Revision sheet: Introduction au droit des services publics

Plan du Cours

  1. Notion de service public et arrĂȘt Blanco
  2. ActivitĂ©s rĂ©galiennes de l'État
  3. Modes de gestion des services publics
  4. Service public, activité économique et concurrence
  5. Principe de libertĂ© du commerce et de l’industrie
  6. Régime général du service public
  7. CrĂ©ation et suppression d’un service public
  8. Principes fondamentaux du service public : égalité et autres
  9. Police administrative : définition et finalité
  10. Distinction entre police administrative et police judiciaire
  11. L’acte administratif unilatĂ©ral (AAU) : caractĂ©ristiques et effets
  12. Contrats administratifs : rĂšgles de conclusion et fin du contrat

1. Notion de service public et arrĂȘt Blanco

Notions clés & Définitions

  • Service public : Une activitĂ© d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral assurĂ©e ou assumĂ©e par une personne publique ou une personne privĂ©e rattachĂ©e Ă  une personne publique, soumise Ă  un rĂ©gime juridique particulier.

Points essentiels

  • L’arrĂȘt Blanco du 8 fĂ©vrier 1873 Ă©tablit la spĂ©cificitĂ© du service public en consacrant la double condition d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et de rattachement Ă  l’administration.
  • Le rattachement Ă  l’administration est un critĂšre cumulatif avec l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral pour qualifier une activitĂ© de service public.
  • Le particulier ne peut pas revendiquer la crĂ©ation d’un service public, car l’État a la libertĂ© de le crĂ©er ou non.
  • Il faut ainsi comprendre que toute activitĂ© de service public est nĂ©cessairement une activitĂ© d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, mais tout activitĂ© d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral n’est pas nĂ©cessairement un service public De plus, la gestion du domaine privĂ© des administrations publiques ou des collectivitĂ©s territoriales par exemple, n’est pas un service public pour autant.
  • Le service public, vecteur de distinction doctrinale entre Hauriou (prĂ©rogative de puissance publique) et Duguit (service public) est une notion complexe qui nĂ©cessite approfondissement Avec la notion de service public on passe, pour caractĂ©riser le DA, du critĂšre de PPP Ă  la finalitĂ© de l’administration publique qui est le service public.

À retenir

La notion de service public repose sur une double condition : une activitĂ© d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et un rattachement Ă  l’administration, comme consacrĂ© par l’arrĂȘt Blanco, fondant la spĂ©cificitĂ© du droit administratif.

2. ActivitĂ©s rĂ©galiennes de l'État

Notions clés & Définitions

  • Faits : ÉlĂ©ments concrets et objectifs permettant d'Ă©tablir la rĂ©alitĂ© d'une situation ou d'une activitĂ©, servant de base Ă  l'application du droit administratif.
  • ÉlĂ©ment matĂ©riel : Composante d'une activitĂ© d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral qui correspond Ă  la nature mĂȘme de l'activitĂ© exercĂ©e, notamment son objet et sa finalitĂ©.
  • Chapus : => Pour distinguer SPA et SPIC « activitĂ© de plus grand service (SPA) ou de plus grands profits (SPIC) ».
  • MaĂźtrise publique : CaractĂ©ristique des activitĂ©s rĂ©galiennes qui implique que l’État exerce un contrĂŽle direct ou indirect sur la gestion de ces activitĂ©s, assurant ainsi leur conformitĂ© Ă  l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et justifiant un rĂ©gime juridique spĂ©cifique.

Points essentiels

  • Les activitĂ©s rĂ©galiennes sont des fonctions essentielles de l’État liĂ©es Ă  sa souverainetĂ© et Ă  sa puissance publique, telles que la police, la justice et la dĂ©fense.
  • La maĂźtrise publique caractĂ©rise ces activitĂ©s rĂ©galiennes, qui sont assurĂ©es directement par l’administration ou sous son contrĂŽle.
  • Le pouvoir exorbitant de l’administration dĂ©coule de la spĂ©cificitĂ© des activitĂ©s rĂ©galiennes, justifiant un rĂ©gime juridique particulier distinct du droit privĂ©.

À retenir

La maĂźtrise publique caractĂ©rise ces activitĂ©s rĂ©galiennes, qui sont assurĂ©es directement par l’administration ou sous son contrĂŽle.

3. Modes de gestion des services publics

Notions clés & Définitions

  • Gestion dĂ©lĂ©guĂ©e : ModalitĂ© d'organisation d'un service public par laquelle la gestion est transfĂ©rĂ©e, en tout ou partie, Ă  un tiers, public ou privĂ©, tout en maintenant la maĂźtrise et le contrĂŽle par la personne publique.
  • Établissements publics : Organismes dotĂ©s de la personnalitĂ© juridique de droit public, créés pour gĂ©rer un service public, et classĂ©s en Ă©tablissements publics administratifs (EPA) ou Ă©tablissements publics industriels et commerciaux (EPIC) selon leur nature et activitĂ©.

Points essentiels

  • Le choix du mode de gestion influence le rĂ©gime juridique applicable au service public et Ă  ses agents.
  • Le service public peut ĂȘtre gĂ©rĂ© directement par l’administration ou dĂ©lĂ©guĂ© Ă  des personnes privĂ©es ou publiques.
  • La gestion dĂ©lĂ©guĂ©e implique un transfert partiel ou total de la gestion Ă  un tiers tout en conservant la maĂźtrise publique.

À retenir

Le choix du mode de gestion influence le régime juridique applicable au service public et à ses agents.

4. Service public, activité économique et concurrence

Notions clés & Définitions

  • Principe de mutabilitĂ© : Principe juridique selon lequel les modalitĂ©s d’organisation et les activitĂ©s d’un service public peuvent Ă©voluer pour s’adapter aux besoins et Ă  l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.
  • Exemple : Le droit impose la fourniture permanente en Ă©lectricitĂ© quelque soit la facture du client du 1 nov 2023 au 31 mars 2024 = trĂȘve hivernale en vertu du principe de continuitĂ©.
  • Exception : Si SP peut porter atteinte au libertĂ©s fondamentales, alors c’est la compĂ©tence du parlement.
  • La gratuitĂ© : Principe selon lequel certains services publics sont fournis sans paiement, notamment dans le respect de la laĂŻcitĂ© et de l’égalitĂ©, sans pour autant confĂ©rer un droit subjectif Ă  cette gratuitĂ©.
  • Concurrence : Situation oĂč l’intervention du service public dans des activitĂ©s Ă©conomiques entre en interaction avec le secteur privĂ©, soulevant la question de la compatibilitĂ© avec le principe de libertĂ© du commerce et de l’industrie.

Points essentiels

  • Le service public peut intervenir dans des activitĂ©s Ă©conomiques, ce qui soulĂšve la question de la concurrence avec le secteur privĂ©.
  • Le dĂ©bat sur la soumission du service public Ă  la concurrence est central dans la jurisprudence et la doctrine.
  • La puissance publique vient s’insĂ©rer dans le jeu de la concurrence avec toutes les autres entreprises, mais il faut le justifier de façon systĂ©matique (CE, 2006, Ordre des avocats au barreau de paris) - CE, 29 mars 1901, Casanova : CE rappelle que l’intervention de la collectivitĂ© dans les activitĂ©s Ă©conomiques est possible qu’en cas de circonstances exceptionnelles.
  • Cette notion de qualitĂ© du service public est souvent liĂ©e au principe de transparence, de bonnes administrations qui se dĂ©veloppent de plus en plus dans le secteur de la santĂ© notamment avec les accrĂ©ditations qui sont de plus en plus soumises Ă  des chartes de qualitĂ©.

À retenir

L'intervention de l’administration dans des activitĂ©s Ă©conomiques doit respecter la libertĂ© du commerce, tout en Ă©tant encadrĂ©e par une jurisprudence Ă©volutive qui cherche Ă  concilier mission de service public et rĂšgles Ă©conomiques de concurrence.

5. Principe de libertĂ© du commerce et de l’industrie

Notions clés & Définitions

  • Principe de libertĂ© du commerce et de l’industrie : catĂ©gorie de droits fondamentaux qui garantit la possibilitĂ© pour toute personne d’exercer une activitĂ© commerciale ou industrielle sans entraves injustifiĂ©es, en s’inscrivant dans le cadre du droit lĂ©gislatif et constitutionnel. Ce principe trouve ses origines dans le dĂ©cret d’Allarde et la loi Le Chapellier de 1791, issus de la RĂ©volution française, et constitue un principe gĂ©nĂ©ral du droit reconnu par le Conseil d’État. Il bĂ©nĂ©ficie Ă©galement d’une valeur constitutionnelle, reformulĂ©e autour de la libertĂ© d’entreprendre, notamment dans une dĂ©cision du 16 janvier 1982 relative Ă  la nationalisation. La libertĂ© du commerce et de l’industrie est donc une libertĂ© fondamentale qui touche Ă  la fois au domaine lĂ©gislatif, constitutionnel et jurisprudentiel, et qui s’inscrit dans la tradition de la DĂ©claration des Droits de l’Homme et du Citoyen (DDHC). Elle implique que toute intervention administrative dans l’activitĂ© Ă©conomique doit ĂȘtre justifiĂ©e, proportionnĂ©e, et respecter l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral sans dĂ©naturer cette libertĂ©.

Points essentiels

  • Le principe de libertĂ© du commerce et de l’industrie constitue un fondement historique et juridique majeur, inscrit dans le droit français depuis la RĂ©volution. Il se manifeste par la garantie de la libertĂ© d’entreprendre, qui interdit toute entrave injustifiĂ©e Ă  l’activitĂ© commerciale ou industrielle. La jurisprudence, notamment le dĂ©cret d’Allarde et la loi Le Chapellier de 1791, a affirmĂ© cette libertĂ© comme un principe fondamental, renforcĂ© par la reconnaissance d’une valeur lĂ©gislative et constitutionnelle. La jurisprudence du Conseil d’État, notamment l’arrĂȘt Daudignac (1951), a confirmĂ© cette valeur, en soulignant que cette libertĂ© ne peut ĂȘtre limitĂ©e que dans le cadre de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, sous rĂ©serve que cette limitation soit justifiĂ©e, proportionnĂ©e et ne dĂ©nature pas la libertĂ© d’entreprendre. La possibilitĂ© d’intervenir de l’administration dans le domaine Ă©conomique est donc strictement encadrĂ©e : toute intervention doit reposer sur une justification, notamment la carence du privĂ© ou un intĂ©rĂȘt public, et doit respecter des conditions telles que la proportionnalitĂ© et la nĂ©cessitĂ©. La jurisprudence a Ă©galement Ă©voluĂ© pour Ă©largir le champ d’intervention, notamment en introduisant la notion de circonstances particuliĂšres de temps et de lieu, ou en apprĂ©ciant la qualitĂ© du domaine privĂ© pour dĂ©terminer si l’intervention publique est justifiĂ©e. Enfin, le principe s’étend Ă  la concurrence, qui doit ĂȘtre Ă  « armes Ă©gales » selon le droit europĂ©en, qu’il s’agisse d’opĂ©rateurs publics ou privĂ©s, dans un souci d’unitĂ© et de cohĂ©rence du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral du service public.

À retenir

Le principe de libertĂ© du commerce et de l’industrie, inscrit dans l’histoire et la jurisprudence françaises, encadre strictement l’intervention administrative dans l’économie, en garantissant la libertĂ© d’entreprendre tout en permettant des dĂ©rogations justifiĂ©es par l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.

6. Régime général du service public

Notions clés & Définitions

  • L’ordre public : ÉlĂ©ments de dĂ©finition L’ordre public en droit administratif, ne doit pas ĂȘtre confondu av
  • Police ad : Juge ad et police judiciaire : juge judiciaire dans la grande majoritĂ© des cas.
  • SĂ©curitĂ© : On se rĂ©fĂšre classiquement Ă  une trilogie administrative classique, gĂ©nĂ©ral : - SĂ©curitĂ© : prĂ©vention ou faire cesser les « accidents » - TranquillitĂ© : lutter contre les nuisances rendant la vis moins paisible - SalubritĂ© : respect de l’hygiĂšne Cette trilogie remonte Ă  l'histoire de France notamment de la loi rĂ©volutionnaire du 14 dĂ©cembre 1789 qui est associĂ© Ă  l’échelon communal = pouvoir propre du maire.

Points essentiels

  • Le rĂ©gime gĂ©nĂ©ral du service public repose sur des principes fondamentaux : continuitĂ©, mutabilitĂ© et Ă©galitĂ©.
  • Le principe de continuitĂ© impose que le service public fonctionne sans interruption, sauf exceptions prĂ©vues.
  • Le principe de mutabilitĂ© signifie que le service public doit s’adapter aux Ă©volutions des besoins et des circonstances.

À retenir

Les services publics sont structurĂ©s par des principes fondamentaux qui garantissent leur fonctionnement ininterrompu et leur capacitĂ© d’adaptation aux changements, assurant ainsi leur cohĂ©rence et leur identitĂ©.

7. CrĂ©ation et suppression d’un service public

Notions clés & Définitions

Points essentiels

  • L’État dispose de la libertĂ© de crĂ©er ou de supprimer un service public selon les besoins et l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.
  • La crĂ©ation d’un service public nĂ©cessite une dĂ©cision administrative explicite ou implicite.
  • La suppression d’un service public doit respecter les rĂšgles de droit et peut engager la responsabilitĂ© administrative.
  • De fait, une grĂšve qui aurait pour but de compromettre l’exercice prĂ©fectoral porterait une atteinte grave Ă  l’ordre public - TA, 22 octobre 2008, prĂ©fet de Paris : obligation d’un service minimum dans les Ă©coles maternelle et primaire : dĂ©cision du maire de paris qui dĂ©cide de ne plus appliquer ce service minimum car estime que trop compliquĂ© Ă  mettre en place.

À retenir

L’administration a la libertĂ© de crĂ©er ou supprimer un service public, sous rĂ©serve du respect des rĂšgles juridiques, la crĂ©ation nĂ©cessitant une dĂ©cision claire et la suppression Ă©tant soumise Ă  un contrĂŽle juridique.

8. Principes fondamentaux du service public : égalité et autres

Notions clés & Définitions

  • Principe : S’il y a au moins une personne publique au contrat, le critĂšre organique est rempli.
  • PublicitĂ© : La communication officielle des actes administratifs permettant aux administrĂ©s d'en avoir connaissance, condition indispensable Ă  leur opposabilitĂ© et validitĂ©.
  • Exceptions : Les contrats administratifs passĂ©s entre deux personnes privĂ©es : Les contrats administratifs passĂ©s entre 2 personnes privĂ©es peuvent ĂȘtre un contrat administratif dans certaines situations, mĂȘme si ces

Points essentiels

  • Le principe de neutralitĂ© garantit que le service public ne favorise aucune opinion ou groupe particulier.
  • Les principes de continuitĂ© et de mutabilitĂ© complĂštent le cadre fondamental du service public.

À retenir

Les principes fondamentaux d’égalitĂ©, neutralitĂ©, continuitĂ© et mutabilitĂ© assurent la lĂ©gitimitĂ© et la qualitĂ© du service public envers les usagers.

9. Police administrative : définition et finalité

Notions clés & Définitions

  • Exigence de circonstances locales particuliĂšres : a.L’encadrement du « trouble moral » : l’exigence de circonstances locales particuliĂšres Le CE admet des considĂ©rations d’ordres « morales » sous 2 conditions : - Exigence de circonstances locales particuliĂšres : la morale n’est pas la mĂȘme partout.

Points essentiels

  • La police administrative vise Ă  maintenir l’ordre public, entendu comme la sĂ©curitĂ©, la tranquillitĂ© et la salubritĂ© publiques.
  • La notion d’ordre public est Ă©volutive et concerne les exigences essentielles Ă  la vie collective.
  • La police administrative est une activitĂ© de prĂ©vention exercĂ©e par l’administration pour protĂ©ger l’ordre public.
  • On peut dire de maniĂšre gĂ©nĂ©rale que la police ad est une activitĂ© de SP consistant Ă  prĂ©venir les atteintes Ă  l’ordre public.
  • De plus, cet ordre public renvoie Ă  des exigences minimales perçues comme essentielles Ă  l'existence, Ă  la conservation, Ă  la survie de la collectivitĂ© Ă©tatique ou encore de ce qui tisse les liens entre les membres de cette collectivitĂ© nationale.

À retenir

La police administrative vise Ă  maintenir l’ordre public, entendu comme la sĂ©curitĂ©, la tranquillitĂ© et la salubritĂ© publiques.

10. Distinction entre police administrative et police judiciaire

Notions clés & Définitions

  • Police ad : ActivitĂ© de service public visant Ă  prĂ©venir les troubles Ă  l’ordre public, caractĂ©risĂ©e par une finalitĂ© prĂ©ventive et exercĂ©e sous l’autoritĂ© administrative.
  • Nationale : Cela dĂ©pend des textes, des lois.
  • Autre ex : Les immeubles insalubres -> compĂ©tence du prĂ©fet mais aussi du maire qui peuvent interdire les logements pour raison d’insalubritĂ©, qui peuvent organiser des opĂ©rations d’évacuation forcĂ©, proposition de relogement.

Points essentiels

  • La police administrative a une finalitĂ© prĂ©ventive, tandis que la police judiciaire a une finalitĂ© rĂ©pressive.
  • La distinction repose sur la sĂ©paration des pouvoirs entre autoritĂ©s administratives et judiciaires.
  • Le juge administratif est compĂ©tent pour les actes de police administrative, le juge judiciaire pour ceux de police judiciaire.
  • Du point de vue organique, les mĂȘmes agents sont souvent compĂ©tents pour les 2 types de police ce qui rend difficile la comprĂ©hension des citoyens Il faut donc dĂ©finir globalement les 2 types de police (1) puis insistĂ© sur le critĂšre finaliste de l’intention (distinction) en (2) pour finir par la relativitĂ© de la distinction (3) 1/ dĂ©finition des polices administratives et judiciaires Retenons que si la police administrative peut ĂȘtre nationale ou locale, la police judiciaire elle est toujours Ă©tatique (nationale) -> pas plusieurs justice sur le territoire.
  • A/Les contours du pouvoir de police La police administrative est une nĂ©cessitĂ© pour les libertĂ©s ( art 12 de la DDHC ).

À retenir

La police administrative a une finalité préventive, tandis que la police judiciaire a une finalité répressive.

11. L’acte administratif unilatĂ©ral (AAU) : caractĂ©ristiques et effets

Notions clés & Définitions

  • DĂ©finition : Les circulaires sont des instruments de circulation/ de diffusion de l’information notamment entre les services centraux et services dĂ©concentrĂ©s.
  • Rejet : DĂ©cision par laquelle l'administration refuse une demande ou proposition, pouvant faire l'objet d'une contestation devant le juge administratif lorsqu'elle constitue un acte administratif unilatĂ©ral.
  • Acceptation : L’objectif de celle- ci est de sanctionner la passivitĂ© de l'administration public.
  • Acte administratif unilatĂ©ral (AAU) : Acte juridique pris unilatĂ©ralement par une autoritĂ© administrative dans l'exercice de la puissance publique, qui bĂ©nĂ©ficie d'un rĂ©gime exorbitant du droit commun, s'impose aux administrĂ©s et peut ĂȘtre contestĂ© devant le juge administratif.

Points essentiels

  • L’AAU est un acte juridique unilatĂ©ral pris par une autoritĂ© administrative dans l’exercice de la puissance publique.
  • L’AAU bĂ©nĂ©ficie d’un rĂ©gime exorbitant du droit commun, justifiĂ© par la spĂ©cificitĂ© de l’administration.
  • Les effets de l’AAU s’imposent aux administrĂ©s et peuvent ĂȘtre contestĂ©s devant le juge administratif.
  • Pourtant l’acte demeure un AAU.
  • On est dans une idĂ©e contraire au contact -> accord.

À retenir

L’AAU est un acte juridique unilatĂ©ral pris par une autoritĂ© administrative dans l’exercice de la puissance publique.

12. Contrats administratifs : rĂšgles de conclusion et fin du contrat

Notions clés & Définitions

  • Conclusion : 1- Les critĂšres JP de qualif du contrat sont cumulatifs 2-La notion de clause exorbitante illustre la particularitĂ©/ l’exorbitance de l’ad mais ce n’est pas le seul critĂšre.
  • Illustration : CE, 4 mars 1910, ThĂ©rond => Un contrat est qualifiĂ© d’administratif au vu de l’objet du contrat une mission de SP.
  • Contrat administratif : Contrat soumis Ă  un rĂ©gime exorbitant du droit commun, conclu par des pouvoirs adjudicateurs tels que l’État, les Ă©tablissements publics ou les collectivitĂ©s territoriales, ou, dans certains cas, entre deux personnes privĂ©es lorsque l’objet ou les conditions du contrat justifient cette qualification, notamment en lien avec l’exĂ©cution d’un service public.

Points essentiels

  • Le contrat administratif est soumis Ă  un rĂ©gime exorbitant du droit commun, notamment en matiĂšre de conclusion et d’exĂ©cution.
  • Les pouvoirs adjudicateurs (État, Ă©tablissements publics, collectivitĂ©s territoriales) sont les autoritĂ©s qui passent ces contrats.
  • Les concessions confient la construction et la gestion d’un service public Ă  un concessionnaire pour une durĂ©e dĂ©terminĂ©e, avec transfert des risques et perception des redevances par ce dernier.
  • Cependant, ici, le contrat est soumis Ă  un rĂ©gime particulier : le droit administratif avec des rĂšgles de droit public pour l’IG.
  • Depuis 2016 devenu une catĂ©gorie de concession de service prĂ©vu Ă  l’art L1121-3 du code de la command publique =contrat de concession de service au niveau local et signĂ© par cette autoritĂ© locale,cette catĂ©gorie se trouve entre code gĂ©nĂ©rale de la collectivitĂ© territoriale et CCP.Il y a aussi d'autre types de contrat (partenariat public privĂ© en gĂ©nĂ©rale le cocontractant va ĂȘtre une entreprise privĂ© =construction/maintenance gestion 
en supportant les risques financier =plus souple que les concession)D’autres b.

À retenir

Les contrats administratifs se distinguent par leur régime juridique spécifique, leur conclusion principalement par des autorités publiques, et leur extinction selon des modalités particuliÚres, notamment dans le cadre des concessions de service public.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1873ArrĂȘt Blanco
2023Année actuelle
2024Année prochaine
2006Jurisprudence CE, 2006
1901Jurisprudence CE, 1901
1791Révolution française et loi du 14 décembre 1789

Tableaux de SynthĂšse

Comparaison entre Service Public et ActivitĂ©s Économiques

CritĂšreService PublicActivitĂ©s Économiques
ObjectifIntĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ralProfit, marchĂ©, concurrence
Régime juridiqueRégime spécifique, principes fondamentaux (continuité, égalité, mutabilité)Droit privé
Intervention de l'ÉtatPrĂ©sentePossible

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre service public et activité privée sans rattachement à l'administration
  2. Oublier que tout intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral n'est pas un service public
  3. Confondre police administrative et police judiciaire
  4. Mélanger contrat administratif et contrat privé
  5. Ignorer la distinction entre concession et marché public
  6. Confondre principes fondamentaux du service public (continuité, égalité, mutabilité) avec d'autres principes
  7. Sous-estimer la portĂ©e de l'arrĂȘt Blanco dans la spĂ©cificitĂ© du droit administratif

Checklist Examen

  1. MaĂźtriser la dĂ©finition et la portĂ©e de l'arrĂȘt Blanco
  2. Savoir distinguer service public et activité économique
  3. ConnaĂźtre les principes fondamentaux du service public
  4. Comprendre la différence entre police administrative et police judiciaire
  5. Savoir comment se crée ou se supprime un service public
  6. Connaßtre le régime juridique des contrats administratifs
  7. Identifier les modes de gestion des services publics
  8. ReconnaĂźtre les critĂšres de qualification d'un contrat administratif
  9. Comprendre le principe de mutabilité et de continuité dans le service public
  10. Savoir ce qu'est une concession de service public
  11. Différencier police administrative et police judiciaire

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1. En quoi la notion de service public diffĂšre-t-elle de celle d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral selon l’arrĂȘt Blanco ?

2. Selon l'arrĂȘt Blanco, quelle est la caractĂ©ristique essentielle du service public ?

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Service public — dĂ©finition ?

ActivitĂ© d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral assurĂ©e par une personne publique ou privĂ©e rattachĂ©e Ă  une personne publique, soumise Ă  un rĂ©gime juridique particulier.

Service public — dĂ©finition?

ActivitĂ© d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral assurĂ©e par une entitĂ© publique ou privĂ©e rattachĂ©e Ă  une personne publique, sous rĂ©gime juridique particulier.

ActivitĂ©s rĂ©galiennes — rĂŽle ?

Fonctions essentielles de l’État liĂ©es Ă  sa souverainetĂ©, comme la police, la justice et la dĂ©fense.

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