virus entier, ARN/ADN codant une protéine).
  7. Citer les thérapies génique et cellulaire : vecteur viral/vecteur viral et cellules souches, prélèvement, multiplication/expression puis réinjection.
  8. Énoncer les objectifs thérapeutiques (symptômes, guérir, prévenir, retarder/bloquer l’évolution) et relier les voies d’administration à leurs caractéristiques (per os, IV effet rapide, IM réservoir, transcutané patch/crème, voies de contamination ingestion/inhalation/cutanée).
  9. Rattacher ADME aux définitions et préciser que seules la fraction libre et la PPB déterminent la diffusion vers les tissus, puis que la demi-vie t1/2 fixe la fréquence des prises.
  10. Décrire les grandes pistes de physiopathologie de la dépression : monoaminergique (limites), axe HPA/stress (CRH- ACTH- cortisol/adrénaline), inflammation/IDO-kynurénines-acide quinoléique et rôle de BH4 (fatigue).
  11. Connaître les antidépresseurs : classes majeures (TCA, IMAO, SSRI, SNRI) et mécanismes de recapture, ainsi que la durée attendue (4-6 semaines puis 6-8 mois) et le tableau d’effets indésirables (cheese effect, syndrome sérotoninergique, suicidalité).
  12. Comparer anxiété vs attaque de panique vs anxiété généralisée vs PTSD : type de traitement aigu/prophylactique (benzodiazépine courte puissante vs SSRI/SNRI retardés, buspirone) et contre-indication des benzodiazépines dans le PTSD.
  13. Décrire schizophrénie : critères de durée (≥6 mois dont 1 mois positifs), rôle du blocage D2 du striatum (antipsychotiques classiques), et reconnaître le syndrome malin des neuroleptiques (CPK, hyperthermie, rigidité, troubles neurovégétatifs/conscience).
  14. Distinguer addiction vs dépendance vs tolérance et maîtriser 2 mécanismes de drogues du cours (ex : nicotine agoniste nAChR α4β2 → dopamine, et kétamine bloque NMDA ouverts ; hallucinogènes : Kétamine/PCP vs LSD/psilocybine/mescaline 5HT2a, et règles de désintoxication/MDMA).

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Teste dein Wissen zu Introduction à la psychopharmacologie et ses mécanismes mit 22 Multiple-Choice-Fragen mit detaillierten Korrekturen.

1. Quelle discipline étudie les effets et les mécanismes d’action de substances exogènes neurotropes qui modifient l’activité mentale et le comportement humain ?

2. En quoi la neuropharmacologie se distingue-t-elle principalement de la pharmacologie générale ?

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Pharmacologie — définition ?

Étude des effets et mécanismes d’action des substances exogènes.

Neuropharmacologie — rôle ?

Étudie effets des substances sur le système nerveux.

Psychopharmacologie — objectif ?

Étudie effets des substances modifiant activité mentale et comportement.

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