đ Plan du Cours
- Classification des grands syndromes neurologiques selon la localisation lésionnelle
- Syndrome pyramidal : consĂ©quences motrices et tonales dâune lĂ©sion de la voie cortico-spinale (N1)
- RĂŽle de la capsule interne dans la distribution motrice et impact des lĂ©sions sur lâhĂ©miplĂ©gie proportionnelle
- Phases évolutives du tonus musculaire aprÚs lésion médullaire : phase flasque, spasticité et normalisation
- Définitions cliniques et localisation des paraplégies et tétraplégies selon le niveau lésionnel médullaire et cortical
- Topographie motrice dans lâhomonculus moteur et corrĂ©lation avec les territoires vasculaires cĂ©rĂ©braux
- Différenciation entre hémiplégie et hémiparésie et signes cliniques spécifiques du syndrome pyramidal
- Anatomie fonctionnelle de la moelle épiniÚre : ligament dentelé, ganglion postérieur, nerf périphérique et disque intervertébral
- Syndrome du cÎne médullaire : localisation, symptÎmes sphinctériens et moteurs, anesthésie en selle
- Syndrome de la queue de cheval : atteinte des racines nerveuses, symptÎmes moteurs, sensitifs et sphinctériens
- Conséquences fonctionnelles du syndrome pyramidal : rétractions musculo-tendineuses, troubles de la marche et préhension
đ 1. Classification des grands syndromes neurologiques selon la localisation lĂ©sionnelle
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Syndrome pyramidal : Ensemble des symptÎmes et signes résultant d'une lésion du neurone moteur supérieur (N1), caractérisé par une monoplégie controlatérale au membre supérieur ou inférieur, une paralysie faciale centrale controlatérale, et une perturbation de la commande motrice volontaire.
- Syndrome extrapyramidal : Atteinte des noyaux gris centraux participant au systÚme extrapyramidal, incluant le striatum, pallidum, thalamus, noyau sous-thalamique et substance noire, souvent associée à des syndromes parkinsoniens avec tremblement, akinésie et rigidité.
- Syndrome cérébelleux : Ensemble des signes cliniques liés à une atteinte du cervelet ou de ses voies afférentes et efférentes, avec un syndrome statique en cas d'atteinte du vermis et un syndrome cinétique en cas d'atteinte des hémisphÚres ou du pédoncule cérébelleux supérieur.
- Syndrome vestibulaire : Atteinte du systÚme vestibulaire pouvant toucher l'oreille interne, le nerf vestibulaire, les noyaux vestibulaires du tronc cérébral ou les voies centrales, se manifestant par des troubles vestibulaires, une asymétrie musculaire ou une douleur.
- Syndrome neurogÚne périphérique : Manifestations cliniques traduisant une atteinte du systÚme nerveux périphérique, caractérisées par un déficit sensitif topographié selon un territoire radiculaire, tronculaire ou en gants/chaussettes, sans hyper-réflexie ni amyotrophie initiale.
đ Points essentiels
- La sémiologie neurologique classe les syndromes selon la localisation lésionnelle, notamment pyramidal, extrapyramidal, cérébelleux, vestibulaire, neurogÚne périphérique, jonction neuromusculaire, myogÚne et sensitif.
- Chaque syndrome possÚde des signes cliniques caractéristiques permettant leur différenciation, liés à une localisation spécifique de la lésion.
đĄ Ă retenir
La classification des syndromes neurologiques selon la localisation lésionnelle permet d'orienter le diagnostic et la prise en charge en se basant sur des signes cliniques spécifiques à chaque localisation.
đ 2. Syndrome pyramidal : consĂ©quences motrices et tonales dâune lĂ©sion de la voie cortico-spinale (N1)
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Cellules de Betz : Cellules pyramidales situées dans le cortex moteur, dont la lésion peut entraßner une perte de commande motrice sélective, notamment dans le cadre d'un AVC cortical.
- Phase flasque : PremiÚre phase aprÚs une lésion médullaire, caractérisée par une hypotonie, absence de réflexes ostéotendineux, et une perte de la sélectivité motrice.
- Spasticité : Hypertonie élastique, dépendante de la vitesse, avec des réflexes ostéotendineux vifs, caractéristique des syndromes pyramidaux évolutifs.
đ Points essentiels
- La phase flasque, avec hypotonie et absence de réflexes, précÚde la spasticité, qui est une hypertonie vitesse-dépendante avec réflexes vifs.
- Une perturbation de réflexe ostéotendineux (fait partie du tonus).
đĄ Ă retenir
Le syndrome pyramidal se manifeste par des troubles moteurs et tonaux évolutifs, passant d'une phase flasque à une spasticité, reflétant la perturbation de la commande motrice cortico-spinale.
đ 3. RĂŽle de la capsule interne dans la distribution motrice et impact des lĂ©sions sur lâhĂ©miplĂ©gie proportionnelle
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Capsule interne : Zone de passage central oĂč transitent les fibres motrices issues du noyau moteur principal, permettant la distribution des commandes motrices Ă diffĂ©rentes parties du corps.
- ArtÚre cérébrale moyenne (ACM) : ArtÚre cérébrale qui vascularise principalement la région brachio-faciale de l'homonculus moteur, entraßnant en cas de lésion un déficit moteur brachio-facial.
- ArtÚre cérébrale antérieure (ACA) : ArtÚre cérébrale qui vascularise principalement la région crurale de l'homonculus moteur, pouvant provoquer en cas de lésion un déficit moteur crural, tel qu'une paraplégie ou paraparésie d'origine corticale.
đ Points essentiels
- Une lésion de l'ACM entraßne un déficit brachio-facial, tandis qu'une lésion de l'ACA entraßne un déficit crural, expliquant la localisation des déficits moteurs.
- Les déficits moteurs sont proportionnels à la région de la capsule interne ou du territoire vasculaire lésé.
đĄ Ă retenir
La capsule interne est une structure clé dont la lésion entraßne une hémiplégie proportionnelle, avec des déficits moteurs corrélés aux territoires vasculaires cérébraux.
đ 4. Phases Ă©volutives du tonus musculaire aprĂšs lĂ©sion mĂ©dullaire : phase flasque, spasticitĂ© et normalisation
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Phase flasque : Phase initiale aprĂšs une lĂ©sion mĂ©dullaire caractĂ©risĂ©e par une hypotonie musculaire, une abolition des rĂ©flexes ostĂ©otendineux et une absence de commande motrice, empĂȘchant la contraction volontaire.
- Normalisation du tonus : Phase Ă©volutive oĂč le tonus musculaire revient Ă la normale avec le retour des rĂ©flexes ostĂ©otendineux, indiquant une rĂ©cupĂ©ration possible aprĂšs la spasticitĂ©.
- Blessé médullaire : Personne ayant subi une lésion de la moelle épiniÚre, entraßnant des troubles moteurs et sensitifs variables selon la gravité et la localisation de la lésion.
đ Points essentiels
- La phase flasque correspond Ă une absence de commande motrice et de tonus, empĂȘchant la contraction musculaire volontaire.
- La spasticitĂ© se caractĂ©rise par une hypertonie Ă©lastique dĂ©pendante de la vitesse dâĂ©tirement, opposant une rĂ©sistance au mouvement et ramenant le muscle Ă sa position de repos raccourcie.
- SpasticitĂ© causĂ©e par lâĂ©tirement, vitesse dĂ©pendant aussi appeler hypertonie Ă©lastique car oppose une rĂ©sistance Ă lâĂ©tirement et retourne Ă sa position de repos raccourcie.
- ProblĂšme au niveau de N1 = problĂšme de la commande et tonus.
đĄ Ă retenir
La phase flasque correspond Ă une absence de commande motrice et de tonus, empĂȘchant la contraction musculaire volontaire.
đ 5. DĂ©finitions cliniques et localisation des paraplĂ©gies et tĂ©traplĂ©gies selon le niveau lĂ©sionnel mĂ©dullaire et cortical
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Tronc cĂ©rĂ©bral : Partie du systĂšme nerveux central situĂ©e entre le cerveau et la moelle Ă©piniĂšre, comprenant le mĂ©sencĂ©phale, le pont et la moelle allongĂ©e, oĂč se fait la dĂ©cussation des voies nerveuses et l'Ă©mergence des nerfs crĂąniens.
- Paraplégie : Topographie des syndromes médullaires Atteinte au niveau médullaire
- Tétraplégie : Topographie des syndromes médullaires Atteinte au niveau médullaire
- Niveau du tronc : Topographie des syndromes médullaires Atteinte au niveau médullaire
đ Points essentiels
- La paraplégie correspond à une paralysie des membres inférieurs, définie cliniquement par une lésion médullaire à partir de T2 et en dessous, car l'innervation des membres supérieurs s'étend jusqu'à T1.
- Le terme tĂ©traparĂ©sie est utilisĂ© lorsque la motricitĂ© des membres supĂ©rieurs est partiellement conservĂ©e, contrairement Ă la tĂ©traplĂ©gie stricte oĂč il n'y a pas de mouvement.
- Parce que lâinnervation du MS va jusquâĂ T1 donc Ă partir de T2 cela se dĂ©finit comme une paraplĂ©gie.
- Câest Ă partir de T2 et en-dessous que lâon parle de paraplĂ©gie Pourquoi ?
đĄ Ă retenir
La distinction entre paraplégie et tétraplégie repose sur le niveau lésionnel médullaire, avec des implications fonctionnelles et vitales majeures.
đ 6. Topographie motrice dans lâhomonculus moteur et corrĂ©lation avec les territoires vasculaires cĂ©rĂ©braux
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Homonculus moteur : ReprĂ©sentation corticale des zones responsables du contrĂŽle moteur des diffĂ©rentes parties du corps, avec une organisation somatotopique oĂč les membres supĂ©rieurs et la face sont latĂ©ralisĂ©s Ă la surface de la faux du cerveau.
- ArtÚre cérébrale postérieure (ACP) : ArtÚre cérébrale qui vascularise principalement le lobe occipital, dont la lésion entraßne des troubles visuels.
- Déficit moteur : Altération de la motricité résultant d'une lésion cérébrale, dont la topographie dépend du territoire vasculaire lésé.
đ Points essentiels
- L'artÚre cérébrale moyenne (ACM) vascularise la région brachio-faciale de l'homonculus moteur, l'artÚre cérébrale antérieure (ACA) la région crurale, et l'artÚre cérébrale postérieure (ACP) le lobe occipital.
- Les déficits moteurs observés lors d'un AVC dépendent du territoire vasculaire lésé, permettant de prédire la topographie motrice affectée.
đĄ Ă retenir
L'artÚre cérébrale moyenne (ACM) vascularise la région brachio-faciale de l'homonculus moteur, l'artÚre cérébrale antérieure (ACA) la région crurale, et l'artÚre cérébrale postérieure (ACP) le lobe occipital.
đ 7. DiffĂ©renciation entre hĂ©miplĂ©gie et hĂ©miparĂ©sie et signes cliniques spĂ©cifiques du syndrome pyramidal
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Hémiplégie : Paralysie affectant un cÎté du corps, caractérisée par une perte complÚte de la commande motrice, souvent liée à une lésion du systÚme nerveux central.
- Hémiparésie : Faiblesse musculaire affectant un cÎté du corps, caractérisée par une diminution de la force motrice sans paralysie complÚte, généralement due à une lésion du systÚme nerveux central.
- Signe de Babinski : Réflexe cutané plantaire pathognomonique d'une lésion du neurone moteur supérieur (N1) du membre inférieur, se manifestant par une extension du gros orteil lors de la stimulation plantaire, toujours présent en cas de lésion pyramidale et spécifique à celle-ci.
- Signes cliniques : Manifestations observables lors de l'examen neurologique, incluant troubles de la coordination, du tonus, de l'équilibre, nystagmus, troubles posturaux, troubles moteurs, amyotrophie, réflexes présents, et autres signes liés à une atteinte du systÚme nerveux central ou périphérique.
- Signe de Hoffmann : Beaucoup moins spĂ©cifique et caractĂ©ristique Signe de Hoffmann = Flexion forcĂ©e du majeur puis relĂąchement entraĂźne une flexion des autres doigts, ça peut ĂȘtre le signe de N1 mais beaucoup moins spĂ©cifique Les patients qui ont lĂ©sion de N1 n'ont pas forcĂ©ment
đ Points essentiels
- Le signe de Babinski est pathognomonique d'une lésion de N1 du membre inférieur, étant toujours présent en cas de lésion pyramidale et spécifique à celle-ci.
- Le signe de Hoffmann est moins spĂ©cifique que Babinski, pouvant ĂȘtre prĂ©sent sans lĂ©sion pyramidale, et se manifeste par une flexion des doigts aprĂšs stimulation, indiquant une atteinte possible du systĂšme pyramidal.
- Question : est-ce que le signe de Hoffmann a les mĂȘmes caractĂ©ristiques que Babinski ?
- Babinski est en fait une réponse au réflexe cutané plantaire.
đĄ Ă retenir
Le signe de Babinski est pathognomonique d'une lésion de N1 du membre inférieur, étant toujours présent en cas de lésion pyramidale et spécifique à celle-ci.
đ 8. Anatomie fonctionnelle de la moelle Ă©piniĂšre : ligament dentelĂ©, ganglion postĂ©rieur, nerf pĂ©riphĂ©rique et disque intervertĂ©bral
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Disque intervertébral (DIV) : Structure située entre deux vertÚbres, pouvant en cas de hernie discale comprimer une racine nerveuse ou la moelle épiniÚre, entraßnant des symptÎmes moteurs et sensitifs.
- Ligament dentelé : Va amarrer la moelle de part.
đ Points essentiels
- Le ligament dentelé amarre latéralement la moelle épiniÚre à la dure-mÚre, stabilisant la moelle dans le canal vertébral.
- Le ganglion postérieur contient les corps cellulaires des neurones sensitifs et rejoint N2 pour former le nerf périphérique qui sort entre deux vertÚbres.
- Dans la moelle le LCS circule dans le canal épendymaire.
đĄ Ă retenir
La connaissance de l'anatomie fonctionnelle de la moelle épiniÚre et de ses structures de soutien est cruciale pour comprendre les mécanismes des lésions médullaires et radiculaires.
đ 9. Syndrome du cĂŽne mĂ©dullaire : localisation, symptĂŽmes sphinctĂ©riens et moteurs, anesthĂ©sie en selle
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- HémisphÚres : Strictement sur un hémisphÚre, tous les troubles qu'on aura seront au niveau controlatéral.
- Anesthésie en selle : Une perte de sensation touchant la région périnéale et la face interne des cuisses, correspondant à une atteinte des métamÚres sacrés.
- Filum terminal : Une fine structure de tissu conjonctif qui amarre la moelle épiniÚre à la partie terminale du sac dural.
đ Points essentiels
- Le syndrome du cÎne médullaire correspond à une lésion au niveau terminal de la moelle épiniÚre, en regard de L1-L2, affectant les métamÚres sacrés.
- Il se caractérise par des troubles sphinctériens précoces, une anesthésie en selle et des déficits moteurs variables notamment sur les muscles innervés par S1, comme le triceps sural.
- Le filum terminal amarre la moelle à la partie terminale du sac dural, et sa lésion peut contribuer à ce syndrome.
- PossibilitĂ© dâanesthĂ©sie en selle et dĂ©ficits moteurs variables puisquâil y a l'innervation de S1 (triceps sural, ischios-jambiersâŠ) donc rĂ©flexe achilĂ©en.
- UNIQUEMENT POUR UNE LĂSION DE N1 DU MI.
đĄ Ă retenir
Le syndrome du cÎne médullaire se manifeste par une atteinte spécifique des fonctions sphinctériennes et motrices sacrées, avec une localisation anatomique précise.
đ 10. Syndrome de la queue de cheval : atteinte des racines nerveuses, symptĂŽmes moteurs, sensitifs et sphinctĂ©riens
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Exemple : Neuropathie diabétique, hypoesthésie en chaussettes, douleurs neuropathiques, aréflexie achilléenne, troubles visuels, troubles de la cicatrisation.
- Syndrome de la queue de cheval : Lésion des racines nerveuses situées sous le cÎne médullaire, affectant plusieurs racines simultanément, entraßnant des douleurs, une anesthésie en selle, des déficits moteurs et sensitifs, ainsi que des troubles sphinctériens.
- Réflexes abolis : Absence de réflexes ostéotendineux lors de l'examen clinique, indiquant une atteinte des racines nerveuses périphériques.
- Douleur anesthésie en selle : Perte ou modification de la sensation dans la région périnéale, correspondant à une atteinte des racines nerveuses sacrées.
- Troubles peuvent ĂȘtre : Les troubles peuvent ĂȘtre subjectifs : hypoesthĂ©sie/anesthĂ©sie, paresthĂ©sies, dysesthĂ©sies (sensations anormales dĂ©sagrĂ©ables comme de picotements ou brĂ»lures), douleurs neuropathiques.
đ Points essentiels
- Le syndrome de la queue de cheval résulte d'une lésion des racines nerveuses situées sous le cÎne médullaire, affectant plusieurs racines simultanément.
- Les réflexes ostéotendineux sont abolis en raison de l'atteinte des racines nerveuses périphériques.
- Donc si on a une lésion exclusivement au niveau du vert = queue de cheval.
đĄ Ă retenir
Le syndrome de la queue de cheval est une urgence neurologique caractérisée par une atteinte multiple des racines nerveuses avec un tableau clinique moteur, sensitif et sphinctérien marqué.
đ 11. ConsĂ©quences fonctionnelles du syndrome pyramidal : rĂ©tractions musculo-tendineuses, troubles de la marche et prĂ©hension
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Troubles de la marche : Une altération de la capacité à marcher caractérisée par une marche à petits pas, une disparition du balancement du bras, une possible douleur, des troubles posturaux et un risque accru de chute.
- Syndrome pseudo-bulbaire : Une atteinte cortico-bulbaire au niveau du bulbe entraßnant des paralysies labio-glosso-pharyngées, des troubles de la déglutition avec risque de fausses routes, une spasticité faciale, des réflexes pharyngés abolis, des réflexes ostéotendineux vifs et des troubles sphinctériens.
- Fonctionnelles sont : GĂȘnes majeures dans la vie quotidienne (vue double, fatigabilitĂ©âŠ), un risque vital sâil y a une atteinte respiratoire (crise myasthĂ©nique).
- Troubles cognitifs : Des altérations des fonctions supérieures telles que la mémoire, l'attention ou le langage, qui peuvent accompagner certaines lésions neurologiques mais ne sont pas spécifiquement détaillées dans le cadre du syndrome pyramidal dans cette source.
- ConsĂ©quences fonctionnelles : Au niveau des AVQ, de la marche, du risque de chute augmentĂ© et de lâaugmentation de lâanxiĂ©tĂ©.
đ Points essentiels
- Le syndrome pyramidal entraßne des rétractions musculo-tendineuses responsables de déformations ostéo-articulaires et d'une fixation des membres en position anormale.
- Les troubles de la préhension fine sont fréquents, affectant la fonction manuelle.
- Le syndrome pseudo-bulbaire, lié à une atteinte cortico-bulbaire, se manifeste par des paralysies labio-glosso-pharyngées, troubles de la déglutition, spasticité faciale et troubles sphinctériens.
- Les conséquences fonctionnelles du syndrome pseudo-bulbaire sont les troubles de la parole, de la déglutition, des troubles sphinctériens et une marche à petits pas.
- Les consĂ©quences fonctionnelles sont multiples, avec un risque de brĂ»lures et/ou blessures sâil y a une perte de la sensibilitĂ© protectrice, des difficultĂ©s dâĂ©quilibre et de marche (ataxie proprioceptive), des troubles dans les gestes fins et des douleurs neuropathiques chroniques.
đĄ Ă retenir
Les conséquences fonctionnelles du syndrome pyramidal sont multiples et impactent la mobilité, la préhension et les fonctions orales, nécessitant une prise en charge globale.
đ Tableaux de SynthĂšse
Distribution motrice selon territoires vasculaires
| Territoire vasculaire | Partie du corps concernée |
|---|
| ACM | Brachio-faciale |
| ACA | Crurale |
| ACP | Lobe occipital |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
- Confondre syndrome pyramidal avec syndrome extrapyramidal.
- Confusion entre paraplégie et tétraplégie selon le niveau lésionnel.
- Mésestimer la spécificité du signe de Babinski pour la lésion pyramidale.
- Oublier l'impact des lésions de la capsule interne sur la distribution motrice.
- Confondre les phases évolutives du tonus musculaire aprÚs lésion médullaire.
- Mélanger topographie motrice et territoires vasculaires dans l'homonculus.
- Confusion entre syndrome du cÎne médullaire et syndrome de la queue de cheval.
â
Checklist Examen
- Identifier la localisation de la lésion selon les signes cliniques.
- Reconnaßtre les signes spécifiques du syndrome pyramidal.
- Différencier paraplégie et tétraplégie selon le niveau médullaire.
- Comprendre la topographie motrice dans l'homonculus.
- Associer les territoires vasculaires aux régions motrices.
- Connaßtre l'anatomie fonctionnelle de la moelle épiniÚre.
- Identifier les syndromes du cÎne médullaire et de la queue de cheval.
- Comprendre les phases évolutives du tonus musculaire aprÚs lésion médullaire.
- Reconnaßtre les conséquences fonctionnelles du syndrome pyramidal.
- Différencier syndrome pyramidal et syndrome pseudo-bulbaire.
- Connaßtre l'impact des lésions de la capsule interne.
- Identifier les signes cliniques des syndromes cérébelleux et vestibulaires.
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