Administration lĂ©gale : Gestion des biens ou des droits dâautrui selon la loi, comme la gestion des biens des enfants par les parents. Elle concerne la gestion juridique et patrimoniale dans un cadre lĂ©gal prĂ©cis.
AutoritĂ© administrative : Structure ou personne qui exerce des missions ou des actions relevant de lâadministration publique, dans un sens fonctionnel ou organique. Selon 1938 et 1942, le juge administratif peut reconnaĂźtre des personnes privĂ©es comme autoritĂ©s administratives lorsquâelles gĂšrent un service public ou agissent dans lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.
Juridiction administrative : Organe chargĂ© de juger les litiges impliquant lâadministration ou ses actes. Depuis la loi du 24 mai 1872, le Conseil dâĂtat en est la juridiction suprĂȘme en France.
Contentieux administratif : Ensemble des litiges relatifs Ă lâaction ou aux actes de lâadministration, jugĂ©s par des juridictions administratives telles que le Conseil dâĂtat ou les tribunaux administratifs.
Droit administratif : RĂšgles juridiques spĂ©cifiques rĂ©gissant lâaction de lâadministration dans lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, distinct du droit commun applicable aux particuliers. AffirmĂ© par le 8 fĂ©vrier 1973 dans lâaffaire Blanco, il confĂšre Ă lâadministration un rĂ©gime juridique particulier.
Principe de sĂ©paration des autoritĂ©s administratives et judiciaires : Interdiction faite aux tribunaux ordinaires de contrĂŽler lâadministration, instaurĂ©e par la loi du 16 et 24 aoĂ»t 1790. Ce principe garantit une organisation sĂ©parĂ©e des pouvoirs, tout en soumettant lâadministration au droit administratif.
Lâadministration a un double sens : fonctionnel (actions/missions) et organique (organisation/service). Le sens fonctionnel concerne les actions concrĂštes pour gĂ©rer lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, comme la gestion des services publics ou la police administrative. Le sens organique dĂ©signe lâorganisation ou les structures, telles que lâĂtat, les collectivitĂ©s territoriales ou les Ă©tablissements publics.
Le juge administratif peut reconnaĂźtre des personnes privĂ©es comme autoritĂ©s administratives dans le cadre de leur gestion dâun service public ou de leur action dans lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, comme le montrent les arrĂȘts de 1938 et 1942. Cela illustre que le sens fonctionnel prime souvent sur le sens organique.
Depuis la loi du 24 mai 1872, le Conseil dâĂtat est la juridiction administrative suprĂȘme, ayant transformĂ© le Conseil en une vĂ©ritable juridiction. La justice administrative est distincte du droit commun, avec des rĂšgles spĂ©cifiques, notamment depuis la loi du 16 et 24 aoĂ»t 1790 qui interdit aux juges judiciaires de contrĂŽler lâadministration.
Le droit administratif, affirmĂ© par lâarrĂȘt Blanco (1973), confĂšre Ă lâadministration un rĂ©gime juridique particulier, notamment en raison de son action dans lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, ce qui lui confĂšre des privilĂšges par rapport au droit commun.
Les institutions administratives sont des structures juridiques et fonctionnelles distinctes, soumises Ă un droit spĂ©cifique, garantissant la gestion publique dans le respect de la sĂ©paration des pouvoirs et de lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Le rĂŽle du juge administratif est de veiller Ă la lĂ©galitĂ© de lâaction administrative tout en reconnaissant la spĂ©cificitĂ© du droit qui la rĂ©git.
Autorités législatives : Pouvoirs chargés de créer, modifier ou abroger les lois. Elles disposent du pouvoir législatif, qui est distinct des autres pouvoirs. (Source : non précisé dans le contenu source)
AutoritĂ©s exĂ©cutives : Pouvoirs responsables de la mise en Ćuvre des lois et de la conduite de la politique publique. Elles agissent au nom de la puissance publique dans lâexĂ©cution des dĂ©cisions. (Source : non prĂ©cisĂ© dans le contenu source)
AutoritĂ©s judiciaires : Pouvoirs chargĂ©s de rendre la justice, dâinterprĂ©ter et dâappliquer le droit dans les litiges. Elles constituent un pouvoir distinct des lĂ©gislatif et exĂ©cutif. (Source : non prĂ©cisĂ© dans le contenu source)
HiĂ©rarchie administrative : Organisation structurĂ©e oĂč chaque autoritĂ© ou service dĂ©pend dâun supĂ©rieur, assurant la coordination et la cohĂ©rence dans lâaction administrative. (Source : non prĂ©cisĂ© dans le contenu source)
ChaĂźne hiĂ©rarchique : Succession dâautoritĂ©s ou de services organisĂ©s selon un ordre de dĂ©pendance, permettant la transmission des instructions et la coordination des actions. (Source : non prĂ©cisĂ© dans le contenu source)
Organisation pyramidale : Structure hiĂ©rarchique oĂč lâautoritĂ© supĂ©rieure domine une sĂ©rie de niveaux infĂ©rieurs, assurant une gestion centralisĂ©e et une coordination claire. (Source : non prĂ©cisĂ© dans le contenu source)
Les autoritĂ©s administratives ne doivent pas ĂȘtre confondues avec les autoritĂ©s lĂ©gislatives ou judiciaires, qui reprĂ©sentent des pouvoirs distincts. Lâorganisation administrative repose sur une hiĂ©rarchie claire, souvent pyramidale, qui assure la coordination et le contrĂŽle des actions. Les autoritĂ©s administratives agissent au nom de la puissance publique, mais dans des cadres diffĂ©rents selon leur nature (lĂ©gislatif, exĂ©cutif, judiciaire) et leur fonction (rĂ©gulation, gestion, contrĂŽle). La chaĂźne hiĂ©rarchique permet de structurer cette organisation, garantissant une gestion cohĂ©rente et efficace. La structure pyramidale facilite la transmission des directives et la supervision des missions confiĂ©es Ă chaque niveau. La distinction entre ces autoritĂ©s est fondamentale pour analyser la structuration des pouvoirs publics et leur articulation dans lâadministration.
Lâorganisation administrative repose sur une hiĂ©rarchie claire, souvent pyramidale, permettant de coordonner et de contrĂŽler efficacement les actions des autoritĂ©s administratives, tout en distinguant ces derniĂšres des pouvoirs lĂ©gislatifs et judiciaires.
MinistĂšre
Organisation administrative de lâĂtat dirigĂ©e par un ou plusieurs ministres, chargĂ©e de la gestion dâun domaine spĂ©cifique de lâaction publique. (Source : contenu source, mention implicite dans la structuration de lâadministration centrale).
Ătablissement public
Personne morale de droit public ou privĂ©, créée par lâĂtat ou une collectivitĂ©, pour rĂ©aliser une mission particuliĂšre. Il peut ĂȘtre spĂ©cialisĂ©, comme lâInstitut national du cancer, et jouer un rĂŽle dans la gestion ou la rĂ©gulation.
Service public national
Prestation assurĂ©e par lâadministration centrale ou ses Ă©tablissements publics, relevant de la gestion directe ou dĂ©lĂ©guĂ©e de lâĂtat, visant Ă satisfaire un besoin collectif dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral Ă lâĂ©chelle nationale.
Administration de gestion
Services publics quotidiens assurant la gestion courante et le fonctionnement opĂ©rationnel des missions de lâĂtat, notamment la mise en Ćuvre des politiques publiques.
Administration de mission
Structure chargée de la conception, de la coordination et de la conception stratégique des politiques publiques, avec un rÎle de pilotage et de régulation.
Administration de régulation
Institutions dotĂ©es de compĂ©tences techniques et dâindĂ©pendance, exerçant une rĂ©gulation dans certains domaines pour faire prĂ©valoir dâautres intĂ©rĂȘts que les intĂ©rĂȘts Ă©conomiques, parfois sous forme dâautoritĂ©s publiques indĂ©pendantes ou dâAAI.
Lâadministration centrale regroupe les ministĂšres et Ă©tablissements publics qui assurent la gestion directe des services publics nationaux. Elle comprend trois types dâadministrations :
Lâadministration centrale joue un rĂŽle pivot dans la conception, la gestion et la rĂ©gulation des politiques publiques Ă lâĂ©chelle nationale, en regroupant des structures variĂ©es qui assurent la gestion quotidienne, la coordination stratĂ©gique et la rĂ©gulation technique des services publics.
Préfect
Le prĂ©fet est le reprĂ©sentant de lâĂtat dans le dĂ©partement ou la rĂ©gion. Il est chargĂ© de la mise en Ćuvre des politiques nationales au niveau local, sous lâautoritĂ© hiĂ©rarchique du gouvernement, et dirige les services dĂ©concentrĂ©s.
Déconcentration
La dĂ©concentration est un mode dâorganisation administrative permettant de rĂ©partir le pouvoir de dĂ©cision dâune personne publique entre plusieurs autoritĂ©s situĂ©es Ă diffĂ©rents niveaux territoriaux, tout en maintenant la responsabilitĂ© hiĂ©rarchique de lâautoritĂ© centrale. Elle facilite lâadaptation des dĂ©cisions administratives aux rĂ©alitĂ©s locales sans transfert de compĂ©tences.
Services territoriaux
Les services territoriaux sont des entitĂ©s administratives implantĂ©es dans des circonscriptions gĂ©ographiques (communes, dĂ©partements, rĂ©gions, etc.) qui assurent la mise en Ćuvre des politiques nationales et lâexercice des missions de lâĂtat localement. Ils sont dirigĂ©s par des autoritĂ©s dĂ©concentrĂ©es.
ReprĂ©sentation de lâĂtat
La reprĂ©sentation de lâĂtat dĂ©signe lâensemble des agents, notamment les prĂ©fets, qui incarnent lâautoritĂ© de lâĂtat sur le territoire. Elle garantit la cohĂ©rence de lâaction administrative et la mise en Ćuvre des politiques nationales dans les territoires.
Coordination locale
La coordination locale consiste Ă organiser la coopĂ©ration entre les diffĂ©rents services dĂ©concentrĂ©s et acteurs locaux pour assurer une action cohĂ©rente et efficace de lâĂtat dans le territoire, tout en respectant la hiĂ©rarchie et la dĂ©centralisation.
Autorité déconcentrée
LâautoritĂ© dĂ©concentrĂ©e est un agent ou une structure placĂ©e sous lâautoritĂ© hiĂ©rarchique du prĂ©fet ou dâun autre reprĂ©sentant de lâĂtat, habilitĂ©e Ă agir au nom de lâĂtat dans une circonscription administrative pour appliquer les politiques nationales.
Les services dĂ©concentrĂ©s sont des extensions territoriales de lâadministration centrale, dirigĂ©es par des prĂ©fets. Ils assurent la mise en Ćuvre des politiques nationales au niveau local tout en restant sous lâautoritĂ© hiĂ©rarchique du gouvernement. La dĂ©concentration permet ainsi une adaptation des dĂ©cisions administratives aux particularitĂ©s locales sans transfert de compĂ©tences, en rĂ©partissant le pouvoir de dĂ©cision entre plusieurs autoritĂ©s situĂ©es Ă diffĂ©rents niveaux territoriaux. Ce mode dâorganisation vise Ă rapprocher le pouvoir de dĂ©cision du lieu oĂč se posent les questions et oĂč la dĂ©cision doit ĂȘtre appliquĂ©e, tout en maintenant lâunitĂ© de lâĂtat et lâĂ©galitĂ© dans lâapplication des rĂšgles. La hiĂ©rarchie et la responsabilitĂ© restent centralisĂ©es, mais le pouvoir dĂ©cisionnel est dĂ©centralisĂ© Ă diffĂ©rents niveaux locaux, notamment par le biais des autoritĂ©s dĂ©concentrĂ©es dans les circonscriptions administratives.
La dĂ©concentration permet Ă lâĂtat dâadapter ses dĂ©cisions aux rĂ©alitĂ©s locales tout en conservant une unitĂ© hiĂ©rarchique, grĂące Ă des services territoriaux dirigĂ©s par des prĂ©fets qui incarnent la reprĂ©sentation de lâĂtat dans chaque territoire.
AutoritĂ© administrative indĂ©pendante : Organisme spĂ©cialisĂ© chargĂ© de contrĂŽler et rĂ©guler certains secteurs sans dĂ©pendance directe du gouvernement, garantissant ainsi lâimpartialitĂ© de ses dĂ©cisions.
RĂ©gulation sectorielle : ActivitĂ© exercĂ©e par une autoritĂ© pour encadrer, contrĂŽler ou fixer les rĂšgles dans un secteur prĂ©cis de lâĂ©conomie ou du social, afin dâassurer un Ă©quilibre entre intĂ©rĂȘts publics et privĂ©s.
ContrÎle économique : Mission de vérification et de surveillance exercée par une autorité pour garantir le respect des rÚgles dans un secteur économique, notamment par des pouvoirs de sanction.
IndĂ©pendance fonctionnelle : Situation oĂč une autoritĂ© de rĂ©gulation dispose dâune autonomie dans lâexercice de ses missions, notamment dans la prise de dĂ©cisions, sans influence extĂ©rieure, notamment du gouvernement.
Pouvoirs de sanction : CapacitĂ©s confĂ©rĂ©es Ă lâautoritĂ© de rĂ©gulation pour faire respecter ses rĂšgles, notamment par des sanctions administratives ou financiĂšres en cas de non-respect.
Mission de rĂ©gulation : Objectif principal de lâautoritĂ© visant Ă encadrer, contrĂŽler et assurer le bon fonctionnement dâun secteur ou dâune activitĂ©, dans lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.
Les autoritĂ©s de rĂ©gulation sont des organismes spĂ©cialisĂ©s chargĂ©s de contrĂŽler et rĂ©guler certains secteurs Ă©conomiques ou sociaux. Elles disposent dâune indĂ©pendance fonctionnelle vis-Ă -vis du gouvernement, ce qui leur permet de garantir lâimpartialitĂ© de leurs dĂ©cisions. Cette indĂ©pendance est essentielle pour assurer une rĂ©gulation objective et efficace, notamment dans des secteurs clĂ©s de lâĂ©conomie. En outre, elles peuvent exercer des pouvoirs de sanction pour assurer le respect des rĂšgles dans leur domaine de compĂ©tence, renforçant ainsi leur autoritĂ© et leur crĂ©dibilitĂ©. Leur rĂŽle est crucial pour maintenir un Ă©quilibre entre intĂ©rĂȘts publics et privĂ©s, en veillant Ă ce que les rĂšgles soient appliquĂ©es Ă©quitablement et efficacement.
Les autoritĂ©s de rĂ©gulation jouent un rĂŽle essentiel dans la garantie dâun Ă©quilibre entre intĂ©rĂȘts publics et privĂ©s dans des secteurs clĂ©s de lâĂ©conomie, grĂące Ă leur indĂ©pendance fonctionnelle et Ă leurs pouvoirs de sanction.
Collectivité territoriale
Personne morale de droit public dotée de compétences propres sur un territoire défini. Elle possÚde une autonomie administrative et financiÚre dans le cadre fixé par la loi.
Commune
CollectivitĂ© territoriale de base en France, gĂ©nĂ©ralement une ville ou un village, disposant de compĂ©tences propres pour la gestion locale. Elle constitue lâĂ©chelon le plus proche des citoyens.
Département
Collectivité territoriale intermédiaire, regroupant plusieurs communes. Elle dispose de compétences spécifiques, notamment en matiÚre sociale, éducative et infrastructurelle.
Région
Collectivité territoriale de niveau supérieur, regroupant plusieurs départements. Elle exerce des compétences en développement économique, aménagement du territoire et formation professionnelle.
Personne morale de droit public
EntitĂ© juridique dotĂ©e de la capacitĂ© dâagir en justice, créée par la loi, pour gĂ©rer des services publics ou des missions dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.
Compétences territoriales
Ensemble des domaines et activités que chaque collectivité peut gérer de maniÚre propre, dans le cadre de ses compétences légales.
Les collectivitĂ©s territoriales sont des personnes morales de droit public dotĂ©es de compĂ©tences propres sur un territoire dĂ©fini. Elles comprennent principalement les communes, dĂ©partements et rĂ©gions, chacune avec des compĂ©tences spĂ©cifiques. Elles disposent dâune autonomie administrative et financiĂšre dans le cadre fixĂ© par la loi, ce qui leur permet de gĂ©rer librement leurs affaires dans le respect des lois. Cette diversitĂ© et cette autonomie font dâelles des acteurs essentiels de la gestion locale et rĂ©gionale, capables dâintervenir dans des domaines variĂ©s pour rĂ©pondre aux besoins locaux et rĂ©gionaux.
Les collectivitĂ©s territoriales, en tant quâacteurs autonomes, jouent un rĂŽle clĂ© dans la gestion locale et rĂ©gionale, chacune avec ses compĂ©tences spĂ©cifiques, dans le cadre dâune autonomie reconnue par la loi.
DĂ©centralisation : Transfert de compĂ©tences de lâĂtat vers les collectivitĂ©s territoriales, permettant Ă ces derniĂšres de gĂ©rer leurs affaires avec une autonomie rĂ©elle. La dĂ©centralisation confĂšre aux collectivitĂ©s des pouvoirs propres, leur permettant dâadministrer librement leurs compĂ©tences sans empiĂ©ter sur leur autonomie.
Transfert de compĂ©tences : Processus par lequel lâĂtat confie Ă une collectivitĂ© territoriale la gestion de certaines missions ou domaines, tout en conservant un contrĂŽle de tutelle pour assurer la lĂ©galitĂ© des actes.
Autonomie locale : CapacitĂ© pour une collectivitĂ© territoriale dâadministrer ses affaires selon ses propres rĂšgles, dans le cadre fixĂ© par la loi, grĂące Ă ses pouvoirs propres.
Pouvoirs propres : Attributions dont disposent directement les collectivitĂ©s territoriales pour gĂ©rer leurs compĂ©tences, sans intervention de lâĂtat, dans le respect de leur autonomie.
ContrĂŽle de tutelle : Supervision exercĂ©e par lâĂtat pour vĂ©rifier la lĂ©galitĂ© des actes des collectivitĂ©s, sans empiĂ©ter sur leur autonomie, afin dâassurer la conformitĂ© des dĂ©cisions avec la loi.
LibertĂ© dâadministration : LibertĂ© reconnue aux collectivitĂ©s territoriales dâorganiser et de gĂ©rer leurs affaires selon leurs propres modalitĂ©s, dans le cadre de leur autonomie et sous contrĂŽle de tutelle.
La dĂ©centralisation consiste en un transfert de compĂ©tences de lâĂtat vers les collectivitĂ©s territoriales, leur confĂ©rant une autonomie rĂ©elle dans la gestion de leurs affaires. Cette autonomie se traduit par des pouvoirs propres qui leur permettent dâadministrer leurs compĂ©tences sans intervention directe de lâĂtat, tout en restant sous un contrĂŽle de tutelle destinĂ© Ă garantir la lĂ©galitĂ© des actes. LâĂtat exerce ce contrĂŽle pour assurer la conformitĂ© des dĂ©cisions des collectivitĂ©s avec la loi, sans empiĂ©ter sur leur autonomie dans leur gestion quotidienne. La dĂ©centralisation apparaĂźt ainsi comme un processus fondamental dâautonomisation des collectivitĂ©s dans lâorganisation administrative française.
La dĂ©centralisation est un processus essentiel qui permet aux collectivitĂ©s territoriales de disposer dâune autonomie rĂ©elle grĂące Ă leurs pouvoirs propres, tout en Ă©tant encadrĂ©es par un contrĂŽle de tutelle visant Ă garantir la lĂ©galitĂ© et la cohĂ©rence de leur gestion.
Ătablissement public de coopĂ©ration intercommunale (EPCI) : Structure regroupant plusieurs collectivitĂ©s territoriales pour gĂ©rer ensemble des compĂ©tences et services, sans ĂȘtre une collectivitĂ© territoriale Ă part entiĂšre. Son but est de favoriser la mutualisation des moyens et une meilleure coordination territoriale.
Mutualisation des moyens : Processus par lequel plusieurs collectivitĂ©s mettent en commun leurs ressources, compĂ©tences ou services afin dâoptimiser leur gestion et leur efficacitĂ©.
CompĂ©tences transfĂ©rĂ©es : Domaines ou responsabilitĂ©s que les collectivitĂ©s membres confient volontairement Ă lâEPCI, pour une gestion collective de certains services ou politiques publiques.
Gestion collective : Mode dâadministration oĂč plusieurs collectivitĂ©s collaborent pour gĂ©rer ensemble des services ou projets, permettant une meilleure cohĂ©rence territoriale.
Fiscalité intercommunale : Ressource financiÚre propre aux EPCI, issue de taxes ou impÎts locaux, permettant de financer leurs compétences et leur fonctionnement.
Coordination territoriale : Organisation visant Ă harmoniser lâaction des diffĂ©rentes collectivitĂ©s pour assurer une cohĂ©rence dans lâamĂ©nagement et le dĂ©veloppement du territoire.
LâintercommunalitĂ© regroupe plusieurs collectivitĂ©s territoriales pour gĂ©rer ensemble des compĂ©tences et services. Elle permet la mutualisation des moyens, ce qui facilite une gestion plus efficace des services publics locaux et des projets dâamĂ©nagement. Les EPCI jouent un rĂŽle central dans cette organisation, en favorisant la coopĂ©ration territoriale pour rĂ©pondre aux enjeux locaux tout en Ă©vitant lâĂ©miettement administratif. La mutualisation et la coordination renforcent la cohĂ©rence des politiques publiques Ă lâĂ©chelle locale.
LâintercommunalitĂ© constitue un outil dâorganisation territoriale essentiel, permettant aux collectivitĂ©s de coopĂ©rer efficacement pour une gestion plus cohĂ©rente et efficiente des services et projets locaux.
| CritÚre | Administration centrale | Services déconcentrés | Autorités de régulation | Organisation des collectivités | Décentralisation territoriale | Intercommunalité |
|---|---|---|---|---|---|---|
| DĂ©finition | Ensemble des ministĂšres et Ă©tablissements publics gĂ©rant la gestion directe des services publics nationaux | Structures dĂ©ployĂ©es sur le territoire pour appliquer la politique centrale, sous lâautoritĂ© du prĂ©fet | Institutions indĂ©pendantes ou semi-indĂ©pendantes exerçant une rĂ©gulation technique ou Ă©conomique (ex : AutoritĂ© de rĂ©gulation) | Structures administratives regroupant collectivitĂ©s territoriales (communes, dĂ©partements, rĂ©gions) | Transfert de compĂ©tences de lâĂtat vers les collectivitĂ©s locales pour gĂ©rer elles-mĂȘmes certains services | Forme dâorganisation permettant la coopĂ©ration entre plusieurs communes pour gĂ©rer ensemble des services ou projets |
| RĂŽle principal | Gestion quotidienne, mise en Ćuvre des politiques publiques, conception stratĂ©gique | Mise en Ćuvre locale des politiques, contrĂŽle administratif, gestion opĂ©rationnelle | RĂ©gulation technique, contrĂŽle Ă©conomique ou sectoriel, indĂ©pendance vis-Ă -vis du pouvoir politique | Gestion locale, dĂ©veloppement local, gestion des compĂ©tences dĂ©centralisĂ©es | Autonomie locale renforcĂ©e, proximitĂ© avec les citoyens, subsidiaritĂ© | CoopĂ©ration intercommunale pour mutualiser ressources et compĂ©tences |
| Exemple clĂ© | MinistĂšre de lâĂducation nationale | PrĂ©fecture, Direction dĂ©partementale des territoires (DDT) | AutoritĂ© de rĂ©gulation des tĂ©lĂ©communications | Conseil rĂ©gional, Conseil dĂ©partemental, mairie | RĂ©gion, dĂ©partement, commune | CommunautĂ© de communes, communautĂ© urbaine |
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1. En quoi l'administration centrale et les services déconcentrés diffÚrent-ils dans leur organisation et leur rÎle ?
2. Qui a formulĂ© ou affirmĂ©, dans un arrĂȘt cĂ©lĂšbre, le rĂ©gime juridique particulier du droit administratif ?
Memorize the key concepts of Structures et organisation de l'administration publique with 16 interactive flashcards.
Institutions administratives â dĂ©finition ?
Structures gĂ©rant lâaction publique selon le droit.
AutoritĂ© administrative â rĂŽle ?
Exerce missions relevant de lâadministration publique.
Juridiction administrative â organe ?
Juge les litiges impliquant lâadministration.
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