đ Plan du Cours
- Notion de service public et arrĂȘt Blanco
- ActivitĂ©s rĂ©galiennes de l'Ătat
- Modes de gestion des services publics
- Service public, activité économique et concurrence
- Principe de libertĂ© du commerce et de lâindustrie
- Régime général du service public
- CrĂ©ation et suppression dâun service public
- Principes fondamentaux du service public : égalité et autres
- Police administrative : définition et finalité
- Distinction entre police administrative et police judiciaire
- Lâacte administratif unilatĂ©ral (AAU) : caractĂ©ristiques et effets
- Contrats administratifs : rĂšgles de conclusion et fin du contrat
đ 1. Notion de service public et arrĂȘt Blanco
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Service public : Une activitĂ© dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral assurĂ©e ou assumĂ©e par une personne publique ou une personne privĂ©e rattachĂ©e Ă une personne publique, soumise Ă un rĂ©gime juridique particulier.
đ Points essentiels
- LâarrĂȘt Blanco du 8 fĂ©vrier 1873 Ă©tablit la spĂ©cificitĂ© du service public en consacrant la double condition dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et de rattachement Ă lâadministration.
- Le rattachement Ă lâadministration est un critĂšre cumulatif avec lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral pour qualifier une activitĂ© de service public.
- Le particulier ne peut pas revendiquer la crĂ©ation dâun service public, car lâĂtat a la libertĂ© de le crĂ©er ou non.
- Il faut ainsi comprendre que toute activitĂ© de service public est nĂ©cessairement une activitĂ© dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, mais tout activitĂ© dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral nâest pas nĂ©cessairement un service public De plus, la gestion du domaine privĂ© des administrations publiques ou des collectivitĂ©s territoriales par exemple, nâest pas un service public pour autant.
- Le service public, vecteur de distinction doctrinale entre Hauriou (prĂ©rogative de puissance publique) et Duguit (service public) est une notion complexe qui nĂ©cessite approfondissement Avec la notion de service public on passe, pour caractĂ©riser le DA, du critĂšre de PPP Ă la finalitĂ© de lâadministration publique qui est le service public.
đĄ Ă retenir
La notion de service public repose sur une double condition : une activitĂ© dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et un rattachement Ă lâadministration, comme consacrĂ© par lâarrĂȘt Blanco, fondant la spĂ©cificitĂ© du droit administratif.
đ 2. ActivitĂ©s rĂ©galiennes de l'Ătat
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Faits : ĂlĂ©ments concrets et objectifs permettant d'Ă©tablir la rĂ©alitĂ© d'une situation ou d'une activitĂ©, servant de base Ă l'application du droit administratif.
- ĂlĂ©ment matĂ©riel : Composante d'une activitĂ© d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral qui correspond Ă la nature mĂȘme de l'activitĂ© exercĂ©e, notamment son objet et sa finalitĂ©.
- Chapus : => Pour distinguer SPA et SPIC « activité de plus grand service (SPA) ou de plus grands profits (SPIC) ».
- MaĂźtrise publique : CaractĂ©ristique des activitĂ©s rĂ©galiennes qui implique que lâĂtat exerce un contrĂŽle direct ou indirect sur la gestion de ces activitĂ©s, assurant ainsi leur conformitĂ© Ă lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et justifiant un rĂ©gime juridique spĂ©cifique.
đ Points essentiels
- Les activitĂ©s rĂ©galiennes sont des fonctions essentielles de lâĂtat liĂ©es Ă sa souverainetĂ© et Ă sa puissance publique, telles que la police, la justice et la dĂ©fense.
- La maĂźtrise publique caractĂ©rise ces activitĂ©s rĂ©galiennes, qui sont assurĂ©es directement par lâadministration ou sous son contrĂŽle.
- Le pouvoir exorbitant de lâadministration dĂ©coule de la spĂ©cificitĂ© des activitĂ©s rĂ©galiennes, justifiant un rĂ©gime juridique particulier distinct du droit privĂ©.
đĄ Ă retenir
La maĂźtrise publique caractĂ©rise ces activitĂ©s rĂ©galiennes, qui sont assurĂ©es directement par lâadministration ou sous son contrĂŽle.
đ 3. Modes de gestion des services publics
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Gestion déléguée : Modalité d'organisation d'un service public par laquelle la gestion est transférée, en tout ou partie, à un tiers, public ou privé, tout en maintenant la maßtrise et le contrÎle par la personne publique.
- Ătablissements publics : Organismes dotĂ©s de la personnalitĂ© juridique de droit public, créés pour gĂ©rer un service public, et classĂ©s en Ă©tablissements publics administratifs (EPA) ou Ă©tablissements publics industriels et commerciaux (EPIC) selon leur nature et activitĂ©.
đ Points essentiels
- Le choix du mode de gestion influence le régime juridique applicable au service public et à ses agents.
- Le service public peut ĂȘtre gĂ©rĂ© directement par lâadministration ou dĂ©lĂ©guĂ© Ă des personnes privĂ©es ou publiques.
- La gestion déléguée implique un transfert partiel ou total de la gestion à un tiers tout en conservant la maßtrise publique.
đĄ Ă retenir
Le choix du mode de gestion influence le régime juridique applicable au service public et à ses agents.
đ 4. Service public, activitĂ© Ă©conomique et concurrence
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Principe de mutabilitĂ© : Principe juridique selon lequel les modalitĂ©s dâorganisation et les activitĂ©s dâun service public peuvent Ă©voluer pour sâadapter aux besoins et Ă lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.
- Exemple : Le droit impose la fourniture permanente en Ă©lectricitĂ© quelque soit la facture du client du 1 nov 2023 au 31 mars 2024 = trĂȘve hivernale en vertu du principe de continuitĂ©.
- Exception : Si SP peut porter atteinte au libertĂ©s fondamentales, alors câest la compĂ©tence du parlement.
- La gratuitĂ© : Principe selon lequel certains services publics sont fournis sans paiement, notamment dans le respect de la laĂŻcitĂ© et de lâĂ©galitĂ©, sans pour autant confĂ©rer un droit subjectif Ă cette gratuitĂ©.
- Concurrence : Situation oĂč lâintervention du service public dans des activitĂ©s Ă©conomiques entre en interaction avec le secteur privĂ©, soulevant la question de la compatibilitĂ© avec le principe de libertĂ© du commerce et de lâindustrie.
đ Points essentiels
- Le service public peut intervenir dans des activités économiques, ce qui soulÚve la question de la concurrence avec le secteur privé.
- Le débat sur la soumission du service public à la concurrence est central dans la jurisprudence et la doctrine.
- La puissance publique vient sâinsĂ©rer dans le jeu de la concurrence avec toutes les autres entreprises, mais il faut le justifier de façon systĂ©matique (CE, 2006, Ordre des avocats au barreau de paris) - CE, 29 mars 1901, Casanova : CE rappelle que lâintervention de la collectivitĂ© dans les activitĂ©s Ă©conomiques est possible quâen cas de circonstances exceptionnelles.
- Cette notion de qualité du service public est souvent liée au principe de transparence, de bonnes administrations qui se développent de plus en plus dans le secteur de la santé notamment avec les accréditations qui sont de plus en plus soumises à des chartes de qualité.
đĄ Ă retenir
L'intervention de lâadministration dans des activitĂ©s Ă©conomiques doit respecter la libertĂ© du commerce, tout en Ă©tant encadrĂ©e par une jurisprudence Ă©volutive qui cherche Ă concilier mission de service public et rĂšgles Ă©conomiques de concurrence.
đ 5. Principe de libertĂ© du commerce et de lâindustrie
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Principe de libertĂ© du commerce et de lâindustrie : catĂ©gorie de droits fondamentaux qui garantit la possibilitĂ© pour toute personne dâexercer une activitĂ© commerciale ou industrielle sans entraves injustifiĂ©es, en sâinscrivant dans le cadre du droit lĂ©gislatif et constitutionnel. Ce principe trouve ses origines dans le dĂ©cret dâAllarde et la loi Le Chapellier de 1791, issus de la RĂ©volution française, et constitue un principe gĂ©nĂ©ral du droit reconnu par le Conseil dâĂtat. Il bĂ©nĂ©ficie Ă©galement dâune valeur constitutionnelle, reformulĂ©e autour de la libertĂ© dâentreprendre, notamment dans une dĂ©cision du 16 janvier 1982 relative Ă la nationalisation. La libertĂ© du commerce et de lâindustrie est donc une libertĂ© fondamentale qui touche Ă la fois au domaine lĂ©gislatif, constitutionnel et jurisprudentiel, et qui sâinscrit dans la tradition de la DĂ©claration des Droits de lâHomme et du Citoyen (DDHC). Elle implique que toute intervention administrative dans lâactivitĂ© Ă©conomique doit ĂȘtre justifiĂ©e, proportionnĂ©e, et respecter lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral sans dĂ©naturer cette libertĂ©.
đ Points essentiels
- Le principe de libertĂ© du commerce et de lâindustrie constitue un fondement historique et juridique majeur, inscrit dans le droit français depuis la RĂ©volution. Il se manifeste par la garantie de la libertĂ© dâentreprendre, qui interdit toute entrave injustifiĂ©e Ă lâactivitĂ© commerciale ou industrielle. La jurisprudence, notamment le dĂ©cret dâAllarde et la loi Le Chapellier de 1791, a affirmĂ© cette libertĂ© comme un principe fondamental, renforcĂ© par la reconnaissance dâune valeur lĂ©gislative et constitutionnelle. La jurisprudence du Conseil dâĂtat, notamment lâarrĂȘt Daudignac (1951), a confirmĂ© cette valeur, en soulignant que cette libertĂ© ne peut ĂȘtre limitĂ©e que dans le cadre de lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, sous rĂ©serve que cette limitation soit justifiĂ©e, proportionnĂ©e et ne dĂ©nature pas la libertĂ© dâentreprendre. La possibilitĂ© dâintervenir de lâadministration dans le domaine Ă©conomique est donc strictement encadrĂ©e : toute intervention doit reposer sur une justification, notamment la carence du privĂ© ou un intĂ©rĂȘt public, et doit respecter des conditions telles que la proportionnalitĂ© et la nĂ©cessitĂ©. La jurisprudence a Ă©galement Ă©voluĂ© pour Ă©largir le champ dâintervention, notamment en introduisant la notion de circonstances particuliĂšres de temps et de lieu, ou en apprĂ©ciant la qualitĂ© du domaine privĂ© pour dĂ©terminer si lâintervention publique est justifiĂ©e. Enfin, le principe sâĂ©tend Ă la concurrence, qui doit ĂȘtre à « armes Ă©gales » selon le droit europĂ©en, quâil sâagisse dâopĂ©rateurs publics ou privĂ©s, dans un souci dâunitĂ© et de cohĂ©rence du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral du service public.
đĄ Ă retenir
Le principe de libertĂ© du commerce et de lâindustrie, inscrit dans lâhistoire et la jurisprudence françaises, encadre strictement lâintervention administrative dans lâĂ©conomie, en garantissant la libertĂ© dâentreprendre tout en permettant des dĂ©rogations justifiĂ©es par lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.
đ 6. RĂ©gime gĂ©nĂ©ral du service public
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Lâordre public : ĂlĂ©ments de dĂ©finition Lâordre public en droit administratif, ne doit pas ĂȘtre confondu av
- Police ad : Juge ad et police judiciaire : juge judiciaire dans la grande majorité des cas.
- SĂ©curitĂ© : On se rĂ©fĂšre classiquement Ă une trilogie administrative classique, gĂ©nĂ©ral : - SĂ©curitĂ© : prĂ©vention ou faire cesser les « accidents » - TranquillitĂ© : lutter contre les nuisances rendant la vis moins paisible - SalubritĂ© : respect de lâhygiĂšne Cette trilogie remonte Ă l'histoire de France notamment de la loi rĂ©volutionnaire du 14 dĂ©cembre 1789 qui est associĂ© Ă lâĂ©chelon communal = pouvoir propre du maire.
đ Points essentiels
- Le régime général du service public repose sur des principes fondamentaux : continuité, mutabilité et égalité.
- Le principe de continuité impose que le service public fonctionne sans interruption, sauf exceptions prévues.
- Le principe de mutabilitĂ© signifie que le service public doit sâadapter aux Ă©volutions des besoins et des circonstances.
đĄ Ă retenir
Les services publics sont structurĂ©s par des principes fondamentaux qui garantissent leur fonctionnement ininterrompu et leur capacitĂ© dâadaptation aux changements, assurant ainsi leur cohĂ©rence et leur identitĂ©.
đ 7. CrĂ©ation et suppression dâun service public
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
đ Points essentiels
- LâĂtat dispose de la libertĂ© de crĂ©er ou de supprimer un service public selon les besoins et lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.
- La crĂ©ation dâun service public nĂ©cessite une dĂ©cision administrative explicite ou implicite.
- La suppression dâun service public doit respecter les rĂšgles de droit et peut engager la responsabilitĂ© administrative.
- De fait, une grĂšve qui aurait pour but de compromettre lâexercice prĂ©fectoral porterait une atteinte grave Ă lâordre public - TA, 22 octobre 2008, prĂ©fet de Paris : obligation dâun service minimum dans les Ă©coles maternelle et primaire : dĂ©cision du maire de paris qui dĂ©cide de ne plus appliquer ce service minimum car estime que trop compliquĂ© Ă mettre en place.
đĄ Ă retenir
Lâadministration a la libertĂ© de crĂ©er ou supprimer un service public, sous rĂ©serve du respect des rĂšgles juridiques, la crĂ©ation nĂ©cessitant une dĂ©cision claire et la suppression Ă©tant soumise Ă un contrĂŽle juridique.
đ 8. Principes fondamentaux du service public : Ă©galitĂ© et autres
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Principe : Sâil y a au moins une personne publique au contrat, le critĂšre organique est rempli.
- Publicité : La communication officielle des actes administratifs permettant aux administrés d'en avoir connaissance, condition indispensable à leur opposabilité et validité.
- Exceptions : Les contrats administratifs passĂ©s entre deux personnes privĂ©es : Les contrats administratifs passĂ©s entre 2 personnes privĂ©es peuvent ĂȘtre un contrat administratif dans certaines situations, mĂȘme si ces
đ Points essentiels
- Le principe de neutralité garantit que le service public ne favorise aucune opinion ou groupe particulier.
- Les principes de continuité et de mutabilité complÚtent le cadre fondamental du service public.
đĄ Ă retenir
Les principes fondamentaux dâĂ©galitĂ©, neutralitĂ©, continuitĂ© et mutabilitĂ© assurent la lĂ©gitimitĂ© et la qualitĂ© du service public envers les usagers.
đ 9. Police administrative : dĂ©finition et finalitĂ©
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Exigence de circonstances locales particuliĂšres : a.Lâencadrement du « trouble moral » : lâexigence de circonstances locales particuliĂšres Le CE admet des considĂ©rations dâordres « morales » sous 2 conditions : - Exigence de circonstances locales particuliĂšres : la morale nâest pas la mĂȘme partout.
đ Points essentiels
- La police administrative vise Ă maintenir lâordre public, entendu comme la sĂ©curitĂ©, la tranquillitĂ© et la salubritĂ© publiques.
- La notion dâordre public est Ă©volutive et concerne les exigences essentielles Ă la vie collective.
- La police administrative est une activitĂ© de prĂ©vention exercĂ©e par lâadministration pour protĂ©ger lâordre public.
- On peut dire de maniĂšre gĂ©nĂ©rale que la police ad est une activitĂ© de SP consistant Ă prĂ©venir les atteintes Ă lâordre public.
- De plus, cet ordre public renvoie à des exigences minimales perçues comme essentielles à l'existence, à la conservation, à la survie de la collectivité étatique ou encore de ce qui tisse les liens entre les membres de cette collectivité nationale.
đĄ Ă retenir
La police administrative vise Ă maintenir lâordre public, entendu comme la sĂ©curitĂ©, la tranquillitĂ© et la salubritĂ© publiques.
đ 10. Distinction entre police administrative et police judiciaire
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Police ad : ActivitĂ© de service public visant Ă prĂ©venir les troubles Ă lâordre public, caractĂ©risĂ©e par une finalitĂ© prĂ©ventive et exercĂ©e sous lâautoritĂ© administrative.
- Nationale : Cela dépend des textes, des lois.
- Autre ex : Les immeubles insalubres -> compĂ©tence du prĂ©fet mais aussi du maire qui peuvent interdire les logements pour raison dâinsalubritĂ©, qui peuvent organiser des opĂ©rations dâĂ©vacuation forcĂ©, proposition de relogement.
đ Points essentiels
- La police administrative a une finalité préventive, tandis que la police judiciaire a une finalité répressive.
- La distinction repose sur la séparation des pouvoirs entre autorités administratives et judiciaires.
- Le juge administratif est compétent pour les actes de police administrative, le juge judiciaire pour ceux de police judiciaire.
- Du point de vue organique, les mĂȘmes agents sont souvent compĂ©tents pour les 2 types de police ce qui rend difficile la comprĂ©hension des citoyens Il faut donc dĂ©finir globalement les 2 types de police (1) puis insistĂ© sur le critĂšre finaliste de lâintention (distinction) en (2) pour finir par la relativitĂ© de la distinction (3) 1/ dĂ©finition des polices administratives et judiciaires Retenons que si la police administrative peut ĂȘtre nationale ou locale, la police judiciaire elle est toujours Ă©tatique (nationale) -> pas plusieurs justice sur le territoire.
- A/Les contours du pouvoir de police La police administrative est une nécessité pour les libertés ( art 12 de la DDHC ).
đĄ Ă retenir
La police administrative a une finalité préventive, tandis que la police judiciaire a une finalité répressive.
đ 11. Lâacte administratif unilatĂ©ral (AAU) : caractĂ©ristiques et effets
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- DĂ©finition : Les circulaires sont des instruments de circulation/ de diffusion de lâinformation notamment entre les services centraux et services dĂ©concentrĂ©s.
- Rejet : Décision par laquelle l'administration refuse une demande ou proposition, pouvant faire l'objet d'une contestation devant le juge administratif lorsqu'elle constitue un acte administratif unilatéral.
- Acceptation : Lâobjectif de celle- ci est de sanctionner la passivitĂ© de l'administration public.
- Acte administratif unilatĂ©ral (AAU) : Acte juridique pris unilatĂ©ralement par une autoritĂ© administrative dans l'exercice de la puissance publique, qui bĂ©nĂ©ficie d'un rĂ©gime exorbitant du droit commun, s'impose aux administrĂ©s et peut ĂȘtre contestĂ© devant le juge administratif.
đ Points essentiels
- LâAAU est un acte juridique unilatĂ©ral pris par une autoritĂ© administrative dans lâexercice de la puissance publique.
- LâAAU bĂ©nĂ©ficie dâun rĂ©gime exorbitant du droit commun, justifiĂ© par la spĂ©cificitĂ© de lâadministration.
- Les effets de lâAAU sâimposent aux administrĂ©s et peuvent ĂȘtre contestĂ©s devant le juge administratif.
- Pourtant lâacte demeure un AAU.
- On est dans une idée contraire au contact -> accord.
đĄ Ă retenir
LâAAU est un acte juridique unilatĂ©ral pris par une autoritĂ© administrative dans lâexercice de la puissance publique.
đ 12. Contrats administratifs : rĂšgles de conclusion et fin du contrat
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Conclusion : 1- Les critĂšres JP de qualif du contrat sont cumulatifs 2-La notion de clause exorbitante illustre la particularitĂ©/ lâexorbitance de lâad mais ce nâest pas le seul critĂšre.
- Illustration : CE, 4 mars 1910, ThĂ©rond => Un contrat est qualifiĂ© dâadministratif au vu de lâobjet du contrat une mission de SP.
- Contrat administratif : Contrat soumis Ă un rĂ©gime exorbitant du droit commun, conclu par des pouvoirs adjudicateurs tels que lâĂtat, les Ă©tablissements publics ou les collectivitĂ©s territoriales, ou, dans certains cas, entre deux personnes privĂ©es lorsque lâobjet ou les conditions du contrat justifient cette qualification, notamment en lien avec lâexĂ©cution dâun service public.
đ Points essentiels
- Le contrat administratif est soumis Ă un rĂ©gime exorbitant du droit commun, notamment en matiĂšre de conclusion et dâexĂ©cution.
- Les pouvoirs adjudicateurs (Ătat, Ă©tablissements publics, collectivitĂ©s territoriales) sont les autoritĂ©s qui passent ces contrats.
- Les concessions confient la construction et la gestion dâun service public Ă un concessionnaire pour une durĂ©e dĂ©terminĂ©e, avec transfert des risques et perception des redevances par ce dernier.
- Cependant, ici, le contrat est soumis Ă un rĂ©gime particulier : le droit administratif avec des rĂšgles de droit public pour lâIG.
- Depuis 2016 devenu une catĂ©gorie de concession de service prĂ©vu Ă lâart L1121-3 du code de la command publique =contrat de concession de service au niveau local et signĂ© par cette autoritĂ© locale,cette catĂ©gorie se trouve entre code gĂ©nĂ©rale de la collectivitĂ© territoriale et CCP.Il y a aussi d'autre types de contrat (partenariat public privĂ© en gĂ©nĂ©rale le cocontractant va ĂȘtre une entreprise privĂ© =construction/maintenance gestion âŠen supportant les risques financier =plus souple que les concession)Dâautres b.
đĄ Ă retenir
Les contrats administratifs se distinguent par leur régime juridique spécifique, leur conclusion principalement par des autorités publiques, et leur extinction selon des modalités particuliÚres, notamment dans le cadre des concessions de service public.
đ
RepĂšres chronologiques
| Date | ĂvĂ©nement |
|---|
| 1873 | ArrĂȘt Blanco |
| 2023 | Année actuelle |
| 2024 | Année prochaine |
| 2006 | Jurisprudence CE, 2006 |
| 1901 | Jurisprudence CE, 1901 |
| 1791 | Révolution française et loi du 14 décembre 1789 |
đ Tableaux de SynthĂšse
Comparaison entre Service Public et ActivitĂ©s Ăconomiques
| CritĂšre | Service Public | ActivitĂ©s Ăconomiques |
|---|
| Objectif | IntĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral | Profit, marchĂ©, concurrence |
| Régime juridique | Régime spécifique, principes fondamentaux (continuité, égalité, mutabilité) | Droit privé |
| Intervention de l'Ătat | PrĂ©sente | Possible |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
- Confondre service public et activité privée sans rattachement à l'administration
- Oublier que tout intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral n'est pas un service public
- Confondre police administrative et police judiciaire
- Mélanger contrat administratif et contrat privé
- Ignorer la distinction entre concession et marché public
- Confondre principes fondamentaux du service public (continuité, égalité, mutabilité) avec d'autres principes
- Sous-estimer la portĂ©e de l'arrĂȘt Blanco dans la spĂ©cificitĂ© du droit administratif
â
Checklist Examen
- MaĂźtriser la dĂ©finition et la portĂ©e de l'arrĂȘt Blanco
- Savoir distinguer service public et activité économique
- ConnaĂźtre les principes fondamentaux du service public
- Comprendre la différence entre police administrative et police judiciaire
- Savoir comment se crée ou se supprime un service public
- Connaßtre le régime juridique des contrats administratifs
- Identifier les modes de gestion des services publics
- ReconnaĂźtre les critĂšres de qualification d'un contrat administratif
- Comprendre le principe de mutabilité et de continuité dans le service public
- Savoir ce qu'est une concession de service public
- Différencier police administrative et police judiciaire
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