Cuestionario: Syndrome catatonique — 23 preguntas

Preguntas y respuestas detalladas

1. Quelle caractéristique définit le mieux la catatonie ?

Un désordre perceptif reposant principalement sur des hallucinations auditives
Un état affectif caractérisé surtout par une tristesse persistante et une anhédonie
Un syndrome physique et psychomoteur touchant principalement l’activité motrice volontaire
Un trouble exclusivement cognitif marqué par une perte progressive de la mémoire

Un syndrome physique et psychomoteur touchant principalement l’activité motrice volontaire

Explicación

La catatonie est un syndrome physique et psychomoteur qui concerne surtout l’activité motrice volontaire. Elle peut associer perte d’initiative motrice, troubles du tonus, catalepsie et phénomènes parakinétiques.

2. Pourquoi la catatonie doit-elle être prise en charge rapidement ?

Parce qu’elle correspond principalement à une difficulté sociale sans risque somatique important
Parce qu’elle constitue une urgence psychiatrique et médicale pouvant engager le pronostic vital
Parce qu’elle disparaît habituellement spontanément après une période de repos prolongé
Parce qu’elle évolue nécessairement vers une démence irréversible en l’absence de psychothérapie

Parce qu’elle constitue une urgence psychiatrique et médicale pouvant engager le pronostic vital

Explicación

La catatonie peut engager le pronostic vital et nécessite donc un diagnostic rapide ainsi qu’un traitement adéquat. Elle représente à la fois une urgence psychiatrique et médicale.

3. Quelle description Kahlbaum a-t-il proposée entre 1863 et 1874 ?

Une démence précoce regroupant les formes toxico-infectieuses de catatonie
Une « démence de tension » fondée sur l’observation d’états stuporeux
Une psychose de motilité centrée sur les troubles de l’activité motrice
Une stupeur située entre l’état démentiel et l’idiotisme

Une « démence de tension » fondée sur l’observation d’états stuporeux

Explicación

Entre 1863 et 1874, Kahlbaum décrit une « démence de tension » à partir de l’observation d’états stuporeux. Les autres propositions renvoient à Wernicke, à Pinel-Esquirol ou à Kraepelin.

4. Quelle position Kraepelin adopte-t-il concernant la catatonie ?

Il la décrit comme une psychose de motilité apparaissant exclusivement dans les états stuporeux
Il la situe entre l’état démentiel et l’idiotisme sans l’intégrer à une autre entité clinique
Il la regroupe dans la démence précoce tout en reconnaissant des formes toxico-infectieuses indépendantes
Il considère qu’elle relève uniquement d’une affection neurologique sans contexte psychiatrique

Il la regroupe dans la démence précoce tout en reconnaissant des formes toxico-infectieuses indépendantes

Explicación

Kraepelin regroupe la catatonie dans la démence précoce, mais reconnaît qu’elle peut aussi survenir en dehors de celle-ci, notamment dans des contextes toxico-infectieux.

5. Quelle distinction décrit correctement la stupeur et la motricité catatonique ?

La stupeur désigne une hypertonie opposée à la mobilisation, tandis que la motricité catatonique désigne un mutisme isolé
La stupeur implique une absence d’activité psychomotrice, tandis que la motricité catatonique peut être augmentée et bizarre
La stupeur implique une agitation furieuse, tandis que la motricité catatonique correspond uniquement à une immobilité complète
La stupeur correspond à une répétition motrice dirigée vers un but, tandis que la motricité catatonique est toujours diminuée

La stupeur implique une absence d’activité psychomotrice, tandis que la motricité catatonique peut être augmentée et bizarre

Explicación

La stupeur associe une absence d’activité psychomotrice et de relation active avec l’environnement. La motricité catatonique ne se limite pas à la réduction motrice : elle peut également être augmentée et bizarre.

6. Quel ensemble de signes peut accompagner une motricité spontanée réduite ?

Tremblements intentionnels, ataxie, dysarthrie et perte de la sensibilité profonde
Agitation désordonnée, fuite des idées, logorrhée et désinhibition sociale
Hallucinations auditives, idées délirantes, anxiété et troubles mnésiques isolés
Immobilité, mutisme, fixité du regard, repli sur soi et refus alimentaire

Immobilité, mutisme, fixité du regard, repli sur soi et refus alimentaire

Explicación

La réduction de la motricité spontanée peut associer immobilité, mutisme, fixité du regard, repli sur soi, refus alimentaire et maintien actif d’une posture contre la gravité.

7. Quelle situation illustre le mieux une stéréotypie ?

Maintenir passivement un membre dans une posture imposée malgré la pesanteur
S’opposer à toute mobilisation par une hypertonie persistante
Répéter une activité motrice sans but, sous une forme mimique, posturale, gestuelle, complexe ou verbale
Refuser de répondre à une consigne ou à un stimulus extérieur

Répéter une activité motrice sans but, sous une forme mimique, posturale, gestuelle, complexe ou verbale

Explicación

La stéréotypie est la répétition d’une activité motrice non dirigée vers un but. Elle peut prendre des formes mimique, posturale, gestuelle, complexe ou verbale.

8. Quelle proposition distingue correctement la flexibilité cireuse de l’oppositionnisme ?

La flexibilité cireuse consiste en une répétition sans but, tandis que l’oppositionnisme correspond à une absence de réponse verbale
La flexibilité cireuse cède progressivement après une résistance initiale, tandis que l’oppositionnisme s’oppose à la mobilisation
La flexibilité cireuse correspond à une absence totale de tonus, tandis que l’oppositionnisme désigne une posture maintenue passivement
La flexibilité cireuse traduit une agitation bizarre, tandis que l’oppositionnisme désigne une immobilité sans trouble du tonus

La flexibilité cireuse cède progressivement après une résistance initiale, tandis que l’oppositionnisme s’oppose à la mobilisation

Explicación

Dans la flexibilité cireuse, la résistance initiale à la mobilisation diminue progressivement. Dans l’oppositionnisme, l’hypertonie s’oppose à toute tentative de mobilisation.

9. Lequel de ces ensembles correspond aux comportements de dépendance à l’environnement observables dans la catatonie ?

Dysarthrie, aphasie et agnosie
Hypervigilance, fuite des idées et logorrhée
Désorientation, amnésie et onirisme
Écho-phénomènes, comportements d’utilisation et comportements d’aimantation

Écho-phénomènes, comportements d’utilisation et comportements d’aimantation

Explicación

Les comportements de dépendance à l’environnement regroupent les écho-phénomènes, les comportements d’utilisation et les comportements d’aimantation. L’écholalie et l’échopraxie sont deux types d’écho-phénomènes, et non des troubles mnésiques ou du langage au sens large.

10. Quel signe appartient aux manifestations somatiques et neurovégétatives associées à la catatonie ?

Une paralysie faciale isolée sans autre anomalie
Une douleur articulaire inflammatoire sans trouble végétatif
Des sueurs profuses accompagnées de signes de dysautonomie
Une hypoacousie progressive avec acouphènes

Des sueurs profuses accompagnées de signes de dysautonomie

Explicación

Les sueurs profuses et les signes de dysautonomie font partie des manifestations somatiques et neurovégétatives décrites, avec notamment des variations de la tension artérielle, de la fréquence cardiaque et de la température.

11. Quelle distinction caractérise le mieux la stupeur catatonique et l’agitation catatonique ?

La stupeur comporte des rémissions périodiques, tandis que l’agitation évolue toujours de manière continue
La stupeur associe immobilité et catalepsie, tandis que l’agitation comporte une activité très violente
La stupeur se définit par une tristesse mimique, tandis que l’agitation se définit par une désorientation
La stupeur associe activité violente et verbigération, tandis que l’agitation comporte une immobilité absolue

La stupeur associe immobilité et catalepsie, tandis que l’agitation comporte une activité très violente

Explicación

La stupeur catatonique est dominée par l’immobilité absolue, la catalepsie et les stéréotypies. L’agitation catatonique se manifeste au contraire par une agitation très violente, avec notamment verbigération, salade de mots et violence clastique.

12. Quel mode d’évolution définit la catatonie périodique ?

Un épisode unique évoluant sans interruption vers la guérison
Des symptômes limités à une seule manifestation neurovégétative
Une aggravation progressive sans aucun épisode identifiable
Des épisodes catatoniques séparés par des périodes de rémission

Des épisodes catatoniques séparés par des périodes de rémission

Explicación

La catatonie périodique se caractérise par la répétition d’épisodes catatoniques séparés par des rémissions. La présence de ces intervalles distingue cette forme d’une évolution continue.

13. Lequel de ces groupes réunit exclusivement des causes organiques possibles de la catatonie ?

Troubles de la personnalité, addictions comportementales et insomnies
Affections du système nerveux central, causes métaboliques, toxiques et infectieuses
Délires, hallucinations, désorganisation et retrait social
Troubles de l’humeur, troubles anxieux, phobies et somatisations

Affections du système nerveux central, causes métaboliques, toxiques et infectieuses

Explicación

Les causes organiques de la catatonie comprennent les affections du système nerveux central ainsi que les causes métaboliques, toxiques et infectieuses. Les autres propositions mélangent des syndromes psychiatriques ou des symptômes qui ne constituent pas ce groupe étiologique.

14. Quelle proportion des cas de catatonie est attribuée aux troubles de l’humeur, l’épisode maniaque semblant le plus concerné ?

30 %
20 %
46 %
70 %

46 %

Explicación

Les troubles de l’humeur sont impliqués dans 46 % des cas de catatonie, avec une implication particulièrement marquée de l’épisode maniaque. Le chiffre de 20 % correspond aux psychoses schizophréniques.

15. Quelle proportion des cas de catatonie les psychoses schizophréniques représentent-elles actuellement ?

10 %
20 %
60 %
46 %

20 %

Explicación

Les psychoses schizophréniques représentent actuellement 20 % des cas de catatonie. Elles ont longtemps été considérées comme l’étiologie la plus fréquente, mais les troubles de l’humeur sont désormais associés à une proportion plus importante des cas.

16. Quelle association permet de distinguer la stupeur confusionnelle de la stupeur mélancolique ?

La stupeur confusionnelle présente un oméga mélancolique, tandis que la stupeur mélancolique associe désorientation et onirisme
La stupeur confusionnelle comporte des rémissions périodiques, tandis que la stupeur mélancolique comporte des comportements d’utilisation
La stupeur confusionnelle se définit par une agitation violente, tandis que la stupeur mélancolique se définit par une catalepsie
La stupeur confusionnelle associe désorientation, troubles de la mémoire et de l’attention et onirisme, tandis que la stupeur mélancolique présente un oméga mélancolique

La stupeur confusionnelle associe désorientation, troubles de la mémoire et de l’attention et onirisme, tandis que la stupeur mélancolique présente un oméga mélancolique

Explicación

La stupeur confusionnelle associe désorientation temporo-spatiale, troubles constants de la mémoire et de l’attention et onirisme. La stupeur mélancolique se reconnaît plutôt à une mimique de tristesse appelée oméga mélancolique.

17. Quel mécanisme neurobiologique est associé à la catatonie chez certains patients au niveau du cortex sensitivo-moteur gauche ?

Un défaut de fonctionnement des récepteurs GABA-A
Une augmentation de l’activité des récepteurs sérotoninergiques
Une stimulation excessive des récepteurs D2
Une destruction des récepteurs muscariniques

Un défaut de fonctionnement des récepteurs GABA-A

Explicación

Chez certains patients, la catatonie est associée à un défaut de fonctionnement des récepteurs GABA-A du cortex cérébral sensitivo-moteur gauche. Le mécanisme dopaminergique concerne plutôt les récepteurs D2.

18. Comment les neuroleptiques peuvent-ils favoriser l’apparition d’une catatonie ?

En augmentant la transmission dopaminergique frontale
En bloquant les récepteurs dopaminergiques D2 postsynaptiques
En inhibant directement les noyaux gris de la base
En stimulant les récepteurs GABA-A du cortex moteur

En bloquant les récepteurs dopaminergiques D2 postsynaptiques

Explicación

Le blocage postsynaptique des récepteurs dopaminergiques D2 par les neuroleptiques peut participer au déclenchement d’une catatonie. Cette action se distingue de la stimulation de la voie GABAergique par les benzodiazépines.

19. Quelle séquence correspond à la prise en charge initiale et étiologique d’une catatonie ?

Traitement neurochirurgical immédiat, puis hospitalisation et arrêt de toute évaluation biologique
Administration exclusive de neuroleptiques, puis correction hydro-électrolytique en cas d’échec
Isolement seul, suivi ambulatoire, puis antibiothérapie sans recherche de cause
Hospitalisation et soins généraux, évaluation biologique et somatique, correction hydro-électrolytique, puis traitement de la cause

Hospitalisation et soins généraux, évaluation biologique et somatique, correction hydro-électrolytique, puis traitement de la cause

Explicación

La prise en charge débute par l’hospitalisation et les soins généraux, avec évaluation biologique et somatique et correction hydro-électrolytique. La cause identifiée est ensuite traitée, notamment par antibiothérapie ou prise en charge neurochirurgicale spécialisée.

20. Lors d’un challenge test au lorazépam, quelle conduite faut-il adopter si aucune amélioration n’est observée après la première injection ?

Conclure à un test positif dès l’absence d’aggravation
Remplacer le lorazépam par un neuroleptique sans réévaluation
Administrer immédiatement une dose orale de 5 mg après 30 minutes
Répéter une injection de 1 mg par voie intraveineuse après 5 minutes

Répéter une injection de 1 mg par voie intraveineuse après 5 minutes

Explicación

Le challenge test consiste à injecter 1 mg de lorazépam par voie intraveineuse, puis à répéter la procédure après 5 minutes si aucune amélioration n’est constatée. Le test est considéré positif en cas d’atténuation nette des symptômes catatoniques.

21. Quelle mesure s’impose face à un accès de fureur catatonique ?

Éviter toute mesure de protection afin de réduire la stimulation
Mettre en place un isolement et des précautions sévères
Maintenir le patient dans un environnement ouvert sans surveillance particulière
Privilégier une prise en charge ambulatoire avec visites espacées

Mettre en place un isolement et des précautions sévères

Explicación

Les accès de fureur catatonique sont dangereux et imposent un isolement ainsi que des précautions sévères. Cette conduite diffère de celle d’une forme catatonique calme, qui ne présente pas le même risque immédiat.

22. Dans quelle situation l’électroconvulsivothérapie doit-elle être débutée immédiatement selon la prise en charge médico-légale indiquée ?

Dès qu’un premier symptôme catatonique apparaît, avant toute évaluation
Après plusieurs semaines de traitement efficace par benzodiazépines
Lorsque les benzodiazépines sont inefficaces ou provoquent une sédation excessive
Uniquement lorsque le patient refuse une hospitalisation spécialisée

Lorsque les benzodiazépines sont inefficaces ou provoquent une sédation excessive

Explicación

Lorsque les benzodiazépines sont inefficaces ou trop sédatives, une électroconvulsivothérapie doit être débutée immédiatement. Cette indication vise à éviter que l’absence d’efficacité ou la sédation ne compromette davantage la prise en charge.

23. Quelle affirmation décrit correctement la nécessité d’un internement lors d’un épisode catatonique aigu ?

L’internement n’est jamais nécessaire, même en cas de schizophrénie ou d’intoxication chronique
L’hospitalisation spécialisée est habituellement nécessaire, mais l’internement peut ne pas l’être lors d’un épisode lié à une maladie infectieuse
L’internement est obligatoire dans tous les épisodes catatoniques, quelle qu’en soit la cause
L’internement est requis uniquement lorsque la catatonie est associée à une maladie infectieuse

L’hospitalisation spécialisée est habituellement nécessaire, mais l’internement peut ne pas l’être lors d’un épisode lié à une maladie infectieuse

Explicación

La catatonie nécessite habituellement une hospitalisation en milieu spécialisé, mais l’internement n’est pas systématiquement nécessaire lorsqu’un épisode aigu survient au cours d’une maladie infectieuse. En revanche, il est obligatoire dans les schizophrénies et l’intoxication chronique.

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Qu'est-ce que la catatonie affecte principalement ?

L'activité motrice volontaire.

Quels troubles moteurs caractérisent la catatonie ?

Perte de l'initiative motrice, trouble du tonus musculaire ou catalepsie.

Quels phénomènes parakinétiques sont associés à la catatonie ?

Des phénomènes parakinétiques sont présents.

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