Revision sheet: Syndromes neurologiques et localisation

Plan du Cours

  1. Classification des grands syndromes neurologiques selon la localisation lésionnelle
  2. Syndrome pyramidal : consĂ©quences motrices et tonales d’une lĂ©sion de la voie cortico-spinale (N1)
  3. RĂŽle de la capsule interne dans la distribution motrice et impact des lĂ©sions sur l’hĂ©miplĂ©gie proportionnelle
  4. Phases évolutives du tonus musculaire aprÚs lésion médullaire : phase flasque, spasticité et normalisation
  5. Définitions cliniques et localisation des paraplégies et tétraplégies selon le niveau lésionnel médullaire et cortical
  6. Topographie motrice dans l’homonculus moteur et corrĂ©lation avec les territoires vasculaires cĂ©rĂ©braux
  7. Différenciation entre hémiplégie et hémiparésie et signes cliniques spécifiques du syndrome pyramidal
  8. Anatomie fonctionnelle de la moelle épiniÚre : ligament dentelé, ganglion postérieur, nerf périphérique et disque intervertébral
  9. Syndrome du cÎne médullaire : localisation, symptÎmes sphinctériens et moteurs, anesthésie en selle
  10. Syndrome de la queue de cheval : atteinte des racines nerveuses, symptÎmes moteurs, sensitifs et sphinctériens
  11. Conséquences fonctionnelles du syndrome pyramidal : rétractions musculo-tendineuses, troubles de la marche et préhension

1. Classification des grands syndromes neurologiques selon la localisation lésionnelle

Notions clés & Définitions

  • Syndrome pyramidal : Ensemble des symptĂŽmes et signes rĂ©sultant d'une lĂ©sion du neurone moteur supĂ©rieur (N1), caractĂ©risĂ© par une monoplĂ©gie controlatĂ©rale au membre supĂ©rieur ou infĂ©rieur, une paralysie faciale centrale controlatĂ©rale, et une perturbation de la commande motrice volontaire.
  • Syndrome extrapyramidal : Atteinte des noyaux gris centraux participant au systĂšme extrapyramidal, incluant le striatum, pallidum, thalamus, noyau sous-thalamique et substance noire, souvent associĂ©e Ă  des syndromes parkinsoniens avec tremblement, akinĂ©sie et rigiditĂ©.
  • Syndrome cĂ©rĂ©belleux : Ensemble des signes cliniques liĂ©s Ă  une atteinte du cervelet ou de ses voies affĂ©rentes et effĂ©rentes, avec un syndrome statique en cas d'atteinte du vermis et un syndrome cinĂ©tique en cas d'atteinte des hĂ©misphĂšres ou du pĂ©doncule cĂ©rĂ©belleux supĂ©rieur.
  • Syndrome vestibulaire : Atteinte du systĂšme vestibulaire pouvant toucher l'oreille interne, le nerf vestibulaire, les noyaux vestibulaires du tronc cĂ©rĂ©bral ou les voies centrales, se manifestant par des troubles vestibulaires, une asymĂ©trie musculaire ou une douleur.
  • Syndrome neurogĂšne pĂ©riphĂ©rique : Manifestations cliniques traduisant une atteinte du systĂšme nerveux pĂ©riphĂ©rique, caractĂ©risĂ©es par un dĂ©ficit sensitif topographiĂ© selon un territoire radiculaire, tronculaire ou en gants/chaussettes, sans hyper-rĂ©flexie ni amyotrophie initiale.

Points essentiels

  • La sĂ©miologie neurologique classe les syndromes selon la localisation lĂ©sionnelle, notamment pyramidal, extrapyramidal, cĂ©rĂ©belleux, vestibulaire, neurogĂšne pĂ©riphĂ©rique, jonction neuromusculaire, myogĂšne et sensitif.
  • Chaque syndrome possĂšde des signes cliniques caractĂ©ristiques permettant leur diffĂ©renciation, liĂ©s Ă  une localisation spĂ©cifique de la lĂ©sion.

À retenir

La classification des syndromes neurologiques selon la localisation lésionnelle permet d'orienter le diagnostic et la prise en charge en se basant sur des signes cliniques spécifiques à chaque localisation.

2. Syndrome pyramidal : consĂ©quences motrices et tonales d’une lĂ©sion de la voie cortico-spinale (N1)

Notions clés & Définitions

  • Cellules de Betz : Cellules pyramidales situĂ©es dans le cortex moteur, dont la lĂ©sion peut entraĂźner une perte de commande motrice sĂ©lective, notamment dans le cadre d'un AVC cortical.
  • Phase flasque : PremiĂšre phase aprĂšs une lĂ©sion mĂ©dullaire, caractĂ©risĂ©e par une hypotonie, absence de rĂ©flexes ostĂ©otendineux, et une perte de la sĂ©lectivitĂ© motrice.
  • SpasticitĂ© : Hypertonie Ă©lastique, dĂ©pendante de la vitesse, avec des rĂ©flexes ostĂ©otendineux vifs, caractĂ©ristique des syndromes pyramidaux Ă©volutifs.

Points essentiels

  • La phase flasque, avec hypotonie et absence de rĂ©flexes, prĂ©cĂšde la spasticitĂ©, qui est une hypertonie vitesse-dĂ©pendante avec rĂ©flexes vifs.
  • Une perturbation de rĂ©flexe ostĂ©otendineux (fait partie du tonus).

À retenir

Le syndrome pyramidal se manifeste par des troubles moteurs et tonaux évolutifs, passant d'une phase flasque à une spasticité, reflétant la perturbation de la commande motrice cortico-spinale.

3. RĂŽle de la capsule interne dans la distribution motrice et impact des lĂ©sions sur l’hĂ©miplĂ©gie proportionnelle

Notions clés & Définitions

  • Capsule interne : Zone de passage central oĂč transitent les fibres motrices issues du noyau moteur principal, permettant la distribution des commandes motrices Ă  diffĂ©rentes parties du corps.
  • ArtĂšre cĂ©rĂ©brale moyenne (ACM) : ArtĂšre cĂ©rĂ©brale qui vascularise principalement la rĂ©gion brachio-faciale de l'homonculus moteur, entraĂźnant en cas de lĂ©sion un dĂ©ficit moteur brachio-facial.
  • ArtĂšre cĂ©rĂ©brale antĂ©rieure (ACA) : ArtĂšre cĂ©rĂ©brale qui vascularise principalement la rĂ©gion crurale de l'homonculus moteur, pouvant provoquer en cas de lĂ©sion un dĂ©ficit moteur crural, tel qu'une paraplĂ©gie ou paraparĂ©sie d'origine corticale.

Points essentiels

  • Une lĂ©sion de l'ACM entraĂźne un dĂ©ficit brachio-facial, tandis qu'une lĂ©sion de l'ACA entraĂźne un dĂ©ficit crural, expliquant la localisation des dĂ©ficits moteurs.
  • Les dĂ©ficits moteurs sont proportionnels Ă  la rĂ©gion de la capsule interne ou du territoire vasculaire lĂ©sĂ©.

À retenir

La capsule interne est une structure clé dont la lésion entraßne une hémiplégie proportionnelle, avec des déficits moteurs corrélés aux territoires vasculaires cérébraux.

4. Phases évolutives du tonus musculaire aprÚs lésion médullaire : phase flasque, spasticité et normalisation

Notions clés & Définitions

  • Phase flasque : Phase initiale aprĂšs une lĂ©sion mĂ©dullaire caractĂ©risĂ©e par une hypotonie musculaire, une abolition des rĂ©flexes ostĂ©otendineux et une absence de commande motrice, empĂȘchant la contraction volontaire.
  • Normalisation du tonus : Phase Ă©volutive oĂč le tonus musculaire revient Ă  la normale avec le retour des rĂ©flexes ostĂ©otendineux, indiquant une rĂ©cupĂ©ration possible aprĂšs la spasticitĂ©.
  • BlessĂ© mĂ©dullaire : Personne ayant subi une lĂ©sion de la moelle Ă©piniĂšre, entraĂźnant des troubles moteurs et sensitifs variables selon la gravitĂ© et la localisation de la lĂ©sion.

Points essentiels

  • La phase flasque correspond Ă  une absence de commande motrice et de tonus, empĂȘchant la contraction musculaire volontaire.
  • La spasticitĂ© se caractĂ©rise par une hypertonie Ă©lastique dĂ©pendante de la vitesse d’étirement, opposant une rĂ©sistance au mouvement et ramenant le muscle Ă  sa position de repos raccourcie.
  • SpasticitĂ© causĂ©e par l’étirement, vitesse dĂ©pendant aussi appeler hypertonie Ă©lastique car oppose une rĂ©sistance Ă  l’étirement et retourne Ă  sa position de repos raccourcie.
  • ProblĂšme au niveau de N1 = problĂšme de la commande et tonus.

À retenir

La phase flasque correspond Ă  une absence de commande motrice et de tonus, empĂȘchant la contraction musculaire volontaire.

5. Définitions cliniques et localisation des paraplégies et tétraplégies selon le niveau lésionnel médullaire et cortical

Notions clés & Définitions

  • Tronc cĂ©rĂ©bral : Partie du systĂšme nerveux central situĂ©e entre le cerveau et la moelle Ă©piniĂšre, comprenant le mĂ©sencĂ©phale, le pont et la moelle allongĂ©e, oĂč se fait la dĂ©cussation des voies nerveuses et l'Ă©mergence des nerfs crĂąniens.
  • ParaplĂ©gie : Topographie des syndromes mĂ©dullaires Atteinte au niveau mĂ©dullaire
  • TĂ©traplĂ©gie : Topographie des syndromes mĂ©dullaires Atteinte au niveau mĂ©dullaire
  • Niveau du tronc : Topographie des syndromes mĂ©dullaires Atteinte au niveau mĂ©dullaire

Points essentiels

  • La paraplĂ©gie correspond Ă  une paralysie des membres infĂ©rieurs, dĂ©finie cliniquement par une lĂ©sion mĂ©dullaire Ă  partir de T2 et en dessous, car l'innervation des membres supĂ©rieurs s'Ă©tend jusqu'Ă  T1.
  • Le terme tĂ©traparĂ©sie est utilisĂ© lorsque la motricitĂ© des membres supĂ©rieurs est partiellement conservĂ©e, contrairement Ă  la tĂ©traplĂ©gie stricte oĂč il n'y a pas de mouvement.
  • Parce que l’innervation du MS va jusqu’à T1 donc Ă  partir de T2 cela se dĂ©finit comme une paraplĂ©gie.
  • C’est Ă  partir de T2 et en-dessous que l’on parle de paraplĂ©gie Pourquoi ?

À retenir

La distinction entre paraplégie et tétraplégie repose sur le niveau lésionnel médullaire, avec des implications fonctionnelles et vitales majeures.

6. Topographie motrice dans l’homonculus moteur et corrĂ©lation avec les territoires vasculaires cĂ©rĂ©braux

Notions clés & Définitions

  • Homonculus moteur : ReprĂ©sentation corticale des zones responsables du contrĂŽle moteur des diffĂ©rentes parties du corps, avec une organisation somatotopique oĂč les membres supĂ©rieurs et la face sont latĂ©ralisĂ©s Ă  la surface de la faux du cerveau.
  • ArtĂšre cĂ©rĂ©brale postĂ©rieure (ACP) : ArtĂšre cĂ©rĂ©brale qui vascularise principalement le lobe occipital, dont la lĂ©sion entraĂźne des troubles visuels.
  • DĂ©ficit moteur : AltĂ©ration de la motricitĂ© rĂ©sultant d'une lĂ©sion cĂ©rĂ©brale, dont la topographie dĂ©pend du territoire vasculaire lĂ©sĂ©.

Points essentiels

  • L'artĂšre cĂ©rĂ©brale moyenne (ACM) vascularise la rĂ©gion brachio-faciale de l'homonculus moteur, l'artĂšre cĂ©rĂ©brale antĂ©rieure (ACA) la rĂ©gion crurale, et l'artĂšre cĂ©rĂ©brale postĂ©rieure (ACP) le lobe occipital.
  • Les dĂ©ficits moteurs observĂ©s lors d'un AVC dĂ©pendent du territoire vasculaire lĂ©sĂ©, permettant de prĂ©dire la topographie motrice affectĂ©e.

À retenir

L'artÚre cérébrale moyenne (ACM) vascularise la région brachio-faciale de l'homonculus moteur, l'artÚre cérébrale antérieure (ACA) la région crurale, et l'artÚre cérébrale postérieure (ACP) le lobe occipital.

7. Différenciation entre hémiplégie et hémiparésie et signes cliniques spécifiques du syndrome pyramidal

Notions clés & Définitions

  • HĂ©miplĂ©gie : Paralysie affectant un cĂŽtĂ© du corps, caractĂ©risĂ©e par une perte complĂšte de la commande motrice, souvent liĂ©e Ă  une lĂ©sion du systĂšme nerveux central.
  • HĂ©miparĂ©sie : Faiblesse musculaire affectant un cĂŽtĂ© du corps, caractĂ©risĂ©e par une diminution de la force motrice sans paralysie complĂšte, gĂ©nĂ©ralement due Ă  une lĂ©sion du systĂšme nerveux central.
  • Signe de Babinski : RĂ©flexe cutanĂ© plantaire pathognomonique d'une lĂ©sion du neurone moteur supĂ©rieur (N1) du membre infĂ©rieur, se manifestant par une extension du gros orteil lors de la stimulation plantaire, toujours prĂ©sent en cas de lĂ©sion pyramidale et spĂ©cifique Ă  celle-ci.
  • Signes cliniques : Manifestations observables lors de l'examen neurologique, incluant troubles de la coordination, du tonus, de l'Ă©quilibre, nystagmus, troubles posturaux, troubles moteurs, amyotrophie, rĂ©flexes prĂ©sents, et autres signes liĂ©s Ă  une atteinte du systĂšme nerveux central ou pĂ©riphĂ©rique.
  • Signe de Hoffmann : Beaucoup moins spĂ©cifique et caractĂ©ristique Signe de Hoffmann = Flexion forcĂ©e du majeur puis relĂąchement entraĂźne une flexion des autres doigts, ça peut ĂȘtre le signe de N1 mais beaucoup moins spĂ©cifique Les patients qui ont lĂ©sion de N1 n'ont pas forcĂ©ment

Points essentiels

  • Le signe de Babinski est pathognomonique d'une lĂ©sion de N1 du membre infĂ©rieur, Ă©tant toujours prĂ©sent en cas de lĂ©sion pyramidale et spĂ©cifique Ă  celle-ci.
  • Le signe de Hoffmann est moins spĂ©cifique que Babinski, pouvant ĂȘtre prĂ©sent sans lĂ©sion pyramidale, et se manifeste par une flexion des doigts aprĂšs stimulation, indiquant une atteinte possible du systĂšme pyramidal.
  • Question : est-ce que le signe de Hoffmann a les mĂȘmes caractĂ©ristiques que Babinski ?
  • Babinski est en fait une rĂ©ponse au rĂ©flexe cutanĂ© plantaire.

À retenir

Le signe de Babinski est pathognomonique d'une lésion de N1 du membre inférieur, étant toujours présent en cas de lésion pyramidale et spécifique à celle-ci.

8. Anatomie fonctionnelle de la moelle épiniÚre : ligament dentelé, ganglion postérieur, nerf périphérique et disque intervertébral

Notions clés & Définitions

  • Disque intervertĂ©bral (DIV) : Structure situĂ©e entre deux vertĂšbres, pouvant en cas de hernie discale comprimer une racine nerveuse ou la moelle Ă©piniĂšre, entraĂźnant des symptĂŽmes moteurs et sensitifs.
  • Ligament dentelĂ© : Va amarrer la moelle de part.

Points essentiels

  • Le ligament dentelĂ© amarre latĂ©ralement la moelle Ă©piniĂšre Ă  la dure-mĂšre, stabilisant la moelle dans le canal vertĂ©bral.
  • Le ganglion postĂ©rieur contient les corps cellulaires des neurones sensitifs et rejoint N2 pour former le nerf pĂ©riphĂ©rique qui sort entre deux vertĂšbres.
  • Dans la moelle le LCS circule dans le canal Ă©pendymaire.

À retenir

La connaissance de l'anatomie fonctionnelle de la moelle épiniÚre et de ses structures de soutien est cruciale pour comprendre les mécanismes des lésions médullaires et radiculaires.

9. Syndrome du cÎne médullaire : localisation, symptÎmes sphinctériens et moteurs, anesthésie en selle

Notions clés & Définitions

  • HĂ©misphĂšres : Strictement sur un hĂ©misphĂšre, tous les troubles qu'on aura seront au niveau controlatĂ©ral.
  • AnesthĂ©sie en selle : Une perte de sensation touchant la rĂ©gion pĂ©rinĂ©ale et la face interne des cuisses, correspondant Ă  une atteinte des mĂ©tamĂšres sacrĂ©s.
  • Filum terminal : Une fine structure de tissu conjonctif qui amarre la moelle Ă©piniĂšre Ă  la partie terminale du sac dural.

Points essentiels

  • Le syndrome du cĂŽne mĂ©dullaire correspond Ă  une lĂ©sion au niveau terminal de la moelle Ă©piniĂšre, en regard de L1-L2, affectant les mĂ©tamĂšres sacrĂ©s.
  • Il se caractĂ©rise par des troubles sphinctĂ©riens prĂ©coces, une anesthĂ©sie en selle et des dĂ©ficits moteurs variables notamment sur les muscles innervĂ©s par S1, comme le triceps sural.
  • Le filum terminal amarre la moelle Ă  la partie terminale du sac dural, et sa lĂ©sion peut contribuer Ă  ce syndrome.
  • PossibilitĂ© d’anesthĂ©sie en selle et dĂ©ficits moteurs variables puisqu’il y a l'innervation de S1 (triceps sural, ischios-jambiers
) donc rĂ©flexe achilĂ©en.
  • UNIQUEMENT POUR UNE LÉSION DE N1 DU MI.

À retenir

Le syndrome du cÎne médullaire se manifeste par une atteinte spécifique des fonctions sphinctériennes et motrices sacrées, avec une localisation anatomique précise.

10. Syndrome de la queue de cheval : atteinte des racines nerveuses, symptÎmes moteurs, sensitifs et sphinctériens

Notions clés & Définitions

  • Exemple : Neuropathie diabĂ©tique, hypoesthĂ©sie en chaussettes, douleurs neuropathiques, arĂ©flexie achillĂ©enne, troubles visuels, troubles de la cicatrisation.
  • Syndrome de la queue de cheval : LĂ©sion des racines nerveuses situĂ©es sous le cĂŽne mĂ©dullaire, affectant plusieurs racines simultanĂ©ment, entraĂźnant des douleurs, une anesthĂ©sie en selle, des dĂ©ficits moteurs et sensitifs, ainsi que des troubles sphinctĂ©riens.
  • RĂ©flexes abolis : Absence de rĂ©flexes ostĂ©otendineux lors de l'examen clinique, indiquant une atteinte des racines nerveuses pĂ©riphĂ©riques.
  • Douleur anesthĂ©sie en selle : Perte ou modification de la sensation dans la rĂ©gion pĂ©rinĂ©ale, correspondant Ă  une atteinte des racines nerveuses sacrĂ©es.
  • Troubles peuvent ĂȘtre : Les troubles peuvent ĂȘtre subjectifs : hypoesthĂ©sie/anesthĂ©sie, paresthĂ©sies, dysesthĂ©sies (sensations anormales dĂ©sagrĂ©ables comme de picotements ou brĂ»lures), douleurs neuropathiques.

Points essentiels

  • Le syndrome de la queue de cheval rĂ©sulte d'une lĂ©sion des racines nerveuses situĂ©es sous le cĂŽne mĂ©dullaire, affectant plusieurs racines simultanĂ©ment.
  • Les rĂ©flexes ostĂ©otendineux sont abolis en raison de l'atteinte des racines nerveuses pĂ©riphĂ©riques.
  • Donc si on a une lĂ©sion exclusivement au niveau du vert = queue de cheval.

À retenir

Le syndrome de la queue de cheval est une urgence neurologique caractérisée par une atteinte multiple des racines nerveuses avec un tableau clinique moteur, sensitif et sphinctérien marqué.

11. Conséquences fonctionnelles du syndrome pyramidal : rétractions musculo-tendineuses, troubles de la marche et préhension

Notions clés & Définitions

  • Troubles de la marche : Une altĂ©ration de la capacitĂ© Ă  marcher caractĂ©risĂ©e par une marche Ă  petits pas, une disparition du balancement du bras, une possible douleur, des troubles posturaux et un risque accru de chute.
  • Syndrome pseudo-bulbaire : Une atteinte cortico-bulbaire au niveau du bulbe entraĂźnant des paralysies labio-glosso-pharyngĂ©es, des troubles de la dĂ©glutition avec risque de fausses routes, une spasticitĂ© faciale, des rĂ©flexes pharyngĂ©s abolis, des rĂ©flexes ostĂ©otendineux vifs et des troubles sphinctĂ©riens.
  • Fonctionnelles sont : GĂȘnes majeures dans la vie quotidienne (vue double, fatigabilité ), un risque vital s’il y a une atteinte respiratoire (crise myasthĂ©nique).
  • Troubles cognitifs : Des altĂ©rations des fonctions supĂ©rieures telles que la mĂ©moire, l'attention ou le langage, qui peuvent accompagner certaines lĂ©sions neurologiques mais ne sont pas spĂ©cifiquement dĂ©taillĂ©es dans le cadre du syndrome pyramidal dans cette source.
  • ConsĂ©quences fonctionnelles : Au niveau des AVQ, de la marche, du risque de chute augmentĂ© et de l’augmentation de l’anxiĂ©tĂ©.

Points essentiels

  • Le syndrome pyramidal entraĂźne des rĂ©tractions musculo-tendineuses responsables de dĂ©formations ostĂ©o-articulaires et d'une fixation des membres en position anormale.
  • Les troubles de la prĂ©hension fine sont frĂ©quents, affectant la fonction manuelle.
  • Le syndrome pseudo-bulbaire, liĂ© Ă  une atteinte cortico-bulbaire, se manifeste par des paralysies labio-glosso-pharyngĂ©es, troubles de la dĂ©glutition, spasticitĂ© faciale et troubles sphinctĂ©riens.
  • Les consĂ©quences fonctionnelles du syndrome pseudo-bulbaire sont les troubles de la parole, de la dĂ©glutition, des troubles sphinctĂ©riens et une marche Ă  petits pas.
  • Les consĂ©quences fonctionnelles sont multiples, avec un risque de brĂ»lures et/ou blessures s’il y a une perte de la sensibilitĂ© protectrice, des difficultĂ©s d’équilibre et de marche (ataxie proprioceptive), des troubles dans les gestes fins et des douleurs neuropathiques chroniques.

À retenir

Les conséquences fonctionnelles du syndrome pyramidal sont multiples et impactent la mobilité, la préhension et les fonctions orales, nécessitant une prise en charge globale.

Tableaux de SynthĂšse

Distribution motrice selon territoires vasculaires

Territoire vasculairePartie du corps concernée
ACMBrachio-faciale
ACACrurale
ACPLobe occipital

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre syndrome pyramidal avec syndrome extrapyramidal.
  2. Confusion entre paraplégie et tétraplégie selon le niveau lésionnel.
  3. Mésestimer la spécificité du signe de Babinski pour la lésion pyramidale.
  4. Oublier l'impact des lésions de la capsule interne sur la distribution motrice.
  5. Confondre les phases évolutives du tonus musculaire aprÚs lésion médullaire.
  6. Mélanger topographie motrice et territoires vasculaires dans l'homonculus.
  7. Confusion entre syndrome du cÎne médullaire et syndrome de la queue de cheval.

Checklist Examen

  1. Identifier la localisation de la lésion selon les signes cliniques.
  2. Reconnaßtre les signes spécifiques du syndrome pyramidal.
  3. Différencier paraplégie et tétraplégie selon le niveau médullaire.
  4. Comprendre la topographie motrice dans l'homonculus.
  5. Associer les territoires vasculaires aux régions motrices.
  6. Connaßtre l'anatomie fonctionnelle de la moelle épiniÚre.
  7. Identifier les syndromes du cÎne médullaire et de la queue de cheval.
  8. Comprendre les phases évolutives du tonus musculaire aprÚs lésion médullaire.
  9. Reconnaßtre les conséquences fonctionnelles du syndrome pyramidal.
  10. Différencier syndrome pyramidal et syndrome pseudo-bulbaire.
  11. Connaßtre l'impact des lésions de la capsule interne.
  12. Identifier les signes cliniques des syndromes cérébelleux et vestibulaires.

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1. Comment utiliser la sémiologie neurologique pour localiser une lésion dans le systÚme nerveux central ou périphérique ?

2. Comment la progression du syndrome pyramidal peut-elle ĂȘtre utilisĂ©e pour Ă©valuer l'Ă©volution d'une lĂ©sion cortico-spinale ?

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Syndrome pyramidal — dĂ©finition ?

Lésion du neurone moteur supérieur, avec faiblesse controlatérale.

Syndrome extrapyramidal — rîle ?

Atteinte noyaux gris centraux, troubles du mouvement.

Syndrome cĂ©rĂ©belleux — signes ?

Troubles de la coordination et de l'équilibre.

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