Revision sheet: Principes fondamentaux du droit international

Plan du Cours

  1. Sujets du droit international
  2. Organisation internationale
  3. Individu en droit international
  4. Principes Westphalie
  5. Droits de l’homme europĂ©ens
  6. Protection universelle droits humains
  7. Responsabilité pénale individuelle
  8. Crimes internationaux
  9. Compétence territoriale
  10. Compétence personnelle
  11. Compétence matérielle
  12. Compétence universelle

1. Sujets du droit international

Notions clés & Définitions

État | Sujet originaires du droit international | AUTEUR (date) : "Les États existent indĂ©pendamment de ce systĂšme juridique et constituent les acteurs fondamentaux des relations internationales."
Organisation internationale | Sujet dĂ©rivĂ© du droit international | Créée par les États pour gĂ©rer certaines coopĂ©rations, leur personnalitĂ© juridique est limitĂ©e Ă  leurs compĂ©tences attribuĂ©es.
Individu | Sujet potentiel du droit international | N’a pas longtemps Ă©tĂ© reconnu comme sujet, car il ne dispose pas de personnalitĂ© juridique internationale, sauf dans certains mĂ©canismes comme la protection diplomatique.
PersonnalitĂ© juridique internationale | CapacitĂ© d’agir directement dans l’ordre international | Un sujet doit ĂȘtre titulaire de droits et obligations Ă  l’échelle internationale pour ĂȘtre considĂ©rĂ© comme dotĂ© de cette personnalitĂ©.
Protection diplomatique | MĂ©canisme permettant Ă  un État d’agir pour dĂ©fendre ses ressortissants Ă  l’étranger | L’individu doit passer par l’intermĂ©diaire de son État d’origine pour agir en droit international.

Points essentiels

  • Les États sont les sujets originaires, existant indĂ©pendamment du systĂšme juridique international, et jouent un rĂŽle central dans l’organisation des relations internationales.
  • Les organisations internationales sont des sujets dĂ©rivĂ©s, créés par les États, avec une personnalitĂ© juridique limitĂ©e, ne pouvant exercer que les compĂ©tences qui leur sont explicitement attribuĂ©es.
  • L’individu n’a pas traditionnellement Ă©tĂ© reconnu comme sujet du droit international, sauf dans certains mĂ©canismes comme la protection diplomatique.
  • La personnalitĂ© juridique internationale est la capacitĂ© d’un sujet Ă  avoir des droits et obligations et Ă  agir directement dans l’ordre juridique international.
  • La conception historique du droit international privilĂ©gie la relation entre États, avec une Ă©volution rĂ©cente vers la reconnaissance de droits fondamentaux des individus.

À retenir

Les États sont les principaux sujets du droit international, tandis que les organisations internationales sont des sujets dĂ©rivĂ©s, et l’individu, longtemps considĂ©rĂ© comme un simple objet, devient progressivement un sujet potentiel, notamment par le biais de mĂ©canismes comme la protection diplomatique.

2. Organisation internationale

Notions clés & Définitions

Organisation internationale : Sujet du droit international créé par des États pour gĂ©rer certaines coopĂ©rations internationales, dont la personnalitĂ© juridique est limitĂ©e et qui ne possĂšde que les compĂ©tences explicitement attribuĂ©es par les États (source : chapitre 3).

SouverainetĂ© des États (voir section 4) : Principe selon lequel chaque État dispose d’une souverainetĂ© Ă©gale, avec une inviolabilitĂ© territoriale, garantissant que le territoire d’un État ne peut ĂȘtre violĂ© par un autre (source : chapitre 3).

Principes Westphalie (voir section 4) : Ensemble de principes fondamentaux issus des TraitĂ©s de Westphalie de 1648, notamment l’égalitĂ© souveraine des États et l’inviolabilitĂ© territoriale, qui structurent durablement le droit international moderne (source : chapitre 3).

ÉgalitĂ© souveraine des États (voir section 4) : Principe selon lequel tous les États disposent d’une souverainetĂ© Ă©gale, sans qu’aucun ne puisse en dominer un autre, principe consacrĂ© par les TraitĂ©s de Westphalie (source : chapitre 3).

InviolabilitĂ© territoriale (voir section 4) : Principe selon lequel le territoire d’un État ne peut ĂȘtre violĂ© par un autre État, garantissant la stabilitĂ© et l’indĂ©pendance territoriale (source : chapitre 3).

TraitĂ©s de Westphalie : Accords signĂ©s en 1648 qui mettent fin Ă  plusieurs conflits en Europe, rĂ©organisent l’équilibre politique du Saint-Empire romain germanique, et consacrent notamment les principes de souverainetĂ© et d’inviolabilitĂ© territoriale, considĂ©rĂ©s comme un moment fondateur du droit international moderne (source : chapitre 3).

Points essentiels

  • Les États sont les sujets originaires du droit international, existant indĂ©pendamment du systĂšme juridique, et sont les acteurs fondamentaux des relations internationales.
  • Les organisations internationales sont des sujets dĂ©rivĂ©s, créés par les États pour gĂ©rer la coopĂ©ration, avec une personnalitĂ© juridique limitĂ©e.
  • La conception historique du droit international a Ă©tĂ© centrĂ©e sur l’organisation des relations entre États, avec pour objectif la stabilitĂ© du systĂšme international et le respect mutuel des souverainetĂ©s.
  • Les TraitĂ©s de Westphalie de 1648 ont marquĂ© un tournant en rĂ©organisant l’équilibre politique europĂ©en, en consacrant l’égalitĂ© souveraine et l’inviolabilitĂ© territoriale, principes fondamentaux du droit international moderne.
  • Ces principes impliquent que chaque État dispose d’une souverainetĂ© Ă©gale et que son territoire ne peut ĂȘtre violĂ©, ce qui a permis de structurer durablement les relations internationales.
  • La codification des comportements acceptables entre États a conduit Ă  l’émergence du jus ad bellum, encadrant le recours Ă  la guerre, et Ă  des pratiques diplomatiques et militaires encadrĂ©es par des conventions humanitaires.

À retenir

Les principes issus des TraitĂ©s de Westphalie, notamment l’égalitĂ© souveraine et l’inviolabilitĂ© territoriale, ont fondĂ© le cadre juridique et politique du droit international moderne, structurant la relation entre États et limitant leur souverainetĂ©.

3. Individu en droit international

Notions clés & Définitions

Individu : En droit international, l’individu n’a longtemps pas Ă©tĂ© reconnu comme sujet du droit international public. Il doit disposer de droits et obligations au niveau international et d’une personnalitĂ© juridique internationale, c’est-Ă -dire la capacitĂ© d’agir directement dans l’ordre juridique international. Traditionnellement, l’individu ne peut agir seul sur la scĂšne internationale et doit passer par son État d’origine, notamment via la protection diplomatique.

Droits fondamentaux des individus : Droits attachĂ©s Ă  la personne humaine, considĂ©rĂ©s comme inhĂ©rents Ă  la nature humaine, valables en tout lieu, en tout temps et pour tous. La protection de ces droits s’est renforcĂ©e aprĂšs la Seconde Guerre mondiale, avec la crĂ©ation d’instruments internationaux tels que la DĂ©claration universelle des droits de l’homme (1948).

Protection des droits de l’homme : Ensemble des mĂ©canismes visant Ă  garantir le respect des droits fondamentaux de chaque personne. Elle s’est dĂ©veloppĂ©e Ă  la suite des atrocitĂ©s des guerres mondiales, notamment par la crĂ©ation d’organisations internationales et de conventions rĂ©gionales ou universelles.

Organisation humanitaire : Organisations créées pour apporter secours et protection aux personnes en situation de conflit ou de violation de leurs droits. Exemple : le Mouvement international de la Croix-Rouge, créé Ă  l’initiative de Henry Dunant, suite Ă  la Convention de GenĂšve.

Convention de GenÚve : Ensemble de traités internationaux visant à protéger les personnes en temps de guerre, notamment les blessés, les prisonniers et les civils. Initiatives humanitaires qui ont contribué à la reconnaissance de la protection des individus en droit international.

Protection universelle des droits humains : Concept selon lequel certains droits sont inhĂ©rents Ă  la nature humaine et doivent ĂȘtre protĂ©gĂ©s mondialement, indĂ©pendamment des frontiĂšres ou des systĂšmes juridiques nationaux. Elle s’est affirmĂ©e aprĂšs la Seconde Guerre mondiale avec la crĂ©ation de l’ONU et la DĂ©claration universelle des droits de l’homme (1948).

Points essentiels

  • Sujets du droit international : Traditionnellement, les États sont les sujets originaires, et les organisations internationales sont des sujets dĂ©rivĂ©s, créés par les États avec une personnalitĂ© juridique limitĂ©e. L’individu, quant Ă  lui, n’a pas Ă©tĂ© reconnu comme sujet du droit international public jusqu’à une Ă©volution rĂ©cente.

  • Évolution historique : Le droit international a d’abord organisĂ© les relations entre États, avec des principes fondamentaux comme l’égalitĂ© souveraine et l’inviolabilitĂ© territoriale, issus des TraitĂ©s de Westphalie (1648). La conception a Ă©voluĂ© aprĂšs la Seconde Guerre mondiale pour inclure la protection des droits fondamentaux des individus.

  • Protection des droits de l’homme : La reconnaissance de droits fondamentaux s’est renforcĂ©e par des instruments rĂ©gionaux (ex : CEDH) et universels (ex : DĂ©claration universelle, Pactes). La Cour europĂ©enne des droits de l’homme est un exemple de juridiction assurant la protection des droits civils et politiques.

  • MĂ©canismes de saisine : La Cour europĂ©enne des droits de l’homme peut ĂȘtre saisie par des États ou des particuliers, sous conditions strictes (Ă©puisement des recours internes, dĂ©lai de six mois). La jurisprudence de la Cour a Ă©voluĂ© vers des recommandations plus prĂ©cises pour renforcer la protection.

  • Protection universelle : AprĂšs la Seconde Guerre mondiale, la protection des droits de l’homme s’est internationalisĂ©e, avec la crĂ©ation de l’ONU et la DĂ©claration universelle (1948). Cependant, cette protection demeure incomplĂšte, limitĂ©e par l’absence d’un systĂšme contentieux juridictionnel universel et par des divergences culturelles et juridiques.

  • Obstacles Ă  l’effectivitĂ© : La surveillance des droits repose principalement sur un dialogue avec les États et la bonne foi des informations transmises. Les comitĂ©s de surveillance disposent de peu de pouvoirs contraignants, ce qui limite la mise en Ɠuvre effective des droits.

  • ResponsabilitĂ© pĂ©nale de l’individu : La responsabilitĂ© pĂ©nale dans le droit international permet d’engager la responsabilitĂ© individuelle pour crimes internationaux, renforçant la reconnaissance de l’individu comme sujet de droit Ă  l’échelle mondiale.

À retenir

L’individu, longtemps considĂ©rĂ© comme un simple sujet secondaire, est dĂ©sormais reconnu comme un acteur essentiel de la protection des droits fondamentaux en droit international, notamment Ă  travers la crĂ©ation d’instruments universels et rĂ©gionaux, malgrĂ© les limites liĂ©es Ă  l’absence d’un systĂšme contentieux global et Ă  la diversitĂ© des contextes culturels.

4. Principes Westphalie

Notions clés & Définitions

TraitĂ©s de Westphalie (1648) : Accord signĂ© le 23 octobre 1648 mettant fin Ă  plusieurs conflits majeurs en Europe, notamment aux guerres de religion dans le Saint-Empire romain germanique et Ă  la guerre entre l’Espagne et les Pays-Bas. Ces traitĂ©s rĂ©organisent profondĂ©ment l’équilibre politique de l’ensemble, en accordant davantage de prĂ©rogatives aux États membres face au pouvoir impĂ©rial.

Équilibre politique en Europe : Concept rĂ©sultant des TraitĂ©s de Westphalie, il dĂ©signe la rĂ©organisation des relations entre États europĂ©ens afin de maintenir une stabilitĂ© et Ă©viter la domination d’un seul pouvoir, en assurant une rĂ©partition des forces et des prĂ©rogatives.

SouverainetĂ© des États : Principe affirmant que chaque État dispose d’une autoritĂ© suprĂȘme sur son territoire, sans ingĂ©rence extĂ©rieure, et que cette souverainetĂ© est Ă©gale entre tous les États, conformĂ©ment aux principes issus des TraitĂ©s de Westphalie.

InviolabilitĂ© territoriale : Principe selon lequel le territoire d’un État ne peut ĂȘtre violĂ© par un autre État, garantissant l’intĂ©gritĂ© territoriale comme un fondement du droit international moderne, notamment consacrĂ© par les TraitĂ©s de Westphalie.

Principes Westphalie : Ensemble de principes issus des TraitĂ©s de 1648, notamment l’égalitĂ© souveraine des États et l’inviolabilitĂ© territoriale, qui structurent durablement le droit international en organisant la relation entre États.

Points essentiels

  • Les TraitĂ©s de Westphalie mettent fin Ă  des conflits majeurs en Europe et rĂ©organisent l’équilibre politique, notamment dans le Saint-Empire romain germanique.
  • Ces traitĂ©s instaurent deux principes fondamentaux : l’égalitĂ© souveraine des États et l’inviolabilitĂ© territoriale.
  • La souverainetĂ© des États implique leur existence indĂ©pendante, avec une autoritĂ© suprĂȘme sur leur territoire.
  • L’inviolabilitĂ© territoriale garantit que le territoire d’un État ne peut ĂȘtre violĂ© par un autre, ce qui constitue une pierre angulaire du droit international moderne.
  • Ces principes sont considĂ©rĂ©s comme le fondement du droit international moderne, marquant un tournant dans la conception des relations internationales.
  • La rĂ©organisation de l’équilibre politique europĂ©en par ces traitĂ©s influence la structuration et la codification des relations entre États, avec une tendance Ă  limiter l’intervention extĂ©rieure dans leur organisation interne.

À retenir

Les principes Westphalie, issus des traitĂ©s de 1648, ont fondĂ© la souverainetĂ© des États et l’inviolabilitĂ© territoriale, structurant durablement le droit international en organisant la relation entre États sur une base d’égalitĂ© et de non-ingĂ©rence.

5. Droits de l’homme europĂ©ens

Notions clés & Définitions

Convention europĂ©enne des droits de l’homme (CEDH) : Organisation créée dans le cadre du Conseil de l’Europe en 1949, elle proclame un ensemble de droits civils et politiques fondamentaux, tels que le droit Ă  la vie, l’interdiction de la torture, le droit Ă  un procĂšs Ă©quitable, la libertĂ© d’expression et la libertĂ© d’association.

Cour europĂ©enne des droits de l’homme : Juridiction internationale installĂ©e Ă  Strasbourg, composĂ©e de 47 juges Ă©lus pour neuf ans, chargĂ©e de garantir l’effectivitĂ© des droits Ă©noncĂ©s par la CEDH. Elle peut ĂȘtre saisie par des États ou des particuliers, et ses arrĂȘts ont force obligatoire pour les États concernĂ©s.

MĂ©canismes de saisine de la Cour : Deux principaux moyens : la saisine interĂ©tatique (article 33) permettant Ă  un État de saisir la Cour contre un autre État, et la saisine individuelle (article 34) permettant Ă  toute personne ou organisation de saisir directement la Cour en cas de violation de la Convention.

Protection rĂ©gionale des droits humains : Ensemble des dispositifs juridiques spĂ©cifiques Ă  une rĂ©gion, comme la Convention europĂ©enne des droits de l’homme, visant Ă  garantir la protection des droits fondamentaux au sein de cette zone.

Droits civils et politiques : Droits fondamentaux garantis par la CEDH, tels que le droit Ă  la vie, l’interdiction de la torture, le droit Ă  un procĂšs Ă©quitable, la libertĂ© d’expression, la libertĂ© d’association, le droit Ă  la sĂ»retĂ©, la libertĂ© d’opinion, la libertĂ© d’expression, la prĂ©somption d’innocence, le droit Ă  la nationalitĂ©, et le droit Ă  l’éducation.

Points essentiels

  • La CEDH, adoptĂ©e dans le cadre du Conseil de l’Europe, vise Ă  garantir la protection des droits civils et politiques en Europe.
  • La Cour europĂ©enne des droits de l’homme peut ĂȘtre saisie par des États ou directement par des particuliers, sous conditions strictes.
  • La saisine interĂ©tatique permet Ă  un État d’accuser un autre d’avoir violĂ© la Convention, tandis que la saisine individuelle permet Ă  une victime de faire valoir ses droits directement.
  • Les arrĂȘts de la Cour ont une force obligatoire pour les États concernĂ©s, mais leur autoritĂ© est relative, ne liant pas tous les États parties.
  • La procĂ©dure devant la Cour privilĂ©gie souvent une solution amiable, puis l’examen du fond, avec des arrĂȘts qui peuvent recommander des rĂ©formes.
  • La protection universelle des droits de l’homme s’est dĂ©veloppĂ©e aprĂšs la Seconde Guerre mondiale, notamment avec la DĂ©claration universelle des droits de l’homme de 1948.
  • La protection universelle est incomplĂšte, limitĂ©e par l’absence d’un systĂšme contentieux entiĂšrement juridictionnel et par la dĂ©pendance aux rapports des États.
  • Des comitĂ©s spĂ©cialisĂ©s surveillent la conformitĂ© des États Ă  leurs engagements, mais leurs recommandations sont non contraignantes.
  • La responsabilitĂ© pĂ©nale de l’individu dans le droit international participe Ă  faire Ă©voluer l’individu comme sujet de droit Ă  l’échelle internationale.

À retenir

La protection rĂ©gionale des droits de l’homme, notamment via la CEDH, constitue un mĂ©canisme essentiel pour faire respecter les droits civils et politiques en Europe, mais sa pleine effectivitĂ© reste limitĂ©e par l’absence d’un systĂšme contentieux universel et contraignant pour tous.

6. Protection universelle droits humains

Notions clés & Définitions

Protection universelle des droits humains : Approche visant Ă  garantir que tous les individus, en tout lieu et en tout temps, disposent de droits fondamentaux inhĂ©rents Ă  leur nature humaine, indĂ©pendamment de leur nationalitĂ© ou de leur statut juridique (source : Ă©volution aprĂšs la Seconde Guerre mondiale, crĂ©ation de l’ONU et de la DĂ©claration universelle).

Droits inhĂ©rents Ă  la nature humaine : Droits considĂ©rĂ©s comme fondamentaux, universels et inaliĂ©nables, qui dĂ©coulent de la simple qualitĂ© d’ĂȘtre humain, et non de la volontĂ© ou du statut juridique d’un individu (source : dĂ©veloppement aprĂšs la Seconde Guerre mondiale, droits considĂ©rĂ©s comme inhĂ©rents Ă  la qualitĂ© d’ĂȘtre humain).

Internationalisation de la protection des droits : Processus par lequel la protection des droits fondamentaux dĂ©passe le cadre national pour s’étendre Ă  un niveau global, notamment par la crĂ©ation d’organismes internationaux et la ratification d’instruments universels ou rĂ©gionaux (source : crĂ©ation de l’ONU, adoption de la DĂ©claration universelle).

Droits universels : Droits valables en tout lieu, en tout temps, pour tous les individus, considĂ©rĂ©s comme inhĂ©rents Ă  la condition humaine, indĂ©pendamment des diffĂ©rences culturelles ou juridiques (source : dĂ©claration de Vienne, principes de l’universalitĂ©).

Organisation des Nations Unies : Organisation internationale créée en 1945, dont le but est de préserver la paix, promouvoir la coopération internationale et assurer la protection des droits fondamentaux par la mise en place de déclarations, pactes et mécanismes de surveillance (source : Charte des Nations Unies, déclaration de 1948).

DĂ©claration universelle des droits de l’homme : RĂ©solution adoptĂ©e par l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU en 1948, qui Ă©numĂšre un ensemble de droits fondamentaux attachĂ©s Ă  la personne humaine, sans caractĂšre contraignant, mais devenue une rĂ©fĂ©rence majeure du droit international des droits de l’homme (source : adoption en 1948, importance politique et morale).

Points essentiels

  • Le droit international a Ă©voluĂ© d’un cadre principalement centrĂ© sur les relations entre États vers une reconnaissance de droits fondamentaux pour les individus, notamment aprĂšs les atrocitĂ©s des guerres mondiales.
  • La protection des droits de l’homme s’est internationalisĂ©e avec la crĂ©ation de l’ONU et la dĂ©claration de 1948, qui pose les bases d’un ensemble de droits universels.
  • La Convention europĂ©enne des droits de l’homme, adoptĂ©e dans le cadre du Conseil de l’Europe, illustre la protection rĂ©gionale, avec la Cour europĂ©enne des droits de l’homme, qui peut ĂȘtre saisie par des États ou des particuliers.
  • La reconnaissance de droits inhĂ©rents Ă  la nature humaine implique que ces droits ne dĂ©pendent pas du statut juridique ou de la volontĂ© des États, mais de la qualitĂ© d’ĂȘtre humain.
  • La protection universelle est confrontĂ©e Ă  des dĂ©fis liĂ©s Ă  la dĂ©finition prĂ©cise de ce qui constitue un droit universel, Ă  la diversitĂ© culturelle, et Ă  l’absence d’un systĂšme contentieux complet et contraignant pour les particuliers.
  • Les mĂ©canismes de surveillance, tels que les comitĂ©s de l’ONU, se basent principalement sur des rapports d’États, limitant leur effectivitĂ©, mais des Ă©volutions permettent une meilleure prise en compte des recours individuels.

À retenir

La protection universelle des droits humains repose sur l’idĂ©e que certains droits fondamentaux, inhĂ©rents Ă  la condition humaine, doivent ĂȘtre garantis Ă  tous, partout, grĂące Ă  une internationalisation progressive, malgrĂ© des dĂ©fis liĂ©s Ă  leur dĂ©finition, leur effectivitĂ© et leur mise en Ɠuvre.

7. Responsabilité pénale individuelle

Notions clés & Définitions

ResponsabilitĂ© pĂ©nale individuelle : La capacitĂ© d’un individu Ă  ĂȘtre tenu responsable de ses actes dĂ©lictueux en droit international, notamment en cas de crimes internationaux. Elle implique que l’individu peut ĂȘtre jugĂ© et puni pour ses actions, indĂ©pendamment de la responsabilitĂ© de l’État ou d’autres sujets du droit international.

Crimes internationaux : Actes illicites d’une gravitĂ© exceptionnelle, tels que les crimes de guerre, crimes contre l’humanitĂ©, qui sont reconnus comme relevant du droit international pĂ©nal et pouvant engager la responsabilitĂ© pĂ©nale des individus.

Crimes de guerre : Violations graves des lois et coutumes de la guerre, commises lors d’un conflit armĂ©, qui peuvent engager la responsabilitĂ© pĂ©nale des individus. Leur dĂ©finition prĂ©cise n’est pas dĂ©taillĂ©e dans le contenu source, mais ils font partie des crimes internationaux.

Crimes contre l’humanitĂ© : Actes inhumains, tels que le meurtre, l’esclavage, la torture, commis dans le cadre d’une attaque gĂ©nĂ©ralisĂ©e ou systĂ©matique contre une population civile, engageant la responsabilitĂ© pĂ©nale individuelle.

Justice pénale internationale : SystÚme judiciaire chargé de poursuivre et de juger les responsables de crimes internationaux, notamment par des tribunaux spécifiques comme la Cour pénale internationale. Elle vise à faire respecter la responsabilité pénale des individus au niveau international.

Points essentiels

  • La responsabilitĂ© pĂ©nale de l’individu dans le droit international participe Ă  la reconnaissance de l’individu comme (presque) sujet de droit Ă  l’échelle internationale.
  • La responsabilitĂ© pĂ©nale des individus est engagĂ©e pour des crimes internationaux, notamment les crimes de guerre et crimes contre l’humanitĂ©.
  • La responsabilitĂ© pĂ©nale individuelle permet de poursuivre des personnes physiques, indĂ©pendamment de leur appartenance Ă  un État ou Ă  une organisation.
  • La mise en Ɠuvre de cette responsabilitĂ© s’inscrit dans le cadre de la justice pĂ©nale internationale, qui dispose d’organes comme la Cour pĂ©nale internationale.
  • La responsabilitĂ© pĂ©nale des individus est une Ă©volution majeure, remettant en cause la conception traditionnelle selon laquelle seul l’État pouvait ĂȘtre responsable en droit international.

À retenir

La responsabilité pénale individuelle en droit international permet de poursuivre et de sanctionner directement les responsables de crimes graves, renforçant ainsi la dimension humaine et personnelle dans la justice internationale.

8. Crimes internationaux

Notions clés & Définitions

Crimes contre l’humanitĂ© : Actes inhumains commis de maniĂšre systĂ©matique ou gĂ©nĂ©ralisĂ©e, tels que le meurtre, l’extermination, la rĂ©duction en esclavage, la dĂ©portation, la torture, etc., dans le contexte d’une attaque contre une population civile (source implicite : Ă©volution du droit international vers la protection des individus).

Crimes de guerre : Violations graves des lois et coutumes applicables aux conflits armĂ©s, notamment le traitement inhumain des prisonniers, le pillage, l’empoisonnement des sources d’eau, ou tout acte de violence prohibĂ© par le droit humanitaire (source : Convention de La Haye, humanisation des conflits armĂ©s).

Crimes internationaux : CatĂ©gorie regroupant les crimes de guerre, crimes contre l’humanitĂ©, et autres infractions graves relevant du droit international, commis dans un contexte international ou en violation des normes fondamentales du droit international (source : contexte gĂ©nĂ©ral de la responsabilitĂ© pĂ©nale internationale).

ResponsabilitĂ© pĂ©nale individuelle : CapacitĂ© de l’individu Ă  rĂ©pondre pĂ©nalement de ses actes en droit international, notamment en matiĂšre de crimes internationaux, ce qui marque une Ă©volution du droit traditionnel centrĂ© sur les États vers la reconnaissance de la responsabilitĂ© de l’individu (source : Ă©volution historique et doctrinale).

Cour pĂ©nale internationale (CPI) : Institution judiciaire créée pour juger les personnes accusĂ©es de crimes internationaux, notamment crimes contre l’humanitĂ©, crimes de guerre et gĂ©nocide, lorsque les États ne peuvent ou ne veulent pas poursuivre ces crimes (source : contexte de justice pĂ©nale internationale).

Justice pĂ©nale internationale : Ensemble des mĂ©canismes et institutions chargĂ©s de poursuivre et de juger les crimes internationaux, visant Ă  garantir la responsabilitĂ© individuelle et la lutte contre l’impunitĂ© dans le cadre du droit international (source : dĂ©veloppement aprĂšs les atrocitĂ©s des guerres mondiales).

Points essentiels

  • La responsabilitĂ© pĂ©nale de l’individu dans le droit international est une Ă©volution majeure, permettant de poursuivre les auteurs de crimes graves indĂ©pendamment de leur État d’origine.
  • Les crimes internationaux regroupent notamment les crimes de guerre et contre l’humanitĂ©, qui sont considĂ©rĂ©s comme des violations graves du droit international.
  • La Cour pĂ©nale internationale (CPI) a Ă©tĂ© créée pour juger ces crimes lorsque les États ne peuvent ou ne veulent pas agir.
  • La responsabilitĂ© pĂ©nale individuelle est une reconnaissance du fait que l’individu peut ĂȘtre sujet de droit Ă  l’échelle internationale, en particulier pour rĂ©pondre de ses actes lors de violations graves du droit international.
  • La justice pĂ©nale internationale vise Ă  renforcer la responsabilitĂ©, Ă  lutter contre l’impunitĂ© et Ă  assurer la protection des victimes.

À retenir

Les crimes internationaux, notamment les crimes de guerre et contre l’humanitĂ©, ont conduit Ă  la reconnaissance de la responsabilitĂ© pĂ©nale individuelle et Ă  la crĂ©ation d’institutions comme la Cour pĂ©nale internationale, marquant une Ă©tape essentielle dans la justice pĂ©nale mondiale.

9. Compétence territoriale

Notions clés & Définitions

CompĂ©tence territoriale : CapacitĂ© du droit international Ă  s’appliquer sur un territoire prĂ©cis, permettant de dĂ©terminer si une rĂšgle ou une juridiction peut s’exercer dans cette zone gĂ©ographique.
CompĂ©tence basĂ©e sur le territoire : Principe selon lequel la juridiction ou l’application du droit international dĂ©pend du lieu oĂč se trouve l’objet ou la personne concernĂ©e.
Jurisdiction territoriale : AutoritĂ© qu’un État exerce sur tout ce qui se trouve sur son territoire, notamment en matiĂšre de droit international, pour appliquer ses lois et rĂšglements.
Application du droit international sur un territoire : Mise en Ɠuvre concrĂšte des rĂšgles du droit international dans une zone gĂ©ographique spĂ©cifique, sous la souverainetĂ© de l’État concernĂ©.
SouverainetĂ© territoriale : Principe selon lequel un État exerce son pouvoir de maniĂšre exclusive sur son territoire, sans ingĂ©rence extĂ©rieure.
Loi applicable dans un territoire : RĂšgle de droit qui doit ĂȘtre appliquĂ©e dans une zone gĂ©ographique donnĂ©e, en fonction de la compĂ©tence territoriale de l’État ou de la rĂšgle internationale.

Points essentiels

  • La compĂ©tence territoriale repose sur le principe que le droit international s’applique principalement dans la zone sous la souverainetĂ© de l’État.
  • La compĂ©tence basĂ©e sur le territoire implique que la juridiction ou l’application du droit dĂ©pend du lieu oĂč se trouve la personne ou l’objet.
  • La souverainetĂ© territoriale confĂšre Ă  l’État une autoritĂ© exclusive sur son territoire, ce qui justifie l’application du droit international dans cette zone.
  • L’application du droit international sur un territoire est encadrĂ©e par la compĂ©tence territoriale, qui dĂ©termine si une rĂšgle peut s’y appliquer.
  • La loi applicable dans un territoire est celle qui est reconnue par la souverainetĂ© de l’État ou par le droit international, selon le cas.
  • La rĂ©organisation des relations internationales s’appuie sur ces notions, notamment Ă  travers la reconnaissance de la souverainetĂ© et de l’inviolabilitĂ© territoriale.

À retenir

La compĂ©tence territoriale est le fondement de l’application du droit international dans une zone gĂ©ographique prĂ©cise, sous la souverainetĂ© de l’État, garantissant l’autoritĂ© exclusive sur son territoire.

10. Compétence personnelle

Notions clés & Définitions

CompĂ©tence personnelle : CapacitĂ© d’un sujet de droit Ă  ĂȘtre titulaire de droits et d’obligations au niveau international, c’est-Ă -dire Ă  agir directement dans l’ordre juridique international. Elle dĂ©pend de la reconnaissance de la personnalitĂ© juridique internationale de l’individu ou de l’entitĂ© concernĂ©e.

CompĂ©tence basĂ©e sur la nationalitĂ© : Notion implicite dans l’application du droit international Ă  une personne, elle dĂ©signe la rĂšgle selon laquelle la nationalitĂ© d’une personne dĂ©termine la loi applicable ou la juridiction compĂ©tente Ă  son sujet.

Jurisdiction personnelle : La capacitĂ© d’un État ou d’une organisation internationale Ă  exercer son pouvoir juridictionnel sur une personne, en fonction de critĂšres tels que la nationalitĂ© ou la rĂ©sidence, pour appliquer le droit international ou national.

Application du droit international à une personne : Processus par lequel un sujet de droit, notamment un individu, est soumis aux rÚgles et obligations du droit international, notamment par le biais de mécanismes comme la protection diplomatique ou la responsabilité pénale internationale.

SouverainetĂ© personnelle : Concept selon lequel un individu peut, dans certains contextes, bĂ©nĂ©ficier d’une reconnaissance ou d’un statut particulier dans le cadre du droit international, notamment en matiĂšre de protection ou de responsabilitĂ©.

Loi applicable Ă  une personne : RĂšgle de droit international privĂ© qui dĂ©termine la lĂ©gislation nationale ou internationale devant s’appliquer Ă  une personne en fonction de critĂšres tels que la nationalitĂ© ou le lieu de rĂ©sidence.

Points essentiels

  • Les États sont les sujets originaires du droit international, existant indĂ©pendamment de ce systĂšme, et ils disposent d’une souverainetĂ© personnelle.
  • Les organisations internationales sont des sujets dĂ©rivĂ©s, créés par les États, avec une personnalitĂ© juridique limitĂ©e, ne pouvant exercer que les compĂ©tences qui leur sont attribuĂ©es.
  • L’individu, longtemps considĂ©rĂ© comme non sujet du droit international, ne dispose pas d’une personnalitĂ© juridique internationale autonome, sauf dans certains cas spĂ©cifiques (ex : protection diplomatique, responsabilitĂ© pĂ©nale).
  • La reconnaissance de la personnalitĂ© juridique de l’individu s’est renforcĂ©e avec la protection des droits fondamentaux, notamment aprĂšs la Seconde Guerre mondiale.
  • La compĂ©tence personnelle peut se manifester par la nationalitĂ©, qui influence la loi applicable et la juridiction compĂ©tente.
  • La compĂ©tence personnelle s’inscrit dans la logique de la souverainetĂ© Ă©tatique, tout en permettant Ă  l’individu d’ĂȘtre sujet de droits et d’obligations dans le cadre du droit international.

À retenir

La compĂ©tence personnelle dĂ©signe la capacitĂ© d’un sujet de droit, notamment l’individu, Ă  ĂȘtre reconnu comme titulaire de droits et d’obligations au niveau international, sous l’influence de la nationalitĂ© et de la souverainetĂ© Ă©tatique.

11. Compétence matérielle

Notions clés & Définitions

CompĂ©tence matĂ©rielle : CapacitĂ© d’un organe ou d’une institution Ă  exercer ses fonctions en matiĂšre de droit international, c’est-Ă -dire Ă  appliquer, interprĂ©ter ou faire respecter le droit dans un domaine spĂ©cifique (source implicite : contexte gĂ©nĂ©ral).
CompĂ©tence basĂ©e sur la matiĂšre ou le sujet : Attribut de l’autoritĂ© Ă  intervenir dans un domaine particulier du droit international, comme les droits humains, la guerre, ou la protection des individus (source : contexte historique et Ă©volution du droit).
Jurisdiction matĂ©rielle : Domaine ou champ d’application du droit international dans lequel une juridiction ou une organisation peut agir, en fonction de la matiĂšre ou du sujet concernĂ© (source : contexte historique et principes fondamentaux).
Domaine d’application du droit international : Ensemble des secteurs ou des sujets dans lesquels le droit international s’applique, notamment les relations entre États, la protection des droits humains, ou la responsabilitĂ© pĂ©nale des individus (source : contexte historique et Ă©volution).
CompĂ©tence en matiĂšre de droits humains, crimes, etc. : CapacitĂ© spĂ©cifique d’intervenir dans la protection des droits fondamentaux ou la rĂ©pression des crimes internationaux, comme les crimes contre l’humanitĂ© ou la guerre (source : contexte historique et dĂ©veloppement du droit).
Loi applicable selon la matiĂšre : RĂšgle ou norme juridique qui s’applique en fonction du domaine ou de la question traitĂ©e, dĂ©terminĂ©e par la compĂ©tence matĂ©rielle de l’organe ou de la juridiction concernĂ©e (source : contexte gĂ©nĂ©ral).

Points essentiels

  • La compĂ©tence matĂ©rielle concerne la capacitĂ© d’un sujet de droit international Ă  agir dans un domaine prĂ©cis, notamment en matiĂšre de droits humains ou de crimes internationaux.
  • Elle est liĂ©e Ă  la nature de la matiĂšre ou du sujet traitĂ©, et Ă  l’étendue de l’autoritĂ© exercĂ©e par une organisation ou une juridiction.
  • La compĂ©tence basĂ©e sur la matiĂšre ou le sujet permet de dĂ©finir le domaine d’intervention du droit international, notamment en ce qui concerne la protection des individus ou la rĂ©pression des infractions.
  • La juridiction matĂ©rielle dĂ©limite le champ dans lequel une organisation ou une institution peut exercer ses fonctions, en fonction de la matiĂšre ou du sujet.
  • La loi applicable selon la matiĂšre est celle qui est choisie ou imposĂ©e en fonction du domaine traitĂ©, notamment dans le contexte des relations internationales ou des mĂ©canismes de protection.

À retenir

La compétence matérielle détermine le domaine spécifique dans lequel une organisation ou une juridiction peut intervenir, en fonction de la matiÚre ou du sujet concerné, notamment en matiÚre de droits humains ou de crimes internationaux.

12. Compétence universelle

Notions clés & Définitions

  • CompĂ©tence universelle : Principe selon lequel certains crimes peuvent ĂȘtre jugĂ©s par n’importe quelle juridiction, indĂ©pendamment du lieu oĂč ils ont Ă©tĂ© commis ou de la nationalitĂ© des auteurs ou victimes, en raison de leur gravitĂ© (source : "Crimes de compĂ©tence universelle").
  • Jurisdiction universelle : CapacitĂ© d’un État ou d’une instance judiciaire Ă  exercer sa compĂ©tence sur des crimes commis en dehors de son territoire ou par ses ressortissants, en application du principe de compĂ©tence universelle (source : "Principe de compĂ©tence universelle").
  • Crimes de compĂ©tence universelle : Crimes considĂ©rĂ©s comme si graves qu’ils justifient leur jugement par toute juridiction, indĂ©pendamment du lieu de commission ou de la nationalitĂ© des auteurs ou victimes (source : "Crimes de compĂ©tence universelle").
  • Principe de compĂ©tence universelle : RĂšgle selon laquelle certains crimes, en raison de leur gravitĂ©, peuvent ĂȘtre poursuivis et jugĂ©s par n’importe quel État, sans lien de territorialitĂ© ou de nationalitĂ© (source : "Principe de compĂ©tence universelle").
  • Justice pĂ©nale internationale : SystĂšme judiciaire visant Ă  juger des crimes internationaux graves (ex : crimes contre l’humanitĂ©, crimes de guerre), souvent par des tribunaux spĂ©cialisĂ©s comme la Cour pĂ©nale internationale, en application du principe de compĂ©tence universelle (source : "Justice pĂ©nale internationale").

Points essentiels

  • La compĂ©tence universelle permet de juger certains crimes graves, indĂ©pendamment du lieu ou de la nationalitĂ©, pour garantir la responsabilitĂ© et la lutte contre l’impunitĂ©.
  • Elle repose sur le principe que certains actes, en raison de leur gravitĂ©, doivent ĂȘtre poursuivis partout oĂč ils sont dĂ©couverts.
  • La compĂ©tence universelle s’applique notamment aux crimes de guerre, crimes contre l’humanitĂ©, et autres crimes internationaux.
  • La mise en Ɠuvre de ce principe peut se faire par la crĂ©ation de tribunaux spĂ©cialisĂ©s ou par la reconnaissance de cette compĂ©tence dans la lĂ©gislation nationale.
  • La justice pĂ©nale internationale, notamment via la Cour pĂ©nale internationale, incarne cette logique en poursuivant des crimes relevant de la compĂ©tence universelle.
  • La reconnaissance de la compĂ©tence universelle peut entraĂźner des conflits de juridictions et soulĂšve des questions de souverainetĂ©.

À retenir

Le principe de compĂ©tence universelle permet de poursuivre et de juger certains crimes graves, indĂ©pendamment du lieu ou de la nationalitĂ©, afin de lutter contre l’impunitĂ© Ă  l’échelle mondiale.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1648TraitĂ©s de Westphalie, fondation des principes de souverainetĂ© et d’inviolabilitĂ© territoriale

Tableaux de SynthĂšse

SujetDéfinitionCaractéristiquesAuteur / Source
ÉtatSujet originaires du droit internationalExistence indĂ©pendante, acteur central—
Organisation internationaleSujet dĂ©rivĂ© créé par des ÉtatsPersonnalitĂ© limitĂ©e, compĂ©tences attribuĂ©esChapitre 3
IndividuSujet potentiel du droit internationalPas de personnalitĂ© juridique sauf mĂ©canismes spĂ©cifiques—
PersonnalitĂ© juridique internationaleCapacitĂ© d’agir dans l’ordre internationalDroits et obligations, agir directement—
Principes issus des Traités de WestphalieDescriptionImpact
SouverainetéÉgalitĂ© entre États, non-ingĂ©renceFondation du droit international moderne
InviolabilitĂ© territorialeRespect du territoireStabilitĂ© et indĂ©pendance des États

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la personnalitĂ© juridique de l’État et celle des organisations internationales.
  2. Croire que l’individu a une pleine capacitĂ© d’agir en droit international sans passer par un État.
  3. Confondre la souverainetĂ© des États avec leur capacitĂ© Ă  intervenir dans d’autres États.
  4. Assimiler automatiquement la protection diplomatique Ă  une reconnaissance de la personnalitĂ© juridique de l’individu.
  5. Confondre principes Westphalie et principes modernes du droit international sans distinction claire.
  6. Oublier que la reconnaissance de droits de l’homme ne confĂšre pas automatiquement la qualitĂ© de sujet du droit international Ă  l’individu.
  7. Confondre la compétence territoriale et la compétence universelle dans la juridiction pénale.

Checklist Examen

  • ConnaĂźtre la dĂ©finition de l’État comme sujet originaires du droit international.
  • MaĂźtriser la diffĂ©rence entre sujets originaires (États) et sujets dĂ©rivĂ©s (organisations internationales).
  • Savoir expliquer le principe de souverainetĂ© selon les TraitĂ©s de Westphalie.
  • Identifier les principes fondamentaux issus de Westphalie : souverainetĂ© et inviolabilitĂ© territoriale.
  • Comprendre la notion de personnalitĂ© juridique internationale et ses conditions.
  • ConnaĂźtre le rĂŽle de la protection diplomatique pour l’individu.
  • Identifier les mĂ©canismes de protection des droits de l’homme (DĂ©claration universelle, Convention de GenĂšve).
  • Savoir dĂ©finir la protection universelle des droits humains.
  • ConnaĂźtre la distinction entre responsabilitĂ© pĂ©nale individuelle et crimes internationaux.
  • MaĂźtriser les diffĂ©rentes compĂ©tences : territoriale, personnelle, matĂ©rielle, universelle.
  • Comprendre la notion de crimes internationaux (ex : gĂ©nocide, crimes de guerre, crimes contre l’humanitĂ©).
  • ConnaĂźtre la portĂ©e et les limites de la compĂ©tence universelle.
  • ConnaĂźtre les auteurs et concepts clĂ©s : Perroux sur la croissance, principes Westphalie, DĂ©claration universelle des droits de l’homme.

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1. Comment peut-on concrĂštement appliquer le principe de protection universelle des droits humains dans la pratique face Ă  une violation dans un État oĂč les mĂ©canismes internes sont dĂ©faillants ?

2. Quand la Convention europĂ©enne des droits de l’homme a-t-elle Ă©tĂ© adoptĂ©e ?

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Sujets du droit international — principaux ?

États, organisations internationales, individus (potentiellement).

Organisation internationale — rîle ?

GĂ©rer la coopĂ©ration entre États, avec une personnalitĂ© limitĂ©e.

Individu — sujet du droit international ?

Longtemps non reconnu, devient potentiel avec droits fondamentaux.

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